Ce n’est pas seulement l’en-tête de notre papier à lettres qui va s’éclaircir d’une génération du feu. Le vide est déjà comblé. Six ans de combat pour celle de 39-45, huit ans pour celle d’Indochine et de Corée, autant pour celle d’AFN. Faut-il donc rappeler aux Français que la génération du feu des OPEX a rejoint le monde combattant depuis trente cinq ans. Elle est engagée dans des conflits successifs dont la nature, les risques encourus, les contours et les limites des engagements restent flous et complexes, mais réels. Utiliser l’argument de contrat de professionnel permettant d’engager « en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances » des engagés volontaires à contrat court est une vision réductrice par rapport à la haute idée que des jeunes, souvent âgés de moins de vingt ans, se font de leur acte individuel d’engagement à servir leur pays.

Reconnaissance aux engagés volontaires qui ont combattu

Au titre de l’équité de traitement entre les générations du feu et des conditions particulières d’emploi dans les missions extérieures, comment exiger d’un jeune Français, à la signature d’un contrat court, de choisir le théâtre d’opérations où sa formation est ou sera engagée et si son unité sera reconnue combattante ? La F.N.C.V. demande que soit respectée la définition du combattant volontaire en usage dès la fin de la Grande Guerre : le combattant volontaire est un engagé volontaire qui a combattu.

Lors de nos contacts avec ces hommes dégagés de leur contrat, et trop souvent en recherche d’emploi, nous constatons qu’ils sont aussi, et tout simplement, en recherche de « reconnaissance ».

Jacques GAGNIARD
Président de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

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