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mardi 11 décembre 2018

Strasbourg : Fusillade en centre ville, des morts et des blessés - La "piste terroriste" évoquée !

Fusillade dans le centre-ville de Strasbourg : le tireur en fuite est fiché S pour radicalisation


Une fusillade a eu lieu dans le centre-ville de Strasbourg ce mardi soir, au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kleber, faisant au moins 2 morts, sept blessés graves et quatre blessés légers, selon un nouveau bilan de la préfecture. Une opération de police est en cours et le centre-ville a été évacué. Le tireur toujours en fuite est fiché S pour radicalisation.


Pour l'heure, les informations demeurent confuses. Ce que l'on sait :

  • Une fusillade a eu lieu dans le centre de Strasbourg ) proximité du marché de Noël.
  • La situation est extrêmement confuse. Néanmoins, la préfecture annonce deux morts et sept blessés graves, quatre blessés légers. Le tireur est en fuite.
  • Les policiers patrouillent et notre envoyé spécial a constaté un très large dispositif militaire. L'antenne du RAID est à la recherche du tireur, blessé.
  • L'homme a été identifié, il est toujours activement recherché.
  • Le plan blanc a été déclenché dans les hôpitaux de Strasbourg.
  • Une cellule d'information du public (CIP) est ouverte : 0 811 000 667
  • La section anti-terroriste du parquet de Paris se saisit de l'affaire.
  • Christophe Castaner se rend sur place.


BILAN
La préfecture donne un bilan plus précis avec treize victimes. Deux morts, sept blessés graves et quatre blessés légers.

PROFIL DU TIREUR
Selon les informations de TF1/LCI, l'homme est fiché S, connu pour radicalisation. Il a été identifié et blessé avant de prendre la fuite.

NUMERO D'URGENCE
La préfecture a mis en place une cellule d'information du public, prioritairement réservée aux appels des personnes concernées par la situation en cours.
0 811 00 06 67

Il est demandé aux habitants de rester chez eux et de suivre les consignes des autorités.

COUPS DE FEU
L'AFP annonce de sources policières que "des échanges de coups de feu dans le quartier où serait retranché l'assaillant" ont actuellement lieu.

...

«La menace terroriste est toujours extrêmement présente.
Si elle a subi un affaiblissement en raison des combats contre Daech, aujourd'hui fragilisé,
nous savons que d'autres formes de manifestations terroristes
peuvent avoir lieu à tout moment dans notre pays.» *

* Christophe Castaner

VIGIPIRATE
2:30 - Fusillade à Strasbourg : le niveau d’alerte "urgence attentat" a été activé.

En marge de son intervention à Strasbourg, Christophe Castaner a justifié son recours au plus haut niveau d’alerte. "Le gouvernement vient de décider de passer en ‘urgence attentat’, avec la mise ne place de contrôles renforcés aux frontières, sur l’ensemble des marchés de Noël se déroulant en France et éviter le risque de mimétisme. Il y aura aussi un mobilisation plus forte du dispositif Sentinelle du territoire."

PARLEMENT EUROPÉEN
Le confinement au Parlement européen est levé. Des députés européens, confinés depuis le début de la soirée au Parlement européen à Strasbourg, ont commencé à évacuer le bâtiment peu après 2H00, indique l'AFP. Le président du Parlement, Antonio Tajani, a annoncé le lancement d'un plan d'évacuation en coopération avec la police française à 2H00 (1H00 GMT).
A 3H00, des employés du Parlement, des hauts fonctionnaires et des parlementaires étaient escortés par la police dans des bus et des monospaces vers le centre de la ville.

...

FICHE S POUR RADICALISATION
Le Raid est sur place. Près de 500 policiers sont à la recherche de l'assaillant.
Une opération de police est en cours dans un quartier de la ville. Le tireur, toujours en fuite, est fiché S pour radicalisation.

Le suspect est un homme de 29 ans, originaire d'un quartier sensible de Strasbourg. Connu pour des faits de droit commun, il est fiché S pour radicalisation par la DGSI. Le matin de la fusillade, le jeune homme devait être interpellé par la police pour une affaire de meurtre et d'extorsion. À leur arrivée à son domicile pour l'arrêter, le suspect n'était pas là.

 A son domicile, des grenades ont été découvertes, ce matin. Il avait fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne, pour des faits de droit commun.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et ouvre une enquête.

...


Source : LCI.fr

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vendredi 23 novembre 2018

Cour martiale ? Un commando des Navy SEALs accusé d’avoir tué un combattant de Daesh blessé...

En 2010, un officier canadien avait été radié de l’armée pour avoir « achevé » un combattant taleb dont les blessures qui venaient de lui être infligées lors d’un accrochage sérieux ne lui laissaient pourtant aucune chance de survie. Seulement, il avait été considéré qu’il n’avait pas respecté les conventions de Genève qui « qui demandent à ce que l’on prenne soin des ennemis blessés de la même façon que si c’était l’un de nos propres soldats. »

C’est aussi pour cette raison que le Special Operations Chief Edward Gallagher, chef de groupe au sein de la Navy SEAL Team 7, risque la cour martiale. Au cours de ces 19 années passées sous l’uniforme de la marine américaine, ce sous-officier a été décoré à plusieurs reprises pour son attitude au combat, que ce soit en Afghanistan ou en Irak. Et il était même question de lui remettre la Silver Star, pour « bravoure en opération contre l’ennemi. »

Mais, actuellement, il doit faire face aux accusations de « meurtre avec préméditation » et de tentative subornation de témoins. Et il lui est également reproché d’avoir ouvert le feu « sans discernement sur des civils », lors de son huitième déploiement à l’étranger, en Irak, et d’avoir consommé du chlorhydrate de tramadol (un opioïde) ainsi que du Sustanon-250 . Ce qui a valu d’être mis en prison le 11 septembre dernier.

