FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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vendredi 10 mai 2019

Burkina Faso : Deux commandos marine français tués pour libérer les otages !

"Morts pour la France au Burkina Faso"

Les 4 otages sont libres, 2 commandos français des forces spéciales sont morts !

Deux marins sont morts au cours de l’opération menée pour libérer ces otages, parmi lesquels figurent les deux ressortissants enlevés le 1er mai, a annoncé l’Elysée.

Quatre otages retenus au Sahel, dont les deux Français enlevés le 1er mai 2019 au Bénin, ont été libérés, a annoncé vendredi 10 mai l’Elysée dans un communiqué. Outre les ressortissants français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérées lors d’une opération militaire, menée par l’armée française dans la nuit de jeudi à vendredi.

Deux officiers mariniers français, membres du commandement des opérations spéciales, ont été tués au cours de cette opération menée dans le nord du Burkina Faso, a également annoncé l’Elysée. Le président de la République « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », précise le communiqué.

« Je félicite l’ensemble des forces ayant mené cette opération complexe, ainsi que tous ceux qui y ont contribué : quatre vies ont été sauvées cette nuit, quatre vies entre les mains de terroristes », a déclaré la ministre des armées, Florence Parly, dans un communiqué. « C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », y déclare-t-elle également. Des hommages réitérés dans un communiqué par le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, qui a souligné le « concours direct de l’opération “Barkhane”, des forces armées burkinabées et le soutien en renseignement américain. 

Communiqué de Madame Florence PARLY, ministre des Armées

"Morts pour la France cette nuit au Burkina Faso, les commandos marine Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello ont sacrifié leur vie pour sauver celle de 4 otages, désormais libres. Je pense à leurs familles, à leurs frères d’armes. Toute la Nation s’incline devant leur courage".

Source : Ministère des Armées


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jeudi 9 mai 2019

Venezuela : Vers le déploiement d’un groupe aéronaval américain au large des côtes ?

Le 30 avril 2019, le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président en janvier, avec la bénédiction – ou du moins la bienveillance – des États-Unis et d’autres puissances occidentales, a appelé à une insurrection militaire – appelée « opération liberté » – afin de renverser le régime de Nicolas Maduro, l’héritier du colonel Hugo Chavez.

Au Venezuela, pays économiquement exsangue malgré d’immenses réserves de pétrole, la haute hiérarchie militaire a la mainmise sur une grande partie des postes clés, que ce soit au sein du gouvernement ou des entreprises publiques. En outre, comme cela ne suffisait pas, l’armée contrôle aussi l’économie illégale [au point qu’elle est appelée le « cartel des soleils », en référence aux soleils brodés sur les uniformes de ses soldats]. Aussi, fallait-il à M. Guaido négocier avec les personnalités les plus en vue du régime. Ce qui a été fait, avec le soutien discret des États-Unis.

En effet, selon John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, « des figures politiques clé du régime négociaient depuis ces trois derniers mois avec l’opposition » avaient pris l’engagement d' »œuvrer pour transférer le pouvoir vers le président par intérim Juan Guaido ». Une version confirmée par le général Manuel Ricardo Cristopher Figueras, désormais ex-chef du SEBIN, le service de renseignement vénézuélien. « J’ai découvert que plusieurs personnes de confiance autour du président négociaient avec l’opposition dans son dos », a-t-il en effet écrit dans une lettre publiée peu avant sa destitution, le 2 mai.

Le secret de ces discussions entre des membres du premier cercle de Maduro et l’opposition a-t-il été éventé au point de précipiter les événements? Ou bien ont-ils fait marche arrière au dernier moment ? Toujours est-il que l’opération « Liberté » a échoué. Et tandis que de violents heurts éclataient à Caracas entre manifestants pro-Guaido et les forces de l’ordre, le successeur de Hugo Chavez a dénoncé une « escarmouche putschiste. »

Le 2 mai, lors d’une visite de Fort Tiuna, la principale caserne du pays, et fort du soutien de la Russie, de la Chine, de l’Iran et de la Turquie, M. Maduro est passé à l’offensive. « Oui, nous sommes en plein combat, le moral doit être au maximum dans cette lutte pour désarmer tous les traîtres, tous les putschistes », a-t-il asséné devant 4.500 soldats.

« La répression brutale du peuple vénézuélien doit s’achever et doit s’achever rapidement. […] Les gens ont faim. Ils n’ont pas de nourriture, ils n’ont pas d’eau dans ce qui fut l’un des pays les plus riches du monde », a répondu le président Trump, qui a déjà mis sur la table, et à plusieurs reprises, l’idée d’une intervention militaire au Venezuela. Une option rappelée par Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine. « Une intervention militaire est possible. Si c’est nécessaire, c’est que ce feront les États-Unis », a-t-il assuré.

La crise politique et économique au Venezuela suscite des tensions migratoires qui risquent de déstabiliser les pays voisins. En outre, pour Washington, et au-delà des aspects énergétiques et économiques, la proximité qu’affiche le régime de M. Maduro, notamment sur plan militaire, avec la Russie, l’Iran voire la Chine pose un problème…

Quoi qu’il en soit, en juillet 2018, M. Maduro avait demandé aux forces armées vénézuéliennes de se « préparer à une invasion américaine ». Un appel qu’il a renouvelé le 4 mai, en évoquant l’éventualité d’une attaque de « l’empire nord-américain », lors de l’inspection d’une base dans l’État de Cojedes.

En tout cas, de son côté, le Pentagone se prépare à toutes les éventualités. Son chef, Patrick Shanahan, a même annulé un déplacement en Europe à cause de la situation au Venezuela. Le 4 mai, il a tenu une réunion pour évoquer cette dernière avec Mike Pompeo, John Bolton et l’amiral Craig Faller, qui tient les rênes pour l’Amérique du Sud [Southcom].

