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vendredi 29 juin 2018

Mali : Retrait des hélicoptères allemands Tigre de la MINUSMA sans avoir été remplacés

Régulièrement, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déplore, comme le fit son prédécesseur, Ban Ki-moon, le déficit en hélicoptères de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA]. Et cette situation ne va pas s’arranger, alors que le pays va entrer en période électorale et que la saison des pluies approche.

En effet, l’Allemagne vient de retirer ses hélicoptères Tigre et NH-90 qu’elle avait déployés à Gao [centre du Mali] afin de remplacer les AH-64 Apache et les CH-47 Chinook néerlandais en 2016. La Belgique, qui a également engagé des NH-90 au titre de la MINUSMA, va en faire autant.

Pour mesurer l’ampleur de la perte que cela représente, il suffit de jeter un œil sur l’activité des hélicoptères allemands. Ainsi, en 18 mois, les NH-90 de la Bundeswehr ont assuré 154 missions et accumulé 992 heures de vol. Ils ont permis l’évacuation de 43 blessés.

Quant aux Tigre, ils ont assuré 182 missions (et 78 vols d’entraînement), soit un total de 1.358 heures de vol. Leurs missions ont consisté à apporter un appui aérien rapproché quand les Casques bleus étaient accrochés par des groupes armés terroristes, à surveiller les routes importantes et à escorter les convois de la MINUSMA. Cependant, ils n’ont pas eu à ouvrir le feu, les « démonstrations de force » [Show of Force] ayant été suffisantes pour dissuader d’éventuels assaillants.

Malheureusement, la Bundeswehr a perdu deux des siens lors de la chute d’un Tigre, au nord de Gao, le 30 juillet 2017. L’enquête visant à déterminer exactement les causes de cet accident est toujours en cours.

Normalement, ces hélicoptères seront remplacés par deux CH-47 Chinook et quatre Bell CH-146 « Griffon » canadiens, conformément à une annonce faite par Ottawa au printemps dernier. Et malgré le fait que l’ONU ait pressé le Canada pour accélérer leur déploiement, ces appareils ne devraient pas être disponibles avant le mois d’août.

Qui plus est, même avec cet engagement canadien, le compte n’y sera toujours pas. « Le Canada a promis de nous fournir six hélicoptères, alors que notre déficit d’appareils est de 12 », ainsi indiqué, en avril, Mahamat Saleh Annadif, l’émissaire des Nations unies au Mali. En outre, les CH-146 « Griffon » n’apporteront pas la même puissance de feu qu’un Tigre ou qu’un AH-64 Apache…

Source : Zone Militaire - Photo © Bundeswehr

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mardi 26 juin 2018

Logistique : un A 400 M français transporte directement un hélicoptère Tigre au Mali

Jusqu’à présent, pour acheminer un hélicoptère d’attaque Tigre de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] au Mali, il fallait souvent recourir à un gros porteur de type Antonov AN-124, via le contrat SALIS de l’Otan ou une procédure dite « à bons de commande ». L’appareil prenait ensuite la direction de Niamey [Niger], avant d’être convoyé vers Gao [Mali], où est basé le groupement aéromobile de la force Barkhane. En un mot, c’était à la fois compliqué et long.

Depuis le 6 juin 2018, les choses sont beaucoup (et théoriquement) plus simples. En effet, pour la première fois, un A400M Atlas de l’armée de l’Air a directement acheminé un hélicoptère Tigre au groupement tactique désert-aérocombat de la force Barkhane [GTD-A], qui, d’après l’État-major des armées [EMA] attendait cet appareil « impatiemment. »

« En déchargeant directement l’hélicoptère sur sa zone d’opérations, l’A400M Atlas a permis au GTD-A de gagner des délais opérationnels précieux pour la force en s’affranchissant de ces nombreuses contraintes », souligne ainsi l’EMA.

Cette « manœuvre » a toutefois demandé une dizaine d’heures de travail aux mécaniciens du 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) de Phalsbourg – envoyés à la BA 123 d’Orléans pour l’occasion – pour préparer le voyage de ce Tigre. Il leur a en effet fallu retirer ses pales, ses ailettes et sa tourelle pour permettre aux personnels de l’escale aérienne de l’installer et surtout de l’arrimer correctement dans la soute de l’A400M.

« À l’ouverture de la trappe arrière de l’A400M Atlas, les personnels du transit et les mécaniciens ont pu immédiatement entamer les manipulations nécessaires pour extraire le Tigre puis le remonter directement dans les ateliers du groupement aérocombat », explique l’EMA. Ce qui fait, là aussi, gagner du temps dans la mesure où l’appareil est prêt à participer aux opérations peu de temps après avoir été livré.

« Cette opération interarmées réussie a largement démontré toute la plus-value qu’apporte l’A400M Atlas aux opérations extérieures par sa capacité à atterrir en provenance directe de la métropole avec de fortes charges sur des pistes de tailles réduites ou sommaires  », s’est félicité l’EMA. Ce mode opératoire est sans doute appelé à devenir plus fréquent… sous réserve d’une amélioration notable (et pérenne) du taux de disponibilité des Atlas.

L’A400M peut transporter une charge maximale de 37 tonnes (25 tonnes sur 4.500 km, 17 tonnes sur 5.800 km). La masse à vide d’un hélicoptère Tigre est d’environ 3 tonnes.

Cela étant, ce n’est pas la première fois qu’un Tigre de la force Barkhane voyage à bord d’un A400M : cela a en effet été le cas en avril 2016… un appareil du 5e RHC ayant été rapatrié de Gao vers Pau.

Source : Zone Militaire - Photo © EMA Etat-major des armées

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samedi 23 juin 2018

Armement : L’US Marine Corps choisit le fusil de précision Mk13 Mod 7 pour ses tireurs d’élite

Depuis la guerre du Vietnam, les tireurs d’élite du corps américain des Marines sont dotés du M40, un fusil de précision qui dérivé du Remington 700, a un un calibre 7,62×51 mm OTAN et une portée de seulement 915 mètres. Évidemment, le temps passant et la nature des engagements ayant évolué, cette arme est désormais dépassée.

