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lundi 10 septembre 2018

Paris : Attaque au couteau, sept blessés dont quatre graves...

L'auteur des faits, qui se sont déroulés dimanche soir, a été interpellé par la police.
Rien ne permet de dire, pour le moment, s'il s'agit d'une attaque terroriste.


Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, dans le 19e arrondissement de Paris, dans la soirée du 9 septembre 2018.

Une attaque au couteau a fait sept blessés dans la soirée du dimanche 9 septembre, à Paris, a appris franceinfo auprès d'une source judiciaire. Quatre personnes sont grièvement atteintes à la suite de ces agressions. Les faits ont eu lieu sur le quai de Loire, le long du bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de la capitale, vers 22h45. Les blessés ont été transférés vers les hôpitaux Lariboisière, La Pitié Salpêtrière, Foch et Percy. Rien ne permet de dire, pour le moment, s'il s'agit d'une attaque terroriste.

Des témoins de la scène interviennent

Selon les informations de France Bleu Paris, cet homme s'en est pris à plusieurs personnes à coups de couteau et de barres de fer. Des témoins de la scène, qui jouaient à la pétanque, ont réussi à le faire fuir. L'un d'entre eux lui a jeté une boule qui l'a atteint à la tête. Quelques instants plus tard, il s'en est pris à deux autres passants, des touristes britanniques, avant d'être arrêté par les policiers de la BAC du 19e arrondissement.

Selon la source jointe par franceinfo, l'agresseur est un homme "a priori de nationalité afghane". L'auteur des faits a attaqué des personnes qui lui étaient inconnues. Il a été interpellé par les forces de l'ordre. Un témoin de la scène est en état de choc. Une enquête a été ouverte pour "tentatives d'homicides volontaires".

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire.

Source : Francetvinfo.fr

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samedi 8 septembre 2018

Technologie : De la soie artificielle d’araignée pour les parachutes et les gilets pare-balles de l'US Air Force

En 2016, l’unité de recherche de l’US Army a confié un contrat – confirmée l’année suivante – à la société Kraig Biocraft Laboratories, afin de mener des recherches sur la soie d’araignée, un matériau aux propriétés étonnantes.

En effet, trois fois plus résistantes que le Kevlar, utilisé pour confectionner les gilets pare-balles, la soie d’araignée peut supporter une masse de plus de 45 tonnes par cm² tout en conservant son extrême légèreté et sa flexibilité.

Seulement, disposer de suffisamment de ce matériau pour fabriquer des effets protecteurs à grande échelle n’est pas une chose aisée. Entretenir un élevage d’araignée n’est pas la solution : son rendement serait beaucoup trop faible.

D’où l’appel à Kraig Biocraft Laboratories, qui utilise des vers à soie génétiquement modifiés avec de l’ADN d’araignée. Cependant, d’autres moyens ont été étudiés pour obtenir de la soie d’araignée en grande quantité.

Comme celui imaginé par Thomas Scheibel, un biochimiste allemand qui a cofondé l’entreprise AMSilk, adossée à l’Université technique de Munich (TUM). Sans entrer dans les détails, son concept repose sur la modification génétique de bactéries E. coli avec des gènes de l’épeire diadème (araignée de jardin). La soie d’araignée peut ensuite être obtenue en grande quantité via un processus mécanique complexe qui lui a demandé plusieurs années de recherche.

Mais l’Air Force Research Laboratory [AFRL], en association avec l’Université de Purdue, compte aller plus loin en étudiant « les propriétés de refroidissement et de régulation de la température de la soie naturelle afin de l’appliquer aux fibres synthétiques telles que la soie d’araignée artificielle. »

Pour cela, les chercheurs entendent exploiter un processus appelé « refroidissement radiatif passif » qui serait propre à la soie. En clair, ce matériau permettrait à un objet de perdre naturellement de sa chaleur par rayonnement infrarouge. « Pendant les chaudes journées d’été, la (température de la) soie chute de 10 à 15 degrés Fahrenheit par rapport aux matériaux réfléchissants », explique le communiqué de l’US Air Force.

« Comprendre la soie naturelle nous permettra de concevoir des fibres multifonctionnelles avec des possibilités exponentielles. Les fibres ultra-résistantes surpassent les caractéristiques mécaniques de nombreux matériaux synthétiques ainsi que celles de l’acier », a fait valoir le Dr Augustine Urbas, en charge de cette étude.

Les applications sont nombreuses. La première est, évidemment, la conception de gilets pare-balles à la fois plus résistants, plus légers et donc plus confortables. Les tentes utilisées en opération pourraient également être fabriquées avec un tel matériau, ce qui offrirait un environnement « plus frais » aux aviateurs américains.

En outre, la soie d’araignée artificielle permettrait à l’US Air Force de disposer de parachutes plus solides, donc capables de porter des charges plus lourdes qu’actuellement.

