FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 novembre 2017

Etats-Unis : Attaque terroriste à la camionnette, huit morts à New York !

" Un acte terroriste au nom de l'organisation Etat islamique "

Le chauffeur a fauché des cyclistes mardi dans le sud de l'île de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terroriste par les autorités.

Après l'attaque de Manhattan, Trump ordonne le renforcement du contrôle des étrangers

C'est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu'un attentat fait des morts à New York. Un homme, au volant de son véhicule, a fauché des cyclistes dans le sud de l'île de Manhattan, mardi 31 octobre. Le dernier bilan fait état de huit morts et d'une douzaine de blessés. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque qualifiée "d'acte de terrorisme" par le maire de New York, Bill de Blasio.

Que s'est-il passé ?

Les faits se sont déroulés vers 15h15 (20h15 à Paris) sur la grande artère de West Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée et où beaucoup s'apprêtaient à fêter Halloween. La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d'abord emprunté la piste cyclable sur près d'un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d'entrer dans un bus de ramassage scolaire et d'être obligée de s'arrêter, a expliqué le chef de la police, James O'Neill.

Le chauffeur est alors sorti de son véhicule de location, armé d'un fusil à air comprimé et d'un fusil de paint-ball. C'est à ce moment-là que les policiers lui ont tiré dessus et l'ont appréhendé. L'homme a été touché à l'abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu'on sache la gravité de son état.

Qui sont les victimes ?

Au total, huit passants ont été tués par le conducteur du véhicule, et selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état "grave" mais sans que le pronostic vital soit engagé. Cinq touristes argentins et une femme  belge ont été tués. Les Argentins, originaires de Rosario, "fêtaient le 30e anniversaire de la fin de leurs études", selon un communiqué officiel venant de Buenos Aires. Un sixième Argentin, membre de ce groupe, figure parmi les blessés. La femme belge tuée, originaire de Roulers, visitait New York en compagnie de sa sœur et de sa mère.

Comme le véhicule a emprunté une piste cyclable, il semble que bon nombre des victimes circulaient à vélo. De nombreuses photos et vidéos montrent des cadres de vélos tordus et écrasés. 

Que sait-on de l'auteur de cette attaque ?

Il s'agit d'un homme de 29 ans, dont l'identité n'a pas été révélée. La police l'a blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant de l'interpeller. Selon plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette. La chaîne NBC s'est procuré une vidéo filmée par un témoin, dans laquelle on aperçoit un homme tenant à la main ce qui semble être une arme.

"Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme", a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio. Une attaque qui ressemble à celles de Nice et de Barcelone.

Selon la chaîne de télévision CNN et le quotidien New York Times, les enquêteurs ont découvert une note laissée par le suspect dans laquelle il dit avoir agi au nom de l'organisation Etat islamique (EI).

Comment réagissent les autorités ?

La sécurité va être renforcée dans les villes durant les prochaines heures, ont annoncé le maire de la ville, le gouverneur et chef de la police de New York lors de leur conférence de presse. Mais pas question d'annuler le défilé d'Halloween dont l'arrivée est prévue à moins deux kilomètres du lieu de l'attaque. Le correspondant à New York de BFMTV précise sur Twitter que la sécurité autour du marathon de New York, qui aura lieu le 5 novembre, sera également renforcée.

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 31 octobre 2017

Législation : Fin de l'état d'urgence, remplacé par la loi antiterroriste...

Deux ans après son instauration, l'état d'urgence prendra fin mercredi 1er novembre 2017 pour être remplacé par une loi antiterroriste qui doit assurer "pleinement la sécurité" des Français selon Emmanuel Macron.

Pour marquer solennellement cette étape, le chef de l'Etat a signé en direct lundi, devant les caméras, cette loi qui pérennise plusieurs mesures de l'état d'urgence instauré au soir des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts).  

C'est mercredi à minuit que l'état d'urgence laissera place à la loi, comme l'avait promis Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. 

"Cette loi nous permettra de sortir de l'état d'urgence à compter du 1er novembre tout en assurant pleinement la sécurité de nos concitoyens", a déclaré le président au cours d'une courte allocution, entouré du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.  

"Elle sera évaluée d'ici deux ans" et ce qui devra être modifié "le sera", a-t-il promis. 

Votée le 18 octobre 2017 à une large majorité, cette loi renforce les pouvoirs de l'exécutif pour assigner quelqu'un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune) et réaliser des perquisitions à domicile. Il peut aussi fermer un lieu de culte où se diffuseraient des idées incitant au terrorisme ou effectuer des contrôles d'identité près des frontières et des gares ou aéroports. Le tout sans feu vert judiciaire, perquisitions exceptées. 

La France aura connu 23 mois d'état d'urgence ininterrompu, soit un record pour ce régime d'exception créé en 1955, durant la guerre d'Algérie. Depuis ont eu lieu plusieurs attentats, dont celui de Nice qui a fait 86 morts. 

L'état d'urgence a en revanche permis de "saisir 625 armes dont 78 armes de guerre et de déjouer des attaques importantes dont l'une contre un meeting pendant la campagne présidentielle", a souligné Gérard Collomb. Depuis deux ans, plus de 4.300 perquisitions ont été menées et 600 assignations prononcées, selon le ministère de l'Intérieur.  