D’où l’annonce récemment faite par le Marine Corps Systems Command (SYSCOM). Ainsi, l’US Marine Corps prévoit d’acquérir 356 fusils de précision Mk13 Mod 7, une arme dérivée du Mk13 de l’armurier Arsenal Democracy. Les premières livraisons seront effectuées vers la fin de cette année et se poursuivront en 2019.

« Lorsque le Mk13 Mod 7 sera opérationnel, il sera le fusil de précision principal du Corps des Marines », a déclaré le lieutenant-colonel Paul Gillikin, chef de la division « Infanterie » du Marine Corps Systems Command.

« À une époque où la technologie, les munitions et les armes légères progressent à un rythme de plus en plus rapide, il est extrêmement important de veiller à ce que le Corps des Marines soit à l’avant-garde des nouveaux systèmes d’armes », a fait valoir le SYSCOM.

Par rapport au M40A6, le Mk13 Mod7, qui équipe déjà les unités spéciales des Marines [US MARSOC] a une portée supérieure de 300 mètres. Fusil à verrou, il utilise des munitions de calibre .300 Winchester Magnum. Ces dernières, a expliqué l’adjudant-chef Tony Palzkill, sont « plus performantes que celles de calibre 7,62mm Otan, ce qui augmentera les chances de succès du tireur d’élite. »

Selon le SYSCOM, cette arme offre une « plus grande gamme de tir et davantage de précision par rapport aux systèmes actuels et anciens. » Le Mk13 Mod7 peut être doté d’une lunette de visée et d’une optique de vision nocturne, avec un réticule de type grille « amélioré ».

« Ce fusil de précision permettra aux Marines de réengager plus rapidement les cibles avec un tir précis de longue portée tout en restant dissimulé », a commenté le sergent. Randy Robles, un instructeur de l’école instructeur la Scout Sniper School de Quantico.

Les fusils Mk13 Mod7 destinés aux tireurs d’élite des Marines seront assemblés et distribués par le Naval Surface Warfare Center de Crane [Indiana]. La dernière version du M40 [le M40A6, ndlr] restera cependant en dotation pour l’entraînement et la formation des futurs tireurs d’élite.

Source : Zone Militaire - Photo : Kristen Murphy (c) USMC

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jeudi 21 juin 2018

Sécurité : Un vaste trafic d’armes démantelé par la Gendarmerie...

C’est une affaire qui a commencé le 29 septembre 2016. Ce jour-là, un jeune militaire du 2e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] fut interpellé alors qu’il circulait dans les rues du Mans au guidon d’un scooter… avec un pistolet 7.65 chargé, enregistré en Belgique et déclaré volé. Lors de la perquisition de son domicile, des munitions furent saisies. Le marsouin indiqua alors que l’arme lui avait été fournie par un de ses camarades de régiment. Les deux hommes furent alors mis en examen et placés en détention provisoire, leur implication dans un trafic d’armes plus vaste étant soupçonnée.

Puis, les gendarmes de la Section de recherche (SR) d’Angers, chargés de l’enquête, vont dérouler la pelote. Entre février et novembre 2017, quatre trafiquants furent interpellés dans le Grand Ouest et le Centre de la France, puis écroués. Et 200 armes, dont des fusils d’assaut, furent récupérées.

En décembre de la même année, les gendarmes lancèrent une vaste opération dans 29 départements, avec l’objectif d’identifier les contacts des trafiquants. Là, 23 personnes furent placées en garde à vue et 50 autres « entendues » par les enquêteurs. Et c’est ainsi qu’un second réseau parallèle fut identifié.

Suite aux renseignements obtenus, et toujours sous la direction de la SR d’Angers, sous l’autorité de juridiction interrégionale spécialisée de Rennes, une troisième opération a alors été planifiée, avec 700 gendarmes, dont 16 PSIG [pelotons de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie], 2 antennes du GIGN, les experts du plateau d’investigation sur les explosifs et les armes à feu de l’IRCGN et des unités cynophile (sans oublier des démineurs de la Sécurité civile).

Entre le 12 et la 14 juin 2018, lors des perquisitions menées dans 54 départements, les militaires ont mis la main sur 700 armes. Et au moins 90 personnes ont été auditionnées, dont 34 ont été placées en garde à vue. Et quatre individus ont aussi été mis en examen.

« Les perquisitions ont révélé que les armes détenues illégalement étaient volontairement dissimulées dans les habitations : fausses cloisons, livres découpés, faux ballons d’eau chaude », a précisé Nicolas Jacquet, procureur de Rennes dans un communiqué.

Parmi les personnes interpellées, « il y a les têtes de réseau, déjà tombées pour braquage, escroquerie ou vol. Ils se tournent vers ce commerce qui permet de générer de l’argent assez facilement », a indiqué le colonel Grégory Goumin, commandant de la Section recherche de la gendarmerie.

« Lors des perquisitions, les gendarmes ont découvert des armes de poing, des fusils d’assaut, des pistolets mitrailleurs, mais également des explosifs et des lance-roquettes. En tout, ce sont près de 1.900 armes détenues illégalement qui ont été saisies, ainsi que 350.000 euros » résume la Gendarmerie nationale au sujet de cette vaste enquête. Et de préciser que ce « commerce contribuait largement à alimenter en armes les milieux de la criminalité organisée. »

A priori, cette affaire ne va pas en rester là étant donné que les enquêteurs d’Europol ont été associés au démantèlement de ce réseau de trafiquants d’armes, lequel pourrait avoir des ramifications internationales.

Source : Zone Militaire

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lundi 18 juin 2018

Secret-défense ! Les échecs de missiles français tirés en Syrie... Bug ou piratage ?

Syrie : enquête sur les ratés des missiles français

Des missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis bombardent la Syrie. Mais plusieurs missiles français ne partent pas à cause de défaillances. L’État se retranche derrière le secret-défense pour ne pas fournir d’explications.

"Tous les missiles français sont parvenus à leur objectif". Le 14 avril 2018, Florence Parly, la ministre des Armées, annonce que les frappes visant la Syrie qui viennent d’être conduites par la France et ses deux alliés, sont un succès. Une affirmation pourtant partielle, qui cache une réalité moins "glorieuse" pour la Défense française : quatre missiles sur les seize prévus n'ont finalement pas été tirés. Que s’est-il donc passé ce jour-là ?

