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jeudi 27 février 2020

Coronavirus : La « réserve sanitaire » en France...

Des professionnels de santé sont mobilisables en cas de catastrophe sanitaire ou d’épidémie !

Pour faire face à une catastrophe sanitaire ou une épidémie de grande ampleur, la France dispose, entre autres, d’une « réserve sanitaire ».
Ces professionnels de santé, volontaires, peuvent être mobilisés partout en France pour venir en appui d’autres soignants.

Qui sont-ils ? Comment sont-ils mobilisés ? Que font-ils dans le cadre de la lutte contre le coronavirus ? « 20 Minutes » fait le point.

Comment mobiliser du jour au lendemain des infirmières, des psychologues, des radiologues pour faire passer des milliers de tests et soigner des centaines de patients en cas d’épidémie, voire de pandémie de coronavirus ?
Des soignants, volontaires, peuvent quitter leurs fonctions et partir pour une mission précise très rapidement en cas de catastrophe ou d’urgence sanitaire : ils font partie de ce qu’on appelle la « réserve sanitaire ».

Ce dispositif, déjà sollicité, qui pourrait s’avérer bien utile dans les semaines à venir.

Qui peut être réserviste ?

Des médecins, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, psychologues, mais aussi des agents hospitaliers non soignants (cadres, ingénieurs) peuvent faire partie de cette « réserve sanitaire ». Elle est composée de professionnels de santé volontaires en activité – qui travaillent dans le public, dans le privé, en libéral –, mais également de retraités et d’internes et étudiants en pharmacie.

« La constitution de la réserve doit tenir compte de la diversité des ressources et mettre en adéquation les profils aux missions », précise ce document du ministère de la Santé. Santé Publique France, qui chapeaute ce dispositif, précise que cet engagement ne nécessite pas une préparation physique particulière. Et qu’il suffit, pour rejoindre cette réserve sanitaire, de s’inscrire sur une plateforme.

Dans quels cas sollicite-t-on les réservistes ?

Plusieurs cas de figure : des phénomènes infectieux épidémiques (grippe, chikungunya, dengue ou, comme c’est le cas actuellement, le nouveau coronavirus), des situations climatiques extrêmes et durables (canicule, grand froid) susceptibles d’entraîner des tensions sur l’offre de soins. Autres situations, où cette fois la réponse doit être plus rapide : accident technologique, action terroriste.

Ces professionnels viennent en appui dans les hôpitaux, pour les maraudes, les campagnes de vaccinations, pour les réponses téléphoniques urgentes ou encore pour accompagnement médicalement les rapatriés.

Qui décide de mobiliser la réserve sanitaire ?

Si c’est Santé Publique France (qui a remplacé en 2016 l’Institut de veille sanitaire) qui organise ce dispositif, il faut, pour le mobiliser, qu’une demande soit effectuée par le ministère de la Santé, un autre ministère (Affaires étrangères, Défense…), ou bien une Agence régionale de Santé. Comment cela se passe-t-il alors ? Aucun réserviste n’est obligé de partir sur-le-champ. « Lorsqu’une mission est déclenchée, un appel urgent à candidatures – une « alerte »- est adressé par Santé publique France, par mail, à l’ensemble des réservistes de la ou des professions recherchées, précise l'autorité de santé. L’appel à candidatures présente précisément la mission, la ou les dates de départs programmées, les compétences professionnelles recherchées, les conditions d’aptitude éventuellement exigées. ». Combien sont-ils en tout ? Autour de 3.500, à en croire nos confrères de LCI.

Sont-ils déjà mobilisés ?

Oui, depuis un arrêté publié le 30 janvier au Journal officiel. Qui précise que la ministre des Solidarités et de la Santé avait alors mobilisé la réserve sanitaire à hauteur de 50 réservistes, à compter du 25 janvier 2020 pour une durée de 4 semaines renouvelable une fois. Ce contingent a évolué depuis.  Dans cette interview publiée sur le site Santé Publique France, Catherine Lemorton, cheffe de la réserve sanitaire, explique que dans le cadre du coronavirus, le ministère a attribué deux missions aux 700 réservistes qui se sont portés volontaires : informer et accueillir les rapatriés de Chine, dont les réservistes assurent le suivi médico-psychologique.
Une équipe de réservistes a en effet été envoyée à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), zone où des Français ont été maintenus en quarantaine pendant quatorze jours et où l’ancienne ministre, Agnès Buzyn, a salué leur engagement.

Comment sont-ils organisés ?

Santé Publique France souligne que deux équipes fonctionnent différemment. Une première, qui informe à Roissy les personnes en provenance de Chine, est composée de trois binômes médecin/infirmier, qui se relaient sur les plages horaires d’arrivée des avions (4h30-9h30 et 15h30-19h30). Une seconde est mobilisée « pour l’accueil de nos ressortissants et leur suivi pendant les 14 jours de confinement. Les équipes sont composées de 3 médecins, 3 infirmiers, 3 psychologues, 3 hygiénistes, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission. Soixante réservistes sanitaires se relaient 24h/24 et 7 j/7 pour un des sites, 2 médecins, 2 infirmiers, 2 psychologues, 1 épidémiologiste et 1 référent chef de mission pour l’autre site », précise la cheffe de la réserve sanitaire. 

Des mesures qui pourraient être amplifiées si le nombre de cas de coronavirus augmentait en France...

Source : 20minutes.fr

Ndlr : En soutien de ce dispositif civil, les réservistes du Service de Santé des Armées (SSA) pourraient eux aussi êtres mobilisés. Par ailleurs certains hôpitaux d'instruction des armées (HIA) sont d'ores et déjà intégrés à la lutte contre contre le Corona-virus, comme par exemple, les HIA Lavéran à Marseille, Sainte-Anne à Toulon ou Bégin à Saint-Mandé.

mardi 25 février 2020

Justice : L'islamiste qui avait foncé en 2016 sur des militaires à Valence a été condamné à 17 ans de prison

Le 1er janvier 2016, quatre militaires du 93e Régiment d’Artillerie de Montagne [RAM], qui surveillaient la mosquée de Valence dans le cadre de la mission intérieure [MISSINT] Sentinelle, ouvrirent le feu après sommations pour immobiliser Raouf El Ayeb, le conducteur d’un véhicule qui venait de foncer sur eux à deux reprises.

Deux des militaires furent blessés [avec 5 et 8 jours d’interruption temporaire de travail]. Touché aux bras et aux jambes, l’agresseur, un ressortissant tunisien alors âgé de 29 ans au moment des faits, avait été hospitalisé dans la foulée. Selon les déclarations du procureur de la République, il avait dit aux enquêteurs, de manière « confuse », qu’il avait voulu « tuer » des soldats ou « être tué » par eux car ceux-ci « tuaient des gens ». Pour le magistrat, c’était une façon pour lui de se présenter comme un martyr.

En outre, ce « musulman pratiquant mais pas radical », selon le procureur, n’était alors connu ni de la police, ni de la justice ni des services de renseignement. Et à l’époque, il n’avait pas de « passé psychiatrique connu ». Et, même si de la propagande jihadiste avait été découverte sur le disque dur de son ordinateur, la qualification « terroriste » avait été écartée pour cette affaire, survenue à peine deux après les attentats de Paris.

