Connard ! Gifle ! Un professeur placé en garde à vue et envoyé au tribunal
Par PC le mardi 24 juin 2008, 10:12 - Sujets divers... - Lien permanent
Vous
avez dit connard ?
Un professeur placé en garde à vue, puis envoyé au tribunal pour avoir
donné une gifle à un élève de 11 ans, qui l'insulte.
Ce petit fait divers, qui a pris une ampleur nationale, s’est produit le 31 janvier 2008 au collège Gilles-de-Chin de Berlaimont, dans le département du Nord. Après la plainte déposée par le père de l'élève qui est gendarme, l’enseignant sera jugé demain mercredi 25 juin 2008 pour " violence aggravée " sur mineur. Le monde enseignant est en émoi. Le ministre de l'Education nationale Olivier Darcos apporte son soutien au professeur, et le premier ministre François Fillon se déclare choqué par la garde à vue de 48 heures infligée au professeur.
Circonstances de l'incident
Selon le rectorat de Lille, le professeur de technologie, âgé de 49 ans,
demande à un élève de débarasser une table, dont il a besoin. L’élève refuse.
Le professeur met ses affaires sur le sol. Les propos s'enveniment.
L’enseignant pousse l'élève contre la porte. « Connard », entend-il. Il gifle
l'enfant et lui demande de s’excuser. Ce que l’élève fait.
Appelés par la principale, les parents arrivent. Le père, gendarme, est en uniforme, car il est en service. Il rencontre le professeur qui reconnait la gifle. « Je suis souvent insulté, je ne réponds pas par la violence », explique-t-il. l'enseignant est placé en garde à vue à la mi-journée. L'enseignant qui s'est mis en arrêt maladie, a expliqué avoir perdu son sang-froid. « En 30 ans de carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un tour» a-t-il expliqué.
Une illustration de plus du laxisme de la société française ?
Les syndicats d’enseignants se sont émus à l’annonce de sa comparution devant le tribunal. " Tout aurait pu se régler au sein de l’établissement avec des discussions."
« Notre collègue ne va pas bien, confie Michel Devred, délégué régional du SNES, le ciel lui est tombé sur la tête. C’est un enseignant avec une belle carrière, bien noté. Quand un collègue dérape, on oublie tout et on le présente comme un danger pour l’école. Il faudrait aussi se demander ce que pensent l’élève et ses camarades : on traite de "connard" un prof, le prof se retrouve en taule ?»
Pour sa part, le ministre de l'Education nationale a demandé que l'élève soit sanctionné de manière appropriée et réclamé que l'on n'oublie pas « la réalité de la vie quotidienne », souvent difficile, des enseignants.
Commentaires
J'ai été gifflé par l'un de mes instituteurs alors que j'étais à l'ecole primaire, la question n'est pas de savoir si je l'avais ou non mérité, toutefois je ne m'en suis pas pleint à mon père j'avais la certitude que celui-ci m'en aurait mis une seconde.
pour l'anecdode, l'an dernier j'étais assis sur mon balcon (j'admirais le paysage)
mes petits voisins avaient momentanément abandonné leur ballon sur le gazon voisin, c'est alors que passent deux jeunes garçons (aproximativement 12 ou 13 ans) qui s'emparent du dit ballon et l'emportent...je siffle...crie un grand coup..laissez ce ballon il ne vous apartient pas...en toute réponse j'ai eu droit à un bras d'honneur....et un va te faire (Sic)? et ils emportent le ballon.
à mon age 67 ans (transplanté cardiaque) je ne puis courrir pour les rejoindres (ils se sauvent en courant) je prend donc mon véhicule automobile, je fait le tour du quartier, je me trouve face à eux, je descend de mon véhicule, et je les somme d'aller remettre le ballon là ou ils l'on trouvé, l'un me dis je t'eme....de, et me fait un nouveau bras d'honneur, je le somme de s'excuser faute de quoi je lui mettrais la giffle de sa vie....pour la première fois de ma vie j'ai vu un gamin hors de lui, me mettre sa bouche à 5 cm du visage me crachert à la figure, et me dire "tu n'a par de droit de me giffler BATARD" ....ma main est partie, je n'ai pas réfléchi...j'ai néanmoins freiné le coup ( il est bien évident que je sais modérer) et je lui ai dis tu saisou je demeure...demande à ton père de venir me voir......
je n'ai jamais vu son père, pas plus que ce gamin dans mon quartier.
Je suis un homme respectable et respecté dans ma ville...et bien plus que dans ma ville...,et j'aurais pû comme cet enseignant me rertouver en justice.
