Seize personnes, dont quinze civils, ont été blessées, quatre grièvement, dont deux enfants, dimanche, vers 18h, "lors d'une démonstration d'assaut" au 3e RPIMA de Carcassonne.
Pendant la journée portes ouvertes, un soldat a tiré à balles réelles au lieu de balles à blanc, selon le préfet de l'Aude, au micro de France 3.

Une erreur de chargement d'une des armes utilisée pour la démonstration serait à l'origine de l'inicident, selon France Info.

"Il semblerait qu'un militaire ait fait une erreur de chargement en chargeant une arme avec des balles réelles. Une rafale a touché 17 personnes, 4 sont dans un état d'urgence absolue, deux ont un pronostic vital engagé, dont deux enfants. L'un d'eux a 3 ans" a déclaré à France 2 le préfet de l'Aude.

Un plan rouge a été déclenché par la préfecture de l'Aude.

...En bref... lundi 30 juin 9h30...
Selon le SIRPA ce drame serait "à 99,9% une faute non volontaire" (communiqué AFP 09h14). Le président Nicolas SARKOZY qui est attendu dans la matinée à Carcassonne a annoncé qu’il attendait "au plus tôt"  le résultat des enquêtes, "pour en tirer les conséquences qui seront exemplaires".

Le 3eme RPIMa de Carccassonne...En bref... mardi 1er juillet 11h30...
Les enquêteurs privilégient la thèse de l’accident. Un acte intentionnel semblerai exclu. Le procureur de la République de Montpellier a qualifié le drame d’"erreur humaine". Le sergent du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine qui a tiré sur la foule, voit sa garde à vue prolongée de 24 heures. Le procureur de la République a annoncé son intention de le mettre en examen pour “blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale supérieure à trois mois”.
 
Hervé Morin, le ministre de la Défense, annonce ce matin avoir demandé "des sanctions immédiates, sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaire et de commandement".

Sur les 17 blessés par balles, 4 sont sortis de l’hôpital hier. Les blessés graves qui ont été opérés en urgence sont à présent dans un état jugé “stable, voire satisfaisant”.

Indépendamment de l’enquête et des suites judicaires, une question se pose : Dans le cadre de ses journées « portes ouvertes », l’armée doit-elle organiser des spectacles dans le but d’amuser le public ?