Une opération coordonnée

Ces missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad, après l'attaque chimique commise une semaine plus tôt, le 7 avril, à Douma, que la France et ses alliés attribuent au régime de Damas. Paris, Washington et Londres décident de frapper militairement des sites de fabrication et de stockage d’armes chimiques en Syrie. Plusieurs cibles sont prévues : l’une en banlieue de Damas, visée par les britanniques et les américains, et deux autres dans le centre du pays, près de Homs, sur lesquelles vont intervenir les Français. Le 14 avril, à 3h du matin, le président américain Donald Trump annonce les frappes.

Un scénario simple qui s'enraye

Dans ce dispositif commun, l'action de la France se décompose en deux volets : l’un aérien et l’autre maritime. Côté air, onze avions de combat dont cinq Rafales sont prévus, ces derniers transportant chacun deux missiles Scalp. Côté mer, trois frégates multi-missions (FREMM) sont déployées en Méditerranée, toutes équipées pour la première fois de missiles de croisière navale (MdCN, d'une portée de 1 000 km).

Mais lors de l'opération, tout ne se passe pas comme prévu. Le 17 avril, le site La lettre A révèle que les frégates ont connu plusieurs aléas techniques. "La première frégate a fait face à un bug informatique et n'a pas pu tirer, confirme Jean-Marc Tanguy, grand reporter au magazine RAIDS. Sur la deuxième, les missiles font long feu et ne partent pas." Les commandants décident alors de recourir à la troisième frégate de secours. "C'est elle qui se charge de tirer les trois missiles MdCN, les seuls qu'elle détient à bord", poursuit le journaliste.

Cette opération militaire se déroule dans un laps de temps très court, avec un créneau de tir de seulement quelques minutes. Impossible donc pour les deux premières frégates de retenter leur chance. Résultat : au lieu des huit missiles prévus, seuls trois sont effectivement tirés.

Un des avions Rafale a lui aussi a connu des ratés. Un des dix missiles Scalp n'a pas donné toutes les garanties nécessaires à son lancement. "Quand l'ordre est donné de frapper, le missile fait lui-même ses vérifications grâce à son intelligence artificielle intégrée, explique un militaire qui préfère rester anonyme. Si tout va bien, les feux sont au vert, mais là ça n'a pas été le cas. En raison du temps très court pour mener à bien la mission, les pilotes ont préféré désactiver la charge et larguer le missile en pleine mer."

Bug ou piratage ?

Comment les autorités expliquent-elles ces bugs à répétition ? La ministre des Armées Florence Parly invoque le secret-défense sur cette opération militaire. "Nous n'avons pas l'habitude de commenter ce que nous faisons, se défend la ministre. Ce sont des informations classifiées." Pas question pour l'armée de donner des informations à l’adversaire. Malgré nos sollicitations, ni la Marine nationale, ni Naval group (l’industriel français qui construit les frégates), ni MBDA (leader européen de la fabrication de missiles) n'ont donné suite à nos demandes d'interviews.

Difficile dans ce contexte de pouvoir apporter une réponse précise sur ce qui s'est réellement passé cette nuit-là. Mais plusieurs sont évoquées pour tenter de d'expliquer ces ratés.

Les nouveaux missiles MdCN ont-ils suffisamment été testés ?

"Il n'y a eu qu'un seul test officiel effectué pour ces missiles, relève Vincent Groizeleau rédacteur en chef du magazine Mer et Marine. Ce n'est peut-être pas assez, mais cet essai a très bien fonctionné". Généralement, plusieurs essais sont réalisés avant la mise en service opérationnelle. "On a considéré que ce système était valide, constate le journaliste. L'armée a décidé qu'il n'y avait pas besoin de faire d'autres tests."

Ces bugs à répétition ont-ils été causés par un piratage russe ? "Dans la zone où sont positionnées les frégates françaises, la présence de sous-marins russes a été relevée, affirme un parlementaire membre de la commission de la Défense nationale. Les russes semblent avoir retrouvé d'importantes capacités militaires." De là à penser qu'il y a pu avoir piratage ? "C'est une question pour l'heure sans réponse."

D’autres experts considèrent que cette hypothèse ne tient pas la route. "Cela me parait peu probable, explique le chercheur Corentin Brustlein, responsable du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales. Les systèmes de tirs de ces frégates ne communiquent pas avec l'extérieur. Un sous-marin peut faire des écoutes, ou tenter de gêner le déploiement des bateaux, mais en l'occurrence les russes préfèrent rester discrets plutôt que dévoiler leurs positions et risquer de ne plus pouvoir remplir leurs missions."

Conséquences commerciales et industrielles

L’hypothèse la plus probable reste donc un problème technique. Mais en continuant d'invoquer le secret-défense, le ministère des Armées ne protègerait-t-il pas les intérêts des industriels qui fabriquent ces missiles ?

Dans cette histoire, l’enjeu est de taille pour ces derniers. Un missile MdCN coûte environ un million d’euros pièce. La France en a commandé 150 à l'entreprise MBDA, et compte potentiellement en vendre à l’étranger, mais ce type d’incident technique peut avoir des conséquences commerciales sérieuses. "La crédibilité technique et opérationnelle d'un système est importante pour convaincre des acheteurs potentiels, estime le chercheur Corentin Brustlein. On l'a vu au moment de la mise en service du Rafale, les nombreux tests effectués à l'époque ayant permis de démontrer sa valeur stratégique." Une raison qui pourrait expliquer la réticence de l'État français à communiquer autour des résultats des tirs de missiles en Syrie.

Est-ce pour autant un bon calcul de taire ces éventuels dysfonctionnements ? "Il va falloir donner une réponse, sinon l'arme risque de ne pas être déployée, prévient Jean-Marc Tanguy, du magazine Raid. Une arme qui n'est pas fiable ne peut pas être utilisée, ce qui serait une mauvaise affaire pour la défense française." Un sujet d'autant plus sensible qu'il n'y a déjà que peu de clients susceptibles d'investir dans l'achat de ces missiles.

Le secret-défense est-il pour autant nécessaire dans cette affaire ?

"Il y a des opérations qui doivent rester secrètes, comme lorsque les soldats risquent leur vie, affirme Jacques Gautier, ancien vice-président Les Républicains de la commission de Défense du Sénat. Mais lorsqu'une opération est achevée et que des dysfonctionnements sont constatés, il vaut mieux être les premiers à réagir, plutôt que d'attendre que les journalistes fassent des hypothèses. Le ministère doit réfléchir en amont à sa communication."

