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samedi 13 janvier 2018

Italie : Réduction de sa participation militaire en Irak, redéploiement envisagé au Niger et Sahel

Depuis la réunion relative à la force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), organisée à La Celle Saint-Cloud le 13 décembre 2017, la presse transalpine, s’interroge sur les modalités  d’un possible envoi de militaires italiens au Niger. Une idée qui, apparemment, était depuis longtemps dans les tuyaux et qui avait été jusqu’alors démentie à plusieurs reprises par Rome.

À l’occasion d’une visite à bord du pétrolier-ravitailleur Etna, qui participe actuellement à l’opération européenne EUNAVFOR « Sophia », menée contre les trafics d’êtres humains en Méditerranée centrale, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, a de nouveau confirmé l’envoi d’un contingent au Niger.

« 2017 a été l’année de la défaite militaire de Daesh (État islamique ou EI) qui ne contrôle plus un territoire en tant qu’État. Dans cette bataille, l’Italie a joué un rôle important. Avec 1.400 soldats, nous sommes la deuxième force en Irak et maintenant que Mossoul a été libérée, notre contribution se limitera à la consolidation [des acquis] dans ce pays », a expliqué M. Gentiloni.

Aussi a-t-il proposé de redéployer une partie des militaires italiens actuellement présents en Irak vers le Niger dans « les mois à venir » car «nous devons continuer le travail, en concentrant notre attention et nos énergies sur la menace des trafiquants et du terrorisme au Sahel.»

« C’est la proposition que le gouvernement fera au Parlement pour une mission visant à vaincre la traite des êtres humains et le terrorisme », a ajouté M. Gentiloni. A priori, les députés italiens auront à se prononcer avant le printemps prochain, c’est à dire avant les élections législatives qui devront être convoquées, au plus tard, le 20 mai 2018.

Selon l’agence Ansa, une délégation italienne a déjà été envoyée à Niamey, où sont déjà déployés des miliaires français, allemands et américains, pour examiner les détails de ce déploiement annoncé. Le chef d’état-major italien, le général Claudia Graziano, a précisé qu’il est question d’envoyer « quelques centaines d’hommes » au Niger après le vote du Parlement. « Ce ne sera pas une mission de combat », a-t-il dit. « Notre contingent sera chargé de former les forces nigériennes et de les rendre capables de lutter efficacement contre le trafic de migrants et le terrorisme », a-t-il ajouté.

Interrogé par le quotidien Il Fatto Quotidiano, Jean-Pierre Darnis, responsable du programme de recherche Sécurité et Défense de l’Istituto Affari Internazionali, voit une autre raison à cette implication de l’Italie au Sahel. Selon lui, il s’agirait aussi pour Rome de prendre part à « la revitalisation de la politique européenne de défense » pour laquelle la France et l’Allemagne sont très actives.

Source: Zone Militaire

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mercredi 10 janvier 2018

Armée de l'Air : Bientôt un A 400 M Atlas capable de ravitailler les avions de chasse en vol

La France a reçu, le 22 novembre 2017, son 12e avion de transport A 400 M « Atlas », à savoir le MSN62, sur les 50 qu’elle a commandés. La Direction Générale de l’Armement (DGA) vient de l’annoncer via un communiqué diffusé ce jeudi. Cet appareil rejoindra la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy d’ici les prochains jours.

Par rapport aux précédents A 400 M livrés par Airbus, le MSN 62 est le premier à être doté de 2 nacelles permettant de ravitailler en vol les avions de combat (et, plus généralement, les appareils à voilure fixe).

« Les autres avions de la flotte seront progressivement dotés de cette capacité lors de campagnes de "rétrofit" », précise la DGA dans son communiqué.

L’an passé, à la même époque, Airbus avait indiqué avoir procédé à des essais de ravitaillement en vol entre deux A 400 M.

En configuration « ravitailleur », l’Atlas a une capacité d’emport de 63.500 litres de carburant, voire près de 78.000 litres si deux réservoirs supplémentaires lui sont ajoutés. Le débit, via l’une ou l’autre nacelle, est d’environ 1.500 litres par minute.

Cela étant, l’A400M n’est toujours pas en mesure de ravitailler les hélicoptères en vol, à cause de turbulences créées par son déplacement et ses stabilisateurs horizontaux. Le retard pris dans le développement de cette capacité a conduit le ministère des Armées à commander 4 avions de transport C-130J (dont deux en version ravitailleur).

Toutefois, en juin 2016, une solution consistant à utiliser un tuyau à la fois moins rigide et plus long (mais avec un diamètre plus petit pour le faire loger dans le pod Cobham) semblait prometteuse. Mais depuis, on ignore où en sont ces travaux.

Source : Zone Militaire 


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dimanche 7 janvier 2018

France - Egypte : Renforcement de la coopération militaire, armement, lutte antiterroriste...

En novembre 2017, l’Égypte a connu l’attentat le plus meurtrier de son histoire avec l’attaque de la mosquée soufie de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, au cours de laquelle 305 personnes ont perdu la vie sous les balles d’une quarantaine de jihadistes appartenant probablement à la branche égyptienne de l’État islamique.

Un mois plus tôt, un convoi de la police égyptienne avait été attaqué à moins de 200 kilomètres au sud-ouest du Caire par un groupe islamiste. Au moins 35 policiers furent tués.

