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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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jeudi 7 septembre 2017

Yémen : Des forces spéciales US engagées contre Al Qaïda dans la péninsule arabique

Depuis le début de cette année, les forces spéciales américaines ont mené au moins deux raids contre al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP), la filiale sans doute la plus dangereuse de l’organisation terroriste, dont un qui, conduit le 29 janvier 2017, a prêté le flanc à la polémique en raison de victimes civiles supposées et de la mort d’un Navy Seal.

En outre, depuis le 28 février, l’aviation américaine a effectué pas moins de 80 frappes aériennes dans ce pays, essentiellement contre des cadres d’AQAP mais aussi en soutien des forces émiraties de la coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite afin de soutenir les troupes du président Abdrabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Mais l’engagement des États-Unis au Yémen ne s’arrête pas là. En effet, le 4 août, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a indiqué que des membres des forces spéciales américaines avait été déployés auprès des forces émiraties et yéménites, alors engagées, depuis la ville de Moukalla, dans une opération visant à chasser AQAP de la province stratégique de Chabwa [sud-est du pays].

Ainsi, selon le capitaine de vaisseau Davis a précisé que l’objectif de cette opération, lancée le 1er août, visait à « détruire » les capacités de l’organisation jihadiste à préparer des attaques. « Cela implique un très petit nombre de soldats américains sur le terrain qui sont avant tout là pour faciliter le flux des informations », a-t-il souligné, tout en admettant qu’ils pouvaient être toujours être pris dans des combats.

Par ailleurs, le porte-parole a pris soin de préciser que le navire d’assaut amphibie Bataan, qui compte, à son bord, plusieurs centaines de soldats du corps des Marines, n’était pas impliqué dans l’offensive.

Finalement, cette opération n’aura duré que quelques jours. Hormis un attentat suicide commis lors de son premier jour contre les soldats yéménites (lesquels ont eu 7 tués), les combattants d’AQAP ont été fidèles à leur habitude, c’est à dire qu’ils ont esquivé le combat pour se réfugier dans la province voisine d’Abyane, située plus à l’ouest. Des témoins ont en effet dit avoir vu une colonne jihadiste de 45 véhicules se diriger vers cette région.

« Les combattants d’Al-Qaïda évoluaient en toute liberté en l’absence de l’armée et des forces de l’ordre », a raconté un civil à l’AFP. « Mais ils sont partis, certains dans des zones désertiques environnantes et d’autres dans la province proche d’Abyane », a-t-il ajouté.

Le contrôle de la province de Chabwa était un objectif prioritaire pour le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi dans la mesure où elle abrite plusieurs gisements d’hydrocarbures et le terminal gazier de Belhaf, qui est la plus importante installation énergétique du Yémen. Jusqu’en 2015, il était géré par le groupe français Total.  

Source : Zone Militaire

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mardi 5 septembre 2017

Sentinelle : Un soldat du 1er RTir d'Epinal se suicide avec son fusil...

Selon une information du quotidien « Le Parisien », confirmée par LCI, un soldat du 1er Régiment de Tirailleurs d’Épinal s’est donné la mort, vers 23H40, le 25 août 2017, avec son arme de service, en l’occurrence un fusil d’assaut.

Le drame a eu lieu dans des locaux de la Marine nationale, rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris. Le militaire, âgé d’une vingtaine d’années, était seul dans une chambre située au 2e étage du bâtiment quand il a commis son geste fatal. Ses camarades ont tenté de le ranimer quand ils l’ont découvert. Malheureusement, son décès a été constaté une heure plus tard par le médecin du Samu.

D’après le Parisien, ce jeune soldat appartenait à la 5e compagnie de combat du 1er Régiment de Tirailleurs (RTir). Une enquête est actuellement conduite par la Gendarmerie.

Le 1er RTir, qui vient par ailleurs de percevoir ses premiers fusils HK-416 avec lesquels il a défilé le 14-Juillet dernier, a déployé 350 hommes à Paris, pour les besoins de l’opération Sentinelle.

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un tel drame a lieu. En juin 2016, un soldat engagé dans l’opération Sentinelle s’était aussi donné la mort avec son arme, au 2e sous-sol des Galerie Lafayette, dans le IXe arrondissement de Paris.

Source : Zone Militaire

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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jeudi 31 août 2017

Bruxelles : Deux militaires attaqués à l'arme blanche au nom d'Allah. Le terroriste a été abattu !

Comme en France, avec l’opération Sentinelle, les militaires belges sont sollicités pour une mission de sécurité intérieure qui, appelée Vigilant Guardian, est régulièrement prolongée en fonction de l’état de la menace terroriste.

Et c’est dans le cadre de cette dernière que le 25 août 2017, vers 20H15, dans le centre de Bruxelles, deux soldats ont été attaqués à l’arme blanche par un homme ayant crié « Allah Akbar » à deux reprises au moment de passé à l’acte. La riposte a été immédiate : l’assaillant a été mortellement blessé par des tirs. Les militaires agressés souffrent de blessures légères au visage et à la main.

