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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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mercredi 9 janvier 2019

Crash d'un Mirage 2000 : Un avion de chasse disparait des radars aérien dans le Jura !

Des débris du Mirage 2000 retrouvés sur le secteur Mignovillard

L'avion de chasse Mirage 2000 a disparu des radars ce mercredi 9 janvier peu avant midi. Le mirage 2000D biplace en provenance de la base aérienne de Nancy-Ochey en Lorraine transportait deux militaires.

Par France 3 Franche-Comté Publié le 09/01/2019 à 12:56 Mis à jour le 09/01/2019 à 19:24
Un mirage 2000D biplace en provenance de la base aérienne de Nancy-Ochey a disparu des radars de surveillance peu avant midi ce mercredi 9 janvier. Le plot radar a disparu des écrans alors qu'il survolait le massif du Jura en fin de matinée. L'appareil était non armé. Deux personnels militaires, pilote et navigateur étaient à bord.
 
Le secteur de Mignovillard situé dans le Jura, à la limite du département du Doubs est bien la zone du crash

Des débris de l'appareil ont été retrouvés dans le secteur de la Combe Noire à plus de 1000 mètres d'altitude à Mignovillard. Ces débris sont répartis sur plusieurs hectares. Aucune trace de vie des deux militaires qui étaient à bord.
Selon une journaliste présente à la conférence de presse de l'Armée de l'Air ce soir à Paris, il n'y a pas eu de signal des différentes balises de détresse, ni celle - automatique du siège éjectable, ni celle de l'équipage.

Le secteur où s'est écrasé l'avion comporte une grande quantité d'hydrocarbures, des équipes spécialisées de l'Armée sont attendues sur place. "Les recherches se poursuivent ce soir. La zone est difficile d'accès, les conditions météorologique sont difficiles" a confié sur France 3 Lorraine le commandant Yann Burion de la base aérienne de Nancy-Ochey.

Les routes tout autour de la zone du crash sont bloquées par les gendarmes. Selon notre équipe sur place, les pompiers avaient quitté en fin de journée la zone de crash.

Une espérance de vie réduite en cas de crash à basse altitude
Arnaud Delalande spécialiste des questions de défense estime sur France Soir que les pilotes n'ont peut être pas eu le temps de s'éjecter car ils volaient à basse altitude. "Les ingestions de volatiles sont plus fréquentes et bien sûr les temps de réaction sont inférieurs. L'éjection reste possible mais l'espérance de survie est réduite. Avant de s'éjecter, le pilote doit également s'assurer que son appareil ne se crashera pas sur une zone habitée" explique-t-il à nos confrères.

Des bruits d'explosion et des flammes aperçues dans le secteur

Un centre opérationnel de recherches a été installé à Mignovillard, dans le Jura. Un boom a été entendu dans le secteur de Mignovillard, Frasne et Bonnevaux. Les secours affluent sur la zone concernée depuis plusieurs heures. Selon un témoin qui skiait dans le secteur, "il est passé au dessus des pistes du chalet de la Bourre ce mercredi matin vers 10h30 et en effet il y a eu un claquement, comme un moteur qui a pèté, au moment de son passage... une sorte de claquement ou toute petite explosion se fait ressentir comme un coup du mur du son mais en bien plus petit. Ce qui me fait m'arrêter dans mon élan. Mais ayant entendu l'avion continuer, je ne me suis pas inquiété" confie le fondeur.

Un employé d'une scierie confie avoir vu tomber l'appareil après Mignovillard direction Mouthe dans la forêt. "Mes collègues et moi avons vu un champignons de flammes" confie l'homme sur les réseaux sociaux.  

Deux appareils étaient en mission d'entraînement à basse altitude


Selon, nos confrères de France 3 Lorraine, deux avions étaient en patrouille ce matin au dessus du massif jurassien. L'un est rentré, l'autre n'est pas revenu à base. A bord de l'avion porté disparu, un pilote et son navigateur système, dont les âges et sexe n'ont pas été précisés. Les radios amateurs du secteur ont été sollicités. En effet, les membres de l'équipage, s'ils ont été éjectés, doivent disposer d'une radio et d'une balise.

La gendarmerie du Jura a lancé en début d'après-midi un appel à témoins. "Toute personne ayant des informations sur l'éventuel lieu du crash ou sur les pilotes est priée de contacter la gendarmerie en composant le 17" expliquent les gendarmes sur leur page Facebook.
 
Une visibilité nulle en raison de la neige


Les centres opérationnels de défense, Doubs et Jura sont activés. Des pompiers sont déployés sur le terrain, ainsi que des gendarmes. Selon la Préfecture, en début d'après midi le survol de la zone était impossible, la visibilité nulle pour l'hélicoptère de la sécurité civile Dragon 25 en raison de la neige tombée en abondance ce matin. Le plan SATER (Sauvetage Aéro-Terrestre) a été déclenché par la préfecture du Doubs.
 

Qu'est-ce que le plan SATER ?  Le plan SATER est un dispositif qui organise la recherche d'aéronefs civils ou militaire à l'aide de moyens aériens, terrestres ou radioélectriques. Il est déclenché et mis en œuvre au niveau départemental par le Préfet en coordination avec l'Armée de l'Air. Il précise les moyens qui y sont affectés (plus d'infos).
 
Le dernier crash mortel de Mirage 2000 en France remonte à l'année 2011


Le dernier accident mortel en date ayant affecté l'Armée de l'air remonte au 1er mars 2011. Le pilote et le navigateur d'un Mirage 2000, basé à Luxeuil-les-Bains, s'étaient tués dans le crash de leur appareil en Creuse.
Plus récemment, le 28 septembre 2017, un Mirage 2000 français s'était écrasé au décollage sur la base de N'Djamena au Tchad. Le pilote et le navigateur étaient toutefois parvenus à s'éjecter.
Parmi les autres accidents survenus ces dernières années, un Alphajet s'était écrasé le 10 décembre 2014 à l'entraînement sur un foyer pour handicapés proche de Tours, faisant un mort et quatre blessés au sol.
Auparavant, le 5 juin 2013, un Mirage 2000-5 s'était crashé en Haute-Saône peu après son décollage de la base de Luxeuil-les-Bains, une turbine ayant happé un oiseau. Le pilote, qui s'était éjecté, avait été blessé à une jambe.

Source : France3-Regions.fr


Décès de l'équipage du Mirage 2000 disparu !

Vendredi 11 janvier 2019. Les deux membres d'équipage du Mirage 2000D, dont des débris ont été retrouvés mercredi dans le Jura sont morts, a annoncé jeudi 10 janvier au soir la ministre des Armées Florence Parly. L'appareil avait disparu des écrans radar mercredi vers 11 heures avec deux personnes à son bord. Jeudi, une large opération de recherches avait mobilisé plus de 150 gendarmes afin de retrouver les membres d'équipage.