La ministre des Armées Florence Parly est attendue le 27 juin 2018 pour s'expliquer devant la commission à l’Assemblée nationale. Et selon nos informations, les industriels et militaires doivent quant à eux rendre un rapport exhaustif cet été sur ce qu’il s’est vraiment passé. Un rapport qui sera sans doute lui aussi classé secret-défense.

Source : francetvinfo.fr - Cellule investigation de franceinfo, Nathalie Hernandez - Radio France

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samedi 16 juin 2018

MINERVE : Sécurité du territoire national, synergie entre Armée de Terre et Gendarmerie

En avril 2016, une compagnie du 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) fut sollicitée pour participer à une expérimentation qui, appelée «Minerve», visait à voir comment un groupe de combat d’infanterie pouvait appuyer les gendarmes pour des missions de contrôle du territoire, dans le cadre de l’opération intérieure Sentinelle.

À l’époque, le directeur général de la Gendarmerie nationale, qui était le général Denis Favier, avait expliqué que les armées, « avec leur savoir-faire et leurs moyens » pouvaient « apporter une plus-value » pour le contrôle des flux et des frontières.

Au-delà de l’opération Sentinelle, l’armée de Terre et la gendarmerie coopèrent étroitement en Guyane, dans le cadre de la mission Harpie, menée contre l’orpaillage clandestin.

Mais il est question d’aller plus loin. Ainsi, le 22 mai 2018, un accord de coopération a été signé pour renforcer « les synergies » entre l’armée de Terre et la Gendarmerie nationale.

En discussion depuis l’été 2017, cet accord comprend quatre axes, dont la « connaissance mutuelle, la formation, l’entraînement et le binômage d’unités ». En outre, il s’agit de « renforcer l’interopérabilité et l’efficacité opérationnelle dans le cadre des opérations conjointes sur le territoire national. »

Par ailleurs, l’armée de Terre et la Gendarmerie ont terminé la rédaction d’un mémento de procédures tactiques d’actions conjointes. Ce document doit notamment « stimuler » les initiatives en matière de « réflexion opérationnelle, de formation et d’entraînement » au niveau des échelons tactiques. 

Source : Zone Militaire

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mardi 12 juin 2018

Syrie : Task Force WAGRAM - Les artilleurs français dans l’offensive contre l’EI...

Depuis le 1er mai2018, et avec l’appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis [Inherent Resolve, ndlr], les Forces démocratiques syriennes [FDS], une alliance formée par les milices kurdes syriennes et des groupes arabes armés, mène l’opération « Roundup » qui vise à réduire les dernières positions tenues par l’État islamique [EI ou Daesh] dans l’est de la Syrie, plus précisément dans la moyenne vallée de l’Euphrate [MERV].

En outre, cette opération se fait en coordination avec les Forces de sécurité irakiennes (FSI), positionnées en « interdiction » de l’autre côté de la frontière.

En deux semaines, les FDS ont ainsi repris 30 km2 de terrain à l’EI. Et, il y a quelques jours, elles ont chassé les jihadistes de la localité de Baghuz, située au sud-est de celle d’Abou Kamal, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram, dotée de quatre CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] sont visiblement très impliqués dans l’opération Roundup. L’État-major des armées (EMA) n’a pas précisé leur localisation précise, si ce n’est qu’ils opèrent dans les environs d’al-Qaïm, localité située en territoire irakien, à environ 40 km au sud de Baghuz.

Entre le 1er et le 22 mai, la TF Wagram a ainsi effectué 84 missions de tirs en appui des FDS, dont 34 lors des 7 derniers jours. Dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’EMA ne précise pas la nature de ces missions, qui peuvent être d’interdiction, de destruction ou d’éclairement.

Si l’on se fie au nombre moyen de tirs par mission (6,7), l’on peut avancer que les CAESAr français ont au minimum fait feu à 560 reprises depuis le début de ce mois.

Les artilleurs de la TF Wagram ne sont pas les seuls à prendre part à l’opération Roundup étant donné qu’ils opèrent aux côtés d’une unité d’artillerie de l’US Marine Corps.

Comme la bande de Baghuz a été reprise à Daesh par les FDS, l’activité des artilleurs français pourrait baisser d’intensité dans les prochains jours. En effet, le prochain objectif de l’opération Roundup est désormais la localité de d’Hajin, située à une cinquantaine de kilomètres d’al-Qaïm. Or, leur portée étant de 37 km, les CAESAr ne devraient pas être concernés, sauf à les redéployer au plus près de la frontière irako-syrienne.

A priori, de nombreux cadres de l’EI seraient présents à Hajin, ville encerclée par les FDS. Des F-16 irakiens y ont effectué un nouveau raid, ce 25 mai, contre, selon Bagdad, un « QG de dirigeants » de Daesh ainsi que sur un « dépôt d’explosifs ». Ce raid irakien est le troisième à avoir été mené en un mois.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de l’opération Chammal, les avions français (Rafale, Atlantique 2 et Transall C-160 Gabriel, dont une photographie a été diffusée par la page Twitter d’Inherent Resolve) ont assuré 12 sorties entre le 16 et le 22 mai, en appui des FDS. Aucune frappe n’a été réalisée.

Contrairement aux artilleurs, les aviateurs français semblent moins sollicités. Cependant, dans la nuit du 14 au 15 mai, deux Rafale de la base H5 [Jordanie] ont détruit un « bâtiment logistique » de Daesh dans le cadre d’une frappe « planifiée ».

Source : Zone Militaire

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samedi 9 juin 2018

Troupes de montagne : Quatre chasseurs alpins escaladent la tour de la Part-Dieu à Lyon...

Pour fêter les 130 ans de la création des troupes de montagne...

Les chasseurs alpins du 7e régiment du matériel ont escaladé la tour de la Part-Dieu ce mercredi après-midi pour fêter les 130 ans de cette unité des troupes de montagne...

Ils ont escaladé à mains nues la tour de la Part-Dieu.

