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vendredi 17 janvier 2020

Armement : Les nouveaux pistolets Glock pour L'armée française

L'armée française a commandé près de 75.000 pistolets semi-automatiques auprès de la firme autrichienne Glock pour équiper d'ici à 2022 l'ensemble de ses forces en remplacement des pistolets en service depuis les années 1950, a annoncé lundi 6 janvier 2020 le ministère des Armées.

Le marché de 74.596 pistolets passé par la Direction générale de l'armement (DGA) s'élève à 44 millions d'euros, selon un communiqué. Il comprend en outre des systèmes d'aide à la visée nocturne, également fournis par Glock qui s'est allié aux sociétés Sellier et Bellot pour les munitions et à UTM pour les kits d'entraînement. L'avis de marché public publié le 2 mars 2019 prévoyait la fourniture de 15.000 systèmes d'aide à la visée nocturne, 7.000 kits de réducteur de son et 51 millions de cartouches.

Ces pistolets visent à remplacer le MAC 50, produit initialement par la Manufacture d'armes de Châtellerault, entré en service en 1953, et les PAMAS G1, produits à Saint-Etienne dans les années 1990.

Les trois armées - terre (80% des livraisons), air (10%) et marine (8%) - et certains services interarmes sont concernés par cette acquisition. Les premières livraisons ont débuté fin 2019, précise le ministère dans son communiqué.

Glock équipe déjà de pistolets plusieurs unités françaises comme les unités d'interventions de la gendarmerie et de la police (GIGN et Raid) ou encore les forces spéciales.

«Arme indispensable au combattant, ces pistolets incarnent le renouveau des équipements 'à hauteur d'hommes' que la loi de programmation militaire permet», a salué la ministre française des Armées Florence Parly dans un tweet.

L'armée française est engagée dans un vaste processus de renouvellement des équipements de ses soldats. Le fusil d'assaut Famas est ainsi progressivement remplacé par le HK416F, de fabrication allemande, dont 12.000 exemplaires doivent être livrés en 2020.

Cette année doivent également débuter les livraisons du nouveau fusil de précision SCAR, fabriqué par le belge FN Herstal, et dont 2600 exemplaires doivent être fournis d'ici à la fin 2021. Quelque 25.000 casques doivent par ailleurs être livrés cette année ainsi qu'une partie des 96.800 gilets pare-balles à remplacer d'ici 2025.

Source : AFP et Le Figaro


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mardi 14 janvier 2020

MALI : Selon l'EMA les pertes de l’armée malienne sont dues à la jeunesse et au sous-équipement de ses soldats

En un peu plus d’un mois, les Forces armées maliennes [FAMa] ont perdu au moins 120 soldats au cours de trois attaques distinctes. La première, menée le 30 septembre 2019 et revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], a décimé le bataillon malien de la Force conjointe du G5 Sahel, lequel a déploré 40 tués dans ses rangs ainsi que de nombreux disparus. Et il a été dit que, l’assaut ayant été lancé à l’aube, la garnison avait été surprise.

L’effet de surprise a également été avancé pour expliquer les lourdes pertes subies à In Delimane [au moins 49 tués, ndlr], lors d’une attaque revendiquée par l’État islamique dans le grand Sahara [EIGS] le 2 novembre, l’assaut ayant été donné à l’heure du déjeuner.

Seulement, même si elles n’avaient pas donné lieu à de tels niveaux de pertes, des attaques similaires avaient déjà été lancées par les groupes jihadistes par le passé. On pouvait donc penser que, avec les retours d’expérience [RETEX], des mesures de protection avaient été prises pour éviter ce type d’assaut. Ou du moins en limiter les effets.

Enfin, le 18 novembre, lors d’une opération transfrontalière conjointe menée avec l’armée nigérienne et appelée Tongo Tongo, une unité malienne est tombée dans une embuscade dans la vallée de Tabankort, au sud de Menaka. Selon un dernier bilan, 30 soldats maliens ont été tués et 100 autres se sont repliés au Niger. La force française Barkhane a engagé une patrouille d’hélicoptères d’attaque Tigre puis une autre de Mirage 2000, ce qui a permis de « neutraliser des terroristes armés et mettre hors d’état des ressources diverses, en deux actions distinctes », a indiqué l’État-major des armées [EMA]. Selon les FAMA, 17 terroristes ont ainsi été mis hors de combat.

Là encore, de telles embuscades avaient déjà eu lieu précédemment, notamment au Niger et au Burkina Faso. La Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] y a également été confrontée.

Quoi qu’il en soit, souligne Paris, le « nombre des attaques n’a pas nécessairement augmenté, mais elles sont de toute évidence plus meurtrières » car « l’ennemi fait face à une armée qui est jeune, dont l’équipement est perfectible, et qui est en voie d’opérationnalisation. » Et cela alors que la mission de l’Union européenne EUTM Mali, lancée en 2013, a formé 14.000 soldats maliens et qualifié 8 bataillons des FAMa.

Cela étant, il est certain que l’équipement des soldats maliens est « perfectible ». Cela avait d’ailleurs été mis en lumière en novembre 2017, lors de l’une des premières opérations menée par la Force conjointe du G5 Sahel à laquelle les FAMa contribuent.

« La capacité de la Force conjointe à concevoir, commander et conduire une opération a été validée, démontrant qu’elle dispose de cadres formés capables de mettre en œuvre des procédures communes », avait indiqué l’EMA, à l’époque. Cependant, il était apparu des lacunes dans les domaines de l’appui aérien, de la logistique, des transmissions et de l’évacuation sanitaire.

Un rapport de l’International Crisis Group [ICG] avait par ailleurs expliqué, en décembre 2017, que l’armée malienne n’existait que « sur le papier » et qu’elle n’avait « qu’une très faible capacité opérationnelle ». Et d’ajouter : « Sa refondation progresse très lentement » et elle « reste en grande partie ce corps désorganisé qu’elle était à la veille du coup d’État du capitaine Sanogo en mars 2012. »

Le sous-équipement des FAMa est régulièrement dénoncé par lors de manifestations organisées après chaque attaque meurtrière dont elles sont la cible. « Aujourd’hui, c’est un moment fort de soutien aux forces de défense et de sécurité. Nous savons qu’elles sont déterminées à accomplir leur mission. Leur détermination se nourrit également de notre détermination à nous tous », a ainsi affirmé Modibo Sidibé, un ex-Premier ministre désormais dans l’opposition, le 15 novembre.