Un témoin a dit avoir vu un « militaire qui saignait de la main et un homme à terre », qui « portait la barbe et une capuche ». D’après les médias d’outre-Quiévrain, l’assaillant serait âgé d’une trentaine d’années et d’origine somalienne.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque terroriste », a indiqué une porte-parole du parquet fédéral belge, citée par l’AFP. Le Centre de crise belge a quant à lui précisé que la situation était « sous contrôle ». Enfin, le maire de Bruxelles, Philip Close, a évoqué, d’après les premiers éléments, qu’il s’agissait d’un « incident isolé ».

Source : Zone Militaire

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Ndlr : Un « incident isolé »... Parmi de nombreux autres...

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mercredi 30 août 2017

Honneurs militaires : Jean Vilalta soldat français tué en Algérie, a été rapatrié en France...

Tué en 1956 lors du conflit avec l'ex-territoire français, Jean Vilalta a reçu les honneurs militaires lors de ses obsèques officielles ce samedi dans les Pyrénées-Orientales.

C'est une première depuis 1962. Un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités algériennes avaient autorisé en juin dernier le rapatriement du corps du sergent Jean Vilalta, tué en juillet 1956, pendant la guerre d'Algérie.

Les honneurs militaires lui ont été rendus samedi matin par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) à la cathédrale d'Elne, près de Perpignan. La famille du défunt était accompagnée de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

«C'est une première et certainement une dernière», selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. «Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'État algérien et de l'État français», a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

400 soldats français inhumés en Algérie

Jean Villalta est âgé de seulement 22 ans quand il est mobilisé sur le front algérien, en mars 1956. Quatre mois plus tard, il succombe à une décharge de chevrotine et est enterré au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran. À partir du milieu des années 70, la famille du militaire fait plusieurs demandes de rapatriement de sa dépouille à la présidence de République, au cabinet du ministre de la Défense, puis à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre d'Alger.

Mais faute d'informations précises sur l'emplacement de sa tombe, les requêtes restent sans suite... jusqu'en 2015. Cette année-là, la sœur du défunt trouve par hasard une lettre sur laquelle est inscrit dessus le rang, le carré mais aussi le numéro de la tombe de son frère. La famille contacte alors l'Ambassade de France à Oran pour savoir si Jean Vilalta était bien enterré à cet emplacement là-bas». Après deux ans d'attente et plus de 3500 euros déboursés pour le transport de la dépouille, le rapatriement a enfin lieu le 21 juin 2017.

«Il est possible que cela entraîne d'autres familles à réclamer les dépouilles de leurs proches. Pour l'instant, moins d'une dizaine de demandes de ce type ont été référencées par nos services», précise au Figaro la Capitaine Marie Pérochain, officier de presse au Ministère des Armées. De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour combattre sur le sol algérien. 

Selon les chiffres officiels de l'armée française, plus de 20.000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie. 

Source : Le Figaro.fr

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dimanche 27 août 2017

Police - Douanes : Armes de guerre et drogue saisis dans une cité de Saint Denis...

Un lance-roquettes, des explosifs, du matériel de police, plusieurs kilos de cannabis : un arsenal a été saisi jeudi dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et au moins un gardien a été entendu par les autorités, a-t-on appris dimanche auprès d'élus locaux.

La saisie a eu lieu dans la cité Jacques-Duclos, minée par le trafic de drogue, a déclaré à l'AFP Stéphane Peu, le député (PCF-LFI) de la circonscription, confirmant une information du Parisien.

Outre le lance-roquettes anti-char et trois pains d'explosif tolite, les policiers ont mis la main sur deux fusils à pompe, des munitions de calibre 12 et 9 mm, 40 kg de résine de cannabis, de l'argent liquide, des gyrophares de police et des gilets pare-balles, selon le quotidien, qui ajoute que deux hommes, de 30 et 40 ans, ont été mis en examen et écroués pour trafic d'armes et de stupéfiants, samedi à Paris. 

"Plusieurs personnes ont été entendues", dont un gardien d'immeuble, âgé de 40 ans, et récemment recruté par Plaine commune habitat, a de son côté indiqué Stéphane Peu.

"Si des charges devaient être retenues contre lui, une procédure de licenciement serait immédiatement lancée", a souligné le bailleur dans un communiqué. Plaine commune habitat, qui gère plus de 18.000 logements sur sept communes de Seine-Saint-Denis, a ajouté avoir alerté la préfecture à "maintes reprises" sur la "situation grave" de cette cité.

L'opération de jeudi est "l'arbre qui cache la forêt" à Saint-Denis où plusieurs cités sont "gangrénées" par le trafic, a regretté auprès de l'AFP Madjid Messaoudene, un élu de la ville en charge de la lutte contre les discriminations, réclamant des renforts policiers. "Par rapport au nombre d'habitants, il manque 200 policiers à Saint-Denis si l'on compare avec Paris", a-t-il affirmé.

La saisie de jeudi est la deuxième saisie d'importance en quelques mois sur la commune. En novembre, un camion transportant 500 kg de cannabis en provenance d'Espagne avait été intercepté par les douanes au moment où il entrait dans un local municipal de Saint-Denis. Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic, et dont l'un travaillait pour la mairie, ont été mis en examen et écroués.

