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vendredi 14 avril 2017

Droits de l'Homme : L’Allemagne refuse de livrer des armes à la Turquie, membre de l'OTAN

La question des ventes d’armes est toujours sensible en Allemagne. En octobre 2016, un rapport ayant mis en lumière une hausse substantielle des exportations allemandes d’équipements militaires suscita ainsi une vive polémique outre-Rhin. Car, malgré les engagements pris par Sigmar Gabriel, alors ministre de l’Économie, plusieurs pays à la réputation sulfureuse figuraient en bonne place sur la liste des clients.

« Ces ventes sont la honte de l’Allemagne, nos munitions inondent un pays ou l’on fouette les bloggeurs, elles criblent les civils du Yémen. Nos valeurs sont piétinées », avait réagi l’hebdomadaire Der Spiegel.

Officiellement, l’Allemagne dit suivre des principes stricts en matière de ventes d’armes. Quitte parfois à bloquer les livraisons des industriels français de l’armement, dont certains intègrent des composants venus d’outre-Rhin pour concevoir leurs produits destinés à l’exportation.

Ainsi, Berlin se refuse à traiter avec des pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme ou bien qui sont en proie à l’instabilité. Cela étant, les livraisons d’armes allemandes aux alliés de l’OTAN ne font ordinairement l’objet d’aucune restriction. Sauf que ce n’est plus le cas depuis novembre 2016 pour la Turquie.

D’après la presse allemande, Berlin a interdit au moins à 11 reprises la vente d’armes à Ankara, en raison de l’ampleur de la répression ayant suivi le coup d’État qui manqua de renverser le président Recep Tayyip Erdogan le 15 juillet 2016.

« Le respect des droits de l’Homme est particulièrement important en ce qui concerne les autorisations d’exportation d’armes », a fait valoir le ministère allemand de l’Économie en réponse à une question écrite posée par un député Jan van Aken (Die Linke, gauche radicale). Depuis le coup d’État manqué [en Turquie], « la politique étrangère et de sécurité du gouvernement fédéral accorde une attention particulière au risque » de voir ses armes être utilisées contre les citoyens turcs et les Kurdes en particulier.

Cette information, révélée alors que les relations sont très tendues entre Berlin et Ankara, a été critiquée par les autorités turques. « Nous attendons de l’Allemagne qu’elle fasse preuve de bon sens », a dénoncé Fikri Isik, le ministre turc de la Défense. « Nous avons vu des armes fabriquées en Allemagne dans les mains de terroristes. Ce n’est pas acceptable pour la Turquie. D’un côté l’Allemagne essaye de faire des restrictions pour la Turquie, de l’autre elle condamne l’utilisation d’armes allemandes par les terroristes. L’embargo pour la Turquie est inacceptable », s’est-il insurgé.

Cela étant, certains industriels allemands avaient anticipé les restrictions décidées par Berlin. C’est le cas de l’armurier Hecker & Koch qui, en novembre, avait dit ne plus vouloir vendre d’armes à des pays « non démocratiques » et « corrompus » ni à la Turquie.

Source : Zone Militaire

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mardi 11 avril 2017

Corée du Nord : Le président américain Trump envoi le porte avion USS Carl Vinson

Un groupe aéronaval américain se dirige vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution »

Fin mars 2017, les analystes de l’US-Korea Institute de l’université américaine John Hopkins, ont affirmé qu’il fallait probablement s’attendre à un sixième essai nucléaire nord-coréen, au vu de l’activité constatée sur le site de Punggye-Ri.

Ainsi, sur des images prises par satellite, on peut y voir la présence de véhicules et d’équipements spécifiques pouvant laisser penser à la préparation d’un nouvel essai. « La combinaison de ces facteurs suggère fortement des préparatifs bien avancés pour un test », ont estimé les analystes de l’institut.

Seulement, le président américain, Donald Trump, se veut ferme sur le dossier nord-coréen. Et depuis qu’il est à la Maison Blanche, Washington affirme que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher Pyongyang de se doter de l’arme nucléaire et des vecteurs nécessaires pour la mettre en œuvre. D’autant plus que, jusqu’à présent, les sanctions internationales, sans cesse renforcées, n’ont eu aucun effet sur l’attitude du régime nord-coréen. Bien au contraire.

Alors que le président Trump recevait son homologue chinois, Xi Jingping, en Floride, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a prévenu : « Nous sommes prêts à agir seuls si la Chine n’est pas capable de se coordonner avec nous afin de contrer les ambitions nucléaires de Pyongyang, qui violent le droit international ». Après la frappe contre la base syrienne d’Al-Shayrat, en représailles d’une attaque chimique attribuée à Damas, cette déclaration sonne comme un avertissement clair et surtout crédible.

C’est dans ce contexte que le porte-avions USS Carl Vinson a appareillé de Singapour pour prendre la direction de la péninsule coréenne, où, par ailleurs, les forces américaines, sud-coréennes et japonaises ont récemment lancé des manœuvres.

« Le commandement américain dans le Pacifique a ordonné au groupe aéronaval autour du porte-avions USS Carl Vinson d’être à disposition et présent dans l’ouest du Pacifique, et ce par mesure de précaution », a expliqué le commandant Dave Benham, le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique (US PACOM). Et d’ajouter que « la menace numéro un dans la région reste la Corée du Nord, en raison de son programme de missiles irresponsable, déstabilisateur et imprudent, et de la poursuite [de ses recherches] en vue de disposer d’armes nucléaires. »

Cela étant, ce déploiement de l’USS Carl Vinson vise probablement à dissuader Pyongyang de mener un nouvel essai nucléaire, ce qui serait perçu comme une provocation à Washington.