Par la suite, Raouf El Ayeb expliqua avoir voulu « taper » des militaires parce qu’il « avait les nerfs », puis se suicider en s’en prenant à des soldats armés avant d’évoquer des « troubles mentaux. »

Puis, lors de sa mise en examen, rappelle l’AFP, il avait dit au médecin venu l’examiner : « Je ne suis ni Tunisien, ni Français, mon seul pays c’est l’État islamique et la loi c’est celle d’Allah, c’est la charia. »

Quatre ans plus tard, cet individu a donc été jugé par la Cour d’assise de la Drôme pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique. La peine maximale pour ce type de faits est de trente ans de prison. C’est d’ailleurs celle qui a été récemment prononcée à l’encontre de Moussa Coulibaly, reconnu coupable d’avoir attaqué au couteau trois militaires à Nice, en février 2015.

La santé mentale de l’accusé a occupé une partie des débats… étant donné que les expertises psychiatriques sur son état au moment des faits ne sont pas toutes arrivées aux mêmes résultats. Certains ont conclu à l’altération, voire à l’abolition du discernement de Raoul El Ayeb. Une autre a estimé au contraire qu’il était entièrement responsable pénalement.

Quoi qu’il en soit, avant la plaidoirie de la défense, l’avocat général, Michel Coste, a retenu l’altération du discernement de l’accusé, ce qui l’a conduit à requérir une peine de 12 ans de prison à l’encontre de ce dernier. « Il était déterminé par le contexte dans lequel nous nous trouvions », a-t-il dit. C’est à dire par la situation post-attentats du 13 novembre 2015.

Cela étant, rapporte France Bleu Auvergne Rhônes-Alpes, l’avocat des militaires visés, Me Thibault de Montbrial, a souligné que le geste commis par l’accusé était un « cas d’école d’acte d’inspiration islamiste. » En effet, l’État islamique [EI] avait préconisé à ses sympathisants de mener des attaques à la voiture-bélier là où ils se trouvaient.

Quant à la défense de l’accusé, elle a mis l’accent sur son état mental, tout en minimisant la portée de ses actes. « Sur le plan physique, c’est huit jours d’ITT pour l’un, cinq jours pour l’autre, zéro pour les autres, et avec ça on vous fait une tentative de meurtres », a lancé Me Philippe Tatiguian. Et d’ajouter : « on veut faire le procès d’un terroriste mais c’est un malade mental, un schizophrène! » et « dans une société civilisée, on ne juge pas les malades mentaux. » Puis il a également fait valoir que si son client n’était « pas musulman, on n’en serait pas là. »

Quoi qu’il en soit, les jurés n’ont suivi pas suivi les réquisitions de l’avocat général et encore moins les arguments de la défense. Le 29 janvier, ils n’ont pas retenu l’altération du discernement et donc reconnu l’accusé coupable de tentative d’homicide. En conséquence, ils l’ont condamné à une peine de 17 ans de réclusion criminelle et demandé un suivi socio-judiciaire de 5 ans.

Source : ZONE MILITAIRE


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samedi 22 février 2020

Golfe de Guinée : Le Togo redoute la contagion jihadiste

En mars 2019, lors de l’opération antiterroriste Otapuanu, menées dans l’est du Burkina Faso, les forces de sécurité locales capturèrent un certain Oumarou Diallo [alias Diawo Oumarou], le chef de la katiba jihadiste appelée « groupe de Diawo ».

Lié au prédicateur Amadou Koufa, qui dirige la katiba « Macina », une formation membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM, lié à al-Qaïda], cet individu s’était fait connaître au Mali, avant de s’établir au Burkina Faso. Lors de son arrestation, il se trouvait non loin de la frontière du Togo, pays où il s’avéra qu’il possédait quelques contacts, comme également au Bénin et au Ghana.

Justement, toujours durant l’opération Otapuanu, en avril, les autorités togolaises firent savoir que leurs forces de sécurité avaient arrêté plus d’une vingtaine de jihadistes en provenance du Burkina Faso et dont certains « étaient en possession de sommes d’argent importantes. »

Cet épisode illustre la menace à laquelle sont exposés certains pays côtiers du golfe de Guinée. En effet, les groupes jihadistes ne font pas mystère de leur intention d’y étendre leur influence, d’autant plus que ces États présentent; par certains côtés, les mêmes fragilités que leurs homologues du Sahel [communautés se sentant négligées, si ce n’est abandonnées par l’État central, tensions inter-ethniques, développement inégal, etc].

Dans une vidéo diffusée le 8 novembre 2018, les principaux responsables du GSIM [les maliens Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa ainsi que l’algérien Yahya Abou al-Hammam, alias Djamel Okacha] avaient appelé les Peuls à la guerre sainte [jihad] dans plusieurs africains, dont la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Nigéria, le Cameroun et le Bénin.

Si certains d’entre-eux étaient alors déjà aux prises avec la menace jihadiste, la Côte d’Ivoire et le Bénin en étaient relativement éloignés, même si le territoire ivoirien fut le théâtre d’une attaque commise en 2016 à Grand-Bassam et de quelques incidents isolés à sa frontière avec le Mali.

Quoi qu’il en soit, la pression, exercée par les différentes formations jihadistes actives dans la région, se fait de plus en plus forte sur les pays du golfe de Guinée. Ainsi, la province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest [ISWAP] profite de l’insécurité qui règne dans l’État nigérian de Zamfara pour étendre son influence vers le nord du Bénin et le sud du Niger, où, précisément, l’État islamique au Grand Sahara [EIGS], avec lequel elle a intensifié ses relations au cours de ces derniers mois, tente de s’ouvrir un corridor passant par Dogondoutchi afin de relier le nord du Mali au nord-ouest du Nigéria.

Mais la situation sans doute la plus préoccupante concerne le Burkina Faso, régulièrement visé par des attaques jihadistes. Or, ce pays fait la jonction entre le Sahel et le golfe de Guinée, via le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Bénin.

Le Bénin justement. En mai 2019, ce pays a été confronté une première fois au terrorisme avec l’enlèvement de deux ressortissants français dans le parc de Pendjari [même s’il a été question de « bandits » devant « revendre » leurs otages à un groupe jihadiste].

Plus récemment, c’est à dire le 9 février dernier, le poste de police de Kérémou [à 700 km au nord de Cotonou, près de la frontière avec le Burkina Faso] a été attaqué par une demi-douzaine d’individus, à moto, armés de machettes et de fusil de chasse. Officiellement, pour les autorités béninoises, il s’agirait l’oeuvre de « bandits » et de « braconniers », qui courent toujours. Mais la rumeur évoque un acte terroriste… Une hypothèse que semble reprendre à son compte Faure Gnassingbé, le président togolais.

Le 17 février, lors d’une visite aux forces togolaises déployées le long de la frontière avec le Burkina Faso, M. Gnassingbé a affirmé que la pression jihadiste se fait « très forte » dans l’extrême-nord de son pays.

« La menace est réelle et la pression est très forte […] nous avons connu récemment des combats jusqu’à 7 km de notre frontière », a confié le président togolais à l’AFP. « Nous notons que les attaques [au Burkina Faso] sont de plus en plus meurtrières, malheureusement le Bénin aussi vient de subir un coup, donc cette pression là, nous la ressentons chaque jour un peu plus », a-t-il ajouté.