« Nous avons également dénoncé toute la corruption et la mal gouvernance qui malheureusement ont mis nos propres armées dans des situations extrêmement difficiles. Nous avons exigé qu’il y ait un audit sérieux sur le montant alloué par l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi de programmation militaire », a également insisté Soumaïla Cissé, du Front pour la sauvegarde de la démocratie [FDS], cité par RFI.

Une autre raison avancée par l’État-major français est que les FAMa « contestent le terrain des groupes armés terroristes » et veulent « s’implanter dans le Liptako, dont elles étaient absentes il y a quelques mois encore. »

Aussi, souligne l’EMA, il « est de notre devoir de les accompagner, de souligner leurs efforts et leurs résultats, comme lors de Bourgou 4, ou la reprise du camp de Boulkessi, mais également de les soutenir lors des épisodes douloureux, qui sont malheureusement une facette de leur montée en puissance. »

Cela étant, l’EMA a rappelé la stratégie de la France au Sahel. Ainsi, l’objectif est que les États du G5 Sahel puissent avoir la « capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome ». Au niveau politique, elle repose sur une approche 3D, pour « Défense, Diplomatie et Développement. »

Le volet militaire « repose sur une stratégie zonale de résolution de crise, avec un effort concentré sur la région du Liptako-Gourma, tout en restant capable d’intervenir dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne en tant que de besoin », explique l’EMA. Et cela, dans un environnement à la fois rude et complexe, en raison de la diversité sociale et ethnique des populations.

« La complexité de cet environnement amène donc Barkhane à dépasser le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes, et à mettre en œuvre des actions ciblées regroupées sous trois objectifs distincts mais convergeant vers le même état final recherché », poursuit l’EMA.

Ces trois objectifs visent à réduire la menace terroriste et à entraver la liberté d’action des groupes jihadistes, à mettre ces derniers à portée des forces armées locales et de réduire leur influence via des actions civilo-militaires auprès des populations.

« Notre action auprès de nos partenaires suppose d’une part de les former, de les équiper et de les accompagner au combat. Elle suppose d’autre part de pouvoir les appuyer directement sur le terrain dans les domaines du renseignement, du commandement ou de l’appui aérien », souligne encore l’EMA.

Source : ZONE MILITAIRE - Crédit image AFP

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vendredi 10 janvier 2020

Armée de terre : Pour ses voeux 2020, le CEMAT fait l’éloge de la combativité

L’an passé, le général Jean-Pierre Bosser, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], avait mis « l’esprit guerrier » au premier rang de ses préoccupations. « Du caporal au général, par tous et pour tous, [c’est] une action qui vise à combiner à la fois rusticité, dit autrement, ‘aguerrissement’, haute technologie et traditions militaires », avait-il expliqué.

L’esprit guerrier suppose de la combativité. Et c’est surtout sur cet aspect que le général Thierry Burkhard, qui a succédé au général Bosser en juillet 2019, a insisté lors de ses vœux pour 2020, qui sera une « année de défis et d’opportunités » pour l’armée de Terre.

« Je souhaite à chacun d’entre-vous d’être combatif, de toujours conserver cet enthousiasme et cette énergie qui nous permettent de nous dépasser et de donner le meilleur de nous-mêmes », a affirmé le CEMAT aux militaires de l’armée de Terre, depuis la Cour des Invalides.

« Soyons combatifs à l’entraînement comme en opération. La mission est sacrée. Ayons la volonté de tout mettre en œuvre pour la réaliser. Montrons l’exemple! », a enchaîné le général Burkhard.

Mais pour ce dernier, cette combativité ne doit pas seulement s’exprimer sur le terrain. « Soyons combatifs dans le service courant. Ne choisissons pas la voie de la facilité mais celle de l’excellence, celle qui nous tire vers le haut », a-t-il continué.

« Soyons aussi combatifs dans notre vie personnelle », a poursuivi le CEMAT. « Dépassons nous en toute circonstance, allons jusqu’au bout de nos projets et ne baissons jamais les bras dans la difficulté », a-t-il dit.

En conclusion, le général Burkhard a rappelé le rôle du soldat et le sens de son engagement. « En 2020, apportons plus de justice et de paix dans le monde qui nous entoure, » a-t-il lancé.

Pour rappel, le général Burkhard met actuellement la dernière touche à un nouveau plan stratégique pour l’armée de Terre afin de tirer « les conséquences de l’évolution de la conflictualité dans le milieu terrestre » car, avait-il expliquer aux parlementaires, « nous devons être prêts à nous engager en permanence et sans préavis dans des conflits plus durs. »

Ce nouveau plan visera notamment à élever le niveau d’exigence de la préparation opérationnelle et à faire en sorte de disposer des « moyens matériels nécessaires et suffisants » pour être en mesure de surclasser un adversaire symétrique.

Source : ZONE MILITAIRE

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mercredi 8 janvier 2020

Australie : Des renforts de pompiers français pour combattre les incendies ? Analyse...

Vous êtes nombreux à poser la question :
Pourquoi n'envoie t'on pas de renforts en Australie ?

De nombreux paramètres entrent en ligne de compte , surtout la distance et les délais de trajet
 
Analyse du Commandant Persoglio
 
"Des incendies gigantesques, ayant, à l'heure actuelle, parcouru plus de 6 millions d'hectares sont actuellement en cours en Australie.
On lit beaucoup de choses sur des renforts à destination de ce pays.
J'ai eu l'occasion, dans ma carrière, de participer à une équipe pluri-disciplinaire engagée en Malaisie pour aider et conseiller le gouvernement lors des incendies de 1997 qui ont dévasté plus de 4 millions d'hectares en Indonésie et en Malaisie. J'ai passé 1 mois à Kuala-Lumpur à cette occasion. J'ai donc eu à analyser les problématiques de ces sinistres gigantesques.
 
On ne peut pas comparer les situations que nous avons vécue en France, même en 2003 dans le Var, même en 1989 - 1990, même en 1970 et même en 1949 dans les Landes de Gascogne (région du sud-ouest parcourue par des incendie ayant totalisé approximativement 80.000 Ha.).
 
La dimension des sinistres actuels en Australie, ne peut être comparée à rien de ce que nous avons vécu dans le temps. La surface parcourue représente 2 fois le territoire de la Belgique et plus que la Confédération Suisse.