Source : AFP et Le Point

Ndlr : La FNCV s'associe à la douleur de la famille et des compagnons du Président Guy Duchesne. Hommage au président et à l'ancien combattant.

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vendredi 25 août 2017

Irak : Deux soldats américains de la coalition anti-jihadiste tués au Nord

Le commandement de l’opération Inherent Resolve (OIR) – nom de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a indiqué, le 13 août 2017, que deux militaires américains venaient de perdre la vie dans le nord de l’Irak et que cinq autres avaient été blessés. Et de préciser, sans donner plus de détails, qu’une enquête était en cours pour en déterminer les raisons.

« Selon les premières informations, l’incident n’est pas dû à un contact avec l’ennemi », a toutefois précisé la coalition dans son communiqué.

Cela étant, le même jour, l’État islamique (EI ou Daesh) a revendiqué une attaque contre les forces américaines à l’ouest de Mossoul. Via un communiqué, l’organisation jihadiste a affirmé avoir tiré des roquettes Grad à l’est de Tal Afar, une localité restée encore sous son contrôle.

« Toute la coalition anti-EI adresse ses plus sincères condoléances aux familles, amis et coéquipiers de ces héros », a affirmé le général américain Stephen J. Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve.

« Il n’y a pas de mots pour décrire le respect que j’ai pour vous et le chagrin que j’ai pour votre perte. J’espère que l’on trouvera un peu de réconfort en pensant que leur perte a un sens pour notre pays et pour toutes les nations de la coalition alors que ces personnels se battaient pour vaincre un ennemi vraiment maléfique pour protéger nos patries. » a ajouté le général Townsend.

Selon un bilan mis à jour le 11 août 2017, 42 militaires américains ont été tués en Irak et en Syrie, dont 11 « en action » (KIA), les autres morts ayant été accidentelles.

Environ 450 militaires américains ont été affectés auprès des troupes irakiennes à titre de conseillers. En outre, des unités d’artillerie ont été déployées par l’US Marine Corps dans la région de Mossoul, afin d’y appuyer les opérations menées contre les jihadistes.

Si, officiellement, les conseillers militaires américains ne sont pas censés combattre en première ligne, il arrive qu’ils soient pris pour cible, comme l’a indiqué, en février, le porte-parole de la coalition. « Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul », avait-il expliqué à l’époque.

Source : Zone Militaire

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mercredi 23 août 2017

Attentats Barcelone - Cambrils : Un ancien militaire de la Légion espagnole a abattu 4 terroristes

Le soir du 17 août 2017, une Audi A3 avec 5 jihadistes à bord fonce sur des passants à Cambrils, station balnéaire située à 120 km de Barcelone, où un attentat venait d’être commis sur l’avenue « Les Ramblas ». Puis le véhicule percute une voiture de police, blessant un agent des Mossos d’Esquadra (police catalane).

Les terroristes, munis d’armes blanches et de fausses ceintures d’explosifs, sortent de leur véhicule et se dirigent vers les policiers. L’un d’eux n’hésite pas : il sort son arme, ouvre le feu et tue quatre assaillants. Ayant réussi à prendre la fuite, le cinquième jihadiste parvient à poignarder une femme au visage avant d’être abattu par un autre agent des Mossos.

Or, les policiers qui ont neutralisé les assaillants ne font pas partie d’une unité d’élite. Habituellement, leur mission relève de la « police de proximité », c’est à dire qu’ils surveillent les événements culturels et autres rassemblements festifs, font de la prévention et vont même donner des conférences dans les écoles. Aussi, la réaction de l’agent qui a empêché le pire à Cambrils sort du commun.

Pour des raisons évidentes de sécurité, peu de détails sur ce dernier ont été donnés, si ce n’est qu’il est père de famille et qu’il a un passé militaire. Le « héros de Cambrils possède une compétence technique extraordinaire dans le maniement des armes et pour prendre rapidement des décisions. Il a été formé dans l’une des unités d’élite de l’armée espagnole, en particulier dans la Legión [Española], ce qui a été décisif dans sa réaction face à un risque mortel », a en effet écrit le quotidien El Mundo.

Source : Zone Militaire

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samedi 19 août 2017

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires italiens qui seraient déployés dans les eaux territoriales libyennes

Le 2 août, le Parlement italien a autorisé une mission de la Marina Militara dans les eaux territoriales libyennes afin de répondre à une sollication du gouvernement d’union nationale (GNA) qui, conduit par Fayez al-Sarraj, est reconnu par la communauté internationale. Et, dans la foulée, le patrouilleur Comandante Borsini a mis le cap vers Tripoli.

Seulement, cette mission italienne, qui doit apporter un appui aux gardes-côtés relevant de l’autorité du GNA contre les réseaux de passeurs de migrants, n’est pas du goût du gouvernement établi à al-Bayda, dans l’est de la Libye, et dont le maréchal Khalifa Haftar est l’un des personnages-clé, puisqu’il commande l’Armée nationale libyenne (accessoirement, c’est lui qui parle en lieu et place du Premier ministre, Abdallah al-Thani).