Le ministère étudiera cas par cas la situation des 41 personnes actuellement assignées et des 11 lieux de cultes fermés, afin de décider de leur sort sous le nouveau régime. Certaines des personnes assignées pourront avoir l'option d'un bracelet électronique pour se déplacer dans une zone plus large. 

La loi "fait très largement consensus" dans l'opinion et dans les groupes politiques, a fait valoir M. Collomb devant la presse, rappelant qu'elle avait été votée à l'Assemblée par 415 voix sur 577. Emmanuel Macron a estimé qu'elle avait fait l'objet de débats "riches et nourris" au Parlement. 

Des députés LR avaient dénoncé "une loi de désarmement" et demandé une prolongation de l'état d'urgence un an supplémentaire, quand la présidente du FN Marine Le Pen avait dénoncé un "sous-état d'urgence" ne s'attaquant pas "à l'idéologie islamiste". 

Le texte a suscité relativement peu de controverse dans l'opinion, qui reste traumatisée par les attentats jihadistes ayant fait 241 morts depuis 2015. Elle a été en revanche dénoncée comme "liberticide" par ses opposants notamment d'extrême gauche, et critiquée par des experts de l'ONU. 

Mais, pour Gérard Collomb, le texte offre un "juste équilibre entre sécurité et liberté" et "une réponse durable à une menace devenue durable". 

L'ancien ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, soucieux des libertés publiques du fait de la succession de cinq textes sécuritaires depuis 2015, s'est montré critique dans un tweet: "l'histoire retiendra qu'une loi modifiant le code de procédure pénale fut signée par le Chef de l'Etat en présence que de ..." 

Les Français sont plus de la moitié (57%) à soutenir le texte, même si 62% d'entre eux estiment aussi qu'il aura "tendance à détériorer leurs libertés", selon un récent sondage Fiducial/Odoxa. 

Emmanuel Macron avait précisé début octobre qu'il ne comptait pas la déférer devant le Conseil constitutionnel, comme l'avait suggéré l'ex-Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve en raison de craintes d'atteintes aux libertés. 

M. Macron doit prononcer mardi devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg un discours où il défendra cette loi. 

Source: AFP

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dimanche 29 octobre 2017

Armement USA : La moto furtive hybride tout terrain SilentHawk

Le Pentagone commande deux autres prototypes de la moto « furtive » SilentHawk.

Le 14 septembre 2017, l’entreprise Logos Technologies a annoncé avoir obtenu, auprès de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence de recherche et de développement du Pentagone, un second contrat visant à développer deux nouveaux prototypes de la motocyclette tout terrain SilentHawk.

Pour ce projet, Logos Technologies s’est associé avec Alta Motors, le constructeur californien de la moto tout-terrain électrique RedShift MX.

La SilentHawk dispose d’une batterie lithium-ion d’une capacité de 5,8 kWh, ce qui lui donne une autonomie de 2 heures en mode silencieux.

Sa particularité est qu’elle est dotée d’un « range-extension genset », c’est à dire d’une sorte de groupe électrogène embarqué pouvant fonctionner avec tous les types de carburant (essence, gazole et même kérozène), afin de pouvoir recharger ses batteries et ainsi porter son autonomie à plus de 270 km.

D’une masse inférieure à 160 kg, la SilentHawk pourrait atteindre la vitesse de 130 km/h en pointe, tout en présentant d’excellentes capacités tout terrain. En outre, le bruit qu’elle émet en mode silencieux (donc électrique) serait de 55 décibels, soit le niveau qu’atteint une conversation de bureau. Quand son « range-extension genset » est en marche, elle produit autant de bruit qu’un aspirateur.

Le nouveau contrat attribué par la Darpa prévoit la mise au point d’un prototype avec un « range-extension genset » détachable. Quant au second, qui ne sera pas équipé du groupe électrogène auxiliaire, il doit permettre d’optimiser le système de traction avant de la moto.

« Notre objectif est de réaliser un prototype opérationnel avec une architecture modulaire, qui permettra à l’utilisateur de le configurer, avec ou sans le « range-extension genset », afin de répondre aux exigences spécifiques de chaque mission », a expliqué Dale Turner, le responsable du programme SilentHawk.

Outre cette moto silencieuse, l’armée américaine cherche également à mettre au point un pick-up « furtif », en transformant un Chevrolet Colorado en véhicule électrique.

Source : Zone Militaire


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mercredi 25 octobre 2017

Armée : 60% des militaires de carrière envisagent de quitter les rangs...

Entre la vocation, le désir de servir et de s’engager pour les autres, la recherche de valeurs, les envies d’ailleurs, la soif d’aventures, l’opportunité d’avoir une première expérience professionnelle, la tradition familiale ou encore le prestige de l’uniforme, les raisons qui poussent un jeune homme (ou une jeune femme) à se rendre dans un centre de recrutement (CIRFA) sont à la fois nombreuses et variées.

Cela étant, une fois que le contrat d’engagement signé, il faut veiller à éviter les désillusions, qui surviennent quand la réalité n’est pas conforme à ce qu’avait imaginé la recrue. Ainsi, dans son rapport sur la Fonction militaire, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) constate un niveau élevé du taux de dénonciation des contrats, en particulier chez les militaires du rang, au cours de la période probatoire de 6 mois (renouvelable une fois, sous certaines conditions).