Et ils sont disséminés sur une bonne partie du territoire ... Il faut que chacun se souvienne que l'Australie est un continent à lui tout seul ... C'est une île continent ... Il y a 4 fuseaux horaires entre chaque côte ; en comparaison, on a que 3 fuseaux horaires d'ici à Moscou.
 
Je lis beaucoup de commentaires concernant l'absence de renforts internationaux et plus particulièrement d'Europe et de France.
 
Alors il faut savoir que pour aller en bateau dans cette zone c'est entre 25 et 30 jours de mer pour emmener des moyens terrestres de lutte sur place. Je lis aussi qu'on peut engager des Avions Bombardiers d'Eau ... comme les DASH. Là aussi, ça part d'un bon sentiment ... Mais comment les emmène-t-on sur place ?? Ils n'ont pas la capacité de vol entre la Réunion (par exemple) et un aéroport australien ... On doit donc les emmener par bateau ... Et pour info nous avons déjà un DASH à la Réunion pour la saison d'été dans ce Département ultramarin.
 
Ensuite, dans nos organisations opérationnelles, on s'appuie sur des infrastructures : des routes, des pistes, des points d'eau, des réseaux radio, etc.
Il faut bien penser qu'en Australie, les distances sont ... incomparables avec ce qu'on connait !! Les réseaux d'hydrants ne sont pas ceux que nous connaissons ... Il est possible que les engins doivent aller faire le plein d'eau à des distances énormes : le feu est à Toulon et l'hydrant ou le point d'eau le plus proche est à Arles, ou à Nîmes ... Les zones habitées étant très restreintes elles sont seule équipées de réseaux d'eau. Mais le feu ne connait pas de limites !
 
Pour donner des chiffres, si on regarde le service incendie de la Nouvelle Galles du Sud (NSW, l'état de Sydney pour ceux qui ne connaissent pas trop ce pays ... ;-) ) on a 6800 pompiers, armant  plus de 500 véhicules d'intervention dans 335 casernes, pour une surface de l'état de 809.000 km².
 
Je n'aborderai pas le fait que les renforts seraient engagés pour une période de 3 semaines à un mois au minimum. Actuellement les pompiers locaux se contentent d'essayer de protéger les vies humaines et les biens ... Il n'y a pas de texte sur le débroussaillement.
Ce sont des feux de brousse, rapides (végétation divisée) et puissants végétation dense) ; les arbres sont majoritairement des eucalyptus, qui sont des bombes incendiaires, bien pire que les pins provençaux car pleines d'essences volatiles.
 
Je suis bien d'accord que ces incendies sont un drame pour les humains, mais aussi pour la faune et pour la flore. Mais je ne pense pas que les humains aient les moyens de les combattre en vue de les stopper. On ne pourra faire que des actions de guérilla pour protéger au mieux  les points sensibles.
 
Je ne suis pas expert dans le domaine de l'évolution du climat. Mais si effectivement cette situation est due au changements climatiques, c'est sur cet aspect qu'il faudra agir ... Si des feux de cette ampleur se déclarent, on assistera, comme dans le cas qui nous intéresse, à des "impossibles opérationnels".
 
Et on se focalise sur l'Australie ... et ses 6 millions d'hectares parcourus, mais je vous rappelle que 15 millions d'hectares ont brulé en Sibérie cet été ... et je n'ai rien vu sur les réseaux sociaux ..
 
Ne prenez pas mon post pour une volonté de "non intervention" ou de "non assistance" ou encore pour justifier le fait que nous "ne fassions rien". J'essaie juste de donner des éléments factuels pour expliquer que nous ne pouvons pas faire grand chose lorsque la situation est arrivée à ce point et dans un territoire si loin de la métropole.
 
Et je voudrais avoir une pensée pour nos collègues de Nouvelle-Calédonie, Territoire d'Outre-Mer de la République, qui se trouve relativement proche de l'Australie et qui subit aussi des incendies d'ampleur."

Source : SDIS du Var - Commandant Persoglio / Image AFP

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dimanche 5 janvier 2020

Attentat : Le parquet antiterroriste se saisit de l’enquête sur l’attaque au couteau à Villejuif !

L’assaillant souffrait de troubles psychiatriques, mais les premières investigations « ont permis d’établir une radicalisation ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a justifié le PNAT.

A Villejuif après l’attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés, le 3 janvier.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé samedi 4 janvier se saisir de l’enquête sur l’attaque au couteau de Villejuif, dans le Val-de-Marne, lors de laquelle une personne est morte et deux blessées. Celle-ci avait été perpétrée la veille par un jeune homme atteint de troubles psychiatriques et converti à l’islam.

« Si les troubles psychiatriques importants de l’auteur des faits sont avérés, les investigations des dernières heures ont permis d’établir une radicalisation certaine du mis en cause ainsi qu’une préparation organisée de son passage à l’acte », a ainsi fait valoir le PNAT dans un communiqué. Les premiers éléments de l’enquête ont en outre « démontré un parcours meurtrier réfléchi et sélectif de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».

Ces éléments justifient la poursuite des investigations des chefs d’assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteur terroriste criminelle. Celles-ci ont été confiées à la direction régionale de la police judiciaire de Paris, initialement en charge du dossier et la direction générale de la sûreté intérieure.

Ouvrages « salafistes » et lettre « testamentaire »

Nathan C., 22 ans, qui a agressé au couteau des passants vendredi dans un parc de Villejuif a mené son attaque aux cris de « Allahou Akbar », avait déclaré samedi la procureure de Créteil lors d’une conférence de presse. Le jeune homme a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon Laure Beccuau. Il a été abattu par les policiers qui lui ont demandé à plusieurs reprises de jeter son couteau, a-t-elle ajouté.

Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre « la nature de (la) radicalisation » de Nathan C., qui s’était converti à l’islam en « mai ou juillet 2017 » et souffrait depuis son enfance de graves troubles psychiatriques. Il a été hospitalisé à plusieurs reprises et avait quitté son dernier établissement en mai avant d’interrompre en juin le traitement qui lui avait été prescrit.