Source : Zone Militaire

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vendredi 7 avril 2017

Terrorisme - Stockholm : Pour le premier ministre suedois c'est une « attaque terroriste » au camion fou !

Attaque terroriste au camion fou à Stockholm !

L'indicent s'est produit vendredi dans le cœur de la capitale suédoise.
Un camion a fauché plusieurs personnes vendredi après-midi dans les rues de Stockholm. Le Premier ministre suédois a confirmé la piste d'un attentat.
La Suède attaquée. Ce vendredi, vers 15 heures, un poids-lourd a renversé des passants en plein centre de Stockholm. Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées.
 

Un bilan d'au moins trois morts
Selon un premier bilan donné vers 16h30, on compte au moins trois morts et plusieurs blessés. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a également confirmé l'interpellation d'un suspect. «Tous les éléments indiquent qu'il s'agit d'une attaque terroriste», a-t-il ajouté. Certains témoignages ont fait état de plusieurs hommes impliqués, mais sans confirmation officielle.

 

Les lieux de l'attentat
Le drame s'est produit à proximité d'un grand magasin, au croisement d'une grande artère, Klarabergsgatan, et de la rue piétonne la plus fréquentée de la capitale, Drottningsgata. La zone est actuellement bloquée par les forces de l'ordre. On voit sur plusieurs images le camion violemment encastré dans la vitrine.

Une vidéo d'un témoin, installé dans une des tours surplombant le quartier de Drottninggatan, montre les passants fuir le lieu de l'attentat présumé. «C'est la confusion totale. je ne sais pas combien de personnes sont blessées mais beaucoup sont complètement choquées», raconte un témoin, Leif Arnmar, qui travaille un magasin voisin, à la radio publique suédoise SVT.

 
Le camion était volé
«Il a été volé à l'occasion d'une livraison à un restaurant», a déclaré une porte-parole de l'entreprise de transports Spendrups, Rose-Marie Hertzman.

 
Le quartier bouclé
Une fumée épaisse s'élève depuis de ce lieu entouré par la police d'un périmètre de sécurité, selon les images des télévisions. Des hélicoptères survolent le centre-ville. La circulation est perturbée dans le métro, l'attaque s'étant déroulée au niveau de la station T-Centralen, par laquelle passent toutes les lignes de Stockholm. Des députés ont été mis en sécurité à l'intérieur du Parlement par mesure de sécurité.


L'arsenal juridique de la Suède renforcé depuis 2016
En février 2016, le Parlement suédois a voté une nouvelle loi antiterroriste, durcissant son arsenal répressif. Le texte prévoit notamment deux ans d’emprisonnement en cas de voyage à l’étranger dans l’optique de rejoindre une organisation terroriste. Peine semblable en cas de financement d’un groupe terroriste. L'entraînement préparatoire à un attentat est lui passible de six ans de prison. En revanche, le Parlement a refusé de voter la déchéance de nationalité pour des personnes condamnés pour des faits de terrorisme malgré la pression des députés du parti d’extrême-droite, les Démocrates de Suède.
 

Un attentat qui rappelle des précédents
Cet attentat rappelle les attaques revendiquées par le groupe Etat islamique menées à Londres, Berlin et dans le sud de la France à Nice, où des camions ont foncé dans la foule. Le 22 mars, Khalid Masood, un Britannique de 52 ans converti à l'islam et connu des services de police, avait tué cinq personnes en fauchant des piétons en lançant sa voiture de location sur le trottoir du pont de Westminster qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement. L'auteur de l'attaque, revendiquée par le groupe État islamique, avait été tué par la police.
 
Attentat de Berlin
En décembre, 12 personnes avaient été tuées lorsqu'un homme avait volé un camion pour foncer sur la foule massée sur un marché de Noël à Berlin.
L'attaque la plus mortelles de ce type de ces derniers mois en Europe est celle de Nice du 14 juillet 2016, lorsqu'un camion a foncé dans la foule qui venait d'assister aux feux d'artifice de la fête nationale en France.

L'attentat, là encore revendiqué par l'EI, avait fait 86 morts.

Source : LeParisien.fr

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jeudi 6 avril 2017

Mali : Un soldat français mort pour la France lors d'un accrochage avec des terroristes !

Intervenant après une attaque par un engin explosif, un groupe de soldats chargé de sécuriser la zone a été visé par des tirs. L'un d'eux a été mortellement touché. François Hollande salue «le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission».

Un soldat français a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi au Mali dans «un accrochage avec des terroristes lors d'une opération dans le sud-est de ce pays», a annoncé l'Élysée dans un communiqué. Il s'agit d'un caporal-chef du 6e régiment du génie d'Angers, précise le palais présidentiel.