"Les opérations de recherche du Mirage 2000D, dont le signal avait été perdu mercredi dans la matinée, ont malheureusement conduit à la confirmation du décès des deux membres d'équipage, le capitaine Baptiste Chirié et la lieutenant Audrey Michelon", affirme Florence Parly, en soulignant que "les circonstances précises de cet accident restent à établir".

Une enquête a été ouverte pour "recherche des causes de l'accident" par le parquet de Metz, compétent pour les affaires pénales militaires dans la zone Est.

Source : Franctvinfo.fr

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lundi 7 janvier 2019

Vandalisme : Les maréchaux Foch, Joffre et Gallieni décapités à Saint-Gaudens !

Juste avant, et même pendant, les commémorations du centenaire de la Première Guerre Mondiale, plusieurs monuments furent vandalisés [comme par exemple aux Éparges], voire volés [statue au Chemin des Dames, plaques commémoratives en bronze...]. Et cette série ne s’est pas terminée avec la fin de cet évènement…

En 1951, un monument, oeuvre du sculpteur Georges Guiraud, fut inauguré par le président Vincent Auriol à Saint-Gaudens pour honorer la mémoire des trois maréchaux de la Première Guerre Mondiale originaires des Pyrénées, à savoir Joffre [né à Rivesaltes], Foch [né cent ans plus tôt à Tarbes] et Gallieni [né à Saint-Béat]. Cette sculpture fait face au monument aux morts réalisé par en 1923 par le sculpteur Ducuing.

Or, ce monument dits des trois maréchaux a été non pas vandalisé mais saccagé par des inconnus, dans la nuit du 20 au 21 décembre. Deux têtes des statues ont été retrouvées au pied de l’édifice tandis qu’une troisième l’a été dans une rue menant vers la gare de Saint-Gaudens.

« C’est effarant, ils se sont attaqués à un symbole de la République, tout le monde est sous le choc », a réagi Jean-Yves Duclos, le maire de Saint-Gaudens, dans les colonnes de la Dépêche du Midi.

« Après la profanation de l’Arc de Triomphe et de la tombe du Soldat Inconnu [le 1er décembre 2018, lors d’une manifestation des gilets jaunes, ndlr], la décapitation des trois maréchaux pyrénéens au monument aux morts de Saint-Gaudens : c’est un sentiment de colère, d’indignation, qui m’anime. Mais aussi une blessure », a réagi Carole Delga, la présidente de la région Occitanie. « Un pays qui ne respecte pas son passé, qui ne respecte pas ceux à qui nous devons d’être libres, et en République, est un pays qui vacille », a-t-elle ajouté, avant de réclamer une « sanction exemplaire » pour cet « outrage porté aux maréchaux pyrénéens ».

La secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a fait part de son « indignation » et de sa « profonde colère » devant ce « nouvel acte de vandalisme qui touche nos monuments ». Et de mettre en cause « l’ignorance, la perte de tout repère, la violence, une société bien malade ».

Par ailleurs, et dans un tout autre registre, c’est un canon anti-aérien allemand, exposé dans le village de Saint-Lambert-sur-Dives [Normandie], qui a été volé la semaine passée. « Les pattes de fixation ont été sciées et le Flak 38 [de 450 kg] poussé jusqu’à un camion », a expliqué le maire de la commune aux médias locaux. La piste de "collectionneurs" sans scrupules est envisagée.

Source : Zone Militaire - Crédit Image France 3 Regions


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vendredi 4 janvier 2019

Emmanuel Macron : La construction d’un nouveau porte-avions n’est pas forcément garantie

Lors du dernier salon Euronaval, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé le lancement des études relatives au futur porte-avions destiné à la Marine nationale, en précisant qu’elles devaient répondre à au moins trois questions à savoir les menaces que ce navire aura à affronter, les choix technologiques qu’il suppose et l’innovation qui devra l’accompagner tout au long de sa vie opérationnelle.

« Faisons de ce porte-avions, une véritable base avancée de notre marine. […] Nous devrons être réalistes mais ambitieux. Et grâce à ces études approfondies, imaginatives et rigoureuses, nous pourrons établir l’architecture de ce futur porte-avions et poser les bases de l’organisation industrielle nécessaire pour le bâtir en respectant les délais et les coûts », avait affirmé Mme Parly.

Ses propos ne laissaient guère de place au doute : la construction d’un nouveau porte-avions semblaient alors inscrite dans le marbre. Ou presque.

Seulement, lors de son intervention télévisée du 14 novembre, faite justement depuis le porte-avions Charles de Gaulle, le président Macron a laissé entendre que ce n’était pas forcément le cas.

« Dans ce lieu inouï [le Charles-de-Gaulle], le seul porte-avions européen à propulsion nucléaire, nous sommes les seuls au monde avec les Américains à disposer d’une telle technologie. […] C’est un joyau de notre armée, de notre technologie, de notre industrie de défense et de l’excellence des hommes et des femmes de notre armée », a déclaré M. Macron.

Après avoir abordé la question de l’autonomie stratégique européenne dans le domaine militaire, il a été demandé à M. Macron si la France allait « bâtir un ou deux autres porte-avions nucléaires » dans les années à venir.

« Il est trop tôt pour le dire », a répondu le président Macron. Évoquant les études en cours, dont les conclusions seront connues en 2020 (une «année charnière », a-t-il dit), il a ajouté que cela dépendra de l’évolution de la menace.

« Est-ce que c’est cet équipement qui est la meilleure réponse ou est-ce qu’il faut d’autres types de réponses?, a demandé le chef de l’Élysée. En outre, il faudra regarder l’évolution des technologies et voir aussi « comment évoluent nos partenaires ». Et donc, a-t-il continué, « c’est tout ce que nous sommes en train d’étudier ». Et d’ajouter : « Ce sont des tas de sujets stratégiques, techniques et opérationnels. »

Mais, a fait observer le président Macron, il y aura également un aspect budgétaire. « Un autre porte-avions comme celui-ci [le Charles-de-Gaulle], c’est 4 à 5 milliards d’euros. C’est aussi un coût. Donc, ce choix, on le fera en 2020 mais rien n’est exclu aujourd’hui. Ce choix sera conduit par un objectif : protéger la France et les Français » en permettant « à nos soldats d’avoir les meilleurs outils pour cela ». En un mot : «Être en capacité de répondre aux menaces du monde d’aujourd’hui et de demain ».

Si le porte-avions est un marqueur incontestable de la puissance d’une marine (et, par extension, de celle d’un État), il n’en reste pas moins que sa pertinence, telle qu’on la connaît actuellement, a été remise en cause par plusieurs rapports publiés récemment aux États-Unis par des centres de réflexion.