Les faits auxquels Edward Gallagher doit répondre se sont produits le 3 mai 2017. Ce jour-là, les forces irakiennes ont remis à la Navy Seal Team 7 un combattant de Daesh, âgé de 12 à 17 ans et blessé lors d’une frappe aérienne, près de Mossoul. Les commandos américains lui ont donné les premiers soins, en pratiquant notamment une trachéotomie pour lui permettre de respirer.

C’est alors que le chef Gallagher se serait approché du jihadiste avec un couteau à la main pour le poignarder au cou, sans dire un mot. Puis il a ensuite pris la pose pour des photos où on le voit tenir la tête du combattant de Daesh par les cheveux d’une main et son son couteau de l’autre.

Peu après, le chef Gallagher a envoyé les photos à d’autres membres des SEALs, avec le message : « Je l’ai eu avec mon couteau de chasse. » Les clichés ont d’ailleurs été retrouvés dans la mémoire de son téléphone portable, de même que des SMS demandant à ses contacts de l’aider à garder cette affaire secrète. Au moins deux autres commandos américains seraient visibles sur les images.

Un mois plus tard, le chef Gallagher aurait blessé par balle un vieux civil irakien qui marchait le long d’une route. Et il aurait récidivé au même endroit, en juillet 2017, en tuant, cette fois, une jeune fille.

« Les enquêteurs ont déclaré que certains membres du peloton étaient si désemparés par les actions de leur chef qu’ils ont altéré son fusil de précision pour le rendre moins précis et tiré des coups de semonce pour effrayer les civils avant qu’il n’ait eu l’occasion de leur tirer dessus », rapporte le New York Times, selon qui Edward Gallagher risque la prison à vie pour les faits qui lui sont reprochés.

« Ils [les hommes de Gallagher] ont dit qu’ils avaient passé plus de temps à protéger les civils qu’à lutter contre l’État islamique », a déclaré l’agent spécial Joe Warpinski du Service des enquêtes criminelles de l’US Navy, lors d’une audience préliminaire de deux jours à la base navale de San Diego.

Lors de cette dernière, l’avocat d’Edward Gallagher, Phillip Stackhouse, a déclaré que les accusations étaient sans fondement et qu’elles étaient le fait de quelques SEALs mécontents du style de commandement de leur chef. Quant au combattant de Daesh, il a fait valoir qu’il était «probablement décédé des suites des blessures graves qu’il avait subies lors de la frappe aérienne ».

Quoi qu’il en soit, le procureur de la marine, le Cmdr. Chris Czaplak, n’a pas été convaincu par ces explications. « Le public croit-il toujours que nous sommes les bons, parce que le chef Gallagher a décidé d’agir comme le monstre que les terroristes nous accusent d’être? », a-t-il demandé, avant d’estimer que, par sa conduite, le sous-officier n’avait pu que servir la propagande de Daesh.

Le chef Gallagher saura s’il sera renvoyé ou non devant une cour martiale le 30 novembre prochain.

Source : Zone Militaire

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jeudi 8 novembre 2018

Algerie : Limogeages de militaires et arrestations de généraux

Le 26 juin 2018, le général Abdelghani Hamel, alors directeur de la sûreté nationale [DGSN] a été évincé de son poste alors qu’il passait pour être un proche d’Abdelaziz Bouteflika, le président algérien. La raison de ce limogeage n’a pas été précisée. Sans doute a-t-elle un rapport avec la saisie de 700 kg de cocaïne effectuée par les services de l’armée, à Oran, quelques jours plus tôt. Selon la presse, son chauffeur personnel aurait été impliqué dans ce trafic, d’où son départ…

Seulement, le général Hamel n’a pas été le seul à être démis de ses fonctions. Par la suite, plusieurs généraux de premier plan ont connu un sort identique. En août, le chef de la 4e région militaire, le général Abderrazak Cherif, et celui des forces terrestres, le général Ahcène Tafer, ont été limogés.

Le commandant des Forces de la Défense aérienne du Territoire, le général Bekkouche Ali ainsi que le chef d’état-major de l’armée de l’Air algérienne, le général Mohamed Hammadi ont été priés de faire valoir leur droit à la retraite.

Les généraux démis...

La liste des généraux démis ne s’arrête pas là : le général Menad Nouba, qui commandait la gendarmerie nationale, a également été limogé, de même que le général Mohamed Tireche, dit Lakhdar, alors directeur central de la sécurité de l’armée (DCSA, renseignements) et le général Benattou Boumediene, alors contrôleur général de l’armée.

Et sans oublier le remplacement du général Mohamed Zinakhri par le général Abdelhamid Gheris au poste de secrétaire général du ministère de la Défense.