« Nous avons une série complète d’options adaptées à certaines circonstances », a déclaré M. Shanahan, à l’issue de cette réunion. « Au fur et à mesure que les conditions changent [sur le terrain], nous faisons des modifications et des ajustements », a-t-il ajouté, sans vouloir en dire davantage.

Ayant rappelé les propos de M. Trump, selon lequel « toutes les options » sont sur la table », M. Shanahan a dit que « Toutes, ça veut dire toutes ». Et de continuer : « Je veux éviter d’entrer dans les détails de ce que nous pourrions faire ou pas, mais il faut comprendre que nos plans […] ont de la profondeur. »

L’une de ces options pourrait être un déploiement de forces navales au large du Venezuela, laquelle a été suggérée par Lindsey Graham, l’influent sénateur république qui préside le comité des Forces armées. En effet, il a plaidé pour l’envoi d’un groupe aéronaval dans la région. « Cuba, la Russie envoient des troupes pour soutenir Maduro au Venezuela … pendant que nous parlons/sanctionnons. Où est notre porte-avions? », a-t-il demandé.

Interrogé sur une telle éventualité, M. Shanahan a seulement fait remarquer qu’il « y a beaucoup d’eau par là-bas », c’est à dire au Venezuela.

En tout cas, il n’est pas question – a priori, du moins – pour Washington d’avoir recours à des sociétés militaires privées [SMP], comme la Russie a été accusée de l’avoir fait en janvier. Pourtant, un tel plan a été mis sur la table par Erik Prince, le fondateur de la SMP Blackwater [devenue Academi]. Selon Reuters, qui a eu vent de son projet, ce dernier comptait déployer 4.000 à 5.000 mercenaires recrutés en Amérique latine pour mener des actions clandestines au Venezuela, en soutien à Juan Guaido. Pour cela, il demandait une enveloppe de 40 millions de dollars. Mais, malgré sa proximité avec le chef de la Maison Blanche, il n’a pas obtenu le feu vert pour une telle opération.

Source : Zone Militaire

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lundi 6 mai 2019

Libye : Nouvelle attaque de l’État islamique, au moins neuf tués dans le sud du pays

Alors que l’attention se porte sur l’offensive lancée par l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar contre les milices qui disent soutenir le gouvernement d’entente nationale [GNA] dirigé par Fayez al-Sarraj, la branche libyenne de l’État islamique [EI] en profite pour passer à l’attaque.

Ainsi, le 9 avril, l’organisation jihadiste, qui a pendant un temps, contrôlé la ville de Syrte avant d’en être chassée en décembre 2016, s’en est pris à la localité de Fuqaha, contrôlée par les forces du maréchal Haftar. Un chef de la garde municipale et un responsable local ont été assassinés et une troisième personne a été enlevée. Et plusieurs bâtiments ont été incendiés.

Puis, à l’aube de ce 4 mai, et selon un mode opératoire qui rappelle celui de Boko Haram, au Nigéria, des hommes armés ont lancé un assaut contre une caserne abritant le 160e bataillon de l’ANL et située à Sebha, une ville du sud de la Libye. A priori, l’un de leurs objectifs était de libérer des prisonniers retenus dans cette enceinte militaire. Le bilan de cette attaque est d’au moins 9 morts.

« Le siège du centre de formation [militaire] à Sebha a été la cible d’une attaque terroriste à l’aube de la part d’éléments de l’EI, soutenus par des groupes criminels et des mercenaires », a en effet indiqué Hamed al-Khayali, le maire de la ville, à l’AFP. « L’attaque a fait neuf morts, […] dont certains ont été égorgés et d’autres tués par balles. Ce bilan a été confirmé par Oussama al-Wafi, le porte-parole du Centre médical de Sebha (CMS).

Plus tard, Amaq, l’agence de propagande de l’EI, a revendiqué l’attaque contre la caserne de l’ANL, via la messagerie Telegram.

« Les soldats du califat ont attaqué à l’aube le siège du commandement de la région militaire de Sebha sous le contrôle des milices hérétiques de Haftar connu sous le nom de Katibat Jibril al-Baba », a ainsi assuré l’EI, qui affirme avoir « tué et blessé » 16 personnes. Et d’ajouter que « tous les prisonniers séquestrés sur la base ont été libérés. »

Pour appuyer sa revendication, l’EI a publié des photographies de l’attaque. Sur l’une d’elles, on voit des jihadistes sur un char, dont on ignore l’état de fonctionnement.

L’ANL avait pris le contrôle de Sebha, située à 650 km au sud de Tripoli, après avoir obtenu le ralliement des tribus locales.

 « Les extrémistes islamistes, en particulier ceux qui sont liés à l’EI, ont continué de profiter de la fragmentation du pays, de la porosité des frontières terrestres et de la faiblesse persistante des institutions de l’État. L’organisation utilise les régions reculées du centre et du sud de Libye pour former et recruter des membres et préparer des attentats », avait relevé un rapport des Nations unies, publié en janvier dernier.

Dans l’entretien qu’il a donné au Figaro, le 3 mai, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, a affirmé que la branche libyenne de l’EI avait été renforcée par des combattants venus de Syrie.

Lors de son point presse quotidien, le Quai d’Orsay a été interrogé sur cette affirmation de M. Le Drian. « Outre le renseignement à notre disposition, que nous ne pouvons pas dévoiler pour des raisons évidentes, la circulation de jihadistes entre les théâtres libyen et syrien est largement documentée par la presse », a-t-il répondu.

Source : Zone Militaire

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vendredi 3 mai 2019

Armement : Deux groupes industriels français fourniront 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas

Après avoir, dans la foulée de l’accord de partenariat stratégique conclu entre Paris et Canberra, signé le contrat de design pour les 12 futurs sous-marins Shorfin Barracuda destinés à la Royal Australian Navy, le constructeur naval français Naval Group, associé ECA Robotics, vient de remporter l’important marché portant sur le renouvellement des capacités de lutte anti-mines des forces navales belges et néerlandaises.

