FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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dimanche 17 mars 2019

Manifestation des Gilets jaunes : Violences, pillages et saccages aux Champs Elysées à Paris !

Les commerçants de la plus belle avenue de France ont demandé, ce dimanche 17 Mars 2019, à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe

Au lendemain de l'acte XVIII des Gilets jaunes, les commerçants de l'avenue des Champs-Élysées constatent les dégâts. Quatre-vingts enseignes ont été touchées, dont une vingtaine pillées ou victimes de départs d'incendie lors du saccage samedi des Champs-Élysées, ont ainsi estimé ces commerçants. Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe. «  Il y a eu un déferlement de violence, on se remet du chaos. On tente de rassurer les salariés, et puis on pense aux habitants, bien sûr  », a déclaré à l'Agence France-Presse Jean-Noël Reinhardt, président du Comité Champs-Élysées, une association de promotion qui revendique 180 adhérents, en grande partie des commerces.

«  On a demandé un rendez-vous au Premier ministre, pour lui faire part de notre exaspération et lui présenter nos doléances. Il faut que les pouvoirs publics mettent un terme à cette situation  », a-t-il poursuivi avant d'ajouter : «  En cumulé, on a eu 35 samedis et dimanche marqués par des perturbations.  »

«  Trop, c'est trop  »

Samedi, l'acte XVIII de la mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par une flambée de violences à Paris, en particulier sur les Champs-Élysées, théâtre d'affrontements, de pillages et de départs de feu. Parmi les boutiques et commerces les plus touchés : la brasserie huppée le Fouquet's, des enseignes de prêt-à-porter (Celio, Lacoste, Hugo Boss), le chocolatier Jeff de Bruges, mais aussi le magasin du fabricant chinois de smartphones Xiaomi, inauguré mi-janvier, ainsi que de modestes kiosques à journaux.

«  Trop, c'est trop. Et ce samedi était le samedi de trop  !  » a tempêté pour sa part dans un communiqué Bernard Stalter, président de CMA France, réseau national des chambres de métiers et de l'artisanat. Interpellant les ministres de l'Intérieur et de l'Économie et des Finances, lui aussi demande «  à être reçu avec une délégation d'artisans dès cette semaine afin de trouver ensemble les solutions qui permettront de mettre un terme à une situation devenue aussi explosive qu'inacceptable  ». 

Source : Le Point.fr


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vendredi 15 mars 2019

Mali : Les forces armées vont réintégrer des déserteurs qui avaient rejoint les rebelles touareg

En janvier 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad lancèrent les hostilités dans le nord du Mali, en attaquant plusieurs garnisons militaires avec le concours de déserteurs des forces armées maliennes [FAMa] et de groupes jihadistes qui avaient flairé le bon coup.

Puis, après avoir pris le contrôle de Kidal et de Tombouctou, ces derniers rompirent leur alliance avec les rebelles touaregs en les chassant de Gao, où le MNLA avait établi son quartier général. La suite est connue : Bamako demanda l’assistance militaire de la France, qui lança les opérations Serval [janvier 2013 – août 2014] et Barkhane.

Il était alors estimé qu’environ un millier de soldats des FAMa avaient rejoint les rangs des rebelles touareg en 2012. Et on aurait pu penser que leur choix de tourner leurs armes vers leurs camarades allait être définitif et qu’aucune mesure de mansuétude allait leur être appliquée. Finalement, ce ne sera pas le cas.

En effet, les autorités maliennes ont indiqué, le 5 février dernier, que 5.000 membres de milices et de groupes armés implantés dans le centre du pays avaient rejoint le processus « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion » [DDR], prévu par les accords de paix d’Alger.

« À la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre, 5.000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a ainsi affirmé, auprès de l’AFP, Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion.

Et tous ne sont pas d’anciens membres de milices d’autodéfense ou de groupes armés favorables à l’indépendance de l’Azawad. « Parmi eux, il y a d’anciens jihadistes », a en effet précisé M. Ould Sidy Mohamed.

Quatre jours plus tard, le président de la commission « DDR » a indiqué que sur « un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents » à un appel invitant les anciens militaires à se faire connaître et enregistrer. Et, visiblement, c’est une bonne nouvelle pour l’état-major des FAMa.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation [APR] issu du processus d’Alger, des personnels anciennement membres des FAMa, mais qui avaient déserté, regagnent la famille des FAMa », s’est-il en effet réjoui. Sont concernés les officiers, les sous-officiers et les militaires du rang.