Le ministère de la Défense indique dans un autre communiqué que les soldats de la force Barkhane participaient, depuis le 27 mars, aux côtés de leurs partenaires maliens et burkinabés, à une opération militaire dans la zone frontalière située au sud de Hombori, à 200 kilomètres au sud-ouest de Gao:

«Le mercredi 5 avril 2017, vers 16h30, un véhicule blindé léger engagé dans cette opération a subi une attaque par un engin explosif», explique le ministère. «L'explosion a blessé légèrement deux soldats qui ont été immédiatement secourus par les équipes médicales». Le détachement du génie, charger de sécuriser les accès et zones en détectant, notamment, la présence d'explosifs, «a été déployé pour prendre les mesures de sauvegarde suite à l'explosion et permettre la reprise de l'opération». La ministère explique que «pendant ce travail, le détachement a été pris à partie par des tirs directs, touchant mortellement le caporal-chef Julien Barbé

Hollande salue «le sacrifice de ce soldat français»

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, «rend hommage à ce sapeur de marine mort pour la France dans l'accomplissement de sa mission». Il présente également ses condoléances «à sa famille, ses proches et frères d'armes et les assure de son plein soutien dans cette douloureuse épreuve».

François Hollande, qui a «appris avec une grande tristesse» cette nouvelle, salue de son côté «le sacrifice de ce soldat français tué dans l'accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays et la protection de nos concitoyens». Le chef de l'État adresse ses sincères condoléances et sa solidarité à la famille du soldat et «exprime sa confiance et sa fierté aux militaires français qui combattent avec courage les groupes armés terroristes au Sahel».

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de son «immense tristesse» et lui aussi a adressé ses pensées et ses condoléances à la famille, aux proches et aux frères d'armes du soldat. «À Gao, demain, avec mon homologue allemand, Sigmar Gabriel, je rendrai hommage à ce soldat qui a fait le sacrifice de sa vie dans un combat essentiel pour la paix et la sécurité du Mali et de toute la région et, au-delà, pour notre propre sécurité.»

La mort de ce soldat porte à 17 le nombre de militaires français tués au Mali depuis l'intervention Serval en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération Barkhane, qui mobilise 4000 hommes et est étendue sur cinq pays, selon un décompte de l'AFP.

Source : LeFigaro.fr

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mercredi 5 avril 2017

Armement : La France va à nouveau produire des munitions de petit calibre

Au tournant des années 2000, la France perdit deux capacités industrielles, avec la fermeture du site de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, qui fabriquait le fusil d’assaut « FAMAS », et celle de l’établissement de GIAT Industries implanté au Mans, qui produisait des munitions de petit calibre.

La France, leader mondial de la fabrication des munitions de chasse

Du coup, pour s’approvisionner en cartouches 5,56 mm OTAN, les forces françaises durent alors se tourner vers l’étranger, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas été toujours au rendez-vous… Aussi, des parlementaires firent part de leurs inquiétudes.

Mais à chaque fois, le ministère de la Défense se montra rassurant. Quant à l’idée de réinstaller, en France, une filière de munitions de petit calibre, il n’en était pas question. Et d’expliquer : « La quantité de cartouches consommée par les armées françaises apparaît insuffisante pour permettre l’équilibre économique d’une telle filière, qui serait en outre confrontée à une concurrence étrangère capable de satisfaire les besoins de nos forces et extrêmement développée sur ce segment de marché. »

Seulement, il en fallait plus pour convaincre. Certes, les cartouches produites par GIAT Industries étaient chères par rapport à celles disponibles sur le marché international. Mais comme l’ont soutenu les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq dans un rapport sur la filière française des munitions, une telle production installée en France permettrait de sauvegarder « l’indépendance et de la souveraineté de nos approvisionnements. »

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient demandé les deux députés.

Et puis, lors de la visite de la poudrerie de Pont-de-Buis [Finistère], le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, apprit que la France était le leader mondial de la fabrication des munitions de chasse. Un paradoxe ! Aussi, au cours d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre dernier, il annonça son intention de relancer la production française de munitions de petit calibre. « Certes, il ne s’agirait pas d’un outil d’autonomie stratégique, mais ce serait un atout important pour notre défense », fit-il valoir, avant de préciser qu’il entendait faire aboutir ce dossier d’ici mai 2017.

La voie était alors étroite : Nexter avait déjà savoir qu’il n’était pas intéressé pour réintroduire une telle filière en France, estimant que les coûts afférents n’en valaient pas la peine. En revanche, TDA Armements, filiale de Thales, s’était montré intéressé.

Finalement, le ministre a largement tenu les délais. À l’occasion d’une nouvelle visite à Pont-de-Buis, ce 17 mars 2017, M. Le Drian a annoncé la création d’une filière française de munitions de petit calibre, avec trois acteurs : Thales, Manurhin pour les machines outils et NobelSport pour la poudre.

« C’est une question de souveraineté nationale », a lancé M. Le Drian aux salariés de NobelSport. « On fait du made in France en action, et pas en paroles », a-t-il ajouté. L’objectif est de produire jusqu’à 100 millions de cartouches par an, principalement destinées aux forces françaises. Cela supposera la création de plusieurs dizaines d’emplois à Pont-de-Buis. 

Source : Zone Militaire


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dimanche 2 avril 2017

Paris : Le monument dédié aux militaires morts en OPEX attendra encore...

Le 23 mars 2017, le président Hollande devait poser la première pierre du monument dédié aux militaires morts en opérations extérieures lors d’une cérémonie organisée dans le XVe arrondissement de Paris, précisément au parc André-Citroën.

