Ce stockage n'était pas encore autorisé, a dit M. De Fürst sur RTL. En effet, "le fort de Corbas était destiné à recevoir à la fin de 2009 des explosifs après des aménagements de sécurité. Certes, sur le plan pyrotechnique, ce fort était conforme mais sur le plan anti-intrusion, il ne l'était pas encore", a-t-il ajouté.

"Je pense que le chef de centre a anticipé le fait qu'il aurait une autorisation fin 2009, mais les mesures de sécurité n'avaient pas encore été mises en place", a poursuivi le préfet qui pense que ces explosifs se trouvaient là depuis le début de l'année. Le maire de Corbas, Thierry Butin, a fait part de sa colère, n'étant pas au courant de la présence des explosifs. "Il n'y avait aucune sécurité sur ce site et le fort de Corbas n'était pas encore à la disposition du centre de déminage", a-t-il dit sur Europe-1.

En raison de "défaillances dans la sécurisation de ce site", la ministre Michèle Alliot-Marie a annoncé vendredi soir qu'elle avait "immédiatement" suspendu le chef de centre et diligenté une enquête administrative interne. L'enquête judiciaire a, elle, été confiée conjointement à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction interrégionale de la police judiciaire de Lyon.

Le Semtex : Un explosif très puissant et indétectable !

Fabriqué en République tchèque, le Semtex est l'un des plus puissants explosifs de la famille des plastics (C4, plastrite, Formex). Explosif très "performant", pratiquement indétectable car sans odeur, il est largement employé depuis de nombreuses années par les mouvements terroristes. Le Semtex a notamment été utilisé par l'IRA, l'ETA et les terroristes libyens de Lockerbie et du DC10 d'UTA, qui ont eu besoin de moins d'un demi-kilo.

Dépêche AFP - LYON