Un moniteur de parachutisme se sacrifie pour sauver son élève
Par PC le mercredi 25 juin 2008, 23:46 - Sujets divers... - Lien permanent
Le
prof de parachutisme se tue en sauvant son élève. A 10 km d'Avignon, à Pujaut,
la jeune femme n'a pas réussi à ouvrir elle-même sa voile. Elle s'en sort
miraculeusement. Le moniteur n'a pu ouvrir son propre parachute à temps. Il
s'est écrasé dans un champ, situé à un kilomètre de la base de Pujaut, près
d'Avignon. Son élève s'en est sortie avec seulement quelques contusions.
Grégory Schmidt avait déjà fendu l'air des milliers de fois. Il avait également formé des dizaines de jeunes adeptes de sensations fortes. Et pourtant, hier, vers 16 heures, dans le ciel de Pujaut (à 10km d'Avignon), le "cours" a tourné au drame…
Cet Avignonnais de 27 ans, moniteur privé depuis quatre ans à la base de Pujaut (la deuxième de France en nombre de sauts à l'année), se jette de 4000 mètres en compagnie d'une élève, qui a déjà fait le grand saut quelquefois. "Ils avaient une voile chacun et une radio chacun. C'est ce que l'on appelle une progression accompagnée en chute", confie, anéanti, le trésorier de la base, Frédéric Laborde. Le parachutisme sportif : En savoir plus...
Ils s'écrasent dans un champ
"Dans ce style de cours, quand le moniteur estime que vous êtes à l'aise il vous lâche quelques instants et reste à seulement un ou deux mètres de vous. S'il y a un souci, il se rapproche immédiatement et vous sécurise." Et hier après-midi, c'est un énorme souci qu'ont rencontré Grégory et sa stagiaire. "Normalement, il faut ouvrir sa voile vers 1500 mètres d'altitude et là, visiblement, la jeune fille n'est pas parvenue à lancer l'ouverture de la sienne. Alors Greg s'est précipité pour déclencher le parachute de secours de son élève et ensuite il a ouvert son parachute à lui", décrit Frédéric Laborde. Une ouverture trop tardive qui lui a coûté la vie. "La dernière limite c'est 250 mètres environ et là je pense qu'il n'a dû pouvoir ouvrir son parachute qu'à 200 mètres", ajoutait le trésorier et ami du malheureux moniteur. Grégory et son élève, âgée de 27 ans elle aussi, s'écrasent alors dans un champ à un kilomètre de la base. L'un meurt sur le coup, l'autre s'en sortira miraculeusement avec seulement quelques contusions dorsales. La jeune femme a été transportée à l'hôpital d'Avignon par les pompiers de Villeneuve-les-Avignon. Hier après-midi, un silence quasi religieux régnait au sein de la base de Pujaut.Mort en héros
Grégory était apparemment connu et apprécié pour ses qualités humaines et professionnelles. Il n'avait pas d'enfant mais partageait la vie d'une jeune femme. Il restera à jamais dans leur coeur un homme passionné, un instructeur professionnel, consciencieux et un ami. Source laprovence-presse.fr
Commentaires
Para un jour, para toujours !
Amitié et respect à cet homme disparu trop jeune... Et que Saint Michel le garde.
De futiles mérites sont souvents trop courronnés .
Voici un acte qui mérite d'être reconnu pour valoir la plus haute distinction de notre Pays.
Saint Michel te reconnaîtra, en espérant que nos autorités ni manqueront pas.
De futiles mérites sont souvents trop courronnés .
Voici un acte qui mérite d'être reconnu pour valoir la plus haute distinction de notre Pays.
Saint Michel te reconnaîtra, en espérant que nos autorités ni manqueront pas.