« Les estimations indiquent que, bien que la soie d’araignée artificielle peut coûter initialement deux fois plus que le Kevlar, sa légèreté, sa force incroyable, son élasticité et sa capacité d’ adaptation potentielle pour d’autres besoins sont les caractéristiques qui améliorent son attrait commercial », fait valoir l’AFRL.

Source : Zone Militaire

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mercredi 5 septembre 2018

Armée de Terre : Ouverture deux centres d’initiation commando en 2019

Dans la dernière livraison de Terre Infos Magazine, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, a expliqué que, pour dominer l’adversaire au combat, la supériorité technologique, la puissance de feu et la qualité des équipements ne pouvaient pas toujours être suffisantes. Et qu’il fallait donc un « supplément d’âme », c’est à dire « l’esprit guerrier ».

Or, l’esprit guerrier s’obtient et se cultive par l’aguerrissement, qui consiste à « développer chez chacun l’intelligence de situation, l’audace, la rusticité, la détermination nécessaire pour comprendre plus vite, agir plus fort et durer plus longtemps. »

D’autant plus que, comme le souligne le colonel Gilles Haberey, chef du bureau emploi de l’état-major de l’armée de Terre, « l’ennemi d’aujourd’hui est assurément mieux équipé et entraîné, il impose un rapport de force moins favorable. […] Les attaques de bases avancées au Mali ou de convois en sont des exemples frappants ». Aussi, ajoute-t-il, « nous devons tous nous y préparer, quelle que soit notre spécialité. »

Cet esprit guerrier que le général Bosser veut insuffler, explique l’armée de Terre, vise à « replacer le combattant, mais aussi les structures opérationnelles collectives, du trinôme à l’état-major, autour de quatre qualités emblématiques : l’audace d’abord, pour son aptitude à sortir des schémas tactiques conventionnels et à la prise de risque. L’intrépidité pour sa capacité à prendre l’ascendant sur l’adversaire. La résilience, face aux pertes et à la destruction. La rusticité, pour évoluer et combattre dans un milieu difficile, hors de sa zone de confort. »

D’où le retour annoncé des centres d’entraînement commando, qui firent les frais des dernières réformes imposées au ministère des Armées (à l’exception du « Centre national d’entraînement commando » – CNEC – réparti entre Mont-Louis et Collioure).

« L’esprit guerrier se forge individuellement et collectivement. Dès l’année prochaine, nous allons créer deux centres d’initiation commando attachés aux divisions », a en effet indiqué le colonel Haberey.

Le premier centre de ce type sera installé au Fort de Penthièvre qui, situé dans le Morbihan, sert actuellement de base d’entraînement au 3e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa]. Pour cela, il est prévu une « augmentation des effectifs d’encadrement. »

Le second centre d’initiation commando sera basé à Épinal. Il « ouvrira en partie dès 2019 pour être pleinement opérationnel en 2021 », précise le bureau emploi de l’EMAT. Enfin, ajoute-t-il, « les brigades, quant à elles, pourront projeter leurs groupes de combat sur des espaces d’entraînement existants mais améliorés, comme le centre d’instruction nautique du 21e RIMa pour la 6e BLB [Brigade légère blindée]. »

Pour insuffler cet « esprit guerrier » aux jeunes soldats, les chefs de groupe et de section seront particulièrement sollicités. « Ils sont les premiers acteurs chargés de veiller à l’entraînement physique de leurs subordonnés. C’est à eux de créer l’envie et la motivation, le goût de l’effort et du dépassement, la cohésion du groupe dans l’effort », résume le colonel Haberey.

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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dimanche 2 septembre 2018

Mauritanie : Une patrouille militaire attaquée par un groupe armé près de la frontière avec le Mali

Depuis la période 2005-2011, la Mauritanie a été épargnée par les attaques terroristes alors que, à partir de 2012, les groupes jihadistes étendaient leur influence dans le nord du Mali. Efficacité des mesures sécuritaires et militaires prises par Nouakchott ? Ou est-ce l’un des effet d’un pacte de « non-agression » passé par le pouvoir mauritanien avec al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), révélé par des documents saisis par les forces spéciales américaines dans le repaire pakistanais d’Oussama ben Laden, en mai 2011?

Si Nouakchott a démenti tout accord passé avec AQMI, il n’en reste pas moins que certains faits demeurent troublants, comme la libération, en août 2015, de Sanda Ould Bouamama, l’un des principaux responsables jihadistes dans le nord du Mali et porte-parole du groupe Ansar Dine jusqu’en 2013… Quant au chef d’AQMI pour la Mauritanie, Khadim Ould Semane, condamné à la peine capitale en 2010, il est toujours en vie. Du moins aux dernières nouvelles...

Cela étant, l’armée mauritanienne prend régulièrement part à des opérations transfrontalières avec la force française Barkhane, comme en décembre 2017, afin de « perturber les déplacements et les approvisionnements des groupes armés terroristes ». Et la Mauritanie contribue à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), désormais commandée par l’un de ses officiers, en l’occurrence le général Hanena Ould Sidi, un spécialiste du renseignement militaire.

