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mardi 1 octobre 2019

ALAT : Fulgurance et actions dans la profondeur

« Fulgurance et actions dans la profondeur » sont au menu de l’exercice annuel de l’Aviation légère de l’armée de Terre.

Depuis 2017, la 4e brigade d’aérocombat [BAC] de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT]organise un exercice annuel de synthèse du Groupe d’adaptation à l’aérocombat [GAAC], appelé « Baccarat ». Ces manoeuvres visent à valider les savoir-faire acquis par les unités interarmes à l’issue d’une année d’entraînement en commun.

S’il est donc interarmes, l’exercice Baccarat a aussi une dimension interalliés dans la mesure où des hélicoptères britanniques et espagnols y participent. Pour l’édition 2019, des AW-159 « Wildcat », AH-64 Apache et CH-47 Chinook évolueront dans un vaste quadrilatère englobant les camps militaires de Champagne et les plaines d’Alsace.

Cette année, et comme le montre le visuel diffusé à l’occasion de cet exercice, le scénario de « combat de haute intensité » mettra l’accent sur la « fulgurance », la « puissance » et les « actions dans la profondeur ». Il s’agira de faire manœuvrer trois Groupements tactiques interarmes [GTIA], formés autour des 1er, 3e et 5e Régiment d’hélicoptères de combat [RHC] ainsi qu’un bataillon multinational sous commandement espagnol. Ce qui sera une nouveauté.

L’ALAT et les Fuerzas Aeromóviles del Ejército de Tierra [FAMET] ont formalisé un programme de partenariat en 2016. Programme qui prévoit donc une participation espagnole à l’exercice Baccarat, ainsi que des activités bilatérales, des échanges et des visites mutuelles.

Cela étant, comme les FAMET participent à l’exercice Baccarat avec des CH-47 Chinook, leur confier la tête d’un bataillon multinational illustre l’importance des hélicoptères lourds de transport dans l’aérocombat… De tels appareils font actuellement défaut aux forces françaises, lesquelles sont contraintes de se tourner vers des partenaires européens pour y remédier, comme c’est le cas au Mali.

Outre les unités de l’ALAT, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE], les groupements de commandos de la 11e Brigade Parachutiste [BP] et de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne [BIM] participeront à l’édition 2019 de l’exercice Baccarat. De même qu’un groupement renseignement multicapteurs, des unités d’artillerie, de génie et un détachement du 132e régiment d’infanterie cynotechnique [132e RIC].

L’exercice comprendra deux phases. La première, qui se terminera le 22 septembre 2019, prévoit des « manœuvres aéroterrestres en Champagne-Ardenne et dans la Meuse pour fixer et neutraliser l’ennemi. » Puis, la seconde, qui se déroulera jusqu’au 24 septembre, fera la part belle aux « manœuvres aéroterrestres de relève sur position, d’attaque et de contre-attaque ennemi en Moselle Est. »

« Un tel exercice qui regroupera une quarantaine d’hélicoptères (français, espagnols et britanniques), plus de 1500 participants de 21 unités différentes, des manœuvres et des séquences de tir denses, une FORAD [force adverse, ndlr] et des incidents réalistes constitue une occasion unique au bénéfice direct de la préparation opérationnelle de la BAC ainsi que des nombreuses unités présentes », résume l’armée de Terre.

Et d’ajouter : Baccarat « illustre parfaitement les conditions du combat d’aujourd’hui qui se fonde sur la combinaison et la coordination étroite de très nombreux intervenants, parfois des trois armées. Il permet dans ce cadre à l’état-major de la brigade, de poursuivre son entraînement et d’affirmer sa maîtrise du combat interarmes dans un cadre interarmées, voire multinational. »

Source : ZONE MILITAIRE - Photos : COM ALAT


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jeudi 26 septembre 2019

Marine nationale : La mixité jugée insuffisante... Comment faire évoluer la sociologie des officiers ?

Selon une étude publiée en 2010  par la sociologue Carine Le Page et le statisticien Jérôme Bensoussan, plus de 30% des militaires avaient au moins un membre de leur famille ayant fait une carrière sous l’uniforme.

« Quelle que soit l’armée, un tiers des militaires a évolué dans un environnement militaire [un des membres de la famille est militaire]. De même, que le militaire soit officier supérieur ou militaire du rang, la proportion de militaires présents dans l’environnement familial ne se distingue pas de manière significative, variant entre 31 % et 39 % d’une catégorie hiérarchique à l’autre », soulignait alors cette étude.

En outre, « le groupe des militaires recrutés en tant que militaires du rang et sous-officiers s’oppose à celui formé par les officiers : dans le premier, les militaires sont essentiellement issus de la classe des cadres moyens et de la classe ouvrière, même si une nette différence distingue les militaires du rang des sous-officiers quant à leur appartenance au milieu ouvrier [47% et 34%] et à celui des cadres moyens [19% et 28%]. En ce qui concerne les officiers, plus de 60% sont enfants de cadres supérieurs [34%] et de cadres moyens [27%] et seulement 14% sont enfants d’ouvriers », indiquait encore ce document.

Cela étant, la question qui se pose est celle de savoir si l’origine sociale a une influence sur la vocation – et donc la détermination – d’un jeune homme ou d’une jeune femme à faire une carrière militaire… En tout cas, pour l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], il serait souhaitable de faire évoluer la sociologie des officiers de marine. C’est en effet ce qu’il a expliqué lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, au début de ce mois.

« Les ressources humaines sont la question stratégique des dix ans à venir pour la marine. Il faut impérativement élargir les viviers de recrutement. Je recrutais 2.400 jeunes il y a 5 ans et j’en recrute 3.600 aujourd’hui, que je vais chercher là où nous n’allions pas. Je dois changer mes méthodes de recrutement, encourager les services de recrutement à aller voir ailleurs. Il s’agit également de la représentation de la marine qui n’est pas un monde à part mais reflète la société et doit, de ce fait, accroître sa mixité », a en effet affirmé le CEMM.

S’agissant de l’accès à l’École navale, l’amiral Prazuck a rappelé qu’il s’appuie désormais sur la « banque d’épreuves du concours de l’École centrale, précisément afin d’élargir la base de recrutement à des jeunes qui sont a priori étrangers au monde militaire. » Mais cette mesure n’a pas fait évoluer la sociologie des élèves de la « baille » alors qu’elle avait été justement décidée pour cela.

En effet, selon le CEMM, « la part des jeunes ayant préparé l’École navale dans des lycées militaires représente toujours 50 % des élèves, l’autre moitié étant issue de classes préparatoires civiles ». Et d’ajouter : « Le changement de concours avait vocation à faire évoluer cette sociologie mais, finalement, la proportion est restée à peu près identique. » Aussi, a-t-il continué, « c’est plutôt par d’autres formes de recrutement qu’elle est susceptible d’évoluer. »

« Je pense que le brassage sociologique peut être favorisé par les officiers sous contrat [OSC], dont le recrutement n’a fait l’objet d’aucune démarche active pendant longtemps », a ensuite estimé l’amiral Prazuck.