à qui la faute ? je vais vous le dire, d'une part à certains enseignants qui se rendent en classe cheveux logs, vielles baskets,ils le font exprès d'arriver en classe dans cet état lamentable,nos bambins de 6 ou 7 ans ont ces gens pour modèle, ils ne se font plus appeler monsieur...mais par leur prénom....ce sont ceux qui m'anifestent pour que les homosexsuel puissent adopter de enfants, pour la remise en liberté des criminels et délinquants, que cherchent ils à faire ?....pourquoi ont ils choisi l'éducation Nationale ? les instituteurs dits TRADITIONNEL compatissent et ne peuvent plus se faire respecter, ceux qui ne veulent plus que l'école se dégrade ne sont pas soutenus, la majorité des parents et grands parents veulent que çà change,
le projet de réforme de l'éducation nationale (entre-autre) doit se mettre en place.
que les cours de morale, entre-autres soient rétablis
il faut aussi que la justice change....
Qui aurait pû croire que MOI ...
qui fait parti de ceux qui à l'appel de leur pays, alors qu'il avaient à peine 18 ans ont volontairement offert leurs vies pour sauvegarder les droit et la liberté de leur patrie et sacrifié délibérément leurs intérets personnel à l'intéret général,
Je suis un vieux monsieur, qui a honte,
Qui a honte d'être FRANCAIS
Nesto BRAVO 62.
Connard ? voyons, voila un bon point "petit."...Que dire, sinon que les parents sont les premiers responsables et que les causes sont bien entendu multiples et qu'il est interdit de nos jours, d'interdire, sinon gare!!!
Déjà il faut réformer la justice des mineurs en donnant des sanctions exemplaires et rétablir d'urgence l'autorité et la discipline....dur...dur...
Nos ados sont maîtres chez les professeurs et en les habituant aux silence des adultes..voila le résultat....ils vous crachent dessus.
Nos petits "garnements" ont évolué, nous devons nous adaptés à eux, pas eux à nous. "pas de bon point pour le papa"
Voici le réquisitoire et le jugement. Propos recueillis sur LCI.
Une amende de 800 euros a été requise mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord, à l'encontre d'un professeur de Berlaimont, jugé pour avoir giflé un élève de 11 ans qui l'avait traité de "connard". José Laboureur, 49 ans, professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, comparaît pour "violences aggravées". Il encourt 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.
Le 28 janvier en plein cours, il avait jeté à terre les affaires de l'élève de 6e qui refusait de les enlever d'une table, puis avait plaqué le mineur à un mur. Ce dernier avait alors traité de "connard", en le fixant des yeux, le professeur qui l'avait giflé en retour, puis à nouveau plaqué au mur. "Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence. Au-delà de ces violences, il y a une volonté d'humiliation", a estimé dans son réquisitoire le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe Bernard Beffy. "Berlaimont n'est pas une classe de 40 élèves de terminale à Bobigny qui ont de 17 à 20 ans et mesurent 1,90 m et qui s'en prennent à une jeune professeur qui vient d'obtenir son Capes", a-t-il ajouté.
Reprochant au professeur un caractère "impulsif", il a rappelé que le collège "ne présentait pas de problèmes de discipline" et que l'enfant n'était pas un élève difficile. Le père de l'adolescent, gendarme, avait déposé plainte après l'incident, entraînant le placement en garde à vue du professeur pendant 24 heures. L'élève, auquel aucune incapacité totale de travail n'avait été délivrée après la gifle, avait été exclu trois jours de sa classe de 6e après l'incident. Il a changé d'établissement depuis. Le jugement a été mis en délibéré au 13 août.
Mon Dieu, mon Dieu !!!
Que de bruit pour une baffe !!!!
C'est devenu une affaire d'Etat. Quant à moi, je remercie mes profs pour celles qu'ils m'ont collées à l'époque de mon enfance turbulente. Et celles que je ne méritais pas ne compensaient pas toutes celles que j'aurais méritées et que je n'ai jamais reçues.
Salut les D' Jeunes...
Et oui, tout cela vient entre autres d'une perte de valeurs généralisées de nos sociètés.
Mais, rassurons nous ce n'est pas spécifique à la France, pour avoir vécu dans bien d'autres pays, j'en sais quelque chose.
D'une manière générale, le renoncement et la perte de responsabilité directe s'explique notament du fait d'une "avocaisation" et de la judiciarisation de tout et n'importe quoi ; vouloir donner des expliquations rationnelles, légales, voire médicales pour justifier et même tolérer, ce qui de bon sens et indamissible.