Ainsi, le maréchal Haftar a tout simplement ordonné à ses troupes d’empêcher l’accès des eaux libyennes à tout navire étranger. Évidemment, cela vise le patrouilleur italien et tous les autres bâtiments de la Marine Militare qui viendront appuyer les gardes-côtes du GNA.

« Le maréchal Khalifa Haftar a donné des ordres à l’état-major de la marine d’empêcher l’entrée de tout navire étranger dans les eaux territoriales libyennes sans autorisation de l’ANL », a ainsi indiqué, le 3 août, Khalifa al-Obeidi, porte-parole du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL).

« Les ordres ont effectivement été donnés aux bases navales de Tobrouk, Benghazi » dans l’est du pays, et à celle « de Ras Lanouf » au centre, a ajouté M. Al-Obeidi. Et de confirmer que « le maréchal Haftar a donné ces directives en réaction à l’annonce par l’Italie de son intention de déployer des navires jusque dans les eaux nationales libyennes. »

Reste à voir si l’ANL a vraiment les capacités pour inquiéter la marine italienne. Avant la révolution de 2011, la base navale de Benghazi abritait la frégate Al Hani (classe Koni) et la corvette Tariq-Ibn Ziyad. La première avait été envoyée à Malte pour y être réparée et la seconde a été coulée. En outre, 2 patrouilleurs de classe Osa II et le dragueur de mines Ras Al Massad avaient rallié la capitale de la Cyrénaïque. Mais on ignore dans quel état ils se trouvent actuellement. Cela étant, les troupes du maréchal Haftar disposent de quelques avions de combat (MiG-21 et MiG-23) et d’hélicoptères, ce qui peut constituer la seule menace sérieuse pour les marins transalpins si jamais ils devaient s’aventurer au-delà de Misrata.

Quoi qu’il en soit, les ordres donnés par le maréchal Haftar, soutenu par la France (discrètement) pour son opération anti-jihadiste « Dignité », rendent de plus en plus incertaine l’application de la feuille de route qu’il avait « agréée » avec le chef du GNA à La Celle-Saint-Cloud, sous le parrainage du président Macron. 

Source : Zone Militaire

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jeudi 17 août 2017

Barcelone : Attaque terroriste à la camionnette près de la Rambla revendiqué par Daesh !!!

Une camionnette a foncé dans la foule, cet après-midi, sur la Ramblas, à Barcelone en Espagne.
La police parle d’une "attaque terroriste". Au moins trois personnes seraient impliqués.
Un des assaillants a été arrêté, les deux autres sont toujours recherchés.
D'après les hôpitaux, le bilan serait pour l'heure d’au moins treize morts et des dizaines de blessés.
Daech, l'État islamique revendique l'attaque par son agence de propagande Amaq !

Attaque terroriste à Barcelone : 14 morts !!!

Une fourgonnette a percuté la foule, jeudi, sur une artère très fréquentée de la capitale catalane.
Un homme a été interpellé, annonce la police catalane

Une camionnette a percuté la foule sur les Ramblas, l'avenue la plus touristique de Barcelone (Espagne), jeudi 17 août. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait à ce stade de cette attaque, qualifiée de "terroriste", qui a fait au moins un mort, selon le dernier bilan officiel diffusé par la police catalane.

Que s'est-il passé ?

La fourgonnette a foncé sur les passants qui circulaient sur les Ramblas vers 17 heures. "Toute la rue a crié et s'est mise à courir", témoigne Anita. Contactée par franceinfo, cette touriste française faisait du shopping avec sa fille. "La camionnette venait de la Rambla vers la place de Catalogne. Les gens se sont réfugiés là où ils le pouvaient", décrit-elle. "La camionnette a renversé tout ce qui se trouvait sur son passage : les passants, les étals", ajoute Paola Lerma, touriste mexicaine de 23 ans.

"Tout à coup, j'ai entendu un bruit de collision et toute la rue s'est mise à courir en criant", raconte un témoin, Amer Anwar, à la chaîne de télévision Sky News. "Il y a eu comme une mini-bousculade", renchérit Ethan Spibey, un vacancier, sur la même chaîne.

Connaît-on le mobile de l'attaque ?

Peu après les faits, la police a annoncé par mégaphones qu'une "attaque terroriste" était "confirmée", selon l'AFP. Une information relayée sur Twitter par la police catalane.

Au moins un suspect s'est retranché dans un bar, annonce une source policière à l'AFP, confirmant l'information de plusieurs médias espagnols.

Quel est le bilan ?

La police catalane fait état, dans un bilan provisoire, d'"un mort et 32 blessés dont dix blessés graves". Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers soins, a indiqué le correspondant de l'AFP sur place.

Quels moyens ont été déployés ?

La zone a été fermée par un cordon de sécurité et des ambulances se trouvent sur place, selon un correspondant de l'AFP. Les policiers ont évacué la place de Catalogne, voisine des Ramblas, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres.