Ce taux de dénonciation de contrat concerne davantage l’armée de Terre (entre 20 et 28% depuis 2005) que la Marine nationale et l’armée de l’Air (entre 10 et 20%).

« Cette réalité est préoccupante pour les gestionnaires. Une part n’en demeure pas moins naturelle. Rejoindre une unité militaire revient à découvrir un monde en soi, dont les modes de fonctionnement et de rapport aux autres sont marqués par de fortes particularités qui peuvent désorienter une jeune recrue », explique le HCECM.

L’armée de Terre s’est donné pour objectif de réduire ce taux de dénonciation de contrat à 15%. Ce qui est « très souhaitable mais sans doute difficile à atteindre », note le rapport, qui appelle à prendre des mesures pour prendre en compte l’évolution de la société française afin de «prévenir tout creusement d’écart rédhibitoire entre la fonction militaire et les jeunes qui pourraient être appelés à la rejoindre. »

Quant à ceux qui n’ont pas dénoncé leur contrat au terme de la période probatoire, ils sont nombreux à envisager de quitter l’armée, même si le statut militaire, la participation active à la défense du pays, l’impression d’être utile, les valeurs, les rapports humains et l’esprit de cohésion sont de « puissants leviers » pour y rester.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 octobre 2017

Finance : Transport aérien stratégique - Enquête du Parquet financier

Étant donné que les moyens de l’armée de l’Air en matière de transport aérien stratégique sont plus que limités et que les besoins ne cessent de croître dans ce domaine, le ministère des Armées a recours des sociétés privées, généralement russes et ukrainiennes, qui disposent d’avions gros porteurs de type N-124, IL-76 et AN-225.

Deux types de procédures pour l’affrètement aérien existent : celle basée sur le contrat SALIS, dans le cadre de l’Otan, et celle dite « à bons de commande », dont le marché a été attribué à la société International Chartering Systems (ICS), qui, elle-même, fait appel à des sous-traitants (Transaviaexport, Ukraine Air Alliance, Flight Unit 224 – TTF Air 224 TH et Aviacon Zitotrans). Ce qui représente une charge importante au niveau financier.

S’agissant des affrètements via le dispositif SALIS, il n’y a pas de surprise. En 2017 comme en 2016, le coût de l’heure de vol (38.600 euros tout de même) n’a pas changé. En revanche, il en va tout autrement pour la procédure à bons de commande, la société ICS ayant augmenté ses tarifs de 37% en un an, ce qui fait qu’une heure de vol est facturée 67.500 euros au lieu de 49.000 euros.

De quoi faire tousser les magistrats de la Cour des Comptes, lesquels ont saisi, nous apprend le quotidien Le Monde, le Parquet national financier (PNF) avant l’été. Ce qui pose problème est l’opacité qui entoure le marché attribué à ICS. Un point qui avait déjà été souligné par la rue Cambon en octobre 2016, qui avait constaté des « anomalies. »

Puis, en mars, le député François Cornut-Gentille s’était interrogé sur ce recours « privilégié » des Armées à ICS depuis plusieurs années. Recours qui, selon lui, « défie la logique financière ». Autre élément qui a troublé le parlementaire : le ministère paie les factures de cette société via un compte à Singapour, ce qui est toutefois légal. D’après Le Monde, il a adressé une nouvelle question écrite pour interpeller Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce dossier.

Source : Zone Militaire

 
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jeudi 19 octobre 2017

Police - Gendarmerie : Le nombre de gendarmes et policiers blessés en mission augmente...

Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 18.721 gendarmes et policiers ont été blessés en mission ou durant les heures de service en 2016. Par rapport à l’année précédente, ce chiffre est en recul de 1,7%. Mais à y regarder de près, il couvre des réalités fort différentes.

Ainsi, dans le détail, 5.767 policiers et 4.079 gendarmes ont été ou se sont blessés lors d’une intervention, ce qui fait une hausse globale de 4% si l’on considère les statistiques de 2015. En revanche, le nombre de personnels blessés en service affiche une une baisse de 7,4%.

Pour ce qui concerne plus particulièrement la gendarmerie, l’ONDRP indique que 49% des gendarmes blessés lors d’une mission de police (soit 1.984 militaires) l’ont été à la suite d’une agression, ce qui fait une hausse – conséquente – de 10% sur un an.

S’agissant des policiers, il a été constaté une très forte hausse des blessures par arme chez les policiers (+60% en un an). « Parmi les policiers blessés en mission de police, 70 % assuraient des missions liées à la sécurité publique et 21 % étaient affectés au sein de la préfecture de police de Paris », détaille l’étude de l’ONDRP .

En outre, 1.919 gendarmes ont été blessés « en environnement opérationnel lors d’opération ou de mission de police en dehors des agressions et des ACCR » [accident de la route, ndlr], note l’étude. Cela représente 47% des gendarmes blessés en mission. « Par rapport à 2015, le nombre de personnels blessés dans ces circonstances a connu une augmentation de 10 % (1.743 blessés en 2015), souligne l’ONDRP.

