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mercredi 2 mai 2018

Mali : Attaques jihadistes à Menaka. Une quarantaine de civils tués...

Le Mouvement pour le salut de l’Azawad, un groupe armé pro-Bamako, associé au GATIA (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés), a annoncé avoir appris « avec consternation l’assassinat de 43 personnes de la communauté Idaksahak lors de deux raids menés par des hordes de malfrats armés sur les campements d’Aklaz le 26 avril et Awakassa le 27 avril », dans la région de Menaka.

« Il y a eu 43 morts en deux jours, tous des civils, d’une même communauté », a confirmé un responsable tribal joint à Menaka par l’AFP. « Nos combattants sont en train de détruire leurs bases et les anéantir. Ils viennent s’en prendre gratuitement aux civils innocents », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga, a donné plus de précisions. « Les 26 et 27 nous avons eu deux attaques. Une au sud-est d’Andéramboukane, dans un endroit appelé Akliz, et le 27, une au nord-est d’Infoukaretane, dans un site appelé Wakasa. Pour la première attaque du côté d’Andéramboukane, on parle d’entre 6 et 9 tués. Et pour la seconde, les sources s’accordent à 31 tués, sur le site même, par des éléments supposés de l’État islamique, que tout le monde caractérise de ‘Peuls à moto' », a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par RFI.

Source : Zone Militaire

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dimanche 29 avril 2018

Armement : Quel avenir pour l'Arme blindée ?

L’avenir sera-t-il aux chars de combat autonomes ou pilotés à distance ?

L’auteur américain Norman Spinrad imagine des essaims de drones et des blindés autonomes redoutables qui surveillent et protègent des installations pétrolières. Aujourd’hui, de telles armes existent ou sont sur le point de l’être, grâce en particulier aux progrès de l’intelligence artificielle.

Ainsi, lors de récents salons dédiés à l’armement, plusieurs industriels ont présenté des drones de combat terrestre. Tel est le cas de l’estonien Milrem, dont le THeMIS – un engin chenillé de plus de deux tonnes – peut être doté d’un tourelleau télé-opéré Defender de FN Herstal.

Le groupe allemand Rheinmetall a développé le "Multi Mission Unmanned Ground Vehicle" , armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm et de deux lance-roquettes Panzerfaust 3. Et l’israélien Israel Aerospace Industries n’est pas en reste avec le RoBattle qui, pouvant être autonome, a été conçu pour des missions de renseignement, de surveillance, de protection et de reconnaissance armée. D’une manière générale, Israël a un coup d’avance dans ce domaine, avec les engins AvantGuard et Guardium.

Cela étant, ces drones de combat terrestre ont des dimensions relativement réduites (le Guardium est sans doute le plus imposant puisque sa hauteur peut être comparée à celle d’une personne). Et certains pays affichent l’intention d’aller encore plus loin dans ce domaine (même si elle en a le savoir-faire, avec Nexter et ECA, la France n’en fait pas partie…). Et cela d’autant plus que les prophètes qui avaient annoncé la fin des chars de combat se sont trompés. Il suffit de considérer la plupart des conflits actuels (sud-est de l’Ukraine, Yémen, Syrie…) pour s’en convaincre.

Ainsi, la Russie a indiqué qu’une version sans équipage de son dernier char de combat, l’Armata T-14, serait prochainement disponible. «L’élaboration des dispositifs nécessaires est actuellement en cours», a en effet déclaré, en septembre 2016, le général Alexandre Chevtchenko, alors directeur de la Direction des véhicules blindés au sein du ministère russe de la Défense. Et de préciser que les travaux visaient à « élaborer un système numérique qui serait capable de prendre des décisions de manière autonome en fonction de la situation. »

La Chine suit la même voie. Selon les médias chinois, l’Armée populaire de libération (APL) a diffusé des images d’un char T-59 (version locale du T-54/55 soviétique) dirigé depuis un poste de pilotage externe. « Un grand nombre de chars Type 59 retirés du service peuvent être convertis en véhicules sans pilote s’ils sont équipés d’intelligence artificielle » a expliqué Liu Qingshan, le rédacteur en chef de Tank and Armored Vehicle, au quotidien Global Times.

« Bien que les images montrent que la Chine peut piloter des chars à distance, de nombreux problèmes techniques doivent encore être résolus avant de pouvoir atteindre les mêmes capacités de combat que ceux mis en oeuvre par des équipages », a toutefois prévenu le journal chinois.

Aux États-Unis, l’US Army a lancé le programme Next-Generation Combat Vehicle (NGCV) afin de remplacer les blindés Bradley et les chars Abrams. Le véhicule de combat de la prochaine génération « doit être révolutionnaire » et « dix fois supérieur à notre flotte [de blindés] actuelle afin de garantir notre suprématie dans le futur », a récemment fait valoir le général Robert Abrams, le chef de l’US Army Forces Command. Pour l’armée américaine, il s’agit de faire face « à des menaces telles que le char russe T-14 Armata de la Russie » et aux «efforts de la Chine pour améliorer ses véhicules terrestres.»

« L’US Army a réalisé que la robotique allait être déterminante pour son succès dans l’avenir », avait expliqué, en février, le colonel William T. Nuckols, le chef du nouveau « Project Office for Maneuver Robotics and Autonomous Systems » du TRADOC (Training and Doctrine Command).

Aussi, dans le cadre du programme NGCV, il est prévu, dans la première phase, d’expérimenter trois démonstrateurs de véhicules, dont deux seront sans équipage. Pour autant, il ne serait pas question de « droniser » un char de combat. « Vous pouvez avoir la même capacité sur un véhicule de 25 tonnes et potentiellement avoir la même létalité qu’un Abrams », avait en effet confié le colonel Nuckols.

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 avril 2018

Marine nationale : La France, pour l'amiral PRAZUCK, seconde puissance maritime du monde...

La France, est-elle la deuxième puissance maritime du monde ?

Incontestablement, lors que l’on considère les moyens de l’US Navy et de l’US Coast Guard ainsi que l’étendue de leur zone économique exclusive (ZEE), les États-Unis constituent la première puissance maritime du monde. Mais qui est la seconde ?

Pour l’amiral Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), la France occuperait la seconde position. Devant la Chine, qui étoffe chaque jour davantage ses forces navales (ces dernières ont mis en service, rien qu’en 2016, 25 nouveaux navires).

Certes, avec une zone économique exclusive (ZEE) de près de 11 millions de kilomètres carrés (la seconde du monde, derrière celle des États-Unis), la France est incontestablement un pays à vocation maritime. Cela étant, cela suffit-il pour dire qu’elle est la « seconde puissance maritime » à l’échelle mondiale, sachant que la souveraineté sur un domaine maritime ne vaut que si on est en mesure de la faire respecter?

En tout cas, l’on prendrait moins de risque à dire que la Marine nationale est la « première » d’Europe. Encore que, cela fait aussi débat.