Cependant, précise l’état-major malien, ces anciens déserteurs « suivront un recyclage avant leur redéploiement. »

Pour M. Ould Sidy Mohamed, « c’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix. » Et, a priori, d’autres déserteurs pourraient prendre le même chemin. « Certains de la CMA [Coordination des mouvement de l’Azawad, ndlr] ont répondu à l’appel. Et d’autres militaires qui sont encore tapis dans les groupes armés ont déjà annoncé qu’ils arrivaient. C’est vraiment très bon signe pour le processus », a-t-il ajouté.

Cependant, la CMA regroupe des formations qui jouent un double-jeu. Tel est le cas du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui compte dans ses rangs des membres se disant en rupture de ban avec le groupe jihadiste Ansar Dine.  »

Le HCUA « est un des groupes signataires des accords d’Alger mais en même temps, clairement, il n’hésite pas à afficher une forme de proximité avec Iyad Ag Ghali et Ansar Dine, que ce soit une proximité sur le fond ou d’hommes », avait-on dénoncé au ministère français des Armées, en juin 2016. De quoi laisser craindre, dans le cas où des mesures précautions seraient insuffisantes ou incorrectement appliquées, des incidents de type « green on blue », une expression utilisée pour les cas où des soldats sont attaqués par l’un des leurs.

Source : Zone Militaire

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lundi 11 mars 2019

Justice : «Mur des cons» Françoise Martres retoquée - Condamnée pour injure contre le général Schmitt

L'ancienne présidente du Syndicat de la magistrature Françoise Martres a été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis pour injure publique dans l'affaire du "Mur des cons" uniquement au préjudice d'un père de victime, Philippe Schmitt, mais relaxée s'agissant des hommes politiques qui la poursuivaient. Elle écope aussi de 5000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros à lui verser au titre des frais de justice

Le tribunal correctionnel a notamment estimé que le délit est bien constitué et que les faits n'étaient pas prescrits, mais a débouté les politiques de droite ou d'extrême droite qui poursuivaient Mme Martres pour des motifs de forme. Ce trombinoscope affiché dans les locaux du syndicat avait suscité une vive polémique en 2013.

Une vidéo filmée discrètement par un journaliste de France 3 de passage avait révélé que des dizaines de photos de politiques, essentiellement de droite, magistrats ou journalistes, y étaient accrochées sur un "Mur des cons".

Le tribunal correctionnel a estimé que Françoise Martres, "éditrice" du "Mur" car présidente du syndicat à cette époque, a bien commis une injure publique, et que les faits n'étaient pas prescrits, contrairement à l'appréciation du parquet et de sa défense. Mais, pour des motifs de forme, il a relaxé Françoise Martres s'agissant des poursuites engagées par des politiques de droite et d'extrême droite dont les portraits étaient épinglés sur ce panneau. Robert Ménard et le Rassemblement national ont été déboutés car leurs plaintes étaient incomplètes.

Neuf élus ou ex-élus de droite comme Patrick Balkany et Eric Woerth ont pour leur part été déboutés car leurs plaintes visaient des faits d'injure publique "envers un membre de l'Assemblée nationale" quand le tribunal n'a pu déterminer si l'injure était dirigée contre eux en raison de leurs fonctions ou si elle visait leurs personnes privées.

Les tardives constitutions de partie civile de Nadine Morano, Dieudonné, Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan ont été déclarées irrecevables. Le général Philippe Schmitt, dont la fille avait été assassinée par un récidiviste dans un RER, est donc seul à avoir obtenu pleine satisfaction. Pour injure publique contre lui, Françoise Martres a été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis, ainsi qu'à lui verser 5000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros au titre des frais de justice.

Source : Le Figaro.fr avec AFP

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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vendredi 8 mars 2019

Irak : Les FDS remettent des jihadistes français de l’EI aux autorités irakiennes

La question d’un éventuel « rapatriement », vers leur pays d’origine, des combattants étrangers de l’État islamique [EI ou Daesh] capturés par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] a suscité une vive polémique ces dernières semaines, les uns estimant cette hypothèse totalement inconcevable pendant que d’autres pensent qu’il vaut mieux une telle issue plutôt que de savoir ces jihadistes dans la nature.

La semaine passée, le président américain, Donald Trump, s’est invité dans le débat en demandant aux pays européens de rapatrier leurs ressortissants enrôlés sous la bannière noire de Daesh.

Toutefois, et afin de s’épargner des menaces futures, les gouvernements européens préféraient voir les combattants étrangers de Daesh capturés par les FDS être jugés sur place, même si cela est de nature à poser quelques complications juridiques, étant donné que le Kurdistan syrien, région de facto autonome, n’est pas un État reconnu.

Cela étant, le rapatriement des jihadistes n’est pas la seule piste à l’étude. Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, organisée à la mi-février, une autre option a été évoquée, d’après Didier Reynders, le ministre belge de la Défense et des Affaires étrangères.