Ces deux évènements récents illustrent les défis sécuritaires que l’Égypte doit relever, avec, en prime, une situation en Libye qui complique la donne. La priorité est donc d’éviter une déstabilisation de ce pays, laquelle aurait des conséquences pour l’ensemble de la région, voire au-delà.

D’où la levée, en 2015, des restrictions sur la livraison d’armes aux forces égyptiennes décidées par l’administration Obama après la destitution du président Mohamed Morsi deux ans plus tôt (et son remplacement par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi), de l’implication plus grande de la Russie et le soutien indéfectible de Paris au Caire.

La coopération militaire entre la France et l’Égypte est ancienne, avec notamment la mise en place d’une Commission militaire armement stratégie franco-égyptienne (CAMAS) et l’organisation régulière d’exercices conjoints.

« Le plan annuel de coopération de défense entre l’Égypte et la France comporte aujourd’hui plus de 70 actions de coopération. Il englobe tous les aspects propres aux relations de défense, que ce soit en matière de formation et d’échanges, d’exercices, d’équipements ou de dialogue stratégique », fait ainsi valoir le Quai d’Orsay.

Ces deux dernières années, sous l’impulsion de Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense passé depuis aux Affaires étrangères) cette coopération franco-égyptienne a pris un nouvel élan, avec la signature d’importants contrats d’armement (24 Rafale, 2 Bâtiments de projection et de commandement, 1 frégate multi-missions, 4 corvettes Gowind et 1 satellite de communication militaire).

Ces excellentes relations militaires (mais pas seulement) entre la France et l’Égypte s’expliquent par le fait que ces deux pays ont des intérêts communs, dont la lutte contre les groupes terroristes. Sur ce point, le règlement de la crise libyenne est primordiale.

« Nous ne pouvons laisser prospérer à la frontière égyptienne, aux portes de l’Europe, une instabilité dont profitent les terroristes et les trafiquants en tous genre », expliquait, en juin dernier, M. Le Drian.

Cela étant, il est question d’aller plus loin. À l’occasion d’une visite, au Caire, de Florence Parly ministre des Armées, le président Abdel-Fattah al-Sissi a affirmé que son pays « aspire à à développer des liens militaires avec la France dans la période à venir. »

Selon la présidence égyptienne, lors de cet entretien, M. Al-Sissi a « souligné l’importance d’une coordination continue et d’une consultation intensive entre les deux pays sur plusieurs questions d’intérêt bilatéral dans la période à venir ».

Toujours d’après la même source, Mme Parly a souligné « l’importance que Paris donne au renforcement du partenariat entre la France et l’Égypte dans tous les domaines, particulièrement dans ceux de la sécurité et de la défense. »

Ce partenariat militaire pourrait prendre la forme de nouveaux contrats d’armement. Selon La Tribune, Le Caire envisagerait la commande d’un nouveau lot d’avions de combat Rafale (12 ou 24, le nombre fait toujours l’objet de discussions) et de deux corvettes Gowind supplémentaires. Quant aux facilités de paiement demandées par l’Égypte, ce ne serait plus un problème. « Bercy ne bloque plus les négociations à la demande de l’Elysée », a en effet écrit le journal.

L’attentat contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait l’objet d’une revendication par un groupe appelé « Harakat Abna Yeshua » (Mouvement des fils de Jésus), jusqu’alors inconnu. Mais les analystes estiment qu’il s’agit d’une manipulation de l’EI afin de dresser chrétiens et musulmans les uns contre les autres

Source : Zone Militaire

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vendredi 5 janvier 2018

Armement : NANO NOXCERA, un blindage plus résistant et deux fois plus léger

Avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), via le dispositif RAPID, et en partenariat avec le CTTC (Centre de transfert de technologies céramiques) de Limoges, la PME française Marion Technologies a mis au point un procédé de fabrication qui, appelé « NANO NOXCERA », permet de produire des blindages 20% plus résistants par rapport aux standards actuels du marché tout en étant deux fois plus légers.

Présentée lors du dernier forum DGA Innovation, NANO NOXCERA s’appuie sur les nanotechnologies et allie deux innovations « majeures. »

La première porte sur la production d’une poudre céramique à base de carbure de bore, de taille nanométrique. Les propriétés de ce matériau se rapprochent de celles du diamant, du moins pour ce qui concerne sa dureté. « Plus le grain est fin, plus la dureté, ‘propriété naturelle’ de cette matière est préservée », explique la DGA.

La seconde innovation fait appel à un procédé appelé « frittage flash », que maîtrisent le CTTC et le laboratoire de recherche « Science des procédés céramiques et de traitements de surface » (SPCTS) de l’Université de Limoges.

Avec ce procédé, la poudre de carbure de bore est consolidée par un courant pulsé de haute intensité, tout en étant soumise à une haute pression et à une température de 1.600°C. « La matière est transformée vingt fois plus vite qu’avec un procédé standard », souligne la DGA. Et d’ajouter : « Le matériau produit est nano-structuré, c’est à dire que ces grains de très petite taille lui procurent une dureté et une résistance améliorée, ce qui est particulièrement intéressant pour les applications en blindage. »

Cette innovation a des applications militaires évidentes. Mais pas seulement car elle peut aussi intéresser l’industrie nucléaire pour la mise au point de barres neutroniques.

Source : Zone Militaire


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mercredi 3 janvier 2018

Soldes des militaires : Les ratés de Louvois ont atteint des surcoûts de plus de 145 millions d’euros...