« De nombreuses personnes se sont demandé si j’avais eu raison de dire que la marine française était la première marine européenne », a ainsi admis l’amiral Prazuck, lors de sa dernière audition devant les députés de la commission de la Défense nationale.

Qu’en sera-t-il en 2025, c’est à dire à la fin de la Loi de programmation militaire, actuellement discutée au Parlement ? « Cela dépendra aussi des autres marines, en particulier de celle qui occupe la troisième place. Si elle donne un coup de reins… », a répondu le CEMM. Toutefois, a-t-il fait observer, il y a « de nombreuses façons d’établir un classement : par le nombre de bateaux, par le nombre de marins, par le tonnage… »

Aussi, l’amiral Prazuck se place sur le terrain des capacités et non du tonnage pour justifier son affirmation.

« Je retiens surtout l’extrême variété de compétences de notre marine nationale, du porte-avions à catapulte aux sous-marins, en passant par les forces spéciales et la chasse embarquée ou les hélicoptères de lutte anti-sous-marine. Cette variété de compétences ne se retrouve que dans la marine américaine, mais elle est dix fois supérieure en nombre à la marine française. Je me demande parfois comment nous arrivons à accomplir un tel exploit. Cela signifie, en tout cas, que nous avons des marins hors du commun », a-t-il fait valoir auprès des députés.

En outre, a continué l’amiral Prazuck, « nous sommes aussi présents sur tous les océans du monde, notamment grâce à nos départements, régions et collectivités d’outre-mer, et à nos partenaires brésiliens, indiens, australiens… ». Ce qui lui fait dire qu’une « telle présence dans le monde n’a pas d’équivalent ». Et d’insister : « Nous sommes une marine d’emploi, nous sommes à la mer, et nous sommes sur toutes les mers du monde. »

« D’autres marines disposeront-elles de cette variété de compétences et de déploiement en 2025 ? Ce pourrait être le cas de la marine chinoise qui lance son deuxième porte-avions et en annonce un troisième, équipé de catapultes électromagnétiques. Elle est présente dans l’océan Indien, en Méditerranée, dans l’océan Atlantique et dans le Pacifique », a toutefois reconnu le CEMM.

Cela étant, l’on pourrait ajouter à « cette variété des compétences et de déploiement » la capacité à innover, laquelle est une priorité de la prochaine LPM.

Sur ce point, a expliqué l’amiral Prazuck, « nous allons, grâce aux drones embarqués, accroître significativement les capacités de surveillance de nos bâtiments de surface. Grâce à l’intelligence artificielle, nous pourrons demain analyser la masse considérable d’informations maritimes pour mieux distinguer les trafiquants en tous genres et les bateaux au comportement suspect. Enfin, dans le domaine sous-marin, grâce aux véhicules autonomes, nous pourrons demain continuer à entrer dans les zones non permissives, par exemple des champs de mines qui pourraient sembler à première vue impossibles d’accès. »

Source : Zone Militaire

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mardi 24 avril 2018

Canada : Une camionnette renverse et tue dix piétons à Toronto !

Attentat au Canada ou erreur de pilotage... ?
Une camionnette renverse et tue 10 piétons, 15 blessés  !

La scène de crime semble interminable. À Toronto, sur près de deux kilomètres jonchés de cadavres, de débris et même d'une paire de chaussures abandonnées, une camionnette blanche a semé lundi la mort en pleine journée (aux alentours de 13h30) et en pleine ville, faisant dix morts et quinze blessés. «Cela va être une enquête compliquée, elle va être longue», a expliqué Peter Yuen, le chef-adjoint de la police de la ville, précisant que cette zone de Toronto sera «fermée» dans les prochains jours. Le chauffeur, qui a été interpellé, est âgé de 25 ans et originaire du nord de Toronto. Selon le chef de police de la ville, Mark Saunders, Alek Minassian a agi de manière «délibéré». Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a pour sa part écarté la piste d'une attaque contre «la sécurité nationale» en laissant entendre qu'il s'agissait d'un acte isolé.

Après le drame, plusieurs draps oranges étaient visibles au sol et au moins trois d'entre eux semblaient recouvrir des corps inanimés, selon un journaliste de l'AFP sur place. «La camionnette qui a renversé plusieurs piétons autour des rues Yonge et Finch de Toronto a été localisée et le chauffeur a été arrêté», a confirmé la police de la capitale économique canadienne.

«C'est un évènement très grave», a déclaré le ministre de la Sécurité publique. Les autorités avaient rapidement donné l'alerte sur Twitter, en évoquant une «fourgonnette blanche» ayant fait «huit à dix» blessés parmi des passants au nord du centre-ville de Toronto.

Sur des images reprises par les médias locaux, un homme de bonne corpulence, debout sur le côté de la camionnette fait face à un policier armé. «Il y avait un policier et l'homme avait une arme à la main, les deux pointant leur arme l'un sur l'autre», a raconté Carlos, un témoin sur la chaîne CTV News. L'homme est ensuite maîtrisé, puis menotté sur le capot de la voiture de police, avant d'être emmené. Le véhicule «écrasait tout, il a détruit un banc, (...) on peut voir exactement où il est passé à cause des traces de pneus», a décrit à la chaîne de télévision CP24 Jamie Eopni, un témoin. Le chauffeur «ne semblait pas réellement faire attention où il allait ou à ce qu'il faisait», a-t-il ajouté.

Camionnette à Toronto : la première déclaration de Justin Trudeau

À Ottawa, le premier ministre canadien s’est exprimé quelques minutes après qu’une camionnette ait percuté une dizaine de personnes à Toronto.

«À vive allure»

«J'ai vu une camionnette blanche monter sur le trottoir en écrasant des gens (...) projetés en l'air un par un, et (le chauffeur) roulait à vive allure», a ajouté un second témoin, Alex Shaker, à la chaîne de télévision CTV. La camionnette blanche de location ayant servi de véhicule bélier apparaît avec l'avant de la carrosserie défoncé, arrêtée sur un trottoir d'une grande artère de la ville entourée de véhicules de police. Des ambulances et des véhicules de police étaient déployés sur plusieurs centaines de mètres d'intervalles, et plusieurs personnes étaient évacuées sur des brancards, selon des images aériennes des télévisions canadiennes.

«J'ai entendu crier, hurler, je me suis retourné et j'ai vu cette camionnette descendre la rue», raconte Rocco Cignielli. «Le conducteur faisait des zigzags, sur le trottoir, sur la chaussée, il continuait à rouler.» Cet homme de 42 ans, qui travaille dans le service clients d'une enseigne commerciale, voit alors des blessés sur le sol: «On leur faisait des massages cardiaques, deux d'entre eux sont morts là, sous mes yeux».