Ainsi, selon ce dernier, la délégation américaine a soumis l’idée que ces jihadistes étrangers se trouvant actuellement en Syrie soient jugés… en Irak.

« Il n’est pas exclu que des pays comme l’Irak souhaitent juger » des combattants de l’EI, a affirmé M. Reynders, à l’issue d’un « conseil des relations extérieures », où cette question a été abordée avec Jean-Yves Le Drian et Jeremy Hunt, ses homologues français et britanniques. « Cela ne serait pas anormal. Nous avons bien un terroriste français [Nemmouche, NdlR] qui est jugé à Bruxelles car l’attentat a été commis en Belgique », a continué le ministre belge, cité par La Libre Belgique.

Et visiblement, M. Reynders a raison : l’Irak souhaite juger ses ressortissants ayant combattu dans les rangs de Daesh. En effet, soucieux de se débarrasser de prisonniers encombrants, les FDS ont remis à Bagdad 280 jihadistes de nationalité irakienne, la semaine passée. Mais pas seulement, a priori.

Ainsi, selon l’agence Reuters, des combattants étrangers de l’EI auraient également été transférés en Irak, dont 14 jihadistes français. Un officier irakien affecté près de la frontière syrienne a confié avoir supervisé ce transfert et assuré qu’une vingtaine d’étrangers avaient été remis à l’armée irakienne.

Dans la soirée du 24 février, les FDS ont confirmé avoir remis « 280 combattants irakiens » à Bagdad, sur les 500 qu’elles ont capturés en Syrie. Et une source gouvernementale irakienne a précisé à l’AFP que 14 jihadistes français ont fait partie du lot.

Selon Hisham al-Hashemi, un expert irakien sollicité par l’agence de presse française, ce transfert s’est fait « en coordination » avec la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. « Les individus transférés ne sont pas des hauts responsables de l’EI mais ils constituent une mine d’informations sur la structure de l’organisation terroriste en Europe, les réseaux jihadistes françaises et les cellules de recrutement », a-t-il dit. Et ils ont été envoyés en Irak par les FDS parce qu’ils avaient combattu à un moment donné les forces gouvernementales irakiennes, ce qui « pourrait ouvrir la voie à leur procès à Bagdad », a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, il y a peu de chance que la France les réclame… S’exprimant au sujet des jihadistes français détenus en Irak, lors d’un déplacement à Bagdad, le 8 février, la ministre des Armées, Florence Parly, avait rappelé que Paris avait « toujours dit que c’était aux autorités irakiennes d’en assurer le jugement ». Et d’ajouter : « Ce processus va se poursuivre. »

Cela étant, une troisième solution serait envisageable. « Il ne faut pas refiler de nouveaux problèmes à l’Irak […] Ce que nous voulons, c’est que ces gens soient jugés. Mais ce que nous ne voulons absolument pas, c’est que nous devions les ramener chez nous », a ainsi estimé Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération. D’où l’idée de mettre en place un tribunal international, qui pourrait s’appuyer sur la commission d’enquête des Nations unies sur les crimes commis en Irak par l’EI.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


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samedi 2 mars 2019

Mali : Une frappe française élimine une quinzaine de jihadistes dans la région de Mopti

Ces derniers jours ont été mouvementés au Mali. Après l’élimination de l’algérien Djamel Okacha [alias Yahia Abou al-Hamman], le numéro deux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], la mort de trois Casques bleus guinées près de Bamako lors d’une attaque attribuée à des « bandits » et un attentat ayant échoué contre le camp Boubacar Sada Sy, qui abrite les instructeurs militaires de l’EUTM Mali à Koulikoro, on apprend que la force française Barkhane a une nouvelle fois frappé la Katiba Macina, le 23 février 2019, dans la région de Mopti.

Comme cela fut le cas dix jours plus tôt au même endroit, une « manoeuvre de renseignement » a d’abord permis de repérer et d’identifier un rassemblement de jihadistes dans le secteur de Dialloubé [ou Dialoubé], situé au sud-ouest de Tombouctou. Puis, l’état-major de Barkhane a décidé d’intervenir, en envoyant une patrouille de Mirage 2000, appuyée par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper sur les lieux de cette concentration de terroristes, appartenant à la Katiba Macina.

Résultat : la frappe aérienne effectuée par les avions de combat français a permis de mettre « hors de combat » une « quinzaine » de jihadistes, a indiqué, ce 25 février, l’État-major des armées. Ce dernier précise, comme la dernière fois, que cette opération a été conduite en coordination avec les Forces armées maliennes [FAMa].