Pour contrer cette menace, M. Gnassingbé, actuellement en campagne pour la prochaine élection présidentielle, a dit vouloir « tirer les leçons de ce qui se passe ailleurs ». Et d’ajouter : « c’est pour cela que j’essaie de dire aux populations, aux leaders religieux, aux chefs traditionnels […] qu’ils doivent aider les forces de défense et de sécurité », lesquelles « doivent « éviter les brimades, les petites corruptions qu’on voit parfois sur nos routes. »

Faute de quoi, a-t-il poursuivi, « notre principale richesse c’est la stabilité et la sécurité, si nous perdons cela tous nos projets de développement seront compromis et remis en cause. »

Cependant, M. Gnassingbé se refuse à dire qu’il y ait des « cellules » jihadistes « constituées » dans son pays. Mais « elles sont tellement poreuses » qu’il « y a certainement des éléments qui sont en transit ou qui séjournent un temps et qui repartent. »

Cela étant, le Togo a déjà pris quelques mesures, comme avec une nouvelle loi sur la sécurité intérieure et la création, en mai 2019, d’un « Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent » [CIPLEV] dont la mission est « d’œuvrer à éradiquer ou à réduire sensiblement la propagation de l’extrémisme violent en donnant aux communautés de base les outils et le soutien dont elles ont besoin pour lutter contre ce fléau et de renforcer la coopération et la collaboration entre l’administration, les forces de défense et de sécurité pour une prévention et une lutte efficace. »

Source : ZONE MILITAIRE


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mardi 18 février 2020

OPEX : Décès d'origine inconnue du sergent-chef Morgan Henry au Burkina Faso

Un soldat français de la force Barkhane a été retrouvé mort, dimanche 16 février dans son campement au Burkina Faso, a indiqué le ministère des Armées. La cause du décès est pour l'instant inconnue.

Un soldat de la force française Barkhane, déployée au Sahel pour lutter contre les djihadistes, a été retrouvé mort dans son campement au Burkina Faso, a indiqué lundi 17 février le ministère des Armées, précisant ne pas connaître l'origine du décès.

Le sergent-chef Morgan Henry, du 54ème régiment de transmissions de Haguenau (est de la France), est décédé dimanche. «Il a été découvert mort au sein de son campement. Les causes du décès ne sont pas connues», a indiqué le ministère dans un communiqué. Une enquête de gendarmerie a été ouverte.

Le militaire opérait au sein de Barkhane depuis novembre. La force Barkhane vient d'annoncer son passage de 4500 à 5100 hommes d'ici fin février, concrétisation de la volonté de la France d'inverser le rapport de forces sur le terrain.

Les groupes djihadistes du Sahel multiplient depuis des mois les attaques, entretenant une insécurité chronique pour les civils et infligeant des pertes régulières aux armées locales. La France a perdu 13 soldats en novembre au Mali, dans un accident entre deux hélicoptères au combat.

Source : LeFigaro.fr avec AFP

Né le 17 mars 1991 à Gruchet-Le-Valasse [Seine Maritime], Morgan Henry avait été admis à l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent en octobre 2012. Nommé sergent à l’issue de sa formation militaire initiale, il obtint son brevet supérieur de l’armée de Terre en 2014. Affecté au 54e Régiment de Transmissions l’année suivante, il prit part une première fois à l’opération Barkhane, au Mali, de mai à septembre 2016.

Puis, un an plus tard, il participa à l’opération Chammal, en Irak, où il se distingua « particulièrement par ses initiatives », au point d’obtenir une citation comportant l’attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze.

Ce sous-officier « particulièrement brillant », selon sa hiérarchie, a effectué deux autres missions en Irak, au titre de l’opération Chammal. Ses compétences et son sang-froid firent « l’unanimité » à chaque fois. Il fut ainsi de nouveau cité avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile d’argent.

Le sergent-chef Henry était titulaire de la Croix du combattant, de la médaille outre-Mer avec agrafes « Moyen-Orient » et « Sahel », de la médaille de la reconnaissance de la Nation et de la médaille d’argent de la Défense nationale, avec agrafes « Transmissions » et « Missions d’opérations extérieures ».

Pour rappel, le 54e Régiment de Transmissions est une unité spécialisée dans la guerre électronique. Ses missions consistent à collecter du renseignement d’origine électromagnétique [ROEM] et d’attaquer les réseaux radioélectriques adverses. « Son but majeur est d’intercepter, définir et rendre intelligible des signaux imperceptibles pour des oreilles non averties », explique l’armée de Terre.

Source : ZONE MILITAIRE

 

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lundi 17 février 2020

Coronavirus : La propagation de l'épidémie Covid-19 ralentit en Chine... Mais le virus tue encore !

La Chine estime que ses efforts de quarantaine commencent à porter leurs fruits

Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a diminué dimanche en Chine, un responsable des services de santé du pays estimant que les efforts de Pékin pour limiter la propagation du virus commençaient ainsi à porter leur fruits.

Dans son point quotidien, la Commission nationale de la santé indique que 68.500 personnes sont infectées en Chine continentale, où le nombre de décès atteint désormais 1.665 personnes.
Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Wuhan, ville du centre de la Chine où est apparu le nouveau coronavirus en décembre dernier, et l'ensemble de la province de Hubei, où la plupart des nouveaux cas ont été signalés ce week-end - se trouvent en confinement depuis le 23 janvier. La plupart des bureaux, écoles et usines sont fermés, et la quasi-totalité des transports suspendus.

La mission conjointe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Chine devait commencer ce week-end ses investigations sur l'épidémie, selon une annonce vendredi du directeur de l'OMS. 

Le président chinois Xi Jinping a déclaré que la Chine devait unifier ses efforts pour contrôler l'épidémie, d'après des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier. 
A ce jour, cinq décès liés au coronavirus ont été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong, au Japon, à Taiwan ce dimanche, et en France.

Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

Le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale se trouve sur un navire de croisière amarré au large du port japonais de Yokohama.
Soixante-dix cas supplémentaires de contamination au coronavirus ont été diagnostiqués à bord du Diamond Princess, a déclaré dimanche le ministre japonais de la Santé, ce qui porte à 355 le nombre de passagers infectés.

Une américaine de 83 ans a été testée positive en Malaisie, en provenance du Cambodge où elle avait accosté à bord d'un bateau de croisière.
Les Etats-Unis, le Canada, Hong Kong et la Corée du Sud et l'Italie ont respectivement annoncé qu'ils allaient organiser des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents sur le bateau, qui a été placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama, le 3 février, avec quelque 3.700 personnes à son bord.

Source : Boursorama / Reuters
-Stella Qiu, Zhang Min à Pékin, Engen Tham, Josh Horwitz à Shanghai, Kevin Yao à Singapour
-VF Jean Terzian, Jean-Michel Bélot


Ndlr : Selon l'OMS les chiffres sont a interpréter avec raison. Un risque de pandémie internationale existe toujours.

" Nous avons toujours dit et répété qu'il faut être prudent lorsqu'il s'agit de tirer des conclusions à partir des chiffres rapportés chaque jour. [...] Nous continuons à dire aux gouvernements du monde entier que nous continuons à avoir la possibilité de nous préparer à une éventuelle propagation du virus."