C’est à cette fin que la Marine nationale cherche à reprendre contact avec des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ayant échoué au concours d’entrée de l’École navale et qui se sont réorientés vers une autre voie, « ou qui fait une année de césure dans la Marine comme volontaire. »

« Nous avons allongé le cursus de formation des officiers sous contrat, en y incluant la mission Jeanne d’Arc, autrement dit 6 mois supplémentaires au contact des jeunes officiers de l’École navale », a rappelé le CEMM, pour qui ce « recrutement d’officiers sous contrat répond probablement mieux à certaines attentes de notre jeunesse, qui est toujours un peu inquiète à l’idée de signer un engagement pour 27 ans et est plus encline à signer un contrat de quelques années. » ET d’ajouter : « Nous en attendons une plus grande diversité sociologique, une plus grande variété de compétences ainsi qu’une mixité plus importante. »

La mixité justement. Là aussi, la Marine nationale veut l’encourager. « Je constate que le taux de mixité a augmenté de 0,3 %, ce qui est tout à fait insuffisant pour atteindre les 21 % que je vise en 2030, mais constitue peut-être un frémissement », a indiqué l’amiral Prazuck.

« La marine américaine est d’ailleurs féminisée à plus de 20 %. Certains porte-avions américains comportent 30 % de personnel féminin. Or il n’y a aucun doute quant à la capacité opérationnelle de nos camarades américains, pas plus qu’il n’y en a quant à celle de l’armée de l’air française qui est, elle, féminisée à 22 %. Qu’il s’agisse d’image, d’ouverture, de compétences, je suis certain des bénéfices que nous apportera une mixité élargie », a insisté le CEMM.

Selon le dernier bilan social de la Défense, le taux de féminisation de la Marine nationale est de 14,5% [30.012 hommes et 5.101 femmes]. Dans le détail, sur 4.559 officiers de marine, 510 sont des femmes [soit 11%]. Ce taux est plus élevé parmi les équipages de la flotte [16,5%] et les volontaires [25,7%].

Toujours d’après ce rapport, le taux de réussite au concours d’entrée à l’École navale [recrutement direct d’officiers] est de 2,5% pour les femmes [5 reçues sur les 203 qui se sont présentées] et de 7,7% pour les hommes [71 reçus sur 921].

« Je crois souhaitable de porter une attention particulière aux candidatures féminines à l’École navale, à chaque étape de la sélection. Entre l’admissibilité, l’oral et l’intégration, il y a beaucoup de déperdition. Dès cette année, nous allons tenter de mieux en comprendre les raisons », a ainsi constaté l’amiral Prazuck.

Effectivement, en 2018, sur les 328 candidates inscrites, 203 ont passé le concours. Puis 91 ont été déclarées admissibles et 5 ont donc été finalement définitivement admises.

Mais un autre chiffre n’a pas été commenté par le CEMM : celui des femmes candidates à un recrutement interne d’officiers de marine. En 2018, il n’y en a eu que 7 [contre 100 chez les hommes]. Pour comparer, il y en a eu 53 dans l’armée de l’Air [pour 253 hommes] et 85 dans l’armée de Terre [pour 594 hommes].

Source : Zone Militaire - Photo : defense.gouv.fr

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lundi 23 septembre 2019

Armement : RETEX sur le drone chinois DJI Mavic Pro utilisé par les commandos paras au Sahel

Alors qu’il existe des constructeurs de drones français, comme Parrot, dont le modèle ANAFI fait partie des candidats potentiels pour équiper l’US Army, l’armée de Terre a acquis, en 2018, des appareils de type DJI Mavic Pro, de facture chinoise, pour en doter ses groupements commandos parachutistes [GCP].

Ces mini-drones, qui passent pour être très performants [auprès des civils, ndlr], ont été utilisés par le GCP du 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste [RAP] au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.

Utilisé pour mener des reconnaissances, chercher des points de passage à travers des obstacles naturels [oued], dresser le bilan d’un engagement [Battle Damage Assessment – BDA] ou encore collecter des renseignements, le DJI Mavic Pro a laissé un sentiment mitigé, si l’on en juge par le retour d’expérience [RETEX] qui en a été tiré dans les colonnes du dernier numéro de la revue Fantassins [.pdf].

Pouvant être rapidement mis en oeuvre, le DJI Mavic Pro permet de « sonder » une zone boisée pour repérer un possible point de passage tout en vérifiant l’absence de menace.

« Une fois cette zone localisée, un passage bas permet de déceler une menace grossièrement visible avant un check d’un binôme génie », écrit le capitaine « Kenneth », pour qui cette « situation est l’illustration de procédés nouveaux qui ont étés rendus possible par la technologie du micro-drone et démontrent de quelle manière le drone peut être un facilitateur pour la manœuvre. »

Seulement, encore faut-il que les conditions soient réunies pour un tel « procédé ». Ainsi, avance l’officier, une première difficulté est « de piloter le drone lors d’un déplacement. » Mais « hormis les secousses qui peuvent rendre le pilotage compliqué c’est surtout lors de cas non-conformes que des difficultés vont apparaître », explique-t-il.

« La fonction go-home de l’appareil en l’absence de réseau internet ne fonctionne pas avec une base en déplacement. De ce fait en cas de perte de signal ou de batterie, le drone se posera directement à la verticale de sa position. Ceci peut entraîner la perte du drone mais surtout oblige l’unité à entreprendre une manœuvre de récupération », avance-t-il. Sachant qu’un tel appareil coûte entre 1.000 et 1.500 euros dans le civil, on peut se demander s’il est pertinent de prendre des risques pour aller le récupérer…

Mais une autre limite du DJI Mavic Pro, et qui n’est sans doute pas propre à cet appareil, est liée aux conditions climatiques, lesquelles sont susceptibles d’amoindrir ses performances en vol.

« Les fortes chaleurs et le vent sont les deux facteurs qui, en augmentant, vont diminuer l’autonomie du drone. Ainsi la batterie sera plus performante le matin avec des températures ambiantes en-dessous des 30°C permettant une autonomie plus importante. La force du vent diminue de manière progressive sa portée avant d’atteindre les 10 m/s et d’empêcher le vol du drone. L’opérateur doit être particulièrement vigilant lorsqu’il envoie son drone dans le sens du vent sous peine de ne le voir jamais revenir », détaille le capitaine « Kenneth ».

Autre limite : la discrétion, qui n’est pas le point fort du DJI Mavic Pro, surtout lors d’infiltrations à pied. Qui plus est, ces dernières se faisant généralement de nuit, ce drone n’est d’aucune utilité.

« Bien que le MAVIC soit d’un faible encombrement et assez léger pour être transporté, son manque de discrétion, ses capacités vidéos limitées et sa faible autonomie n’en font pas un outil indispensable » pour ce type de mission, relève l’officier du 35e RAP.

En revanche, ce drone peut être utile lors des phases ultérieures. « La prise de vue à la verticale d’un objectif suivi d’une illustration rapide permet un compte rendu clair et précis de la situation. Les prises de vues par vidéo ou par photo […] sont également des atouts lors de la collecte de renseignements », admet le capitaine « Kenneth ». En milieu urbain, et sur des « points d’intérêt », ce drone « permet de renseigner sur la disposition des lieux et des axes d’approche en vue de monter un dossier d’objectif. Ce procédé est évidemment limité en termes de discrétion », poursuit-il.

