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vendredi 2 novembre 2018

Toulon : Un policier toulonnais frappé à coups de barre de fer devant chez lui à Hyères

Un policier de Toulon roué de coups en bas de son domicile !
Le syndicat Unité SGP Police FO en appelle à Castaner...

Le policier a été menacé par une dizaine d’individus, dont deux cambrioleurs qui s’en étaient pris à sa voiture et qu’il avait fait fuir…

Il est cinq heures du matin, lorsqu’un policier de la brigade anticriminalité de Toulon termine son service et se gare devant chez lui, à Hyères ( Var). Habillé en civil, il fume une cigarette sur son palier avant de rentrer, mais le rituel ne va pas se terminer comme d’habitude, comme le relate  France Bleu Provence.

« Maintenant on sait où tu habites »

En effet, il entend dans la rue deux personnes qui tentent de cambrioler sa voiture. Le policier intervient immédiatement pour tenter de les maîtriser. Dans leur fuite, le téléphone et la carte d’identité de l’un des cambrioleurs tombent. L’affaire ne s’arrête pas là.

Quelques minutes plus tard, les deux hommes reviennent avec une dizaine d’individus armés de barres de fer, indiquent nos confrères. Ils disent au policier  l'avoir reconnu « comme flic ». Ils le menacent pour récupérer le téléphone et la carte d’identité, et finalement le rouent de coups selon France Bleu Provence. « Maintenant on sait où tu habites », lancent-ils avant de s’enfuir et après avoir également menacé la femme du policier, sortie après avoir entendu du bruit.

Le syndicat Unité SGP Police-FO a dénoncé dans un communiqué une situation « insoutenable », des agressions qui se répètent et appelé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner à prendre « toute l’ampleur de ces agressions et de la colère policière ».

Source : 20minutes.fr - Image : archive Var-matin.fr

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jeudi 1 novembre 2018

11 novembre 2018 : Communiqué de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

Paris, le 30 octobre 2018

COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE DES COMBATTANTS VOLONTAIRES

Commémoration du 11 novembre

Comme plusieurs autres pays, la France commémore le 11 novembre la date de la signature, près de Rethondes, de l’armistice de 1918 qui mit fin à la Première Guerre mondiale le 28 juin 1919.

Cette guerre fit plus d'un million de morts et presque six fois plus de blessés et de mutilés parmi les troupes françaises. Malgré l’étendue des destructions, le soulagement fut immense.

Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Dans les villes et les villages, c'est la liesse. On sort dans la rue, on rit, on s’embrasse. On pleure aussi.

Les survivants veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der ».

La loi d’État du 24 octobre 1922 édicte que « la République française célèbre annuellement la commémoration de la victoire et de la paix le 11 novembre ». Le Royaume-Uni, les pays du Commonwealth et d’autres pays d’Europe, ont coutume d’observer ce jour-là, chaque année, deux minutes de silence à 11 heures, heure de la signature de l’armistice.

Les États-Unis consacrent cette journée à tous leurs soldats tombés au combat. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie, la réservent à la mémoire des anciens combattants des deux guerres mondiales.

Depuis 2012, nous rendons également hommage le 11 novembre à tous les Morts pour la France.

Issue des combattants de 1914-1918 qui, alors que la loi ne pouvait les y contraindre, ont rejoint volontairement des unités combattantes pour mettre au service du Pays leur intégrité physique, et souvent leur vie, la Fédération nationale des combattants volontaires se réjouit que la Paix règne entre les pays européens.

Elle est particulièrement attachée au respect de la Mémoire des glorieux Poilus, à la commémoration de leur sacrifice et de la Victoire de 1918, ainsi qu’à l’hommage rendu le 11 novembre à tous ceux qui, dans tous les conflits passés et actuels, sont Morts pour la France.

Alain CLERC - Président de la FNCV

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mercredi 31 octobre 2018

Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?

Voilà une nouvelle décision de justice qui ne risque pas de participer à l’amélioration des relations entre l’institution judiciaire et les forces de l’ordre.