Dans le cadre de la commémoration des 130 ans de la création des troupes de montagne, le 7e régiment du matériel a escaladé la tour de la Part-Dieu.
Quatre militaires se sont relayés tous les 35 mètres pour atteindre le sommet de la tour à mains nues.

Le «crayon» ou tour de la Part-Dieu culmine à 140 mètres.

Ils sont nombreux à s’arrêter en ce mercredi après-midi ensoleillé de juin. Il est vrai que le spectacle est plutôt inhabituel ! Quatre militaires s’apprêtent à escalader le « crayon », la tour emblématique de la Part-Dieu. Haute de 140 mètres, elle semble être un terrain de jeu parfait pour les hommes du 7e régiment du matériel.

Le régiment, qui compte 650 hommes, fête cette année les 130 ans de la création des troupes des montagnes (dont font partie les chasseurs alpins) et pour l’occasion, les soldats ont décidé de relever ce défi un peu fou. « Le but de cette opération, c’est vraiment de montrer les capacités du régiment comme l’escalade à mains nues », explique le colonel Laurent Kuntzmann.

Une occasion de montrer les capacités du 7e régiment

Certains s’interrogent sur les capacités que demande une telle ascension. « C’est sûr que ce n’est pas monsieur tout le monde qui peut le faire. Il faut avoir d’excellentes conditions physiques », ajoute le colonel.

Au pied de la tour, un stand a été installé pour répondre aux questions de chacun. « Et pourquoi pas déclencher des vocations ». Car l’objectif est également de faire connaître le régiment, le seul implanté à Lyon. « Nous n’avons pas pour vocation d’être des combattants mais nous nous occupons de monter du matériel et du personnel. On intervient sur les catastrophes naturelles par exemple », répond le militaire.

Le vent complique la tâche

Vers 14 heures, le premier grimpeur s’élance à mains nues. Il met à peine 10 minutes pour rejoindre le deuxième, qui se trouve 35 mètres plus haut. C’est là que les choses se compliquent un peu. Le vent souffle en rafale. « Il rend l’ascension plus difficile », annonce l’adjudant Raphaël, en lien direct avec les grimpeurs par talkie-walkie pendant toute la montée.

Le premier ayant attaqué la façade de biais, à cause des rafales de vent, le second n’a pas d’autres choix que de changer de tactique. Il décide alors de monter en escaladant la façade de face. Raphaël, qui suit toutes les opérations depuis le sol, s’inquiète un peu : « A cet instant on ne sait pas si le vent va permettre de continuer ».

Moins de 40 minutes pour escalader le « Crayon »

Après une ascension chaotique pour le second grimpeur, le troisième s’élance malgré les rafales qui sont de plus en plus fortes. « C’est le job. On n’a pas le choix ! Il faut y aller quand même », rappelle l’adjudant. Même s’il s’agit d’un exercice, les conditions restent les mêmes que pour n’importe quelle opération.

A plus de 100 mètres de haut, ce n’est pas encore terminé pour le dernier soldat. Il doit avant tout changer de fissure dans lequel il prend appui pour se hisser. Il prend le temps de longer la fenêtre avant d’attaquer la dernière partie. Le vent finit par se calmer et en moins de 40 minutes, le militaire atteint le sommet de la Tour Part-Dieu. S’il a le « luxe » de redescendre en ascenseur, les trois autres descendent en rappel sous les applaudissements des curieux.

Source : 20minutes.fr - Garance Ferrard

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mercredi 6 juin 2018

Armée de Terre : Recrutement des sous-officiers récemment rendus à la vie civile...

Au cours de ces trois dernières années, l’armée de Terre a recruté près de 46.000 soldats afin de pouvoir porter les effectifs de sa Force opérationnelle terrestre (FOT) à 77.000 hommes. Et, en 2018 encore, elle devra trouver 13.000 recrues supplémentaires.

Cet effort en matière de recrutement concerne également les cadres de l’armée de Terre. Ainsi, l’École nationale des sous-officiers d’active [ENSOA] de Saint-Maixent, qui recrute par voie directe et semi-directe, a vu son activité augmenter significativement, au point qu’il lui a fallu réactiver son cinquième bataillon d’élèves, dissous en 2005.

Cela étant, l’armée de Terre fait face à deux problèmes. Le premier porte sur la qualité des dossiers de recrutement, laquelle « s’érode », selon le général Jean-Pierre Bosser, son chef d’état-major. « Pendant vingt ans, l’armée de terre n’était jamais descendue en dessous du ratio d’un dossier utile sur deux ; aujourd’hui, le ratio se situe à un dossier utile sur 1,8. Cela met en exergue la question de l’attractivité du métier des armes et de nos parcours professionnels », avait-il expliqué lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre 2017.

Un second problème est que l’armée de Terre est confrontée à des « seuils critiques en matière de compétences ». Si ses effectifs sont suffisants, il n’en reste pas moins qu’il faut du temps pour former des cadres expérimentés. Le général Bosser avait ainsi estimé qu’il lui manquait « environ 3.000 sous-officiers supérieurs ».

« La remontée en puissance prend du temps, et nécessite un schéma d’anticipation dans le domaine des ressources humaines. Rien ne sert d’avoir de nouveaux chars, si nous n’avons pas de militaires pour les piloter et les diriger », avait souligné le CEMAT, lors de la même audition parlementaire.

D’où la politique de « réengagement » que vient de mettre en place l’armée de Terre, afin de «contribuer à la satisfaction globale de ses besoins en ressources humaines en volume et en qualité. »

En clair, il s’agit de permettre à des sous-officiers récemment rendus à la vie civile et disposant de «compétences recherchées » de « rempiler ».

« La conquête des qualifications est désormais un enjeu majeur des ressources humaines. Par cette campagne de recrutement, l’armée de Terre répond à cette problématique et participe à la réduction des déficits en sous-officiers supérieurs constatés dans certaines spécialités », explique le Sirpa Terre.

Cette « politique de réengagement » concerne exclusivement les sous-officiers qui ont quitté l’armée de Terre après la fin de leur contrat ou qui en ont démissionné « pour se reconvertir », à la condition qu’ils n’aient pas perdu leur aptitude et qu’ils ne cumulent pas 27 ans de service.