Au regard de ces éléments, le mini-drone ne constitue pas un « facteur déterminant » mais il peut faciliter la prise de décision. Toutefois, la conclusion de ce RETEX suggère que, pour cela, la technologie de ces engins devra encore s’améliorer.

Ce qui devrait être le cas avec le drone NX-70 du constructeur français Novadem. En juin, la Direction générale de l’armement [DGA] a passé une commande portant sur 27 systèmes de deux appareils pour répondre à une « urgence opération » [UE] de l’armée de Terre.

D’une masse d’environ 1 kg, d’une autonomie en vol de 45 minutes, et doté de caméras thermiques, le NX-70 est capable d’opérer de jour comme de nuit, qui plus est dans des conditions météorologiques difficiles [vent de 65 km/h, pluie, basses comme hautes températures...

Enfin, ce moyen sera complété par le nano-drone Black Hornet. D’une masse de seulement 33 grammes, cet appareil commence à équiper les unités d’infanterie. « Capable de prendre des photos de jour et de nuit grâce à une caméra thermique, il est le maillon manquant entre le groupe en progression et les moyens d’observation de la section », explique le capitaine Nicolas, du 7e Bataillons de chasseurs alpins [BCA], dans un webdocumentaire de l’armée de Terre. « Ce système va permettre de voir quelques mètres plus loin, par-dessus le mur susceptible de cacher une cible par exemple », précise-t-il.

Source : Zone Militaire

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jeudi 19 septembre 2019

Crash F-16 : Un avion militaire belge s’écrase dans le Morbihan

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, sans faire de victime : les deux pilotes ont été éjectés de l'appareil.

Un avion militaire belge de type F-16 s’est écrasé ce jeudi matin dans le Morbihan, en plein vol d'entraînement. Les deux pilotes sont indemnes, a indiqué la préfecture. Le pilote et son co-pilote ont pu s’éjecter avant le crash.

L'avion avait décollé de Florennes (Belgique) et se rendait à la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

"On peut confirmer qu’un F-16 biplace qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé ce matin près de Lorient. Les deux occupants ont réussi à s’éjecter, les sièges éjectables ont fonctionné", a indiqué la Défense belge. "Une équipe de la Direction de la sécurité aérienne de la Défense se rend sur place depuis la Belgique", a-t-elle ajouté.

L'un des pilotes est resté accroché deux heures sur la ligne haute tension

Les secours, dépêchés sur la zone, ont pu rapidement prendre en charge un premier pilote.

Ils se sont ensuite affairés à décrocher le second pilote qui est resté accroché avec son parachute pendant plus de deux heures aux câbles d’une ligne EDF. Il a finalement pu être récupéré vers 13 heures par les pompiers aidés par les services de RTE (Réseau transport électricité), le gestionnaire du réseau électrique haute tension.

Le second pilote "a été décroché, on a les deux, pilote et copilote, en urgence relative. Ils sont vivants et sont blessés, ils sont pris en charge par les pompiers", a indiqué la préfecture.
L'avion "pas armé"

La cause de l’accident n’était pas connue dans l’immédiat

Selon la préfecture, l'avion "n’était pas armé et son chargement est en cours d’expertise".

Un périmètre de sécurité de 500 m a été mis en place autour du site du crash aérien et la gendarmerie est sur place pour sécuriser la zone.

Source : LeProgres.fr

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mardi 17 septembre 2019

Arabie Saoudite : Les USA prêts à riposter aux attaques de drones contre les installations pétrolières

En mai 2019, les rebelles Houthis, qui contestent l’autorité du président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite, revendiquèrent une attaque commise à l’aide de sept drones contre deux stations de pompage situés dans les environs de Riyad, la capitale saoudienne.

« C’est la première fois que les Houthis ont démontré une capacité apparente à atteindre une cible à 800 km en territoire saoudien avec des drones. L’attaque contre les stations de pompage met en évidence le risque persistant de voir les Houthis prendre pour cible les infrastructures d’hydrocarbures à Jeddah, Yanbu [ouest] et éventuellement Ryad », avait alors commenté Jane’s 360.

Et cela, alors que l’Arabie Saoudite a investi des milliards de dollars pour se procurer des équipements militaires censés protéger son complexe pétrolier… On aurait pu penser que cette attaque de drones en essaim allait servir de leçon…

Seulement, en août 2019, une installation de gaz naturel liquéfié [GNL], située cette fois à Shaybah, fut également la cible d’une attaque décrite par les rebelles Houthis comme « la plus massive jamais lancé en Arabie Saoudite », avec « dix drones piégés », ayant évolué en essaim vers leur cible.

Ce même mode opératoire a été suivi, le 14 septembre, contre l’usine de traitement d’Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais lesquels, appartenant à Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne, sont situés à plus de 1.000 kilomètres de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les Houthis.

Si les premières attaques perturbèrent la production pétrolière saoudienne, les conséquences de celles menées contre l’usine d’Abqaiq et le champ pétrolier de Khurais paraissent plus sérieuses, dans la mesure où l’exploitation de ces deux sites, qui représentent près de la moitié de la production saoudienne [et 5% du commerce journalier mondial du pétrole], a été suspendue. Ce qui a fait grimper le cours du brut de 10%. En outre, elles sont susceptibles de miner la confiance des investisseurs, à l’heure où Aramco espère lever près de 100 milliards de dollars sur les marchés, grâce à une introduction partielle en Bourse.

Le type de drones utilisés par les Houthis n’a pas été précisé. Cela étant, dans son dernier rapport, le Groupe d’experts des Nations unies sur le Yémen avait indiqué que les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, disposaient de drones appelés « UAV-X » qui, pouvant correspondre à l’appareil appelé « Samad-2/3 », furent utilisés « soit à des fins de reconnaissance, soit dans des attaques. »

« Lorsqu’ils servaient à des attaques, ces drones portaient une ogive de 18 kilogrammes d’explosifs associés à des roulements à bille, de sorte que leur létalité était supérieure à celle du Qasef-1 [ou Ababil, de conception iranienne, ndlr]. L’UAV-X se démarque des autres drones par son endurance et son rayon d’action bien plus importants. Équipé d’un moteur DLE 170, de fabrication chinoise, ou 3W110i B2, de fabrication allemande, et atteignant une vitesse de pointe de 200 à 250 km/h, ce drone a un rayon d’action de 1.200 à 1.500 kilomètres, en fonction des vents. Cela viendrait ajouter du crédit aux affirmations des houthistes qui prétendent avoir les moyens de toucher des cibles comme Riyad, Abou Dhabi et Dubaï », expliquèrent les experts des Nations unies.

A priori, ces drones UAV-X pourraient être de conception locale. Du moins, le rapport se pose la question, faute d’avoir plus d’éléments.

Quoi qu’il en soit, bien que ces attaques aient été revendiquées par les Houthis, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a accusé l’Iran d’en être responsable.

« Rien ne prouve que ces attaques venaient du Yémen. Téhéran est derrière une centaine d’attaques contre l’Arabie saoudite tandis que [le président] Rohani et [le ministre iranien des Affaires étrangère] Zarif prétendent s’engager dans la diplomatie. Au milieu de tous ces appels à une désescalade, l’Iran vient de lancer une attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique de la planète », a en effet accusé M. Pompeo, via Twitter.