« Alors que la marine américaine jouit depuis longtemps d’une liberté d’action sur les océans du monde, son règne sans précédent est sur le point de s’achever. Au cours des dernières années, un certain nombre de pays, dont la Chine, la Russie et l’Iran, ont accéléré leurs investissements dans les capacités de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD] avec des systèmes de défense anti-aérienne avancés, des missiles balistiques et de croisière anti-navires, des sous-marins et des porte-avions. Ces capacités vont probablement se multiplier dans les années à venir, imposant des contraintes plus grandes que jamais aux opérations des porte-avions américains », estimait ainsi, en 2016, le Center for a New American Security.

Ces capacités A2/AD vont ainsi obliger les porte-avions américains à opérer loin de leurs objectifs afin d’éviter de s’exposer à une telle menace. D’où d’ailleurs le développement du drone MQ-25 Stingray, destiné à ravitailler en vol les chasseurs-bombardiers embarqués.

Quant à la menace des missiles balistiques anti-navires, que la Chine est en train de développer avec le DF-21, elle suscite un certain scepticisme chez les spécialistes.

« Je n’ai pas d’éléments précis sur les missiles anti-navire chinois. J’en entends parler mais il me paraît difficile – je suis missilier balistique de formation – d’atteindre un bâtiment en mouvement avec un missile balistique. Mais pourquoi pas ? Les Chinois ont montré qu’ils étaient capables d’aveugler des satellites avec des lasers. Cependant, je me méfie », avait ainsi expliqué l’amiral Bernard Rogel, ex-chef d’état-major de la Marine nationale et actuellement chef d’état-major particulier du président Macron.

Et pour cause : un fois lancé, un missile balistique suit une trajectoire suborbitale pour ensuite se diriger vers une cible statique. Et, a priori, le DF-21 chinois, présenté comme étant un « tueur de porte-avions », n’a encore jamais touché un objectif en mouvement, ce qui relative beaucoup de chose. En revanche, tel n’est pas le cas des missiles hypervéloce (ou hypersonique), qui seront plus difficiles à repérer et à intercepter. La Russie en développerait un, à savoir le 3M22 Tsirkon.

Source : Zone Militaire

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mercredi 2 janvier 2019

Armée de Terre : La 1e Division mène un exercice de rappel de ses anciens militaires...

Il existe deux types de réserve opérationnelle : celle de niveau 1 [RO 1] qui concerne ceux qui ont souscrit un contrat d’engagement à servir dans la réserve et celle du niveau 2 [RO 2], dont font partie les anciens militaires qui, ayant quitté l’uniforme depuis moins de cinq ans restent mobilisables étant donné qu’ils sont soumis à une obligation de disponibilité.

Seulement, il y a les effectifs théoriques et ceux que l’on peut effectivement mobiliser dans la mesure où, une fois qu’il a quitté l’armée, un ancien militaire peut avoir quitté la région où il était affecté… D’où l’exercice Vortex, que l’armée de Terre a pris l’habitude de conduire tous les ans depuis 2016. L’objectif est de vérifier la disponibilité de ses anciens militaires qui appartiennent encore à la RO2, afin de pouvoir les solliciter en cas de crise majeure.

Cette année, c’est la 1e Division qui a procédé au rappel des réservistes de la RO2, notamment ceux ayant donc servi au sein de son état-major, de la 7e Brigade Blindée, du 1er Régiment d’Artillerie, du 19e Régiment du Génie et du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (*). Au total, 6.800 anciens militaires ayant quitté les drapeaux depuis 2013 étaient concernés.

Le communiqué de l’armée de Terre ne précise pas combien ont répondu à l’appel. Mais lors des exercices précédents, conduits par la 11e Brigade Parachustiste et la 1e Brigade Logistique en 2016 ainsi que par la 3e Division en 2017, le taux de réponse s’était élevé aux alentours de 42-44%.

Ceux ayant pu répondre à la convocation qui leur avait été adressée ont donc passé une journée dans leur ancienne unité pour suivre plusieurs «ateliers», dont un contrôle administratif, une visite médicale, la perception d’habillement et des séances d’information sur les changements opérés au sein de l’armée de Terre et les nouveaux matériels ainsi que sur la réserve opérationnelle, l’un des objectifs étant d’en voir une partie « basculer » vers la RO1. Ce que, en 2017, 14% des convoqués avaient dit souhaiter faire.

De tels exercices de convocation n’avaient plus été menés depuis 1996 et la fin annoncée de la conscription. L’armée de Terre peut théoriquement compter sur 38.000 anciens militaires si elle doit répondre à une crise majeure sur le territoire national.

(*) La 1e Division regroupe la 27e brigade d’infanterie de montagne, la 9e brigade d’infanterie de marine, la 7e brigade blindée et la brigade franco-allemande (BFA).

Source : Zone Militaire - Photo : armée de Terre

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dimanche 30 décembre 2018

États-Unis : Réduction de 10% de leurs effectifs militaires en Afrique

Le principe avait été adopté. Restait à en connaître l’ampleur. Ce qui est désormais chose faite. Ainsi, le 15 novembre, les États-Unis ont annoncé leur intention de réduire leurs effectifs militaires déployés dans différents pays africains d’environ 10% « au cours des prochaines années ». Actuellement, 7.200 soldats américains sont présents en Afrique, en particulier au Niger, à Djibouti et en Somalie.

« Nous allons réaligner nos ressources en contre-terrorisme et nos forces opérant en Afrique au cours des prochaines années pour garder une position compétitive à travers le monde », a en effet expliqué Candice Tresch, une porte-parole du Pentagone.

Cette mesure entre dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine qui, publié au début de cette année, donne la priorité à la réponse à apporter aux « défis » posés par la Russie et la Chine, qualifiées de « puissances révisionnistes ». La lutte contre le terrorisme passera ainsi au second plan.

« En changeant la posture de nos forces, nous allons donner la priorité à la préparation au combat dans des conflits majeurs, ce qui nous rendra stratégiquement prévisibles pour nos alliés mais opérationnellement imprévisibles pour tous nos adversaire », avait expliqué James Mattis, le chef du Pentagone.

Pour autant, il n’est pas question pour Washington de ne plus s’intéresser au contre-terrorisme, dans la mesure où cette réduction d’effectifs ne devrait pas concerner des pays tels que la Somalie et Djibouti [qui occupe, par ailleurs, une place stratégique].

« Nous allons préserver une majorité de notre coopération sécuritaire, des partenariats et programmes en Afrique qui renforcent nos réseaux de partenaires et améliorent les capacités et les programmes en cours des partenaires », a expliqué Candice Tresch.