« Ce nouveau succès, qui s’inscrit dans la continuité d’opérations menées dans cette même zone au cours des dernières semaines, cherche à réduire toujours plus le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger », fait encore valoir l’EMA.

À noter que cette opération a été menée par Barkhane alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Armées, Florence Parly, se trouvaient au Mali pour y rencontrer notamment les militaires français déployés à Gao.

« Soldats de Barkhane, vous obtenez des résultats opérationnels remarquables, décisifs. […] Vous êtes parvenus à détruire leurs moyens de combat, à intercepter leurs flux logistiques, à tarir leurs ressources. Nous devons le répéter : chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance », a ainsi affirmé M. Philippe.

« De nombreux chefs et membres des différents groupes terroristes ont été mis hors de combat », a continué le Premier ministre, avant d’estimer que « si la menace djihadiste n’a pas disparu », elle « est désormais contenue, endiguée ». Ce qui fait que le « combat n’est pas terminé », a-t-il ajouté.

Quant aux frappes françaises effectuées également dans le secteur de Dialloubé, le 13 février dernier, les FAMa ont précisé plus tard qu’elles avaient éliminé « plus d’une dizaine de terroristes » de la katiba Macina et permis « la libération de deux otages de CARE-Mali ».

La force Barkhane tient particulièrement à l’oeil cette formation jihadiste, affiliée au GSIM. Son chef, Amadou Koufa, a en effet été éliminé en novembre dernier, lors d’une opération ayant mobilisé des moyens importants.

Source : Zone Militaire

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mercredi 27 février 2019

Société : Hijab de running, Decathlon renonce à le commercialiser en France...

Décathlon lève le voile sur son hijab de course !

Nouveau revirement pour l'équipementier sportif : après avoir plaidé l'erreur, il a assumé la commercialisation de son hijab de running. Avant de se dédire. 

Le Community Manager de Decathlon n'aura pas ménagé ses efforts. Tout l'après-midi, il a patiemment répondu aux détracteurs du « hijab de running » que l'enseigne annonçait vouloir bientôt commercialiser en France. Lundi pourtant, Decathlon hésitait et plaidait l'erreur, expliquant que le produit, déjà vendu au Maroc, n'aurait jamais dû se retrouver sur son site français. Ce mardi, volte-face : le groupe français affirmait « assumer complètement » sa commercialisation prochaine, à un prix encore inconnu, tandis que l'équipementier sportif Nike propose déjà un « hijab pour femme », en noir, gris ou blanc, au prix de 30 euros.

« Nous assumons complètement le choix de rendre le sport accessible pour toutes les femmes dans le monde. C'est presque un engagement sociétal, si cela permet à des coureuses de pratiquer la course à pied, nous l'assumons avec sérénité, expliquait Xavier Rivoire, responsable de la communication externe de Decathlon United, soulignant que « ce couvre-tête laissait le visage libre et visible ». Mais en fin de journée, nouveau revirement : selon RTL, l'enseigne renonce jusqu'à nouvel ordre.

Polémique et appel au boycott

Il faut dire que l'annonce de cette commercialisation avait déclenché une véritable bronca, notamment de personnalité politique. Sur Twitter, Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains, s'est attaquée à l'enseigne.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a pour sa part déclaré : « J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles vivent dans un pays où la place des femmes dans la société régresse comme en Arabie saoudite. J'appelle au boycott de la marque Décathlon. » Valérie Rabault, la présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, a elle aussi demandé sur Twitter le « boycott » de la marque française. Quant à Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, elle assène : « Le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. Ceux qui tolèrent les femmes dans l'espace public uniquement quand elles se cachent ne sont pas des amoureux de la liberté. »

Source : Le Point.fr - Image : (c)Decathlon Kalenji

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mardi 26 février 2019

France - Qatar : Un accord de « dialogue stratégique »

En froid avec l’Égypte et les monarchies sunnites du golfe arabo-persique, dont l’Arabie Saoudite, qui est par ailleurs actuellement sous le feu des critiques pour son rôle au Yémen ainsi que pour l’assassinat, en Turquie, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le Qatar cherche la moindre occasion pour rompre son isolement diplomatique. D’où, sans doute, sa frénésie d’achats d’équipements militaires que la nécessité d’assurer la sécurité de la prochaine coupe du monde de football, en 2022, ne suffit pas à expliquer.

Ainsi, après avoir pris livraison du premier des 36 avions Rafale qu’il a commandés, le Qatar a signé avec la France, ce 11 février, un accord de « dialogue stratégique », à l’occasion de la 19e visite à Doha du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

D’après les dirigeants qataris, cités par l’AFP, il s’agirait du « premier accord de ce type » signé entre l’émirat et un pays européen.

« Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme […] de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a expliqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avant d’évoquer une « nouvelle phase » dans les relations entre Doha et Paris.

Source : Zone Militaire

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dimanche 24 février 2019

Syrie : Retour de jihadistes français par l’entremise des forces américaines ?

Apparu, un fusil d’assaut dans les mains, dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh en novembre 2014, Quentin L. alias « Abou Ossama Al-Faranci », avait brûlé son passeport après avoir appelé ses co-religionnaires à rejoindre le « califat » autoproclamé. Moins de cinq ans plus tard, il pourrait faire partie des jihadistes français susceptibles d’être rapatriés de Syrie…

La question du retour de ces ressortissants français ayant pris les armes contre leur pays est devenue plus épineuse qu’elle l’était auparavant, notamment à cause de la perspective du retrait militaire américain – et donc de celui de la coalition anti-jihadiste – de Syrie.

Jusqu’à présent, la position des autorités françaises était simple, même si elle pouvait prêter le flanc à un recours en justice, comme celui déposé en janvier 2018 par les avocats d’Émilie König, une militante de Daesh, capturée par les Forces démocratiques syriennes [FDS].

« Si nous agissons dans le cadre de la légalité internationale, nous prenons en charge toute personne sur le territoire français, pour autant nous n’irons pas les chercher où ils sont », avait ainsi expliqué Nicole Belloubet, la ministre de la Justice.

« Beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d’affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé », avait ajouté Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien donné à Libération.

Seulement, le désengagement américain de Syrie, qui devrait être terminé d’ici avril prochain, change la donne, en ce sens que les FDS, auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, pourraient faire l’objet d’une offensive lancée par la Turquie dans le nord de la Syrie. Se pose le dilemme : rapatrier les jihadistes français et leurs familles, les laisser à eux-mêmes, quitte à ce qu’ils puissent échapper à tout contrôle et constituer ainsi une menace, ou bien encore les laisser aux mains d’un régime [syrien en l’occurrence] qui pourraient les utiliser comme moyen de pression?

Aussi, la première option est-elle privilégiée. Ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires [et à des débordements, dont l’ex-journaliste Nicolas Hénin, ancien otage de Daesh, a fait les frais…]. Or, d’après une information donnée par BFMTV et confirmée par l’AFP, l’un des scénarios envisagés serait de rapatrier les jihadistes français avec le concours des forces armées américaines.

« Les forces spéciales américaines, qui ont déjà rapatrié une dizaine de ressortissants américains sur leur territoire, vont donc extraire ces Français des camps détenus par les Kurdes, les regrouper et les mettre dans des avions. Les Américains les raccompagneront également jusqu’en France. A bord des appareils, aucune escorte française, mais des gendarmes du GIGN sur le tarmac pour les réceptionner », a en effet avancé BFMTV.

Ce plan prévoit le rapatriement de 150 individus, dont une cinquantaine de majeurs [hommes et femmes] et une centaine d’enfants, dont certains en bas âge. Et il pourrait se dérouler en deux temps. Ainsi, un premier avion transportant des figures « sensibles » de Daesh actuellement détenues par les Kurdes, ainsi que des combattants, devrait atterrir en France [sur la base aérienne de Villacoublay?] d’ici quelques semaines. Et il sera suivi par un second vol, qui, cette fois, concernerait les mineurs.

« Un fois sur le sol français, les majeurs qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront d’abord placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] à Levallois-Perret. La justice aura à charge d’évaluer, au cas par cas, les suites à donner dans chaque dossier », explique BFMTV.

Une source gouvernementale a confirmé l’existence d’un tel scénario auprès de l’AFP. Du moins a-t-elle indiqué qu’il est « fortement envisagée », même si aucune décision définitive n’a encore été prise. « Parmi les options possibles, il y a aussi le maintien [des jihadistes français] sur le territoire syrien », a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, et sans revenir sur les options en cours d’examen, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a une nouvelle fois assuré, depuis Dreux, ce 8 février, que tout jihadiste de retour en France « fera l’objet d’une interpellation, sera présenté à la justice, sera sanctionné. »

Source: Zone Militaire - Photo : Site Intelligence

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jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

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mercredi 20 février 2019

Commandant "Sophie" : Première femme pilote d'essais d'hélicoptères à la DGA

La DGA « Essais en vol » accueille la première femme pilote d’essais française d’hélicoptères dans ses rangs

Elle n’est pas la première femme française à devenir pilote d’essais, Jacqueline Auriol l’ayant ainsi précédée dans les années 1950. En revanche, elle est une pionnière dans son domaine, c’est à dire celui des hélicoptères.