Et d’ajouter : « Nous appelons tous les pays à condamner publiquement et sans équivoque les attaques de l’Iran. Les Etats-Unis œuvreront avec nos partenaires et alliés pour assurer l’approvisionnement des marchés énergétiques et pour que l’Iran rende des comptes pour son agression. »

Le président américain, Donald Trump, a ensuite enchaîné. « L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume [saoudien] nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir! », a-t-il prévenu.

De son côté, via Abbas Moussavi, le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, l’Iran a répondu en affirmant que des «accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées. » Et de sous-entendre que leur but était de justifier « des actions futures » contre Téhéran.

Toujours est-il qu’il reste à savoir si les rebelles Houthis ont vraiment la capacité de mener seuls de telles attaques sur d’aussi longues distances… En outre, les soupçons qui pèsent sur l’Iran peuvent s’expliquer par les sanctions décidées par l’administration Trump après la sortie des États-Unis de l’accord sur son programme nucléaire et visant son secteur pétrolier [80% de ses exportations].

Si ces sanctions ont pris effet en novembre 2018, Washington avait accordé des exemptions à plusieurs pays importateurs de pétrole iranien. Or, ces dernières ont pris fin en avril… Et, coïncidence ou pas, c’est à partir de ce moment que plusieurs pétroliers ont été sabotés dans le détroit d’Ormuz [4 en mai et 2 en juin] et que les premiers essaims de drones houthis ont visé les installations pétrolières en Arabie Saoudite, c’est à dire le « centre de gravité » saoudien.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 14 septembre 2019

Promotion : Alfred Dreyfus pourrait être nommé général à titre posthume

Selon nos informations, le lieutenant-colonel Alfred Dreyfus pourrait être fait officier général à titre posthume. La ministre des armées Florence Parly a entrouvert la porte à une telle éventualité, dans un discours prononcé le dimanche 21 juillet 2019 lors de la cérémonie de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Comme souvent, lorsqu’il est question de politique mémorielle, il faut lire entre les lignes, mais la ministre s’exprimait au nom du gouvernement et avec l’aval de l’Elysée.

Voici des extraits de son propos, (souligné par nous): « Je pense à Alfred Dreyfus. (...) Je pense au destin fauché d’un brillant officier qui avait choisi de donner sa vie à son pays, qui avait pris la décision de revêtir l’uniforme pour défendre des valeurs dont ses pairs n’ont pas été dignes au moment du jugement. (...) Le capitaine Dreyfus a été réhabilité, les Armées l’ont réintégré, promu au grade de lieutenant-colonel: indispensable mais maigre compensation des quatre années passées au bagne de l’île du Diable et des douze années hors des rangs. Lorsque je pense à Alfred Dreyfus, lorsque je lis chaque nom inscrit sur le mur du jardin des enfants du Vél d’Hiv’, la même question revient sans cesse : que seraient-ils devenus si leur avenir ne leur avait pas été arraché ? Quel destin les attendait ? Le véritable courage, c’est celui de la vérité. 120 ans après le procès de Rennes, les Armées doivent regarder leur histoire en face. 120 ans plus tard, il est encore temps que les Armées redonnent à Alfred Dreyfus tout l’honneur et toutes les années qu’on lui a ôtés. Et j’y veillerai personnellement. Il y a les cicatrices que l’on peut apaiser... »

La ministre juge ainsi que sa réintégration puis sa promotion au grade de lieutenant-colonel était « maigre » et s’interroge sur ce qu’il serait devenu « si son avenir ne lui pas été arraché ». Selon nos informations, ces phrases évoquent une possible et exceptionnelle nomination à titre posthume du lieutenant-colonel Dreyfus au grade de général.

Ce serait mettre un point final à l’Affaire.

A l’époque, sa carrière n’avait pu être reconstruite comme il y avait droit du fait des oppositions fortes qui subsistaient en interne. Même le général Picquard le reconnaissait.

L’Exécutif souhaite qu’une telle mesure ne soit pas aujourd’hui imposée d’en haut aux armées, mais qu’elle se fasse de manière consensuelle. Une partie de la haute hiérarchie militaire semble acquise à l’idée.

En 1998, sous le gouvernement Jospin, une plaque en l’honneur de Dreyfus avait été installée à l’Ecole militaire, suscitant alors des critiques dans la communauté militaire. Puis en 2006, le président Chirac lui avait rendu hommage sur les lieux mêmes où le capitaine Dreyfus avait été dégradé. Le président Macron songe visiblement aujourd’hui à une nouvelle initiative.

Le 15 octobre 1894, le capitaine Dreyfus est arrêté pour espionnage au profit de l’Allemagne. Sur la base d’accusations fausses, il est condamné, dégradé puis envoyé au bagne en Guyane où il restera du 12 mars 1895 au 9 juin 1899. L’Affaire divisera profondément la France et à l’issue d’une longue bataille, Dreyfus sera gracié et réintégrera l’Armée, participant à la Première guerre mondiale comme lieutenant-colonel. 

Source : Jean Dominique Merchet - SECRET DEFENSE


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mardi 10 septembre 2019

Barkhane : Des soldats estoniens dans une opération franco-malienne à Gao

Depuis l’été 2018, un peloton d’infanterie estonien, fort d’une cinquantaine de militaires, est déployé à Gao [Mali] pour y assurer la surveillance et la protection de la plateforme opérationnelle « Désert » [PfoD] de la force Barkhane.

Cette mission n’est pas sans risque car, le 22 juillet, six soldats estoniens ont été blessés lors d’une attaque à la voiture piégée devant la base française.

Après cette attaque, et selon un communiqué publié par Tallinn, la ministre française des Armées, Florence Parly, avait « remercié » les soldats estoniens pour leur « action exemplaire » et souligné que leur « professionnalisme est la raison pour laquelle les militaires français ont une telle estime » à leur égard.

« Nous sommes fiers des soldats estoniens qui protègent la sécurité de l’Europe au Mali. Il est dans notre intérêt de nous tenir aux côtés de nos alliés contre les menaces, de comprendre leurs besoins réciproques et de renforcer nos relations », fit alors valoir Jüri Luik, le ministre estonien de la Défense.

Les relations entre les forces estoniennes et françaises ont pris de l’ampleur au cours de ces derniers mois dans la mesure où, outre leur coopération au titre de l’opération Barkhane, la France a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA Lynx] en Estonie, dans le cadre des mesures de réassurance de l’Otan face à la Russie.

Et cette coopération entre les forces estoniennes et françaises a récemment pris une nouvelle dimension.

Jusqu’à présent, ce détachement estonien n’avait pas encore pris part à une opération « antiterroriste » aux côtés des forces françaises et maliennes. C’est désormais chose faite.

En effet, selon une information de la radio-télévision nationale estonienne [Eesti Rahvusringhääling], confirmée par le ministère estonien de la Défense, le peloton « ESTPLA-32 » s’est joint « aux unités françaises et maliennes pour la première fois » afin de prendre part « à une opération dans la ville de Gao ».