Dans un sac retrouvé sur les lieux, les policiers ont notamment découvert des ouvrages qualifiés de « salafistes », ainsi qu’une « lettre testamentaire avec des répétitions assez caractéristiques du musulman qui s’autoflagelle et qui sait qu’il va peut-être faire le grand saut », a expliqué devant la presse Philippe Bugeaud, directeur adjoint de la police judiciaire de Paris. Le logement qu’il occupait dans la capitale avait par ailleurs « tous les signes d’un appartement qui n’allait plus être occupé », selon la procureure Laure Beccuau.

Selon les témoignages recueillis par les enquêteurs, Nathan C. avait d’abord épargné une première personne, celle-ci lui ayant fait part de sa confession musulmane et lui ayant « récité une prière en arabe », a détaillé Laure Beccuau. Le jeune homme s’est alors attaqué à un couple, blessant mortellement l’homme au niveau du cœur et blessant grièvement sa femme au niveau du cou. Il a ensuite blessé une joggeuse au dos. Les deux femmes blessées sont sorties de l’hôpital.

Source : LeMonde.fr - Photo AFP

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samedi 4 janvier 2020

Burkina Faso : Attaque djihadiste - 7 soldats, 35 civils, et 80 terroristes tués !

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien, qui a décrété 48 heures de deuil national. 

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de cette «attaque barbare».

Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et «80 terroristes ont été neutralisés» (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.  «un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda», dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une «rare intensité», a duré «plusieurs heures».

«Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes», a précisé dans un communiqué le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Remis Dandjinou. Une vingtaine de soldats ont aussi été blessés, selon le ministre. Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connus ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger. Début novembre 2019, 38 employés d'une société minière avait été massacrés lors de l'attaque de leur convoi dans l'Est du pays.

Le président Kaboré a salué «l'engagement et la bravoure» des Forces de défense et de sécurité, qui ont «repoussé l'attaque contre le détachement d'Arbinda». «Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés», selon l'état-major. «En ce jour de Noël, ayons une pensée pieuse pour les familles éplorées par les attaques terroristes contre notre pays et soyons en communion avec nos vaillants soldats qui se battent avec héroïsme pour assurer la sécurité du territoire national», a écrit le chef de l'Etat dans la nuit.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts, selon un décompte de l'AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Le Nord et l'Est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. Les djihadistes mènent des assauts de plus en plus massifs et organisés, avait expliqué récemment à l'AFP Serge Michailof, expert à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, semblent incapables d'enrayer les violences djihadistes. Elles restent sous-équipées et sous-entraînées, en dépit des discours volontaristes du gouvernement. Depuis deux mois, les forces de défense et de sécurité burkinabè ont revendiqué une série de succès, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations. Des bilans toutefois impossibles à confirmer de source indépendante.

Face au péril djihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

Malgré la présence de forces françaises (4.500 soldats de l'opération Barkhane), de l'ONU (Minusma au Mali), ainsi que de forces américaines, le Sahel subit des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié en janvier 2019 les cinq Etats sahéliens à un sommet pour «redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement» de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l'attitude des présidents burkinabé et malien sur le soutien français.

Source : Le Figaro avec AFP - Photo AFP

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vendredi 3 janvier 2020

Attaque au couteau : Un mort et deux blessés graves à Villejuif, près de Paris - L'assaillant abattu

Attaque au couteau à Villejuif : un homme tué et deux femmes blessées, l'assaillant abattu

Un individu muni d'une arme blanche a poignardé plusieurs personnes ce vendredi en début d'après-midi dans le parc des Hautes-Bruyères, à Villejuif (Val-de-Marne). Un homme âgé de 56 ans est mort.

L'individu a été neutralisé par les forces de l'ordre.

Les faits se sont produits vers 14 heures ce vendredi. Un homme muni d'une arme blanche a attaqué plusieurs passants dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif (Val-de-Marne). L'individu a ensuite pris la fuite à pieds dans le parc avant d'être neutralisé du côté de L'Haÿ-les-Roses. 

Les policiers ont tiré plusieurs coups de feu pour neutraliser l'agresseur. Ce dernier est décédé sur place, devant un supermarché.

Au total, au moins trois personnes ont été atteintes par des coups de couteau. Un homme âgé de 56 ans, en arrêt cardio-respiratoire, n'a pas survécu à ses blessures. Deux femmes ont été blessées.

Source : lci.fr

L'individu s'est enfui mais a été rattrapé par des policiers de la Brigade anti-criminalité dans la localité voisine de l'Haÿ-les-Roses, où il a été abattu par balles. Les motifs de son acte meurtrier ne sont pas encore établis.

Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est rendu sur les lieux du drame. Cette attaque intervient à un moment sensible en France, à trois jours seulement du triste anniversaire - le cinquième - des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, puis dans un magasin cacher à Paris, en janvier 2015.

"Je voudrais saluer la réactivité des effectifs d'une BAC de la circonscription du Kremlin-Bicêtre qui a permis de neutraliser l'assaillant immédiatement empêchant la poursuite d'un périple sans doute meurtrier"
Laurent Nunez

Source : euronews.com


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mercredi 1 janvier 2020

Etats-Unis : Une bodybuildeuse de 82 ans se déchaîne sur son cambrioleur en attendant la police ;-)

Élue SUPER MAMIE 2019 !

« Il a choisi la mauvaise maison », a déclaré l’octogénaire qui a gagné plusieurs médailles dans des compétitions de bodybuilding et pratique encore la musculation quotidiennement.

Il aurait dû mieux se renseigner sur sa victime. Un cambrioleur a ciblé jeudi 21 novembre 2019 le domicile de Willie Murphy, une Américaine de 82 ans ancienne championne de bodybuilding. Il a vite compris à qui il avait affaire. L’octogénaire l’a en effet frappé avec une table pour défendre sa maison située à Rochester, dans l’État de New York. Quand le meuble s’est cassé, elle a continué a frappé l’intrus avec les pieds en métal, puis avec un balai, rapporte la chaîne locale Wham (ABC).

Le voleur avait d’abord tenté d’amadouer Willie Murphy en frappant à sa porte et en lui demandant d’appeler une ambulance. Mais la vieille dame avait senti le piège et avait prévenu la police. L’homme avait malgré tout réussi à pénétrer dans la maison, provoquant la colère de la multimédaillée de bodybuilding.