La nomination de ce dernier à la tête de cette force conjointe, décidée en juillet, est-elle l’une des raisons de l’attaque subie par une patrouille de l’armée mauritanienne, près de la frontière nord-est avec le Mali ?

En effet, le 10 août, des militaires mauritaniens ont eu un accrochage avec « des ennemis infiltrés », dans les environs de la localité de Chegatt. « L’affrontement a entraîné la mort de deux assaillants et la blessure de quelques autres, tandis que deux soldats ont été blessés et évacués pour prise en charge », a indiqué un communiqué de l’état-major mauritanien.

L’attaque a été menée « à un point situé à l’extrême nord-est de la frontière mauritano-malienne », a ajouté ce dernier, précisant qu’elle avait visé une « patrouille de la deuxième région militaire » du pays.

« Des renforts des forces terrestres et aériennes ont été déployés pour ratisser la zone », a conclu l’état-major mauritanien.

La Mauritanie appartient au fuseau « ouest » de la Force conjointe du G5 Sahel. Elle doit y déployer un bataillon (un second sera fourni par les forces armées maliennes).

« Nos priorités sont toutes les frontières de la Mauritanie. Nous agissons sur toutes ces frontières, aussi bien maritimes que terrestres. L’armée malienne évolue tout au long de la frontière et l’armée mauritanienne le fait aussi de son côté. On fait en sorte que les soldats avancent de façon simultanée. À la fin de l’opération, une rencontre se fait pour faire le point », a récemment expliqué général Ould Sidi, dans un entretien donné au Point.

Source : Zone Militaire

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jeudi 30 août 2018

Mali : 50 militaires estoniens sont arrivés à Gao pour renforcer la force française Barkhane

Après les quatre hélicoptères de transport CH-47 Chinook de la Royal Air Force, un détachement de 50 militaires estoniens est arrivé à Gao, au Mali, le 6 août 2018, afin de renforcer la force française Barkhane.

« Concrétisation de la volonté de l’État balte d’assister la France dans sa lutte contre les groupes armés terroristes, les soldats ont été accueillis par le colonel Jean de Monicault, commandant le groupement tactique désert infanterie [GTD-I] ‘Altor’ auquel ils seront rattachés », a précisé l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations en cours.

Le détachement estonien est issu du bataillon d’infanterie légère « Scoutspataljon » de Paldiski. Dans un premier temps, ces soldats vont s’acclimater aux conditions maliennes (avec la saison des pluies et les fortes températures). Puis il entameront leur mission qui vise à protéger les installations de la force Barkhane à Gao. Pour cela, ils sont dotés de quatre véhicules blindés Patria Pasi XA-188.

Le déploiement, pour un mandat d’un an, de ce détachement du « Scoutspataljon » a été décidé « à l’invitation du Mali, en liaison avec la France.

Même si ses moyens militaires sont restreints par rapport à d’autres membres de l’Union européenne et de l’Otan, Tallin s’affirme comme un allié sur lequel il est possible de compter. En 2014, alors que l’opération Sangaris battait son plein en Centrafrique, l’Estonie avait été l’un des rares pays européens à fournir un détachement à l’opération européenne EUFOR RCA, alors que la génération de forces n’avait pu être bouclée que grâce à une importante contribution de la Géorgie [non membre de l’UE, ndlr].

Par ailleurs, en 2017, la France a envoyé un sous-groupement tactique interarmes en Estonie, dans le cadre de la mission Lynx et de la présence avancée renforcée de l’Otan sur le flanc oriental. Actuellement, quatre Mirage 2000-5 de l’EC 1/2 Cigognes assurent la surveillance de l’espace aérien estonien depuis la base d’Amari.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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lundi 27 août 2018

Tchad : Une localité tchadienne attaquée par un groupe armé rebelle venu de Libye

Lors du soulèvement qui entraîna sa chute, le colonel Kadhafi avait enrôlé des combattants appartenant à des groupes rebelles soudanais et tchadiens. Depuis, ces derniers sont restés en Libye, plus précisément dans le sud. Et ils sont impliqués dans les combats qui opposent les deux gouvernement rivaux libyens, à savoir celui de Tripoli (GNA, reconnu par la communauté internationale) et celui de Baïda, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Ces combattants tchadiens sont répartis en plusieurs groupes, le plus important étant le « Front pour l’alternance et la concorde du Tchad » [FACT], créé en 2016 suite à une dissidence avec l’ex-Union des forces pour la démocratie et le développement [UFDD], qui fit parler d’elle en 2008 en lançant une offensive vers N’Djamena.

D’après un rapport d’experts des Nations unies, les combattants du FACT, surtout présents dans la localité de Sebhan [Fezzan], sont proches de la « Troisième force de Misrata », déployée dans le Sud Libyen. À ce titre, ils ont pris part aux combats contre la branche libyenne de l’État islamique à Syrte, ainsi que contre l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar à Juffrah.