« Après réengagement, les sous-officiers récupèrent le grade qu’ils détenaient au moment de quitter le service et peuvent postuler à l’ensemble des examens ou concours ouverts à ses pairs », précise l’armée de Terre, qui ne dit cependant pas si une prime de « ‘réengagement » (comme il existe une prime d’engagement) est prévue.

Source : Zone Militaire

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vendredi 1 juin 2018

Niger : Mort de quatre commandos américains par manque de préparation !

Manque de préparation et  négligences expliquent la mort de quatre commandos américains dans une embuscade au Niger...

Le 4 octobre 2017, une patrouille conjointe composée d’une dizaine de commandos des forces spéciales de l’US Army et soldats nigériens tombait dans une embuscade tendue par une centaine de combattants de l’État islamique au grand Sahara (EIGS) dans les environs immédiats du village de Tongo Tongo, près de la frontière séparant le Niger du Mali. Le bilan de cette attaque sera de 8 tués, dont 4 militaires américains.

Plus de six mois après les faits, le Pentagone a publié un résumé de 8 pages sur les 3.600 que compte le rapport d’enquête rédigé par le général Roger L. Cloutier Jr., le chef de l’état-major de l’US AFRICOM, le commandement américain pour l’Afrique.

Tout d’abord, l’officier a souligné que « de nombreux actes de bravoure se sont produits ce jour-là », comme ceux du sergent La David Johnson, tué « en engageant activement l’ennemi » et en se « battant jusqu’à la fin ». Son corps ne sera retrouvé que 48 heures après l’attaque.

Aucun des quatre commandos américains du 3rd Special Forces Group n’a été capturé : ils ont été «tués au combat », après avoir « subi des blessures immédiatement mortelles ou rapidement mortelles», indique le rapport.

En mars, l’EIGS avait diffusé une vidéo de l’embuscade de Tongo Tongo. Selon le résumé qui en fut fait, elle montrait trois militaires américains, isolés, tomber un à un sous les balles des terroristes. L’un d’eux, a priori sérieusement touché, fut « achevé » par un terroriste. À l’époque, le Pentagone s’était insurgé contre la diffusion de ce film qui mêlait les images des caméras installées sur les casques des soldats américains à des séquences filmées par les jihadistes.

Quoi qu’il en soit, les commandos américains n’auraient jamais dû se trouver dans une telle situation, étant donné qu’ils n’avaient pas été suffisamment préparés pour la mission qui leur fut assignée, qui plus est conduite dans une région où 46 attaques avaient été signalées par les Nations unies.

Cette mission consistait à « trouver/surveiller et, si possible, capturer » un responsable de l’EIGS, en l’occurrence un certain Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans le rapt de Jeffrey Woodke, un travailleur humanitaire américain enlevé dans la région de Tahoua, en octobre 2016.

Or, les Bérets verts avaient été envoyés à Ouallam pour former des soldats nigériens et leur fournir une assistance en matière de contre-terrorisme. Mais seulement la moitié d’entre-eux avaient reçu « un entraînement collectif », affirme le rapport du Pentagone. En outre, aucun exercice n’avait été préalablement conduit avec les forces nigériennes.

Qui plus est, une telle mission n’aurait jamais dû être approuvée dans la mesure où sa description [concept des opérations, ou CONOPS] n’était qu’un copier-coller d’une autre menée précédemment. Ce qu’un « manque d’attention dans les détails » n’a pas permis de détecter, souligne le rapport. En outre, le niveau de commandement à qui elle a été adressée n’était pas approprié.

Aussi, insiste l’enquête du général Cloutier Jr, tous ces éléments « ont contribué à un manque général de prise de conscience de la situation et de supervision de la part du commandement à tous les échelons. » Il s’agit d’une combinaison « d’erreurs et de faiblesses individuelles, organisationnelles et institutionnelles », conclut le rapport.

Le bilan de l’embuscade de Tongo Tongo aurait pu être bien plus lourd sans l’intervention des forces françaises. Ces dernières ont reçu une demande d’appui aérien 53 minutes après le début des combats. Une patrouille de Mirage 2000 est arrivée 47 minutes plus tard. Ne pouvant pas intervenir directement étant donné la confusion sur le terrain, les pilotes français ont fait un « show of force » [démonstration de force], consistant à réaliser des passages à très basse altitude (au niveau de la cîme des arbres), lesquels ont contraint les jihadistes à prendre la fuite.

Source: Zone Militaire

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mardi 29 mai 2018

Fusillade : Trois morts en Belgique, dont 2 policiers à Liège... Terroriste ou forcené ?


Un homme a tué deux policiers à Liège (en Belgique) ce mardi matin. La piste terroriste est évoquée.

Un homme a tiré ce mardi matin vers 10h30 sur deux policiers devant un café à Liège, rapportent plusieurs médias belges francophones. Les deux policiers sont décédés. Un passant aurait également été tué, selon RTL.be.

Il a ensuite pris la fuite et pris une femme en otage dans un lycée proche. Il a été "neutralisé" par la police vers 11h. Selon la DH, l'auteur présumé aurait crié "Allahu akbar" avant d'être abattu.

Le bilan s'élèverait donc à 4 morts : 2 policiers, un passant et le tireur. Au moins deux autres personnes, des policiers selon la presse belge, ont été blessées.

Catherine Collignon, porte-parole du parquet fédéral, a, elle, fait état de deux blessés, en plus des deux policiers tués. Les circonstances des tirs sont encore "floues", a-t-elle souligné, tandis que la police de la ville a indiqué sur Facebook qu'il y avait eu une "prise d'otage".

Le quartier a été bouclé. Une quinzaine de véhicules de police sont sur place. On ignore pour l'instant les motivations du tueur. Selon la RTBF, la piste terroriste est privilégiée.

Source : Francetvinfo.fr / France 3 Région Hauts de France

Ndlr : Attentat de Liège - Le site d'information belge La Libre précise que selon le Parquet fédéral, suffisamment d'éléments permettaient de «considérer que le dossier [était] terroriste».
La « qualification d’infraction terroriste » est donc retenue, annonce le procureur du roi. Une instruction a été ouverte pour présomption d’infraction terroriste, sans plus d'information.

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dimanche 27 mai 2018

Charles de Gaulle voilé : La statue du Général “voilée” lors d'une cérémonie à Lourdes !

Mais que s'est-il passé à Lourdes lors du pèlerinage militaire international ?

