Il faut que ce terme soit suivi de son complément "pour" ou "au titre de"...
Exemple : "engagé volontaire pour la durée d'une guerre" ou bien pour servir sur un territoire en guerre, à la différence des engagés volontaires au titre d'un régiment en garnison de temps de paix en France ou bien au titre d'une école comme St Cyr ou St Maixent.

Autrement dit quels sont les mots qui suivent le terme "engagé volontaire" ???
Ils ont toute leur importance.

Je sais qu'il est difficile de faire comprendre la nuance à de jeunes engagés volontaires qui pensaient en signant leur engagement faire automatiquement partie de la cohorte des combattants volontaires.
Dans l'état actuel des textes, quel que soit le prestige du régiment au titre duquel ils s'engagent, une fois leur formation terminée, ils sont désignés pour servir en OPEX. Le problème se situe d'abord à ce niveau.

Leur statut est différent de celui des appelés et des réservistes qui signent un document appelé "avenant" joint à leur contrat de réserviste opérationnel stipulant qu'ils sont volontaires pour servir en OPEX çàd sur un territoire où l'armée française est engagée militairement à un titre ou à un autre sous réserve que l'unité dans laquelle ils serviront soit reconnue combattante, condition "sine qua non" pour être reconnu par la suite comme combattant volontaire. Pour ces 2 catégories l'argument est incontestable. C'est pourquoi, on part à la conquête d'une citadelle "prenable".

Pour les engagés volontaires, il faut modifier les textes donc les lois. Le pouvoir législatif étant l'assemblée nationale où siègent les députés censés représenter nos engagés volontaires, la balle est dans leur camp, pas entre les mains du président de la FNCV.

La FNCV peut les aider de deux manières :

  • en leur préparant les arguments* à destination des parlementaires locaux. A eux de faire modifier la loi.
  • en étant crédible et représentatif.* Si la FNCV a de nombreux dossiers d'adhérents valables à présenter, elle pourra parler et convaincre les services compétents.

Dans tous les cas de figure, ce n'est pas en brandissant l'étendard de la révolte, ni en défilant sur le bitume parisien avec des des pataugas ou des rangers, même bien cirés.

Ce n'est pas non plus en s'en prenant au président de la FNCV qui a déjà fait beaucoup pour la CCV OPEX, et obtenu sa création. Qu'ils s'adressent en premier lieu à leur hiérarchie pour les actifs ou à l'amicale du régiment où ils ont servi pour les anciens opex redevenus civils.

L'essentiel du "Pourquoi nous combattons " est dans cette synthèse.

Pierre Cerutti,
pour le président Jacques Gagniard

  1. Ce billet fait suite à Croix du Combattant Volontaire OPEX du 25/03/2008 et à vos nombreux commentaires.
  2. Pour en savoir plus : Volontaires d'aujourd'hui... Volontaires de demain ?