Du shampoing dans les yeux

« Je suis peut-être seule et vieille, mais devinez quoi ? Je suis coriace, a déclaré l’Américaine. Il a choisi la mauvaise maison ». Celle qui pratique encore la musculation​ tous les jours a aussi sauté à plusieurs reprises sur le cambrioleur et fait couler du shampoing dans ses yeux lorsqu’il était à terre. Le traitement réservé au voleur l’a immobilisé suffisamment longtemps pour laisser le temps à la police d’arriver sur les lieux.

Blessé, l’homme a été conduit à l’hôpital et Willie Murphy a connu son moment de gloire. « Les policiers qui sont intervenus m’ont demandé des selfies sur le pas de ma porte », raconte ainsi l’octogénaire, également applaudie à son retour à la salle de musculation.

Source : 20 Minutes avec agence

Qui s'y frotte s'y pique... Assurément une « coriace » qui a bien fini l'année 2019 !
Et pour bien démarrer, sur cette amusante info, toute la rédaction de
la Fédération Nationale des Combattants Volontaires
vous présente ses meilleurs vœux pour

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dimanche 29 décembre 2019

Armement : Armure légère de combat TALOS pour les forces spéciales américaines...

Les forces spéciales américaines testent une armure légère de combat.

En 2013, le commandement des opérations américaines [US SOCOM] avait présenté le programme TALOS [Tactical Assault Light Operator Suit], lequel visait à mettre au point une tenue de combat « révolutionnaire » digne d’Iron Man, le « super héros » des studios Marvel.

Il était alors question d’exosquelette [qui décuple la force physique], de systèmes informatiques et de communication dernier cri, de capteurs pour assurer une surveillance médicale constante du combattant et d’une arme composée de fluides magnéto-rhéologiques, permettant de passer à l’état solide en quelques millisecondes.

Seulement, en février 2019, l’US SOCOM fut bien forcé d’admettre qu’il s’était montré beaucoup trop ambitieux. « TALOS, ce ne sera pas Iron Man. […] La technologie est actuellement hors de portée. […] Mais nous n’allons pas arrêter de chercher une meilleure armure, une meilleure prise de conscience de la situation et une meilleure létalité. Nous allons continuer à regarder toutes ces choses », expliqua James H. Smith, le responsable des acquisitions des forces spéciales américaines.

Et cela voulait dire que des sous-systèmes du programme TALOS allaient continuer à faire l’objet d’études. Ainsi, selon les confidences recueillies par le site Task and Purpose, les forces spéciales américaines testent actuellement un armure légère de combat en polyéthylène [PE], offrant une protection contre les tirs d’armes légères sur plus de 44% du corps, contre 19% pour les gilets pare-balles « classique », comme le Modular Scalable Vest [MSV] de l’US Army. Les épaules, l’aine, les avant-bras et les obliques sont ainsi protégés.

En outre, cette armure légère de combat pèse 1,4 kg de moins qu’une protection balistique standard. Et elle est donc « en cours d’évaluation au combat par les unités des forces spéciales sur le terrain », a indiqué le capitaine de frégate Tim Hawkins, le porte-parole de l’US SOCOM.

Quant au matériau utilisé pour cette armure, il s’agit du polyéthylène de masse molaire très élevée [UHMPE ou UHMWPE pour ultra high molecular weight polyethylene], lequel a déjà fait l’objet de travaux au sein de l’Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center [NSRDEC]. En 2017, ce centre de recherche avait présenté le un casque de combat expérimental qui, réalisé avec cette matière, offrait une protection accrue de 40% par rapport aux modèles en service.

En septembre 2019, l’Army Research Office [ARO] a fait savoir qu’il avait mis au point une matière plastique 14 fois plus résistante et 8 fois plus légère que l’acier, grâce à un nouveau matériau à base de polyéthylène à haut module.

Cependant, le porte-parole du SOCOM a refusé de dire si l’armure de combat actuellement en cours d’évaluation était issue de ces recherches. « C’est un matériau qui faisait partie d’un effort pour le projet TALOS », a-t-il simplement dit.

Source : ZONE MILITAIRE


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jeudi 26 décembre 2019

Mali : Des militaires russes prochainement en soutien des forces maliennes ?

Des militaires russes vont ils apporter prochainement leur soutien aux forces maliennes ?

Après les récentes attaques meurtrières subies par les Forces armées maliennes, notamment à Boulikessi et à In Delimane, des centaines de manifestants ont réclamé, à Bamako, une aide militaire de la Russie…. Pendant que d’autres voix, notamment médiatiques, ont demandé non seulement le départ de la force française Barkhane mais aussi celle de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA] et ses 13.000 Casques bleus.

En outre, ce sentiment pro-russe est notamment porté par le « Groupe des Patriotes du Mali », une association de la « société civile » visiblement proche de l’ambassade de Russie à Bamako…

« Certains tentent d’instrumentaliser un sentiment antifrançais afin de se positionner sur le terrain politique. Il ne faut rien généraliser sur ce sujet, la France n’est ni rejetée, ni conspuée, ce qui n’empêchera jamais les critiques à l’égard de notre action », a récemment commenté Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’un entretien donné à l’AFP.

Cela étant, en juin dernier, le Mali et la Russie ont signé un accord de coopération militaire, en marge du salon de l’armement « ARMY 2019 », organisé à Moscou. « À notre avis, l’intensification des liens militaires est dans l’intérêt de nos deux pays. […] La Russie est prête à contribuer à la normalisation de la situation au Mali et à la création de conditions pour une paix et une stabilité durables », assura, à l’époque, Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.

Pour la Russie, qui cherche à renforcer son influence en Afrique, comme en Centrafrique, où, en échange de concessions minières, elle a envoyé des armes et des « instructeurs » auprès des forces locales, il s’agissait ainsi de renouer le fil avec un pays qui avait gravité dans l’orbite soviétique durant la Guerre Froide, le Mali s’étant orienté, après son indépendance, vers un modèle de type « socialiste collectiviste ». Cette proximité avait évidemment une portée militaire, Moscou ayant livré des blindés, des avions de combat et autres hélicoptères à l’armée malienne.

Cela étant, et avant la signature de cet accord, la Russie avait livré deux premiers hélicoptères d’attaque Mil Mi-35M [sur 4 commandés, ndlr] à la force aérienne malienne. Il est compliqué de préciser l’usage qui est fait de ces appareils. On sait seulement qu’ils ont été réceptionnés sur la base aérienne 101 de Senou-Bamako.