Peu après avoir été mis en service pour le paiement des soldes des militaires de l’armée de Terre et de la Marine nationale, le Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (Louvois) fit rapidement parler de lui par ses multiples dysfonctionnements de deux types.

Ainsi, soit le militaire ne touchait que partiellement sa solde (quand elle lui était effectivement versée), ce qui le plongeait dans de lourdes difficultés financières, soit il percevait une somme plus élevée que prévue, ce qui le mettait en porte-à-faux avec l’administration fiscale et les organismes sociaux, avec à la clé des impôts plus lourds et des prestations sociales retirées.

Alors que un nouveau logiciel – Source Solde – est en cours de développement sous l’égide de la Direction générale de l’armement (DGA), le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin, avait estimé, lors de son passage devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, en octobre, que la crise de Louvois était désormais « sous contrôle ».

« Aujourd’hui, 97% des soldes calculées (sur 180.000) et versées chaque mois l’ont été en utilisant Louvois, sans avoir à effectuer des corrections », avait indiqué le SGA avant de préciser que « les difficultés potentiellement dommageables ne concernaient plus que « seulement 0,2% des soldes. »

Reste que ces dysfonctionnements de Louvois ont généré des surcoûts, ne serait-ce que pour renforcer les équipes du Commissariat des armées et des Centres d’expertise des ressources humaines et de la solde (CERHS) de Nancy pour l’armée de Terre et de Toulon pour la Marine nationale.

Il est assez compliqué d’avoir une idée précise du niveau de la perte financière subie par le ministère des Armées à cause de ce logiciel… Toutefois, les sénateurs Joël Guerriau et Gilbert Roger, rapporteurs pour avis pour le « Soutien de la politique de la défense », ont avancé quelques chiffres.

« Le montant total des surcoûts induits par les dysfonctionnements du logiciel est d’environ 145 M€ depuis 2013. Ce surcoût est lié à des renforts en personnel et à de l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans divers organismes, afin de fiabiliser le paiement de la solde », indiquent-ils dans leur rapport. Et de préciser que cela n’inclut « ni le montant des indus non recouvrés, ni le coût du programme Source Solde. »

À cette somme, il faut ajouter le coût initial Louvois (études, acquisition, assistance), lequel est « estimé à environ 80 M€, y compris les charges de personnel. » Ce qui fait grimper la note à 225 millions d’euros.

En outre, 15% des indus ont été abandonnés parce qu’ils n’avaient pas été « justifiés clairement ». Et ce sont 80 millions d’euros de plus qui viennent ainsi alourdir la note.

Cela étant, ces chiffres ne prennent pas en compte le coût moral qu’ont eu à supporter les militaires et leurs familles…

Source : Zone Militaire

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La FNCV vous souhaite une très bonne année 2018 ;-)


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lundi 1 janvier 2018

Sécurité : 139.400 personnes mobilisées pour le réveillon de la Saint-Sylvestre

Gendarmes, policiers, militaires de l'opération «Sentinelle»... Un important dispositif est déployé sur l'ensemble du territoire au soir des festivités du 31 décembre 2017, en particulier sur les lieux de rassemblement et dans les infrastructures de transports publics.

Branle-bas de combat dans les rangs des forces de l'ordre à la veille de la Saint-Sylvestre: au total, pas moins de 139.400 hommes et femmes seront mobilisés pour assurer le bon déroulement des festivités sur l'ensemble du territoire. 

«Pour assurer la sécurisation du 31 décembre, ce sont 56.000 policiers, 36.000 gendarmes et 7.000 militaires de l'opération «Sentinelle» et 39.800 sapeurs-pompiers, sapeurs-sauveteurs et démineurs», détaille le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a piloté ce vendredi une «réunion d'état-major» avec les patrons de la police et de la gendarmerie afin de «faire le point sur les mesures de sécurisation spécifiques».

 Source : le Figaro.fr

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BONNE ANNÉE A TOUS

La FNCV, son président, et toute l'équipe d’animation Internet vous souhaite une bonne année et vous présente ses meilleurs vœux pour 2018.

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vendredi 29 décembre 2017

Finances publiques : Coup de gel sur le budget des Armées 2018-2022

Il y a des sujets autrement plus importants qu’un séjour présidentiel au château de Chambord qui mériteraient de faire l’objet d’une polémique…

Ainsi en est-il, par exemple, des 700 millions d’euros du budget des armées encore gelés par le ministère de l’Action et des Comptes publics, ou encore de l’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022, examiné par les députés le 15 décembre 2017 au soir.

L’un des premiers à avoir mis en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices de ce texte pour les Armées est le député (LR) François Cornut-Gentille. Lors de son intervention en commission élargie, lors de l’examen des crédits de la mission « Défense » pour 2018, le parlementaire avait interpellé Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce point.

« L’article 14 du projet de loi de programmation des finances publiques gèle le reste à payer pour les années à venir au montant de celui de 2017 soit environ 100 milliards pour l’Etat, dont 50 milliards pour le ministère des armées dont 35 milliards pour le seul programme 146 [équipement des forces, ndlr]. Dans ces conditions, la modernisation des équipements militaires au cœur de la prochaine loi de programmation militaire risque d’être sérieusement mise à mal. En effet, les équipements militaires obéissent à une logique pluriannuelle incompatible avec le couperet » de ce texte, avait prévenu M. Cornut-Gentille.