Né d’une scission avec le FACT, le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République [CCMSR] a fait son apparition en juillet 2016. Cette organisation, qui revendique « plusieurs milliers de combattants », a récemment été prise pour cible par l’aviation du maréchal Haftar.

En octobre 2017, trois de ses dirigeants, dont Mohamad Hassan Boulmaye, son secrétaire général, ont été arrêtés au Niger pour y être entrés illégalement, à bord de véhicules lourdement armés, et se livrer à des « activités illégales » dans la région d’Agadez, plaque tournante de trafics en tous genres. Depuis, on ignore ce qu’ils sont devenus.

Quoi qu’il en soit, selon le panel d’experts des Nations unies, rappelle un récent rapport du Sénat relatif à la situation libyenne, « l’intervention de toutes ces factions armées étrangères, qui pénètrent aussi les réseaux criminels de contrebande et de traite d’êtres humains, accroît la déstabilisation de la Libye. » Et désormais le Tchad…

En effet, le 11 août 2018, jour du 58e anniversaire de l’indépendance du Tchad, le CCMSR a lancé une offensive en direction de la localité de Kouri Bourgri, dans le Tibesti, une région située dans l’extrême-nord du pays. Une source militaire tchadienne, sollicitée par l’AFP, a évoqué une « centaine de véhicules dont certains équipés de mitrailleuses 14,5 (*) et 12,7 mm ».

Source : Zone Militaire

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samedi 25 août 2018

Guyane : Un accident fait un tué et treize blessés parmi les légionnaires du 3e REI

Le 10 août 2018, vers 13h50 (heure locale), un camion de type GBC 180 du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] a fait une sortie de route avant de tomber dans un petit ravin, à la hauteur de la commune de Régina, dans l’est de la Guyane.

Le camion transportait 14 légionnaires, partis de Kourou pour un exercice de tir. Malheureusement, l’un d’entre-eux, le caporal-chef Ibrahima Camara, y a laissé la vie. Cinq de ses camarades ont été gravement blessés. Les huit autres ont reçu des blessures plus légères.

En liaison avec la préfecture, les Forces armées en Guyane ont rapidement envoyé un hélicoptère Puma sur le lieu de l’accident. L’appareil a pu ainsi évacuer les blessés. Le 11 août au matin, le pronostic vital de l’un d’entre eux était encore engagé.

Comme il se doit, une enquête a été ouverte et confiée la brigade de gendarmerie de Regina pour déterminer les causes de ce dramatique accident.

Originaire de Conakry [Guinée], le caporal-chef Ibrahima Camara était au service de la France depuis 9 ans. Il était marié et père de quatre enfants.

Par ailleurs, au lendemain de cet accident qui a coûté la vie au caporal-chef Camara, une voiture transportant quatre militaires du 31e Régiment du Génie, alors en sortie privée, est allée s’encastrer dans un panneau de signalisation aux abords d’un rond-point, à Bruniquel [Tarn-et-Garonne] avant de prendre feu. L’intervention de témoins a permis d’extraire trois sapeurs du véhicule. Malheureusement, le conducteur, âgé de 27 ans, est mort des suites de l’incendie.

Source : Zone Militaire

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jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

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L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

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dimanche 19 août 2018

Suisse : Refus de naturalisation pour un couple de musulmans...

Un couple de musulmans s'est vu refuser la naturalisation suisse par un comité de Lausanne après avoir refusé de serrer la main et de répondre aux questions de personnes de sexe opposé, rapporte une décision rendue publique vendredi 17 août.

"On a considéré que la question de l'intégration n'était pas acquise", a expliqué le maire, Grégoire Junod. "Quand on veut la nationalité d'un pays, on doit quand même s'inscrire dans le respect de son ordre juridique et de l'égalité hommes-femmes." L'audition du couple, dont la nationalité n'a pas été divulguée, a eu lieu au printemps. Le couple a trente jours pour déposer un recours.
"J'assume totalement"

Selon les membres du comité de naturalisation, l'homme et son épouse ont refusé de serrer la main de personnes du sexe opposé et ont eu beaucoup de réticences à répondre aux questions venant d'un homme ou d'une femme. Le vice-maire Pierre-Antoine Hildbrand a confié qu'il était "grandement satisfait de cette décision".

J'assume totalement d'avoir proposé un refus de naturalisation. La Constitution et l'égalité entre hommes et femmes l'emportent sur la bigoterie.Pierre-Antoine Hildbrandà l'AFP


Ce n'est pas la première fois que le refus de serrer la main d'une personne de sexe opposé suscite la controverse en Suisse. En 2016, un collège avait dispensé deux élèves musulmans de serrer la main de leurs professeurs femmes, pratique pourtant courante dans les écoles suisses. L'affaire avait fait grand bruit dans le pays et la dispense avait finalement été annulée en mai.

Source : Francetvinfo.fr  / AFP - Crédit image UDERZO

Ndlr : Déboutés de la nationalité Suisse, pour refus d'un serrage de louches... ?!