Nana Agyeman-Badu, un chauffeur de 56 ans, vient quant à lui de déposer un client. Il voit la camionnette foncer vers le Sud, direction le centre-ville à une dizaine de kilomètres de là, où se tient une réunion ministérielle du G7, les sept pays les plus industrialisés. «J'ai d'abord pensé à une livraison, mais il allait très vite, sur le trottoir», se souvient-il. Il voit alors une femme se faire projeter par le véhicule-bélier contre un abribus, dont «les vitres éclatent en morceau et s'effondrent» sur la victime, inconsciente, continue cet homme qui se porte ensuite à son secours. Mais la camionnette poursuit sa course, «encore, et encore et encore».

«Je l'ai vu conduire comme un fou sur tous ces gens», lance un autre témoin, qui pense alors instantanément à «ce qui s'est passé à Londres, à Nice», où des attentats jihadistes ont fait de nombreux morts avec un mode opératoire similaire.

Le G7 de la Sécurité publique au même moment à Toronto

«Nos pensées sont avec tous ceux affectés», a déclaré le premier ministre Justin Trudeau devant la Chambre des Communes. «Mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés par cet évènement et avec les secouristes», a déclaré le maire de la plus grande ville canadienne, John Tory. «Pour le moment, nous n'avons pas connaissance de ce qui s'est passé ou de ce qu'il y a derrière», a-t-il ajouté. Arrivé à Toronto ce lundi soir, le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, a indiqué accueillir «avec gravité les événements» survenus un peu plus tôt.

Cet accident intervient alors que Toronto accueille une réunion des ministres de la Sécurité publique du G7, après avoir été l'hôte ce week-end de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada).

Source : LeFigaro.fr

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lundi 23 avril 2018

Guadeloupe : Une capitaine de gendarmerie abat un délinquant multirécidiviste...

... L'officier a été incarcéré parce qu'il n'était pas forcément en danger !

Le 11 mars 2018, dans le quartier de Dalciat, à Baie-Mahault [Guadeloupe] un véhicule circulant avec de fausses plaques d’immatriculation et plusieurs fois signalé lors de cambriolages et de vols avec violence, a été repéré par deux gendarmes qui se trouvaient à bord d’une voiture banalisée, près d’une station-service.

Quand les militaires – dont le capitaine commandant de la compagnie de gendarmerie de Baie-Mahault – se sont approchés pour interpeller le conducteur, ce dernier aurait refusé d’obtempérer.

La suite des faits est confuse : a-t-il foncé sur les gendarmes, qui se seraient sentis menacés ? En tout cas, le capitaine a ouvert le feu à 7 reprises et a touché mortellement le conducteur de la voiture suspecte, un délinquant multirédiviste originaire de Nice.

Comme il se doit en pareilles circonstances (et comme l’exige la procédure), l’officier a été placé en garde à vue, avant d’être rapidement libéré, la thèse de la légitime défense ayant été retenue. Du moins dans un premier temps.

En effet, plusieurs jours plus tard, et à l’issue d’auditions « plus poussées », la semaine passée, le capitaine de gendarmerie a été mis en examen pour homicide volontaire et écroué, afin de l’empêcher, semble-t-il, de faire pression sur ses subordonnés le temps de l’enquête.

Si une arme a bien été retrouvée dans la boîte à gants de la voiture du délinquant en question, les investigations de l’Inspection générale de la Gendarmerie, saisie par le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, ont remis en cause la version du capitaine. « Il n’était pas forcément en danger lorsqu’il a tiré », a expliqué une source « proche du dossier », citée par l’AFP.

L’homme abattu, âgé de 35 ans, était très bien connu de la justice, avec, a précisé le procureur de la République, huit condamnations « pour des affaires de stupéfiants, vol, recel, dans le sud », la dernière remontant à mars 2016. Il était donc en Guadeloupe « depuis pas très longtemps », a-t-il relevé.

Quant au capitaine mis en examen et incarcéré, il s’agit d’un jeune officier de 27 ans, passé par l' école militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan

Source : Zone Militaire

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samedi 21 avril 2018

Corée du Nord : Kim Jong Un annonce le fin des essais nucléaires et balistiques intercontinentaux...

La Corée du Nord annonce la fin de ses essais nucléaires

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques.

C'est une décision inattendue. La Corée du Nord a annoncé samedi la fin de ses essais nucléaires. "A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux", a déclaré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui a jugé que le site d'essais nucléaires avait "rempli sa mission", selon ses propos cités par l'agence officielle nord-coréenne KCNA. "Le Nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a ajouté l'agence.

Le démantèlement de l'arsenal nucléaire nord-coréen, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays, n'a pas été évoqué, en revanche.

Cette annonce intervient moins d'une semaine avant le sommet prévu entre Kim Jong Un et son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, qui préfigure un sommet historique qui devrait avoir lieu entre Kim Jong Un et Donald Trump, en principe début juin. Le président américain a immédiatement salué l'annonce de Kim Jong Un, y voyant "une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde". "Grand progrès! Hâte de participer à notre sommet"", a-t-il ajouté sur Twitter. De son côté, la Corée du Sud s'est empressée de saluer un "progrès significatif pour la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, que le monde attend".
Le Japon souhaite maintenir la pression

Le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a salué l'annonce nord-coréenne, "mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l'abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles, d'une façon vérifiable et irréversible", a-t-il dit. "Nous allons surveiller cela de près". Son ministre de la Défense, Itsunori Onodera, s'était prononcé peu avant pour un maintien d'une pression maximum sur Pyongyang. "Nous ne pouvons pas être satisfaits", du fait que, selon lui, la Corée du Nord n'a pas mentionné "l'abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée".

Sous la direction de Kim Jong Un, la Corée du Nord a fait des progrès rapides dans son programme d'armements, objet de multiples sanctions aggravées de la part notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Corée du Sud. Pour Daniel Pinkston de l'université Troy aux Etats-Unis, "il s'agit certainement d'une évolution positive". "C'est un pas nécessaire mais insuffisant quant au retour de la Corée du Nord à ses engagements précédents de non-prolifération" nucléaire, a-t-il dit à l'AFP.

Kim Jong Un a ajouté samedi qu'après avoir pratiqué une politique dite du "développement simultané", ou "byungjin", de l'armée et de l'économie, "le Parti tout entier et la nation tout entière doivent maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste". "Ceci est la nouvelle ligne politique stratégique du Parti", a déclaré le jeune dirigeant, cité par KCNA.

Source : LeJDD.FR - Europe1 (avec AFP)

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mercredi 18 avril 2018

OPEX : 22.500 heures de vol pour l'Armée de l'Air sur les théâtres d'opérations extérieures en 2017...