Des policiers ont demandé aux commerçants à proximité de la collision de laisser entrer les passants et de baisser les rideaux derrière eux. De nombreux Barcelonais et touristes sont ainsi confinés dans le centre-ville, comme Anita. "Tout le monde va bien, ici. On a interdiction de s'approcher des fenêtres. Ça va faire une heure qu'on est ici", décrit-elle.

La protection civile demande en effet aux personnes présentes dans la zone de rester à l'abri. Les stations de métro et de train situées dans le quartier vont être fermées. Via son compte Twitter, l'ambassade de France en Espagne s'est adressée aux citoyens français qui se trouveraient à Barcelone, leur conseillant de "rassurer [leurs] proches" et  de "s'abst[enir de diffuser des images".

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 15 août 2017

Burkina Faso : Attentat islamiste à Ouagadougou , 18 tués et 8 blessés !

Sahel : Un nouvel attentat terroriste vise les expatriés à Ouagadougou

Près de 20 mois après les attentats qui, commis par al-Mourabitoune pour le compte d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), avaient visé le bar Taxi Brousse, le restaurant Le Cappuccino et l’hôtel Splendid [30 tués et 71 blessés, ndlr], le centre de Ouagoudougou [Burkina Faso] a une nouvelle fois été le théâtre d’une attaque terroriste contre la communauté des expatriés, selon un mode opératoire identique.

Les témoignages ne s’accordent pas tous. Ainsi, il a été avancé que trois hommes armés sont arrivés, vers 21h30, à bord d’un véhicule 4×4 à la hauteur du café-restaurant Aziz Istanbul, situé à 200 mètres du café Cappuccino, déjà pris pour cible le 15 janvier 2016. Mais un officier de la gendarmerie burkinabè, citant des témoins, a parlé de deux individus à moto. En tout cas, une chose est certaine : ils ont ouvert le feu sur les clients attablés à la terrasse de l’établissement, essentiellement fréquenté par des expatriés.

Puis, selon le ministre burkinabè de la communication, Remis Dandjinou, les auteurs de la fusillade se sont retranchés « dans un étage de l’immeuble » qu’ils venaient d’attaquer. « Les forces de défense et de sécurité et l’unité d’élite de la gendarmerie sont en opération », a-t-il ensuite assuré, avant d’évoquer des personnes retenues en otage.

Après avoir établi un cordon de sécurité et évacué le périmètre, policiers, gendarmes et militaires ont donné l’assaut. Assaut qui pris fin avec la mort de deux assaillants.

Lors d’un nouveau point presse, M. Dandjinou a indiqué qu’une opération de « quadrillage » et de « vérification des maisons avoisinantes » était en cours. Par ailleurs, il n’a pas confirmé le nombre d’assaillants impliqués dans cette attaque qui, selon un bilan encore provisoire, a fait 18 tués de « différentes nationalités » et au moins 8 blessés.

Même si le groupe jihadiste Ansarul Islam reste actif dans la région frontalière du Mali et du Burkina Faso, malgré les coups portés par l’opération française Barkhane et les forces burkinabé, le mode opératoire et la cible de cette attaque – les expatriés – désignent le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’organisation créée en mars dernier avec des éléments d’AQMI, d’al-Mourabitoune et d’Ansar Dine.

Cette dernière a ainsi revendiqué l’attaque commise en juin contre le campement Kangaba, un « écolodge » accueillant une clientèle étrangère à Bamako. Par ailleurs, AQMI est aussi responsable des attentats contre l’hôtel Radisson Blu [Mali] et le site de Grand Bassam [Côte d’Ivoire].

Cela étant, il n’est pas impossible que cet attentat contre le restaurant Aziz Istanbul de Ouagadoudou soit le fait de « l’État islamique du Grand Sahara » d’Abou Walid al-Sahraoui, lequel a déjà revendiqué plusieurs attaques au Burkina Faso.

Pour rappel, le Burkina Faso fournira des effectifs à la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), dont la mission sera de mener des opérations anti-terroristes. Pour le moment, le financement de cette dernière n’est pas encore assuré, alors qu’elle doit être opérationnelle dès l’automne prochain.

Source : Zone Militaire

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lundi 14 août 2017

Barkhane : Rampe de lancement d'engins neutralisée par les soldats tchadiens

Une attaque contre la base française de Tessalit évitée grâce aux soldats tchadiens

La vigilance des soldats tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a permis d’éviter une attaque contre la Plateforme Désert Relais (PFDR) de la force française Barkhane à Tessalit.

L’un des modes opératoires suivis par les groupes armés terroristes (GAT) pour attaquer les forces internationales, qu’elles soient françaises ou déployées sous la bannière des Nations unies consiste à utiliser une rampe de lancement sommaire sur laquelle est fixée une roquette (généralement utilisée par les lance-roquettes multiples de type Grad). La mise à feu se fait par le déclenchement de l’alarme d’un téléphone portable, ce qui évite tout brouillage. Dans ce cas, les assaillants se font rarement prendre.