« La stricte mise en œuvre de l’article 14 ne risque-t-elle pas d’entraîner le retour des fameuses sociétés de projet ou d’autres types d’achat en leasing, au final plus coûteux que l’acquisition patrimoniale ? », s’était en outre inquiété le député de la Haute-Marne.

Interrogée, plus tard, sur cet article 14 par les sénateurs, Mme Parly avait admis que « s’il devait devait être appliqué de manière unilatérale au seul ministère des Armées, ce serait évidemment un frein majeur à la modernisation des équipements. » Et d’assurer qu’elle serait «extrêmement attentive à ce que ne soit pas le cas et que la capacité d’engagement du ministère dont les programmes d’équipement s’étalent sur un grand nombre d’années soit préservée. »

Seulement, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, ne l’entend pas de cette oreille. Si les sénateurs ont exclu le ministère des Armées de cet article 14, le gouvernement a en effet soumis au vote l’amendement n°45 pour rétablir ce texte dans sa version initiale.

« Cet article vise avant tout à assurer une meilleure transparence et information du Parlement. Il concerne l’ensemble du budget général de l’État et ne cible aucune mission en particulier. Exclure les investissements du ministère des armées (sauf la mission ‘Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation’) aurait par conséquent peu de sens », est-il avancé dans cet amendement. Peu de sens, vraiment?

Poids lourd de la majorité et président de la commission de la Défense, le député Jean-Jacques Bridey a croisé le fer quand cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, le 15 décembre.

Sans remettre en cause l’objectif de contenir la hausse des « restes à payer », M. Bridey a toutefois fait remarquer que le mécanisme imaginé pour les limiter « fait cependant peser plusieurs risques sur la prochaine loi de programmation militaire. »

Parmi ces risques, le président de la commission de la Défense a cité une gestion plus difficile « des aléas inhérents aux programmes d’armement », un « effet de ciseaux » et un « plafonnement des restes à payer, qui pourrait inciter à recourir à des stratégies de contournement », avec le retour possible des « sociétés de projets envisagées dès 2015 pour s’exonérer des contraintes budgétaires ».

S’agissant plus particulièrement de « l’effet de ciseaux », M. Bridey a rappelé que, selon la volonté du gouvernement, il « suffirait que les autorisations d’engagement d’autres ministères soient couvertes par des crédits de paiement pour redonner des marges de manœuvre au ministère des armées. » Or, a-t-il demandé, « est-il bien raisonnable de soumettre la programmation de la défense nationale à la rigueur d’autres ministères, ou de prendre par exemple le risque d’une remise en cause très rapide de ce plafond s’il se révélait intenable? »

Enfin, le député a souligné un risque « plus paradoxal ». Alors que cet article 14 est « vendu » comme étant un élément de bonne gestion, « le plafonnement trop rigide des restes à payer pourrait empêcher la réalisation d’économies d’échelle dans le cadre de commandes globales », a-t-il dit.

« L’amendement du gouvernement présente donc un risque sérieux de remise en question de nos ambitions stratégiques telles qu’elles ont été élaborées de manière consensuelle dans la récente revue stratégique et telles que nous aurons à les traduire prochainement lors de nos débats sur la programmation militaire », a ensuite conclu Jean-Jacques Bridey.

Mais ses arguments n’ont pas été entendus… et l’article 14 a été rétabli dans sa version initiale. Ce qui a fait réagir le député Cornut-Gentille. «Cinglant camouflet infligé cette nuit par Bercy au ministère des Armées via la loi de programmation des finances publiques : la majorité LREM a privé la future loi de programmation militaire de tout levier budgétaire », a-t-il dénoncé via Twitter.

« En intégrant la Défense dans le plafonnement des restes à payer, Bercy prive Florence Parly de la capacité à lancer de nouveaux programmes pour moderniser les équipements de la Marine nationale, de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air. On comprend mieux la priorité donnée au MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr] », a encore ironisé le député de la Haute-Marne.

Avec la coupe de 850 millions d’euros faite cet été dans le programme 146 « Équipements des Forces », les 700 millions d’euros encore gelés (et qui concernent le même programme) et l’adoption de cet article 14 de la LPFP, cela fait beaucoup en si peu de temps pour le ministère des Armées, que l’on croyait pourtant prioritaire.

Source : Zone Militaire

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mardi 26 décembre 2017

Sahel : Force conjointe G5, la France demande d'aide logistique à l'ONU

La France va demander une aide logistique de l’ONU en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel

En juin 2017, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies adopta une résolution pour affirmer son soutien à la Force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso), appelée à conduire des opérations anti-terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Mais ce n’était qu’un minimum. En effet, Paris avait proposé un premier projet de résolution plus ambitieux, lequel souhaiter placer les opérations de cette force conjointe sous un mandat de l’ONU pour « utiliser tous les moyens nécessaires » afin de « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes » dans la BSS. » Il était aussi question de charger le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, d’établir un rapport sur un soutien logistique et financier à cette initiative du G5 Sahel.

Seulement, devant les réticences de Washington, peu enclin à mettre la main à la poche, Paris dut amender son projet. Exit, donc, le mandat de l’ONU. Quant à M. Guterres, il lui était demandé de seulement rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération » pour la mise en place de cette force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Depuis, les lignes ont un peu bougé, dans la mesure où, après l’embuscade qui a coûté la vie à 4 militaires américains au Niger, les États-Unis ont débloqué une enveloppe de 60 millions de dollars pour financer la FC-G5S, dont le budget de fonctionnement annuel est estimé à 423 millions d’euros.