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jeudi 16 août 2018

Afghanistan : Situation confuse à Ghazni, cible d’une attaque de grande ampleur par les talibans

Dans la nuit du 9 au 10 août 2018, les talibans ont lancé un assaut de grande ampleur contre Ghazni, la capitale de la province du même nom, située à seulement deux heures de route de Kaboul. Et cela a contraint l’aviation américaine à intervenir pour appuyer les forces afghanes chargées de défendre la ville.

Quelques heures plus tard, le lieutenant-colonel Martin L. O’Donnell, porte-parole de la mission Resolute Support, menée par l’Otan, expliquait que cette attaque n’était qu’une « vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Et les autorités afghanes assuraient avoir le contrôle de la situation.

Aussi, l’on pouvait alors penser que les talibans venaient de reproduire l’action qu’ils avaient menée en mai dernier à Farah. À l’époque, ils prirent brièvement le contrôle de la ville avant de s’en retirer. En réalité, il n’en est rien.

En effet, les talibans ont maintenu leurs positions dans Ghazni, contredisant ainsi les affirmations du ministère afghan de la Défense qui, le 10 août au soir, expliquait que l’armée ratissait les rues de la ville pour déloger les derniers combattants islamistes des maisons où ils auraient pu se retrancher.

« Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eu avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a témoigné, le 11 août, Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni. Et d’ajouter : « Malheureusement les communications ont été coupées vendredi après-midi par les talibans et il n’y a plus d’électricité. »

Source : Zone Militaire

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mardi 14 août 2018

Italie - Gênes : Un viaduc en béton de l'autoroute A10 s'effondre... De très nombreux morts !

Une portion d'un viaduc de l'autoroute A10 s'est écroulée ce mardi matin à Gênes, en Italie faisant au moins 22 morts selon un nouveau bilan. Les secours sont à pied d’œuvre pour trouver d'éventuels survivants sous les décombres.

Un viaduc de l'autoroute A10 s'est écroulé à Gênes ce mardi 14 août à la mi-journée. Le ponte Morandi, datant des années 1960 et sur lequel des travaux avaient été menés en 2016, traverse les quartiers périphériques de Sampierdarena et Cornigliano. Les premières images montrent une portion de la route tronquée sur plusieurs dizaines de mètres. Les Vigili del Fuoco, les pompiers locaux, sont actuellement sur place pour constater si des véhicules sont tombés dans le vide lors de l'effondrement de la structure et intervenir le cas échéant.

Selon Francesco Bermano, directeur du 118 à Gênes, contacté par l'agence Adnkronos, il y a "des dizaines de morts parmi ceux qui sont tombés du viaduc et qui se retrouvent désormais coincés sous les décombres." Selon les pompiers, le pont d'un kilomètre et haut de 90 mètres s'est effondré vers 12h. "Les équipes des pompiers sont engagées en nombre, les équipes de recherches et cynophiles sont activées", ont-ils annoncé sur Twitter. Les secours ne sont pas aidés par les conditions métrologiques exécrables dans la région. Le vent et la pluie balayent la ville de Gênes.

Source : LCI.FR - Photo Reuters

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dimanche 12 août 2018

Gendarmes blessés au couteau par des "Gens du voyages" dans les Landes !

Gendarmes blessés au couteau dans les Landes: Le principal suspect toujours recherché

Un homme, soupçonné d’avoir blessé au couteau deux gendarmes vendredi à Vieux-Boucau (Landes), dont un très grièvement, était recherché samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Dax. Son frère, mineur de 17 ans et impliqué dans ces violences, a été déféré en vue de sa mise en examen.

Les faits se sont déroulés vendredi vers 6h du matin. « Deux ou trois hommes étaient en train de s’emparer d’un ou plusieurs vélos lorsque quatre gendarmes mobiles, en repos, les ont aperçus », a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Dax, Jean-Luc Puyo. Selon le procureur, les gendarmes, trois hommes et une femme, accompagnés d’un groupe d’amis, étaient en civil et rentraient d’une soirée.

Un coup porté « au-dessous du cœur »

Alors que les gendarmes tentaient de les interpeller, les suspects, des gens du voyage, ont pris la fuite. Rattrapé, l’un d’eux a porté des coups de couteau à deux gendarmes, en blessant un très grièvement « au-dessous du cœur, avec une perforation pulmonaire et le ventricule touché », a précisé le procureur.

Transféré à Bordeaux, le militaire, âgé de 22 ans, a été opéré et se trouvait samedi en soins intensifs. « Son état est stabilisé, ses jours ne semblent plus en danger », a indiqué le magistrat. L’autre gendarme a été plus légèrement blessé « au niveau du thorax », selon la même source.
Un coup de barre de fer à la gorge

Interpellé sur les lieux, le principal suspect a néanmoins pu prendre la fuite lorsque des proches sont intervenus en renfort et « ont aussitôt agressé le troisième gendarme » présent sur place, en lui « assenant un coup de barre de fer au niveau de la gorge », selon le procureur.