Enfin, le seul cas où le nombre de gendarmes blessés baisse est celui des « accidents corporels de la circulation routière », qui représente 4% de l’ensemble des miliaires blessés au cours d’une mission de police en 2016. « Cette catégorie enregistre une baisse de l’ordre de 26 % entre 2016 et 2015 (239 gendarmes victimes en 2015 contre 176 en 2016) », précise l’Observatoire.

Par ailleurs, le nombre de gendarmes et de policiers tués dans l’exercice de leur fonction a fortement augmenté en 2016. Au total, 18 militaires de la gendarmerie ont trouvé la mort, dont 14 lors d’une opération de police.

« Parmi ces décès, 2 sont consécutifs à des agressions physiques, 6 résultent d’accidents corporels de la circulation routière (ACCR) survenus tandis que les personnels étaient en intervention et 6 ont eu lieu en environnement opérationnel, c’est-à-dire lors d’opération de police dans d’autres circonstances que celles des agressions et des ACCR. Le nombre élevé de victimes en 2016 est donc essentiellement dû à des événements tragiques accidentels », précise l’ONDRP. 

Source : Zone Militaire

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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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samedi 14 octobre 2017

Marine nationale : Projet d'alliance avec l'Italie pour la construction des navires de surface

En juillet 2017, peu après l’annonce de la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, faute d’avoir pu trouver un accord sur sa reprise par le groupe italien Fincantieri, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé son intention d’étendre les discussions avec Rome à la construction navale militaire.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », avait en effet déclaré M. Le Maire, dans les colonnes du Journal du Dimanche.

En quelque sorte, mettre sur la table la perspective d’une telle coopération dans la construction navale militaire devait permettre à Paris d’arrondir les angles avec les autorités italiennes, froissées par la nationalisation temporaire de STX France.

Le 1er août 2017, ayant exprimé « leur intention de dépasser leurs différences sur l’équilibre de la structure du capital de STX » dans une déclaration conjointe, les ministres français et italiens en chargé de ce dossier ont « exprimé leur souhait de faciliter la création d’une industrie navale européenne plus efficace et plus compétitive. Ils partagent l’objectif d’avancer vers une alliance forte entre les deux pays, à la fois dans le domaine civil et militaire. »

Et d’ajouter : « Rapprocher les forces de Fincantieri, de STX et de Naval Group permettrait de créer un leader européen global qui aura pour objectif d’être le plus grand exportateur sur les marchés civils et militaires, avec une activité significative dans les systèmes et les services. »

L’alliance entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri, qui ont déjà travaillé ensemble par le passé (FREMM, frégates Horizon) refaisait ainsi surface, après avoir été évoquée à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Seulement, comme le dossier de la reprise de STX est lié, l’affaire s’annonce compliquée, d’autant plus que Rome n’a pas changé d’idée et réclame toujours la majorité du capital du chantier naval de Saint-Nazaire.

Quoi qu’il en soit, le 5 septembre, à l’occasion de l’Université d’été de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait part de sa détermination à nouer une alliance avec l’Italie dans le domaine de la construction navale militaire.

« Nous travaillons avec nos collègues italiens à la constitution d’une alliance entre les industries navales militaires française et italienne, dans le domaine des bâtiments de surface, avec l’ambition de constituer à terme un leader mondial », a déclaré la ministre, depuis la base navale de Toulon. « Ce projet ambitieux avance, en concertation étroite avec les industriels concernés », a-t-elle ajouté, sans donner de détails.

Reste à connaître les modalités qui seront retenues pour ce rapprochement. Sera-t-il question de participations croisées ? De former une co-entreprise sur le modèle de l’alliance de Nexter et de Krauss Maffei Wegmann dans le secteur de l’armement terrestre ?
Quid de l’activité civile de Fincantieri, alors que Naval Group est absent du marché des paquebots mais détient une compétence reconnue dans le domaine des sous-marins (qui ne fera pas partie de l’accord) ?

Quelle valeur, dans ces conditions, aura l’ex-DCNS, dont le carnet de commandes est bien rempli grâce, notamment, au contrat visant livrer 12 submersibles Shortfin Barracuda ? Enfin, que deviendra Kership, l’entreprise que le groupe a créée avec le chantier naval Piriou ? Les réponses à ces questions (ainsi qu’à d’autres) devraient sans doute être données lors du sommet annuel franco-italien, le 27 septembre 2017.

Source : Zone Militaire

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mercredi 11 octobre 2017

Harpie en Guyane : Les Forces armées ont détruit 24 puits illégaux d’orpaillage

Outre la pêche illégale, la Guyane doit faire face à l’orpaillage illégal, qui est un fléau par les dommages que cette pratique inflige à l’environnement et par la criminalité qu’elle induit, les « garimpeiros » n’étant pas des enfants de chœur.

Si, grâce aux moyens déployés par la Marine nationale (embarcation remonte-filets, patrouilleurs légers guyanais), des succès ont été remportés sur le front de la pêche illégale, il en va autrement avec la lutte contre l’orpaillage clandestin, qui relève du mythe de Sisyphe.

Ainsi, entre le 23 et le 27 août 2017, dans le cadre de l’opération Willau XVII/3, un détachement fort d’une trentaine de sapeurs et de fantassins du 9e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a été héliporté sur la vaste commune de Maripasoula afin de mettre un terme aux activités repérées dans une zone d’exploitation primaire illégale, située sur la crique Eau Claire.

