Médias Audiovisuel Presse : Communication de masse et intoxication
Par PC le vendredi 1 août 2008, 09:12 - Sujets divers, Débats... - Lien permanent
Télévision,
radio, presse...
Nous sommes au vingt et unième siècle et nous constatons chaque jour les effets de la communication de masse, qui est aux mains de puissants lobbies, avec pour premier souci, et parfois pour unique souci, de faire de l'audience, et donc du chiffre d'affaires.
La qualité des relations humaines, l'équilibre même de notre société en souffrent et se dégradent jour après jour, dans la mesure où l'audimat, outil de référence, conduit les médias qui désormais nous gouvernent, à nous servir une soupe quotidienne au goût fort médiocre, ayant pour effet d'abêtir ceux de nos concitoyens qui s'y laissent prendre, et ils sont nombreux, hélas !
Le 4ème pouvoir des médias serait-il sous contrôle ?
Programmes superficiels, intoxication, désinformation, abaissement de notre niveau culturel et intelectuel, tout cela ne nous entraîne-t-il pas vers une dangereuse décadence, à une époque de notre histoire où notre culture, notre mode de vie, notre religion même, sont l'objet de menaces de plus en plus précises...
Du pain et des jeux !
"Panem et circenses" c'est ce que réclamaient les Romains en
décadence, du pain et les jeux du cirque. La culture, le débat politique et la
liberté étaient oubliés ou savamment occultés par le pouvoir de l’époque. Notre
civilisation serait-elle aussi en décadence, comme le fut Rome sous l'antiquité
?
Un audiovisuel public de qualité ?
Le projet loi sur l’audiovisuel public, avec notamment la suppression de la publicité sur les chaines et radios du service public, dans le but entre autres de moins les soumettre à la course à l’audience permettra-t-il d’élever le niveau culturel de France Télévision ?
Ce projet de loi passera devant le parlement en octobre 2008. La création de nouvelles taxes, très controversées, notamment celle sur les fournisseurs d'accès à l'internet et les opérateurs de la téléphonie mobile, seront-elles suffisantes pour ne pas augmenter la sacro-sainte redevance sur l’audiovisuel ?
Peut-être un 5ème pouvoir... L'Internet !
Le reseau Internet permet à chacun de s'exprimer facilement et
librement, créer un site Web, envoyer des courriels (e-mails) et
surtout participer à des débats et échanger depuis la récente
explosion des blogs et forums.
Même si, dans la blogosphère, il faut encore plus qu'ailleurs trier le bon
grain de l'ivraie... Tout en se gardant en plus des virus, hoax (canulars) et
autres spam (pourriels).
Mais l'Internet, ce nouveau et 5ème "pouvoir" est devenu tellement influent
(1), que politiques, lobbies, commerçants et financiers de tout poil, tentent
de le contrôler, voire de le censurer (2)...
En tout cas de taxer l'internaute, web-citoyen virtuel de
demain ! ![]()
- On se souviendra par exemple de l’influence majeure des blogs sur le vote « Non » des Français au référendum sur la constitution européenne.
- Par exemple la censure sur l'internet exercée par le pouvoir chinois pour les Jeux Olympiques à Pékin, et la plainte actuelle des journalistes et du CIO.

Commentaires
Ecoutez-les, écoutez-vous !
" Nous abordons le XXIe siècle avec des pouvoirs
de démiurges et des instincts de primates." Thierry Gaudin
Plus sérieux que la dérive des continents qui s'étend sur des millions d'années, la dérive langagière a affecté de tout temps, directement, la qualité des relations humaines.
Au début il y eut le verbe, ensuite vinrent les conflits...
Les relations interpersonnelles et sociales
Face aux pressions sociales,l' expression verbale, peut paraitre le meilleur moyen de résoudre nos problèmes. Malheureusement, le décodage des signifiants reste trop souvent aléatoire et en tous cas le produit de son tempérament et de éducation. En effet, comment comprendre ce que dit votre interlocuteur, entre ce qu' il exprime, ce qu'il voudrait exprimer et ce qu'il pense réellement.