A priori, il s’agirait donc de revenir à la posture qu’avaient les forces américaines il y a une petite dizaine d’années, laquelle consistait à apporter un soutien aux armées africaines dans le domaine du contre-terrorisme via des formations et des entraînements conjoints [initiative Pan Sahel en 2002, puis partenariat trans-Sahara pour l’anti-terrorisme, TSCP, à partir de 2005, ndlr]. Ce qui n’a pas toujours été couronné de succès, notamment au Mali.

Selon toute vraisemblance, les forces spéciales présentes sur le continent africain seraient les principales concernées par cette réduction d’effectifs annoncée par le Pentagone. Un tel mouvement a été annoncé en août dernier par le général Thomas Waldhauser, le chef de l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique. À l’époque, il était question d’une réduction de 50% du nombre d’opérateurs engagés d’ici trois ans.

Source : Zone Militaire

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jeudi 27 décembre 2018

France : Inquiétudes du chef d'état-major des armées sur nos capacités militaires

Malgré la hausse des moyens prévue par la loi de programmation militaire, les forces françaises seraient incapable de se lancer dans un conflit majeur, a assuré le général Lecointre lors d’une audition à l’Assemblée nationale.  

C'est tout le charme des auditions parlementaires à huis clos : on sait quand elles se déroulent, jamais quand le compte-rendu est rendu public. Le compte-rendu de l'audition du chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, pourtant effectuée le 18 octobre 2018 devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, n'a ainsi été publié que ces derniers jours. Le contenu valait heureusement l'attente. Le général Lecointre est revenu sur ses propos de la précédente audition, en juillet dernier, qui avaient fait jaser le microcosme militaire. "A l'issue de la période de programmation militaire qui s'ouvre, assurait alors le CEMA, notre armée ne sera plus éreintée, sous-équipée, sous-dotée et sous-entraînée comme aujourd'hui. Mais elle restera une armée des "dividendes de la paix", une armée de temps de paix".

Trois mois après, le chef d'état-major des armées assure qu'il ne réemploierait pas le terme d'"armée de temps de paix". Mais si les termes évoluent un peu, le constat est le même : "Nous sommes une armée de temps de crise, mais pas de temps de grande conflictualité, résume le général Lecointre. Nous ne sommes pas en mesure, et nous n'avons pas de scénario prévoyant d'être engagés dans une guerre inter-étatique massive." Quelques lignes plus loin, le CEMA enfonce le clou. "Nous sommes attentifs à la brutalisation du monde, à ce qui peut se passer demain, mais aujourd'hui je n'ai pas de scénario qui permette de faire face à un conflit de masse."

Le redressement prendra du temps

Certes, la loi de programmation militaire, présentée comme une "LPM de reconquête" par le ministère des armées, est très positive, salue le général Lecointre. La LPM prévoit une hausse du budget de défense de 1,7 milliard d'euros par an jusqu'à 2022, et de 3 milliards d'euros par an de 2023 à 2025, pour atteindre 50 milliards d'euros en 2025, soit environ 2% du PIB. Mais le CEMA souligne que cette remontée en puissance financière mettra du temps pour donner ses pleins effets. "L'avantage que nous aurons, à la fin de l'exécution de la loi de programmation, sera d'être une armée reconstituée, ayant préservé une base industrielle et technologique de défense de très haut niveau et capable, si nécessaire – si des signes nous laissaient à penser que nous allions vers un conflit majeur –, d'effectuer un effort de montée en puissance majeure, indique le général Lecointre.  Mais, je le répète, nous n'en sommes pas là, nous n'imaginons pas aujourd'hui que cela puisse arriver."

Quelles forces doit pouvoir déployer la France en cas de conflit ? La loi de programmation militaire 2019-2025, votée en juillet dernier, définit, dans son rapport annexé, un "contrat opérationnel" pour les armées, qu'elles doivent être capables d'honorer à l'horizon 2030. Dans le cas d'une opération de "coercition majeure", l'armée devra pouvoir déployer "jusqu'à 2 brigades interarmes représentant environ 15 000 hommes des forces terrestres", qui doivent pouvoir mettre en œuvre 140 chars Leclerc, 130 blindés de reconnaissance et de combat Jaguar, 800 véhicules de combat d'infanterie, 64 hélicoptères et 48 canons Caesar.

Force de réaction immédiate

L'armée de l'air doit être en mesure de déployer 45 avions de chasse, 9 avions de transport stratégique et de ravitaillement, 16 avions de transport tactique, 4 systèmes de drones armés, jusqu'à 4 avions légers de surveillance et de reconnaissance (ALSR), avec deux à trois bases aériennes projetées comme la base H5 de Jordanie utilisée actuellement pour l'opération Chammal au Levant. La marine, elle, doit pouvoir déployer une force navale composée du porte-avions avec son groupe aérien, ainsi que 2 bâtiments de projection et de commandement, jusqu'à 8 frégates, 2 sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda, 5 avions de patrouille maritime et des moyens de guerre des mines et de ravitaillement à la mer.

Parallèlement, pour faire face à une opération urgente, la LPM prévoit une force interarmées de réaction immédiate (FIRI) de 2 300 hommes projetables sur très court préavis. Cette force, dotée de blindés, hélicoptères, d'une dizaine d'avions de chasse et de tous les moyens de soutien nécessaires, doit être projetable à 3 000 km dans un délai de 7 jours. Avant ce délai, la France doit être capable d'effectuer des frappes en profondeur par des moyens aériens et navals. La FIRI doit pouvoir être renforcée à hauteur de 5 000 hommes sous 30 jours, équipés de moyens complémentaires,  dont des systèmes de missiles sol-air SAMP/T et des drones de surveillance.

Dépendance américaine

Si ces moyens peuvent paraître impressionnants sur le papier, ils ne suffiraient pas pour un conflit majeur, un scénario qu'il serait bien imprudent d'exclure totalement. En juillet dernier, le général Lecointre soulignait ainsi que la "LPM ne nous permettra pas d'être une armée susceptible d'être engagée seule dans un conflit majeur en Europe centrale, par exemple". Une telle intervention, soulignait-il, ne serait possible que "dans le cadre de l'Otan et avec un soutien massif des États-Unis."

Source : Vincent Lamigeon

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dimanche 23 décembre 2018

Syrie : Avec l’appui de la coalition, les Forces démocratiques syriennes ont chassé l’EI

Au cours de ces dernières 24 heures, l’opération Roundup, menée par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance de groupes armés arabo-kurdes, nldr] avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a connu une avancée majeure.

Une semaine après avoir brisé les lignes de défense mises en place par l’État islamique [EI ou Daesh] autour de la ville de Hajine, son dernier bastion important en Syrie, situé sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor, les combattants des FDS ont rapidement progressé, malgré le danger des mines disséminées par les jihadistes.