L’homme soupçonné d’avoir assené les coups de couteau était toujours activement recherché samedi. Le frère du principal suspect, un mineur âgé de 17 ans, a été intercepté au moment des faits par d’autres gendarmes venus à la rescousse. Placé en garde à vue, il a été déféré samedi après-midi devant le pôle de l’instruction de Mont-de-Marsan, en vue de sa mise en examen. Les deux hommes sont issus de la communauté des gens du voyage.

Une information judiciaire a été ouverte pour « tentative de vol en réunion suivie de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et pour « tentative de meurtres » sur trois gendarmes. Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects « savaient qu’ils avaient affaire à des gendarmes », a souligné le procureur.

Source : 20minutes.fr

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jeudi 9 août 2018

Logistique : Le NATAC de VOLIRIS, un nouveau moyen de transport militaire alternatif

Il n’est pas rare de voir un bataillon logistique parcourir plus de 500.000 km pour acheminer environ 3.000 tonnes de fret et près de 2.000 mètres cubes de carburant aux différentes emprises occupées par la force Barkhane au Sahel lors d’un mandat.

Chaque convoi mobilise une soixantaine de véhicules (et 200 militaires), le tout dans un environnement hostile, avec un climat éprouvant pour la mécanique et les hommes, un terrain difficile qui exige des conducteurs une certaine dextérité et une menace permanente d’une embuscade ou d’une attaque à l’engin explosif improvisé. En outre, la progression peut être lente : il faut parfois 48 heures pour ne faire seulement qu’une centaine de kilomètres.

Pour le moment, une alternative repose sur la Livraison par air (LPA), qui permet de ravitailler plus rapidement des bases avancées difficiles d’accès, tout en s’affranchissant des menaces d’attaque. Seulement, il faut jongler avec la disponibilité des avions de transport tactique, ce qui n’est pas toujours évident.

Lors de la journée de la Logistique, qu’il a organisée cette semaine, le Commandement logistique des forces [COM LOG] de l’armée de Terre s’est intéressé à de nouveaux moyens de transport alternatifs. « La logistique de ne s’interdit rien. […] Les dirigeables et autres navettes aériennes pourraient être une extension du transport logistique de surface et apporter des solutions dans les endroits très difficiles d’accès », a-t-il avancé sur sa page Facebook.

Trois moyens innovants ont, semble-t-il, retenu plus particulièrement son attention. Le premier est un concept de navette aérienne de transport automatique de containers (NATAC), développé par l’entreprise française Voliris.

Combinant les capacités d’un dirigeable et d’un drone, le NATAC peut transporter 30 tonnes de fret jusqu’à 500 kilomètres. Cet appareil peut être mis en oeuvre sur des pistes sommaires d’environ 800 mètres (pour le décollage comme pour l’atterrissage) et ne nécessite que d’un seul opérateur au sol. L’engin peut faire des allers-retours en mode automatique. Pour son développement, Voliris compte la Direction générale de l’armement [DGA] et l’ONERA parmi ses partenaires industriels.

Dans la même veine, le COMLOG a également évoqué le drone cargo logistique que développe GRIFF Aviation, dans le cadre d’un projet lancé par le Centre de recherche norvégien Norut. « La logistique au contact de demain pourrait passer en partie par ce type de drone pour servir de moyen d’évacuation rapide de blessés par exemple », a-t-il souligné.

Enfin, le COMLOG songe également aux convois terrestres automatisés, comme d’ailleurs l’US Army qui, à cette fin, mène le programme AMAS (Army and Marine Corps’ Autonomous Mobility Appliqué System). Une solution dans ce domaine a été présentée par Rheinmetall Man Military Vehicle, qui développe le concept « Platooning ».

Ce dernier vise à faire circuler en file indienne plusieurs camions autonomes (grâce à l’intelligence artificielle et à des capteurs de type LIDAR) et reliés entre eux par une liaison radio. Seul le véhicule de tête serait conduit par un équipage.

« Bien sûr, tout n’est pas transposable en l’état pour une application en logistique militaire. Cependant, certains concepts ou technologies doivent être suivis afin d’étudier une transposition possible sur les systèmes d’arme logistiques futurs correspondant à nos besoins », a conclu le COMLOG.

Source : Zone Militaire - Photo : NATAC (c) Voliris

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samedi 4 août 2018

Sécurité : Des armes à feu 3D téléchargeables et potentiellement indétectables

États-Unis : les armes en 3D au cœur d'une bataille judiciaire

Plusieurs États et la capitale fédérale ont obtenu d'un tribunal de Seattle la mise en ligne de plans numériques permettant de fabriquer des armes 3D.

Le débat sur les armes a rebondi ces dernières heures aux États-Unis, de manière spectaculaire et inattendue. Car les discussions concernent un type d'armes nouveau, les armes imprimées en 3D. L'affaire, dans lequel est intervenu Donald Trump mardi, pourrait aller jusqu'à la Cour suprême.