Communiqué de presse de l'OMS - https://www.who.int/fr/

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jeudi 13 février 2020

Armement : Un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Le Service de Santé des Armées a mis au point un nouveau gilet pare-balles capable d’absorber les impacts

Entre 2017 et 2019, l’armée de Terre a reçu plus de 30.000 exemplaires d’un nouveau gilet de combat de type SMBE [pour structure modulaire balistique électronique] afin de remplacer les Gilets de protection balistique [GPB] ainsi que les Gilets électroniques [GE] jusqu’alors en dotation.

Doté de plaques blindées et d’un matelas anti-traumatisme, ce gilet de type SMBE offre une protection balistique de classe 4 contre les munitions perforantes et à « haute vélocité ». Il est également efficace contre les armes blanches. Un autre de ses points forts est son ergonomie, pensée pour optimiser la mobilité du soldat.

Ce nouvel équipement, conçu par l’entreprise norvégienne NFM Group, « surpasse de loin tout ce que les soldats de l’armée de Terre ont pu porter jusqu’à présent », se félicitait Terre Information Magazine.

Pour autant, il est toujours possible de faire mieux. En tout cas, l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] s’y attache en menant des études afin de mettre au point un gilet de combat toujours moins lourd tout en étant plus protecteur.

Faire en sorte qu’un gilet pare-balles soit en mesure de stopper les munitions hyper véloces est une chose… En revanche, cela n’est pas encore suffisant dans la mesure où l’impact peut provoquer des lésions corporelles internes potentiellement mortelles. C’est que l’on appelle les « effets arrière ». Et c’est justement sur ce point que portent les recherches conduites par l’IRBA, en partenariat avec l’entreprise française RxR Protect, spécialiste des protections pour les sports extrêmes.

Cette collaboration a permis de mettre au point le gilet de protection « Air Shock Absorber », dont le principe repose sur un système de bulles d’air à pression réglable, qui absorbe et répartit l’énergie des impacts. Un autre avantage de cette solution est que, en utilisant un matériau spécifique, il sera possible de diminuer la masse du gilet, et donc d’en améliorer l’ergonomie.

« L’IRBA travaille à intégrer cette technologie dans les futurs gilets de protection balistique. L’innovation est de confier une partie du rôle anti-trauma, aujourd’hui dévolu aux matériaux balistiques lourds, à des éléments spécialisés beaucoup plus légers, et donc de diminuer le poids des protections, à pouvoir protecteur égal, voire supérieur, tout en améliorant l’ergonomie » explique Actu Santé, le magazine du Service de santé des Armées [SSA].

Ce projet a démarré en 2016, grâce à un soutien de la Mission d’Innovation Participative [MIP] du ministère des Armées. Outre l’aspect financier, l’accompagnement de cette dernière a permis de régler les questions juridiques, notamment celles concernant la propriété intellectuelle.

« Ce projet qui est aujourd’hui au stade de la démonstration quittera bientôt la phase initiale de la MIP pour se tourner, toujours grâce à l’accompagnement de la Direction de la formation, de la recherche et de l’innovation du SSA [DFRI] et de l’Agence de l’innovation de défense [AID], vers une phase de développement industriel », précise Actu Santé.

Source : ZONE MILITAIRE - Image OUEST-FRANCE.fr

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dimanche 9 février 2020

Justice : Avalanche de Valfréjus en 2016, quatre cadres du 2e REG condamnés avec sursis...

En janvier 2016, un détachement du 2e Régiment Étranger de Génie [REG] était emporté par une coulée de neige de 400 mètres de large, lors d’une sortie à ski dans la combe du petit Argentir, près de Valfréjus, dans le cadre d’une formation adaptation montagne initiale [FAMI]. Malheureusement, six légionnaires y laissèrent la vie.

Un temps menée sous l’autorité du parquet d’Albertville, l’enquête fut finalement confiée à par la juridiction interrégionale de Lyon, compétente en matière militaire. Et cette dernière ouvrit une information judiciaire pour « homicides et blessures involontaires » en octobre 2017.

Deux ans plus tard, un commandant de compagnie, un capitaine et deux sous-officiers, tous appartenant au 2e REG, furent renvoyés en correctionnelle. Lors du procès, en octobre dernier, ces quatre prévenus s’étaient mutuellement rejetés la responsabilité du drame. Cependant, il fut établi que la préparation de cette sortie avait été insuffisante.

« Le Bulletin d’estimation des risques spécifiait qu’un seul skieur pouvait déclencher une avalanche, alors imaginez la pression de 52 personnes sur ce roulement à billes », fit valoir le procureur de la République, qui, en outre, avait aussi souligné le flou de la mission, le manque d’espacement entre les légionnaires [dont certains n’avaient appris à skier que quelques jours seulement avant le drame], les erreurs de topographie et le « flottement » dans le commandement. Aussi avait-il requis des peines de deux à trois ans de prison avec sursis à l’encontre de ces quatre cadres du 2e REG.

Ce n’est que le 20 décembre 2019 que le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict allant dans le sens du procureur de la République.

En effet, estimant que « la définition de l’itinéraire n’était pas suffisamment complète » et que « la conduite de ces 52 hommes n’était pas assez claire », alors que le détachement du 2e REG s’était engagé dans une « combe dangereuse », il a condamné les commandant de compagnie et son adjoint à trois ans de prison avec sursis et à payer une amende de 3.000 euros. Les deux sous-officiers, également reconnus responsables, se sont vu infliger une peine de 2 ans de prison avec sursis et une amende de 2.000 euros.

Les quatre militaires ont obtenu une dispense d’inscription de leur condamnation au casier judiciaire. Ils ont cependant dix jours pour faire appel du verdict.

Source : ZONE MILITAIRE

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vendredi 7 février 2020

Coronavirus : Armée de l'Air, aller là où les autres ne veulent pas aller...

Aller là où les autres ne veulent pas aller

C'est la devise de l'ET 60, mais elle s'applique parfaitement à l'escadron de transport 3/60 Estérel : un de ses Airbus A340 a été chargé d'aller chercher des Français en Chine, afin de les extraire d'une zone contaminée par le coronavirus. 

On ne peut pas en être surpris, la compagnie nationale française a décliné la mission, c'est donc l’Estérel qui y est allé, pour l'instant avec un A340. Il lui reste des réserves, la flotte compte désormais des Airbus A340-200 et des Airbus A310-300, après le retrait l'an dernier d'un premier A310. Pour l'heure, la France n'a pas engagé ses plus précieux Airbus A330 Phénix (272 sièges en haute densité). 

Au retour du vol, a priori en France, les passagers subiront pendant 14 jours un sas médical. C'est le délai d'incubation de la maladie. Des  précautions particulières seront prises pour les équipages et l'avion. 

Cette première pourrait s'accompagner d'autres destinations, puisqu'il y a peu de probabilités pour que le droit de retrait des civils ne s'applique pas ailleurs. Et que le coronavirus s'éteigne tout de suite. Bref, une telle mission pourrait même, potentiellement, surpasser toutes les autres de l'escadron (un cas de figure à ne pas écarter). 

Le coronavirus fait peur, comme avaient fait peur, en leur temps, les conséquences de l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon. L'Estérel avait alors enfourché ses Airbus pour aller chercher les Français piégés cette fois par un risque encore plus grave. A l'époque, pour gagner du temps, les avions blancs allaient chercher les Français au Japon et les déposaient en Corée, ce qui permettait d'obtenir une haute cadence d'évacuation. Les avions civils continuaient à décoller de Corée. 