« J’ai voulu que le 23 mars, une cérémonie puisse marquer le lancement d’un projet de monument des opérations extérieures. Il sera érigé à Paris en mémoire de nos 600 soldats, aviateurs et marins morts pour la France en opérations extérieures depuis 50 ans », avait en effet déclaré le chef de l’État, à l’occasion de ses voeux aux armées, le 6 janvier 2016.

« Enfin ! », pouvait-on penser. L’idée de ce monument avait été avancée en octobre 2011, dans un rapport remis par le général Bernard Thorette, un ancien chef d’état-major de l’armée de Terre. Alors que le projet aurait pu être rapidement lancé, il s’est enlisé dans une polémique à n’en plus finir sur le choix du lieu ainsi que dans des procédures administratives et juridiques dont la France a le secret.

Et il aura donc fallu plus de 5 ans pour lever tous les obstacles à la construction de ce monument. Le 17 mars 2017, l’agenda de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire (SEDAC) confirmait la date de la cérémonie ainsi que «le dévoilement de la maquette du projet du Mémorial national en hommage aux morts en opérations extérieures ».

Seulement, l’agenda du SEDAC a été mis à jour le 22 mars. Et là, il n’est plus question de dévoiler la maquette du mémorial puisque M. Todeschini doit, à la place, assister à la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur à la résistante Odette Nilès à Drancy ainsi qu’au lancement de la rénovation du Musée de la Marine.

Quant à l’agenda de M. Hollande, aucune référence à cette cérémonie n’y figure. Et pour cause : l’Élysée l’a reportée, au dernier moment, à une date ultérieure. Pour quelle raison ?

D’après la mairie de Paris, qui a répondu à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Anne Hidalgo ne pouvait pas être présente à la cérémonie étant donné qu’elle est « en déplacement en Afrique, comme cela était prévu et annoncé de longue date ». Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ?

En réalité, Mme Hidalgo doit co-présider, le 23 mars, à Abidjan, un séminaire francophone sur « les stratégies municipales de lutte contre le VIH/Sida » en tant que présidente de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF). Cela étant, elle aurait très bien se faire représenter par son premier adjoint (comme c’est le cas partout ailleurs). Mais, a priori, le président « tenait à faire la première pierre avec la maire », explique la Ville de Paris. En tout cas, les familles des militaires tombés en opération, prévenue seulement quelques jours avant l’annulation, apprécieront…

Source : Zone Militaire


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jeudi 30 mars 2017

Irak : Comment les militaires français ont formé les troupes d'élite de l'ICTS

Les forces irakiennes, et en particulier celles relevant de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) consolident leurs positions dans la partie ouest de Mossoul avant de s’attaquer à la phase sans doute la plus délicate de l’opération en cours : reprendre à l’État islamique (EI ou Daesh) le coeur historique de la ville.

Pour une bonne partie, les soldats de l’ICTS ont été formés par des instructeurs français à partir de 2015. Cette année-là, la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (DBLE), alors implantée aux Émirats arabes unis, et le 31e Régiment du Génie (RG) avaient été sollicités pour armer les Détachements d’instruction opérationnelle (DIO) envoyés auprès des forces irakiennes, dans le cadre de l’opération Chammal.

Dans un numéro de « Fantassins » , une revue éditée par les Écoles militaires de Draguignan, le lieutenant-colonel A., chef du bureau «opérations instructions» de la 13e DBLE est revenu sur l’approche des militaires français pour former le plus efficacement possible les soldats de l’ICTS, lesquels sont en général immédiatement engagés dans les opérations à l’issue de leur instruction.

Certes, le mérite des succès remportés sur le terrain par l’ICTS ne revient pas uniquement aux seuls militaires français, dans la mesure où d’autres membres de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis ont aussi envoyé des instructeurs auprès des forces irakiennes.

Cependant, les méthodes françaises en matière de formation ont tranché avec celles des autres pays ayant fourni des instructeurs, dans la mesure où le DIO de la 13e DBLE a fait le choix de cultiver une forte proximité avec les soldats irakiens, en s’installant au sein même de l’académie de l’ICTS.

« La proximité vécue au quotidien pendant une année avec les Irakiens a été et demeure le centre de gravité du détachement : elle a en effet permis de mieux comprendre cette armée, culturellement très différente », souligne en effet le lieutenant-colonel A..

Or, cette compréhension a été la clé pour adapter les formations au style mais aussi aux attentes des militaires irakiens. « Ainsi, la pédagogie par l’exemple, peu commune au sein de la coalition, a rapidement brisé une distance, logique entre un stagiaire et son formateur, mais accentuée ici par la barrière linguistique. Dans le même ordre d’idée, la pédagogie de la démonstration et du drill s’est montrée particulièrement efficace avec ce type de population », explique le chef du bureau « opérations instructions » de la 13e DBLE.

En outre, cette proximité a aussi permis d’accroître le confiance entre les militaires français et les stagiaires irakiens. Et grâce à ces liens, il a pu être possible d’établir un dialogue « direct et très réactif », ce qui est, pour le lieutenant-colonel A., un « gage d’une formation s’adaptant mieux et plus vite aux besoins immédiats » de l’ICTS. En clair, les propositions faites par le DIO français ont été beaucoup plus facilement acceptées.