Comme en 2016, l’année 2017 aura été intense pour l’armée de l’Air. Ainsi, que ce soit au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane) et l’Europe de l’Est (mesures de « réassurance » de l’Otan), cette dernière a affectué au moins 22.500 heures de vol, ce qui correspond à plus de 3.800 missions. Et encore, ces chiffres de prennent pas en compte les sorties effectuées par les avions de transport, leur activité se mesurant en nombre de tonnes acheminées sur les théâtres d'opération Chammal, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie (base H5) et aux Émirats arabes unies (BA 104 d’al-Dhafra) ont assuré 1.581 missions contre l’État islamique (EI ou Daesh), soit 8.000 heures de vol. Au total, 424 munitions ont été tirées.

Pour rappel, l’année 2017 a notamment été marquée par les batailles de Mossoul, de Tal Afar, de Hawijah, de Tabqah et de Raqqa. Maintenant que l’organisation jihadiste a été considérablement affaiblie, du fait de la perte de la majeure partie des territoires qu’elle contrôlait l’activité « chasse » s’est réduite. Ainsi, selon le dernier compte-rendu des opérations, 26 sorties aériennes ont été assurées entre le 14 et le 20 mars et une seule frappe a été réalisé dans la région d’Abou Kamal, en Syrie.

Outre les Rafale, l’E3-F AWACS (commandement et contrôle) et le C-135FR (ravitaillement en vol), ponctuellement engagés dans l’opération Chammal, ont respectivement effectué 285 et 473 heures de vol au total.

Comme l’année précédente, le Sahel demeure le théâtre où l’armée de l’Air est la plus active, avec 2.140 missions, ce qui a représenté 13.500 heures de vol. Dans le détail, les 8 Mirage 2000 déployés sur ce théâtre sont intervenus à 189 reprises contre des groupes armés terroristes (GAT), pour des missions d’appui aérien rapproché, de démonstration de force et de frappes planifiées. Le document [.pdf] du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) qui donne ce bilan ne précise pas le nombre de munitions tirées.

Environ la moitié de ces 13.500 heures de vol ont été effectués par les 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper de l’escadron 1/33 Belfort, mis en oeuvre depuis Niamey, au Niger. Ces appareils sont restés en l’air pendant 5.700 heures (ou 237 jours) pour surveiller 5.260 objectifs au cours de 390 missions. De quoi alimenter la base de données « Fusion Opérationnelle de Renseignement Géospatial » (à ce sujet, le nombre de données traitées a bondi de 350% par rapport à 2016).

Quant aux avions ravitailleurs C-135FR, ils ont fourni 5.400 tonnes de carburant aux Mirage 2000 au cours de 350 missions (soit 1.900 heures de vol). Pour rappel, dans ce domaine, l’armée de l’Air bénéficie d’un soutien permanent fourni par les États-Unis et, dans une moindre mesure, l’Espagne.

Le bilan du CDAOA ne donne pas le détail de l’activité de l’aviation de transport. Si ce n’est qu’il y est précisé que 6.260 tonnes de fret ont été acheminés et que 40.000 militaires ont été transportés (soit 10.000 de plus qu’en 2016). L’activité des hélicoptères de l’armée de l’Air n’est pas non plus précisée, ni celle des C-160 Transal Gabriel, utilisés pour la collecte du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) et image (ROIM), si ce n’est qu’ils ont effectué 490 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Visiblement, les Transal Gabriel n’ont pas chômé en 2017 puisque l’un des deux appareils de ce type en service dans l’armée de l’Air a assuré deux campagnes de recueil de renseignement en Europe de l’Est, l’une à partir de la Roumanie (mer Noire), l’autre depuis la Lituanie (mer Baltique).

À noter qu’un E-3F Awacs a effectué 14 missions en Pologne et en Roumanie et que deux Mirage 2000D ont assuré trois sorties en mer Noire et en mer Baltique.

Le document du CDAOA, s’il précise évidemment le nombre de missions liées à la sûreté aérienne ou au service public (30 vies sauvées par les moyens SAR – Search & Rescue), ne donne pas le nombre d’heures de vol effectués au titre du soutien aux exportations (Soutex).

Source : Zone Militaire / Photo : Armée de l’air

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dimanche 15 avril 2018

Mali : Attaque contre les forces françaises et les casques bleus, au moins un mort, plusieurs blessés...

Les Casques bleus et la force Barkhane ont été la cible de tirs de roquettes et d'assaillants déguisés à bord de véhicules piégés, faisant au moins un mort.

Une attaque « sans précédent » contre les forces françaises

Le dernier bilan fait état d'un mort et d'une vingtaine de blessés. Des tirs de roquettes, des assaillants déguisés en Casques bleus montés à bord de véhicules piégés, des échanges de coups de feu : les camps de la Minusma et de la force Barkhane à Tombouctou ont été la cible samedi d'une attaque « sans précédent » qui a fait au moins un mort et une vingtaine de blessés. L'assaut s'est produit peu après 14 heures (GMT et locales) sur le site aéroportuaire de cette ville légendaire du nord du Mali où sont cantonnés des Casques bleus de la Minusma et des hommes de l'opération française Barkhane. Alors que les deux camps essuyaient une « dizaine de tirs de roquettes », des hommes portant des Casques bleus ont tenté de « s'infiltrer » dans la zone militaire à bord de deux véhicules piégés, a précisé dans un communiqué le ministère malien de la Sécurité.

L'un des véhicules portait les couleurs des Forces armées maliennes (FAMas) et l'autre le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ». Selon la Minusma, un de ses Casques bleus a été tué lors d'« échanges de tirs ». Une dizaine d'autres ont été blessés. Le ministère malien a indiqué que l'attaque avait également fait une « dizaine » de blessés « côté Barkhane ». « Les combats ont pris fin vers 18 h 30 », plus de quatre heures après leur début, selon le ministère. Bamako et la Minusma ont assuré que la situation était à nouveau « sous contrôle ». Sur Twitter, la force de l'ONU a évoqué une « importante attaque complexe » associant « mortiers », « échanges de tirs » et « attaque au véhicule suicide ».

« C'est la première fois qu'il y a eu une attaque de cette envergure contre la Minusma à Tombouctou », a relevé une source sécuritaire étrangère. « C'est une attaque qu'on n'avait jamais connue », a confirmé un responsable du gouvernorat de Tombouctou.

Renforts attendus

Déployée au Mali en juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines. Elle avait, avant l'attaque de samedi, perdu plus de 160 Casques bleus, dont 102 dans des actes hostiles, ce qui représente plus de la moitié des soldats de l'ONU tués sur cette période dans le monde. Elle doit recevoir dans les prochains mois des renforts canadiens, Ottawa ayant annoncé le 19 mars sa décision de déployer pendant un an une force d'appui aérienne avec des hélicoptères et des Casques bleus. Des groupes liés à Al-Qaïda ont dicté leur loi dans le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, date du déclenchement d'une opération militaire internationale à l'initiative de la France.