Quoi qu’il en soit, le ministre malien de la Défense, le général Ibrahim Dahirou Dembele, a dû s’expliquer devant les députés au sujet des lourdes pertes subies par les FAMa au cours de ces dernière semaines. La presse malienne s’est fait l’écho des débats.

Ainsi, interpellé par le député Moussa Diarra, qui a mis en doute la « sincérité » des forces françaises au Mali, le général Dembele a été très clair. « En 2013, si la force Serval n’avait pas été là, c’était fini pour nous », a-t-il lancé.

La France et le Mali ont « des relations de coopération militaire et non d’accord de défense. La France, dans le cadre de cette coopération, appuie les troupes maliennes sur le terrain », a ensuite rappelé le ministre malien, avant de déplorer les accusations portées « à tort et à travers » contre Barkhane. « À maintes reprises les troupes françaises sont intervenues pour appuyer les FAMa. La plus récente aide a été le soutien apporté aux soldats blessés après l’embuscade contre les soldats maliens à Tabankort« , a-t-il poursuivi.

« J’attends beaucoup de nos compatriotes qui accusent la France de ne pas intervenir lorsque les soldats sont attaqués. Les troupes françaises ne peuvent que soutenir les FAMa techniquement et non de se substituer aux Forces de défense et de sécurité maliennes. C’est à nous Maliens de créer les conditions nécessaires à notre appareil de défense. Ce n’est pas quelqu’un [d’autre] qui va le faire », a ensuite fait valoir le général Dembele.

Les comptes-rendus de ces débats publiés par la presse malienne se recoupent sur les propos tenus par le ministre au sujet de la coopération militaire avec la France. Ce qui n’est pas tout à fait vrai pour celle avec la Russie.

En effet, selon le quotidien « L’indicateur du Renouveau », repris par les portails Aumali.net et Malijet.co, le général Dembele aurait annoncé « l’arrivée dans les prochaines semaines de militaires russes au Mali pour soutenir techniquement » les FAMa, et en particulier pour assurer la maintenance des deux hélicoptères Mi-35 ainsi que le « perfectionnement » de leurs pilotes.

En revanche, Maliactu.net rapporte des propos plus nuancés. « Ce n’est pas en signant une coopération avec la Russie que les Russes vont nous amener des appareils. Il faut payer. On a commandé quatre hélicoptères. Ils [en] ont donné deux et le 3e est bloqué parce que l’État n’a pas payé le reste de l’argent. Si tu ne paies rien, on ne te donne rien. Rien n’est gratuit aujourd’hui », aurait affirmé le général Dembele.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : Présidence malienne

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mardi 24 décembre 2019

Noël 1914 : Les fraternisations de tranchées de la Grande Guerre

Des troupes allemandes, britanniques et françaises ont connu des cessez-le-feu non officiels, le long du front de l'Ouest. Mais ces trêves ont eu lieu, dans leur immense majorité, bien plus au nord, et n’ont concerné des soldats français que très exceptionnellement. Les témoignages recueillis dans les différents JMO des armées engagées situent le principal épisode des fraternisations sur le front belge, prêt de la ville d’Ypres. C’est celui-ci, qui est raconté dans le film Joyeux Noël de Christian Carion, sorti en 2005. Il est le plus fameux car le seul à avoir été raconté par des journaux, dans les jours qui ont suivi, et le seul à avoir été immortalisé par des photographies.

Les soldats qui se trouvent en Belgique sont choqués par les pertes importantes qu'ils ont subies depuis le mois d'août 1914. C’est alors que le matin du 25 décembre, les Français mais surtout les Britanniques entendent des chants de Noël montant des tranchées ennemies. Ils aperçoivent  aussi des arbres de Noël placés le long des tranchées ennemies. Puis des Allemands sortent de leurs boyaux et font des signes amicaux en direction des Britanniques et des Français.

Allemands et Britanniques se rejoignent rapidement au milieu d'un paysage dévasté par les obus (ce que l’on nomme le No man’s land). Les Français restent pour commencer à l’écart, et se mêlent, en petit nombre, à ces manifestations d’amitié avec moins d’implication que les Anglais ou les Ecossais. C’est que ceux-ci sont des engagés volontaires, au contraire des Français mobilisés, et qu’ils ne se battent pas sur leur sol. Pour certains, ce n’est déjà plus leur guerre.

«Ce n'est pas un phénomène d'ampleur, ce sont des petits gestes spontanés, sporadiques, à force de se regarder. C'est une pomme qu'on lance d'une tranchée à l'autre, un morceau de pain, un coup à boire, un échange de chansons patriotiques, sentimentales. Ce mouvement commence surtout avec les Britanniques, la guerre se civilise, l'autre n'est plus un monstre et on sort pour se rencontrer entre les tranchées», explique l'historien Marc Ferro.

Les fraternisations des fêtes de Noël sont ainsi les plus courantes aux endroits où Britanniques et Allemands se font face. Si elles existent parfois ailleurs en cette fin d’année 1914, l’épisode vécu par Frédéric B. et son régiment apparaît bien exceptionnel. Il n'y a par exemple pas de « trêves » dans les régions où Français-Belges combattent seuls contre les Allemands, en dehors du cas rapporté par notre soldat, en Somme. Car là, la haine dirigée vers un ennemi considéré comme un envahisseur, ayant par exemple dévasté le territoire de Belgique et y ayant commis des crimes de guerre, est trop forte.

L’un des épisodes les plus réjouissants de ces trêves s’est déroulé dans le secteur d’Ypres, justement. Il s’agit d’un match de football joué dans le No man's land entre Britanniques et Allemands, dans cette zone large d'environ 20 à 40 mètres, immortalisée par un photographe amateur présent sur les lieux.  

Suite à ce match, les anciens ennemis enterrèrent leurs morts, donc les corps se trouvaient encore entre les lignes de tranchées. Ils chantèrent ensemble, aussi. La plupart des photographies de cette trêve « belge » furent confisquées ou détruites. Mais quelques unes parvinrent à la rédaction du quotidien britannique The Daily Mirror, qui les publia le 5 janvier 1915, accompagnées de témoignages. Cet épisode fut rapidement connu.

 L’Etat-major des deux camps réagit rapidement à la nouvelle. Des bombardements ont lieu, depuis des positions plus éloignées, pour forcer les soldats à se réfugier dans leurs tranchées respectives. Les « troupes contaminées » se voient affectées ailleurs, souvent sur des zones de combats plus dures. Ce qui n’arriva pas, semble-t-il, aux soldats du régiment de Frédéric B.

