Plan de développement des capacités de l'Agence européenne de Défense
Par PC le mardi 15 juillet 2008, 10:01 - Actualité - Lien permanent
La présidence française du conseil de l’Union
européenne se félicite de l’adoption le 8 juillet 2008 par les États
membres des premières conclusions du plan de développement des capacités
élaboré par l’Agence européenne de défense avec le Comité militaire de l’Union
européenne.
Ce plan est un élément essentiel de la relance du processus capacitaire européen qui constitue l’un des axes prioritaires de la présidence française en matière de Défense européenne.
Grâce à lui, les États membres identifieront désormais de façon exhaustive les lacunes susceptibles de remettre en cause le niveau d’ambition qu'ils ont donné à l’Union européenne et les opportunités de coopération entre eux pour combler ces lacunes (en priorité en matière de protection des forces en opérations contre les engins explosifs improvisés ou les missiles sol-air, d’amélioration de la disponibilité des hélicoptères, de lutte contre les mines marines, de soutien médical en opérations, d’opérations réseaux centrées…).
La présidence française du conseil de l’Union européenne encourage l’Agence européenne de défense et le comité militaire de l’Union européenne à poursuivre leurs travaux. Elle souhaite que sur les bases de ces premières conclusions les États membres de l’Union européenne soient en mesure de s’engager dès la fin de cette année à prendre, chacun à leur niveau, des initiatives nationales et à contribuer aux initiatives européennes en cours et à venir. Collectivement, les 27 pays de l’Union doivent s’assurer qu’ils pourront couvrir l’ensemble des domaines d’actions prioritaires identifiés dans ce plan de développement des capacités.

Commentaires
La dimension européenne mérite une attention particulière du fait des divergences entre les Etats de l'Union sur la défense collective, tant dans les missions internationales du maintien de la paix que dans la protection directe des populations européennes. On ne peut exclure l'hypothèse d'une menace majeure visant les Pays européens. La France ne peut faire cavalier seul, ce serait la négation d'une réalité d'union. Il importe de prévoir une capacité européenne de prévention, de dissuassion et de riposte, autonome et éventuellement alliée à l'OTAN.