Le droit de retrait n'existe pas à l'Estérel, juste le culte de la mission. Comme pour aller chercher des Français piégés aux Antilles après une tornade, des Français piégés par la guerre civile ivoirienne... 

C'est aussi le même qui transporte les militaires entre la France et les zones d'opérations : pas de chance, ce vol Coronavirus 001 (qui sera peut-être suivi par d'autres) tombe en pleine période de relève sur certains théâtres. 

Il y aura sans doute des décalages ici ou là. On n'imagine pas faire attendre plus longtemps les Français de Chine, cela ferait tout-de-suite un sujet pour le journal de 20 heures. 

A la place, on fera attendre des militaires (dont beaucoup, à tort, ont baptisé l'Estérel "Maybe Airlines") 

L’escadron de transport (ET) 3/60 « Estérel » est né de la volonté de la France de se doter de l’arme nucléaire. En 1964, en effet, la France procède à des essais nucléaires en Polynésie française. Le  DC-8-55 est alors le seul avion long-courrier dédié aux liaisons entre la métropole et la Polynésie capable de voler 12 heures sans escale. Il permet au groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM) d’assurer les premières liaisons dans le Pacifique et son premier voyage officiel au profit du général Charles de Gaulle.

Aujourd’hui, le bâtiment du commandement de l’unité est installé sur la base aérienne 110 de Creil et ses cinq Airbus sont parqués à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Les avions de l’ « Estérel » assurent désormais l’acheminement des soldats français sur les théâtres d’opérations extérieures et les territoires français outre-mer. Cette unité opérationnelle est également chargée des missions d’accompagnement lors des voyages officiels présidentiels ou ministériels.

Sur préavis très court, l'ET 3/60 « Estérel » effectue aussi des missions d'évacuation de ressortissants français à l'étranger. En 2011, par exemple, il a procédé à l'évacuation de 545 ressortissants au début de l'opération Harmattan en Libye et à l'évacuation de 1024 ressortissants au Japon au lendemain de l'explosion de la centrale de Fukushima.

L'escadron assure également des missions d'évacuation sanitaire (EVASAN). En juin 2017, l'escadron a ainsi rapatrié une dizaine de civils ou de soldats blessés lors d'une opération aéroportée dans le nord du Mali. Les personnels de l'escadron ont alors dû mettre en œuvre, sur très court préavis, un Airbus A340 configuré de façon à pouvoir embarquer les blessés et leur prodiguer les premiers soins en vol et les ramener en toute sécurité sur le territoire national.

L' « Estérel » effectue également des missions d'aide humanitaire au profit de populations en situation de détresse suite à des catastrophes climatiques, géologiques et humaines. Son intervention au lendemain du passage de l’ouragan Irma aux Antilles en septembre 2017 a montré une nouvelle fois la capacité de déploiement des aéronefs de l’unité sur très court préavis.

Source : FNCV

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mardi 4 février 2020

Harpie : L'armée a frappé à nouveau les orpailleurs clandestins en Guyane

La lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane n’autorise aucun relâchement étant donné que ceux qui se livrent à cette activité – les garimpeiros, venus du Brésil voisin, font preuve de résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante.

Ainsi, en janvier 2019, les actions menées dans le cadre de l’opération Harpie par les Forces armées en Guyane [FAG] et la Gendarmerie nationale, avaient permis de détruire 765 sites illégaux d’orpaillage, 4.449 abris en bois [carbets], 215 puits et 51 galeries. Les saisies de matériels et de mercure [qui servant à amalgamer l’or, pollue les cours d’eau] furent importantes. Et les avoirs criminels saisis s’élevèrent à plus de 26 millions d’euros.

Pour autant, cela n’a nullement découragé les garimpeiros à en croire les derniers chiffres publiés par les responsables du Parc amazonien de Guyane. En effet, les derniers relevés, effectués par hélicoptère durant quatre jours, ont fait état de l’existence de 145 sites illégaux d’orpaillage dans la seule zone sud.

« On est dans les trois pires comptages depuis que l’on suit cette situation, c’est vraiment très préoccupant », a commenté Arnaud Anselin, le directeur adjoint du Parc amazonien de Guyane, auprès de l’AFP, en octobre 2019.

Cette situation a été récemment été dénoncée par le député Gabriel Serville, élu de la première circonscription de Guyane. Dans un courrier adressé au président Macron, il a déploré le manque de moyens affectés à la lutte contre l’orpaillage illégal qui « entraîne déforestation massive, pollutions terrestres, déversement dans nos eaux de mercure et de cyanure, qui tuent ou provoquent suicides et maladies neurodégénératives chez nos compatriotes amérindiens : 90% des enfants du Haut-Maroni présentent une intoxication au mercure bien supérieure au seuil des valeurs limites arrêtées par l’OMS » [Organisation mondiale de la santé, ndlr].

En outre, a encore fait valoir le député, l’orpaillage illégal entraîne un « manque à gagner pour l’économie guyanaise et les collectivités estimé à près de 400 millions d’euros chaque année pendant que des centaines d’emplois légaux sont détruits. » Sans oublier les aspects sécuritaires, avec une hausse de la criminalité et de la prostitution.

Le géographe François-Michel Le Tourneau mène depuis 3 ans une étude en partenariat avec les FAG pour mieux comprendre le système des garimpeiros et, surtout, leur capacité d’adaptation. Et l’une des raisons expliquant la persistance du phénomène de l’orpaillage illégal est tout simplement d’ordre économique.

La motivation des garimpeiros est claire, écrit le chercheur. « L’or se trouve ici et nous savons comment le trouver », affirment ces orpailleurs clandestins. « Ils sont parfaitement conscients que leur activité est illégale et disent comprendre les efforts de répression à leur égard : ‘Chacun son rôle, les policiers viennent et détruisent nos chantiers, et nous nous extrayons l’or », résume François-Michel Le Tourneau. Et d’ajouter : « Il faut dire que 30 grammes d’or par mois, le salaire moyen d’une cuisinière, représentent plus de 3 fois le SMIC brésilien… De quoi créer des vocations. »

Quoi qu’il en soit, les FAG ne peuvent évidemment pas rester les bras croisés. D’où l’opération « Piman », qu’elles ont menée entre 25 novembre et le 6 décembre pour neutraliser les flux logistiques des garimpeiros sur la piste Paul Isnard et le fleuve Mana.

Cette opération a donc mobilisé 420 militaires du 9e Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa] ainsi que des gendarmes et des hélicoptères de L’Escadron de transport 68 Antilles-Guyane. Elle a consisté à ratisser une zone de 80 km de front sur 100 km de profondeur et à détruire systématiquement tous les chantiers, campement et caches utilisés par les orpailleurs clandestins.

« L’opération PIMAN a vu le déploiement de deux compagnies et de plusieurs détachements spécialisés tels que les commandos de recherche et d’action en jungle, les équipes cynotechniques, la section fluviale ou encore les plongeurs de combat du génie », a précisé l’État-major des armées [EMA], avant de souligner que « tous les moyens et modes opératoires ont été mis en œuvre pour rechercher et détruire l’activité illégale liée à l’orpaillage. »

C’est à dire qu’ont été effectuées des reconnaissances aériennes, fluviales, terrestres [avec des quads] et pédestres après insertion par les hélicoptères de l’armée de l’Air ainsi que des mises en place par aérocordage de dispositifs d’interception.

