8 mai 1945 : les évènements de Sétif et Guelma en Algérie
Par PC le mardi 6 mai 2008, 22:53 - Actualité - Lien permanent
Des
émeutes sanglantes, accompagnées de massacres, de viols et d'actes de barbarie
sur des personnes d'origine européenne, ont commencé en Algérie, dans le
département de Constantine, le 8 mai 1945.
La répression fut très sévère et le bilan particulièrement lourd. Ces
évènements tragiques causèrent la mort de plusieurs milliers de
personnes.
Les causes à l'origine de ces troubles sont toujours controversées. Certains partis politiques ont crié au complot colonialiste tandis que d 'autres voix dénonçaient des menées nationalistes. Il demeure que cet épisode douloureux s'inscrit sans aucun doute, dans la première et terrible phase de la guerre d'Algérie, guerre qui ne s'est pas déclenchée de manière fortuite.
De tels massacres ne peuvent s'effacer des mémoires, et continuent de marquer bien des consciences...
Quelle est la solution qui permettra enfin au peuple algérien, indépendant depuis plusieurs décennies et qui a connu bien des souffrances, et au peuple français qui a lui aussi laissé des dizaines de milliers de victimes dans ce conflit et dû finalement recueillir sur son sol près d'un million de rapatriés, de tourner enfin la page et de regarder ensemble dans la même direction, tout comme l'ont fait la France et l'Allemagne, à Reims en 1962 , sous l'impulsion du chancelier Konrad Adenauer et du général de Gaulle ?
FNCV.Combattants.Volontaires
Commentaires
Se souvenir c'est très bien, parfois même indispensable pour construire l'avenir sur des bases saines... Mais comme l'exemple que vous prenez concernant le couple franco-allemand, moteur de l'europe pendant des années ; il serait bon que le projet de partenariat
euroméditerranéen défendu notament par notre président actuel se concretise reellement. Une ouverture ambitieuse pour l'Europe, avec à la clé, une stabilité politique accrue, des emplois, des échanges commerciaux, une régulationdes flux migratoires, un contrepoids necessaire aux pôles asiatique et amérique, si nous ne voulons pas subir "pleutrement" la mondialisation... Et peut etre un moteur de developpement pour l'Afrique... Et peut être aussi une vraie reconciliation entre nos peuples !
Alors, moi j'y crois.
Hervé
Monsieur le Rédacteur en chef du Point
Messieurs,
Après la lecture du dossier consacré à l'Algérie Française (Le Point n° 1862 du 28/05/08), je me dois de réagir, en particulier à l'article de Monsieur François Malye relatif aux événements de mai 1945 à Sétif, Guelma et Kerrata.
Je suis l'auteur d'une étude historique bien accueillie par des historiens français et algériens et publiée en février 2008 aux Editions de Paris sous le titre " Sétif 1945 : Massacres en Algérie". Ce livre a été adressé en service de presse à vos publications. C'est pourquoi je pense être autorisé à vous apporter quelques précisions et commentaires, sachant que toutes mes affirmations trouvent leurs sources et références dans le livre sus-cité.
En préambule, je crois qu'il faut dans un souci d'objectivité ne pas confondre mémoires et histoire. On ne refait pas l'histoire à partir de 4 témoignages recueillis 63 ans après la période étudiée, au risque de s'exposer à de graves erreurs, lacunes et anachronismes.
Ainsi à Sétif le 8 mai 1945, les 20 gendarmes ne sont arrivés sur les lieux des affrontements qu'après que l'essentiel des victimes européennes (plus de 20 morts et plusieurs dizaines de blessés dont certaines décéderont dans les jours suivants) aient été atteintes. Il me paraît important de ne pas renverser l'ordre des événements.
Il y eut tant parmi les musulmans (telle la mère de Kateb Yacine) que parmi les européens des conséquences psychologiques importantes.
Le rôle du croiseur Duguay-Trouin est surévalué. Il faut dire qu'il a tiré le plus souvent des munitions d'entrainement aux effets dissuasifs importants, mais rares ont été les tirs à munitions réelles. L'intervention de ce bâtiment de guerre avait pour objectif essentiel d'éloigner les émeutiers des zones habitées par les européens. D'autres bâtiments dont le Tigre sont intervenus parfois plus durement que le Duguay-Trouin.
De la même façon, l'aviation a eu le souci de ne pas faire autant de dégâts que vous ne le suggérez. L'utilisation de leurres a été une règle, et celle des bombes à fragmentation était impossible pour l'excellente raison qu'à cette époque en Algérie l'aviation française ne pouvait en disposer.
Le nombre des victimes se situe très vraisemblablement entre 5000 et 10000. La plupart des historiens objectifs en conviennent.