Lancé en 2016 sous la responsabilité de la Belgique, ce marché, pour lequel une enveloppe de 2 milliards d’euros était prévue, vise à remplacer les chasseurs de mines de type Tripartite [CMT, conçus à Lorient] qui, en service depuis plus de 30 ans au sein des forces navales belges et néerlandaises, arriveront en fin de vie en 2023.

Concrètement, le consortium emmené par Naval Group et ECA Robotics aura à livrer 12 chasseurs de mines à la Belgique et aux Pays-Bas mais surtout à imaginer ce que sera la guerre des mines de demain.

« La future capacité utilisera des systèmes non habités en surface, au-dessus du niveau de l’eau et sous l’eau afin de détecter puis neutraliser des mines. Grâce à cette nouvelle méthode de travail, le vaisseau-mère et son personnel pourront rester hors du champ de mines car seuls les drones y seront actifs », a ainsi résumé le ministère belge de la Défense.

"Belgique et Pays-Bas choisissent les industriels français Naval Group et ECA Robotics pour s'équiper de navires capables de détecter et détruire des mines (guerre des mines). Je m'en félicite et salue la coopération de trois pays actifs pour une Europe de la défense plus forte."

Deux autres concurrents étaient en lice pour ce marché, dont le néerlandais Damen, associé à l’allemand Atlas Elektronik et à Imtech België, ainsi que le français Thales [actionnaire de Naval Group à hauteur de 35%, ndlr] allié aux chantiers navals de Saint-Nazaire et à Socarenam.

Selon la presse d’outre-Quiévrain, le tandem Naval Group et ECA Robotics s’est imposé en faisant l’offre la moins-disante à 1,756 milliard d’euros tout en assurant qu’il y aurait des retombées pour les industriels belges et néerlandais. Ainsi, la production d’une cinquantaine de robots sous-marins devrait se faire à Zeebruges.

Quoi qu’il en soit, en obtenant ce marché visant à équiper des forces navales qui passent pour être parmi les plus performantes dans le domaine de la lutte anti-mines, Naval Group et ECA Robotics ont réussi un coup de maître.

En outre, dans le cadre de l’Otan, et avec 11 autres alliés, la Belgique et les Pays-Bas ont signé une lettre d’intention en vue de coopérer à la création de systèmes maritimes sans pilote, notamment en vue de réduire les coûts en réalisant des économies d’échelle. Et sur ce point, les deux industriels français sont sans doute désormais bien placés pour obtenir d’autres contrats à l’avenir.

« Les mines marines sont des armes relativement peu coûteuses et disponibles. Elles peuvent aisément empêcher l’accès aux ports et aux voies navigables. Un incident survenu sur l’Escaut ou dans la mer du Nord peut représenter une perte économique quotidienne de cinquante millions d’euros. Garantir la sécurité des voies navigables et des ports est donc crucial pour notre économie. Chaque semaine, nos navires sont engagés. Ils participent à des missions internationales », a par ailleurs fait valoir le ministère belge de la Défense, qui estime que ce contrat renforcera la position de la Belgique « au sein de l’Otan en tant qu’expert et pionnier dans le domaine ».

Source : Zone Militaire

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mardi 30 avril 2019

Mali : Un rapport des Nations unies décrit une situation « explosive » dans le centre du pays

« Le moment est venu d’étendre nos efforts » au centre du Mali, a récemment affirmé le général Frédéric Blachon, le commandant de la force Barkhane, pour expliquer l’implantation d’une base opérationnelle avancée tactique [BOAT] française à Gossi, dans la région du Gourma.

Et pour cause… Dans le dernier rapport qu’il a remis au Conseil de sécurité, fin mars, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se dit « particulièrement préoccupé par les conditions de sécurité qui continuent de se détériorer dans le centre du Mali et par l’augmentation alarmante du nombre de civils tués. »

Et M. Guterres d’ajouter : « La présence croissante et les attaques de plus en plus nombreuses des groupes armés extrémistes, la montée de la violence de proximité et la multiplication des groupes d’autodéfense affiliés à différentes communautés créent une situation explosive dont les civils sont les principales victimes. »

En outre, a continué le secrétaire général de l’ONU, « la violence a atteint des niveaux sans précédent qui dépassent largement la capacité des mécanismes séculaires de règlement des différends. »

Ainsi, le rapport souligne que c’est dans le centre du Mali que « le nombre le plus élevé d’attaques asymétriques a été enregistré », avec 28 constatées dans la région de Mopti et 4 dans celle de Ségou. Et la « fréquence des incidents » liés à la pose d’engins explosifs improvisés [IED] a été multipliée par trois, « passant de 29 en 2017 à 97 en 2018. »

S’agissant des civils, le rapport note qu’ils ont "continué d’être victimes de violences ciblées et indirectes, en particulier dans le centre du pays, où les activités de groupes extrémistes violents et l’intensification des violences intercommunautaires constituent les deux principales menaces pesant sur les populations".

Or, les groupes jihadistes, comme, en particulier, la katiba Macina, attisent ces violences inter-ethniques entre les Peuls d’un côté et les Dogons et les Bambaras de l’autre. Fin mars, alors que M. Guterres remettait son rapport, près de 160 membres de la communauté Peule ont été massacrés à Ogossagou [région de Mopti] par des chasseurs traditionnels Dozos présumés. Aussi, la diplomatie américaine a rappelé que la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] avait aussi « la responsabilité de la protection des civils dans tout le Mali et pas seulement dans le nord. » D’où sa demande d’options pour l’adapter à cette situation, dans le cadre du renouvellement de son mandat.

Ces tensions inter-ethniques servent les plans Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], dont fait partie la katiba Macina. Ainsi, cette organisation s’est présentée comme le « rempart » des Peuls tout en les appelant au jihad, via un communiqué signalé par SITE, le centre américain qui surveille les sites jihadistes.