Le plus simple aurait été de citer les généraux restés à leur poste étant donné qu’il n’y en aurait qu’un : le général Ammar Athamnia, le commandant de 5e Région militaire (Constantine). Il faut dire que, par rapport à ses homologues, il n’occupe cette fonction que depuis 2015.

Mais ces bouleversements au sein de la hiérarchie des forces armées algériennes ne se limite pas à des limogeages. Le 14 octobre, le tribunal militaire de Blida a décidé de placé en détention provisoire cinq généraux, récemment démis de leurs fonctions. Selon une source citée par l’AFP, il leur est reproché d’avoir commis des « infractions aux consignes générales de l’armée » portant sur des faits de « dilapidation » de fonds publics et de « mauvaise gestion ».

L’ex-patron de la gendarmerie, le général Nouba, en fait partie, de même que les généraux Chentouf, Bey et Chérif, tous anciens chefs de régions militaires ainsi que le général Boudjemaâ Boudouaour, ex-directeur des Finances au ministère de la Défense.

Quoi qu’il en soit, cette « chasse aux sorcières » au sein de la haute hiérarchie militaire algérienne interroge. Évidemment, il est difficile de ne pas y voir un lien avec la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019. Pour le moment, l’on ignore si le président Bouteflika briguera un cinquième mandat.

Dans le cas contraire, il serait possible, selon certains observateurs, que le général Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la défense nationale et inamovible chef d’état-major des armées (il est en fonction depuis 2004), prenne le relais… Ce qui expliquerait cette purge, laquelle lui aurait permis de placer ses proches à des postes clés. Mais encore faudrait-il être certain qu’il en ait été à l’origine…

Mais telle n’est pas la lecture du quotidien El Watan, pour qui le limogeage du chef de la sûreté nationale expliquerait bien des choses. D’autant plus que des proches du général Ahmed Gaïd Salah, 78 ans,  ont également été démis. Aussi, explique le journal, ces purges marquent « un isolement, voire la fin du règne d’un chef d’état-major qui détient, désormais, le record du nombre d’années à ce poste. »

Source : Zone Militaire

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dimanche 28 octobre 2018

Guerre d'Algérie : Accueil indigne des harkis en France - L'Etat condamné par le Conseil d'Etat

Victoire judiciaire à lourde charge symbolique: le Conseil d'État a pour la première fois condamné l'État à indemniser un fils de harki pour l'accueil "indigne" réservé aux supplétifs de l'armée française en Algérie à leur arrivée dans l'Hexagone.

"La responsabilité pour faute de l'État doit être engagée à raison des conditions de vie indignes réservées à l'intéressé" dans les camps dits "de transit et de reclassement" où les harkis sont arrivés dans les années 1960 et 1970, a indiqué le Conseil d'État dans une décision transmise mercredi.

La plus haute juridiction administrative a condamné l'État à payer au requérant 15.000 euros "en réparation des préjudices matériels et moraux" qu'il y a subis. C'est beaucoup moins que le million d'euros réclamé en première instance devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui l'avait débouté en 2014.

Mais c'est la première fois que le Conseil d'État, saisi d'une demande de réparation liée aux camps de harkis, reconnaît l'État responsable et le condamne à verser une indemnisation, a précisé la juridiction.

"Cela ouvre une brèche, et ceux qui ont été enfermés dans ce genre de camps vont maintenant profiter de cette brèche. Les autres harkis, s'ils veulent obtenir des réparations matérielles, vont y aller", a affirmé à l'AFP Fatima Besnaci-Lancou, historienne et cofondatrice de l'association "Harkis et droits de l'homme".

Cette condamnation de l'Etat "nous conforte dans notre volonté de demander une véritable réparation", a ainsi affirmé le Comité national de liaison des harkis (CNLH).

"Le Conseil d'Etat désapprouve l'Etat. C'est un énorme coup de main qui nous aide" à poursuivre notre combat, a commenté son porte-parole Mohamed Badi.

Le requérant était né au camp Joffre de transit et de reclassement des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie, situé à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) avant d'être transféré en 1964 au camp de Bias (Lot-et-Garonne) -- "le pire de France, quasiment un camp d'enfermement", selon Mme Besnaci-Lancou -- où il a vécu jusqu'en 1975 .

Dans ces camps, les conditions d'accueil et de vie ont entraîné chez le plaignant "des séquelles qui ont exigé un accompagnement médico-psycho-social" et "ont aussi fait obstacle à son apprentissage du français", précise le Conseil d'État.

"Précédent"

"Cette condamnation crée un précédent, mais il était attendu, après la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans le sort des harkis par François Hollande en 2016", a ajouté Mme Besnaci-Lancou. L'ancien chef de l'État avait alors reconnu "les responsabilités" de la France dans "l'abandon" des harkis.

Sur les quelque 150.000 Algériens recrutés par l'armée française comme auxiliaires durant la guerre d'Algérie (1954-1962), environ 60.000 sont parvenus à partir pour la métropole avec les "pieds-noirs". Mais leur accueil s'est fait dans des conditions précaires (camps, hameaux de forestage et cités urbaines), sans réelles perspectives d'intégration pour eux-mêmes ou pour leurs enfants.

Les autres ont été livrés à leur sort en Algérie où le nouveau régime les considérait comme des traîtres.