Lors d'une cérémonie officielle en présence de la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq, la statue du général de Gaulle a été "emballée" pour d'obscures raisons.

A Lourdes, on sait sans doute mieux qu'ailleurs que les voies du Seigneur sont impénétrables mais on ignorait que celles de l'administration peuvent parfois l'être tout autant.

Car ce qui s'est passé le samedi 19 mai est assez incroyable : lors du Pélerinage Militaire International (PMI), une cérémonie au square Foch a eu lieu, en présence de la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq. Une cérémonie au cours de laquelle, la statue du Général de Gaulle qui se trouve à cet endroit a été "bâchée", "enveloppée", "voilée", etc...

Lors de la préparation de cette cérémonie, le 11 mai, l'idée avait été proposée, officiellement (selon un document préfectoral que nous avons consulté) par le représentant de la Délégation Militaire Départementale (DMD). Ce qui posait problème c'est que le square héberge deux statues qui se font face, celle de de Gaulle et celle du Maréchal Foch.


Voici ce qui est écrit sur le compte rendu de cette réunion préparatoire sur place :

"Dans la mesure où les deux statues qui composent le lieu se font face et afin d'éviter tout malentendu de positionnement vis à vis des délégations étrangères, la DMD a suggéré d'apposer un voile sur la statue du Général de Gaulle.

Cette dernière option n'est pas préconisée par la directrice de cabinet (NDLR : de la préfecture) en raison du risque de polémique que cela pourrait engendrer (extrait d'une note de la préfecture des Hautes-Pyrénées du 11 mai 2018)"


Aujourd'hui, la préfecture des Hautes-Pyrénées nous confirme que la préfète "n'a donné aucune instruction" pour voiler cette statue et a même "parfaitement déconseillé" de le faire. On imagine mal en effet, la représentante de l'Etat dans le département donner ce genre d'instruction, surtout en présence d'un membre du gouvernement !

En revanche, la préfecture indique ignorer totalement qui est à l'origine de cette couverture de la statue du général de Gaulle. La ville de Lourdes que nous avons cherché à joindre, ne nous avait pas encore répondu au moment de publier cet article.

Mise à jour du 24 mai :

La Fondation Charles de Gaulle a vivement réagi en demandant de "laver l'affront injuste" fait au général de Gaulle.

Jointe par France 3, la mairie de Lourdes parle d'une "maladresse partagée". Selon elle, les instructions de la préfète n'ont pas été transmises et les services municipaux, qui ont procédé aux installations, l'ont fait sous les ordres des militaires. Il s'agit d'une "boulette sans volonté de nuire". La ville se dit prête à trouver une solution, en accord avec la fondation Charles de Gaulle, pour honorer la mémoire du général et tourner la page.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr  .3Occitanie

Ndlr : Une info en ce jour de Fête de Mère... La statue de Père voilée ! Restauration en cours, pour masquer des tags, une dégradation ou voile pudique ???!!!
Bonne Fête à toutes les maman ;-)

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mercredi 23 mai 2018

Marine nationale : Le porte-avions Charles de Gaulle remis à flot...

Après quinze mois passés en cale sèche pour son second arrêt technique majeur (ATM), le porte-avions Charles de Gaulle a quitté le bassin Vauban, à Toulon, le 16 mai 2018. Le premier détail qui saute aux yeux est sa coque, qui, repeinte, est comme neuve.

Mais au-delà de ce côté anecdotique, le navire amiral de la Marine nationale dispose désormais d’une passerelle de défense à vue réaménagée, d’un Système d’exploitation navale des informations tactiques [SENIT 8] et de réseaux informatiques modernisés, avec une « maîtrise renforcée du risque ‘cyber' ».

Les radars du porte-avions ont été changés, le SMART S [surveillance aérienne et surface – Thales] ayant remplacé le DRJB-11B, d’une portée moindre tandis que le radar de navigation DRBN-34 a été démonté pour faire la place au SCANTER 6002. Et un nouveau système optronique multifonction, l’EOMS NG de Safran, a été installé.

Étant donné que les Super Étendard Modernisés ont été retirés du service, les bancs d’essais  de ces derniers ont été remplacés par d’autres, dédiés aux Rafale, avec le souci d’optimiser l’espace disponible pour assurer la maintenance. Une nouvelle optique d’appontage IFLOLS (Improved Fresnel Lens Optical Landing System) a été installée tandis que la PFOA [plate-forme « officier d’Appontage »] a été modernisée.

Dans le même temps, le Système Automatique de TRAnquillisation et de Pilotage (SATRAP), qui compte 4 ailerons de stabilisation, 2 gouvernails et 12 trains COGITE (Compensation de la GITE), a été révisé.

Un autre gros morceau de cet ATM a concerné la propulsion du navire. Le combustible de ses deux chaufferies nucléaires a donc été remplacé » et les circuits alimentant les chaudières ont été passés au peigne fin.

« La sortie de bassin du navire est une étape sensible du fait du tonnage du bâtiment ; elle nécessite une bonne coordination de tous les acteurs sur le site. La phase suivante consiste à poursuivre à flot les travaux ainsi que les essais de bon fonctionnement des installations », précise Naval Group, qui conduit les travaux.

La dernière étape consistera à mener des essais en mer. « En premier lieu, ce sont les capacités de navigation du porte-avions qui seront validées, puis les installations liées aux aéronefs et, enfin, le système de combat », précise la Marine nationale. Et, Si tout va bien, la remontée en puissance du porte-avions se fera à l’automne prochain, afin qu’il puisse être opérationnel au début de l’année 2019.

En attendant, le groupe aérien embarqué (Gaé) continue son entraînement à bord du porte-avions américain USS George H.W Bush au large de Norfolk, dans le cadre de la mission « Chesapeake » tandis que l’équipage continue de suivre des formations relatives à la mise en oeuvre des nouveaux systèmes de navigation et de combat.

À ce sujet, la Marine nationale précise que les « formations en simulateur vont désormais davantage laisser la place aux différentes activités d’entraînement à bord avec, en perspective, la validation des qualifications de l’équipage. »

Cette refonte à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle, qui coûte 1,3 milliard d’euros, représente plus de 4 millions d’heures de travail, dont 1,8 million d’ingénierie et de conception. Ce chantier mobilise chaque jours plus 2.100 personnes, dont les 1.100 marins de l’équipage et 160 entreprises sous-traitantes. Près de 200.000 tâches sont à effectuer, de même que 2.000 tests et essais.