Ainsi que le rapporte l’Essor, le journal de la gendarmerie nationale, un gendarme de 53 ans a été condamné ce mercredi 3 octobre, à 3 mois de prison avec sursis, 6 mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de la dite condamnation au bulletin n°2 de son casier judiciaire.

L’adjudant-chef dont il est question, comparaissait en effet devant le tribunal correctionnel , pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

À une époque où plus que jamais notre jeunesse est en perte de repères. Et où même le président de la République estime utile et pertinent de s’afficher aux yeux du monde avec des racailles, des hommes et des femmes font le choix de s’exposer jours et nuits, dimanches et jours fériés afin de tenter de maintenir un ordre public minimum pour que notre pays ne sombre pas dans le chaos. Ces serviteurs de la République, qu’ils soient gendarmes, policiers, pompiers ou appartenant aux services de secours paient, chaque année, un lourd tribut. Le nombre de tués et de blessés dans leurs rangs se comptant par centaines. Ce travail, ils le font avec dévouement. Ils sacrifient souvent leur propre vie de famille pour répondre aux exigences de missions de plus en plus difficiles et dangereuses.

Mais parfois aussi, sous l’emprise de la colère, de la fatigue, du stress ou de la peur, ils peuvent se fourvoyer et sortir du cadre légal qui leur est assigné. Mais pour eux, qui ne sont ni président de la République, ni ministre, ni élu, ni caïd médiatique, ni star du showbusiness, il n’y aura pas de pardon. Pas de tolérance. Et pour cela on pourra toujours compter sur quelques magistrats qui, du fond de leur fauteuil, sauront exiger une sanction exemplaire à l’encontre du fautif.

La décision du tribunal correctionnel de Charleville-Mézières est tout à fait symptomatique du décalage qui existe désormais entre la justice et les forces de l’ordre. Elle est également révélatrice de ce même décalage qui s’est installé dans notre société, et du renversement total des valeurs qui affecte maintenant les relations inter-individuelles dans notre pays.

Aurait-on pu imaginer, il n’y a pas si longtemps, un gendarme être mis au ban de la société pour avoir voulu défendre son épouse des agissements d’un gamin dont l’éducation laisse manifestement à désirer ? Aurait-on envisagé de créer, au sein des écoles, des unités d’intervention tant les enseignants sont complètement dépassés par une violence qui devient endémique ? 

Aurait-on vu, au plus au niveau, une classe politique se donner en spectacle, et fouler aux pieds les valeurs de la République dont le peuple lui a donné la garde ?

Alors continuons comme ça.

Condamnons les gendarmes et les policiers pour des vétilles. Sanctionnons les quelques enseignants et agents de l’État qui assument encore leurs responsabilités. Encourageons, en les élisant et les réélisant, les politiques, dans la voie de la médiocrité et du déshonneur. Et sous peu, notre pays sera à ramasser dans la fange. Reste à espérer que d’ici là, ceux qui ont notre sécurité entres leurs mains n’auront pas définitivement baissé les bras.

Source : Olivier Damien - Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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dimanche 28 octobre 2018

Guerre d'Algérie : Accueil indigne des harkis en France - L'Etat condamné par le Conseil d'Etat

Victoire judiciaire à lourde charge symbolique: le Conseil d'État a pour la première fois condamné l'État à indemniser un fils de harki pour l'accueil "indigne" réservé aux supplétifs de l'armée française en Algérie à leur arrivée dans l'Hexagone.

"La responsabilité pour faute de l'État doit être engagée à raison des conditions de vie indignes réservées à l'intéressé" dans les camps dits "de transit et de reclassement" où les harkis sont arrivés dans les années 1960 et 1970, a indiqué le Conseil d'État dans une décision transmise mercredi.

La plus haute juridiction administrative a condamné l'État à payer au requérant 15.000 euros "en réparation des préjudices matériels et moraux" qu'il y a subis. C'est beaucoup moins que le million d'euros réclamé en première instance devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui l'avait débouté en 2014.

Mais c'est la première fois que le Conseil d'État, saisi d'une demande de réparation liée aux camps de harkis, reconnaît l'État responsable et le condamne à verser une indemnisation, a précisé la juridiction.