Ainsi, le 13 décembre 2018, Mustefa Bali, un porte-parole des FDS, a indiqué que le « centre-ville et la grande mosquée » d’Hajine avaient été « libérés ». « Désormais les éléments de l’EI sont présents dans des tunnels, mais aussi à l’extrémité Est de la ville », a précisé ensuite l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], qui dispose d’un réseau d’informateurs dans le pays.

Le mouvement s’est ensuite accéléré car, ce 14 décembre, l’OSDH a annoncé que, « au bout d’une semaine de combats acharnés et de raids aériens, les FDS sont parvenues à chasser l’EI de Hajine. » Et d’ajouter : « L’opération s’est achevée à l’aube. »

Pour autant, tout n’est pas terminé étant donné qu’il reste encore « quelques poches de résistance » qui devraient être « nettoyées » dans les prochaines heures et que des combattants de l’EI seraient encore « confinés » dans un réseau de tunnels et à la lisière de Hajine, localité située à une trentaine de kilomètres de la frontière irakienne. D’après l’OSDH, Daesh tiendrait encore les villages de Soussa et d’al-Chaafa.

D’après ce qu’affirmé le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, à l’agence Reuters, il resterait encore 5.000 jihadistes dans la région, dont 2.000 combattants étrangers. Ce qui est impossible à confirmer (ou à infirmer), l’évaluation des effectifs réels de l’EI ayant toujours été compliquée.

L’opération Roundup a connu de nombreuses difficultés. En octobre, la menace d’une intervention militaire turque dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, avait conduit les FDS à suspendre leur offensive [et cette menace est de nouveau d’actualité, ndlr]. En outre, ces dernières ont dû faire face à des contre-attaques de l’EI, facilitées par des conditions météorologiques favorables et menées par des jihadistes à la fois expérimentés et déterminés.

La décision s’est faite après le déploiement massif de troupes des FDS aux portes de Hajine, associé avec un soutien important de la coalition, via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie depuis la frontière irakienne.

Ces derniers jours, et alors qu’ils n’avaient jusqu’alors effectué que peu de missions d’appui au sol (une à deux par semaine), les Rafale de la force française Chammal « ont été significativement engagés dans l’appui aux FDS puisque les équipages ont conduit 7 frappes […] permettant de neutraliser 9 objectifs ennemis », a indiqué l’État-major des armées [EMA], dans son dernier compte-rendu des opérations.

Les trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] de la Task Force française Wagram, déployée à la frontière irakienne aux côtés d’une unité américaine [la batterie « bravo » du 3rd Cavalry Regiment, ndlr] ont connu une intense activité.

« En trois semaines, Wagram a fourni un effort important pour stopper les contre-attaques de Daesh puis appuyer les opérations des FDS qui reprennent l’initiative dans les derniers réduits tenus par l’organisation terroriste. Ainsi, depuis le 21 novembre, 161 missions de tir ont été réalisées et près de 1000 obus ont été tirés », a ainsi souligné l’EMA. Rien que pour la semaine passée, les artilleurs français ont assuré 38 missions de tir, dont 20 d’éclairement et 18 de destruction.

Cela étant, ayant anticipé la disparition du califat qu’il avait proclamé en juillet 2014 en renouant avec la clandestinité, l’État islamique reste encore une organisation dangereuse, d’autant plus que l’on ignore où se trouve Abu Bakr al-Baghdadi, son chef, et que les conditions d’un règlement politique de la situation, tant en Irak qu’en Syrie, n’ont pas encore été réunies.

« L’EI avait anticipé sa défaite sur le champ de bataille, la perte de son califat, et s’était préparé en conséquence. Des centaines de combattants jihadistes ont pu fuir la Syrie, ont soudoyé des garde-frontières pour entrer en Turquie et, de là, ont disparu. Sous la surface, l’EI a toujours joué le temps long », a ainsi résumé, auprès de l’AFP, Bruce Hoffman, professeur à l’université Georgetown.

Le 28 novembre, Massoud Barzani, l’ex-président du gouvernement régional du Kurdistan irakien a estimé que « Daesh n’est pas vaincu et ne le sera pas aisément ». Et d’ajouter : « Ils étaient sur terre, maintenant ils sont sous terre. […] Ils sont revenus dans de nombreux endroits bien plus forts qu’avant ».

D’après des chiffres compilés par le Center for Strategic and International Studies [CSIS], le nombre d’attaques attribuées à l’EI a quasiment doublé dans certaines provinces irakiennes, par rapport à l’an passé. Dans celle de Kirkouk, la moyenne est de 75 attaques par mois…

Les conclusions d’un rapport intitulé « La seconde résurgence de l’État islamique » et publié en octobre dernier par l’Institute for the Study of War (ISW), incitent à la prudence. Ainsi, écrivent ses auteurs, Brandon Wallace et Jennifer Cafarella, l’EI a « trouvé de nouvelles sources de revenus et a reconstruit un système de contrôle et de commandement sur ce qui lui reste de forces afin de se préparer à une future insurrection à grande échelle, à la fois en Irak et en Syrie. » En outre, il est parvenu à exfiltrer une partie de son trésor de guerre pour l’investir dans des pays de la région, via un réseau de « sociétés écran » comprendrait notamment « des vendeurs de voitures, des magasins d’électronique, des pharmacies et des bureaux de change ».

Source : Zone Militaire - Photo : TF Wagram (c) EMA


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mercredi 19 décembre 2018

Slovénie : Une femme nommée chef d’état-major des armées

Jusqu’à présent, jamais une femme n’avait été nommée au poste de chef d’état-major des armées. C’est désormais chose faite en… Slovénie. En effet, le 27 novembre 2018, le gouvernement slovène a confirmé la nomination de Mme le général Alenka Ermenc à les tête des forces armées du pays.

« La nomination du major général Ermenc a été proposée sur la base de son expérience en tant que commandant d’unités de l’armée slovène, pour sa contribution à la mise en place d’une armée professionnelle et pour sa formation civile et militaire », a-t-il fait valoir, via un communiqué.

Âgée de 55 ans, Mme le général Ermenc a commencé sa carrière militaire en 1991, soit au moment de l’indépendance de la Slovénie, acquise lors de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. En 2006, elle devint la première femme à commander un bataillon de l’armée slovène, en l’occurrence une unité de reconnaissance et de renseignement. Puis elle fut nommée à la tête de la direction du personnel de l’armée slovène en 2009 et elle a notamment servi au Kosovo, au titre de la KFOR, de l’Otan. Enfin, elle est diplômée du Royal College of Defence Studies de Londres et a obtenu une maîtrise en études internationales au King’s College University.

Cette année, les forces armées slovènes auront donc connu trois chefs d’état-major différents. En février, le général Andrej Osterman, limogé après l’échec de la 72e Brigade à des tests de l’Otan. Il avait été relevé par le général Alan Geder en février dernier.