Le 25 juin, c’est donc un tel dispositif qui a été découvert par une patrouille tchadienne, à proximité de la base française de Tessalit. Cette fois, la munition était une roquette de 57 mm, peut-être de type S5 étant donné que l’on sait que, durant la guerre civile libyenne de 2011, des rebelles en avaient déployé sur des pick-up.

Une fois l’alerte donnée par les soldats tchadiens, des sapeurs français « ont immédiatement procédé à la neutralisation de ce dispositif », a indiqué l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu des opérations.

Au passage, quatre jours plus tôt, le groupement tactique désert blindé (GTD-BLD) « Edelweiss » a, au cours d’une opération conduite dans la région de Kidal, découvert, dans une maison, un stock de munitions composé d’une « dizaine d’obus de 60 mm, des fusées et des munitions de calibre 7.62 mm. » Et l’EMA de préciser : « Depuis le début de l’opération Barkhane, par trimestre, ce sont près de 2 tonnes d’armes ou de munitions saisies. »

L’entente entre les militaires français et tchadiens, qui avait donné de très bons résultats lors de la bataille de l’Adrar des Ifoghas, en février 2013, lors de l’opération Serval, a de nouveau fonctionné contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, lié à l’État islamique.

En effet, la force Barkhane a assuré un soutien sanitaire aux troupes tchadiennes engagées dans une importante offensive contre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, les 24 et 25 juin derniers. Et les combats y ont été particulièrement intenses car, selon un bilan officiel, 162 jihadistes ont été tués et plusieurs de leurs véhicules et autres motos ont été détruits. Côté tchadien, 8 soldats y ont laissé la vie et 18 autres ont été blessés. Et ces derniers ont été pris en charge par Barkhane.

« Dans les rangs des forces de défense tchadiennes, certains blessés ont été rapatriés vers N’Djaména grâce à une évacuation médicale aérienne organisée par les moyens et les équipes de Barkhane avant d’être pris en charge par l’équipe médicale du pôle santé unique (PSU) de la force Barkhane ou d’être redirigés vers les services tchadiens», a en effet avancé l’EMA.  

Source : Zone Militaire

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samedi 12 août 2017

Général de Villiers : Déclarations de l'ex-CEMA devant les députés de la commission de la Défense

Que n’a-t-on pas lu et entendu après le « recadrage » du général de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA) par le président Macron !

On a vu des éditorialistes, prendre l’air docte en rappelant que, dans notre République, les « armes cèdent à la toge » (sans pour autant le dire en latin – Cedant arma togae – ce qui aurait eu plus de classe), faire des parallèles plus que douteux avec le putsch des généraux à Alger, assimiler les militaires à de la chair à canon pour mieux affirmer que, après tout, le budget des Armées était déjà bien suffisant, si pas trop élevé, etc… Même un ministre y est allé de son couplet en parlant de « poète revendicatif ».

Bref, tout ce beau monde, dont ignorait qu’il s’intéressait d’aussi près à la chose militaire, aurait mieux fait d’attendre (faute de réfléchir) le compte-rendu de l’audition du général de Villiers par les députés de la commission de la Défense plutôt que de commenter un phrase sortie de son contexte et rapportée à la presse au mépris des règles. Audition, tenue à huis-clos, à l’origine de son « recadrage » et de sa démission.

Ainsi, alors qu’il venait d’apprendre, par voie de presse, que le budget des Armées allait être amputé de 850 millions d’euros, le général de Villiers a rappelé aux députés les quatre principales responsabilités d’un CEMA lesquelles sont, « sous l’autorité du président de la République », le commandement de toutes les opérations militaires, la définition du format d’ensemble des armées et de leur cohérence capacitaire et les relations avec les armées étrangères et les structures militaires de l’Otan ainsi que de l’Union européenne.

Après avoir fait l’état des menaces et de leurs caractéristiques, le général de Villiers a fait part de ses préoccupations, en rappelant les efforts fournis par les Armées depuis 10 ans. « Le ministère de la Défense a été le plus important contributeur de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le modèle s’est alors contracté autour d’un cœur de métier minimaliste, fragilisant du même coup sa cohérence d’ensemble, au moment même où il était davantage sollicité. Lorsque les engagements sont en hausse et le budget, en baisse, j’appelle cela un grand écart. À ceux qui en douteraient, je le dis et je le répète : on a déjà donné, on a déjà tout donné », a-t-il dit, comme il avait d’ailleurs déjà fait lors d’une audition précédente.

« Il faut maintenant revivifier notre modèle, ce qui, d’ailleurs, n’exclut pas de poursuivre notre transformation permanente et nos réformes de structure pour être toujours plus efficients. Je souscris à la feuille de route qui a été envoyée par la ministre des Armées au Premier ministre en ce sens », a continué le général de Villiers.

Puis, l’ancien CEMA a abordé les questions budgétaires, sous l’angle de la condition des militaires. « En ce domaine, nous ne pouvons différer les mesures concrètes. Nos armées sont composées à 63 % de contractuels. À l’horizon 2025 – date à laquelle le budget de la défense devrait atteindre la cible de 2 % du PIB –, une majorité d’entre eux aura déjà quitté l’institution. C’est donc dès 2017-2018 que l’effort doit être fourni! », a-t-il dit.