En outre, avec l’appui de Barkhane, la force conjointe a pu mener sa première opération dans le secteur dit des trois frontières, au début du mois de novembre.

Peu avant, M. Guterres avait recommandé d’apporter un soutien accru à la FC-G5S. « Je tiens à souligner qu’il est beaucoup plus risqué de ne pas appuyer la Force conjointe que de l’appuyer compte tenu de l’ampleur des problèmes auxquels se heurte la région. La communauté internationale, a la responsabilité collective de ne pas laisser cette importante initiative échouer. Je renouvelle donc mon appel aux membres du Conseil de sécurité et à la communauté internationale tout entière à soutenir les États membres du G5 Sahel dans cette entreprise capitale », avait-il écrit.

D’où une nouvelle initiative de la France. Selon un nouveau projet de résolution cité par l’AFP, Paris demande à M. Guterres de conclure « au plus vite » un « accord technique entre l’ONU et les Etats du G5-Sahel pour fournir un soutien logistique et opérationnel via la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali]. »

La diplomatie française justifie cette demande en mettant en avant que les « activités d’organisations criminelles et terroristes dans la région du Sahel constituent une menace à la paix et la sécurité internationales. »

Pour lever d’éventuelles nouvelles réticences des États-Unis, qui cherchent à limiter l’implication des Nations unies dans les opérations internationales pour des raisons budgétaires, le projet français de résolution précise que cette aide logistique et opérationnelle ne coûtera rien et qu’elle sera « temporaire », c’est à dire qu’elle durera le temps nécessaire pour la FC-G5S soit autonome. Sur ce point, l’on peut émettre quelques réserves au regard des déficits capacitaires que cette dernière aura à combler.

« Le fait que les États membres du G5 Sahel manquent de matériel et n’aient pas les capacités voulues pour mobiliser des ressources freine leur aptitude à préparer la Force conjointe et à la rendre opérationnelle. Le matériel et les capacités continuent d’être largement insuffisants », avait ainsi souligné M. Guterres dans son dernier rapport.

Et de citer le manque de « matériels nécessaires pour établir une compagnie mécanisée légère dans chacun 7 sept bataillons », de capacités de renseignement et de reconnaissance, d’infrastructures d’information et de communication interopérables, d’équipements de protection individuelle, de moyens de transport aériens et terrestres et de « capacités médicales et d’évacuation sanitaire primaire ».

Quoi qu’il en soit, le projet de résolution français indique que ce soutien logistique et opérationnel « fera l’objet d’une compensation financière totale pour les Nations unies » et qu’il consistera à fournir à la FC-G5S du carburant, de l’eau et des des rations alimentaires ainsi qu’une aide matérielle et technique uniquement lorsqu’elle opérera au Mali.

En outre, il est précisé que cette aide ne devra pas porter préjudice aux opérations menées par la MINUSMA.

« Les options prévues en matière d’appui bénéficieraient aux activités de la MINUSMA, étant donné que la Mission à elle toute seule ne peut pas faire face aux multiples menaces qui pèsent sur le Sahel, dont un bon nombre dépassent son champ d’évolution géographique et le cadre de son mandat principal, mais ont des conséquences directes sur sa sécurité et ses activités », avait souligné M. Guterres. « La MINUSMA et la Force conjointe sont complémentaires. En contribuant à la stabilisation de la sécurité dans la région, l’appui de l’ONU à la Force conjointe, notamment par l’intermédiaire de la MINUSMA, faciliterait plutôt qu’il ne compromettrait le mandat de la Mission », avait-il plaidé.

Cette nouvelle initiative diplomatique française survient alors que le président Macron a annoncé la tenue d’une réunion internationale, le 13 décembre, à Paris, afin « d’accélérer le déploiement » de la FC-G5S qui, selon lui, « ne se fait pas assez vite » alors que « les terroristes ont enregistré des victoires militaires et symboliques notamment au Niger ».

« Ce sera une accélération du calendrier de soutien à la force et du calendrier. Nous voulons amplifier cette force en termes d’effectifs militaires et de moyens » car « il est urgent de renverser la tendance », a fait valoir M. Macron.

Cette réunion sera suivie par une conférence des donateurs qui doit permettre de boucler le budget de fonctionnement de cette force. À cette occasion, et selon une source diplomatique française, l’Arabie Saoudite pourrait proposer un chèque de 100 millions de dollars.

 Source : Zone Militaire -  Photo: Ministère des Armées

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samedi 23 décembre 2017

Niger : Une vingtaine de Jihadistes mis hors de combat par les Mirage français...

Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.

Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.

Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissensions internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».

Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques-suicide au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.

Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.

En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.

Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.

« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.

Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.

La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.

Source : Zone Militaire - Photo: Armée de l'Air

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jeudi 21 décembre 2017

Chammal : Les opérations aériennes françaises vont se poursuivre contre Daesh...