Cody Wilson, apôtre de "l'âge des armes téléchargeables"

"Des armes à feu imprimées en 3D". C'est sous ce titre mettant en avant la performance technologique qu'Europe1.fr a parlé pour la première fois, en mars 2013, de Cody Wilson. Cet ancien étudiant en droit, qui se définit comme un libertarien ou un "crypto-anarchiste", a été le premier à mettre au point une arme entièrement créée à partir d'une imprimante 3D, "le Liberator", une arme fonctionnant avec une seule balle. Ces schémas ont été téléchargés 100.000 fois avant que la police fédérale ne mette fin à leur libre accès.

Mais, fin juin, après une longue bataille judiciaire, le gouvernement fédéral a autorisé à nouveau Defense Distributed, la société créée par Cody Wilson, à mettre en ligne ces schémas numériques permettant de fabriquer chez soi une arme à partir d'une imprimante 3D. L'objet est en plastique mais fonctionne comme une arme bien réelle. Il est potentiellement intraçable et indétectable par les détecteurs de métaux. "L'âge des armes téléchargeables commence réellement", promet le site du groupe. La mise en ligne des programmes d'instruction pour construire ces armes 3D devait officiellement intervenir ce mercredi, mais elle a été retoquée par la justice.

Plusieurs États et la capitale fédérale saisissent la justice

Cette nouvelle façon de fabriquer des armes chez soi et sans aucun contrôle, grâce des imprimantes 3D disponibles dans le commerce, a ému une partie de la classe politique américaine et fait bondir les militants appelant à un contrôle plus strict du port d'armes. Les fusillades, notamment dans les écoles, endeuillent régulièrement les familles américaines. "Cela met des armes entre les mains de terroristes, criminels et d'autres qui ne devraient pas y avoir accès", s'est exclamé sur Twitter le mouvement "March For Our Lives" (Marchons pour nos vies), composé de lycéens de Parkland, en Floride, rescapés de la fusillade commise dans leur établissement le 14 février dernier.

Une dizaine de procureurs d'États américains démocrates, se faisant l'écho de l'indignation montant dans le pays, avaient saisi la justice lundi, en l'occurrence un tribunal de Seattle, dans l'État de Washington, pour empêcher la publication de ces manuels. "Il est simplement fou de donner aux criminels les outils pour imprimer en 3D des armes intraçables et indétectables rien qu'en appuyant sur un bouton", s'est ainsi insurgée Barbara Underwood, procureure de l'État de New York. Une vingtaine de procureurs d'État avaient également écrit lundi au ministre de la Justice, Jeff Sessions, et au secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, pour dénoncer l'accord passé entre l'administration Trump et Defense Distributed. Un accord "profondément dangereux qui pourrait avoir un impact sans précédent sur la sécurité publique", selon eux.

30.000 morts par an par armes à feu. Les États-Unis, où environ 30.000 personnes meurent par an à cause d'armes à feu, sont déjà profondément divisés sur la question du contrôle des armes personnelles, notamment à cause des nombreuses fusillades de masse, souvent perpétrées avec des armes achetées légalement.

Saisi lundi en urgence, le tribunal fédéral de Seattle a fait droit à la demande des procureurs de huit États américains en tout et de la capitale fédérale Washington, qui voulaient empêcher l'accès à ces plans. Le magistrat Robert Lasnik a indiqué qu'il examinerait le dossier sur le fond lors d'une nouvelle audience le 10 août. Le groupe visé par les procureurs, Defense Distributed, semble toutefois avoir pris tout le monde de court : Cody Wilson a en effet déclaré qu'il avait déjà publié les plans sur Internet dès le 27 juillet. Et, selon la revue Wired auquel le jeune entrepreneur, âgé de 30 ans, s'est confié, ils ont déjà été "téléchargés des milliers de fois"…

Donald Trump et la position délicate de la NRA

Dans un tweet publié mardi, Donald Trump lui-même a semblé s'opposer à ce nouveau moyen de s'armer. "Je me penche sur cette affaire d'armes en plastique en 3D vendues au grand public. J'ai déjà parlé à la NRA (National rifle association, ndlr), cela ne semble pas faire grand sens", a-t-il indiqué.

Surprenant ? Pas tellement, car s'il en réfère souvent au deuxième amendement, référence absolue des lobbys pro-armes, Trump est également très proche de la NRA qui, elle, ne s'était pas encore exprimée sur le sujet mercredi mais qui ne devrait pas voir d'un très bon œil l'arrivée d'un tel concurrent, anarchiste qui plus est…

"Interdits depuis 30 ans". Mardi, un porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé qu'il était "actuellement illégal de posséder ou de fabriquer une arme à feu en plastique quelle qu'elle soit, y compris celles fabriquées par une imprimante 3D". "Nous allons continuer d'examiner toutes les options à notre disposition pour faire le nécessaire pour protéger les Américains tout en soutenant les premier et deuxième amendements" de la Constitution.