"Cela ouvre une brèche, et ceux qui ont été enfermés dans ce genre de camps vont maintenant profiter de cette brèche. Les autres harkis, s'ils veulent obtenir des réparations matérielles, vont y aller", a affirmé à l'AFP Fatima Besnaci-Lancou, historienne et cofondatrice de l'association "Harkis et droits de l'homme".

Cette condamnation de l'Etat "nous conforte dans notre volonté de demander une véritable réparation", a ainsi affirmé le Comité national de liaison des harkis (CNLH).

"Le Conseil d'Etat désapprouve l'Etat. C'est un énorme coup de main qui nous aide" à poursuivre notre combat, a commenté son porte-parole Mohamed Badi.

Le requérant était né au camp Joffre de transit et de reclassement des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie, situé à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) avant d'être transféré en 1964 au camp de Bias (Lot-et-Garonne) -- "le pire de France, quasiment un camp d'enfermement", selon Mme Besnaci-Lancou -- où il a vécu jusqu'en 1975 .

Dans ces camps, les conditions d'accueil et de vie ont entraîné chez le plaignant "des séquelles qui ont exigé un accompagnement médico-psycho-social" et "ont aussi fait obstacle à son apprentissage du français", précise le Conseil d'État.

"Précédent"

"Cette condamnation crée un précédent, mais il était attendu, après la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans le sort des harkis par François Hollande en 2016", a ajouté Mme Besnaci-Lancou. L'ancien chef de l'État avait alors reconnu "les responsabilités" de la France dans "l'abandon" des harkis.

Sur les quelque 150.000 Algériens recrutés par l'armée française comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), environ 60.000 sont parvenus à partir pour la métropole avec les "pieds-noirs". Mais leur accueil s'est fait dans des conditions précaires (camps, hameaux de forestage et cités urbaines), sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes ou pour leurs enfants.

Les autres ont été livrés à leur sort en Algérie où le nouveau régime les considérait comme des traîtres.

Les harkis "attendent une reconnaissance de l'État français pour ce qu'ils ont fait pour la France", a convenu en septembre la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, en présentant un "plan harkis" de 40 millions d'euros destiné à revaloriser les pensions des anciens combattants et à venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité.

Après la reconnaissance, le 13 septembre, de la mort aux mains de l'armée française de l'opposant communiste Maurice Audin pendant la guerre d'Algérie, le gouvernement avait ainsi pris une nouvelle initiative visant à "travailler sur l'apaisement des mémoires" autour de cette page douloureuse de l'Histoire française.

Après avoir promu en septembre d'anciens combattants harkis et des représentants d'associations dans l'ordre de la Légion d'honneur, le chef de l'État doit aussi présider dans les prochains mois une cérémonie d'hommage exceptionnelle, selon Mme Darrieussecq.

Dans sa décision, le Conseil d'État a par ailleurs de nouveau refusé de se prononcer sur le préjudice lié, selon le requérant, à l'absence de rapatriement des harkis après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962, qui ont consacré la "défaite française" en Algérie.

"Conformément à sa jurisprudence, le juge ne contrôle pas (...) les actes qui se rattachent à l'action du gouvernement dans la conduite des relations internationales et leurs éventuelles conséquences", précise la juridiction.

Source : LePoint.fr

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jeudi 25 octobre 2018

Etat islamique : Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

Tentative d'implantation de l’État islamique : au Sahel-Sahara
Les États-Unis vont augmenter leur contribution à la force anti-jihadiste

À l’origine, la France souhaitait placer la Force conjointe du G5 Sahel sous un mandat des Nations unies afin de faciliter son financement et, donc, son déploiement. Seulement, les États-Unis s’y opposèrent et les diplomates durent revoir leur copie. Au plus obtinrent-ils, en décembre 2017, un soutien logistique de la part de la Mission de l’ONU au Mali [MINUSMA].