Officier pilote de l’armée de l’Air, le commandant « Sophie » va en effet rejoindre les rangs du centre « Essais en vol » de la Direction générale de l’armement [DGA] en janvier 2019, après avoir obtenu son brevet à l’Empire Test Pilots’ School [ETPS], l’école britannique des pilotes d’essais, implantée à Boscombe Down. Une première.

Déjà diplômée de l’École nationale supérieure l’aéronautique et de l’espace [en 2003], le commandant « Sophie » a rejoint l’armée de l’air en qualité de pilote d’hélicoptère. Affectée à l’escadron 01.067 « Pyrénées », à Cazaux, elle a effectué plus d’une centaine de missionS en Afghanistan, aux commandes d’un EC-725 Caracal. Elle a ensuite piloté un Super Puma au sein de l’escadron de transport ET60, basé à Villacoublay.

Comme Jacqueline Auriol en son temps, elle a réussi le concours d’entrée de l’École du personnel navigant d’essais et de réception [EPNER] en 2017. C’est dans le cadre d’un échange avec l’ETPS britannique qu’elle est donc devenue la première femme française pilote d’essais d’hélicoptères.

« Pendant une année, elle a été formée aux techniques des essais en vol nécessaires à l’évaluation des performances, des qualités de vol et des systèmes embarqués sur hélicoptères. Elle a ainsi eu l’occasion de voler sur différents aéronefs tels que l’Agusta A109, le Bell 412, la Gazelle, le H125 ou encore l’AH-64 Apache. Elle totalise à ce jour plus de 2.000 heures de vol », précise la DGA.

En outre, le taux de féminisation de la DGA est actuellement de 25% [sur un effectif de 9.619 personnels]. Sur 100 officiers généraux au total, 14 sont des ingénieures générales de l’armement.

Source : Zone Militaire - Photo : DGA

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samedi 16 février 2019

Société : Amendement du 4e Commandement de Dieu - Désormais, tu honoreras parent 1 et parent 2

Formulaire scolaire : “parent 1 et parent 2” remplacent “père et mère”

Un amendement adopté par les députés supprime la mention du genre des parents dans les formulaires scolaires

L’homoparentalité est désormais reconnue pour les formulaires scolaires. L’Assemblée a adopté en première lecture mardi 12 février 2019 un amendement qui supprime les mentions « père » et « mère », et les remplace par « parent 1 » et « parent 2 », rapporte le Parisien.

« Du politiquement correct qui ne correspond pas à la réalité »

Ce vote est passé dans le cadre du projet de loi « l’école de la confiance ». « Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la députée Valérie Petit (LREM), à l’origine du texte. « On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a défendu dans l’hémicycle sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM).

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, et la rapporteure (Ndlr: rapporteuse ;-) du projet de loi, Anne-Christine Lang (LREM), ont donné un avis défavorable à cet amendement, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

Source : Valeurs actuelles


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vendredi 15 février 2019

Syrie : Artilleurs et aviateurs français dans l’assaut final contre Daesh

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées a précisé que les artilleurs de la Task Force [TF Wagram], déployés avec 3 CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] en Irak, à deux pas de la frontière avec la Syrie, n’avaient effectué qu’une seule mission de tir entre le 30 janvier et le 5 février, en soutien des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde, ndlr]. Et qu’aucune des 20 sorties aériennes assurées par les Rafale de la force Chammal ne donna lieu à une frappe.

Cette inactivité, inhabituelle, avait une raison : une pause opérationnelle des FDS devant permettre aux civils de fuir avant de lancer l’ultime assaut contre ce qui reste du « califat physique » de l’État islamique [EI ou Daesh] sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province syrienne de Deir ez-Zor.

Or, les FDS ont annoncé, dans la soirée du 9 février, avoir lancé la « bataille finale » pour « éliminer » les jhadistes, repliés dans un secteur d’environ 4 km2, entre le village de Baghouz et la frontière irakienne. Selon Mustefa Bali, un porte-parole de l’alliance arabo-kurde cité par l’AFP, il y aurait encore « entre 500 et 600 terroristes » présents dans cette zone.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] a fait état, ce 10 février, de « combats intenses » dans les environs de Baghouz.

« La bataille est en cours. Il y avait d’intenses combats ce matin, avec des explosions de mines », a en effet indiqué Rami Abdel Rhamane, son directeur. Et d’ajouter que la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, appuie les FDS via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie.

Pour les artilleurs français de la TF Wagram, actuellement armée par le 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique [RAA], qui sera prochainement relevé par le 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa], c’est le dernier coup de boutoir contre Daesh, après plus de deux ans et demi de présence au Levant. « Achevez le combat! », leur a lancé Florence Parly, la ministre des Armées, le 9 février.