Cela étant, cette immersion des instructeurs français au sein de l’académie de l’ICTS, aussi efficace soit-elle, ne doit pas faire perdre de vue les aspects sécuritaires, étant donné que le risque d’incidents « green on blue » [attaque menée par un assaillant infiltré] est toujours à prendre en compte. Un tel incident est susceptible de miner cette confiance recherchée.

Aussi, explique le lieutenant-colonel A., « la sécurité de ce DIO vivant au milieu des stagiaires de l’ICTS a donc été prise en compte en recherchant, face à chaque menace, à concilier efficacité et acceptabilité ». En clair, l’approche a été radicalement différente de celle adoptée en Afghanistan. « Il aurait par exemple été impossible de déployer des ‘anges gardiens’ lourdement équipés sans mettre à mal l’affichage du DIO », a-t-il fait valoir. Du coup, les instructeurs portaient en permanence des « armes courtes, avec des postures des armes différenciées selon les activités. »

En outre, la confiance n’a pas exclu la vigilance : d’où l’importance de connaître les dispositifs de garde ainsi que ceux qui y étaient affectés et/ou de déceler le moindre changement de comportement d’un stagiaire à l’égard des instructeurs français. Mais, ajoute le lieutenant-colonel A., cet « aspect sécuritaire également permis de créer une relation particulière avec le commandement de l’académie, dont le chef avait un souci permanent de la sécurité de ‘ses Français’, de ‘ses légionnaires’. »  

Source : Zone Militaire

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mardi 28 mars 2017

OTAN : La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI en Estonie

Mission LYNX - La France envoie 4 chars LECLERC et 13 VBCI à Tapa en Estonie, dans le cadre de l'OTAN

Lors du dernier sommet de l’Otan, organisé en juillet 2016 à Varsovie, les Alliés ont confirmé le renforcement du flanc oriental de l’Alliance (enhanced Forward Presence, eFP) au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, inquiets des intentions russes au regard de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.

Cette mesure, qui vient s’ajouter à la création d’une force de réaction très rapide [Very High Readiness Joint Task Force, VHRJT) forte de 5.000 soldats ainsi qu’à l’ouverture de 6 centres de commandement en Europe de l’Est, vise à déployer, par rotation, 4 bataillons internationaux en Pologne, en Estonie, en Lettonie et en Lituanie.

Désigné pour être la nation-cadre pour l’Estonie, le Royaume-Uni va fournir le commandement et le gros des effectifs et des moyens (avec des Challenger 2 et des Warrior) d’un bataillon qui prendra ses quartiers à Tapa, où la France va envoyer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) d’environ 300 militaires répartis en trois sections du 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), dotées chacune de 4 Véhicules Blindés de Combat d’Infanterie (VBCI), d’un peloton de 4 chars Leclerc et d’une section du génie. Un VBCI de commandement, des VAB et des Véhicules blindés légers (VBL) ainsi que des éléments de liaison et d’observation d’artillerie compléteront ce dispositif.

La France contribue à ce bataillon multinational sous commandement britannique « principalement en termes de force de manœuvre, tout en assurant le contrôle national de son engagement dans chaque fonction clef », précise l’État-major des armées (EMA). Ce déploiement a été appelé «mission Lynx».

Ce SGTIA « Lynx » aura essentiellement pour tâche de mener des entraînements aux côtés des militaires britanniques et estoniens. Mais l’objectif premier de ces bataillons multinationaux est de dissuader toute tentative de déstabilisation des pays baltes et de la Pologne qui serait en deçà du seuil de déclenchement de la clause de défense collective de l’Otan (article 5 du Traité de l’Atlantique-Nord). 

Source : Zone Militaire

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samedi 25 mars 2017

Armement Export : Nouveau succès du CAESAR avec le Danemark

Le Danemark choisit la dernière version du CAESAR pour moderniser son artillerie 

En 2015, le Français Nexter avait perdu un gros marché au Danemark, son Véhicule Blindé de CombaT d’Infanterie (VBCI) ayant été écarté au profit du Piranha 5 8×8 de Mowag/General Dynamics pour remplacer les blindés de transport de troupes M-113, entrés en service dans les années 1960.

Moins de deux ans plus tard, Nexter, qui fait désormais cause commune avec l’allemand Krauss-Maffei Wegmann au sein du groupe KNDS, a finalement réussi à s’imposer au Danemark avec la dernière version de son Camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR). En effet, le ministère danois de la Défense a annoncé, cette semaine, son intention d’en commander 15 exemplaires (et 6 en option), qui remplaceront les systèmes M-109, en service depuis 1965.

Le K9 Thunder de Samsung Techwin et l’ATMOS (Autonomous Truck Mounted howitzer System) du tandem Elbit/Soltam Systems étaient notamment en lice pour remporter ce marché, dont l’attribution avait été retardée pour des raisons budgétaires.

L’armée danoise disposera donc du CAESAR 8×8, une version plus « robuste » que celle mise en oeuvre par son homologue française. D’une masse d’environ 30 tonnes, il a une capacité accrue d’emport de munitions (30 obus au lieu de 18) pour alimenter son canon de 155 mm et offre une meilleure protection à son équipage, grâce à une cabine blindée de niveau 2A ou 2B.

Cependant, avec ses 30 tonnes, le CAESAR 8×8 est difficilement aérotransportable. Mais, au moment de sa présentation, en septembre 2015, Nexter fit valoir que « beaucoup de clients n’étaient pas intéressés par le transport via C-130 ». Ce qui s’est donc révélé exact.