Photo : Marine nationale - Source: Zone Militaire

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samedi 19 mai 2018

Guerre contre Daesch : L'aviation française a effectué plus de 8000 sorties aériennes contre l'Etat islamique

Le porte-parole de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a fait état d’une hausse du nombre de frappes aériennes contre des positions occupées par l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie au cours quinze derniers jours. Ainsi, lors de la dernière semaine, 14 raids ont été effectués, a priori par des avions américains étant donné que les aviateurs français de l’opération Chammal n’ont délivré aucune munition entre le 18 et le 24 avril.

Cependant, les appareils de l’armée de l’Air (et l’Atlantique 2 de la Marine nationale) ont assuré 21 sorties aériennes « en appui des forces locales engagées au sol » au cours de la période considérée. Et c’est ainsi que le seuil des 8.000 sorties a été franchi le 23 avril dernier, à l’occasion d’une mission conduite en appui des Forces démocratiques syriennes (FDS) par une patrouille de Rafale ayant décollé la base aérienne projetée H5 en Jordanie.

« Ce chiffre rappelle l’ampleur et l’intensité de l’engagement français dans la lutte contre Daesh depuis septembre 2014, un engagement notamment marqué par la création d’une base aérienne projetée en Jordanie dès les premiers mois de l’opération […] ainsi que par 3 engagements du groupe aéronaval », a souligné le ministère des Armées.

L’aviation française (armée de l’Air et aéronautique navale) réalise quatre types de missions, qui vont du « renseignement dans la profondeur », pour « cartographier » l’adversaire et élaborer des dossiers d’objectifs, aux frappes planifiées et d’opportunité, en passant par le ravitaillement en vol, la coordination et le contrôle (C2) ou encore le transport (8.500 tonnes de fret acheminées depuis la France et entre les différents « spots » Chammal).

Et cela, dans un environnement particulièrement compliqué, notamment dans ciel syrien. «L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daesh en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au coeur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », avait expliqué, en octobre dernier, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air.

Encore récemment, l’État-major des armées (EMA) donnait le détail précis du nombre d’avions engagés dans l’opération Chammal. Ce n’est désormais plus le cas puisqu’il parle maintenant d’une « dizaine d’appareils, essentiellement des Rafale. »

Or, à la fin de l’année 2017, il était question de réduire le format de la force Chammal, le président Macron ayant assuré que la guerre contre l’EI serait terminée d’ici la fin février 2018. Mais comme rien ne se passe jamais comme prévu, les opérations continuent dans la mesure où l’organisation jihadiste a maintenu ses positions à la frontière irako-syrienne, profitant de l’offensive turque à Afrin, laquelle a détourné les Forces démocratiques syriennes (FDS).

« La France restera engagée aussi longtemps que nécessaire auprès de la coalition internationale, des autorités irakiennes et des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde) », a affirmé, le 26 avril, le président Macron, à la fin d’une conférence internationale contre le financement du terrorisme. « Cette bataille militaire contre Daesh se poursuivra jusqu’à son terme et sous toutes les formes nécessaires pour empêcher de reconstituer quelque marge de manoeuvre que ce soit », a-t-il insisté.

« Ne nous trompons pas, Daesh fera tout ce qui est en son pouvoir pour miner les efforts de l’Irak dans son travail de reconstruction d’un Etat viable et d’une société apaisée, et ces groupements terroristes feront tout dans la durée pour que la Syrie ne soit pas un Etat stable », a encore averti M. Macron.

Source : Zone Militaire - Photo : EMA/ Ministère des Armées

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mercredi 16 mai 2018

Syrie : Renforcement des Forces spéciales françaises

Le chef du Pentagone révèle que les forces spéciales françaises ont été renforcées en Syrie

Fin mars 2018, à l’issue d’une rencontre entre le président Macron, des représentants d’une délégation des Forces démocratiques syriennes, composées de milices kurdes et de groupes arabes armés, annoncèrent que la France allait renforcer sa présence militaire à Manbij, localité alors menacée par l’opération turque « Rameau d’olivier ». Et cela supposait le renfort des forces spéciales françaises déjà déployées en Syrie.

Plus tard, une source, à l’Élysée, précisa que « si le président [Macron] estimait que, pour atteindre nos objectifs contre Daesh, on avait besoin un moment donné de re-proportionner notre intervention militaire, il faudrait le faire, mais ce serait dans le cadre existant » de la coalition.

Et puis on en resta là, le ministère des Armées étant toujours très discret dès qu’il est question des missions assignées au Commandement des opérations spéciales (COS).

Lors de la conférence de presse qu’il a donnée aux côtés du président Trump lors de sa visite officielle à Washington, M. Macron a indiqué que la France avait « décidé d’augmenter sa contribution à la coalition » anti-jihadiste, avant de souligner qu’elle restait « totalement impliquée dans la lutte contre Daesh [EI ou État islamique] ».

Comme, les moyens aériens de l’opération Chammal n’avaient pas été renforcés et qu’il n’était pas question d’envoyer en Irak plus d’artilleurs [TF Wagram] et d’instructeurs [TF Monsabert et TF Narvik], l’on pouvait penser que cette « augmentation » de la contribution française à la coalition concernait le COS.

Ce que le chef du Pentagone, James Mattis, a confirmé, ce 26 avril. « Les Français nous ont renforcés en Syrie avec des forces spéciales au cours des deux dernières semaines », a-t-il en effet indiqué, lors d’une audition au Congrès.

Par ailleurs, et s’agissant du désir de M. Trump de retirer les troupes américaines de Syrie « très bientôt», M. Mattis a mis les choses au clair. « À l’heure actuelle, nous ne nous retirons pas », a-t-il dit. « Vous allez assister à un nouvel effort dans la vallée de l’Euphrate dans les jours qui viennent contre ce qui reste du califat » de l’EI, a-t-il même assuré.

Le combat contre l’EI « est en cours », a insisté le chef du Pentagone, avant de souligner que les opérations de la coalition seraient prochainement plus « nombreuses du côté irakien de la frontière. »

Source: Zone Militaire

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