Bien qu'ils aient depuis lors été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières de ce pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et à la partie sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, où quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade en octobre 2O17.

Ramener la paix au Mali

Depuis le 11 avril, quelque 1 500 militaires africains, américains et européens sont engagés dans des manœuvres dans l'ouest et le nord du Niger, pour s'entraîner face aux menaces terroristes. Ces exercices devraient renforcer l'efficacité de la force du G5 Sahel, qui devrait compter d'ici à la mi-2018 5 000 soldats issus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso. La signature en 2015 d'un accord pour ramener la paix au Mali n'a pas empêché la recrudescence des violences. Jeudi, le représentant du haut-commissaire aux droits de l'homme au Mali, Guillaume Ngefa, a évoqué les « exécutions sommaires d'au moins 95 personnes » dans la région de Menaka, frontalière du Niger.

Mise en cause, une coalition de deux groupes armés qui participent aux opérations de sécurisation avec les troupes françaises et maliennes, le MSA et le GATIA, a rejeté samedi ces accusations. Ces deux groupes sont soupçonnés de profiter de leur proximité avec Barkhane pour régler de vieux contentieux territoriaux, notamment avec la communauté peule.

Source : LePoint.fr / AFP

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samedi 14 avril 2018

Syrie : Etats-Unis, France et Royaume-Uni - Frappes aériennes contre des cibles militaires...

Washington, Paris et Londres mènent une série de frappes ciblées en Syrie

L’opération a visé des sites militaires et un centre de recherche soupçonnés d’héberger le programme chimique du régime, à Damas et près de Homs.

Après plusieurs jours de tergiversations, les Etats-Unis et leurs alliés sont entrés en action. Lors d’une allocution très solennelle, depuis la Maison Blanche, Donald Trump a annoncé, vendredi 13 avril, que Washington lançait des frappes contre la Syrie, en coordination avec la France et le Royaume-Uni.

    « Il y a peu de temps, j’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de lancer des frappes de précision contre des cibles associées aux capacités chimiques militaires du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Une opération combinée est en cours avec la France et le Royaume Uni, nous les remercions tous les deux. »

Il s’agit d’une réponse directe à l’attaque chimique présumée récemment menée à Douma, ville de Ghouta orientale, un territoire situé sur les marges orientales de la capitale syrienne Damas. Ces dernières heures, la France et les Etats-Unis avaient affirmé avoir les preuves que le régime de Bachar Al-Assad était responsable de cette attaque, qui a fait des dizaines de morts.

L’opération durera « aussi longtemps qu’il le faudra », a assuré M. Trump lors de son intervention, alors que les premières explosions résonnaient à Damas. Mais, un peu plus d’une heure plus tard, le général Joe Dunford, chef d’état-major américain, a annoncé, lors d’une conférence de presse, que les tirs étaient déjà terminés. A son côté, le secrétaire américain à la défense, James Mattis, a souligné qu’il s’agissait de « frappes ponctuelles », d’autres actions militaires n’étant pas prévues pour l’instant.

Le régime de Damas a dénoncé « l’agression tripartite contre la Syrie », « une violation flagrante du droit international », « vouée à l’échec », a rapporté l’agence officielle Sana.

Des cibles liées aux armes chimiques

Au moment même où le président américain s’exprimait, plusieurs journalistes présents à Damas ont fait état d’explosions dans la capitale syrienne. Le quartier de Barzeh a été touché, selon un témoin.

D’après le chef d’état-major des forces armées américaines, la première cible était un centre de recherches à Damas. Les frappes ont aussi visé un arsenal d’armes chimiques. Il n’y a pas eu de pertes américaines lors des opérations menées au lever du jour, et rapidement achevées. Les Etats-Unis et leurs alliés ont toutefois frappé plus lourdement la Syrie que lors des tirs de missiles d’avril 2017.

Londres a annoncé de son côté avoir visé un « complexe militaire » près de Homs, importante ville située au nord de Damas. Cette cible, « où le régime est supposé conserver des armes chimiques », a été sélectionnée suite à une « analyse scientifique très méticuleuse », visant à maximiser la destruction de l’arsenal chimique syrien, selon le ministère britannique de la défense.

Le ministère russe de la Défense a lui précisé qu’aucune des frappes occidentales en Syrie n’avait atteint les abords des bases aérienne et navale russes sur le territoire syrien.

Pour Trump, la Russie « a trahi ses promesses »

Au cours de son allocution, le président américain s’en est aussi pris directement à la Russie, puissance alliée du régime de Damas. M. Trump a exhorté Moscou « à quitter la voie sinistre du soutien à Assad », il a affirmé que la Russie « a trahi ses promesses » sur l’élimination des armes chimiques.

« Un coup a été porté contre la capitale d’un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d’une agression terroriste », a répliqué sur Facebook la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova. Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent « au moment où elle avait une chance d’avoir un avenir pacifique », a-t-elle déclaré.

Les Occidentaux assurent avoir épuisé « tous les recours »

Quelques minutes après le président américain, Emmanuel Macron, qui s’est régulièrement entretenu par téléphone avec Donald Trump ces derniers jours, a confirmé la participation française à ces opérations dans un communiqué :

« Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective. »

Le président de la République a aussi annoncé la poursuite des efforts diplomatiques dans le cadre des Nations unies (ONU), où la Russie a pourtant sans cesse utilisé son droit de veto, pour s’opposer à des résolutions visant le régime syrien :

« La France et ses partenaires reprendront, dès aujourd’hui, leurs efforts aux Nations unies pour permettre la mise en place d’un mécanisme international d’établissement des responsabilités, prévenir l’impunité et empêcher toute velléité de récidive du régime syrien. »

Le chef de l’Etat a précisé que, « conformément à l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, le Parlement sera informé et un débat parlementaire sera organisé, suite à cette décision d’intervention de nos forces armées à l’étranger ».

De son côté, la première ministre britannique Theresa May a affirmé depuis Londres qu’il n’y avait « pas d’alternative à l’usage de la force » :

« Nous avons cherché tous les recours diplomatiques, a-t-elle ajouté, mais nos efforts ont été constamment déjoués. »

Des frappes en représailles à l’attaque de Douma

L’attaque chimique supposée, attribuée au régime syrien, qui a provoqué les représailles occidentales, a eu lieu à Douma, dans la Ghouta orientale, alors encore aux mains des rebelles. La ville a été reprise par l’armée syrienne, soutenue par la Russie, le jeudi 12 avril. Si les « casques blancs » avancent le chiffre de 43 morts, le comptage des corps sur des vidéos permet de confirmer la présence de 34 cadavres sur le site de l’attaque.

Bien que se disant convaincus de la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, les Occidentaux ont temporisé face aux craintes d’une escalade.