« Aujourd’hui, nous sommes parvenus à un tournant. La destruction du califat physique est presque consommée. Il y a des à-coups mais la fin est proche. Avec votre aide, les contre-attaques ont été systématiquement neutralisées. Les terroristes sont sans chefs, sans communication, dans le désordre de la déroute », avait précédemment affirmé Mme Parly, après avoir rendu un hommage appuyé aux artilleurs français.

« À Fil Fayl, à Qayarrah, à Mossoul, à Al Assad, toujours, au plus près du combat, toujours, talonnant les terroristes. Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon », a souligné la ministre. « Vous déplaçant avec les combats, vous avez porté le fer au plus profond, y compris lorsque personne d’autre ne le pouvait. Certaines semaines, quand les tempêtes de sable ou la couverture nuageuse ne permettaient pas à l’aviation d’opérer, c’était à vous, et encore à vous, qu’on faisait appel pour pilonner Daesh », a-elle encore rappelé.

Au cours  de l’opération Roundup, qui a vu la prise de Hajine et dont l’assaut contre la poche de Baghouz est la dernière phase, la TF Wagram a déjà tiré pas moins de 3.500 obus. Depuis leur engagement contre Daesh, en septembre 2016, les artilleurs français ont assuré plus de 2.400 missions de tirs, ce qui représente 18.000 obus tirés.

Reste à voir combien de temps dureront les combats pour reprendre Baghouz et ses environs. Puis se posera la question du sort qui sera fait aux FDS, à la merci d’une offensive turque après le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

« Sans leur soutien, rien n’aurait été possible. Nous leur devons beaucoup. Le Président de la République et moi-même n’avons eu de cesse, dans nos discussions avec les Américains, d’insister sur ce point. Leur sacrifice nous oblige ; notre départ ne doit pas les placer en situation de vulnérabilité », a assuré Mme Parly aux artilleurs de la TF Wagram.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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mardi 12 février 2019

Armée de terre : La Légion étrangère veut recruter 1.245 volontaires en 2019

Entre 2015 et 2018, la Légion étrangère a recruté massivement, au point de retrouver, en terme d’effectifs, le format qui était le sien il y a 30 ans, soit 8.900 légionnaires. Soit 11% des effectifs de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de l’armée de Terre, qui compte 77.000 militaires.

L’an passé, dans un dossier de presse publié à l’occasion du 14-Juillet, le commandement de la Légion étrangère [COM.LE] expliquait que cette « montée en puissance des effectifs » était « quasiment achevée », alors que la 5e compagnie de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère s’apprêtait à devenir pleinement opérationnelle.

« Pour autant, cette montée en puissance, réalisée pour les effectifs, ne sera pleinement achevée que lorsque tous les spécialistes et gradés nécessaires à ce nouveau format seront formés », fit valoir le COM.LE.

En 2014, la Légion étrangère avait recruté 949 nouveaux légionnaires. Avec la décision d’augmenter les effectifs de la FOT, après les attentats de janvier 2015 et le lancement de l’opération intérieure Sentinelle, ses bureaux de recrutement n’ont pas chômé : la même année, 1.809 recrues ont rejoint ses rangs, puis 1.701 autres ont fait de même en 2016.

Puis, pour les deux années suivantes, l’objectif en matière de recrutement a été revu à la baisse [1.377 recrues en 2017 et « seulement » 1.100 en 2018]. Pour 2019, la tendance est de nouveau à la hausse car, d’après une annonce postée sur les réseaux sociaux, la Légion étrangère a fait savoir qu’elle doit recruter 1.245 nouveaux légionnaires en 2019.

« La Légion Étrangère est chargée du recrutement des volontaires désirant servir la France à titre étranger (Décret 2008-956 du 12/09/2008). En 2019, elle recrutera près de 1.250 candidats, français ou étrangers, pour des postes de combattants au sein des régiments Légion de la Force Opérationnelle Terrestre », a-t-elle en effet fait savoir. Ce qui veut dire que, cette année, 5,7% des recrues du ministère des Armées devraient être des légionnaires.

Pour rappel, pour espérer rejoindre la Légion étrangère et porter le képi blanc, il faut être âgé de plus de 17 ans et demi et de moins de 39 ans et demi. Après une visite médicale, les candidats doivent passer des épreuves sportives pour mesure leur condition physique [7 tractions complètes en pronation, test Luc Léger]. Le taux de sélection est important [20%] étant donné que, chaque année, plus de 8.000 candidats poussent, en moyenne, la porte d’un bureau de recrutement.

« Seuls ceux qui semblent capables et désireux de s’adapter aux règles de la vie en collectivité peuvent prétendre à être incorporés. Le principe du recrutement à titre étranger autorise également un candidat français à postuler pour la Légion, même s’il sert sous statut ‘à titre étranger’, comme ses camarades étrangers », précise la Légion étrangère.