A noter que des fraternisations ont eu lieu plus tard durant le conflit. Elles ne se sont pas limitées à cette Noël 1914, même si ces épisodes sont restés rares et toujours combattus par le commandement militaire. En juillet 1916, ainsi, le soldat français Louis Barthas note : « Quelquefois, il y avait des échanges de politesse, c’étaient des paquets de tabac de troupe de la Régie française qui allaient alimenter les grosses pipes allemandes ou bien des délicieuses cigarettes Made in Germany qui tombaient dans le poste français. On se faisait passer également chargeurs, boutons, journaux, pain. ».  

Source : Ange FILETI

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lundi 23 décembre 2019

Terrorisme : L’assaillant de trois militaires de l’opération Sentinelle condamné à 30 ans de prison

Le 3 février 2015, soit moins d’un mois après les attentats commis contre la rédaction de Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, à Paris, trois militaires du 54ème Régiment d’artillerie furent attaqués à l’arme blanche par un certain Moussa Coulibaly, alors qu’ils surveillaient un centre communautaire juif situé à Nice, dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Les images de vidéo-surveillance montrèrent que l’assaillant était passé à trois reprises devant les soldats avant de passer à l’action. Ayant fait tomber son sac pour faire diversion, il s’était ensuite saisi de son couteau pour frapper deux militaires, avant d’être maîtrisé par le troisième.

Plus tard, il apparut que Moussa Coulibaly venait d’être refoulé de Turquie, à la demande de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI], qui l’avait repéré pour son prosélytisme religieux. Lors de sa garde à vue, se revendiquant « combattant d’Allah », il avait exprimé sa haine de la France et des militaires.

Il aura fallu attendre décembre 2019 pour voir Moussa Coulibaly être jugé par la Cour d’assises spéciale de Paris. Au premier jour de son procès, le 9 décembre, il avait reconnu l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés, avant de revenir sur ses déclarations, deux jours plus tard.

« Ces accusations m’ont peiné. J’étais abattu. J’étais pressé que ça se termine. Je vous ai dit que je reconnaissais les faits mais je ne les reconnais pas », a-t-il en effet déclaré, le 11 décembre. Et il a ensuite expliqué avoir commis son geste sous le coup d’une impulsion, après d’être rappelé d’un verset du Coran. Puis, il s’est défendu d’avoir cherché à tuer les militaires, expliquant qu’il avait voulu « laisser une marque » en les attaquant au visage. Quant aux regrets, il n’en a exprimé aucun. « Je me suis interdit de regretter par solidarité envers les pays musulmans qui subissent les bombardements », a-t-il fait valoir.

« Je conteste avoir voulu me rendre en Syrie, je conteste la tentative d’assassinat, et je conteste la préméditation », a encore insisté l’accusé.

Reste que les explications données par Moussa Coulibaly ne correspondent pas avec les témoignages et les faits.

« Je lui ai fait une balayette, il a chuté. Au sol, il se débattait en me donnant des coups, il essayait de prendre mon Famas. Il avait la rage », a témoigné l’un des trois militaires attaqués. « J’ai cru qu’il était fou. Il avait les larmes aux yeux, les yeux tout rouges, mais il ne disait rien », s’est-il souvenu. Et pour ce brigadier, les intentions de Coulibaly étaient claires. « S’il se débattait comme ça, c’est qu’il avait un sentiment de regret, de ne pas avoir fini son affaire », a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, la Cour d’assises spéciale a suivi les réquisitions de l’avocat général, pour qui l’affaire Coulibaly est « un symbole de la menace terroriste quotidienne » visant la France, depuis l’appel de l’État islamique « à tuer des infidèles », lancé par Abou Mohammed al-Adnani, en septembre 2014.

En effet, les juges ont reconnu Moussa Coulibaly coupable de tentatives d’assassinat et d’association de malfaiteurs terroristes pour avoir tenté de rejoindre la Syrie et l’EI via la Turquie.

En conséquence, ils l’ont condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Une peine assortie d’une période de sûreté des deux tiers, estimant que, lors de l’attaque des militaires, il avait montré une « détermination quasi fanatique », appliquant « à la lettre les injonctions » de Daesh à commettre des attentats en France. En outre, ils ont souligné la « personnalité inquiétante » de ce jihadiste, dont la « dangerosité n’a visiblement pas été atténuée » par les années passées en prison et qui a exprimé « peu ou pas d’empathie à l’audience. »

Source : ZONE MILITAIRE


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vendredi 20 décembre 2019

Retraites : Système universel des règles spécifiques pour les militaires…

Nous reproduisons ici un extrait de la lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019 :


" S’agisssant des règles spécifiques aux militaires, notamment la pension à jouissance immédiate et l’absence de restriction au cumul d’une activité et d’une pension, elles seront maintenues dans le système universel. Le président de la République et le Premier ministre s’y sont engagés."

"Par ailleurs, un dispositif permettant l’octroi de bonifications au titre des activités militaires spécifiques sera intégré au futur système universel, y compris pour les militaires ayant une carrière courte qui ne bénéficient pas aujourd’hui des bonifications acquises."

Florence PARLY
Ministère des Armées

Télécharger la version PDF : Lettre de Madame la Ministre des Armées du 11 décembre 2019


Source : FNCV

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mercredi 18 décembre 2019

Niger : L’armée nigérienne a subi de lourdes pertes lors d’une attaque jihadiste contre le camp d’In-Atès

Devant se tenir le 16 décembre 2019 à Pau, à l’initiative du président Macron qui souhaitait obtenir des « clarifications » de la part de ses homologues du G5 Sahel [Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina-Faso] pour décider du maintien ou non des forces françaises dans la bande sahélo-saharienne [BSS], le sommet de Pau a finalement été reporté au début de l’année prochaine.

En effet, le chef de l’Élysée a pris cette décision en accord avec Mahamadou Issoufou, le président nigérien, après une nouvelle attaque jihadiste contre le camp militaire d’In-Atès [ou I-n-Atès], commise le 11 décembre 2019.

Situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tongo Tongo, localité connue pour avoir le théâtre d’une embuscade ayant coûté la vie à quatre commandos des forces spéciales américaines en octobre 2017, le camp militaire d’In-Atès avait en effet déjà visé par une attaque « complexe » revendiquée par l’État islamique au grand Sahara [EIGS] en juillet dernier.