Le dispositif s’est appuyé sur les sous-groupements tactiques interarmes [SGTIA] n°1 et n°3.

Ainsi, le SGTIA n°3 a été déployé au nord de la zone d’opération pour reconnaître la piste Paul Isnard et la crique Bon Espoir pendant qu’une partie du SGTIA n°1 a pris position au sud.

Dans le même temps, des commandos de recherche et d’action en jungle ainsi que le reste du SGTIA n°1 ont été insérés en rappel par les hélicoptères, près des rivières Arouani et Mana et sur la piste Yaya, afin de « récolter du renseignement tout en constituant une capacité d’arrêt dans la profondeur. »

Ce mode opératoire a permis de s’adapter immédiatement à la situation sur le terrain et, surtout, à « sidérer » les garimpeiros. « La dépose de certains détachements a notamment permis des saisies importantes en insérant les commandos au plus près des sites actifs », a souligné l’EMA.

« Dans les deux fuseaux, la mission était claire : bloquer les axes majeurs des orpailleurs illégaux, les contraindre à abandonner leurs matériels et leur logistique, mais aussi détruire les sites d’orpaillage à proximité des axes routiers et fluviaux en étant méthodique dans le ratissage », a-t-il expliqué.

Le bilan de cette opération est assez éloquent : 200 carbets ont été détruits pendant que 13.000 litres carburant, 25 moteurs, sept quads ou encore huit pirogues ont été saisis.

Par ailleurs, les FAG ont mené une opération « coup de poing » [appelée AZTEQUE], d’une ampleur nettement plus modeste que « PIMAN » puisqu’elle a mobilisé seulement 12 légionnaires du 3e Régiment Étranger d’Infanterie [REI] et quatre gendarmes, « déployés en pleine forêt par moyen héliporté avec insertion en aérocordage », à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de Camopi.

Cette action a permis de détruire 7 autres carbets et de saisir de l’armement, des munitions ainsi que du matériel d’orpaillage. En outre, 12 orpailleurs clandestins ont été interpellés.

Reste maintenant les effets de ces deux opérations dans le temps. Pour l’EMA, ce n’est pas le bilan chiffré qui importe mais le fait qu’elles conduisent « à éteindre pour plusieurs semaines les activités d’orpaillage illégal […], perturbant durablement les flux logistiques et gênant dans leur réapprovisionnement les orpailleurs illégaux. »

Lorqu’un garimpeiro « perd ses moyens de production, il libère une niche de marché et un nouveau candidat se présente presque aussitôt », souligne François-Michel Le Tourneau. « Les prix pratiqués dans les zones d’orpaillage rendent l’investissement de départ rentable et le risque supportable. Ainsi s’explique le fait qu’on trouve toujours plus de quads, de pirogues ou de moteurs dans l’intérieur de la Guyane », conclut-il.

Source : Zone militaire - Photo : EMA


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dimanche 2 février 2020

La Réserve : Les réservistes militaires devront tous signer une charte de déontologie...

Le statut général des militaires s’appliquent aux réservistes quand ils effectuent une période au sein des armées. En effet, l’article 2 de la Loi n° 2005-270 du 24 mars 2005 précise que ce statut « s’applique aux militaires de carrière, aux militaires servant en vertu d’un contrat, aux militaires réservistes qui exercent une activité au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou au titre de la disponibilité et aux fonctionnaires en détachement qui exercent, en qualité de militaires, certaines fonctions spécifiques nécessaires aux forces armées. »

Seulement, certaines dispositions de cette loi s’appliquent uniquement aux militaires d’active [comme son article n°9, qui interdit d’exercer « à titre professionnel une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. » D’autres concernent seulement les réservistes.

Ainsi, l’article 87 de cette loi n° 2005-270 précise que « les réservistes exerçant une activité en vertu d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle ou de la disponibilité peuvent demeurer affiliés à des groupements politiques ou syndicaux. Ils doivent toutefois s’abstenir de toute activité politique ou syndicale pendant leur présence sous les drapeaux. »

Cela étant, le Code de la Défense prévoit des dispositions particulières censées s’appliquer aux militaires, sans pour autant préciser leur statut [engagé ou réserviste].

Par exemple, l’article L4122-3 précise que le « militaire est soumis aux obligations qu’exige l’état militaire conformément au deuxième alinéa de l’article L4111-1. Il exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. » Ce texte évoque par ailleurs les cas où un militaire se trouverait dans une position de conflit d’intérêt. S’il estime qu’il est dans une telle position, alors il doit en rendre compte « immédiatement à son supérieur hiérarchique qui apprécie. »

A priori, de telles dispositions ne s’appliquaient pas aux réservistes. D’où l’arrêté publié le 13 décembre 2019 [version consolidée] visant à instaurer une charte de déontologie pour le « réserviste militaire », quelle que soit la forme de leur engagement.

« La charte de déontologie du réserviste militaire est signée par les réservistes opérationnels et par les volontaires agréés de la réserve citoyenne de défense et de sécurité », indique en effet l’article 2 de ce texte, qui précise que les réservistes devront l’avoir signée d’ici le 31 décembre 2020.

Enfin, cette charte figure en annexe de cet arrêté. La voici :

CHARTE DE DÉONTOLOGIE DU RÉSERVISTE MILITAIRE

1. Le réserviste militaire exerce ses activités avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Il doit en particulier s’abstenir de chercher, directement ou indirectement, pour le compte d’une entreprise à obtenir des informations privilégiées, à influencer des choix contractuels ou à entreprendre des démarches de prospection commerciale.

2. Dans le cas où, par son affectation ou dans l’accomplissement de ses missions, il se trouve dans une situation de conflit d’intérêts avec ses activités civiles de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions militaires, il en rend compte immédiatement à son supérieur hiérarchique pour appréciation, notamment au regard des considérations opérationnelles.

3. Il utilise la documentation et les moyens mis à sa disposition exclusivement pour l’accomplissement de sa mission, y compris dans sa dimension de diffusion de l’esprit de défense, ou l’entretien de ses aptitudes et compétences militaires.

4. Il fait preuve de discrétion pour tous les faits, informations et documents dont il a connaissance en service afin notamment d’éviter de renseigner des personnes et des organismes poursuivant d’autres intérêts, privés ou étrangers.

5. Il doit faire de sa qualité de réserviste militaire un usage approprié, respectueux et digne, ne mettant en aucun cas le ministère des armées en difficulté.

6. Par son comportement exemplaire, il honore l’institution militaire et contribue à son rayonnement. Il entretient l’esprit de défense et maintient le lien Armées-Nation

Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 30 janvier 2020

Sahel : La France pourrait recevoir un soutien de l’Otan... Si elle le demande...

Actuellement, au Sahel, la France peut compter sur l’appui de plusieurs pays, par ailleurs membres de l’Otan. Pour autant, cela ne veut pas dire que l’Otan, en tant qu’organisation, lui fournit une aide, comme celle qu’elle avait apportée lors de l’intervention en Libye, avec l’opération « Unified Protector ».

« Proclamer son attachement à la sécurité collective ne suffit pas. Une véritable alliance, ce sont des actes, pas des mots », a cependant affirmé le président Macron, le 28 novembre 2019, après avoir reçu Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. Cela veut-il dire que Paris s’apprête à solliciter l’organisation atlantique?