Et d’insister : « Les familles, elles aussi, attendent un geste. Elles souffrent de l’absence accrue de leur conjoint et de l’imprévu. À cela s’ajoutent des difficultés d’accès à l’emploi ou au logement, notamment en région parisienne, où de jeunes officiers et sous-officiers n’ont pas les moyens de se loger! […] on ne va pas continuer comme cela et attendre 2025! »

Ensuite, le général de Villiers a fait valoir que la fin de gestion 2017 devait « absolument être préservée ». « En opérations extérieures comme sur le territoire national, nos armées assurent la sécurité des Français au quotidien, dans des conditions souvent très difficiles. Comment imaginer ne pas leur donner les moyens nécessaires pour remplir leurs missions? Les exécutions budgétaires ont été préservées en 2015 et 2016. Cela doit être le cas également en 2017, car les armées ne sont pas moins sollicitées, loin s’en faut », a-t-il dit.

Ensuite, l’ancien CEMA a souligné que, pour tenir l’objectif des 50 milliards d’euros pour 2025 (hors pensions et hors surcoûts des opérations extérieures), il était essentiel de ne pas rater la première marche, c’est à dire la loi de finances 2018. « Je ne suis pas un lapin de six semaines : je sais bien que, si l’objectif de 50 milliards est fixé à 2025 et que la courbe d’évolution du budget démarre très bas, l’élévation de cette courbe ne se produira qu’en fin de période. Nous connaissons la ficelle de cette ‘remontée tardive’ et l’avons déjà expérimentée sous les deux quinquennats précédents », a-t-il affirmé.

L’équation pour la loi de finances 2018 est « simple », a enchaîné le général de Villiers. « Après mise sous contrainte, le socle budgétaire ressort à 34,8 milliards d’euros, dont 32,8 milliards ouverts en loi de finances initiale auxquels il faut ajouter, d’une part, le milliard d’euros décidé par le président Hollande lors du conseil de défense du 6 avril 2016 et correspondant aux besoins supplémentaires indispensables pour faire face à la menace terroriste […]; plus 200 millions d’euros décidés ces derniers mois pour financer le service militaire volontaire, la garde nationale avec l’augmentation du nombre de réservistes et les mesures de condition du personnel », a-t-il énuméré.

En outre, il faudra également ajouter « 600 millions d’euros pour soutenir le surcroît d’engagement de nos forces et atténuer le sous-dimensionnement chronique de certains soutiens, dont l’infrastructure et enfin, 200 millions d’euros pour renforcer à très court terme la protection de nos hommes, à titre individuel et pour les équipements. »

Puis, le général de Villiers a été interpellé par plusieurs députés sur le coup de rabot de 850 millions annoncé la veille de son audition par le ministre de l’Action et des Comptes publics.

« Je ne peux guère vous en dire davantage sur les conséquences qu’aurait l’annulation de 850 millions d’euros de crédits, non pas parce que je cherche à éviter le sujet, mais parce que la décision n’a pas encore été officiellement prise par le président de la République. Attendons qu’elle le soit; en attendant, j’ignore si nous appliquerons la batterie de mesures possibles, car cela dépendra, encore une fois, du niveau de report de charges et de crédits, de la manière dont cette annulation s’articulera avec d’autres annulations et gages dans le cadre de la gestion budgétaire globale et du niveau des opérations extérieures », a répondu l’ancien CEMA.

« À l’évidence, le budget ne correspond pas à ce que j’avais demandé […] ni à ce qu’a demandé la ministre des Armées. Cela étant dit, je ne peux guère vous apporter davantage de précisions tant que la décision n’est pas officiellement prise; lorsqu’elle le sera, si elle devait l’être, votre président [Jean-Jacques Bridey] sera informé des mesures concrètes de décalage qui seront prises – puisqu’il faudrait procéder à des décalages, étant donné que je ne vois pas d’autre solution que de faire porter de telles demandes d’économies sur l’équipement des forces », a toutefois lâché le général de Villiers.

Et si une phrase devait être retenue contre lui dans le procès que quelques éditorialistes lui ont fait, c’est celle-ci : « La souveraineté économique ne s’oppose pas à la souveraineté de défense, bien au contraire. Reste qu’il faut trouver entre les deux une voie juste et équilibrée»

Mais le général de Villiers s’en est expliqué : « Le coût du renoncement serait potentiellement très élevé. Comme chef d’état-major des armées, je ne vois pas d’autre alternative que celle du désengagement opérationnel inéluctable, par manque de moyens. Se résoudre à l’option du désengagement ne se résume pas à la seule décision de quitter un théâtre d’opération. Se désengager, c’est choisir en réalité quel dispositif, intérieur ou extérieur, alléger. C’est décider quel théâtre quitter alors que les opérations qui y sont conduites contribuent à notre sécurité. C’est accepter de peser de façon moins déterminante sur la protection des Français. C’est laisser à d’autres le soin d’influer sur les grands équilibres internationaux. »

Bref, « ce serait revoir nos ambitions à la baisse, au moment même où de très nombreux États, déraisonnables pour certains, aspirent à faire entendre leur voix dans le concert des nations. Une telle décision serait respectable, mais il faut que, politiquement, les choses soient claires », a-t-il fait valoir.  