Qui plus est, rapporte Le Républicain, un quotidien publié à Bamako et cité dans le dernier numéro de Courrier International, « les jihadistes sont aujourd’hui les seuls maîtres dans le centre du Mali. Au-delà des attaques, des pillages systématiques, les terroristes ont imposé leur mode de gouvernance aux populations. Et d’ajouter, citant un habitant : « Les jihadistes ont commencé à prélever l’impôt dans le village de Sogué Mourani, dans le cercle de Djenné. […] C’est comme si l’État malien n’avait plus de représentants dans la région, laissant ainsi la population à leur propre sort. »

Signe de cette influence jihadiste : le nombre d’écoles qui n’accueillent plus d’enfants. Selon le rapport de M. Guterres, 827 sont en effet encore fermées, « dont 513 à Mopti, 77 à Tombouctou, 74 à Gao, 77 à Ménaka, 36 à Kidal, 30 à Ségou et 20 à Koulikoro. » Et cela, à cause de « l’insécurité » et des « menaces directes proférées par des groupes extrémistes armés qui imposent des pratiques religieuses, entraînant le retrait des enseignants et compromettant ainsi l’accès des enfants à l’éducation. »

Le fait que 20 écoles aient été fermées à Koulikoro, ville située à 1h/1h30 de route de Bamako, est inquiétant. D’ailleurs, le rapport indique également que la sécurité tend à s’y détériorer, avec, au cours du premier trimestre, quatre attaques menées par les groupes terroristes, dont une, « complexe », contre le camp qui abrite l’EUTM Mali, la mission européenne visant à former les soldats maliens.

Source : Zone Militaire


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samedi 27 avril 2019

Armée de terre : Nouvelles recrues, entre éducation et garderie...

« On est devenu des éducateurs »

Formation initiale des recrues de l’armée de Terre : « On est devenu des éducateurs », estime un sous-officier.

La décision, prise en janvier 2015, de porter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre de 66.000 à 77.000 soldats suppose un effort constant en matière de recrutement. Et pour tenir les objectifs, deux variables sont à prendre en considération : le taux de sélection, c’est à dire le nombre de candidats pour un poste, et le taux d’attrition, qui mesure le nombre de ruptures de contrat.

Pour que le recrutement soit optimal, il faut un taux de sélection élevé [donc, être attractif] et un taux d’attrition le plus bas possible. Or, il est plus facile de miser sur la seconde variable que sur la première, surtout quand le marché de l’emploi est fortement concurrentiel.

Ainsi, la dernière revue annuelle du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a déterminé que la sélectivité pour les emplois de militaire du rang a été de 1,6 en 2017 [soit -0,6 point par rapport à 2015]. Selon l’hebdomadaire Le Point [du 28/03], qui cite un document interne, la sélection est « quasi nulle » car la « ressource en hommes s’épuise, l’armée n’a plus le choix du recruté. »

Et cela modifie l’approche des Centres de formation initiale des militaires du rang [CFIM], dans la mesure où la priorité est de réduire au maximum le taux d’attrition. Et, désormais, comme le souligne le commandant du CFIM de la 2e Brigade Blindée, installé au Valdahon, dans les colonnes du Point, il est question d’appliquer une « pédagogie du succès et de l’encouragement » et un « bon instructeur doit être comme un père qui forme l’engagé progressivement. » Une nécessité car, souligne-t-il, « on n’a pas la même population de jeunes, ni qualitativement, ni quantitativement. »

Seulement, à la lecture de l’article du Point, qui a suivi le parcours de recrues devant être affectées au 16e Bataillon de Chasseurs à pied [BCP] , on constate que cette approche déroute les instructeurs les plus aguerris qui eurent droit à une formation plus « pêchue » quand ils étaient à la place de ceux qu’ils doivent maintenant former.

« C’est de la garderie »

« Avec Sentinelle, on fait de la quantité, pas de la qualité. On n’a le droit de ne rien dire aux jeunes parce qu’il faut qu’ils restent », regrette un sergent auprès de Mark Ionesco et Nicolas Skopinski, les auteurs du reportage publié par Le Point. Un adjudant-chef a le même sentiment. « On est devenu des éducateurs maintenant », soupire-t-il. Un lieutenant va plus loin. Pour certains cas, « c’est de la garderie », dit-il.

Sur les 41 recrues destinées à servir au sein du 16e BCP, 7 ont rompu leur contrat avant la fin de leur période de formation initiale, dont 2 après avoir été reconnus « inaptes ». Et les permanents du CFIM s’attachent à déterminer les raisons qui ont poussé ces jeunes à rendre leur paquetage. « Objectif : savoir s’ils ont été frappés », avance l’hebdomadaire.

Alors que le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre, insiste sur « l’esprit guerrier » , ce n’est pas lors de cette formation initiale qu’il est insufflé aux recrues. « On ne forme pas des guerriers mais des soldats », explique en effet un capitaine. Cela viendra sans doute plus tard…

Dès l’an prochain, et à moins de gagner la bataille de la fidélisation. l’armée de Terre risque d’être de nouveau confrontée au défi du recrutement étant donné que les contrats des soldats recrutés en 2015 arriveront à terme en 2020.

Source : Zone Militaire

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mercredi 24 avril 2019

Guyane : Les Forces armées mènent la vie dure aux orpailleurs clandestins...

En 2017, en Guyane, avec des gendarmes mobilisés pour maintenir l’ordre lors de troubles sociaux et renforcer les moyens contre la délinquance et des Forces armées en Guyane [FAG] sollicitées pour intervenir aux Antilles après le passage de l’ouragan Irma, les garimpeiros, ces chercheurs d’or clandestins originaires du Brésil, profitèrent de la situation pour intensifier leurs activités illégales.