« L’implication du peloton estonien dans une telle opération démontre que les unités précédentes ont gagné la confiance des alliés », a commenté le lieutenant Taavi Eesalu, qui commande l’ESTPLA-32.

« Participer à une opération de près de huit heures, dans ce climat chaud et humide était épuisant. Mais la formation et l’expérience antérieures nous ont permis de faire preuve de professionnalisme et de mener à bien cette tâche. Les Français nous ont déjà invités à participer à une autre opération similaire. Nous ferons donc tout notre possible pour assurer une coopération continue », a ajouté l’officier estonien.

Cette opération conjointe visait à saisir des « armes illégales ». Les forces françaises et estoniennes ont encerclé des bâtiments afin de permettre aux militaires de maliens de mener leurs fouilles en toute sécurité.

Les militaires estoniens qui ont pris part à cette opération viennent de relever leurs camarades de l’ESTPLA-30. L’action de ces derniers a été saluée par le colonel Nicolas James, le chef de corps du GT-D1 « Belleface ».

« Les hommes et les femmes du contingent qui s’en va ont honoré les forces de défense estoniennes par une discipline exemplaire au cours de cette mission exigeante. Je vous remercie, en mon nom personnel et au groupe de combat dans son ensemble, pour votre excellent travail », a déclaré le colonel français lors d’une cérémonie.

À noter que les forces estoniennes participent également à la mission de formation lancée par l’Union européenne au profit de l’armée malienne [EUTM MALI] ainsi qu’à la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA].

Source : Zone Militaire


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vendredi 6 septembre 2019

Syrie : La Russie dénonce la frappe américaine de chefs jihadistes liés à al-Qaïda

On aurait pu penser que la Russie et la Syrie allaient se féliciter – sans le dire – de la frappe qui, menée par les forces américaines le 31 août, a visé une réunion de chefs jihadistes liés à al-Qaïda près de la ville d’Idleb. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] ce raid, confirmé depuis par le Pentagone, aurait fait une quarantaine de tués parmi des membres de Tanzim Hurras ad-Din, d’Ansar al-Tawhid et d’autres formations extrémistes.

« Cette opération a visé les dirigeants d’al-Qaïda en Syrie [AQ-S] », a affirmé le lieutenant-colonel Earl Brown, un porte-parole de l’US Centcom, le commandement américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale. En outre, a-t-il ajouté, la destruction des installations visées « davantage leur capacité à mener de futures attaques et déstabilisera la région ». Et de souligner que le « le nord-ouest de la Syrie reste un refuge » où les jihadistes « coordonnent activement les activités terroristes dans la région et dans l’ouest. »

Or, la veille, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait annoncé l’instauration d’un cessez-le-feu concernant la province d’Idleb, où les forces pro-Damas ont lancé une offensive pour en chasser les groupes rebelles syriens, dont le Hayat Tahrir Al-Cham [ex-Front al-Nosra, qui a rompu avec al-Qaïda] et ceux affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Turquie.

Par le passé, les accords de cessez-le-feu précédemment annoncés ne concernaient pas les formations jihadistes. D’où la surprenante réaction de la Russie à cette frappe américaine, relayée par les agences de presse russes.

« Les pertes et les destructions sont nombreuses dans les zones peuplées touchées par [la frappe conduite par] les États-Unis », a commenté le Centre russe pour la réconciliation en Syrie. Cette opération a été menée « en violation de tous les accords précédents, dans la mesure où "les forces américaines n’ont pas notifié à la partie russe ou turque les actions prévues", a-t-il dénoncé.

« L’armée russe note que les États-Unis ont compromis le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d’Idlib et l’ont « frustré » dans un certain nombre de domaines », relève l’agence Tass. En outre, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie estime que de « telles actions américaines dans le contexte des accusations américaines incessantes sur l’utilisation prétendument aveugle des moyens aériens dans la zone de désescalade d’Idleb sont déconcertantes. »

« Malgré les bombardements américains, les troupes syriennes maintiennent un moratoire sur la conduite des hostilités dans l’intérêt d’un règlement pacifique rapide de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib », a encore fait valoir la partie russe.

Source : Zone Militaire

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samedi 31 août 2019

Lyon : Un mort et huit blessés lors d’une agression au couteau à Villeurbanne !

Un assaillant a été interpellé, un autre est en fuite en direction du parc de la Feyssine !

Une violente agression au couteau, ce samedi 31 août après-midi vers 16 h 25, a fait au moins un mort, huit blessés, dont un en urgence absolue, à la station de métro Laurent-Bonnevay à Villeurbanne (ndlr: Banlieue de Lyon).

Plus d’une trentaine de sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place pour venir en aide aux victimes qui se trouvent aussi bien en sous-sol dans la station que sur son parvis.

Les lignes de bus et de métro sont impactées par l’intervention policière. Les militaires et le RAID sont sur place, la station est bloquée.

Source : Le Progres.fr

Ce samedi après-midi, à Villeurbanne, près de Lyon, une violente attaque au couteau a fait au moins un mort et six blessés, dont un en urgence absolue, rapportent plusieurs médias locaux. L'attaque s'est produite à 16 h 25 à la station de métro Laurent-Bonnevay à Villeurbanne. Le Raid a été déployé sur place, le quartier a été bouclé.

Selon les informations du Progrès, une trentaine de sapeurs-pompiers ont également été dépêchés sur place pour venir en aide aux victimes, à l'intérieur de la station et sur le parvis. L'un des deux individus, qui s'est dit originaire d'Afghanistan, selon nos informations, aurait été maîtrisé par la foule peu après l'attaque.

Source : Le Point.fr


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vendredi 30 août 2019

Défense et Sécurité : Pour le CEMA « Il faut être prêt à s’engager pour un conflit de survie »

Lors de la dernière édition de la Conférence des ambassadeurs, en août 2018, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ne put que confirmer et compléter les propos qu’il avait déjà tenus quand il était à l’Hôtel de Brienne pour décrire les dernières évolutions du contexte international.

« Nous vivons dans une période de tension et de conflictualité » avec une « rupture » sur le plan de la sécurité, « se manifestant par la multiplication des crises aux portes de l’Europe » et une autre dans celui de l’économie, « liée aux déséquilibres commerciaux que risquent d’aggraver les tentations de guerre économique », avait en effet affirmé le chef de la diplomatie française.