En tout cas, pour le moment du moins, la priorité de la France est de convaincre ses partenaires européens de s’engager militairement au Sahel, notamment via l’opération Takuba.

« Notre objectif, c’est aussi d’avoir plus d’Européens en première ligne. C’est par exemple l’objet de la mission de la force Takuba, que nous préparons afin de disposer de forces spéciales européennes pour accompagner les unités locales au combat. Les Tchèques, les Belges et les Estoniens ont répondu les premiers. D’autres suivront une fois que leur Parlement aura validé leur déploiement », a ainsi rappelé Florence Parly, la ministre des Armées, dans les colonnes du Journal du Dimanche [édition du 1er décembre 2019].

Cela étant, interrogé par France24, M. Stoltenberg a évoqué un éventuel soutien de l’Otan au Sahel. « Les alliés de l’Otan soutiennent la France au Sahel. Surtout les États-Unis, qui fournissent un soutien significatif », a rappelé l’ex-Premier ministre norvégien. Il aurait pu également citer les contributions de l’Estonie, de l’Espagne ou encore du Royaume-Uni [et bientôt du Danemark]…

Mais l’Otan, en tant que telle, pourrait soutenir la France au Sahel à condition que Paris lui en fasse formellement la demande, a indiqué M. Stoltenberg. « Je ne vais pas spéculer. Mais si la France demande le soutien de l’Otan, je m’attends à ce que les alliés considèrent la question très sérieusement pour faire face au[x] défi[s] du Sahel », a-t-il dit.

« L’Otan a des structures de commandement et des capacités en matière de renseignement et d’entraînement. Nous avons souvent mené des opérations de combat. Nous l’avons fait dans les Balkans […], en Afghanistan, en Irak et ailleurs », a affirmé M. Stoltenberg.

« Donc, l’Otan a les capacités de faire face à une grand nombre de défis pour soutenir la France au Sahel, mais elle ne le fera pas sans demande de la France », a insisté le secrétaire général, avant d’estimer qu’une telle requête ne pourrait qu’être examiné très sérieusement pas les alliés « compte tenu de l’importance du combat contre le terrorisme dans la région ».

Á ce titre, il serait intéressant de voir la position de la Turquie, après les insultes proférées par le président Recep Tayyip Erdogan à l’adresse de M. Macron…Quoi qu’il en soit, M. Stoltenberg a aussi rappelé que la cohérence de l’Otan était de « pouvoir relever les défis sécuritaires d’où qu’ils viennent », c’est à dire du Sud à l’Est en passant par le cyberespace.

Reste que les propos du président sur la « mort cérébrale » de l’Otan ont fait couler beaucoup d’encre… Et le sommet de l’Alliance, qui aura lieu les 3 et 4 décembre à Londres, s’annonce tendu. « L’attitude unilatérale de la Turquie en Syrie a mis à rude épreuve l’unité de l’Alliance. La mise en évidence d’un risque de mort cérébrale de l’Otan a été qualifiée par la presse anglo-saxonne de sonnerie de réveil. Le président de la République a mis des mots sur des questions qui se posent depuis longtemps au sein de l’organisation », a expliqué Mme Parly au Journal du Dimanche. « Certains en veulent au messager, mais notre message est de vouloir ouvrir un débat utile et salutaire pour redynamiser les fondamentaux de cette Alliance nécessaire. C’est cela qui doit être au cœur du débat que nous aurons mercredi à Londres au sommet des chefs d’État de l’Otan », a-t-elle ajouté.

Enfin, toujours au sujet de l’Otan, et réaffirmant que l’article 5 [clause de défense collective, ndlr] ne devait pas devenir l’article F-35, Mme Parly a estimé que « l’Europe n’a pas encore les outils militaires pour être à la hauteur de ce qu’elle est en tant que puissance économique et politique » et que « l’Otan ne sera jamais l’outil de notre souveraineté ». Et d’insister : « C’est aux Européens de construire leur propre souveraineté. »

« Mais il faut arrêter de faire croire que nous devons choisir entre l’Europe et l’Otan. Nous voulons l’Europe souveraine et l’Alliance transatlantique. Les deux doivent pouvoir se renforcer mutuellement », a conclu la ministre.

Source : ZONE MILITAIRE

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samedi 25 janvier 2020

Coronavirus : 41 morts en Chine, trois cas en France, en Australie, aux Etats Unis... l’épidémie de Wuhan s’étend... Plus de 6000 cas au 29 janvier et 150 morts !

En Chine, autour de Wuhan, le nombre total d’habitants confinés est désormais de plus de 56 millions.

Les trains sont à quai, les autoroutes fermées.

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei. Les trains sont à quai, les autoroutes fermées. En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus dans tout le pays.

Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus. Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Deux cas aux Etats-Unis

Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

Source : LeMonde.fr & AFP / Suggestion LP FNCV


Mise à jour du 29/01/2020

Plus de 6000 cas déclarés de Coronavirus dans le monde et plus 150 décès !

Sur la base de modèles mathématiques, des scientifiques de l'Université de Hong Kong estiment que le virus né à Wuhan, en Chine, affecte plus de 40 000 personnes.

Nous devons nous préparer au fait que cette épidémie particulière devienne une épidémie mondiale, a déclaré Gabriel Leung, le chef de cette équipe de chercheurs de la HKU. Des mesures importantes et draconiennes pour limiter les mouvements de population doivent être prises, le plus tôt possible.

Source : Ouest-france.fr


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mercredi 22 janvier 2020

Amiral Pierre Lacoste : Un grand du Renseignement nous quitte...

Hommage : L'amiral Pierre Lacoste, un « Seigneur » au service de la France !

Il y a des grands hommes, des grands chefs, des grands patrons... Mais pour les hommes du renseignement et des services secrets il y a surtout des « Seigneurs ». L'amiral Pierre Lacoste qui vient de tirer sa révérence à 96 ans fait partie de cette élite particulièrement honorée dans le monde anglo-saxon. Pour la plupart des Français son nom reste associé à la malheureuse opération du Rainbow Warrior. Pour nous qui avons servi à ses côtés il fut et il reste « l'Amiral », celui qui a protégé ses hommes et qui a sauvé les services secrets français des effets collatéraux de jeux politiciens. Il a assumé en homme d’honneur, fidèle à ses valeurs !

L'Histoire fera tôt ou tard la différence entre ce qui fut de l'ordre de la faute politique et stratégique et de ce qui relève de l'ordre de l'échec opérationnel. Quels que soient les propos toujours faciles sur ces types de sujets qui touchent à la « raison d'Etat », l’homme mérite les hommages de tous ceux qui aiment la France. Marin, diplomate, écrivain, « l'Amiral » avait toutes les qualités requises pour être un grand serviteur de l'état. Il le fut indéniablement. Mais pour tous ceux qui œuvrent dans la discrétion pour la sécurité et la défense des intérêts français il incarne bien plus ! Il fut d’abord et avant tout un visionnaire dans le domaine du renseignement et de l'anticipation stratégique. Il fut surtout un homme engagé[1] au sens noble et sacré du terme !