Au total, 24 puits d’orpaillage ont été détruits à l’explosif par les hommes du 9e RIMa, de même que, a précisé la préfecture de Guyane, trois galeries qui « rongeaient les flancs de la montagne Bellevue de l’Inini. » Dans le même temps, les gendarmes qui les accompagnaient ont mis la main sur 500 kg de matériel ainsi que sur « plusieurs téléphones satellitaires ».

« Cette opération mettant en œuvre les capacités spécifiques des forces armées est la troisième menée cette année, elle porte à 47 le nombre de puits détruits dont 37 sur la crique Eau Claire », a souligné la préfecture de Guyane, avant de rappeler que, en 2016, la force Harpie avait détruit « 113 puits d’orpaillage illégal de cette façon. »

Malheureusement, ces opérations sont comme un coup d’épée dans l’eau… En effet, les autorités ont à peine le temps de se réjouir des résultats obtenus contre l’orpaillage illégal que les garimpeiros reviennent déjà pour exploiter d’autres sites.

En effet, alors que l’annonce de la destruction de ces 24 puits d’orpaillage venait d’être faite, le Parc amazonien de Guyane (PAG) a indiqué que le nombre de chantiers aurifères illicites s’était élevé à 177 en août. Un record. Et de déplorer une « une dégradation sans précédent de l’orpaillage illégal sur le territoire du Parc amazonien » et une « situation dramatique qui s’aggrave (et qui) est indigne de notre pays. »

Lors de la précédente campagne d’observation, menée en mars 2017, il avait été constaté la présence de 99 sites illégaux d’orpaillage sur les 34.000 km² du PAG. En clair, leur augmentation en l’espace d’à peine 6 mois aura été de près de 79%.

La commune de Maripasoula est particulièrement touchée par ce phénomène puisque le nombre de sites actifs y a plus que doublé entre mars et août (114 contre 53). Et celle de Camopi a retrouvé le niveau de 2013, avec 35 chantiers repérés.

Pourtant, l’activité des FAG est constante. Ainsi, en juillet, la 2e compagnie du 9e RIMa a détruit de « nombreuses zones de vie » et saisi un quad ainsi que trois pirogues et plusieurs barges dans la zone de la Tampok. 

Quelques jours plus tard, la 1ère compagnie a fait de même lors d’une patrouille sur le lac de Petit Saut (6 kg de mercure, plusieurs propulseurs de pirogues et moyens de transmission satellitaires saisis, une motopompe, deux pirogues et plus de 1600 litres de carburant détruits). Idem pour la compagnie d’appui du 3e REI, qui, armée par le 54e Régiment d’Artillerie (RA), a en plus saisi des documents et permis l’interpellation de plusieurs orpailleurs illégaux.

Source : Zone Militaire

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vendredi 6 octobre 2017

Sahel : Mort de soldats américains au cours d'une opération anti-terroriste au Niger...

La morts de ces soldats révèle la présence de forces spéciales américaines dans la région

La mort de trois soldats américains dans une embuscade au Niger a révélé au grand jour à quel point les forces américaines sont impliquées dans la lutte contre les jihadistes dans la région.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique a confirmé jeudi matin que trois de ses hommes avaient été tués "au cours d'une opération anti-terroriste menée conjointement avec les forces nigériennes à quelque 200 kilomètres au nord de la capitale Niamey dans le sud-ouest du Niger".

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Un quatrième militaire "d'une nation partenaire" a également été tué au cours de cette opération, mais Africom ne précise pas la nationalité du tué: Nigérien ou d'une autre nationalité.

Deux soldats américains ont aussi été blessés et ont été transportés vers l'hôpital militaire américain de Landstuhl en Allemagne, où leur état de santé "est stable".

L'embuscade, a assuré à l'AFP une source sécuritaire régionale, est l'oeuvre "d'hommes lourdement armés venus du Mali" et "a visé une patrouille de soldats nigériens et américains, certainement des instructeurs".
Nombreuses victimes

Selon les médias, les soldats américains sont tous des membres des bérets verts, les forces spéciales de l'armée de Terre qui sont spécialement entraînées pour former et conseiller des troupes régulières étrangères ou des guérillas.

D'après Radio France Internationale (RFI), les soldats américains et nigériens sont tombés dans un guet-apens après s'être lancés à la poursuite d'assaillants qui venaient d'attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri.

Le lourd bilan témoigne de la violence de l'accrochage. L'opération était toujours en cours jeudi dans la journée, selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrick Steiger, sans plus de précisions.

Il a aussi indiqué que lors de l'embuscade, une patrouille de Mirage 2000 français a permis de faire une démonstration de force mais n'a pas pu apporter d'appui direct au sol - tir ou bombardement - en raison de "l'imbrication (de forces) au sol".

L'armée française a aussi mobilisé deux modules d'évacuation médicale composés d'hélicoptères qui ont permis d'extraire des blessés en direction de Niamey.

A Niamey, le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que le Niger a été frappé par une attaque "terroriste" ayant fait un "nombre important de victimes".

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a affirmé devant le Conseil de sécurité à New York, que cette attaque soulignait l'urgente nécessité de mettre à pied d'oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel, le G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie).
Base américaine

Les Américains sont très présents au Niger, notamment sur l'aéroport d'Agadez (nord) avec une base gérant des drones qui surveillent la zone sahélienne. Les militaires opérant sur cette base ne sortent toutefois qu'extrêmement rarement de cette position.