Les harkis "attendent une reconnaissance de l'État français pour ce qu'ils ont fait pour la France", a convenu en septembre la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, en présentant un "plan harkis" de 40 millions d'euros destiné à revaloriser les pensions des anciens combattants et à venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité.

Après la reconnaissance, le 13 septembre, de la mort aux mains de l'armée française de l'opposant communiste Maurice Audin pendant la guerre d'Algérie, le gouvernement avait ainsi pris une nouvelle initiative visant à "travailler sur l'apaisement des mémoires" autour de cette page douloureuse de l'Histoire française.

Après avoir promu en septembre d'anciens combattants harkis et des représentants d'associations dans l'ordre de la Légion d'honneur, le chef de l'État doit aussi présider dans les prochains mois une cérémonie d'hommage exceptionnelle, selon Mme Darrieussecq.

Dans sa décision, le Conseil d'État a par ailleurs de nouveau refusé de se prononcer sur le préjudice lié, selon le requérant, à l'absence de rapatriement des harkis après la signature des accords d'Evian le 18 mars 1962, qui ont consacré la "défaite française" en Algérie.

"Conformément à sa jurisprudence, le juge ne contrôle pas (...) les actes qui se rattachent à l'action du gouvernement dans la conduite des relations internationales et leurs éventuelles conséquences", précise la juridiction.

Source : LePoint.fr

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dimanche 14 octobre 2018

Guerre d'Algérie : « Audin trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française » selon le général DARY...

Le général Dary, à la tête du Comité national d’entente des associations patriotiques, vient d’envoyer une lettre au président de la République.

A la suite de la récente initiative du président de la République concernant Maurice Audin, assassiné par l’armée française en 1957, le Comité National d’Entente (CNE) qui regroupe une quarantaine d’associations d’anciens combattants vient de réagir par la voie de son président, le général Bruno Dary, ancien Gouverneur militaire de Paris.

Il y exprime « l’étonnement », « le doute », « la colère » de ses membres, estimant que l’initiative présidentielle soulève « plus d’interrogations » qu’elle n’apportait « d’apaisements ». Le CNE estime que Maurice Audin était un traître, puisqu’il « trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ». Et que la bataille d’Alger a permis d’ « éradiqué le terrorisme » et évoque la « déchirure du putsch ». Il accuse enfin l’appel présidentiel à de nouvelles recherches d’être « à la limite de la délation ».

Voici le courrier envoyé à l’Elysée :

« Monsieur le président de la République,

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice Audin, a surpris les membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, d’anciens de la Guerre d’Algérie ! Mais une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, de doute pour d’autres, voire de colère pour certains, et sans occulter la réalité des faits, il faut reconnaître que votre déplacement a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français évoque la Guerre d’Algérie, à travers un cas, à la fois particulier, sombre et sorti de son contexte, dans une guerre dont les plaies ne sont pas encore refermées au sein des communautés française et algérienne ?

Parmi toutes les missions ordonnées par le pouvoir politique à l’armée française pendant sept années en raison de l’incapacité des forces de sécurité à faire face au déferlement d’attentats aveugles, faut-il donner l’impression de ne retenir que la plus sombre ?

Faut-il laisser entendre par cette démarche que Maurice Audin, parce qu’il a été une victime, devienne un héros, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ?

Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver des centaines d’innocents, de femmes et d’enfants ?

Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier les centaines de Français, civils et militaires, victimes du terrorisme, kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? Faut-il espérer qu’eux aussi figurent dans le futur Musée Mémorial du Terrorisme ?

Si cette démarche consistait à reconnaître les fautes de la France dans ce conflit, faut-il alors passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et enfin leur massacre par le FLN ?

Faut-il encore revenir sur la Guerre d’Algérie, qui reste une blessure vive dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 25.000 soldats morts pour une cause trahie, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses Harkis abandonnés en dépit des promesses faites, et la déchirure du putsch ?

Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, et oublier l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de la France dans ce pays ? Et faut-il engager un nouveau travail de recherche, en faisant appel aux Français et, en raison de sa nature, à la limite de la délation ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de toute notre fidélité.

Le général d’armée (2s) Bruno DARY »  
 

Source : FNCV - La rédaction

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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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lundi 24 septembre 2018

Iran : Un attentat revendiqué par l’EI, lors d’une parade militaire... Au moins 24 morts !

Ce 22 septembre 2018, une parade militaire organisée à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, à l’occasion de la « Journée nationale des forces armées », a été la cible d’un attentat qui a fait au moins 24 tués et plus d’une cinquantaine de blessés. Selon les éléments disponibles, quatre hommes en treillis ont ouvert le feu sur la foule, avant d’être neutralisés.

« Le nombre des martyrs tués dans l’attaque terroriste s’élève à 24, dont des femmes et des enfants parmi les spectateurs, et ce bilan pourrait empirer dans la mesure où les blessés sont dans un état critique », a indiqué l’agence officielle Irna.

Selon le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iranienne, « sur les quatre terroristes, trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l’attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l’enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures. »

Plus tard, dans la matinée, Daesh [État islamique ou EI], via son agence Amaq, a revendiqué cet attentat, en affirmé que ses combattants avaient attaqué « un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz. »

En 2017, l’organisation jihadiste (sunnite) avait menacé l’Iran pour des considérations religieuses mais aussi pour son soutien aux milices chiites à travers le Moyen-Orient et son implication en Syrie. En juin de cette année-là, elle avait revendiqué deux attentats commis à Téhéran, l’un contre le Parlement, l’autre contre le mausolée de l’imam Khomeiny.