Le président slovène Borut Pahor, a donné à Mme le général Ermenc une feuille de route simple mais à l’exécution compliquée : améliorer la situation des forces armées. Une tâche difficile étant donné les restrictions budgétaires dont ces dernières ont eu à souffrir ces dernières années [et qui expliquent l’échec de la 72e Brigade aux tests de l’Otan, ndlr].

« La détérioration de la situation sécuritaire se poursuit dans le monde et même si la Slovénie n’est pas directement menacée sur le plan militaire, elle doit améliorer sa sécurité militaire assez rapidement », a estimé le président Pahor.

Ayant rejoint l’Otan en 2004, la Slovénie a réduit ses dépenses militaires de 1,6 à 1% de son PIB après la crise de 2012-13. L’objectif du gouvernement est de les porter à seulement 1,14% du PIB d’ici 2024 (ce qui est bien loin des 2% du PIB fixés par l’Otan).

L’effort de modernisation des forces armées slovènes [qui comptent 6.770 militaires sur 2 millions d’habitants] portera essentiellement sur leur composante terrestre, avec la livraison attendue de de 56 véhicules blindés ARTEC Boxer. Les capacités militaires du pays se résument notamment à 14 chars M-84 (et 32 en réserve) et à 30 M-55S, tous hérités de la période yougoslave, à 9 avions Pilatus PC-9 et à seulement deux patrouilleurs, dont un, le Triglav, de conception russe, a été engagé dans l’opération européenne EUNAVFOR Sophia, en Méditerranée centrale.

Par ailleurs, parmi les pays de l’Otan, certains ont nommé des officiers généraux féminins à la tête d’une force armée. Tel est le cas de la Norvège, où Mme le général Tonje Skinnarland commande la Royal Norwegian Air Force.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

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ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

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mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

...

«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

...

FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

...


Source : LCI.fr

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lundi 10 décembre 2018

Niger - Barkhane: Brigadier-chef Karim El Arabi, mort pour la France en OPEX

Un soldat français de 29 ans a perdu la vie dans la région d’Aguelal, au Niger. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 décembre, le brigadier-chef Karim El Arabi est décédé après un accident de véhicule. Il était membre du 2e régiment de Hussards avait été déployé dans le cadre de l'opération anti-jihadiste Barkhane.

Le service de presse de l'armé de Terre a précisé dans un communiqué "qu'il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits", tout en donnant quelques précisions : "Il est décédé des suites de ses blessures malgré une rapide prise en charge par les secours". Une enquête est en cours "sur les circonstances exactes de son décès", précise la même source.

L'armée s'est exprimé par un tweet avec des propos rapportés du général Bosser. "Profonde tristesse d'apprendre cette nuit la mort accidentelle en opération extérieure du brigadier-chef Karim EL ARABI du #2RH au Niger. J'assure à sa famille et ses proches mon indéfectible soutien et leur témoigne la fraternité de l'armée de Terre."

Source : RTL.fr - Crédit image Armée de Terre


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dimanche 9 décembre 2018

Saccage de Paris : Ambiance Gilets Jaunes - Témoignage et analyse...

8 décembre 2018 - Je rentre de six heures de crapahut sur le terrain parisien

J’aime bien parler de ce que je connais et de ce que j’ai pu voir de visu; c'est pourquoi je suis allé au contact de toutes les zones dites de «combat»…

Ce que j’ai pu constater c’est une situation extrêmement hétérogène et confuse avec des gilets jaunes qui déambulaient par petits groupes de 10 à 20 personnes ne sachant trop où aller ni ce qu’il fallait faire, que ce soit sur les "Champs" ou dans les rues adjacentes qui étaient relativement vides…A côté, il y avait des groupes de fous furieux, ultras-gauche et droite, anar et Blackdors, qui fonçaient au contact des policiers avec des niveaux de violence extrême. Derrière, des grappes de racailles profitaient de ce processus pour piller les magasins dans les rues parallèles. Le secteur de l’Elysée était totalement bunkérisé à l'intérieur d'un cercle de 200 m de diamètre.

En fin de journée, les gilets jaunes ont rejoint leurs cars, fatigués de piétiner sur les Champs et à errer dans les rues de Paris. En revanche, l’ultra gauche et les racailles se sont acoquinés à partir de 18h pour mettre le feu dans les avenues de Paris, du côté de la Madeleine, Courcelles, Ternes, notamment. Les ultras-gauche fixaient les policiers en brûlant les voitures et poubelles, et pendant ce temps les délinquants des banlieues pillaient les magasins. En arrière-plan, toute la journée sur les chaines de TV, nous n'avons eu que des incompétents pour commenter les évènements, avec un focus essentiellement d'ordre public alors que la problématique est d’ordre politique et stratégique pour le pays. 

Ce mouvement des gilets jaunes était initialement un mouvement de « bons Gaulois » un peu paumés et désenchantés. Ils sont en train de se rendre compte qu’ils ont été déshumanisés et aspirent à un autre futur qu’ils ont du mal à définir. Il y a beaucoup de désespérance dans leur mouvement qui n’a que « le pouvoir d’achat » comme expression. Le pouvoir les a bien pris en otage en instrumentalisant les extrêmes qui n’ont jamais eu autant de publicité avec cette bataille des images pitoyables pour l’image et le rayonnement de notre pays. 

En revanche, « les autres » sont bien là. 

Je les ai vu arriver à partir de 17 h par grappes, profitant de la tombée de la nuit, tous habillés de noir avec des capuches (toujours très courageux). Des Bac+15 comme vous devez les imaginer … J’ai vu 3 magasins pillés sous mes yeux (un resto sushi, un opticien – ils n’ont pris que les lunettes de marque de soleil…, et une supérette – l’un des pillards s’est retrouvé face à moi avec 10 bouteilles de champagne dans les bras…). Les gilets jaunes qui y assistaient se montraient totalement indifférents à ces vols et actes de vandalisme, comme si c'était naturel. Lorsque j’ai signalé à des policiers qui repoussaient les ultras qu’il y avait une bande à 100m, en train de vider une pauvre supérette dans une ruelle derrière le parc Monceau, deux gars, particulièrement crades, de l’ultra gauche sont venus à mon contact en m’accusant d’être un «collabo» (autant vous dire que cela n’a duré que le temps d'une minute pour un petit-fils de résistant…ils sont partis en courant mais ce fut quand même chaud…)… En bref, c’est la chienlit !

Tout ceci parce que nous sommes embarqués dans un processus catastrophique pour notre pays avec des élites dirigeantes qui n’ont pas eu, et n'ont toujours pas une visibilité suffisantes, et ne possèdent pas les valeurs nécessaires pour anticiper et prendre les mesures fortes qui s'imposent, et cela en temps utile. A présent, il faut faire front. Ces tristes évènements révèlent un niveau de déliquescence, d’indifférence et de désordre à l’image de l’effondrement moral, spirituel et économique du pays. 