En plus de cette base, des forces spéciales américaines et des instructeurs sont présents dans le pays depuis les années 2000 pour former les militaires nigériens. Ces soldats effectuent des missions dans tout le pays et un journaliste de l'AFP a déjà rencontré des soldats américains à Niamey, mais aussi à Diffa (sud-est), une zone où sévit le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

En octobre 2015, le Niger et les Etats-Unis avaient notamment signé un accord militaire engageant les deux pays "à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme". L'armée américaine doit aussi "former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme", selon cet accord.

"Il y a ponctuellement des missions de renseignement et de formation de soldats américains ou français un peu partout dans le pays", souligne une source militaire occidentale.

Mi-septembre, Niamey a prolongé l'état d'urgence en vigueur depuis mars dans la zone "devant la persistance de la menace" des "groupes terroristes", notamment venus du nord du Mali voisin. Mi-juin, l'armée nigérienne a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri pour mieux combattre les jihadistes.

Outre les Américains, la France, ancienne puissance coloniale et partenaire privilégié du Niger, compte une base sur l'aéroport de Niamey à partir duquel opèrent des avions de chasse Rafale et des drones. Dans le cadre de l'opération Barkhane, les forces spéciales françaises disposent aussi d'une base à Madama, dans le nord nigérien.

Source : LePoint.fr / Niamey (AFP) - © 2017 AFP

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jeudi 5 octobre 2017

Armement : La ministre des armées annonce le processus d'armement de nos drones Reaper

La ministre des armées Florence Parly a annoncé cette évolution attendue par les militaires, rappelant qu’un drone n’est pas « un robot tueur ».

Enfin ! La ministre des armées a pris une décision politiquement courageuse en annonçant, mardi à Toulon dans le cadre de l’Université d’été de la Défense, l’armement prochain des drones Reaper de l’armée de l’air. Cela pourrait se faire dès 2019.

« Non, un drone armé n’est pas un robot tueur »

Même si elle était convaincue de cette nécessité militaire, la précédente équipe avait reculé devant cette décision de crainte de susciter des polémiques à gauche. Au point de demander, jusqu’en décembre dernier pour les plus récentes livraisons, le « décâblage » des drones américains, comme le rappelle le sénateur Cédric Perrin (LR, T. de Belfort), auteur d’un rapport sur le sujet avec Gilbert Roger. La ministre a rappelé une évidence : « Non, un drone armé n’est pas un robot tueur ». En effet, il s’agit d’un engin piloté et dont les opérations restent sous contrôle humain, sauf que l’équipage est au sol et non à bord.

Rien à voir donc avec les futurs SALA, systèmes d’armes autonomes létaux, qui eux, marqueront une rupture posant de véritables questions éthiques, puisque grâce à des formes d’intelligence artificielle ils disposeront de la capacité de décider eux-mêmes d’ouvrir le feu et donc de tuer. Nous n’en sommes pas là et toute la question reste celle des règles d’engagement.

À cet égard, la ministre des armées a ainsi expliqué que « cette décision ne change rien aux règles d’usage de la force, au respect du droit des conflits armés (...). En effet, les règles d’engagement pour les drones armés seront strictement identiques à celles que nous appliquons déjà. Qu’il s’agisse d’un canon Caesar, d’un missile de croisière, d’un Rafale : comme pour les drones, si l’opérateur est physiquement éloigné de l’objectif, l’homme n’en est pas moins au cœur de l’engagement du feu ».

Devant la presse, le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, a ensuite expliqué que les Reaper déployés au Sahel sont « déjà dans la boucle d’engagement du feu » au travers de leurs capacités de surveillance, d’observation et d’éclairage des cibles. Le choix des munitions qui devraient armer les drones aura lieu en 2018 et l’armée de l’air souhaite que celles-ci soient « complémentaires » de celles mises en œuvre par les autres aéronefs. Le ministère des armées indique que « le missile (américain) Hellfire est la seule arme disponible à ce jour » et que « la possibilité d’armer les drones avec des munitions européennes sera étudiée ».

On sait la grande dépendance de la France vis-à-vis des États-Unis en matière de drones, que ce soit pour leur mise en œuvre, leur maintenance, leur lieu de déploiement ou la formation des équipages. Cet armement ne pourra donc se faire que dans le cadre d’une très étroite coopération avec le partenaire américain. Le ministère indique que les Reaper de l’US air force sont armés de bombes de 250 kg avec différents types de guidage et du missile Hellfire (masse de l’ordre de 50 kg et portée de 8 à 10 km). « Pour permettre une mise à disposition au plus tôt de cette capacité, il faut faire l’acquisition d’une configuration strictement identique à celle mise en œuvre par les Américains » reconnait le ministère dans son dossier de présentation.

L’armée de l’air dispose actuellement de 6 drones, dont 5 basés à Niamey et un à Cognac. Les 6 derniers drones seront livrés en 2019.

Le ministère précise que « le Royaume-Uni met en œuvre 10 drones Reaper armés et a signé un contrat pour l’acquisition de 26 nouveaux drones armables Predator. L’Italie, qui possède 9 drones Predator et 6 drones Reaper, va également les armer. L’Allemagne, en janvier 2016, a annoncé la location à partir de 2018 de drones Heron (israéliens) armés ».