Il s’agit du second contrat remporté par le CAESAR cette année. Outre les 15 exemplaires destinés au Danemark, l’Indonésie a annoncé, en février 2017, son intention de disposer de 18 unités de plus, lesquelles viendront s’ajouter aux 37 déjà commandées en 2012.

Source : Zone Militaire


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mercredi 22 mars 2017

Londres : Attaque présumée terroriste à proximité du Parlement britannique !

Londres une attaque considérée comme "terroriste, jusqu'à preuve du contraire" !

Scène de terreur en plein cœur de Londres. Des passants ont été renversés sur le pont de Westminster et des coups de feu ont été entendus aux abords du Parlement britannique, mercredi 22 mars à Londres (Royaume-Uni) en début d'après-midi. L'attaque a fait au moins quatre morts, dont un policier et l'assaillant présumé, et 20 blessés. La police britannique a indiqué qu'elle traitait cette attaque comme un "incident terroriste, jusqu'à preuve du contraire".

Que s’est-il passé ?

En début d’après-midi, des passants ont été renversés par une voiture sur le pont de Westminster à Londres. D'après la BBC (en anglais), le véhicule a fini sa course dans les grilles du palais de Westminster, siège du Parlement britannique. Peu après, un homme est entré dans l'enceinte du Parlement avec un couteau et a poignardé un policier. L'assaillant a été touché par balle. Selon le porte-parole de Scotland Yard, il n'y aurait qu'un seul assaillant.

Y a-t-il des victimes ?

Au moins quatre personnes, dont un policier et l'assaillant présumé, ont été tuées et au moins 20 autres blessées. "Quatre personnes sont décédées. Cela inclut un policier et un homme qui est considéré comme étant l'assaillant", a expliqué le chef de la police, Mark Rowley, dans une déclaration à la presse devant le siège de Scotland Yard. Les deux autres personnes décédées auraient été renversées par la voiture, sur le pont de Wetminster. Parmi les blessés, certains sont dans un état très grave. Les autorités du port de Londres ont aussi confirmé avoir retrouvé une femme grièvement blessée dans la Tamise.

Parmi les victimes, trois lycéens de Concarneau (Finistère) ont été blessés. Une dizaine d'élèves de seconde du lycée Saint-Joseph de Concarneau étaient sur le pont de Westminster au moment où une voiture a foncé sur les passants. Les trois blessés ont été évacués à l'hôpital Saint-Thomas à Londres.

Un porte-parole du 10, Downing Street a par ailleurs confirmé que la Première ministre Theresa May était saine et sauve et en sécurité. On ne sait pas si elle était sur place au moment des faits.

Quelle est la situation sur place ?

Plusieurs journalistes affirment avoir vu arriver des policiers lourdement armés dans le Parlement. Le périmètre a été totalement bouclé et de nombreuses ambulances sont aussi stationnées près du pont de Westminster. Un hélicoptère a même atterri aux abord du palais de Westminster pour prendre en charge des victimes.

La Chambre des Communes, qui était en séance au moment des faits, a aussitôt interrompu ses travaux et les députés ont été confinés.

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 21 mars 2017

Irak : Les artilleurs français de Chammal autour de Mossoul

Désormais regroupés sur une même emprise située à une vingtaine de kilomètres au nord de Mossoul, les 4 camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) de la Task Force française Wagram ont été fortement sollicités ces derniers jours, ce qui s’est traduit par une activité deux fois plus importante par rapport aux semaines précédentes.

En effet, les artilleurs français ont fourni un appui essentiel à la manoeuvre d’encerclement de Mossoul effectuée par les forces irakiennes, en particulier dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville.

D’après le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA), cette manoeuvre d’encerclement est désormais terminée, les 9e et 16e divisions irakiennes ayant pu faire leur jonction au nord-ouest de Mossoul. Mais avant cela, les CAESAR de la TF Wagram n’ont pas chômé : les artilleurs français ont en effet effectué 60 missions, dont 22 de neutralisation et de destruction des positions tenues par l’État islamique (EI ou Daesh). Les 38 autres, dites d’éclairement, ont permis d’interdire les mouvements de Daesh et/ou de faciliter ceux des forces irakiennes.

La journée du 13 mars a été particulièrement intense puisque la TF Wagram a effectué 7 missions d’appui au cours desquelles les CAESAR ont tiré plus de 160 obus. L’une d’entre-elles a consisté à appuyer l’offensive d’une brigade de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush.

« Pendant plus d’une heure, alors que les combattants irakiens montent à l’assaut, les quatre canons CAESAR entretiennent des tirs précis et réguliers sur les positions des combattants de Daesh solidement retranchés dans les bâtiments d’un hameau vidé de ses habitants et transformé en position défensive », a raconté l’EMA. Plus tard, dans la journée, 6 autres missions ont été effectuées par les artilleurs français.

Les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont pas été en reste. Ces derniers ont réalisé une trentaine de sorties aériennes, au cours desquelles ils ont frappé à 16 reprises et détruit une vingtaine de positions tenues par les jihadistes dans la ville de Mossoul (dont 9 pour la journée du 13 mars).