Cela étant, la responsabilité de l’EI dans l’attaque d’Ahvaz doit encore être établie avec certitude dans la mesure où, ces derniers temps, il a fait plusieurs revendications opportunistes.

D’autant plus que les autorités iraniennes n’ont fait aucune référence à l’EI pour désigner les responsables de l’attaque. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les assaillants seraient des « terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger. » Et d’ajouter : « L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement [séparatiste] al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, un porte-parole des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence Isna. « Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il accusé.

La province du Khouzestan, dont Ahavaz est capitale, est peuplée majoritairement par des arabes [ces derniers représentent 15% de la population iranienne, ndlr]. L’État islamique s’était justement adressé à cette minorité en l’appelant à s’insurger contre le régime iranien, comptant sur le fait qu’elle se dit marginalisée par Téhéran.

Source : Zone Militaire

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vendredi 21 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Légion d'honneur et reconnaissance pour une vingtaine de harkis

Macron élève des anciens combattants harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et du Mérite

Emmanuel Macron a promu une vingtaine de harkis dans l'ordre de la Légion d'Honneur et l'ordre du Mérite par décret du 20 septembre paru au JO du 21 septembre selon une publication.

Six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont promues au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération.

Ce geste intervient une semaine après la reconnaissance de l'utilisation de la torture sur le mathématicien Maurice Audin, grâce à un "système légalement institué" par l'Etat français, un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d'Algérie. Cette décision qui avait levé un tabou officiel, avait été unanimement saluée par les historiens, mais également par les autorités algériennes.

La Journée nationale d'hommage aux harkis doit également se tenir mardi 25 septembre.

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Des réparations exigées

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), quelque 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l'initiative du chef de l'État, avait préconisé en juillet de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Début septembre, la communauté harkie avait appelé le président de la République à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie, rappelant le soutien qu'elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité.

Quelques jours plus tard, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré sa volonté de se battre "jusqu'au bout" et d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l'État.

Source : huffingtonpost.fr

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vendredi 14 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin ?!

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, mathématicien, membre du parti communiste algérien, militant de l’indépendance de l’Algérie.

Maurice Audin apportait son aide aux poseurs de bombes qui ensanglantaient la ville d’Alger et aux rebelles algériens du FLN qui combattaient la France et son armée.

Arrêté le 11 juin 1957, sur ordre du gouvernement de l’époque qui avait donné aux armées les pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire et mener ce qui a été appelé la « Bataille d’Alger » Maurice Audin, a disparu sans laisser de traces.

Après l’indépendance de l’Algérie plus de 500 militaires français ont été enlevés par l’armée algérienne et n’ont jamais été retrouvés. D’autres, des harkis notamment, ont été torturés à mort alors qu’ils étaient sans défense.

Même si le Président de la République ne s’estime pas dans l’autoflagellation, force est de constater qu’il oublie de se replacer dans le contexte de l’époque.

Nous attendons donc qu’il exige réciproquement des autorités algériennes la reconnaissance des exactions commises par leur armée envers ces militaires, disparus alors que la guerre était terminée.

Fédération Nationale des Combattants Volontaires - La Rédaction

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jeudi 13 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Le président Macron va reconnaître la responsabilité de l'Etat dans la mort de Maurice Audin...

Affaire Maurice Audin : Le président Macron aurait l'intention de
reconnaître la responsabilité "d'un système légalement institué" en Algérie

Maurice Audin, né le 14 février 1932 en Tunisie et mort à Alger en 1957, est un mathématicien français, assistant à l’université d’Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA) et militant de l'indépendance algérienne. 

Après son arrestation le 11 juin 1957 au cours de la bataille d'Alger, il meurt à une date inconnue. 

Pour ses proches ainsi que pour nombre de journalistes et d'historiens, il serait mort pendant son interrogatoire par des parachutistes. Cette thèse a longtemps été rejetée par l'armée et l'État français, qui affirmait qu'il s'était évadé.En juin 2014, le président Hollande a pour la première fois déclaré officiellement que Maurice Audin était mort en détention, sans toutefois rendre publics les documents le confirmant. 

Maurice Audin faisait partie de la minorité anticolonialiste des Français d'Algérie, pour qui l'indépendance de l'Algérie était une évidence, ce qui  était aussi la position du PCA. Ce dernier fut interdit le 13 septembre 1955 et devint une organisation clandestine, complice du FLN ; la famille Audin participe à certaines opérations terroristes liées à cette situation. 

Quelques jours après l'attentat du Casino de la Corniche qui fit 8 morts et 92 blessés le 3 juin 1957,  Maurice Audin disparut dans des circonstances controversées. Son corps n'ayant pas été retrouvé, son acte de décès fut établi par jugement du tribunal de grande instance d’Alger à la date du 21 juin 1957. 

Depuis lors, les médias, certains hommes politiques tels que Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que le "comité Audin", se sont exprimés sur la disparition de Maurice Audin. Des actions ont été engagées devant les tribunaux, mais les faits sont amnistiés et l'affaire Audin ne connaîtra donc aucune suite judiciaire.

