Cet Avignonnais de 27 ans, moniteur privé depuis quatre ans à la base de Pujaut (la deuxième de France en nombre de sauts à l'année), se jette de 4000 mètres en compagnie d'une élève, qui a déjà fait le grand saut quelquefois. "Ils avaient une voile chacun et une radio chacun. C'est ce que l'on appelle une progression accompagnée en chute", confie, anéanti, le trésorier de la base, Frédéric Laborde. Le parachutisme sportif : En savoir plus...

Ils s'écrasent dans un champ
"Dans ce style de cours, quand le moniteur estime que vous êtes à l'aise il vous lâche quelques instants et reste à seulement un ou deux mètres de vous. S'il y a un souci, il se rapproche immédiatement et vous sécurise." Et hier après-midi, c'est un énorme souci qu'ont rencontré Grégory et sa stagiaire. "Normalement, il faut ouvrir sa voile vers 1500 mètres d'altitude et là, visiblement, la jeune fille n'est pas parvenue à lancer l'ouverture de la sienne. Alors Greg s'est précipité pour déclencher le parachute de secours de son élève et ensuite il a ouvert son parachute à lui", décrit Frédéric Laborde. Une ouverture trop tardive qui lui a coûté la vie. "La dernière limite c'est 250 mètres environ et là je pense qu'il n'a dû pouvoir ouvrir son parachute qu'à 200 mètres", ajoutait le trésorier et ami du malheureux moniteur. Grégory et son élève, âgée de 27 ans elle aussi, s'écrasent alors dans un champ à un kilomètre de la base. L'un meurt sur le coup, l'autre s'en sortira miraculeusement avec seulement quelques contusions dorsales. La jeune femme a été transportée à l'hôpital d'Avignon par les pompiers de Villeneuve-les-Avignon. Hier après-midi, un silence quasi religieux régnait au sein de la base de Pujaut.
Mort en héros

Grégory était apparemment connu et apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles. Il n'avait pas d'enfant mais partageait la vie d'une jeune femme. Il restera à jamais dans leur coeur un homme passionné, un instructeur professionnel, consciencieux et un ami. Source laprovence-presse.fr