Les opérations aériennes françaises devraient continuer au Levant, même après la fin du « califat » de l’EI

Entre les missions ponctuelles de police du ciel menées au profit des États baltes, les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Levant), les vols de reconnaissance régulièrement effectués en Libye et la protection de l’espace aérien français (sans oublier les missions quotidiennes de service public), l’armée de l’Air est très sollicitée, au point que cela provoque une accumulation de « déséquilibres organiques ». Et le « risque d’un effondrement est réel », selon son chef d’état-major (CEMAA), le général André Lanata.

D’autant plus que désormais, des opérations comme Chammal et Barkhane s’inscrivent dans le temps long. Et se pose donc la question de la «capacité à durer», c’est à dire à tenir la distance. C’est la raison pour laquelle le général Lanata plaide pour maintenir le nombre d’avions de combat en ligne à 215, alors qu’il était jusqu’à présent prévu de n’en compter que 185 en 2021, après le retrait en service des Mirage 2000N et des Mirage 2000C.

Pour redonner du potentiel (le CEMAA parle de « réparer le présent »), il faudrait moins d’engagements. Et au vu de la situation actuelle, on ne tend pas vers cela… Pourtant, il pourrait être envisagé de réduire l’effort en Syrie et en Irak, étant donné que le califat proclamé par l’État islamique (EI ou Daesh), vit certainement ses dernières semaines, surtout après la défaite des jihadistes à Deir ez-Zor (ville reprise par les forces syriennes, aidées par la Russie) et al-Qaim (désormais sous contrôle des troupes irakiennes, appuyées par la coalition dirigée par les États-Unis).

Ainsi, la semaine passée, l’aviation française n’a effectué qu’une seule frappe en Irak, pour 39 sorties, essentiellement dédiées au renseignement et à la reconnaissance.

Mais tel n’est pas l’avis du général Lanata. « Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a-t-il expliqué aux députés de la commission de la Défense.

Et le CEMAA d’ajouter : « C’est du moins l’expérience que nous avons faite sur les théâtres d’opérations précédents en Afghanistan comme au Mali. Il s’agit d’une phase essentielle aux opérations militaires car elle conditionne souvent la reprise du processus politique et diplomatique. Il ne faut donc en sous-estimer ni l’importance, ni la complexité. »

Par ailleurs, le général Lanata est revenu sur l’environnement complexe dans lequel doivent évoluer les aviateurs (mais aussi les marins de la chasse embarquée).

« L’imbrication des forces au sol est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l’étau se resserre sur Daech en Syrie. Il en est de même dans les airs. Les avions de la coalition évoluent désormais quotidiennement dans un mouchoir de poche à proximité des Sukhoï russes et des Mig syriens, tout cela au cœur des systèmes de défense sol-air des forces armées russes et syriennes », a expliqué le CEMAA. Aussi, selon lui, «ceci illustre la complexité de la situation.»

Le général Lanata fait le constat que les forces aériennes ont produit des effets militaires décisifs contre Daesh. Seulement, a-t-il ajouté, il en «résulte mécaniquement que les espaces aériens dans lesquels nous opérons sont de plus en plus contestés : moyens de défense sol-air et chasseurs de dernière génération sont au cœur de l’engagement des forces de part et d’autre.» Et c’est une «réalité avec laquelle nous allons devoir compter sur nos théâtres d’opérations», a-t-il estimé.

Enfin, le CEMAA a aussi fait le constat que « l’enjeu du contrôle du terrain est lié en réalité à celui du contrôle de l’espace aérien face à des rivaux disposant de capacités symétriques aux nôtres ». Et les rivaux dont il est question sont les forces aériennes russes et syriennes pour le cas du Levant. « Dans un conflit de type symétrique, soit vous disposez des instruments de suprématie aérienne et vous avez une chance de l’emporter, soit vous ne les avez pas et vous êtes certain de perdre! Ceci est démontré historiquement », a-t-il fait remarquer aux députés.

Cela oblige donc les personnels de l’armée de l’Air, dont évidemment les équipages, à rester « au meilleur niveau, tant en termes d’équipements que de préparation opérationnelle, pour maîtriser des situations potentiellement conflictuelles et continuer de faire peser notre volonté par la voie des airs, sans tomber dans les pièges que ce type de situation pourrait engendrer du fait de la contraction des espaces de manœuvre », a fait valoir le général Lanata.      

Source : Zone Militaire

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mardi 19 décembre 2017

Disparition d'un militaire 13eme BCA : Garde à vue de Nordahl Lelandais prolongée...

Principal suspect dans l'affaire Maëlys, Nordahl Lelandais a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une enquête sur la disparition d'un jeune militaire survenue au printemps dernier à Chambéry.

Il est le principal suspect dans l'affaire de la petite Maëlys, disparue lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère, dans la nuit du 26 au 27 août. Il a même été mis en examen le 30 novembre dernier pour le meurtre et l'enlèvement de la fillette, âgée de neuf ans. Nordahl Lelandais a été placé en garde à vue lundi matin dans le cadre d'une deuxième enquête, portant sur la disparition d'un jeune militaire au printemps dernier à Chambéry. Si les deux affaires n'ont a priori aucun lien entre elles, toutes deux se déroulent dans un périmètre d'une trentaine de kilomètres seulement.

Incarcéré dans la prison iséroise de Saint-Quentin-Fallavier, il a été extrait pour être entendu à partir de 10h30 par les gendarmes de la section de recherche de Chambéry. Sa cellule et le domicile de ses parents où il vivait avant son incarcération, à Domessin en Savoie, ont été perquisitionnés et différents prélèvements réalisés, selon Le Dauphiné Libéré . Mardi matin, la juge d'instruction a prolongé sa garde à vue, nous rapporte une source judiciaire.