Lors d’une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, vendredi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété « des tensions de plus en plus vives ». « L’incapacité à trouver un compromis pour établir un mécanisme d’enquête menace de conduire à une escalade militaire totale », a-t-il averti, appelant les membres du Conseil de sécurité « à agir de manière responsable dans ces circonstances dangereuses ».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui doit se réunir lundi, a annoncé que ses experts étaient en route pour la Syrie et commenceraient leur travail samedi.

Source : LeMonde.fr / Photo AFP

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jeudi 12 avril 2018

Algérie : Crash d'un avion militaire Algérien, 257 morts !

Les victimes à bord de cet appareil de l’armée algérienne sont majoritairement des militaires et des membres de leur famille selon les autorités. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi.

Le crash d'un avion militaire en Algérie fait 257 morts, pire drame aérien du pays

Un avion militaire algérien de transport s’est écrasé mercredi peu après son décollage près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d’Alger, faisant 257 morts. Les victimes sont majoritairement des militaires et des membres de leurs familles. Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident.

Les victimes sont les dix membres d’équipage et 247 passagers, «dont la plupart sont des personnels de l’Armée nationale populaire ainsi que des membres de leurs familles», a précisé le ministère de la Défense. Ce bilan en fait la pire catastrophe aérienne -civile ou militaire- survenue en Algérie et la 4e plus meurtrière au monde ces 20 dernières années. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi.

La zone de l’accident est inhabitée, mais une personne au sol, le gardien du champ a été blessé par des débris et transporté à l’hôpital, selon des témoins qui ont dit à l’AFP avoir entendu une explosion au moment de la chute de l’avion. Les flammes ont ravagé la quasi-totalité de l’avion. De nombreux véhicules de pompiers et d’ambulances ont été envoyés sur les lieux, bouclés par les forces de sécurité qui empêchaient journalistes et badauds de s’approcher. L'épave calcinée et noircie de l’appareil git dans un champ situé à quelque 100 mètres des murs d’enceinte de la base.

Commission d’enquête

Le vice-ministre algérien de la Défense, également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, s’est rendu sur les lieux et a ordonné la mise en place «immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident».

L’appareil accidenté est un Iliouchine-76, un quadriréacteur civil ou militaire de fabrication soviétique puis russe qui peut transporter entre 126 et 225 passagers. L’appareil assurait un vol Boufarik-Tindouf-Béchar et s’est écrasé à 7h50, heure locale, selon le ministère algérien.

Tindouf, à 1 800 km d’Alger, près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, abrite des camps de réfugiés sahraouis ainsi que le siège d’administrations de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario. Le Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance du Sahara occidental, revendiqué par le Maroc qui en occupe la majeure partie depuis 1975. Béchar, à 1 000 km environ au sud-ouest d’Alger, abrite une importe base militaire, près de la frontière fermée entre l’Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb.

Source : Liberation.fr / AFP

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mardi 10 avril 2018

Coopération de défense : L’Inde aura désormais accès aux bases navales françaises dans l’océan Indien

La visite en Inde du président Macron aura été fructueuse pour le motoriste Safran. En effet, à cette occasion, ce dernier a conclu un contrat d’une valeur de 12 milliards d’euros avec la compagnie aérienne indienne SpiceJet pour la fourniture et la maintenance de moteurs d’avions.

En outre, Safran espère également conclure rapidement des discussions avec la DRDO, l’agence gouvernementale indienne de recherche et développement en matière de défense, au sujet du moteur qui équipera la future version de l’avion de combat Tejas, conçu par Hundustan Aeronautics Ltd (HAL). Là, il s’agirait de relancer le programme visant à mettre au point le moteur Kaveri, probablement sur la base du M-88, qui équipe les Rafale.

Justement à propos de l’avion de combat de Dassault Aviation, une nouvelle commande portant sur 36 appareils supplémentaires a été évoquée. Mais, pour le moment, le sujet est politiquement sensible en Inde, le gouvernement indien étant interpellé par certains membres de l’opposition parlementaire sur le montant du premier contrat signé en septembre 2016 [et portant sur la livraison de 36 Rafale, (ndlr).

« L’Inde a pris une décision souveraine à cet égard et nous suivons les progrès sur le terrain. Nous voulons vraiment continuer le programme. C’est un contrat à long terme qui est mutuellement bénéfique. Je considère personnellement que c’est le cœur du partenariat stratégique », a dit, ce sujet, le président Macron.

De son côté, le ministère indien de la Défense a indiqué que la décision relative à l’achat d’un nouveau lot de Rafale pour l’Indian Air Force (*) serait prise quand la livraison des premiers appareils commandés en 2016 sera commencée. C’est à dire en 2019, année à partir de laquelle les bases aériennes de Hasimara et d’Ambala mettront en service l’avion de combat français.

Aucune décision n’a été prise dans le domaine des sous-marins. La marine indienne a pris possession, en décembre 2017, du Kalvari, son premier Scorpène (sur 6 prévus) construit par le chantier Mazagon Dock Limited (MDL), via un transfert de technologie consenti par Naval Group (ex-DCNS). L’Inde souhaite renforcer ses capacités avec l’achat de trois à six submersibles supplémentaires.

Cela étant, la visite de M. Macron aura permis de renforcer la coopération opérationnelle entre les forces françaises et indiennes. « Je veux que l’Inde soit l’un de nos partenaires-clés dans la région, et un partenaire crédible en termes de sécurité », avait confié le président français à India Today, peu son arrivée à New Delhi, où l’on s’inquiète de la stratégie dite du « collier de perles » mise en oeuvre par la Chine, par ailleurs proche alliée du Pakistan, le « frère ennemi » de l’Inde.

Au cours des ces dernières années, Pékin a conclu des accords militaires avec plusieurs pays riverains de l’océan Indien, lequel est « vital pour la sécurité et le progrès » de l’Inde, selon Narendra Modi, le Premier ministre indien. D’où, d’ailleurs, la volonté de New Delhi d’implanter une base militaire aux Seychelles, ce qui ne va pas sans complications.

« C’est la présence stratégique croissante de la Chine en Asie du Sud qui pose problème [à l’Inde]. On pense en premier lieu à la stratégie du ‘collier de perles’ – des bases navales qui s’échelonnent de la Birmanie à Djibouti, en passant par le Bangladesh, le Sri Lanka et le Pakistan – mais aussi au renforcement des liens militaires entre la Chine et les pays frontaliers de l’Inde, y compris le Népal. Ces initiatives nourrissent les inquiétudes de New Delhi quant à une stratégie chinoise d’endiguement, voire d’encerclement de l’Inde », estime en effet une note de l’IFRI, publiée en avril 2017.

Or, il se trouve que la France est aussi très présente dans l’océan Indien, grâce à La Réunion et aux Îles Éparses. En outre, elle dispose d’une base aux Émirats arabes unis et à Djibouti (où la Chine vient de prendre pied).