La ministre Florence Parly a également assuré qu’« à moyen terme, le futur drone européen, dont nous réalisons les études en coopération avec l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, sera également doté d’armements. »

La veille de son intervention devant l’Université d’été, la ministre avait assisté à Istres à un vol du démonstrateur de drone furtif Neuron (Dassault-Aviation) qui vient de débuter sa troisième campagne d’essais, cette fois-ci en franco-français. 20 vols sont prévus.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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lundi 2 octobre 2017

Terrorisme : Deux jeunes femmes tuées dimanche à l'arme blanche, gare Saint-Charles à Marseille !

Deux jeunes femmes ont été tuées dimanche à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles par un homme qui a ensuite été abattu par des militaires.
L'État islamique a revendiqué l'attaque dans la soirée.

Deux femmes assassinées à l'arme blanche en pleine journée devant l'une des gares les plus fréquentées de France et un assaillant abattu par une patrouille de «Sentinelle» lors d'une fusillade qui a semé un vent de panique dans la foule. Jusque-là épargnée comme par miracle, Marseille vient à son tour de basculer dans la terreur.

Au lendemain des faits, le procureur de Paris, François Molins a décrit brièvement l'attitude du tueur. Ce dernier est arrivé à la gare Saint-Charles à 13h32. Il s'est alors dirigé vers le parvis avant de s'assoir sur un banc à 13h38. À 13h45, il s'est levé et a porté plusieurs coups de couteau à une première jeune femme au niveau des reins. Il se met ensuite à tourner en rond et revient frapper une seconde jeune femme, au niveau du cou.

Une passante, munie d'un porte-drapeau, tente d'intervenir et met à terre l'agresseur.

Alertés par les cris, des militaires qui patrouillaient non loin sont rapidement arrivés sur place. À la vue du soldat qui a fait un tir de sommation, l'agresseur, qui s'est relevé, a alors tenté de se ruer dans leur direction. Il a été abattu par deux tirs de riposte, en état de légitime défense et avec beaucoup de «sang-froid» selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Le tout a été filmé par les caméras de surveillance de la gare. Pendant touts ces méfaits, l'individu a crié «Allah Akbar», il était armé d'un couteau d'une vingtaine de centimètres ainsi que d'un plus petit couteau de cuisine en inox.

Sept identités différentes

Ses deux victimes sont deux cousines âgées de 20 ans. Une première, étudiante en médecine, venait passer le weekend chez la seconde, afin de fêter son anniversaire pendant le weekend.

L'agresseur était défavorablement connu des services de police. Il avait été arrêté à sept reprises depuis 2005 et avait donné sept fois des identités différentes. Il était inconnu des services antiterroristes. Sa dernière arrestation remonte à deux jours plus tôt, à Lyon, où il avait été mis en garde à vue pour un vol à l'étalage. Il a alors fourni un passeport tunisien aux forces de l'ordre, ce dernier indiquant qu'il s'appelait Ahmed H, et serait né le 9 novembre 1987. Il avait déclaré vivre à Lyon, en tant que sans domicile fixe, réalisant des missions de peintre de temps à autres. Des investigations sont «en cours pour s'assurer de l'authenticité» du passeport, qu'il n'avait pas sur lui au moment de l'attaque à Marseille.

Panique

Épouvanté par la violence de la scène et le claquement des balles, le public s'est mis à courir en tous sens. «J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée», raconte Mélanie, une étudiante de 18 ans qui a décrit «un homme vêtu tout en noir.» «Tout le monde est sorti en hurlant. Et c'est là que j'ai entendu deux coups de feu», raconte au Figaro Lionel, un interne en médecine de 23 ans qui s'apprêtait à regagner Lyon avec le TGV de 14 h 14. «En moins de cinq minutes, des dizaines de policiers sont arrivées de tous les côtés», poursuit l'étudiant. Dans la panique, de nombreuses valises ont été abandonnées sur place, obligeant le service de sécurité à toutes les vérifier.

Juste après l'attaque, la confusion à propos d'un éventuel second assaillant a été entretenue par la présence d'un homme armé aperçu par des voyageurs. Vérifications faites, il s'agissait d'un des policiers en civil dont le ministre a salué la réactivité. «L'auteur est passé seul à l'action», confirme une source. Avant de procéder à de premières vérifications, les forces de l'ordre se sont assurées que l'agresseur n'était pas porteur d'une ceinture explosive. Son cadavre était dépourvu de tout papier permettant d'établir son identité. La comparaison de ses empreintes avec les fichiers de police a permis, selon une source proche de l'enquête, de le «rattacher à des faits de droit commun» sous différentes identités. L'individu était connu des services de police depuis 2005 pour des affaires de stupéfiants et d'infraction à la législation sur les étrangers, sur Lyon, Toulon ou encore Menton... Selon ses différents alias, il avait entre 30 et 35 ans. Il n'était en revanche pas connu pour des affaires liées au terrorisme ou pour radicalisation.