Arthur Noyer, 23 ans, a disparu dans la nuit du 11 au 12 avril dernier. Ce caporal du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA) avait passé une soirée en boîte de nuit avec des camarades dans le centre-ville de Chambéry. Puis avait décidé de rentrer seul à la caserne, située à Barby, à cinq kilomètres de là. «Il marchait le long de la route et n'avait plus de veste (...)», raconte un témoin à l'époque auprès de la presse locale. Il avait été vu pour la dernière fois vers 04h00 du matin alors qu'il faisait du stop dans une rue de Chambéry et avait ensuite disparu sans laisser de traces. Son téléphone s'était éteint vers 5H00 du matin.

Le caporal ne s'était pas présenté à son poste le lendemain. Le 13e BCA avait donc donné l'alerte et les gendarmes de Challes-les-Eaux avaient lancé un appel à témoins. Ils avaient déployé d'importants moyens pour les recherches comme des plongeurs pour sonder plusieurs plans d'eau autour de la ville. Sans succès. Le parquet de Chambéry avait finalement ouvert une enquête le 20 avril pour enlèvement et séquestration, huit jours après sa disparition.
Plusieurs éléments troublants

Huit mois après cette disparition, les enquêteurs s'interrogent aujourd'hui sur le rôle de Nordahl Lelandais. Plusieurs éléments les intriguent. À commencer par les téléphones portables des deux hommes qui ont borné dans la même zone le soir de la disparition, rapporte France Info. Un témoin aurait même vu l'ancien militaire de 34 ans dans cette fameuse boîte de nuit où Arthur Noyer a passé la soirée, selon Le Parisien . Une discothèque dans laquelle le suspect avait ses habitudes, confirme son ex-petite amie. Dès lors, les enquêteurs pensent que les deux hommes ont pu se croiser cette nuit du 11 au 12 avril. «Les deux téléphones se sont même déplacés ensemble», croit savoir France Info.

Toujours selon Le Parisien, les gendarmes s'interrogent aussi sur un autre élément troublant: pourquoi Nordahl Lelandais a-t-il longuement fait des recherches sur Internet pour savoir comment faire disparaître définitivement un corps? Selon une source à l'AFP, le suspect aurait fait ces recherches après la disparition du caporal Noyer. L'un était militaire, l'autre l'avait été en tant que maître-chien. Les enquêteurs vont également s'attacher à vérifier si les deux hommes se connaissaient et si oui, dans quel contexte.

On ignore encore à ce stade comment Nordahl Lelandais, déjà mis en examen pour le meurtre et l'enlèvement de la petite Maëlys, réagit face aux questions des gendarmes. Lui qui a toujours nié toute implication dans la disparition de la fillette de 9 ans doit désormais s'expliquer sur son emploi du temps durant cette nuit d'avril et ses étranges recherches Internet qu'il avait faites sur son téléphone et son ordinateur à la même époque. Depuis le début de sa garde à vue, son avocat Me Alain Jakubowicz n'a fait aucune déclaration.

Selon de nombreux témoignages dans les médias locaux, Arthur Noyer était un adulte «heureux et épanoui dans son bataillon», membre d'une «famille soudée». Avis de recherche placardés dans les rues de Chambéry, articles dans la presse locale et nationale... Pendant des mois, ses parents, Cécile et Didier Noyer, se sont démenés pour le retrouver. En vain. Après l'annonce de cette nouvelle garde à vue, tous deux se sont montrés prudents. «J'attends de voir ce que va donner l'enquête», a confié sa mère au Parisien . À l'époque, son père avait émis l'hypothèse d'un accident de la route dont l'auteur aurait voulu dissimuler sa victime.

Source : LeFigaro.fr

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samedi 16 décembre 2017

OPEX : Accélération du déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel

La Force conjointe du G5 Sahel va accentuer ses efforts mais les doutes sur ses capacités subsistent ...

Ce 13 décembre 2017, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un règlement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.

Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »

Source : Zone Militaire

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mardi 12 décembre 2017

PNOAP : Une base parachutiste de projection d'urgence à Toulouse

PNOAP, kezako ? Regrouper les moyens matériels et humains 

Toulouse, véritable carrefour de la brigade parachutiste depuis des années, a vu s’implanter au quartier Edme le pôle national des opérations aéroportées (PNOAP). Son objectif : regrouper au sein d’un même site les moyens matériels et humains nécessaires à une opération héliportée. 800 hommes, équipements compris pourront être projetés aux quatre coins du monde depuis la base toulousaine. A l’occasion de la visite du chef d’état-major de l’armée de Terre à Francazal, le général Collet à la tête de la 11e brigade parachutiste, nous explique l’importance de cet ambitieux pôle de projection.

Quel est l’objectif du PNOAP ?

Le pôle national des opérations aéroportées a pour ambition de regrouper sur le même site les moyens matériels et humains pour mener à bien une opération aéroportée, partout dans le monde, directement depuis la métropole toulousaine. Véritable base de départ pour la projection dans l’urgence des parachutistes de France, le quartier Edme à Francazal, pourra accueillir près de 800 hommes avec tout leur matériel, prêts à être projetés grâce notamment aux A400M. L’A400M nous offre en effet, des opportunités d’engagement supérieures. Son rayon d’action plus important, nous permet d’engager des opérations aéroportées depuis la France et jusqu’à 6 000 km.