Cela étant, quelques semaines plus tôt, et alors qu’il manquait 423 millions d’euros pour lancer cette force anti-jihadiste commune au Mali, au Tchad, au Niger, au Burkina Faso et à la Mauritanie, les États-Unis annoncèrent leur intention d’accorder à cette dernière une enveloppe de 60 millions de dollars. À l’époque, quatre membres des forces spéciales américaines venaient d’être tués lors d’une embuscade tendue au Niger par une katiba de l’État islamique au Grand Sahara [EIGS].

Depuis, les fonds promis à cette force conjointe lors de deux conférences de donateurs ont toujours du mal à être débloqués… Ce qui fait qu’elle n’a toujours pas été déclarée opérationnelle et que la situation se dégrade dans certains secteur, comme dans le nord du Burkina Faso.

Mais, visiblement, la ministre française des Armées, Florence Parly, a obtenu des assurances de la part de son homologue américain, James Mattis, avec lequel elle s’est entretenu ce 2 octobre, à Paris.

Ainsi, selon Mme Parly, le chef du Pentagone lui aurait donné l’assurance que « l’aide que les États-Unis ont l’intention d’apporter à la force conjointe G5 Sahel serait très significativement augmentée par rapport à ce qui avait été initialement prévu ».

« Nous sommes persuadés que l’amélioration des conditions de sécurité dans la région passe d’abord par la capacité de ces États à restaurer eux-mêmes cette sécurité […] ce qui suppose aussi que la force conjointe du G5 Sahel puisse devenir opérationnelle, qu’elle soit équipée » et « c’est à cet effet que les États-Unis ont, je le crois monsieur le ministre, décidé de renforcer leur soutien et leur aide financière », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur la nature et le niveau de cette aide.

Quoi qu’il en soit, M. Mattis a confirmé que la force française Barkhane continuerait à bénéficier d’un soutien américain [notamment dans les domaines du ravitaillement en vol et du renseignement, ndlr]. Un soutien « précieux », a souligné Mme Parly. « Ce sont grâce à ces gestes, grâce à cette cohésion, aussi, que le terrorisme sait qu’il n’aura aucun répit et que nous sommes déterminés à le terrasser », a-t-elle insisté.

« Nous soutenons les efforts conduits par la France auprès des troupes africaines et nous n’avons aucune intention de réduire ce soutien », a ainsi affirmé le secrétaire américain à la Défense.

Pour rappel, les forces américaines disposent de bases dans la bande sahélo-saharienne, en particulier au Niger, d’où elles mettent en œuvre des drones Reaper potentiellement armés. En outre, d’après le New York Times, la CIA serait également présente sur la base nigérienne de Dirkou, d’où elle mènerait des missions de surveillance et de renseignement en Libye.

Par ailleurs, M. Mattis a également affirmé que les États-Unis « ont démontré qu’ils continuaient à faire preuve d’une détermination inébranlable dans leur engagement dans l’Alliance atlantique », alors que le président Trump ne ménage pas ses critiques à l’endroit de cette dernière. En cause : les dépenses militaires de certains des pays membres, qu’il juge trop faibles.

Mais, ajouté le chef du Pentagone, à l’issue d’un entretien avec le président Macron, « les actes parlent plus fort que les mots. »

« L’Otan est le fondement de notre défense collective. Les État-Unis font du partage du fardeau une priorité, c’est aussi une priorité française. Il en va d’un meilleur fonctionnement pour toute l’Alliance atlantique », a rappelé Mme Parly, pour qui « l’Europe n’est pas une partie du problème, l’Europe est une partie de la solution ».

Source : Zone Militaire


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dimanche 21 octobre 2018

Transport : EZ Raider - Les forces spéciales US sur scooters électriques...

Les forces spéciales américaines s’intéressent à un scooter électrique « tactique » Le 30-09-2018

Le scooter électrique est sans doute promis à un bel avenir. Ainsi, le constructeur français Peugeot entend s’imposer dans ce marché, jusqu’à présent dominé par les industriels asiatiques, en proposant quatre nouveaux modèles dans les prochains mois. Dont le Peugeot 2.0 (équivalent à un 50 cm3), l’EU-Live (un quadricycle biplace), l’E-Metropolis (équivalent à un 500 cm3) et l’E-Ludix. « Notre objectif est de devenir un acteur important avant 2021, lorsque arriveront les grands constructeurs japonais », a confié un responsable de la marque au Figaro.