Lors de sa dernière à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, est entré dans le détail des menaces actuelles. Ainsi, après avoir de nouveau critiqué les « dividendes de la paix » qui, après 1991, « allaient provoquer pertes de capacités et diminution de la réactivité des armées », il a évoqué un contexte marqué par le terrorisme qui « se développe en même temps que l’expansion incessante de menaces hybrides », « l’apparition de nouveaux champs de conflictualité » et une « désinhibition tout à fait frappante de l’usage de la violence et de la force. »

Aussi, pour le CEMA, nous entrons dans une ère qui « combine, d’une certaine façon, les caractéristiques de périodes précédentes, sur fond de risque climatique, d’épuisement des ressources et d’inégalités de développement. » Et, a-t-il ajouté, elle faut « surtout réapparaître la crainte de menaces existentielles, à même de saper les fondements de notre Nation. »

Et « cette période nous expose à trois grandes formes de conflictualité, qui se conjuguent », a relevé le général Lecointre. Ainsi, a-t-il dit, « un affrontement majeur apparaît aujourd’hui comme une potentialité réelle ». Selon lui, « l’armement de la Chine, l’affirmation de puissances régionales avec des prétentions nucléaires, le jeu de la Russie, la concurrence à la puissance américaine ou les déséquilibres autour du golfe arabo-persique sont de nature à provoquer un point de rupture. »

Et cela conduit le CEMA à estimer qu’il « faut être prêt à s’engager pour un ‘conflit de survie’, seul ou en coalition, rapidement et dans la durée. » Et cela demandera des « moyens de haute technologie car ce conflit se déroulera dans les champs habituels, mais aussi dans ceux qui échappaient jusqu’ici à la conflictualité militaire. »

Et, a poursuivi le général Lecointre, « le déni d’accès de certains espaces et les stratégies indirectes, avec un rapport coût efficacité aujourd’hui à la portée de petits compétiteurs, pourraient préfigurer ce type de conflit. »

En outre, les affrontements de nature « asymétrique » n’ont pas disparu. Loin de là même. « Le terrorisme persiste. Il mute. Il intègre opportunément toutes les revendications ethniques, religieuses, idéologiques ou identitaires » tandis que les groupes terroristes « s’approprient les nouvelles technologies et savent investir tous les champs, exigeant de notre part une palette complète de réponses militaires », a expliqué le CEMA.

Enfin, ce dernier n’exclut pas qu’une ou plusieurs « crises profondes » puissent « déstabiliser sérieusement les grands équilibres mondiaux. » Ces crises pourraient être de « nature démographique, climatique ou d’accès à l’eau » et elles « ne manqueront pas d’affecter l’Afrique », ce qui aura « de lourdes conséquences pour la stabilité de l’Europe tout entière », a prévenu le général Lecointre.

« Je pense que nous devons absolument nous y préparer et l’intégrer dans notre modèle d’armée, d’autant que cette typologie de la menace n’exclut pas la simultanéité des occurrences et que chaque type d’affrontement se conjuguera dans le temps et l’espace. Nous devons être capables d’anticiper et de voir venir ces menaces ou ces conjugaisons de menaces, mais aussi de créer les coalitions qui nous permettront d’y faire face », a-t-il ensuite fait valoir auprès des députés.

Après des années de contraintes budgétaires qui ont entamé le potentiel et les capacités des forces françaises, l’exécution à l’euro près de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, qui met l’accent sur la « remontée en puissance », est essentielle.

En l’état actuel des choses, et « au rythme actuel des commandes et livraisons » des munitions, les forces françaises ne seront « toujours pas pas capables de soutenir un engagement majeur en 2022 », a souligné le général Lecointre. « Pour la défense sol-air, surface-air, l’engagement air-air, ainsi que pour la lutte antinavire, nos stocks ne nous permettent déjà pas de faire face à la situation opérationnelle de référence », a-t-il précisé.

Qui plus est, « nous avons encore des trous capacitaires, notamment dans les domaines de la projection stratégique, du renseignement par drone, du ravitaillement à la mer et de l’aéromobilité, ce qui nous rend dépendants de nos alliés américains, otaniens et européens, ainsi que des contrats d’affrètement », a encore cité le CEMA.

Enfin, a-t-il aussi fait remarquer, la « disponibilité technique opérationnelle de certaines de nos flottes d’aéronefs demeure à un niveau faible, de l’ordre de 50 % à 60 % pour les flottes d’hélicoptères de l’armée de Terre, de patrouilleurs maritimes de la Marine et d’avions de transport tactique de l’armée de l’Air. »

D’où l’importance cruciale, dans ces conditions, de la bonne exécution de la LPM, qui « prend en compte » cette nécessité de réparer nos capacités, en particulier les difficultés et les carences structurelles dont nous souffrons », a plaidé le général Lecointre.

Source: Zone Militaire - Photo : Le général LECOINTRE (c) EMA

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mardi 27 août 2019

Burkina Faso : Attaque jihadiste sur les Forces armées burkinabé, 24 soldats tués au combat !

Les tensions interethniques dont profitent les groupes armés terroristes, la faiblesses de ses forces armées ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux auprès des populations estimant avoir été délaissées par le pouvoir central font que le Burkina Faso est considéré comme étant le maillon faible de la lutte contre la mouvance jihadiste au Sahel.

Ces derniers mois, les attaques jihadistes se sont multipliées, notamment dans l’est et le nord du pays. Et la dernière en date, commise le 19 août contre le détachement militaire de Koutougou, localité située dans parte orientale de la province du Soum, a infligé de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso [FANBF].

« Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes. 

« En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a continué l’état-major, sans donne plus de détails sur les moyens engagés. Sans doute que la force française Barkhane a été sollicitée, comme le permet un accord signé par Paris et Ouagadougou en décembre 2018.

En décembre 2016, un groupe fort d’une quarantaine de jihadistes avait attaqué un poste militaire situé à une une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Douze militaires et gendarmes burkinabé y avaient laissé la vie. Depuis, l’état d’urgence a été instaurée dans cette région.

Les auteurs de cette attaque contre le détachement de Koutougou pourraient appartenir au groupe Ansarul Islam, fondé par le prédicateur Malam Dicko, tué lors d’un raid mené par force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, au Mali, en mai 2017 [opération Bayard]. Cette organisation est en effet très active dans la province du Soum, où les prêches de son ex-chef trouvèrent un terrain favorable parmi la population.

Bien qu’indépendant, Ansarul Islam cultive des liens étroits avec des formations ayant rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] d’Iyad Ag Ghali, comme la Katiba Serma et la Katiba Macina, dirigée par Amadou Koufa.

L’est du Burkina Faso est surtout le terrain du groupe État islamique dans le grand Sahara [EIGS], lui même affilié à l’ISWAP, c’est à dire la branche de Boko Haram reconnue par l’EI.

« Le Parc national du W, situé à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, est en train de devenir un nouveau bastion pour les groupes terroristes de la région, notamment l’État islamique du Grand Sahara, qui continue de coopérer avec JNIM au Mali et au Niger », expliquait un récent rapport des Nations unies, pour qui les « groupes terroristes implantés au Sahel empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. »

Le président burkinabé a décrété jeudi un deuil national de 72h après la mort des 24 soldats dans l'attaque d'un détachement militaire à Koutougou dans le nord du pays.

Le deuil national va du vendredi 23 août à 0h au dimanche 25 à minuit.

Ce décret tombe alors que mercredi une rumeur dans la capitale faisait état d'un mouvement d'humeur de soldats après l'attaque de Koutougou.

Dans les casernes des rumeurs avaient parlé d'une baisse du moral de la troupe à l'annonce de la tuerie de lundi.

C'est une réaction qualifiée de compréhensible qui n'entame en rien leur détermination à tenir haut le flambeau de la nation selon l'armée.

Mais dans un communiqué l'armée qui annonce avoir retrouvé vivants les cinq soldats disparus, parle d'une émotion normale et invite les populations à faire fi des rumeurs.

Les 24 soldats tombés au combat ont été inhumés à Dori, chef-lieu de la région.