Plus récemment, dès l'élection du président Macron, un groupe de personnalités comprenant des historiens, des artistes, des journalistes demandent au chef de l'État de mettre à disposition les documents mentionnés dans un message de François Hollande de juin 2014. 

Le 12 janvier 2018, Cédric Villani a dit qu’après avoir parlé de l’affaire Audin avec le président Macron, il pouvait annoncer que: « Maurice Audin a été exécuté par l’Armée française », tout en reconnaissant qu'il n'y avait aucune trace d'une telle exécution dans les archives. 

Le 14 février 2018, les deux députés Cédric Villani et Sébastien Jumel appellent à une reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin par l'armée française, en présence de Josette Audin et son fils Pierre.

Emmanuel Macron va "reconnaître la responsabilité de l'Etat", "c'est un moment historique" assure Cédric Villani. Le député LREM salue la décision d'Emmanuel Macron de reconnaître la responsabilité de l’État dans la mort de Maurice Audin.     

Article FNCV d'après Wikipédia - FranceInter.fr


NDLR :
Les soldats français qui ont combattu en Algérie n'ont pas oublié les indicibles atrocités commises par certains membres du FLN, tant sur des populations civiles que sur des militaires français tombés vivants entre leurs mains.

Ils ne peuvent que ressentir une vive indignation devant ce qui apparaît comme un nouveau procès fait à  notre armée, et aux combattants qui ont agi avec les moyens dont ils disposaient pour mettre hors de nuire les assassins et leurs complices, afin de ramener la paix en Algérie. Cette mission a été accomplie, avec honneur.

Les donneurs de leçons d'aujourd'hui, installés dans leur confortable ignorance et affectant un angélisme de façade, ne savent pas ce qu'est la guerre et son cortège d'horreurs. Nous demandons à nos correspondants de bien vouloir s'exprimer avec autant de calme et de modération qu'ils le pourront sur ce sujet toujours douloureux, resté gravé à jamais dans leur mémoire et dans leur chair. PC FNCV

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jeudi 23 août 2018

Trappes: Attaque au couteau, deux morts et deux blessés ! L'Etat islamique revendique... Acte terroriste ?

Deux morts et deux blessés dans une attaque "terroriste" au couteau, l'assaillant tué par la police !

L'auteur des coups de couteau a été abattu. Il était fiché S, connu pour "apologie du terrorisme", ajoute une source policière à franceinfo. Plusieurs témoins affirment avoir entendu cet homme crié "Allah akbar" au moment des faits.
L'Etat islamique a d'ailleurs revendiqué l'attaque via son agence de presse.
Pour autant, "la piste d'un différend familial n'est pas écartée", indique une source proche du dossier à France 2. Le parquet antiterrorsite ne s'est pas saisi du dossier pour le moment.


Source : franceTVinfo.fr

NDLR : Selon nos dernières infos, l'assaillant serait semble-t-il un déséquilibré. Il aurait d'abord tué sa mère et sa sœur (piste du drame familial) avant de blesser grièvement une passante dans la rue. Puis, il s'est ensuite retranché dans un pavillon, et se serait jeté sur les policiers avec couteau à la main. avant d'être neutralisé par les forces de l'ordre.

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Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées dans une attaque au couteau, jeudi matin, à Trappes, dans les Yvelines. Le Raid a été appelé et l'auteur des coups a été tué par la police.

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées, jeudi à Trappes, dans les Yvelines, par un homme qui les a attaquées à coups de couteau, selon les informations d'Europe 1. L'assaillant a été mortellement blessé par les forces de l'ordre, a confirmé le préfet des Yvelines. L'auteur, connu des services de police pour apologie du terrorisme en 2016, aurait crié "Allah Akbar" en entrant dans un pavillon au numéro neuf de la rue Camille Claudel, son propre domicile. La piste du drame familial est privilégiée.

Piste du drame familial

D'après les informations collectées par Europe 1, des témoins ont vu l'homme, né en mai 1982 et qui serait taxi de métier, rentrer dans un pavillon de la rue Camille Claudel vers 10h avant de ressortir 20 minutes plus tard avec des couteaux en criant "Allah Akbar". Les policiers locaux lui ont alors tiré dessus, le blessant grièvement. Le Raid était également présent à l'extérieur. L'auteur des coups de couteau a succombé à ses blessures.

A ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque des proches de l'assaillant font partie des victimes et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens. D'après les éléments rassemblés par Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête mais le parquet antiterroriste ne s'est pas, pour l'instant, saisi du dossier. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a salué "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre".

Le gouvernement a placé la ville de Trappes sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : Europe1.fr

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L'assaillant serait hors d'état de nuire. La police nationale annonce sur Twitter la tenue d’une « opération en cours, rue Camille Claudel à Trappes (Yvelines), merci de bien vouloir éviter le secteur et de respecter le périmètre de sécurité ».

Un mort et deux blessés

Selon Franceinfo, une personne aurait été tuée lors d’une attaque au couteau dans la commune des Yvelines. Au moins deux autres personnes auraient également été blessées.

L'assaillant tué

Le site d’information indique la présence des policiers du Raid​ sur place. Le Parisien et l'AFP annoncent que l’auteur des coups de couteau a été neutralisé. Une source assure à l'AFP que l'assaillant s'était retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du Raid.