Les autorités prudentes sur les motivations de l'agresseur

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique». La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été saisie d'une enquête. En fin de journée dimanche, les enquêteurs affichaient une certaine prudence sur les motivations de l'assaillant dont le mode opératoire, rudimentaire, porte la marque d'un terrorisme islamiste de type low-cost. L'hypothèse du passage à l'acte d'un «frustré du djihad», aiguillonné par la propagande djihadiste et sévissant en France faute de partir dans les zones de combats, ne peut être exclue au premier stade des investigations. L'attaque a été revendiquée dans la soirée par l'État islamique, a annoncé Amak, l'organe de propagande du mouvement djihadiste.

Cependant, lundi, une source proche de l'enquête indiquait qu'aucun lien ne permettait à ce stade de relier l'assaillant à l'Etat islamique.

La dernière attaque meurtrière qui a endeuillé le pays remonte au 20 avril dernier, avec l'assassinat au nom de Daech du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Élysées par Karim Cheurfi, lui aussi repris de justice aussitôt abattu par la police. La tragédie de Marseille intervient alors que l'Assemblée doit voter ce mardi le projet de loi antiterroriste mettant fin à l'état d'urgence le 1er novembre prochain. Il survient aussi à la veille de l'ouverture sous haute sécurité du procès du frère de Mohamed Merah qui, au nom du djihad, avait assassiné en mars 2012, trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 1 octobre 2017

Allemagne : Environ 60 terroristes d'un groupe jihadiste syrien ont trouvé refuge...

Il y a deux ans, des experts ont affirmé que le risque de voir des jihadistes infiltrés parmi les réfugiés en provenance de Syrie (ou d’ailleurs) était minime, voire inexistant. Ainsi, pour un médiatique magistrat spécialisés dans les affaires de terrorisme, les organisations terroristes « n’avaient pas besoin techniquement » d’envoyer des combattants « parmi les migrants » dans la mesure où elles pouvaient alors disposer « d’éléments recrutés en Europe ». Seulement, les attentats commis à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015 démontrèrent le contraire…

Cela étant, Eurojust, l’agence européenne de coopération judiciaire, avait pourtant mis en garde contre une telle éventualité. De même que, en mai 2016, Interpol et Europol. « Bien qu’un lien systématique entre le trafic de migrants et le terrorisme ne soit pas prouvé, il y a un risque accru de voir les combattants terroristes étrangers utiliser les flux migratoires pour entrer (ou revenir) dans l’Union européenne », avancèrent-elles dans un rapport commun.

Visiblement, ces craintes étaient bel et bien fondées. En effet, citant des sources sécuritaires, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel a révélé, le 2 septembre 2017, qu’environ 60 combattants syriens de la brigade Liwa Owais al-Qarni se trouvent actuellement en Allemagne en tant que réfugiés.

D’abord alliée à l’Armée syrienne libre (ASL), la brigade Liwa Owais al-Qarni a participé à l’émergence de l’État islamique en Irak et au Levant (qui deviendra Daesh), notamment en combattant à ses côtés à Tabqa et à Raqqa. Puis, des divergences étant apparues, certains de ses combattants ont rallié le Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda (aujourd’hui appelé Fateh al-Cham).

D’après Der Spiegel, des combattants de cette milice seraient donc arrivés en Allemagne dès 2014. Et ce ne sont pas des enfants de choeur : le groupe Liwa Owais al-Qarni s’est rendu coupable d’exactions contre les civils et les soldats syriens. Seulement, selon les services allemands, 25 ont été identifiés (dont un sera bientôt jugé à Stuttgart pour avoir participé au massacre de 36 policiers). Ce qui veut dire qu’une trentaine sont encore dans la nature.

Aussi, l’Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz – BfV, le renseignement intérieur allemand) a mis en place un groupe de travail pour enquêter sur ces combattants du Liwa Owais al-Qarni, dont on ignore s’ils sont venus en Allemagne pour commettre des attentats, se cacher ou faire du prosélytisme.

Source : Zone Militaire

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mercredi 27 septembre 2017

Irak : L'EI a attaqué une base de la coalition anti-daesch au nord du pays

La semaine passée, l’on apprenait que le détachement des artilleurs français engagés dans l’opération Chammal (Task Force Wagram) avaient été redéployés du secteur de Tal Afar vers la base de Qayyarah (ou Q-West) et dans la région d’Erbil. Et cela, en vue des opérations à venir visant à chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Hawijah.

L’une de ces deux bases a-t-elle été attaquée par des jihadistes, le 17 septembre? Le porte-parole de la coalition anti-EI, le colonel Ryan Dillon, ne l’a pas précisé. Il a seulement indiqué qu’une base « située au nord de Hawijah » a été la cible de kamikazes (ou « Inghimasi ») envoyés par Daesh.

Cette attaque jihadiste n’a causé aucune perte parmi les forces internationales et irakienne, a assuré le colonel Dillon. En revanche, les trois assaillants ont été tués, dont un par la détonation prématurée de la veste d’explosifs qu’il portait. Allah est grand.

De son côté, via Amaq, son agence de propagande, l’EI a revendiqué cette attaque, menée par quatre de ses combattants contre une base « américaine » récemment établie près d’Erbil. Et il en a même diffusé une photographie aérienne, prise au moyen d’un drone. Sur ce cliché, l’on y distingue 3 obusiers (probablement de M777 américains) et l’on y devine également la présence d’au moins deux autres systèmes d’artillerie.

Source : Zone Militaire

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