Le PNOAP rassemblera sur le même site les moyens de commandement, les soutiens interarmées (SSA, DIRISI, SCA, SIMu, SEA..), l’appui à la projection et à la mise à terre (1er RTP), les moyens d’environnement immédiat des aéronefs de l’armée de l’Air, la formation (CFD LPA), l’entraînement (11e BP) et l’expérimentation (STAT).

Pourquoi choisir Francazal comme base de ce PNOAP ?

Toulouse a toujours été le centre névralgique et géographique de la brigade parachutiste. 

Francazal était une base aérienne jusqu’en 2010 et conserve une piste qui répond aux attendus. 

C’est aussi le quartier du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), spécialisé dans la livraison par air, qui consiste à acheminer et mettre à terre personnel et matériel depuis les aéronefs. Ce régiment de la brigade détient l’expertise de ce qui se passe dans la soute pour tous les types de largages. Il est pour la 11e BP, l’interface privilégiée avec l’armée de l’Air. Nous travaillons justement aujourd’hui, de concert avec l’armée de l’Air, pour adapter nos procédures en soute à l’arrivée des nouveaux aéronefs. 

Le quartier Edme avait la possibilité de renforcer et de densifier ses infrastructures pour accueillir les aéronefs nouvelle génération.

Le site est alors apparu comme une évidence.

L’implantation de ce pôle à haute valeur ajoutée, concrétise notre volonté de développer une synergie interarmées désormais indispensable, qui nous permettra d’être encore plus réactif et d’apporter une capacité d’intervention immédiate. 

Dès demain, nous pourrons engager la QRF TAP (quick reaction Force de l’échelon national d’urgence) en toute discrétion depuis le PNOAP, et avec le maximum d’efficience, en évitant les déplacements longs et fastidieux entre régiments et bases aériennes, incompatibles avec les délais restreints d’une alerte (concentration des moyens et liberté d’action).

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samedi 9 décembre 2017

Marine d'Outre Mer : Etat des moyens... Un 3ème PLG pour les Antilles...

Voici l’état de la situation en matière navale, selon l’état-major de la Marine.

Comme l’expliquait l’amiral Christophe Prazuck aux députés, le 26 juillet 2017, depuis 1982, « le format minimum pour chaque département ou territoire d’outre-mer » était composé de quatre bateaux par théâtre, soit « deux patrouilleurs, d’un bâtiment logistique – ce que l’on appelait auparavant bâtiment de transport léger (BATRAL) et que l’on appelle maintenant B2M – et d’une frégate de surveillance ».

Aujourd’hui, la situation se présente ainsi :

  • Nouvelle Calédonie : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 2 vieux patrouilleurs P400
  • La Réunion : 2 frégates de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Antilles : 2 frégates de surveillance, le Batral a désarmé en juin dernier - après avoir été déjà prolongé de trois ans - et ne sera remplacé par un B2M qu’ à l’été 2019. Il y a bien un « trou capacitaire ».
  • Tahiti : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Guyane : 2 nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) à faible tirant d’eau, qui ont remplacé les 2 P400. Avec ces conditions spécifiques (faible fonds, port en eaux peu profondes), la Guyane a des besoins spécifique et le retour d’expérience de ces nouveaux patrouilleurs est jugé «bon » par la Marine.

La ministre des armées a récemment annoncé la commande d’un troisième PLG pour les Antilles, où il arrivera en 2019.

A noter que, selon la Marine, « les B2M sont des bâtiments multi-missions avec une forte capacité logistique, très adaptés à des missions de ravitaillement. Ils remplacent les batral mais n’ont pas de capacité de plageage. C’est une série de quatre dont trois sont en service ».

La Marine rencontre des « difficultés » avec ses patrouilleurs : ils sont vieux et seront prochainement désarmés, alors que leurs successeurs, les Batsimar, se font attendre. « L’une de mes priorités est donc d’accélérer le programme « Bâtiment de surveillance et d’intervention », indiquait l’amiral Prazuck aux députés.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Défense


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jeudi 7 décembre 2017

France : Hommage national pour Johnny Hallyday « héros français »

Johnny Hallyday « héros français »

Après les hommages nombreux et unanimes mercredi ayant suivi l'annonce de la mort de la star, l'heure est désormais aux préparatifs d'une cérémonie d'adieu à la hauteur de celui que le président Macron a qualifié de « héros français ».

Après une journée de mercredi où toute la France en deuil a rendu hommage à la star nationale Johnny Hallyday, mort à 74 ans des suites d'un cancer du poumon dans la nuit de mardi à mercredi dans sa maison de Marnes-la-Coquette, près de Paris, sa proche famille devrait décider ce jeudi des détails de la cérémonie d’adieu.

Selon nos informations, cette cérémonie nationale pourrait prendre la forme d’un cortège funéraire qui descendrait samedi les Champs-Elysées avant une cérémonie en l'Eglise de la Madeleine.

Source : LeParisien.fr - Crédit photo image du clip vidéo 'Marie' (c) Johnny Hallyday

Ndlr : Pour cet artiste qui restera longtemps encore, en tant que tel, dans le cœur de bon nombre de Français, ne rentrons pas dans de vaines polémiques.
        Ecoutons simplement cette chanson : Marie...



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