Chris W. Cox, un des dirigeants de la NRA, a rappelé que "les pistolets en plastique indétectables sont interdits depuis 30 ans" et que cette disposition avait le soutien de son organisation. Mais la position du lobby ultra-puissant à la pointe du combat contre toute régulation reste ambiguë. Dana Loesch, une de ses porte-parole, a tweeté son soutien à Cody Wilson et incité les internautes à financer la campagne lancée par Défense Distributed…

Cody Wilson prêt à aller jusqu'à la Cour suprême

Originaire de l'Arkansas et imprégné de la culture sudiste des armes, Cody Wilson entend faire de son projet Defense Distributed "un WikiLeaks des armes", a-t-il résumé au Washington Post. Mardi, il n'a pas accueilli la décision du tribunal de Seattle comme une défaite mais plutôt comme une nouvelle bataille à mener, lui qui se présente, à travers son projet, comme "un champion du deuxième amendement au 21ème siècle".

Source : Europe1.fr / Photo GETTY IMAGES

Ndlr : Encore peu efficaces et chères, certes... Mais demain ? La technologie avance très vite ! Qu'en sera-t-il de la détection par les portiques de sécurité actuel ?

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mercredi 1 août 2018

Gendarmerie : Obligation de mobilité pour les officiers

En 2011, le général Jean-Yves Saffray avait expliqué le rôle de l’École des officiers de la Gendarmerie nationale [EOGN] dont il était à l’époque le directeur.

« L’EOGN est avant tout une école militaire dont la vocation est de former des chefs militaires droits et loyaux, pouvant témoigner des qualités professionnelles et humaines que l’on est en droit d’attendre d’un technicien et d’un meneur d’hommes. Une école militaire dont l’ambition est de façonner des officiers qui sauront faire preuve, en toutes circonstances, de fermeté mais aussi de bienveillance à l’égard de leurs subordonnés. Des officiers aptes à les comprendre et qui ne tarderont pas à les conquérir par l’exemple et leur conception précise du sens du devoir », avait-il affirmé dans les colonnes du périodique « Le Trèfle » [édité par la Société d’entraide des élèves et anciens élèves de l’EOGN, ndlr].

Et le général Saffray de résumer : « En un mot, c’est une école militaire qui pour vocation de doter ces officiers du charisme, de ce petit ‘supplément d’âme’ nécessaire pour guider leurs subordonnés vers les vertus nécessaires, leur communiquer leur force morale, les préparer aux épreuves. »

Visiblement, ce « supplément d’âme » n’est pas suffisant pour le général Richard Lizurey, le directeur de la Gendarmerie nationale. Sans doute s’inspire-t-il du maréchal Lyautey, qui disait : « Celui qui n’est que militaire n’est qu’un mauvais militaire, celui qui n’est que professeur n’est qu’un mauvais professeur, celui qui n’est qu’industriel n’est qu’un mauvais industriel. L’homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, celui-là doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l’honneur de l’humanité. »

En effet, d’après les propos tenus par son adjoint, le général Christian Rodriguez, lors d’une réunion de l’UNPRG, et rapportés par L’Essor, les officiers de gendarmerie seront désormais tenus de passer du temps dans une autre administration, voire dans le secteur privé.

« Le directeur général a souhaité par exemple que le parcours des officiers prévoie désormais, de façon obligatoire, une mobilité dans une autre administration, voire dans le secteur privé, pour que nous soyons davantage connus à l’extérieur et pour que nos officiers n’en reviennent que meilleurs au bercail, avec une expérience interministérielle, des contacts supplémentaires dans la société civile, des arguments nouveaux pour faire avancer la maison », a déclaré le général Rodriguez.

Cette mesure vient s’ajouter à l’appel d’offres récemment lancé afin de trouver un prestataire privé qui aura la charge de détecter les « hauts potentiels » parmi les officiers supérieurs de la gendarmerie tout en pointant les axes d’efforts que ces derniers auront à faire pour « pour l’exercice de responsabilités futures, en particulier en termes de leadership, de capacités managériales et d’expertises diverses. »

Reste qu’obliger les officiers de la gendarmerie à une « mobilité » dans le civil va à l’encontre de la tendance observée depuis plusieurs années. Car comme commander (qui suppose l’autorité) n’est pas « manager » (qui veut dire « gérer »), c’est généralement le secteur civil qui se tourne vers le monde militaire pour s’inspirer de ses valeurs et de ses méthodes. D’où, d’ailleurs, le « Partenariat Grandes Écoles » [PGE] de l’armée de Terre, qui vise à placer des étudiants (sélectionnés) en situation de commandement pour acquérir des savoir-faire dans les domaines de la stratégie et de la prise de décision. Et le tout en faisant en sorte qu’ils puissent nouer des liens avec des officiers de carrière.

Source : Zone Militaire

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