Or, tout véhicule qui permet de se déplacement rapidement et en toute discrétion ne peut qu’intéresser les forces spéciales. À la condition, évidemment, qu’ils puissent évoluer sur des terrains accidentés.

Ainsi, aux États-Unis, la société Mistral Inc. a présenté le DS EZ Raider lors du Modern Day Marine Expo, organisé entre les 25 et 27 septembre à Quantico [Virginie]. Il s’agit d’un scooter électrique à quatre roues « renforcé », pouvant rouler à la vitesse de 70 km/h, sur tous les types de terrain.

Étant donné son mode de propulsion, cet engin est évidemment très discret. Un autre avantage est qu’il est relativement léger (68 kg environ) tout en étant en mesure de transporter 450 kg, grâce à une remorque, laquelle peut servir, par exemple, à transporter un commando blessé. En outre, ce scooter est compact : cinq peuvent tenir dans V-22 Ospreys et trois dans un hélicoptère UH-60 Black Hawk. Enfin, il est aéro-largable.

Ce concept de scooter électrique rappelle celui du véhicule fardier « Rider », un 4×4 pouvant tirer une remorque (l’ensemble fait 2 tonnes) pour transporter « matériels, fournitures et combattants, au plus proche des zones d’engagement. » La Direction générale de l’armement [DGA] en a commandés 120 exemplaires pour le Commandement des opérations spéciales [COS].

D’après Jim Blackbun, le vice-président de Mistral Inc, cité par Military.com, le commandement des forces spéciales américaines serait en train d’expérimenter une version « haut de gamme » de l’EZ Raider.

Source: Zone Militaire

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jeudi 18 octobre 2018

Mali - Barkhane : un militaire français du 14e RISLP tué dans un accident

Un militaire de la force française Barkhane est mort dans mercredi 17 octobre au Mali dans des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées lors d'une conférence de presse consacrée à la mise en oeuvre du plan famille en faveur des armées. Âgé de 23 ans et célibataire, le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14e régiment d'infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse, a précisé le ministère dans un message publié sur Twitter.


    #EnDirect du #pointpresse, la ministre des Armées, @florence_parly, annonce le décès en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du #14RISLP au Mali. pic.twitter.com/SMBMOuLhj0
    — Ministère des Armées (@Defense_gouv) 18 octobre 2018

Dans un communiqué, l'armée de Terre indique que le caporal, déjà présent au Mali à l'été 2017, avait rejoint à nouveau Barkhane le 3 octobre dernier en tant que pilote de camion logistique. Il est mort mercredi à Gao à 18h50 (20h50 à Paris) lors d'une opération de maintenance. Un pneu d'un camion a explosé accidentellement, projetant le militaire au sol. "Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale", indique l'armée.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.

Source : francetvinfo.fr


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mercredi 17 octobre 2018

La marine marocaine tire sur des migrants en pleine mer : un mort et trois blessés

La marine royale marocaine a ouvert le feu ce mardi [ndlr: 25/09/2018] sur une embarcation de migrants en Méditerranée qui refusait de répondre à ses sommations. Les tirs ont fait un mort, une Marocaine de 22 ans, et au moins trois blessés. L’un d’entre eux est dans un état critique. Le pilote espagnol n'a pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.  

Selon les autorités locales, les soldats ont été « contraints » d'ouvrir le feu sur ce « go fast » - un terme généralement utilisé dans le vocabulaire du trafic de drogue désignant une puissante embarcation à moteur. Toujours selon le pouvoir, le navire était piloté par un Espagnol qui «refusait d'obtempérer » dans les eaux marocaines au large M'diq-Fnideq (nord). Quant aux passagers, ils « voyageaient couchés et n'étaient pas visibles», ont insisté les autorités. 