Source : Zone Militaire

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samedi 24 août 2019

SEA : Le Service des essences des Armées manque de sous-officiers

Sous l’effet conjugué de la réforme du ministère de la Défense et de la Révision générale des politiques publiques [RGPP], les services de soutien perdirent 20.000 postes entre 2009 et 2015. Ce qui mit l’effectif du Service des essences des Armées [SEA] sous de « fortes tensions », dans un contexte, qui plus est, marqué par une activité opérationnelle intense.

« Entre 2008 et 2011, le service des essences des armées a subi une première baisse de 11 % de ses effectifs. Dans le cadre de la LPM [Loi de programmation militaire] 2014-2019, le mandat reçu par le SEA prévoyait une nouvelle diminution de 250 ETP [12 % des effectifs], ramenée à 102 postes après l’actualisation de la LPM. Ces évolutions concernent essentiellement le personnel civil pour préserver la capacité de projection militaire du service et maintenir son niveau de réponse au contrat opérationnel », était-il ainsi souligné dans un rapport pour avis publié en novembre 2016 par l’Assemblée nationale.

Seulement, le personnel militaire du SEA était alors déployé en opérations extérieures [OPEX] plus souvent qu’à son tour, avec des « taux de projection » oscillant entre 30 et 37% sur la période 2012-15. Voire plus pour certaines spécialités. Entre 2013 et 2015, entre 50 et 60% de l’effectif des sous-officiers spécialisés en maintenance des matériels fut « projeté » en OPEX. Et s’agissant des militaires du rang, la « période comprise entre deux projections fut divisée par deux entre 2012 et 2014 ».

Avec l’entrée en vigueur de la LPM 2019-25, qui se veut à « hauteur d’homme », la situation du SEA semble s’améliorer un peu. « En 2018, le Service rencontrait encore un déficit RH de grande ampleur mais un effort partagé avec la DRH de l’armée de Terre a permis de recruter puis de former cinq contingents d’engagés volontaires », s’est félicité l’Ingénieur général de 1re classe Jean Charles Ferré, le directeur central du service des essences des armées; dans son dernier rapport d’activité [.pdf].

Mais il y a encore un gros bémol… « Néanmoins, […] le SEA demeure confronté à un déficit en sous-officiers qui nécessitera à l’avenir des efforts de compréhension et d’adaptation au marché de l’emploi », a en effet ajouté son directeur.

En 2018, le SEA comptait 1443 militaires et 675 civils [soit 0,8% de l’effectif du ministère des Armées] pour « assurer l’appui de bout en bout de l’ensemble des forces armées, sur le théâtre national comme à l’étranger. »

Le personnel civil est surtout chargé des missions d’expertise [produits, équipements, infrastructure], de maintenance et de soutien [finances, achat, ressources humaines, prévention…], ce qui permet aux militaires du SEA de se consacrer « principalement à la mission opérationnelle, en particulier la projection. »

« L’adéquation obtenue à ce jour entre personnel civil et personnel militaire, a permis de mettre en place une organisation en mesure de répondre à la fois aux besoins de projection et d’entraînement des militaires, mais également aux missions permanentes des plates-formes aéronautiques et navales sur le territoire national et aux besoins d’expertise », explique le SEA dans son rapport d’activité.

Parmi ses 1443 militaires, on compte 53 ingénieurs des essences [IME], 159 officiers logisticiens, 334 sous-officiers ainsi que 897 militaires du rang, qui « occupent des fonctions d’opérateurs avitailleurs ou de maintenanciers pétroliers au sein des dépôts. »

Le SEA comprend deux « corps » de sous-officiers : ceux qui sont recrutés comme maréchaux-des-logis, chefs de groupes puis sous-officiers adjoints au sein de ses unités, et ceux qui sont recrutés sur concours parmi les sous-officiers et militaires du rang des armées et services [15 à 20 par an]. Ces derniers « exercent des fonctions d’encadrement puis d’expertise » et ils « sont nommés agents techniques [équivalent adjudants] à l’issue de leur scolarité qui leur délivre un brevet supérieur technique. »

Source : Zone Militaire - Photo : SEA

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mercredi 21 août 2019

Syrie : La Turquie dénonce l’attaque d’un de ses convois par les forces syriennes et russes...

À l’été 2018, les forces gouvernementales syriennes ne cachèrent pas leur intention de lancer une offensive en direction de la province d’Idlib, alors dominée aux deux tiers par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham [HTS, ex-branche syrienne d’al-Qaïda] et, pour le tiers restant, par des groupes rebelles affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Ankara.

Or, cette province d’Idleb faisait partie des quatre régions qualifiées de « zones de désescalade » par l’accord d’Astana qui, conclu en septembre 2017 par la Turquie, la Russie et l’Iran, ne concernaient pas les entités jihadistes, comme l’État islamique [EI ou Daesh] et le HTS. Et les forces turques y installèrent, à la périphérie, des « postes d’observation ».

La Turquie chercha donc à empêcher une offensive des forces syriennes dans cette région. Offensive alors soutenue par la Russie, qui parlait de « vider l’abcès » terroriste qui s’y était développé à cause, d’ailleurs, de la stratégie suivie par Damas et Moscou.

« Chaque fois que le régime de Bachar-al-Assad, appuyé par les Russes, parvient à résorber une poche, il le fait en permettant l’évacuation et le regroupement des mouvements terroristes les plus durs dans cette poche d’Idleb », avait ainsi rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Et d’ajouter : « Cette poche devient problématique dès lors qu’elle peut être le lieu de la reconstitution d’une base à partir de laquelle ces mouvements terroristes n’auront d’autre souci que d’organiser des actions en Europe et en France en particulier. C’est pour cette raison qu’il est souhaitable que cette poche soit résorbée. »

Seulement, avec près de 3 millions d’habitants, une opération visant la région d’Idleb risquait de donner lieu à de graves problèmes humanitaires. D’ailleurs, la Turquie insista sur cette éventualité, craignant de devoir accueillir un flux trop important de réfugiés sur son sol. Mais il s’agissait aussi pour Ankara de protéger les groupes rebelles syriens qui lui étaient favorables.

D’où un nouvel accord trouvé avec la Russie en septembre 2018. Accord qui ne fut que partiellement appliqué, les organisations jihadistes ayant refusé de se retirer d’Idleb.

Puis, en janvier, le HTS passa à l’offensive contre contre le Jabhat Tharir Souriya, une formation radicale qui, née de la fusion d’Ahrar al-Cham avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki, rejoignit le Front national de libération en août 2018.

Le succès du HTS dans la poche d’Idleb changea la donne. Fin avril, les forces gouvernementales syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, passèrent à l’action. Depuis, 400.000 civils auraient fui les combats, selon les Nations unies.

Quoi qu’il en soit, le 18 août 2019, soit après environ trois mois de combats et de bombardements, les forces favorables au régime syrien sont entrées dans la ville de Khan Cheikhoun [qui fut le théâtre d’une attaque chimique en 2017, nldr]. Une première depuis 2014…

Les objectifs de Damas [et de Moscou] sont de s’assurer le contrôle de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep et d’imposer un siège au nord de Hama, notamment vers la ville de Morek, où un poste d’observation turc est installé.