A Guelma, la manifestation des indépendantistes était interdite. La citation exacte semble-t-il sur le fond n'est pas conforme sur la forme, mais cela a peu d'importance. Elle a été prononcée 3 jours après la manifestation du 1er mai, pour bien signifier aux responsables indépendantistes qu'il ne serait plus autorisé d'autre manifestation indépendantiste.
Anecdote : le médecin que je suis s'étonne qu'une balle qui atteint un fémur laisse un pied-bot comme séquelle! Imprécision des termes ou abus de langage?
Mohamed Regui a été assassiné le 11 mai en fin de soirée près de la Poste. Son corps n'a pas été exposé durant des heures, les témoins dignes de foi que j'ai rencontrés et Marcel Reggui son frère (Les Massacres de Guelma- la Découverte éditeur) ne confirment nullement cette assertion.
Maurice Papon n'était pas préfet de Constantine en 1946, il ne le sera qu'en 1949 puis en 1956. En 1946 le préfet de Constantine était René Petitbon. André Achiary a quitté Guelma en juin 1945. Les 2 hommes n'ont donc pu se rencontrer dans l'exercice de leurs fonctions en 1946…
J'ai interrogé ces derniers jours 6 guelmois français, algériens, français-musulmans qui ont tous plus de 75 ans et qui ont donc vécu cette période : ils m'ont tous confirmé qu'il n'y avait pas de trottoir interdit aux musulmans dans cette ville. Certes en Algérie à cette époque la cohabitation des différentes communautés était loin d'être idyllique mais si de tels faits ont pu exister ils relevaient d'initiatives individuelles et étaient illégaux.
Le préfet Lestrade-Carbonnel était un honnête homme à qui la rumeur algérienne a fait un procès bien tardif. Savez vous que cet homme et sa famille n'ont quitté l'Algérie qu'en 1963, c'est dire qu'il ne se sentait pas menacé après l'indépendance de ce pays? La phrase que vous lui attribuez a bien des chances d'être apocryphe. A son propos, je reprendrais bien volontiers la phrase de Georgina Dufoix prononcée dans un autre contexte en 1991 " Responsable mais pas coupable". Cet homme a assumé ses responsabilités, a obtenu que les sous-préfets de Guelma et Sétif ne soient pas intégrés dans la préfectorale et a ensuite démissionné de l'administration le 26 août 1945 à 62 ans. Faut-il rappeler qu'à cette époque l'administration française était complètement désorganisée, qu'elle manquait cruellement de cadres. 20 des 21 sous-préfets d'Algérie venaient d'être nommés. Certains (Blida, Bône, Bougie) ont su réagir de manière adéquate. D'autres (Sétif ou Guelma) ont répondu avec leur tempérament.
A monsieur Maylier, je veux enfin dire : pourquoi jeter inutilement de l'huile sur les braises 60 ans après ces tragiques événements? N'est-il pas venu enfin le moment de permettre aux mémoires antagonistes de ces communautés qui ont tant souffert en ce printemps 1945 de se retrouver dans une analyse similaire des événements qu'elles ont toutes deux vécus si douloureusement? Et l'accueil qui est réservé à mon livre par bien des membres de ces communautés qui vivent aujourd'hui des deux côtés de la Méditerranée me confirme que ce vœu n'est pas une chimère.
J'aurai beaucoup de choses à dire encore à propos de ce dossier, mais je préfère en rester là. Je reste à votre disposition et vous assure, Messieurs, de ma parfaite considération.
On a parlé de beaucoup de choses après les évennements du Constantinois en 1945. Existe-t-il une étude sérieuse sur la composition (origine exacte) et le devenir des membres survivants (une centaine je crois) de ce que la Gestapo appelait la SS Mohamed ? Les archives allemandes de Paris à ce sujet ont-elles été brûlées ? Merci.
Gad
toujour plus de commentaire sur guerre algerie
un ancien ope djebel amour
ope ouarsenis
a +
L'exemple de l'Allemagne est insidieux : le rapprochement a été possible car le nazisme a été éradiqué et clairement mis au ban de la société; aurions nous oublié si Hitler était resté aux affaires ?
Tant que la Barbarie FLN (non seulement de l'époque mais aussi actuelle, non seulement sur le "colonisateur mais aussi et surtout sur ses coreligionnaires ) n'aura pas subie le même sort, il me parait inadmissible d'accepter le moindre rapprochement ( officiel s'entend, car pour les populations c'est différent ) ; une simple reconnaissance de cette barbarie, sans commune mesure avec les "tortures" de l'Armée française, serait déjà un grand progrès.
Ce n'est pas avec des films comme "Indigènes" et pire encore "hors la loi" à Cannes en 2010 que les choses vont s'arranger.