Une enquête est ouverte

Selon le président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme basé à Fnideq, Mohamed Benaïssa, quelque « 25 personnes naviguaient à bord du bateau, dont les passeurs qui sont espagnols ». La personne décédée avait 22 ans et était originaire de Tétouan (nord). Des deux blessés sont originaires de la même ville tandis que le troisième vient d'Al-Hoceïma, la capitale régionale du Rif (nord). C’est lui qui se trouve dans un « état critique, le bras amputé ». Il a été transféré à Rabat.

Le pilote espagnol n'a lui pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.

Une route de plus en plus utilisée

Depuis début 2018, l'Espagne a enregistré plus de 38 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les autorités marocaines ont pour leur part indiqué avoir fait avorter 54 000 tentatives de passage vers l'Union européenne, depuis janvier. Ces tentatives ont concerné 7 100 Marocains à fin août 2018, selon des chiffres présentés jeudi dernier par le porte-parole du gouvernement marocain. 

Depuis début septembre, les réseaux sociaux marocains sont inondés de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l'Espagne à bord de bateaux pneumatiques. Et dans la nuit de samedi à dimanche, la marine royale avait déjà « procédé à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine », indiquaient alors les Forces armées royales (FAR) dans un communiqué.

Selon des statistiques officielles, le Maroc est marqué par de grandes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé chez les jeunes. Ceux-ci, qui représentent le tiers de la population, sont particulièrement touchés par l'exclusion sociale, avec 27,5% des 15-24 ans - soit près de 1,7 million de personnes - hors du système scolaire et sans emploi.  

Source : AFP

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dimanche 14 octobre 2018

Guerre d'Algérie : « Audin trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française » selon le général DARY...

Le général Dary, à la tête du Comité national d’entente des associations patriotiques, vient d’envoyer une lettre au président de la République.

A la suite de la récente initiative du président de la République concernant Maurice Audin, assassiné par l’armée française en 1957, le Comité National d’Entente (CNE) qui regroupe une quarantaine d’associations d’anciens combattants vient de réagir par la voie de son président, le général Bruno Dary, ancien Gouverneur militaire de Paris.

Il y exprime « l’étonnement », « le doute », « la colère » de ses membres, estimant que l’initiative présidentielle soulève « plus d’interrogations » qu’elle n’apportait « d’apaisements ». Le CNE estime que Maurice Audin était un traître, puisqu’il « trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ». Et que la bataille d’Alger a permis d’ « éradiqué le terrorisme » et évoque la « déchirure du putsch ». Il accuse enfin l’appel présidentiel à de nouvelles recherches d’être « à la limite de la délation ».

Voici le courrier envoyé à l’Elysée :

« Monsieur le président de la République,

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice Audin, a surpris les membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, d’anciens de la Guerre d’Algérie ! Mais une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, de doute pour d’autres, voire de colère pour certains, et sans occulter la réalité des faits, il faut reconnaître que votre déplacement a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français évoque la Guerre d’Algérie, à travers un cas, à la fois particulier, sombre et sorti de son contexte, dans une guerre dont les plaies ne sont pas encore refermées au sein des communautés française et algérienne ?

Parmi toutes les missions ordonnées par le pouvoir politique à l’armée française pendant sept années en raison de l’incapacité des forces de sécurité à faire face au déferlement d’attentats aveugles, faut-il donner l’impression de ne retenir que la plus sombre ?

Faut-il laisser entendre par cette démarche que Maurice Audin, parce qu’il a été une victime, devienne un héros, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ?

Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver des centaines d’innocents, de femmes et d’enfants ?

Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier les centaines de Français, civils et militaires, victimes du terrorisme, kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? Faut-il espérer qu’eux aussi figurent dans le futur Musée Mémorial du Terrorisme ?

Si cette démarche consistait à reconnaître les fautes de la France dans ce conflit, faut-il alors passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et enfin leur massacre par le FLN ?

Faut-il encore revenir sur la Guerre d’Algérie, qui reste une blessure vive dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 25.000 soldats morts pour une cause trahie, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses Harkis abandonnés en dépit des promesses faites, et la déchirure du putsch ?

Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, et oublier l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de la France dans ce pays ? Et faut-il engager un nouveau travail de recherche, en faisant appel aux Français et, en raison de sa nature, à la limite de la délation ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de toute notre fidélité.

Le général d’armée (2s) Bruno DARY »  
 

Source : FNCV - La rédaction

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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 octobre 2018

Armée de terre : Championnat international du chien militaire de carrière...

Le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre a organisé un championnat international du chien militaire - (ndlr : chaque année début octobre).

En opération, les chiens militaires sont quasiment incontournables, ne serait que, par exemple, pour détecter des explosifs lors de patrouilles. Ainsi, au Sahel, les équipes cynophiles viennent systématiquement en appui des pelotons blindés et des sections d’infanterie. Aux côtés des sapeurs du Génie, elles contribuent à ouvrir et sécuriser les itinéraires ou encore aux fouilles d’opportunité.

Mais pas seulement. En effet, un récent article publié sur le site Internet du ministère des Armées a expliqué le rôle que peut avoir un chien militaire au sein d’un groupement de commandos parachutistes [GCP] pour détecter des individus et aider à les neutraliser grâce à leur « impact psychologique ».

Avant d’être déployé sur un théâtre extérieur, un chien et son maître doivent passer par un certain nombre d’évaluations et obtenir un brevet de patrouille. Dans le cas d’une future intégration à un GCP, la préparation opérationnelle suppose aussi quelques sauts en tandem, ce qui nécessite un équipement particulier (coussinets de protection, muselière de saut, masque balistique).

Mais le quotidien d’un chien militaire ne se résume pas aux opérations. Ainsi, entre le 1er et le 5 octobre 2018, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] organise un championnat du chien militaire à Suippes.

« La compétition interarmées et interministérielle prend cette année une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers : Allemagne, Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Liban, Pays-Bas, Italie, Norvège », explique le 132e BCAT.

« Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine Nationale et des pays invités vont s’affronter dans les épreuves de patrouilles, dressages, interventions et pistage », ajoute-t-il.

En tout, six épreuves auront lieu : patrouille, dressage, intervention, pistage initiation, pistage précision, pistage confirmation. « Pour l’édition 2018, de nouveaux exercices seront dédiés aux équipes cynotechniques spécialisées dans l’aide à la recherche de produits explosifs », précise le 132e BCAT.

Pour rappel, cette unité est responsable de l’achat des chiens destinés aux trois armées et à certains ministères (intérieur, finances avec les douanes).

Le cheptel des armées est constitué à 70% de bergers belges (malinois, tervuerens et groenendaels), lesquels sont, par rapport aux bergers allemands, plus faciles à dresser en raison de leur maturité précoce et de leur caractère plus souple. Et, comme l’expliquait un officier du 132e BCAT, en 2017, ils apprennent vite et « en cas d’erreur, il est possible de reprendre le dressage ».

En moyenne, la carrière d’un chien militaire dure 6 ans. Une fois qu’il est réformé, il peut être adopté par le maître avec lequel il a été en binôme. Certains d’entre-eux sont même devenus célèbres, comme le valeureux Fitas, décoré pour sa bravoure de la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile d’argent et honoré par une citation attribuée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, pour sa conduite en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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vendredi 5 octobre 2018

37e édition du championnat national du chien militaire

L'édition 2018 du championnat national du chien militaire a débuté lundi 1er octobre 2018, à Suippes (Marne), au 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre. 132 binômes, maîtres et chiens, vont s’affronter pendant cinq jours sur différentes épreuves pour devenir la meilleure équipe cynotechnique de France.

Du 1er au 5 octobre, le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre (132e BCAT) accueille la 37e édition du championnat national du chien militaire, à Suippes. Les meilleures équipes de l'armée de Terre, de l'armée de l'Air, de la Marine nationale, mais également de pays étrangers invités, vont s'affronter lors de d'épreuves telles que l'intervention, le dressage, la patrouille ou le pistage.