Et le nombre de chantiers clandestins retrouva le niveau qui était le sien en 2009, soit au début de l’opération Harpie, lancée justement pour lutter contre l’orpaillage illégal. D’autres raisons furent avancées pour expliquer ce regain. En effet, à Cayenne, le procureur de la République déplora le manque de coordination entre les différents services de l’État, comme par exemple le fait que les patrouilles menées par les FAG dans la jungle n’étaient pas plus souvent accompagnées par des « personnels ayant les pouvoirs de destructions des sites. »

Face à ce constat, l’opération Harpie fut donc revue. Et, grâce à la forte mobilisation des FAG, avec leurs effectifs renforcés par une compagnie supplémentaire, les résultats ne manquèrent pas d’être au rendez-vous. En 2018, 765 sites d’orpaillage illégal furent ainsi détruit et le montant des avoirs criminels saisis grimpa de 81% [à 26 millions d’euros].

Et, visiblement, il n’est pas question pour les FAG de laisser souffler les garimpeiros. Ainsi, au cours du premier trimestre 2019, 400 patrouilles ont été menées par les militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et d’une section des Forces armées aux Antilles [FAA]. « Cette activité soutenue s’est appuyée sur l’engagement et le soutien logistique des vecteurs aériens, ce qui représente 238 heures de vol assurées par les [hélicoptères] ‘Puma », ‘Fennec’ et [les avions] ‘Casa' », a précisé l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Le rythme de ce premier trimestre est plus important qu’en 2018, année au cours de laquelle 1.323 patrouilles avaient été menées par les FAG.

Ainsi, en mars 2019, le 9e RIMa est venu appuyer les gendarmes de l’antenne locale du GIGN pour une opération « coup de poing » le long du fleuve Malani Marouini. À l’issue d’une infiltration de nuit sur près de 20 km en kayak, les militaires ont pris des orpailleurs clandestins en flagrant délit. Quant aux légionnaires, et après avoir déployé une compagnie de combat dans la région difficile d’accès du haut bassin de la rivière Mana, ils ont réduit par deux le nombre de sites illégaux d’orpaillage en 14 jours d’opérations.

Au total, précise l’EMA, plusieurs garimpeiros ont été mis sous les verrous. Et les opérations des FAG ont permis de détruire 1.359 carbets, c’est à dire des abris en bois [4.449 avaient été détruits l’an passé, ndlr] et de saisir 12 concasseurs, 138 tables de levée, 94 motopompes, 94 groupes électrogènes, 46.000 m3 de carburant, 27 kg de mercure, 927 g d’or, 27 quads, 43 pirogues et 27 armes. 

Source: Zone Militaire - Photo : Archive / EMA

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dimanche 21 avril 2019

Terrorisme : Eglises et hôtels attaqués au Sri Lanka pour Pâques !

Attaque terroriste au Sri Lanka ! Cellule de crise au Quai d'Orsay !

23/04/2019 - Le bilan s'alourdit : Plus de 300 morts et 500 blessés dans des hôtels de luxe remplis de touristes étrangers !...

Selon l'enquête ces attaques terroristes auraient été commises « en représailles à Christchurch », a révélé ce mardi le vice-ministre Sri-lankais de la Défense.

En Nouvelle-Zélande, les attaques commissent dans deux mosquées de la ville de Christchurch à la mi-mars, avait fait 50 morts !

Environ 40 personnes appartenant à un groupe islamiste radical le National Thowheeth Jama’ath (NTJ) ont été interpellées.

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Au moins 52 personnes ont été tuées dimanche dans une série d'explosions dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, a annoncé la police.


On dénombre en outre des centaines de blessés, selon des sources hospitalières. Deux déflagrations se sont notamment produites dans l'église Saint-Anthony de Colombo et l'église Saint-Sébastien de Negombo, une localité au nord de la capitale.

Au moins 160 personnes blessées dans l'explosion de l'église Saint-Anthony ont été admises à l'Hôpital national de Colombo, a déclaré à l'AFP un de ses responsables. La police a précisé qu'au total six lieux avaient été le théâtre d'explosion et, dans la capitale, trois hôtels de luxe et une église.

Au moins une des victimes a péri dans le Cinnamon Grand Hotel de Colombo, situé près de la résidence officielle du Premier ministre, a indiqué à l'AFP un responsable de cet établissement, qui a précisé que l'explosion s'était produite dans un restaurant.

Outre l'église de Negombo, au nord de Colombo, une troisième église, située à Batticaloa (est), a également été prise pour cible. Un responsable de l'hôpital local a affirmé que 300 personnes avaient été blessées. "Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent", peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien de Katuwapitiya, à Negombo.

Le Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants. Le pays compte environ 70% de bouddhistes, 12% d'hindouistes, 10% de musulmans et 7% de chrétiens. Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise. Certains chrétiens sont cependant mal vus parce qu'ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l'armée srilankaise contre les Tamouls pendant la guerre civile qui s'est achevée en 2009. Selon les Nations unies, le conflit de 1972 à 2009 a fait de 80.000 à 100.000 morts.

Vingt ans après Jean Paul II, le pape François avait réalisé une visite dans l'île en janvier 2015 au cours de laquelle il avait célébré une messe devant un million de participants rassemblés à Colombo. La police de la capitale, donnant le chiffre d'un million, avait estimé qu'il s'agissait de la foule la plus importante rassemblée lors d'une manifestation publique. Le Vatican avait parlé pour sa part de plus de 500.000 personnes. Dans son sermon, le pape avait insisté sur la liberté de croire sans contrainte dans un pays blessé par les tensions ethniques et interreligieuses.

Avant l'élection de François en mars 2013, le cardinal srilankais Malcolm Ranjith avait été cité comme un candidat possible au pontificat.

Source : clicanoo.re / AFP


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samedi 20 avril 2019

Croix du Combattant Volontaire : La CCV avec agrafe « Mission extérieures »

= Communiqué d'Alain Clerc =

Croix du Combattant Volontaire pour les OPEX !