Le préfet des Yvelines vient d'annoncer que l'assaillant était décédé.

Terrorisme ou pas ?

D'après Le Parisien, l'individu était connu pour apologie directe et publique d’un acte de terrorisme. Mais d’après l'AFP, les autorités tentaient de déterminer si cette attaque pourrait être considérée comme terroriste.

Un quartier en "reconquête républicaine"

Située à 30 km à l'ouest de Paris, Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines. La moitié de ses 30.000 habitants a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche des 20%. Le gouvernement a placé la ville sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" impliquant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

Source : 20minutes.fr

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jeudi 16 août 2018

Afghanistan : Situation confuse à Ghazni, cible d’une attaque de grande ampleur par les talibans

Dans la nuit du 9 au 10 août 2018, les talibans ont lancé un assaut de grande ampleur contre Ghazni, la capitale de la province du même nom, située à seulement deux heures de route de Kaboul. Et cela a contraint l’aviation américaine à intervenir pour appuyer les forces afghanes chargées de défendre la ville.

Quelques heures plus tard, le lieutenant-colonel Martin L. O’Donnell, porte-parole de la mission Resolute Support, menée par l’Otan, expliquait que cette attaque n’était qu’une « vaine tentative des talibans pour prendre du terrain et faire les gros titres. » Et les autorités afghanes assuraient avoir le contrôle de la situation.

Aussi, l’on pouvait alors penser que les talibans venaient de reproduire l’action qu’ils avaient menée en mai dernier à Farah. À l’époque, ils prirent brièvement le contrôle de la ville avant de s’en retirer. En réalité, il n’en est rien.

En effet, les talibans ont maintenu leurs positions dans Ghazni, contredisant ainsi les affirmations du ministère afghan de la Défense qui, le 10 août au soir, expliquait que l’armée ratissait les rues de la ville pour déloger les derniers combattants islamistes des maisons où ils auraient pu se retrancher.

« Le gouvernement de Kaboul affirme que la situation à Ghazni est sous contrôle, mais les contacts que nous avons eu avec les responsables sur place indiquent que les combats continuent dans les faubourgs de la ville », a témoigné, le 11 août, Shah Gul Rezaye, députée de Ghazni. Et d’ajouter : « Malheureusement les communications ont été coupées vendredi après-midi par les talibans et il n’y a plus d’électricité. »

Source : Zone Militaire

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mercredi 18 juillet 2018

Terrorisme : L’État islamique envisage de s’attaquer à des zones rurales françaises

« Des lionceaux du califat » dans la campagne française !

Originaire de Toulouse, Jonathan Geffroy (alias Abu Ibrahim al Faransi) avait rejoint les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) depuis deux ans quand il fut fait prisonnier par les rebelles syriens soutenus par la Turquie lors de la bataille d’al-Bab, dans le nord de la Syrie, en février 2017. Remis aux autorités françaises, ce jihadiste, qui se dit maintenant « repenti », a été « mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. »

En réalité, Jonathan Geffroy était un proche de deux autres jihadistes d’origine toulousaine : Jean-Michel et Fabien Clain, deux responsables de la propagande de l’EI et qui sont, à ce jour, les deux plus haut cadres français encore en vie de l’organisation terroriste. Et, par conséquent, il a beaucoup de choses à raconter.

En mars 2018, le site Mediapart avait révélé une partie du contenu de ses auditions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Et Geffroy avait expliqué que l’EI avait le projet de commettre des attentats en Europe avec des enfants, en l’occurrence ceux appartenant au groupe appelé « les lionceaux du califat ». Ce projet aurait été proposé par les frères Clain à la haute hiérarchie de Daesh.

Dans son édition du 27 juin 2018, le quotidien Le Monde confirme cette information, en citant des extraits des procès-verbaux d’auditions de Geffroy, effectuées par la DGSI et un juge d’instruction.

« Je sais que les futures opérations extérieures seront commises par des enfants qui auront grandi sur zone et qui, passé l’adolescence, seront envoyés en Occident, en Europe et en France, pour y mener des opérations suicides. Mais surtout, ils seront méconnaissables du fait qu’on ne pourra pas les identifier au faciès […]. Mais c’est un projet au long cours, car ils veulent qu’ils grandissent pour pas qu’il y ait de reconnaissance faciale », a ainsi expliqué celui qui se faisait appeler « Abu Ibrahim al Faransi ».

Cependant, on ignore l’état d’avancement de ce « plan », qui, selon Geffroy, a été accepté par la direction de l’EI. « Ça a été validé, donc je pense que ça va se faire, quand ils disent une chose, ils le dont », a-t-il confié aux enquêteurs. Depuis 2017, la situation a énormément évolué : Daesh a perdu ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ainsi que la majeure partie du territoire qu’il contrôlait en Irak et en Syrie. D’où la question de savoir s’il est encore en mesure de mener à bien une telle opération.

En tout cas, d’après les propos de Geffroy, ce serait l’un des fils de Fabien Clain qui aurait été nommé à la tête de « opérations extérieures ‘enfants' » pour la France. Comme le souligne Le Monde, à ce jour, une trentaine de mineurs français sont soupçonnés d’avoir participé aux activités de Daesh. Mais seulement trois ont été formellement identifiés parce qu’ils étaient apparus dans des vidéos d’exécutions.