Les francophones, essentiellement des Français, représentent ainsi environ 11% du recrutement. « La présence d’un minimum de francophones dans la troupe participe à l’enseignement du français, indispensable pour comprendre les ordres », fait valoir le COM.LE.

Le légionnaire-type est âgé de 23 ans en moyenne et « a déjà une certaine maturité et une certaine expérience, souvent militaire. » En outre, il « a un bon niveau général » et, évidemment, une « excellente condition physique ».

Source : Zone Militaire

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samedi 9 février 2019

Centrafrique : M. Le Drian dénonce la présence de mercenaires russes...

En juillet 2018, trois journalistes travaillant pour le Centre de gestion des investigations, financé par l’ex-oligarque et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski, furent assassinés alors qu’ils enquêtaient sur les activités de la société militaire privée [SMP] russe Wagner à Sibut, en Centrafrique.

Officiellement, ils auraient été victimes de « coupeurs de route ». Du moins, c’est ce qu’a toujours affirmé Moscou et ce qu’a récemment répété le Comité d’enquête russe, en réponse au média « Dossier », financé également par M. Khodorkovski. Selon cette publication, si ces trois reporters expérimentés ont été assassinés, c’est parce qu’ils s’intéressaient d’un peu trop près à la SMP Wagner…

Ces mercenaires sont arrivés en Centrafrique à la faveur de livraisons d’armes aux forces armées locales, pour lesquelles la Russie avait obtenu une dérogation à l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Qualifiés « d’instructeurs militaires civils » par Moscou, ces « mercenaires » ne se contenteraient pas seulement de former les militaires centrafricains. En effet, d’après un rapport de l’ONU, ils assureraient des missions de sécurisation, allant même jusqu’à appuyer les forces centrafricaines si nécessaire. En outre, ils opèrent dans des secteurs où ont été attribuées des concessions minières à la société russe Lobaye Invest, une filiale de M Invest, un groupe fondé par Evguéni Prigojine.

Or, il se trouve que ce dernier est aussi le financier et l’actionnaire de la SMP Wagner, fondée par Dmitri Outkine, un ancien du GRU, le renseignement militaire russe. En outre, il est un proche de Vladimir Poutine, le chef du Kremlin. Ce même Evguéni Prigojine serait également à l’origine de l’Internet Research Agency [IRA], la fameuse « usine à trolls » basée à Saint-Petersbourg et citée dans l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine.

Cela étant, les sociétés militaires privées sont interdites en Russie. Enfin presque… Car elles permettent à Moscou d’intervenir militairement dans certaines zones de conflit sans avoir à se mouiller, comme en Ukraine, en Syrie et donc en Centrafrique. « En ce qui concerne leur présence quelque part à l’étranger, je répète que s’ils n’enfreignent pas la loi russe, alors ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde », a fait valoir, en décembre, M. Poutine, alors que des ex-mercenaires venaient de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international de La Haye pour « crimes de guerre » et « non-reconnaissance de leurs droits. »

Quoi qu’il en soit, lors d’une audition au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a élevé le ton face à la présence de la SMP Wagner en Centrafrique.

« Il y a une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise dans les propos, dans les réseaux [sociaux] », a ainsi relevé M. Le Drian. « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine », a-t-il ensuite souligné, en évoquant les employés de la « force Wagner ». Et de prévenir : « S’il m’entend là, au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien! »

Ce n’est pas la première fois que M. Le Drian dénonce les actions de la Russie en Centrafrique.

« La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu. Ce n’est pas un terrain de compétition. Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de Centrafrique, c’est […] la sécurité de ce pays et son développement, et non pas utiliser potentiellement les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s’implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées », avait-il affirmé, en novembre 2018, à l’occasion d’un déplacement à Bangui.

Par ailleurs, la Centrafrique n’est pas le seul pays africain où les SMP russes sont actives. Récemment, le quotidien britannique « The Times » a assuré que des « mercenaires russes » étaient impliqués dans la répression [sanglante] des manifestations contre le gouvernement soudanais.

Le 23 janvier 2019, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé la présence de « sociétés russes de sécurité privée » mais démenti leur participation à la répression des manifestants.

« Selon nos informations, des représentants de sociétés russes de sécurité privée qui n’ont rien à voir avec les organes de l’Etat opèrent au Soudan », a ainsi déclaré Mme Zakharova. « Leur tâche se limite à la formation du personnel des forces armées et des forces de l’ordre de la République du Soudan », a-t-elle précisé.

Source : Zone Militaire

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