Ces frappes, précise l’EMA, ont été effectuées à la « demande des unités de l’ICTS [Iraqi Counter Terrorism Service, unités d’élite, ndlr] et des FEDPOL [police fédérale irakienne, ndlr] pour détruire des positions de mortier et des bâtiments transformés en position défensive, ainsi que briser dans leur élan plusieurs tentatives de contre-offensive lancées par les combattants de Daesh. » Par ailleurs, les avions français ont participé à un raid contre une installation pétrolière exploitée par les jihadistes dans la région de Deir Ez-Zor, en Syrie.

Cela étant, les combats les plus difficiles attendent les forces irakiennes. Si l’encerclement de Mossoul a coupé la logistique de l’EI, ses combattants pris au piège risquent de se battre avec la dernière énergie. En outre, la nature du terrain leur sera favorable : le coeur historique de la ville, qui reste à conquérir, présente des rues étroites et sinueuses idéales pour le combat défensif. 

Source : Zone Militaire

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samedi 18 mars 2017

ORLY : Un homme abattu à l'aéroport après s'être emparé de l'arme d'une militaire de Sentinelle

Un homme a été abattu dans l'aéroport parisien samedi matin par les forces de sécurité après avoir tenté de dérober l'arme d'un militaire.

C'est un contrôle routier qui a dégénéré samedi matin à la limite de Stains (Seine-Saint-Denis) et Garges-les-Gonesses (Val d'Oise) qui semble à l'origine de l'attaque à l'aéroport d'Orly, où un homme a été abattu par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne). Comment est-il arrivé là ? Que cherchait-il à faire précisément ? Les éléments sont encore parcellaires. «Le Parisien» fait le point sur ce que l'on sait de la fusillade.

 
Que s'est-il passé à l'aéroport ?


Vers 8h30, ce samedi matin, un homme a été abattu après avoir dérobé l'arme d'un militaire de l'opération Sentinelle au premier étage du terminal Sud de l'aéroport d'Orly, dans la zone publique de l'aéroport. Selon les premiers éléments de l'enquête, il se trouvait près d'une boulangerie, quand il s'est jeté sur une femme militaire. Il aurait réussi à lui prendre son fusil d'assaut, un Famas, avant d'être tenu en respect par ses deux collègues. Devant son refus de lâcher l'arme, il aurait alors été abattu de trois balles.

 
En lien avec un contrôle routier qui a mal tourné...

Les policiers en sont désormais sûrs: il y a bel et bien un lien entre les événements de l'aéroport et des tirs lors d'un contrôle routier à la frontière entre le Val d'Oise et la Seine-Saint-Denis, très tôt samedi. Selon nos informations, à 6h55, les policiers ont tenté de contrôler un véhicule, une Renault Clio blanche, au niveau d'un rond-point à la lisière de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise) et de Stains (Seine-Saint-Denis). Le conducteur a donné ses papiers, puis s'est mis à tirer en direction de deux policiers, touchant un policier au visage (son pronostic vital n'est pas engagé) avec un pistolet à grenaille, posé à ses côtés sur le siège passager.
Le policier blessé est âgé d'une trentaine d'années. L'homme a fait feu à plusieurs reprises avant de prendre la fuite. Les policiers ont alors risposté de plusieurs coups de feux en direction du véhicule.

Le parquet antiterroriste a été saisi !

Quelques minutes plus tard, la trace du véhicule a été retrouvée à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), où le conducteur a tiré des coups de feu pour dérober un nouveau véhicule, une Citroën Picasso, sans faire de blessés. Dans la Clio laissée sur place, les policiers ont alors découvert un tee-shirt maculé de sang. C'est cette même Picasso qui a été retrouvé à l'aéroport. L'homme abattu à Orly serait en tout cas le même homme que celui contrôlé à Garges, selon nos informations. Il n'était pas fiché S, mais connu pour des faits de droit commun et de radicalisation. Le parquet antiterroriste a été saisi.

L'assaillant d'Orly avait été «repéré quelques minutes plus tôt» à Vitry-sur-Seine «pour un car jacking» avant de se rendre à Orly selon le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux

Source : LeParisien.fr

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jeudi 16 mars 2017

Alerte Attentat : Des coups de feu dans un lycée à Grasse, plusieurs blessés !

Une fusillade a éclaté ce jeudi 16 mars au lycée Alexis-de-Tocqueville de Grass(06) . Selon des sources policières, une fusillade a fait 3 blessés légers. Selon la ville, 2 élèves ont ouvert le feu sur le proviseur, un des deux agresseurs a été interpellé, l’autre est en fuite.

Une fusillade a éclaté ce jeudi 16 mars en fin de matinée au lycée de Tocqueville à Grasse dans les Alpes-Maritimes. Au moins 3 blessés, dont le proviseur grièvement sont annoncées par des sources policières. 
Deux jeunes, a priori des lycéns lourdement armés se sont introduits dans l'établissement. Ils souhaitaient tirer sur des jeunes, le proviseur se serait interposé.

L'information "Alerte Attentat" est déclenché...

Selon FranceInfo, un homme a été interpellé.
La fusillade a fait suite à l'intrusion d'une ou deux personnes par le gymnase du lycée Alexis-de-Tocqueville.
L'intervention des forces de l'ordre est en cours. Elle demande aux lycéens et au personnel de s'abriter.

Le système d'alerte et d'information des populations SIAP a déclenché une "alerte attentat".

L' Academie de Nice a déclenché des PPMS (confinement de tous les établissements scolaires de Grasse).