Pour les équipes engagées, l’objectif est de montrer l’ensemble de ses savoir-faire techniques, en fonction de sa spécialité. « Les épreuves de chien de patrouille valident l'aptitude à être employé dans un dispositif de sécurité des installations militaires. Les épreuves de dressage permettent de juger le niveau de technicité du dresseur et les qualités caractérielles du chien , explique le colonel Edouard Reynaud, chef de corps du régiment. Quant aux épreuves de chien d'intervention et de chien pisteur, elles placent l'équipe cynotechnique en situation d'intervention en terrain hostile et inconnu. » Pour l'anecdote, cette année, la compétition comprend un exercice de détection d’explosif, une première dans l’histoire du championnat.

Cette année, l’assistance est composée d’observateurs étrangers, parmi lesquels le 1st Military Working Dog Regiment, l’équivalent britannique du 132e BCAT. D’autres pays alliés sont également présents, comme la Belgique et les États-Unis. Les Libanais participeront quant à eux à un exercice de recherche de produits explosifs. « Cet événement nous permet de découvrir des spécialités cynotechniques que nous n’avons pas encore dans notre armée, comme le mordant, le pistage et aussi l’infrastructure du bataillon », explique le porte-parole de Forces armées libanaise .

 Ce championnat national du chien militaire ne se résume pas qu’à la compétition. Le 132e bataillon cynophile de l’armée de terre en profite pour présenter les dernières innovations cynotechniques.

Source : Luc PLESSIER FNCV

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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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dimanche 30 septembre 2018

Serbie : Belgrade envisage de rétablir le service militaire obligatoire de 3 à 6 mois...

Le service militaire a décidément le vent en poupe...

Lors de la campagne électorale qui le mena à l’Élysée, le président Macron avait proposé de le remettre au goût du jour, avant d’y renoncer (du moins, sous la forme qu’il souhaitait). En Autriche et en Suisse, les électeurs, consultés sur son avenir, ont voté pour le conserver. En Suède, il a été rétabli tandis qu’au Maroc, il est question d’en faire autant. Même en Allemagne, l’on s’interroge, la CDU, l’un des partis membre de la coalition gouvernementale, voulant en faire un objet de débat, 7 ans après sa suspension.

Justement, la Serbie avait également renoncé à la conscription au même moment. « Nous voulons une armée mieux payée, hautement motivée et superbement équipée selon les normes de l’Otan. La réponse, c’est la professionnalisation », avait expliqué, à l’époque, un haut responsable militaire serbe.

Mais le président serbe, Aleksandar Vucic, a remis en cause cette décision, lors d’une visite effectuée à la base aérienne de Batajnica [près de Belgrade, ndlr] pour réceptionner deux avions de combat MiG-29 cédés par la Russie.

« La Serbie pourrait réintroduire le service militaire obligatoire, pour contribuer à l’amélioration de la préparation au combat de son armée », a en effet déclaré M. Vucic. Cette décision pourrait être motivée par les tensions récurrentes qui agitent les Balkans occidentaux.

L’idée serait donc de réinstaurer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois après 2020. « Nous pensons toujours à cela … Cela dépendra des finances », a précisé le président serbe. « Les jeunes appelés auraient un avantage au moment de chercher un emploi dans le secteur public », a-t-il ajouté, sans préciser sa pensée.

Cela étant, le projet de rétablir la conscription est régulièrement avancé par des élus serbes. Sans succès jusqu’à présent, les experts militaires estimant, comme en France, que cela serait trop coûteux et inefficace pour assurer la défense du pays, surtout si la période que chaque conscrit devra passer sous les drapeaux est si courte.

Les dépenses militaires serbes s’élèvent à 606 millions d’euros en 2018, ce qui représente 1,39% du PIB. Ces derniers temps, Belgrade a fait un effort pour équiper ses 40.000 militaires, en se procurant 6 MiG-29 (donnés par la Russie) et 9 hélicoptères H145M (dont 4 équipés du système HForce) auprès d’Airbus.

Pour rappel, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix de l’Otan (qu’elle ne souhaite pas rejoindre) en 2006. Affichant une neutralité militaire, elle est également proche de la Russie pour des raisons historiques et culturelles.

Source : Zone Militaire

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