Selon le ministre nigérien de la Défense, cette attaque put être repoussée grâce à un appui aérien fourni par deux Mirage 2000 de la force Barkhane. Les assaillants s’étaient ensuite repliés vers le Mali voisin. Il avait ensuite été fait état de 18 tués et de 2 disparus parmi les forces armées nigériennes.

En septembre, Niamey avait accusé le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], une organisation malienne comptant d’anciens membres du groupe jihadiste Ansar Dine sans ses rangs, d’avoir été complice des assaillants d’In-Atès.

Plus de cinq mois après la première attaque, le camp d’In-Atès a donc été une nouvelle fois visé. Et, apparemment, l’assaut livré par les jihadistes a été d’une ampleur jusqu’alors jamais vue, le ministère nigérien de la Défense ayant estimé le nombre d’assaillants à « plusieurs centaines ».

Selon la même source, les combats, « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikazes par l’ennemi », ont duré trois heures. « Malheureusement, on déplore le bilan suivant : 71 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », a-t-elle précisé. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière subie par les forces nigériennes depuis 2015.

D’après une source sécuritaire, les jihadistes ont « pilonné le camp avec des obus » et beaucoup de soldats ont été tués « dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant. »

Le camp aurait été encerclé par les terroristes. Puis ces derniers, visiblement très bien renseignés, ont d’abord visé l’armurerie et le centre de transmission, ce qui a privé les soldats nigériens de munitions et de communication vers l’extérieur pour demander des renforts. L’alerte a pu être donnée, explique RFI, par un véhicule de liaison ayant réussi à rejoindre le poste militaire d’Ayorou, situé à 80 km plus loin.

Le mode opératoire n’est pas sans rappeler celui qu’avait suivi l’État islamique [EI ou Daesh] pour s’emparer de bases de l’armée syrienne en 2014.

Au regard de l’importance des moyens mis en oeuvre par les assaillants, il est possible que cette attaque ait été menée par plusieurs organisations jihadistes. L’hypothèse d’une alliance de circonstance entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM] et l’EIGS n’est pas à écarter, d’autant que ces deux formations ont déjà uni leurs forces pour commettre au moins trois attaques par le passé.

Une autre hypothèse serait que l’EIGS a été renforcé par la « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique » [ISWAP], issu du groupe jihadiste nigérian Boko Haram. L’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions des Nations unies sur la mouvance jihadiste avait évoqué l’éventualité d’un rapprochement opérationnel entre ces deux groupes dans son dernier rapport.

« Il est possible que l’État islamique du Grand Sahara et le groupe ‘Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique’ aient coopéré dans l’attaque des forces nigériennes commise à Tongo Tongo en mai 2019 et qu’ils soient en train d’établir une base de soutien logistique dans la ville de Sokoto, au Nigéria », lit-on dans ce document, rendu public en juillet.

Qui plus est, au fil de ses attaques contre les forces nigérianes et camerounaises, l’ISWAP, qui compterait jusqu’à 5.000 combattants, s’est procuré un arsenal significatif, dont, par exemple, des pièces d’artillerie légères montées sur des pick-up.

Quoi qu’il en soit, ce n’est évidemment pas un hasard si le camp d’In-Atès a été une nouvelle fois attaqué… Situé près de la réserve d’Ansongo, où sont établis de nombreux jihadistes, et, surtout, de carrefours de routes empruntés pour les trafics.

Source : ZONE MILITAIRE

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dimanche 15 décembre 2019

Sécurité : L’entretien d’une caserne parisienne confié un patron d'entreprise fiché S !

Alors qu’un récent rapport du Sénat a fait état d’actions de « reconnaissance des emprises militaires par des individus aux motivations présentant un risque » [terroriste] encore « très fréquentes », le Canard Enchaîné vient de lancer un pavé dans la mare.

En effet, dans son édition du 4 décembre 2019, l’hebdomadaire affirme que, pour assurer l’entretien d’une caserne du XIIIe arrondissement de Paris, qui sert de lieu d’hébergement aux militaires célibataires, le ministère des Armées a attribué un marché d’une valeur de près de 73.000 euros [HT] sur 19 mois à une entreprise de nettoyage dont le dirigeant avait été « fiché S » en raison de sa proximité avec la mouvance jihadiste. Et cela, quelques jours après l’attaque au couteau commise à la Préfecture de police de Paris par un agent radicalisé.

Or, cela n’a pas échappé à la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI]. « À quoi bon s’embêter à répertorier et à surveiller les radicalisés, pour notamment s’assurer qu’ils n’ont pas accès à des informations sensibles, si les autres administrations se foutent de notre travail? », s’interroge l’un de ses agents dans les colonnes du Canard Enchaîné.

Pour rappel, constituant une catégorie de mesures de recherches au sein du fichier des personnes recherchées [FPR], les fiches « S » [S pour « Sûreté de l’État »] ne concernent pas les seuls individus de la mouvance islamiste radicale.

« Il existe 11 catégories de fiches S [de S2 à S163], qui ne correspondent pas à des niveaux de dangerosité, mais renvoient à des profils et des conduites à tenir [par exemple, les informations à recueillir ou les actions à entreprendre », rappelait un rapport de la commission sénatoriale des lois, publié l’an passé.

Et d’ajouter : « Aussi la fiche S n’est-t-elle qu’un outil parmi d’autres de collecte de renseignement pouvant être mobilisé par les services spécialisés pour prévenir, notamment, les actes de terrorisme. »

« La fiche S ne contient pas les informations relatives à un éventuel suivi opérationnel de la personne, sachant que les personnes fichées S ne sont pas toutes des objectifs des services de renseignement. La fiche S ne contient pas non plus les informations précises à l’origine de l’inscription ‘S’ au FPR », avait encore précisé ce rapport.

Normalement, il revient à la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense [DRSD] de vérifier les antécédents des employés d’une entreprise appelée à travailler sur un site militaire.

« En 2018, la DRSD a rendu plus de 80 000 avis de sécurité pour l’habilitation de personnes travaillant en entreprise », indique le service. Mais, a priori, cette procédure ne concerne pas les dirigeants. Un responsable du ministère des Armées a confié, à l’hebdomadaire, qu’il y a manifestement un « trou dans la raquette ».

Source : ZONE MILITAIRE


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