Christian Estrosi, le président de la région Paca, va se rendre sur place.

Source : FranceInfo.fr

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Pas d'individu en fuite (ndlr : D'après FranceInfos.fr in s'emblerait que si...)
Selon des sources concordantes, il n'y a pas d'individu en fuite. Le lycéen arrêté disposait d'un fusil, d'un pistolet, d'un revolver et de deux grenades. Pour le moment, les enquêteurs n'ont pas pu déterminé si les armes étaient opérantes ou factices.

Une cellule de crise mise en place
Le recteur de de l'académie de Nice a annoncé la mise en place d'une cellule de crise. Tous les établissements scolaires la ville ont été confinés. Sur le compte Twitter de l'Éducation Nationale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem a annoncé se rendre sur place.


Un témoin voit des «policiers sortir les élèves par groupes»
Interviewé par CNEWS, le directeur d'une auto-école située juste en face du lycée Tocqueville à Grasse (Alpes-Maritimes) raconte être confiné dans sa boutique.


Le lycée de Tocequeville, un lycée général et technologique
Le lycée de Tocequeville est un lycée général et technologique plutôt bon, avec 943 élèves au lycée  (chiffres 2016) et 91 % de réussite au bac en 2016. Bac L, ES, S, STMG, STI2D, STL. Il contient également des classes de BTS, une classe ULIS , qui accueille des jeunes souffrant de troubles du développement (autisme), et une classe qui accueille des enfants avec un handicap. Le proviseur de l'établissement est Hervé Pizzinat.

Le RAID dépêché sur place
Le RAID a été dépêché sur place après la fusillade. Le gouvernement a également envoyé une alerte attentat sur le service mobile SAIP. Christian Estrosi, président de la région PACA, a annoncé sur Twitter se rendre sur place.

Un lycéen de 17 ans arrêté
Un lycéen de 17 ans de type européen, inconnu des services de police a été interpellé après la fusillade, selon une source policière. Il aurait un contentieux avec son proviseur. Il est entré dans le lycée lourdement armé : fusil à pompe, et une arme de poing. Pour l'heure les enquêteurs restent prudents quant à une qualification "d'acte terroriste".


Au moins trois blessés
Selon des sources policières citées par BFMTV, un homme en possession de plusieurs armes a tiré sur le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse. Deux autres personnes seraient également touchées dont un lycéen. La sécurité civile des Alpes-Maritimes a invité à la population à rester chez elle.

Source : LeFigaro.fr

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mercredi 15 mars 2017

Mali : La Force BARKHANE neutralise un groupe armé près de la frontière algérienne

Dans la nuit du 19 au 20 février 2017, des militaires français de la Force Barkhane ont été pris à partie par un groupe armé, lors d’une « opération d’interception », dans le nord du Mali, non loin de la frontière algérienne.

La Force Barkhane a neutralisé un groupe armé terroriste (GAT) dans la région de Boughessa », a en effet déclaré le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA). Ce groupe « a ouvert le feu sur les soldats français qui ont riposté », a-t-il ajouté, avant de préciser que « 4 terroristes » avaient été tués au cours de cet accrochage.

En outre, les militaires français ont mis la main sur « deux mitrailleuses lourdes, deux lance-roquettes, 4 fusils d’assaut Kalachnikov et un nombre de munitions qui se comptent en centaines. »

Cet accrochage n’est pas sans rappeler celui qui avait eu lieu en février 2015, dans le même secteur. À l’époque, grâce à un « renseignement d’opportunité », Barkhane avait planifié en » boucle courte » une opération près de Boughessa. Les militaires français, après avoir essuyé un feu nourri, avaient « saisi » la position occupée par les jihadistes en les mettant ces derniers « hors de combat ».

Ces dernières semaines, la Force Barkhane a effectué plusieurs missions de reconnaissance et de surveillance des points d’accès de cette région du nord du Mali, propice aux trafics en tous genres. Un stock important de produits pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés (IED) a été saisi.

Pour rappel, en 2016, dans la bande sahélo-saharienne, les militaires français ont mis hors de combat (tué ou capturé) 150 jihadistes et saisi plus de 6 tonnes d’explosifs et de munitions. 

Source : Zone Militaire

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dimanche 12 mars 2017

Décorations - OPEX : Nouvelle liste des opérations ouvrant droit à la Carte du Combattant

OPÉRATIONS OUVRANT DROIT À LA CARTE DU COMBATTANT
AU TITRE DES OPÉRATIONS EXTÉRIEURES

~ Mise à jour à la date du 8 février 2017 ~


LA CARTE DU COMBATTANT AU TITRE DES OPERATIONS EXTERIEURES (OPEX) :
Le droit à la carte du combattant au titre des opérations extérieures (OPEX) résulte de la loi du 4 janvier 1993.

Règles d'attribution :

LES BENEFICIAIRES :
Militaires des forces armées françaises ainsi que les personnes civiles qui, en vertu de décisions des autorités françaises ont participé au sein d'unités françaises ou alliées ou de forces internationales, soit à des opérations ou missions menées conformément aux obligations ou engagements internationaux de la France.

OPERATIONS CONCERNEES :
L'arrêté interministériel du 12 janvier 1994 modifié en dernier lieu le 8 février 2017 a fixé les territoires et les périodes à prendre en considération.


Source : DGONAC/DMI/DRR

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