Source : Xavier


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vendredi 7 décembre 2018

Analyses sur le mouvement Gilets Jaunes : Vous vouliez une « transition », vous avez une « révolution » !

La bataille des images fait rage sur les écrans et les réseaux sociaux autour de symboles profanés

Les commentateurs ouvrent allègrement des boites de Pandore en parlant d’insurrection et de guerre civile sans savoir ce que c’est réellement. Pendant ce temps la France glisse dans la confusion, la sidération et l’émotion.

Il y a 10 ans, quand j’ai écrit « Quand la France réagira… », j’avais évoqué, comme le ferait un médecin de façon préventive, trois symptômes pour qualifier la gravité de la crise qui caractérise notre pays à savoir :

  • Le symptôme argentin du fait de la courbe de la dette et de la faillite des politiques publiques qui permettent de masquer le déclassement du pays et de bloquer toute transformation de notre société afin de maintenir l’illusion d’un train de vie.
  • Le symptôme yougoslave avec l’émergence d’un divorce profond entre la population et les élites qui provoque une implosion de la « Res-Publica » et une fractalisation des cohérences et cohésions territoriales.
  • Le symptôme libanais avec des centaines de zone de non-droit qui se sont enkystées partout dans les périphéries de nos villes et  agglomérations avec des logiques communautaristes et religieuses qui sont devenues les nouvelles références autour de la propagation rampante d’un islam radical qui s’est imposé progressivement en termes de gouvernance.

Beaucoup se sont amusés de ce diagnostic. Aujourd’hui les mêmes « rient jaune » avec les évènements de ces dernières semaines qui viennent déstabiliser leurs certitudes intellectuelles et leur confort financier… Entre temps la dette a explosé du fait de la crise de 2008 et surfe sur la crête des 100% du PIB (selon les critères de Maastricht). Tous les spécialistes tremblent à l’idée d’une hausse des taux et surtout d’une nouvelle crise bancaire qui nous mènerait sur des pentes vertigineuses dans les prochains mois. Le déficit public est pour sa part devenu insoutenable et le déclassement de la France est tel en termes de compétitivité que les quelques contrats d’armement ou d’avions ne suffisent plus pour cacher la misère de notre comptabilité nationale. 

Nous pouvons toujours dire que c’est de la faute des autres, des Allemands, de l’Europe, du prix du pétrole … une chose est certaine, notre pays connaît des difficultés chroniques pour garder son rang et surtout pour créer de la vraie richesse…A force d’avoir désindustrialisé et délocalisé nos actifs à forte valeur-ajoutée, il faut bien finir par admettre qu’il y a un prix à payer notamment sur le plan social. Certes il est facile, avec de l’argent quasiment gratuit, de développer une économie consumériste avec des retours sur investissements rapides, mais ces choix ne contribuent pas à créer des emplois et n’enrichissent pas un pays. 

Tout a déjà été écrit sur ce sujet et les experts n’ont cessé d’alerter sur ces dérives, mais l’autisme réciproque des français et de leurs dirigeants est catastrophique. Tout le monde a privilégié l’illusion d’un pseudo train de vie à la promotion de l’effort, de l’innovation et de l’excellence. A l’arrivée il n’y a plus assez d’argent dans les caisses et chacun y va de sa rhétorique totalement infantile !
 
Quant au lien Etat-Nation, le constat de tous les experts est unanime : il est en implosion totale. Beaucoup dissertent sur l’absence actuellement de relais crédibles et de médiateurs légitimes. Mais tout a été fait pour appauvrir ces relais qui permettent un vivre ensemble intelligent et durable. La baisse du niveau éducatif et culturel à tous les niveaux, la suspension du service militaire obligatoire, le pouvoir des réseaux d’influences, des lobbies, la médiocrité des médias et l’irruption des réseaux sociaux… tout a contribué à tirer vers le bas les relations entre les citoyens et ceux qui les représentent. Cette évolution de fond est très grave. Dans l’Histoire ces processus se terminent toujours mal avec au mieux des formes de résistances civiques au travers de l’émergence de collectifs plus ou moins homogènes, voire des formes d’insurrections révolutionnaires autour des injustices sociales et fiscales, comme nous sommes en train de connaitre, au pire des guerres civiles lorsque le vivre ensemble devient impossible et insoutenable, comme en Ex-Yougoslavie où les populations se sont entretuées pendant dix ans sur des questions identitaires, religieuses, communautaires.
 
La question la plus préoccupante reste celle de la libanisation des marges violentes de nos sociétés où les référentiels ne sont plus ceux de la République et encore moins ceux de la Démocratie. Soyons clair, l’Islam n’est pas soluble dans ces principes politiques et sociétaux que nous avons progressivement mis en place au cours des siècles dans notre pays. Aujourd’hui Il n’y a plus beaucoup de marges de manœuvre pour sauvegarder le vivre ensemble sur ces espace-temps qui se sont affranchi de tout, à commencer par l’autorité de l’Etat et de ses substituts sur le terrain. Cela se traduit d’ores et déjà par des logiques de ghettos que nous connaissons trop bien. Les événements avec les émeutes urbaines de 2005, dont peu de nos dirigeants ont tiré les véritables enseignements, sont ceux d’une volonté de franchise territoriale et d’autonomie politique. D’ores et déjà, dans certains quartiers, nous ne sommes plus sûr des questions de respect de l’état de droit mais sur l’imposition de fait d’une forme d’Etat quasi islamique à la place de l’Etat français avec la charia comme cadre juridique.
 
Depuis 3 semaines, toutes ces réalités ont explosé sur les écrans de télévision avec des manifestation émaillées d’émeutes, puis d’insurrections suffisamment violentes et préoccupantes pour déboucher sur une situation d’urgence pour la sauvegarde de nos institutions. Malheureusement Il n’y a aucune surprise dans le surgissement de cette forme de catharsis sociétale et dans l’expression de ces violences protéiformes et hétérogènes de tous les corps de la société. Nous avions déjà les germes en 2005 avec les banlieues, en 2009 avec "la lutte contre la profitassion" dans les Antilles, les crises récurrentes autour des prix du carburant, les bonnets rouges contre l’écotaxe, la question de la ZAD de Notre Dame des Landes … Tous ces micros évènements ont constitué autant de laboratoires dans lesquels nous retrouvons tous les ingrédients qui se coagulent et démultiplient actuellement.
 