Quant au cas présent, franchement, un de mes fils aurait agit ainsi, que je l'aurai fait s'excuser devant le professeur. Toutefois j'aurai auparavant discuté avec le professeur, lui demandant lui aussi d'accpeter, une fois les excuses de mon fils prononcées, de dire quelques choses du genre : "Excuses moi aussi, pour mon geste... Si tu le veux bien restons bon amis...".
Maintenant, un gendarme, qui débarque à l'école, ça fait un peu réglement de compte, en plus dépose une plainte, conduisant à la garde à vue... Franchement c'est exagéré ! Et pourtant les gendarmes, je suis le premier à les défendre et respecter dans leur métier difficile... Comme par exemple l'affaire du 30 mai à Draguignan !
Mais convenons aussi que lorsque eux même arrètent un "d'jeune délinquant" ils lui doivent du Môssieur par-ci, du Môssieur par-là... Et surtout de ne porter la main dessus.
Dificile métiers que ceux d'enseignants et de policiers-gendarmes :-(
Pour avoir ete gendarme moi-même, je trouve étonnant que des militaires s'étonnent, que celui-ci se présente au collège où il a été convoqué, en tenue, alors qu'il se trouvait en service.....fallait-il qu'il se mette en civil pour ne pas choquer ces MM de l'éducation? faut-il avoir honte de notre uniforme? pour ma part j'ai plutot honte de voir nos enfants confiés a des professeurs qui ont des problêmes avec l'alcool....ah j'oubliais: ce n'est pas là le problème...dixit l'avocat de l'intéressé sur TF1. Par ailleurs cet enseignant aurait il eu le coup de sang de prendre un élève par le col, le coller au mur et le gifler un élève de 3° d'1,80m....j'en doute mais avec un 6° c'est beaucoup plus facile....et pourquoi cet individu a, à l'issue du cours, retenu sa classe pour inviter tout le monde à oublier ce qui s'était passé..il ne devait pas se sentir particulièrement à l'aise ce mossieur.....malheureusement pour lui certains enfants ont éprouvé le besoin de se confier.....Par ailleurs qui a voulu ce procés? c'est bien lui et il s'en vante assez se sachant soutenu par sa corporation...
Ceci dit je ne soutiens pas cet enfant qui l'a insulté mais il faut avouer qu'avec 30 ans d'experience il pouvait s'y prendre différemment.....et qu'alors peut être le père aurait lui-même donné la giffle à son fils.....c'est ce que j'aurais certainement fait....mais là peut être que le corps enseignant se serait ému du traitement infligé par un gendarme à son fils.....
SOURCE : www.et-pourtant.org/actualites/eleve-gifle-et-enseignant-arrete-ce-qui-sest-vraiment-passe-a-berlaimont.html
Le sujet defraie la chronique : un professeur d’un collège de Berlaimont (Nord) qui aurait giflé un élève s’est retrouvé en garde à vue à la suite d’une plainte par le père du jeune collègien de 11 ans. Selon la version des journalistes, “l’élève a traité le professeur de connard, le prof a réagi en gifflant l’élève”, fin de l’histoire.
Mais la version donnée par le procureur diffère quelque peu. Voici donc la vraie chronologie des évènements selon le procureur, Monsieur Beffy :
La table de l’élève n’étant pas rangée, le professeur arrive là où se trouve l’élève, au fond de la classe, et sans dire un mot, d’un revers de main, met l’ensemble des affaires de l’élève par terre.
L’élève demande au professeur “Pourquoi avoir fait cela, monsieur ?”
Pour toute réponse, le professeur - dont on apprend qu’il reconnait avoir un problème avec l’alcool depuis 4 ans et qui avait 0,36mg dans le sang au moment de son interpellation - le soulève par le col et le plaque contre un mur de la classe.
“Connard” marmonne alors l’enfant, probablement humilié et déjà victime d’une violence à ce moment là des faits.
C’est à ce moment là seulement que le professeur lui met une gifle, puis le traine du fond de la classe jusqu’à son bureau (à l’autre bout de la classe), avant de l’amener dans une autre salle pour lui faire rédiger une lettre d’excuse. Devant tous les élèves, dont deux filles, choquées, qui partent vers l’infirmerie en pleurs.
Il revient ensuite dans la classe en déclarant “L’incident est clos, vous n’en parlez à personne” : une réaction d’enseignant qui n’a rien à se reprocher bien entendu.
Au passage, on apprend que l’élève a été exclu de son établissement pendant 3 jours - ce qui signifie que l’évènement sera mentionné sur son dossier scolaire : un moyen de lui compliquer l’accès à certains lycées prestigieux notamment si jamais ça devait le tenter. C’est, par expérience, une sanction totalement inhabituelle, une insulte à un prof de ce genre étant généralement sanctionnée par quelques heures de colle.