Source : Zone Militaire
 
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mercredi 9 août 2017

Sentinelle : Militaires renversés par une voiture... Un homme blessé par balle arrêté ! Attaque terroriste ?

Militaires renversés à Levallois: un homme interpellé

Le ministre de l'Intérieur a évoqué un «acte délibéré». Ce mercredi matin, des militaires de l'opération Sentinelle ont été renversés par une voiture à Levallois-Perret. Alors que le conducteur du véhicule a pris la fuite, un important dispositif a été mis en place pour le retrouver. Après plusieurs heures de traque, un individu a été interpellé en début d'après-midi par les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) de Lille et de Rouen sur l'autoroute A16, entre Boulogne et Calais. Cet homme, né en 1980, est «susceptible d'être l'auteur» de l'attaque «car il était à bord du véhicule recherché et a tenté de prendre la fuite», a affirmé une source judiciaire à l'AFP. Selon plusieurs sources concordantes, il s'agit d'Hamou B., un individu fiché ILE (infraction à la législation sur les étrangers) qui serait entré illégalement en France.

Pour échapper à son arrestation, le conducteur a percuté un ou plusieurs véhicules, et les policiers ont fait feu à plusieurs reprises. Touché par plusieurs balles, celui qui est considéré comme le principal suspect de cette attaque a été hospitalisé à Lille, selon une source policière. Si les enquêteurs sont certains que le véhicule qu'il conduisait est bien celui qui a percuté les militaires ce matin, ils ne confirmaient pas, à ce stade, que le conducteur arrêté était bien celui qui a renversé les soldats.

L'attaque a eu lieu à 8 heures ce matin, au moment de la relève, a indiqué au Figaro la Préfecture de police de Paris. Selon nos informations, les soldats étaient à pied et rejoignaient leurs véhicules stationnés place de Verdun, non loin de la mairie. Ils se trouvaient près d'une base de cantonnement, où ils sont hébergés dans le cadre de l'opération Sentinelle, lorsqu'une voiture les a violemment percutés. Six soldats du 35e régiment d'infanterie de Belfort «ont été blessés, quatre légèrement et deux plus grièvement», toujours d'après la Préfecture de police. Leur pronostic vital n'était toutefois pas engagé et leurs blessures n'inspiraient plus d'inquiétude dans l'après-midi, selon le premier ministre Edouard Philippe, les blessures subies étant «fort heureusement légères».

«Un acte lâche»

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et la ministre des Armées Florence Parly se sont rendus, à la mi-journée, au chevet des militaires blessés à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne. Le locataire de la place Beauvau a dénoncé «un acte délibéré» et donné quelques détails quant au déroulé de la scène: «Une voiture qui était dans le quartier est arrivée vers le dispositif, elle roulait doucement, à 5 mètres à peu près des militaires, elle a accéléré de manière à pouvoir les percuter. (...) Nous savons que c'est un acte délibéré, ce n'est pas un acte accidentel», a-t-il affirmé.

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et Florence Parly, ministre des Armées, se sont rendus au chevet des militaires blessés à la mi-journée.

Plus tôt, la préfecture des Hauts-de-Seine avait également évoqué un «acte a priori volontaire». «C'est sans aucun doute délibéré», a déclaré, pour sa part, Patrick Balkany, sur BFMTV. Le maire de Levallois-Perret a précisé que les forces de l'ordre étaient à la recherche d'une voiture de marque BMW. Selon lui, le véhicule était positionné dans une impasse, ce qui laisse penser que le conducteur avait bien l'intention de foncer sur les soldats.

Des secouristes s'occupent des militaires blessés ce mercredi matin.

Dans un communiqué publié dans la matinée, la ministre des Armées a condamné «avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à oeuvrer pour la sécurité des Français». «L'enquête en cours déterminera ses motivations et les circonstances dans lesquelles (l'auteur) a agi», a ajouté Florence Parly. Devant l'Assemblée nationale, le premier ministre Edouard Philippe a rendu hommage aux militaires et félicité «l'ensemble des forces de sécurité qui dans un délai très court ont permis d'appréhender le suspect, principal à ce stade, de cette attaque».

En fin de matinée, le parquet antiterroriste a ouvert une enquête de flagrance pour les chefs de tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes et criminelle. Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, à la sous-direction antiterroriste et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

Un très important dispositif de police a été déployé. Des vérifications dans plusieurs endroits précis et un travail de recherche sur le véhicule - une berline de couleur sombre - et son propriétaire ont été effectués, d'après une autre source policière. Les enquêteurs ont également ont par ailleurs exploité les bandes de caméras de vidéosurveillance. Avec la ville de Nice, Levallois-Perret est une des villes les plus équipées.

Rapidement, plusieurs élus ont manifesté leur soutien aux militaires blessés, à l'image d'Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes.

Source : LeFigaro.fr

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