Bonjour je trouves que cette page de l'histoire de dois pas rester flou et non transparente en véritée tout se qui à suivit ces émeutes,et bien primo la chute de l'Impérialisme s'en est suivis le colonialisme et je n'oublierais pas que juste avant ont c'est adressaient à cette population indigènes à l'époque et je sais que toute ces souveraintées Aquisent avec le temps et les Années je dis que lorsque la violençes et employer et bien il faut répondre avec une violençe encore plus cruels bref
6
Pas trés clair tout ça !!
Respect au drapeau francais
un ancien combattant algerie
A +
Lestrade Carbonnel était un de mes oncles, Je me souviens l'avoir reçu à Paris chez mes grands parents quelques temps après le drame de Setif. Dans le bureau de mon grand père ou nous étions réunis, il nous fit part des massacres qui avaient eu lieu avec une profonde tristesse. Sa famille comme une grande partie de la notre était installée en Algérie depuis plus d'un siècle, et les rapports avec les Algériens de souche étaient des plus cordiaux. Il ne comprenait pas pourquoi des Français, des Maltait,etc avaient été assassinés au meme titre qu'il s'élevait contre une répression par la force. C'était un homme de compromis, il avait essayé de modérer d'un coté comme de l'autre les jusqu'aux boutistes. Hélas, nous disait il, je ne peus les maitriser.
Il est bien facile, aujourd'hui, longtemps après son décés de lui faire porter ces massacres et de l'en rendre respondable; Il ne pourra jamais se défendre. Certes, au vu de son poste au moment des faits, eut il pu faire mieux! Toujours est il que j'ai énormément apprécié l'homme, son honnèteté, sa probité intellectuelle, son sens du devoir, son respect de l'ètre humain, et je suis affligé de découvrir qu'on le fait passer comme assassin. Paix à son ame.
Jesuis toujour en attente dune reponce amon envoie de documents en algerie
un ancien combattant algerie ope djebel amour ouarsenis
Reponce SVP merci
Un gapian A+
toujours pas de reponses a mon envoi de document sur la guerre d'algerie
ope aflou djebel amour
ouarsenis
un gapian A +
Atent toujours une reponse amon envoie de documents
un ancien algerie
Ope djebel amour
ouarsenis
Classe 56/2/c
un gapian A +
au sujet des emeutes de setif
c'est de gaulle qui avait donné l'ordre à l'aviation de tirer sur la population
pourquoi accuse t on les europeens
au sujet des emeutes de setif
c'est de gaulle qui avait donné l'ordre à l'aviation de tirer sur la population
pourquoi accuse t on les europeens
Ce sont de vieux souvenirs :
Quand j'étais gamin, j'allais passer des vacances chez ma grand-tante Marinette à Guelaa Bou Sba (non loin de Guelma). Cette tante Marinette avait fait la 1ère guerre en qualité d'infirmière de salle d'opération à l'arrière immédiat du front. Elle était partie avec ses deux frères, l'un pilote de chasse et l'autre Sergent au 15.1, tué 15 jours avant l'armistice. Le pilote était mon grand père. Elle était revenue avec la croix de guerre et la Légion d'Honneur plus un mari qu'elle avait épousé lors de sa sortie d'hôpital. Avec ses économies elle avait acheté une centaine d'hectares où elle plantait du tabac. Il y avait un village non loin de la ferme, bati de gourbis autour d'un point d'eau. Elle fit construire des maisons en dur, une école, un dispensaire et même cotisa pour la construction d'une mosquée. Elle se foutait de la religion car 4 ans de guerre avaient émoussé ses croyances en un amour divin dispensé à une humanité recueillie. Le tabac se vendait bien, les ouvriers étaient payés toutes les semaines, le jour de l'Aïd, tous les ouvriers se disputaient le privilège de l'avoir au repas etc.
Lorsqu'il y a eu ces évènements, ses ouvriers - tous armés - ont monté la garde à tour de rôle pour la protéger. Cependant, les enfants de ces ouvriers qui avaient transpirés avec elle sur cette terre, n'avaient pas transpiré puisqu'ils avaient profité des bienfaits de cette soi disant colonisation tant vomie de nos jours; et l'un d'eux est venue la voir aprés la Toussaint rouge pour lui dire Madame Marinette, il faut que tu partes car je serai bientot obligé de venir d'égorger pour satisfaire les moujahids.
Alors elle est partie sans se retourner en les laissant avec leurs grandes idées de liberté. Les pauvres ils n'avaient pas compris que la liberté n'est qu'un mot creux qu'emploie tous ceux qui veulent refaire le monde...sur les ossements de ceux qui les croient.
Emouvant Marcel, une belle lignée de volontaire qui fait honneur à la France......... une belle famille de va-tant-guerre ……..bravo