Le mardi 16 avril un groupe de travail, présidé par le directeur de cabinet de la secrétaire d’Etat, constitué d’associations d’anciens combattants et de mémoire avait, à la demande de la Fédération nationale André Maginot (FNAM) et de la Fédération nationale des combattants volontaires (FNCV), inscrit à son ordre du jour l’extension de l’attribution de la croix du combattant volontaire avec agrafe « Mission extérieures » aux engagés volontaire de la 4e génération du feu remplissant toutes les conditions cumulatives exigées de tout temps des engagés et appelés volontaires et des réservistes des autres générations du feu .La FNAM et la FNCV ont été seules à soutenir cette demande.Les représentants de l’ASAF, des CAPG-CATM et de l’UFAC ont manifesté leur opposition.

Les autres associations, dont celles spécifiques aux OPEX, ne se sont pas exprimées.

La Fédération nationale André Maginot et de la Fédération nationale des combattants volontaires continueront donc seules à demander cette reconnaissance politique de l’engagement et du volontariat de ceux qui, en s’engageant alors que rien ne les y contraint, mettent volontairement leur vie à la disposition de la Nation.

Alain Clerc, président de la FNCV, vice-président de la FNAM


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La section du Finistère de la FNCV soutient totalement et sans réserve la position prise par M Alain Clerc au nom de la FNCV et de la FNAM.

Depuis plusieurs années nous nous battons sans relâche avec l’appui des parlementaires du département pour obtenir l’extension de l’attribution de la CCV pour nos camarades engagés volontaires des OPEX. Nous recevons toujours les mêmes réponses négatives de l’administration de la Défense.

C’est insupportable !

Nous l’avons de nouveau affirmé lors de notre AG à la Pointe Saint Mathieu le 6 avril, il y a iniquité de traitement avec les autres générations au feu et il faut désormais   une   décision   éminemment   politique   sur   ce   sujet.   La   Croix   du Combattant   Volontaire   tire   vers   le   haut   le   monde   combattant   du   fait   des conditions d’attribution exigeant des actions au feu. Elle ne peut que contribuer au rayonnement du monde combattant, voire à un meilleur recrutement de nos armées   en   reconnaissant   l’engagement   de   la   4ème  génération   au   feu.

Nous souhaitons par ailleurs que nos camarades de l’ANOPEX, de la FNAME, de l’UNC et de   l’UNP   avec   lesquels   nous   entretenons   d’excellents   liens   sur   le   terrain   se mobilisent   aussi   sur   ce   dossier   qui   est   plus   qu’un   symbole   pour   le   monde combattant : c’est une question d’honneur, de dignité et d’équité vis-à-vis de nos jeunes camarades des OPEX !

Xavier Guilhou Président de la section du Finistère et administrateur de la FNCV

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vendredi 19 avril 2019

FNCV : La Fédération des Combattants Volontaires du Finistère rend hommage aux Marins...

Les membres de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires (FNCV) du Finistère se sont retrouvés pour leur Assemblée Générale le samedi 6 avril 2019 à la Pointe Saint Mathieu pour une cérémonie au mémorial « Aux Marins » afin d’honorer le centenaire de la création de la FNCV. 

La cérémonie fut présidée par l’Ingénieur Général Hors Classe (2S) René Stéphan, Président de l’Association « Aux Marins », en présence des députés Jean-Charles Larsonneur et Graziella Melchior, le conseiller régional Marc Coatanéa, Éric Guellec, représentant le maire de Brest, et Patrick Prunier, adjoint au maire de Plougonvelin. 

Plusieurs anciens combattants furent décorés par le Capitaine de vaisseau (h) Xavier Guilhou, Président de la section du Finistère et administrateur national de la FNCV. Il s’agit du Commando Marine René Musiolik  (Croix du Combattant Volontaire – agrafe Indochine), de M Serge Cadelen  (Croix du Combattant - guerre du Golfe), de M Sébastien Malpart  (Croix du Combattant - Liban, RCA, Ex Yougoslavie) et de M Roger Hudry Clergeon (Médaille Outre-mer / agrafe Tchad). Les insignes de porte-drapeau furent aussi remis officiellement à M Benjamin Lecup .

Puis la cérémonie s’est poursuivie avec le dévoilement au Cénotaphe du portrait de Gérard Quelven, sous marinier mort pour la France, par sa sœur Madame Christiane Martial, chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix du Combattant Volontaire 39/45 et Indochine. 

 > Retrouvez les actualités de la section sur notre site www.fncv29.fr... 

Merci pour votre appui en termes de communication afin de faire rayonner au niveau national nos modestes contributions du « bout de la terre ».

Source : Xavier GUILHOU

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jeudi 18 avril 2019

Paris Notre-Dame : Jean-Louis Georgelin, un général 5 étoiles pour reconstruire la cathédrale

Nommé mercredi "Monsieur reconstruction" de la cathédrale Notre-Dame, le général d'armée (cinq étoiles) Jean-Louis Georgelin, 70 ans, revient aux responsabilités, après plus de deux ans et demi de retraite.

Homme "du sérail" qui a fait l'essentiel de sa carrière à Paris, connu pour son franc-parler*, il a été chef de l'état-major particulier du président de la République, Jacques Chirac (2002-2006), puis chef d'état-major des armées (Cema, 2006-2010), soit huit années au cœur du pouvoir politico-militaire.

Il est ensuite devenu Grand chancelier de la légion d'honneur, jusqu'en août 2016.

En tant que Cema, il a été le maître d'œuvre des opérations extérieures de l'armée française, notamment en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban, et a supervisé plus généralement toute présence militaire française en opération.

Voix forte et solide carrure, ce célibataire a toujours passé pour un homme décidé, au caractère rugueux. "Il sait engueuler les gens", disait à l'AFP en 2006 un gradé à propos de ce général haut en couleur qu'on adorait... ou pas.

Passionné de politique et d'histoire, grand lecteur, Jean-Louis Georgelin est un homme croyant, restant discret sur sa foi.