Ce surajoutent à cette confusion, ce que vous entendez et ce que vous croyez comprendre.
De ce point de vue, la confusion est plus propice à l'établissement d'un consensus, d'un accord, qu'une particularisation minutieuse des points de vue dans une discussion car la part de l'illusion reste relativement préservée. En effet, on entend trop souvent ce qu' on craint ou ce qu' on espère entendre...
La fuites des responsabilités
Ces interférences émotionnelles prennent le pas sur la raison et chacun, en cas de problème, s'indigne d' avoir été trompé par ses interlocuteurs, alors qu'il n'est trompé que par lui même, en excluant au passage toute responsabilité de ses échecs. Ce processus morbide sévit également à tous les niveaux de l'organisation politique.
Nos "représentants" politiques briguent des postes à responsabilités et une fois obtenus, ils refusent de les assumer en rendant responsable la conjoncture internationale à laquelle ils ont délégué leurs pouvoirs, sans évidemment, perdre aucun des privilèges inhérents à leur fonctions.
La communication de masse
La " com" médiatique volontairement bêtifiante, met l'accent sur le quantitatif au détriment du qualitatif : le baratin politique s'apparente à celui du camelot, du boni "menteur" derrière son stand. L'audimat, cette entreprise médiatique de dégradation socio-culturelle, conforme le choix de ses programmes au niveau des plus frustres de nos concitoyens fortement majoritaires dans notre pays. L'audimat, dégrade donc par sa fonction et sa nécessité de répondre à des impératifs commerciaux, notre société en flattant sa médiocrité culturelle et les bas instincts des spectateurs, biberonnés par des programmes affligeants, moralement, dégradants et surtout très superficiels et nocifs pour le niveau mental de notre société dangereusement régressive.
La communication / manipulation
Circonvenir, voire truander son interlocuteur ou par extension une société, devient un art très prisé de nos jours, une délectation pour pervers, qui culmine dans le sérial politique.
Plus que jamais, les mots sont utilisés pour travestir la pensée. L' expression, dans son inauthenticité, pendule alors entre une politesse hypocrite et une sincère vulgarité.
Impressionner et dominer, s'imposent dans une société où les vertus de l'info se perdent dans un "baratin" confusionnel.
La guerre verbale
Le langage est devenu, à l' évidence, un facteur de division interpersonnelle tous azimuts et paradoxalement on continue d'appeler au dialogue dans une guerre où les mots sont devenus des armes pour vaincre les résistances de ses contradicteurs. On évoque alors une terminologie guerrière hautement significative: monter au créneau, déterminer sa cible, élaborer une stratégie...prouve le dévoiement du langage par son mauvais usage et de l'état d'esprit qui préside à la communication conflictuelle.
On veut moins informer, que convaincre pro domo à tout prix. Dans ce cas, aucun respect n'est possible, puisque le dominateur inflige rhétoriquement la défaite de son interlocuteur en l'humiliant à des degrés divers.
Auto-diagnostic
Recherchez vous plus à informer qu'à convaincre ou l'inverse . Soyez honnêtes car vous ne tromperez ici que vous !
L' auto estime névrotique du dominant dans le champ du dialogue est la conséquence directe de la gratification éprouvée par ce type de suprématie argumentative.
Vouloir, compulsionnellement "avoir raison", est le ressort compensatoire préférentiel d'un petit Moi en quête de revalorisation.
Tout ce qui échappe à notre conscience, pérennise dans sa finalité, ce type de déterminisme langagier dont les causes remontent souvent à la prime enfance.
Par contre, la prise de conscience de ces mécanismes d'actualisation est de nature à corriger efficacement ce qui reste la première cause de nos malentendus, de nos conflits interrelationnels: familiaux, sociaux et professionnels.