Alors pourquoi en sommes-nous arrivés à un tel niveau de colère, de haine et de dégâts alors que tout a été diagnostiqué depuis longtemps et que tous les symptômes auraient pu être traités très en amont ? La réponse est simple : il n’y a eu aucune anticipation stratégique des vraies questions depuis 30 ans… La responsabilité première incombe aux politiques, comme aux dirigeants du monde économique, qui savaient exactement quels étaient les risques d’un non traitement sur le fond des questions posées depuis les années 1975, dont la fameuse transition écologique pour sortir de l’emprise des énergies fossiles, jusqu’aux migrations de population… Ils savent tous depuis un demi-siècle quels sont les rendez-vous et ce sur quoi il fallait anticiper pour mettre nos pays à l’abri de tragédies collectives.  Rien n’a été fait ! En revanche ils ont tous préféré faire de l’argent en surfant sur les "dividendes de la paix" et faire de la politique politicienne au jour le jour en redistribuant l’argent public à tous les raquetteurs qui avaient parfaitement compris l’usage qu’ils pouvaient en faire.
 
Cette forme d’imposture collective a finalement mis l’Etat en faillite. De fait les corps intermédiaires se retrouvent d’eux-mêmes totalement décrédibilisés, à commencer par les syndicats, mais aussi toutes les organisations représentatives du monde économique et autres agences gouvernementales, qui ont bien vécu sans apporter de véritable valeur ajoutée à notre économie et à notre société. Ils ont tous contribué depuis 30 ans à cet affaissement de notre économie et à l’appauvrissement des relations sociales en se cachant derrière une langue de bois et des pratiques qui valent les meilleures heures du soviet suprême. Mais ne nous leurrons pas, Il y a aussi la population qui s’est satisfait pour une bonne part de cette situation facile où la réversion de la main invisible publique lui assurait une fausse quiétude et prospérité. Malheureusement elle se retrouve aujourd’hui avec des enfants de plus en plus incultes et démunis face aux exigences de la mondialisation et des services régaliens dégradés, il suffit de regarder dans quel état se retrouve nos armées, notre justice etc. A l’arrivée tous les ingrédients de ces symptômes argentins, yougoslaves et libanais finissent par s’agréger pour constituer un mélange explosif.
 
Le déclencheur des insurrections en cours tient en grande partie à cette impasse démocratique qui a permis à une minorité de profiter de la dislocation des blocs politiques, sous prétexte de "dégagisme", pour ramasser le pouvoir. Lors de la dernière élection présidentielle il n’y a eu aucun débat sur le fond. Ce ne fut que des parades séductrices avec des coups de menton. De fait le débat se joue en ce moment dans la rue avec une troisième mi-temps qui ne peut-être que violente. Les populations viennent de découvrir à leurs dépens la face cachée des feuilles de route de l’exécutif en place… qui auraient été aussi celles de leurs concurrents s’ils avaient pu prendre le pouvoir étant donné qu’il n’y a plus rien dans les caisses….  Dès lors 80 % de la population vient enfin de comprendre que l’Etat est en faillite, qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre budgétaire et qu’il a besoin de se renflouer d’urgence sur le plan financier en ayant recours à l’arme fiscale dans un pays qui est devenu le champion des pays de l’OCDE en termes de prélèvements obligatoires (3) (46,2 % du PIB) ...
 
Ceux qui ont pris le pouvoir sont incontestablement les plus intelligents et brillants de la classe. Mais leurs préoccupations et orientations politiques sont devenues totalement inaudibles pour les opinions. Leurs décisions se comprennent sur un temps long qui aurait dû être celui de leurs prédécesseurs au cours de ces 50 dernières années en termes d’anticipation stratégique. Mais la population ne voit que la courbe immédiate de la pression de la fiscalité directe, et surtout indirecte, qui monte sans cesse au point de poser désormais un problème budgétaire vital à des pans entiers de la société. Du fait de l’appauvrissement et du déclassement du pays beaucoup ont en effet glissé dans la précarité. Plus grave, ce qui contribue à alimenter la colère sourde et la violence irrationnelle du mouvement des gilets jaunes, beaucoup ont désormais peur de se retrouver aussi dans les prochains mois ou années dans cette situation.
 
Certes il est louable et souhaitable de sauver l’Etat. Nous savons ce que donne un pays livré au chaos total faute d’une colonne vertébrale. Mais l‘Etat ne doit pas tuer la France et spolier les français. Dans le contexte actuel qui peut déboucher sur une révolution convulsive et mortifère, les Français ne sachant pas gérer leur contrat social, la seule chose à faire est de remettre à plat le cadre fiscal et de retrouver équilibre et justice. C’est vital. Des petits moratoires fiscaux ne servent à rien sinon à entretenir et nourrir les prochaines révoltes sociales. Mais la transformation du pays ne peut s’envisager qu’avec du temps, ce qui est incompatible avec les urgences sociales et l’impression d’injustice sociétale qui s’expriment depuis 20 jours. La véritable question qui se pose désormais est celle de l’autorité politique pour arbitrer ce moment crucial où les urgences et les priorités sont confondues dans un maelstrom de revendications, de haines et de peurs.
 
Quelles que soient les astuces pour calmer les exigences des gilets jaunes ou l’expression de la fermeté utilisée par l’exécutif pour endiguer la volonté de destruction de nos institutions ou la tentation de pillage de nos centres-villes, il faudra bien expliquer à un moment donné aux français que la "fête est finie" et que nous allons entrer dans une autre temporalité où tout le monde devra faire preuve de bon sens, d’intelligence et de frugalité pour remettre les comptes en ordre et le pays en état de marche. Cela va supposer de prendre des mesures drastiques, courageuses et douloureuses, comme l’ont fait les Canadiens en leur temps, et d’arrêter cet effet de ciseau pervers, et désormais catastrophique pour le pays, qui est celui de l’emballement de la dette et de l’addiction au déficit public.
Tous les autres discours sur la transition sont cosmétiques et idéologiques. La véritable révolution ne consiste pas à destituer violemment à la Ceausescu notre monarque républicain, à rêver de 1791, à piller les magasins et à discourir sur les plateaux de télévision sur une VIème République. La véritable révolution, puisqu’il faudra bien la faire, nous n’avons plus le choix face à la pression des évènements, devra être celle d’un nouveau pacte fiscal et d’un véritable contrat social. Pour cela il faut retrouver à tous les niveaux le langage du bon sens et de la responsabilité afin de ne pas tomber dans l’insoutenable et le drame avec des insurrections qui déboucheraient sur une guerre civile…

Ceux qui ont vécu Beyrouth et Sarajevo savent ce que cela signifie. Nous ne sommes plus comme en 68 : le monde de cette époque révolue revendiquait le partage de la cagnotte et ne risquait rien.
Aujourd’hui il n’y a plus de cagnotte et nous risquons tout !

Source : Xavier Guilhou - « Quand la France réagira… » Eyrolles – 2007

Voir à ce sujet les excellentes analyses de l‘économiste Claude Sicard, dont son dernier article du 5 décembre : « La France en révolte : faut-il compatir à la jacquerie des gilets jaunes ? »


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