Homme à la parole rare

Il n'avait pas hésité à égratigner le président Macron, après la crise ouverte en 2017 entre le chef de l'Etat et son chef d'état-major Pierre de Villiers à propos de questions budgétaires. Une crise qui avait provoqué le départ de ce dernier et jeté un froid au sein des armées.

"Ce qui reste (de cet épisode) à mon sens dans les armées aujourd'hui, c'est cette agression verbale du président de la République sur le chef d'état-major", avait dit en 2018 le général Georgelin, homme à la parole rare, sur France Culture.

Né le 30 août 1948 à Aspet (Haute-Garonne), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, titulaire d'un brevet d'études militaires supérieures générales et de parachutisme, Jean-Louis Georgelin est diplômé du Command and general staff college (Fort Leavenworth, Kansas, Etats-Unis).

Aide de camp du chef d'état-major de l'armée de Terre au début des années 80, il gravit les échelons dans cette armée et dirige le bureau "planification finances" à l'état-major (1988-1991).

Commandant du 153e régiment d'infanterie à Mutzig (1991-1993), il est adjoint terre du chef de cabinet militaire du Premier ministre (1994-1997), avant d'être nommé adjoint au général commandant de la 11e division parachutiste en mai 1997. Chef du bureau des plans à la SFOR (Force de l'Otan en Bosnie) en 1997-1998), il fait de la planification à l'état-major des armées de 1998 à 2002, avant de rejoindre l'Élysée.

Source : actu.orange.fr - AFP

* Le prix des otages français : Jean Louis Georgelin, un général qui n'a pas la langue de bois !
* Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense


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lundi 15 avril 2019

France : Incendie majeur en la Cathédrale Notre-Dame de Paris !

Un incendie est en cours ce lundi à Notre-Dame de Paris, "potentiellement lié" aux travaux de rénovation de l'édifice, a-t-on appris auprès des pompiers. Cet incendie intervient au premier jour des célébrations de la Semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

Le feu, qui a pris dans les combles de la cathédrale selon les pompiers, s'est rapidement propagé à la charpente et à la flèche qui trône à 93 mètres de haut au sommet de l'édifice. Celle-ci vient de s'effondrer sur elle-même selon Emmanuel Grégoire, adjoint à la mairie de Paris.

"Tout est en train de brûler. La charpente, qui date du XIXe siècle d'un côté et du XIIIe de l'autre, il n'en restera plus rien", a déploré André Finot. "Il faut voir si la voûte, qui protège la cathédrale, va être touchée ou pas", a-t-il ajouté. Le feu, dont la gravité restait encore à déterminer, a pris aux alentours de 18H50 dans les combles de la cathédrale, monument historique le plus visité d'Europe, ont indiqué les pompiers.

Un périmètre de sécurité mis en place

Selon nos informations, la cathédrale a été évacuée et un très large périmètre de sécurité a été mis en place par les pompiers. D'importants moyens d'intervention ont été déployés, notamment quatre grandes échelles et deux bras élévateurs aériens.

Leur intervention est néanmoins très compliquée, les lances à eau ne permettant pas d'atteindre la charpente de l'édifice. Selon nos informations, les pompiers vont tenter d'évacuer ou de protéger certaines des oeuvres présentes dans la cathédrale.

Le président de la République sur place

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, la maire de Paris, Anne Hidalgo, sont actuellement sur place. Le président de la République et le Premier ministre ont annoncé se rendre sur place.

"Une mission particulière a été engagée pour tenter de sauver toutes les oeuvres d'art qui peuvent l'être", a expliqué Emmanuel Grégoire. "La priorité a été donnée à la sécurisation des abords pour protéger les touristes, les riverains des risques d'effondrement", a-t-il ajouté sur notre antenne.

"Un terrible incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les pompiers de Paris sont en train de tenter de maîtriser les flammes", a tweeté la maire de Paris Anne Hidalgo. "Nous sommes mobilisés sur place en liens étroits avec le Diocèse de Paris. J'invite chacune et chacun à respecter le périmètre de sécurité."

Source : BFMtv.fr - Photo Lefigaro.fr

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samedi 13 avril 2019

Armement : L’AirShark 765, « bateau volant » intéresse les forces spéciales françaises

Le SOFINS, salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde] est l’occasion pour les entreprises de présenter leurs dernières innovations susceptibles d’avoir une application concrète pour les opérations spéciales. Tel est le cas de la start-up SEAir.

En effet, cette entreprise, qui a déjà été distinguée par le Cercle de l’Arbalète en remportant le concours SOFLAB, a signé un partenariat avec Sillinger, le spécialiste du bateau pneumatique pliable et semi-rigide à usage militaire. Ce qui a donné lieu au « AirShark 765 », une embarcation pouvant s’élever d’une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau, grâce à un système de foils rétractables.

Ce dispositif permet à l’AirShark 765 de stabiliser la gite et le roulis, d’évoluer à la vitesse maximale de 46 noeuds tout en consommant moins de carburant et de réduire les nuisances sonores.

« Les bateaux volants répondent à une véritable problématique de terrain rencontrée par les forces spéciales : diminuer la traumatologie des hommes et préserver le matériel embarqué grâce à la grande stabilité procurée par le vol d’un bateau 20cm au-dessus de l’eau. », fait valoir SEAir. Et d’ajouter : « Le système permet également d’augmenter la vitesse et l’efficacité dans les interventions [stabilité : précision du tir, discrétion : sillage et bruit moteur réduits, autonomie : rayon d’action augmenté grâce à une économie de carburant de 30%].

La mise au point de ce concept demande plusieurs compétences. Ainsi, explique SEAir, le « vol en bateau » nécessite de l’électronique embarquée [capteurs, centrale inertielle, actionneurs d’asservissement] ainsi qu’un boîtier de commande qui « permet une mobilité jusqu’à quatre axes : vertical haut/bas, longitudinal avant/arrière, rotation gauche/droite, pendule extérieur/intérieur. »

Pour fabriquer ses foils, l’entreprise a recours à l’impression 3D, laquelle est « au coeur de son ADN ». Grâce à ce procédé, elle produit des « pièces d’une géométrie complexes tant composites que carbones et bientôt métalliques ».