Réfléchissons
Pour ceux qui sont encore sensibles à la logique: contrairement à ce qu'on pense habituellement, la mise en évidence de nos erreurs dans une conversation est le seul moyen de progresser. Celui qui a "raison" par son éloquence ou sa démonstration, n' obtient qu'un plaisir égotique d'autosatisfaction éphémère, sans grand intérêt à terme.
Celui qui a tort est, bien évidemment, celui qui profite de sa défaite et de la gloriole revendicative de son interlocuteur.
C'est ainsi que les défaites du moment, préparent les victoires de demain.
Pour être plus clair, on apprend surtout de ses erreurs, encore faut-il être attentif, disponible et humble, pour piéger nos insuffisances et les compenser grâce au concours involontaire de ceux qui perdent, à terme, des guerres sur leur ignorance, à force de vouloir gagner des batailles superficielles dans une conversation, sous la dictée d'un Moi compilateur, incapable de se remettre en question pour évoluer réellement.
Bien sûr, je viens de décrire le comportement de ceux que vous fréquentez habituellement ... Ai-je " raison" ? Oui ? Alors, vous n'avez probablement rien compris du sens de mes propos et c'est bien dommage !
La nature nous a donné 5 sens, tous orientés sur l'extérieur pour nous défendre. Elle est stratégiquement faillible, car la raison essentielle qui nous menace réellement est en fait interne et se situe au tréfonds de notre mental. Elle concerne les lacunes de notre conscience, préoccupée beaucoup plus de masquer ses faiblesses, que de combler intelligemment ses lacunes.
Alors, est-il préférable de cacher ses faiblesses pour se protéger ou de les vaincre, en utilisant sa critique contre soi-même, plutôt que contre les autres ?
Ce choix crucial, c'est finalement votre choix : il vous engage tout autant que vos proches...
Il est plus difficile de lutter contre soi-même que contre une armée... C'est sans doute pour cela que beaucoup sonnent la retraite en passant leur vie à se fuir.
Bonne lucidité !
RF
La désinformation et l'intoxication dont sont victimes les Français ont des conséquences consternantes et à terme, si nous continuons à adopter des attitudes "munichoises" devant les menaces et agressions que nous subissons, notre pays connaîtra une nouvelle tragédie.
Une belle et noble réponse nous est donnée par le général Bigeard, dans « Adieu ma France », son livre testament paru aux Editions du Rocher au mois d'avril dernier:
"Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être Français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée...
Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ?
Bonsoir,
je ne suis pas un spécialiste de la communication, très attentif aux informations qui nous "harcèlent" je tracece quelques lignes ô combien modestes sur cette affaire dont l'importance nous échappe ,je parle ici de la dérive journalistique (notre jugement est fortement influencé par notre positionnement idéologique = tel journaliste relatant une information que nous entendons provoquera chez nous colère et désapprobation ou acqiessement et satisfaction et cela est fonction également de l'engagement du journaliste en question(à gauche, au centre ou à droite); vieux contexte propre aux
journalistes latins. Si nous souhaitons vraiement avoir une presse "objective"(qu'est-ce que l'objectivité??)il faudra faire l'inventaire de ceux-ci, et faire historiquement leur profil politique, ce qui me semble-t-il n'a rien de particulièrement fâcheux ou contradictoire avec l'exercice de cette fonction( les politiques eux-mêmes se positionnent et se présentent avec leur étiquette.On parle de 4ème.Pouvoir des journalistes, c'est bien là que la nécessité pour ceux qui vont occuper ce 4ème. se déterminent et nous disent à nous pauvres électeurs privés de pouvoir ce qu'ils sont exactement.
Un tout autre exercice peut nous éclairer: il suffit de chercher à quelle école de journaliste ont-ils (elles) ont été formés et aurons-nous alors quelques surprises de taille...Et peut-être aurons-nous alors la qualité journalistique des médias anglo-saxons ?!!