Aussi, Paris et New Delhi ont signé un accord de coopération logistique qui ouvre les bases françaises de La Réunion, des Émirats arabes unis et de Djibouti aux forces navales indiennes.

« Nous croyons tous deux dans la paix et la stabilité du monde. La région de l’océan Indien va jouer un rôle très significatif. […] Nous considérons la France comme un de nos alliés les plus fiables », a commenté M. Modi. « L’Inde a peur d’une hégémonie chinoise et a besoin d’une vraie sécurité », a expliqué le président Macron.

« Je considère que l’accord d’aujourd’hui sur le soutien logistique réciproque entre nos armées constitue un pas en avant dans l’histoire de notre coopération étroite en matière de défense. Deuxièmement, nous pensons tous les deux qu’à l’avenir, la région de l’océan Indien jouera un rôle très important dans le bonheur, le progrès et la prospérité du monde », a ensuite affirmé le Premier ministre indien. Et d’ajouter : « Qu’il s’agisse de l’environnement, de la sécurité maritime, des ressources marines ou de la liberté de navigation et de survol, nous nous engageons à renforcer notre coopération dans tous ces domaines. »

(*) La marine indienne serait aussi intéressée par la version « Marine » du Rafale, dans le cadre de son programme programme Multi Role Carrier Borne Fighters (MRCBF). Il est question d’acquérir 57 chasseurs embarqués.

Source : Zone Militaire

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samedi 7 avril 2018

Etats-Unis : Donald Trump, les forces américaines défileront le 11 novembre à Washington...

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus.... quels grands guerriers il y a en France »

Lors de sa visite en France, le 14Juillet 2017, le président américain, Donald Trump, avait été impressionné par le défilé militaire sur les Champs-Élysées.

« Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », avait même affirmé le locataire de la Maison Blanche, qui, en conséquence, a demandé au Pentagone d’en faire de même à Washington, pour le Jour de l’Indépendance [le 4 juillet, ndlr].

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a ainsi annoncé, en février, une porte-parole de la Maison Blanche.

Et cela n’a pas manqué de susciter des commentaires acides, voire parfois virulent, comme ceux de cet élu du Massachussets, Jim McGovern, pour qui le président Trump, avec cette initiative, se conduit « plus comme un dictateur que comme un président » parce que, selon lui, seules les armées des pays autoritaires se livrent à un tel exercice (pourtant, la France, l’Espagne, la Grèce et la Belgique ne sont pas classés comme tels…).

Quoi qu’il en soit, et malgré les critiques, un défilé militaire aura bien lieu à Washington, précisément entre la Maison Blanche et le Capitole. Mais pas à l’occasion du Jour de l’Indépendance, comme le voulait initialement M. Trump.

En effet, a annoncé le Pentagone, dans un mémo diffusé le 10 mars 2018, ce défilé sera organisé le 11 novembre prochain, à l’occasion du Veterans Day. Il « se concentrera sur les contributions de nos anciens combattants à travers l’histoire de l’armée américaine, depuis la guerre d’indépendance et la guerre de 1812 jusqu’aujourd’hui, en mettant l’accent sur le prix de la liberté », a-t-il précisé. Aussi, il intégrera des représentants d’associations d’anciens combattants.

Quant au contenu de ce défilé, il ne sera pas question d’y faire participer les blindés lourds, afin d’éviter « d’endommager les infrastructures ». En revanche, « d’importants moyens aériens », dont d’anciens avions, seront de la partie. Des vétérans défileront « en formations et en uniformes d’époque », précise le document.

Enfin, ce défilé se déroulera en mesure, avec le Old Guard Fife and Drum, c’est à dire la fanfare de l’US Army, dont les membres portent l’uniforme de la guerre d’Indépendance.

Cela étant, reste à voir si le président Trump sera présent pour assister à ce défilé étant donné que son homologue français, Emmanuel Macron, a indiqué qu’il inviterait à Paris, pour commémorer le centenaire de l’armistice du 11-Novembre, « près de 80 chefs d’Etat et de gouvernement des pays belligérants. » Sans doute que le vice-président américain, Mike Pence, représentera le chef de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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jeudi 5 avril 2018

Etats-Unis : Syrie du Nord et Kurdistan, des renforts américains à Manbij

Libérée du joug de l’État islamique (EI ou Daesh) en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, la région de Manbij, située dans le nord de la Syrie, cristallise toutes les tensions.

Dès que cette ville a été conquise par les FDS, dont font partie les milices kurdes syriennes, considérées comme terroristes à Ankara, la Turquie a lancé l’opération « Bouclier de l’Euphrate » en direction de Jarabulus et d’al-Bab, situées au nord de Manbij.

S’il était question de chasser l’EI de ces deux localités, l’objectif d’Ankara était aussi d’empêcher les Kurdes syriens de consolider leurs positions près de la frontière et de prendre Manbij aux FDS. Mais l’opération turque n’alla pas plus loin, les forces spéciales américaines s’étant déployées dans la ville.

Alors qu’il restait encore à chasser les jihadistes de Raqqa, il était hors de question pour la coalition de compliquer davantage la situation, d’autant plus que les milices kurdes syriennes devaient jouer encore un rôle déterminant dans la bataille qui se dessinait.

Seulement, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a de la suite dans les idées. Après avoir lancé une nouvelle offensive contre les Kurdes syriens à Afrin [opération « Rameau d’olivier »], Ankara ne fait pas mystère de son intention de marcher en direction de Manbij.

Le problème est que l’offensive turque détourne les FDS du combat contre Daesh, qui tient encore quelques positions sur la rive orientale de l’Euphrate. En un mot, les données du problème n’ont pas changé par rapport à l’an passé.

Mais cette fois, le président Erdoğan semble déterminé à aller jusqu’au bout. D’où les menaces et les vitupérations à l’endroit de son homologue français, Emmanuel Macron, coupable à ses yeux d’avoir proposé une médiation entre les FDS et Ankara et ne pas exclure de « reproportionner » le dispositif militaire de l’opération Chammal dans le nord de la Syrie « pour atteindre » les « objectifs contre Daesh », dans le cadre de la coalition internationale.

Pour le moment, on ignore si des militaires français doivent être redéployés à Manbij où, par ailleurs, deux sous-officiers de la coalition – un britannique du 3rd Battalion, Parachute Regiment et un américain de la Delta Force – ont été tués par l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED), le 30 mars.

En tout cas, des militaires américains sont présents à Manbij. Le chiffre d’environ 300/350 hommes circule. Et cette présence aurait été même récemment renforcée, comme l’a confirmé un reponsable du Pentagone auprès du site spécialisé Military.com.