Mais la Turquie a réagi à cette avancée majeure des forces pro-Damas, avec l’envoi, en direction de Maaret al-Noomane, à 15 kilomètres au nord de Khan Cheikhoun, d’un convoi d’une cinquantaine de véhicules, dont, selon un correspondant de l’AFP, des blindés et au moins cinq chars.

« Des véhicules turcs chargés de munitions […] ont pris la direction de Khan Cheikhoun pour secourir les terroristes […], ce qui confirme encore une fois le soutien apporté par le régime turc aux groupes terroristes », a immédiatement dénoncé une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l’agence officielle Sana. « Ce comportement hostile du régime turc n’affectera en aucun cas la détermination de l’armée syrienne », a-t-elle ajouté.

Et, visiblement, les forces syriennes et russes ont empêché la progression de ce convoi turc. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], des frappes aériennes ont été effectués non loin de ce dernier afin de le stopper.

Un véhicule appartenant au Faylaq al-Chamn un groupe rebelle soutenu par la Turquie, aurait été visé par un raid russe, alors qu’il ouvrait la voie au convoi turc aux abords de Maaret al-Noomane. D’où la réaction d’Ankara.

Ainsi, le ministère turc de la Défense a indiqué, via un communiqué, que la Russie avait été informée de l’envoi de ce convoi, lequel devait « ravitailler l’un des postes d’observation » installé par les forces turques à Idleb.

« Nous condamnons fermement cette attaque qui est en contradiction avec les accords existants, la coopération et le dialogue avec la Russie », a ainsi dénoncé le ministère turc. « En dépit d’avertissements répétés que nous avons adressés à la Russie, les opérations militaires menées par les forces du régime continuent à Idleb, en violation des mémorandums existants et des accords passés avec la Russie afin de maintenir les voies d’approvisionnement ouvertes, d’assurer la sécurité de notre poste d’observation et d’empêcher de nouvelles pertes de vies civiles / innocentes dans la région », a-t-il encore fait valoir. Et de conclure : « Sans préjudice de nos droits de légitime défense, nous espérons que les mesures nécessaires seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. ».

Source : Zone Militaire

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samedi 17 août 2019

Sports : Les tireurs d’élite de la 13e DBLE remportent l’European Best Sniper Team Competition

Contrairement à ce que son appellation suggère, l’European Best Sniper Team Competition est organisée chaque année par l’US Army Europe [USAREUR], et plus précisément par le 7th Army Training Command, à Grafenwoehr [Allemagne]. Ce challenge vise à favoriser le partage d’expérience et de tactiques entre les différentes équipes de tireurs de précision engagées, avec l’objectif de renforcer l’intéropérabilité.

Pour l’édition de 2019 de cette « European Best Sniper Team Competition », 32 équipes de tireurs d’élite, venues de 16 pays membres ou partenaires de l’Otan, se sont mesurées lors d’une trentaine d’épreuves mettant l’accent sur la précision du tir [au fusil et à l’arme de poing], la condition physique ou encore la force mentale.

Cette année, l’armée de Terre était représentée par des tireurs de précision du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] et de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère [DBLE].

Et le résultat devrait ravir le général Thierry Burkhard, le nouveau chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] et ancien chef de corps de la 13e DBLE : en effet, le 25 juillet, les légionnaires de la section de tireurs d’élite appartenant à la compagnie d’appui de la « Phalange magnifique » [*] ont terminé à la première place de cette compétition, devançant leurs homologues du 42e Bataillon mécanisé de l’armée tchèque et du centre d’entraînement d’infanterie de la Bundeswehr. L’équipe du 8e RPIMa a obtenu la 25e place.

Pour rappel, et alors qu’elle avait le statut d’unité servant de support à celles projetées aux Émirats arabes unis, la 13 DBLE a été transférée au camp du Larzac en 2016 pour intégrer la 6e Brigade légère blindée [BLB]. Actuellement, elle compte 1.300 légionnaires, répartis dans cinq compagnies de combat, une compagnie de soutien [CCL] et une compagnie d’appui [CA].

[**] Allemagne, Italie, France, Belgique, États-Unis, République tchèque, Suède, Lettonie, Turquie, Pays-Bas, Slovénie, Danemark, Espagne, Pologne, Royaume-Uni, Canada

[**] La 13e DBLE est aussi surnommée la « Phalange magnifique », ndlr

Source : Zone Militaire - Photo : 7th Army Training Command

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jeudi 15 août 2019

Armement : Futur fusil d’assaut de l’US Army - Cartouches de 6,8 mm et intelligence artificielle

À partir de 2023, l’US Army remplacera les mitrailleuses légères M249 et les carabines M4 de ses unités de mêlée par de nouvelles armes développées dans le cadre du programme NGSW [Next Generation Squad Weapons], pour lequel 30 millions de dollars devraient être consentis au titre de l’exercice budgétaire 2020 pour financer la phase de recherche et de développement actuellement en cours.

Concrètement, il s’agit de mettre au point deux armes : le NGSW-R [R pour Riffle] remplacera les carabines M4/M4A1 tandis que le NGSW-AR [AR pour « Automatic Riffle »] succédera aux mitrailleuses M249 Squad [SAW]. Au total, l’US Army compte commander 100.000 exemplaires de ces futures armes qui auront une précision, une portée et une létalité accrues tout en étant plus silencieuses.

Pour cela, le cahier des charges précise que ces armes devront être en mesure de tirer des cartouches spéciales de 6,8 mm, appelées XM1186. Par rapport à celles de 5,56x45mm actuellement utilisées, elles ont une capacité de pénétration supérieure, tout en offrant une meilleure portée et une précision améliorée.

Justement, s’agissant de la précision, ces armes seront en outre équipées d’un système de conduite de tir devant visant à augmenter « la capacité du soldat à engager rapidement des cibles de la taille d’un homme jusqu’à 600 mètres ou plus tout en lui laissant la possibilité de mener un combat au corps à corps ».

Ce système de conduite de tir devrait intégrer plusieurs fonctions, comme le suivi de cible, la reconnaissance faciale et une optique principale à vision directe intégrant la réalité augmentée, une capacité qui sera probablement fournie par Microsoft, qui développe l’IVAS [Integrated Visual Augmentation System] dans le cadre d’un contrat de 480 millions de dollars notifié par le Pentagone en novembre 2018.

Par ailleurs, et selon le Joint Service Small Arms Program, cité par Defence Blog, il aura recours à l’intelligence artificielle pour l’identification des menaces et la « hiérarchisation des priorités ».

Il s’agira également de permettre au tireur de prendre en compte la « distance par rapport à la cible, les conditions atmosphériques et la balistique des armes et des munitions. » Le tout sera alimenté par une batterie logée dans la crosse et donnant une autonomie de 72 heures.

En outre, les lentilles des caméras devant équiper ces armes seront « hydrophobes » et « anti-rayures ». Enfin, le NGSW devra également être compatible avec les systèmes d’optique et de vision nocturne actuels.

Plusieurs industriels sont sur les rangs pour fournir des prototypes à l’US Army, dont AAI Corporation [filiale de Textron Systems], General Dynamics-OTS Inc, PCP Tactical LLC, Sig Sauer et FN America LLC.

Source: Zone Militaire - Photo : Joint Service Small Arms Program

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