Qu'il s'agisse de la révolution des systèmes de communication, de la 3e révolution industrielle, de la cybersécurité, de la guerre économique, du réveil des maffias avec la mondialisation, de l'émergence de l'Asie, des mutations du terrorisme, des nouveaux rapports de force géostratégiques, des crises de modèle et de gouvernance de nos sociétés … Il a toujours eu 20 ans d'avance en termes de prospective et d'intuition. C'est sous son impulsion que nos services ont gagné plusieurs décennies sur ces sujets vitaux. Par la suite il n'a cessé d'accompagner des centaines de chercheurs, d'étudiants, de dirigeants afin de faire bouger les lignes de réflexion stratégiques et d'innover sur les méthodes de traitement de l'information.

Pour tous ceux qui ont servi, négocié, réfléchi, étudié à ses côtés il était l'homme d'un seul combat : celui de la France ! Comme la plupart des grandes figures de cette génération qui nous quittent discrètement et qui ont vécu sur un siècle : l'étrange défaite, la libération, les guerres coloniales, la guerre froide et le retour de la realpolitik, Il laisse l'image d'un homme courageux d'une grande culture et d'une profonde humanité. Nous n'oublierons pas sa force d’âme, ses messages empreints d'espérance et ses écrits d'une formidable lucidité et clairvoyance.

Merci « Amiral » !

Source : Xavier GUILHOU Contributeur de asafrance.fr

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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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mardi 14 janvier 2020

MALI : Selon l'EMA les pertes de l’armée malienne sont dues à la jeunesse et au sous-équipement de ses soldats

En un peu plus d’un mois, les Forces armées maliennes [FAMa] ont perdu au moins 120 soldats au cours de trois attaques distinctes. La première, menée le 30 septembre 2019 et revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], a décimé le bataillon malien de la Force conjointe du G5 Sahel, lequel a déploré 40 tués dans ses rangs ainsi que de nombreux disparus. Et il a été dit que, l’assaut ayant été lancé à l’aube, la garnison avait été surprise.

L’effet de surprise a également été avancé pour expliquer les lourdes pertes subies à In Delimane [au moins 49 tués, ndlr], lors d’une attaque revendiquée par l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] le 2 novembre, l’assaut ayant été donné à l’heure du déjeuner.

Seulement, même si elles n’avaient pas donné lieu à de tels niveaux de pertes, des attaques similaires avaient déjà été lancées par les groupes jihadistes par le passé. On pouvait donc penser que, avec les retours d’expérience [RETEX], des mesures de protection avaient été prises pour éviter ce type d’assaut. Ou du moins en limiter les effets.

Enfin, le 18 novembre, lors d’une opération transfrontalière conjointe menée avec l’armée nigérienne et appelée Tongo Tongo, une unité malienne est tombée dans une embuscade dans la vallée de Tabankort, au sud de Menaka. Selon un dernier bilan, 30 soldats maliens ont été tués et 100 autres se sont repliés au Niger. La force française Barkhane a engagé une patrouille d’hélicoptères d’attaque Tigre puis une autre de Mirage 2000, ce qui a permis de « neutraliser des terroristes armés et mettre hors d’état des ressources diverses, en deux actions distinctes », a indiqué l’État-major des armées [EMA]. Selon les FAMA, 17 terroristes ont ainsi été mis hors de combat.

Là encore, de telles embuscades avaient déjà eu lieu précédemment, notamment au Niger et au Burkina Faso. La Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] y a également été confrontée.

Quoi qu’il en soit, souligne Paris, le « nombre des attaques n’a pas nécessairement augmenté, mais elles sont de toute évidence plus meurtrières » car « l’ennemi fait face à une armée qui est jeune, dont l’équipement est perfectible, et qui est en voie d’opérationnalisation. » Et cela alors que la mission de l’Union européenne EUTM Mali, lancée en 2013, a formé 14.000 soldats maliens et qualifié 8 bataillons des FAMa.

Cela étant, il est certain que l’équipement des soldats maliens est « perfectible ». Cela avait d’ailleurs été mis en lumière en novembre 2017, lors de l’une des premières opérations menée par la Force conjointe du G5 Sahel à laquelle les FAMa contribuent.

« La capacité de la Force conjointe à concevoir, commander et conduire une opération a été validée, démontrant qu’elle dispose de cadres formés capables de mettre en œuvre des procédures communes », avait indiqué l’EMA, à l’époque. Cependant, il était apparu des lacunes dans les domaines de l’appui aérien, de la logistique, des transmissions et de l’évacuation sanitaire.

Un rapport de l’International Crisis Group [ICG] avait par ailleurs expliqué, en décembre 2017, que l’armée malienne n’existait que « sur le papier » et qu’elle n’avait « qu’une très faible capacité opérationnelle ». Et d’ajouter : « Sa refondation progresse très lentement » et elle « reste en grande partie ce corps désorganisé qu’elle était à la veille du coup d’État du capitaine Sanogo en mars 2012. »

Le sous-équipement des FAMa est régulièrement dénoncé par lors de manifestations organisées après chaque attaque meurtrière dont elles sont la cible. « Aujourd’hui, c’est un moment fort de soutien aux forces de défense et de sécurité. Nous savons qu’elles sont déterminées à accomplir leur mission. Leur détermination se nourrit également de notre détermination à nous tous », a ainsi affirmé Modibo Sidibé, un ex-Premier ministre désormais dans l’opposition, le 15 novembre.

« Nous avons également dénoncé toute la corruption et la mal gouvernance qui malheureusement ont mis nos propres armées dans des situations extrêmement difficiles. Nous avons exigé qu’il y ait un audit sérieux sur le montant alloué par l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi de programmation militaire », a également insisté Soumaïla Cissé, du Front pour la sauvegarde de la démocratie [FDS], cité par RFI.

Une autre raison avancée par l’État-major français est que les FAMa « contestent le terrain des groupes armés terroristes » et veulent « s’implanter dans le Liptako, dont elles étaient absentes il y a quelques mois encore. »

Aussi, souligne l’EMA, il « est de notre devoir de les accompagner, de souligner leurs efforts et leurs résultats, comme lors de Bourgou 4, ou la reprise du camp de Boulkessi, mais également de les soutenir lors des épisodes douloureux, qui sont malheureusement une facette de leur montée en puissance. »

Cela étant, l’EMA a rappelé la stratégie de la France au Sahel. Ainsi, l’objectif est que les États du G5 Sahel puissent avoir la « capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome ». Au niveau politique, elle repose sur une approche 3D, pour « Défense, Diplomatie et Développement. »

Le volet militaire « repose sur une stratégie zonale de résolution de crise, avec un effort concentré sur la région du Liptako-Gourma, tout en restant capable d’intervenir dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne en tant que de besoin », explique l’EMA. Et cela, dans un environnement à la fois rude et complexe, en raison de la diversité sociale et ethnique des populations.

« La complexité de cet environnement amène donc Barkhane à dépasser le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes, et à mettre en œuvre des actions ciblées regroupées sous trois objectifs distincts mais convergeant vers le même état final recherché », poursuit l’EMA.

Ces trois objectifs visent à réduire la menace terroriste et à entraver la liberté d’action des groupes jihadistes, à mettre ces derniers à portée des forces armées locales et de réduire leur influence via des actions civilo-militaires auprès des populations.

« Notre action auprès de nos partenaires suppose d’une part de les former, de les équiper et de les accompagner au combat. Elle suppose d’autre part de pouvoir les appuyer directement sur le terrain dans les domaines du renseignement, du commandement ou de l’appui aérien », souligne encore l’EMA.

Source : ZONE MILITAIRE - Crédit image AFP

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