L’agence turque Anadolu avait parlé, il y a deux jours, de l’arrivée de 300 soldats et d’un « grand nombre de blindés et bulldozers sur la ligne de front de l’opération Bouclier de l’Euphrate, à l’ouest de la sous-préfecture Manbij. » Et d’ajouter : « Les unités de renfort ont entamé leurs patrouilles ces 3 derniers jours dans la région de Rassoulayn, juste en face du poste-frontière turc Ceylanpinar. »

En réalité, d’après le responsable du Pentagone, les « estimations turques sont exagérées ». Pour autant, il n’a pas donné de détails sur les renforts envoyés à Manbij. Si ce n’est que des blindés Stryker des véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected vehicles)y ont effectué des patrouilles, avec la bannière étoilée bien visible, comme en 2017.

« La coalition internationale a augmenté le nombre de ses forces à Manbij », a également affirmé Mohammed Abu Adel, le chef du Conseil militaire de Manbij, selon l’AFP. « Nous prenons les menaces turques au sérieux », a-t-il dit. « Les forces de la coalition ont récemment augmenté leurs patrouilles », a déclaré Khalil Mustafa, un commandant des FDS.   

Source : Zone Militaire

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lundi 2 avril 2018

Armée de l'air, Forces Spéciales : Les MAOS du COS

L’armée de l’Air met à la disposition du Commandement des opérations spéciales (COS) trois unités spécialisées : le Commando parachutiste de l’Air (CPA) 10, l’escadron de transport 3/61 « Poitou » et, plus récemment, l’escadron d’hélicoptères 1/67 « Pyrénées ». Soit 650 aviateurs environ.

Pour autant, ces unités ne sont pas les seules concernées par les opérations spéciales. C’est ce qu’a tenu à souligner le général Louis Fontant, récemment nommé « Général Forces spéciales air » (GFSA), dont la mission est « de fédérer l’ensemble des capacités des forces aériennes mises en œuvre dans le cadre des opérations spéciales. »

Ainsi, a-t-il dit à lors du dernier point presse du ministère des Armées, « la contribution de l’armée de l’air dans le domaine particulier des opérations spéciales dépasse largement l’engagement des seules unités air identifiées Forces spéciales ». Et, en moyenne, « 30% des aviateurs déployés au profit du Commandement des opérations spéciales proviennent d’unités conventionnelles qui s’intègrent naturellement aux opérations spéciales ou fournissent à ces dernières des capacités rares ».

En effet, le système des « Forces spéciales Air » (FSA) repose sur trois cercles. Outre le CPA 10 et les escadrons « Poitou » et « Pyrénées », il faut compter les « modules d’appui aux opérations spéciales » (MAOS) qui apportent leurs « capacités rares » évoquées par le général Fontant ainsi que les « unités référentes expertes » qui contribuent à ces mêmes opérations spéciales.

Les MAOS sont constitués de 6 unités spécialisées, dont le CPA 30, l’escadre aérienne de commandement et de conduite projetable (EAC2P), le Centre air de saut en vol (CASV), des équipes qualifiées « Sampling Identification of Biological Chemical and Radiological Agent » (SIBCRA) en cas de menace NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique), le Groupement Aérien d’Appui des Opérations (GAAO) et le 25e Régiment du Génie de l’Air [une unité de l’armée de Terre mise à la disposition de l’armée de l’air, ndlr].

Quant aux unités « référentes expertes », il s’agit du 30e Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen et de l’escadron de drones 1/33 Belfort.

Du 15 au 26 janvier 2018, l’exercice ATHENA, organisé sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, permettra non seulement de préparer les Forces spéciales Air à leurs prochaines opérations mais aussi de certifier les MAOS. Plusieurs unités y participeront dans les domaines de la surveillance, du renseignement (un drone MQ-9 Reaper sera engagé), des infrastructures et des systèmes d’information et de communication.

Par ailleurs, et comme le rapporte le Journal de l’Aviation, le général Fontant, les Forces spéciales Air vont procéder à une quarantaine de recrutements, essentiellement pour renforcer les effectifs du CPA 10, en se tournant vers les jeunes civils, le vivier des CPA 20 et 30 n’étant plus suffisant.

« Les forces spéciales montent en puissance. Au départ, il s’agissait de privilégier la qualité à la quantité et les effectifs correspondaient au besoin opérationnel. Aujourd’hui, en revanche, nous avons besoin de recruter et nous devons donc communiquer », a dit le général Fontant, soulignant que, il y a encore peu, « personne en dehors de l’armée de l’Air ne connaissait l’existence du CPA 10. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 30 mars 2018

Régime : La Légion espagnole garde la ligne en combattant l’obésité et le surpoids dans ses rangs...

Pour les soldats de la brigade de la Légion espagnole (BRILEG), la consommation de turrón et autres friandises va être surveillée de près. Selon un rapport dévoilé par le quotidien El Pais, 6% d’entre-eux (soit 180 sur un effectif de 3.000 hommes) présenteraient un indice de masse corporelle (IMC, calculé en divisant le poids par le carré de la taille) supérieur à 30, ce qui correspond à l’obésité.

Selon différentes études, entre 16 et 22% des Espagnols souffrent d’obésité. Pour autant, il n’est pas question pour la BRILEG de compter dans ses rangs des soldats se trouvant dans une telle situation. « Sans une exigence accrue, nous serions condamnés à la perte de prestige », a fait valoir un document interne, cité par El Pais.

D’où un programme en cinq phases pour aider ces légionnaires à retrouver la ligne, ainsi que ceux qui sont en surpoids. « À aucun moment il n’est prévu de sanctionner ni d’expulser quiconque de l’armée mais il y a des mesures d’incitation », a expliqué une source militaire espagnole.

Concrètement, il est donc question de fixer à ces 180 légionnaires espagnols des directives strictes en matière d’alimentation et de leur faire régulièrement passer des tests médicaux (analyses, tests de stress). Un programme d’exercices physiques personnalisé leur sera proposé, le tout avec un soutien psychologique. L’objectif est de leur faire perdre entre 500 grammes et un kilo par semaine.

Ceux qui n’arriveraient pas à réduire leur poids seraient susceptibles d’être « sanctionnés », la participation aux défilés et/ou à des missions extérieures) pouvant leur être interdite.

« Ceux qui rejoignent la brigade de la Légion sont très compétitifs, tout le monde veut participer à tout, or ceux qui ont un IMC élevé ne vont pas participer aux défilés militaires ni aux activités mettant en jeu l’image de la Légion », a précisé une source de l’armée espagnole.

Ce point a été critiqué par le porte-parole du syndicat « Asociación Unificada de Militares Españoles » (AUME), qui y voit une « attaque contre les droits fondamentaux » puisque ce plan inclut des « mesures clairement coercitives », avec un « régime disciplinaire parallèle».

D’après le document cité par El Pais, cette situation au sein de la BRILEG est la conséquence d’une « moyenne d’âge élevée » parmi les légionnaires espagnols, d’une « usure physique importante » et d’un « manque de moyens et d’installations permettant de réaliser une préparation physique variée et motivante. »

Source : Zone Militaire


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