Pour rappel, les commandos Marine sont actuellement dotés d’embarcations commando à usage multiple embarquable [ECUME] NG, fournies par par Zodiac Milpro.

Source: Zone Militaire - Photo : Sillinger AirShark 765 par SEAir

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mercredi 10 avril 2019

Marine nationale : « Terminé, barre et machine » pour la frégate anti-aérienne Cassard

Mars 2019 - La frégate anti-aérienne [FAA] Cassard a accosté à Toulon à l’issue d’un ultime déploiement qui aura duré 4 mois et demi dans l’océan Indien. Et alors que, en 2017, le chef d’état-major de la Marine nationale, l’amiral Christophe Prazuck, avait souligné l’urgence de le remplacer, ce navire a encore rendu de bons et loyaux service lors la mission qu’il vient de terminer.

Ayant appareillé le 31 octobre 2018, le Cassard a contribué à la sécurisation des détroits stratégiques, de Bab el-Mandeb et d’Ormuz, permis une appréciation autonome de la situation au Moyen-Orient et en mer Rouge et pris part aux opérations de la Force opérationnelle combinée 150 [Combined Task Force 150 – CTF-150], mise sur pied au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 pour surveiller les trafics de drogue dans l’océan Indien.

C’est à ce titre qu' en janvier 2019, l’équipage de la frégate a réalisé la saisie – record de 670 kg d’héroïne qui se trouvaient à bord d’un boutre et celle, un mois plus tard, de 2 tonnes de résine de cannabis.

En outre, dans le cadre d’une accord de coopération logistique mutuelle signé par la France et l’Inde en mars 2018 la frégate « Cassard » a effectué une escale « historique » à la base navale de Bombay après avoir intégré le groupe aéronaval constitué autours du porte-avions américain USS John C. Stennis et porté secours à 12 marins indiens dans le pétrolier venait de couler dans le Golfe Persique.

Ce déploiement a en outre été « marqué par de nombreuses activités de coopération dont onze escales et quatre exercices avec des pays alliés et partenaires dans la région », résume l’État-major des armées [EMA].

Comme l’avait donc indiqué l’amiral Prazuck, le remplacement des frégates anti-aériennes était devenu « urgent », malgré les modernisations successives dont elles firent l’objet. Pour autant, l’annonce du retrait du Cassard, en juillet 2018, a été une petite surprise dans la mesure où le navire qui doit lui succéder, c’est à dire « l’Alsace », une frégate multimissions aux capacités de défense aérienne renforcée [FREMM DA], ne sera pas livrée avant 2021.

Cette année, la Marine nationale prévoit également le retrait du service de la frégate anti-sous-marine de type F-70 « Primauguet » [qui termine, aussi, une mission de trois mois dans l’Atlantique Nord]. Cela permettra, avec le désarmement du Cassard, de doubler l’équipage des FREMM Aquitaine et Languedoc, conformément au plan Mercator. Enfin, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Saphir tirera aussi sa révérence.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 avril 2019

Armement : La DGA commande des nano-drones Black Hornet 3 pour l’armée de Terre

« Pour ce qui est de la famille des petits drones, nous accusons un certain retard. Ainsi, dans le cadre de l’opération Barkhane, nous nous efforçons de doter nos unités élémentaires d’un petit appareil », confiait, l’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], lors d’une audition parlementaire.

D’où le programme DrOP [pour Drones Opérationnels de Poche], qui a fait l’objet d’un avis d’attribution de marché publié le 17 janvier. En effet, ce document indique que la Direction générale de l’armement [DGA] a notifié à FLIR Unmanned Aerial Systems un contrat d’une valeur de près de 77,4 millions d’euros [hors TVA]. Une somme qui comprend la livraison des nano-drones ainsi que les « prestations associées. »

Par la suite, FLIR a précisé, via un communiqué, que l’appareil choisi est le Black Hornet PRS, qui passe pour être le « plus petit système aérien sans pilote [UAS] au monde ».

Ce système a été développé par la société norvégienne Prox Dynamics, laquelle est devenue par la suite une filiale du groupe américain FLIR.

« Le FLIR Black Hornet PRS équipe le fantassin non spécialiste d’un outil de perception de la situation [SA] à la fois discret et immédiat. La technologie révolutionnaire EO [électro-optique] et IR [infrarouge] comble le fossé entre capteurs aériens et capteurs terrestres, offrant la même qualité de SA que les drones plus gros et les fonctions de localisation IED des UGV [drones terrestres, ndlr]. Extrêmement léger, quasiment silencieux, avec une autonomie de vol de 25 minutes, ce Black Hornet de poche éprouvé au combat transmet à l’opérateur des vidéos en direct et des images fixes HD », explique l’industriel sur son site Internet.

D’une masse de 1,3 kg et d’un format suffisamment compact pour qu’un fantassin puisse le transporter à la ceinture, ce système, composé de 2 drones, des batteries, un pad de pilotage et un écran de contrôle, est « facile à déployer » et ne demande pas une formation spécialisée pour l’utiliser. En outre, il est très discret, ce qui permet les « opérations à couvert ».

D’une masse de 18 grammes pour une longueur de 16 cm, le Black Hornet peut voler à une vitesse de 5 mètres par seconde à une altitude de 10 mètres.

« Nous sommes honorés de soutenir la mission des Forces armées françaises avec la fourniture du PRS Black Hornet et des services associés », s’est réjoui Jim Cannon, le patron de FLIR Systems.

La British Army a disposé de nano-drones Black Hornet pendant un temps avant de les retirer (momentanément?) du service. En 2013, il avait été rapporté par la BBC que le ministère britannique de la Défense [MoD] en avait commandé pour 31,3 millions de dollars à l’époque, ce qui correspondait à environ 160 exemplaires.

Source : Zone Militaire

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