Mais les révélations de Geffroy ne s’arrêtent pas là. Ainsi, les frères Clain seraient « très proches » de la haute direction de l’EI et l’un d’eux – Fabien – pourrait même être le responsable des opérations extérieures de l’organisation jihadiste.

Qu’a-t-il en tête? D’après Geffroy, il aurait eu l’idée de « frapper » des zones rurales en France. « Le deuxième projet, dont ils attendaient des nouvelles quand je suis parti » consistait « à faire des opérations dans des campagnes isolées où il n’y a pas de caméra », a-t-il dit. « Ce n’est pas de grosses attaques mais c’est pour mettre la terreur dans la campagne française », a-t-il précisé.

On ignore, là encore, si ce projet a été validé par la haute hiérarchie de l’EI. Toutefois, la prise d’otage d’un supermarché à Trèbes, une localité d’environ 5.600 habitants située près de Carcassonne, pourrait le suggérer. Si l’auteur de cette attaque, Radouane Lakdim, s’est réclamé de Daesh, il ne s’est jamais rendu en zone irako-syrienne et, a priori, il n’aurait même pas eu de contact avec des membres de l’organisation terroriste.

Le Schéma national d’intervention présenté par le ministère de l’Intérieur en avril 2016 prenait en considération la possibilité d’attaques en zone rurale. « La répartition des forces d’intervention spécialisée est donc cohérente sur l’ensemble du territoire national. Ces unités sont concentrées dans les zones où le risque est très élevé mais n’ignorent pas les territoires éloignés ou de moindre densité de population (outre-mer, certains territoires ruraux et péri-urbains) », y est-il en effet expliqué.

Enfin, et cela rejoint une tendance observée par Europol, le recours à des substances toxiques fait partie des plans de Daesh. Ainsi, Geoffroy a parlé de drones utilisant des « produits chimiques » et fabriqués par un jihadiste français, sans plus de précisions.

Source : Zone Militaire

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lundi 18 juin 2018

Secret-défense ! Les échecs de missiles français tirés en Syrie... Bug ou piratage ?

Syrie : enquête sur les ratés des missiles français

Des missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis bombardent la Syrie. Mais plusieurs missiles français ne partent pas à cause de défaillances. L’État se retranche derrière le secret-défense pour ne pas fournir d’explications.

"Tous les missiles français sont parvenus à leur objectif". Le 14 avril 2018, Florence Parly, la ministre des Armées, annonce que les frappes visant la Syrie qui viennent d’être conduites par la France et ses deux alliés, sont un succès. Une affirmation pourtant partielle, qui cache une réalité moins "glorieuse" pour la Défense française : quatre missiles sur les seize prévus n'ont finalement pas été tirés. Que s’est-il donc passé ce jour-là ?

Une opération coordonnée

Ces missiles français ont été tirés dans le cadre d'une opération menée dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, opération qui a pour but de "punir" Bachar al-Assad, après l'attaque chimique commise une semaine plus tôt, le 7 avril, à Douma, que la France et ses alliés attribuent au régime de Damas. Paris, Washington et Londres décident de frapper militairement des sites de fabrication et de stockage d’armes chimiques en Syrie. Plusieurs cibles sont prévues : l’une en banlieue de Damas, visée par les britanniques et les américains, et deux autres dans le centre du pays, près de Homs, sur lesquelles vont intervenir les Français. Le 14 avril, à 3h du matin, le président américain Donald Trump annonce les frappes.

Un scénario simple qui s'enraye

Dans ce dispositif commun, l'action de la France se décompose en deux volets : l’un aérien et l’autre maritime. Côté air, onze avions de combat dont cinq Rafales sont prévus, ces derniers transportant chacun deux missiles Scalp. Côté mer, trois frégates multi-missions (FREMM) sont déployées en Méditerranée, toutes équipées pour la première fois de missiles de croisière navale (MdCN, d'une portée de 1 000 km).

Mais lors de l'opération, tout ne se passe pas comme prévu. Le 17 avril, le site La lettre A révèle que les frégates ont connu plusieurs aléas techniques. "La première frégate a fait face à un bug informatique et n'a pas pu tirer, confirme Jean-Marc Tanguy, grand reporter au magazine RAIDS. Sur la deuxième, les missiles font long feu et ne partent pas." Les commandants décident alors de recourir à la troisième frégate de secours. "C'est elle qui se charge de tirer les trois missiles MdCN, les seuls qu'elle détient à bord", poursuit le journaliste.

Cette opération militaire se déroule dans un laps de temps très court, avec un créneau de tir de seulement quelques minutes. Impossible donc pour les deux premières frégates de retenter leur chance. Résultat : au lieu des huit missiles prévus, seuls trois sont effectivement tirés.

Un des avions Rafale a lui aussi a connu des ratés. Un des dix missiles Scalp n'a pas donné toutes les garanties nécessaires à son lancement. "Quand l'ordre est donné de frapper, le missile fait lui-même ses vérifications grâce à son intelligence artificielle intégrée, explique un militaire qui préfère rester anonyme. Si tout va bien, les feux sont au vert, mais là ça n'a pas été le cas. En raison du temps très court pour mener à bien la mission, les pilotes ont préféré désactiver la charge et larguer le missile en pleine mer."

Bug ou piratage ?

Comment les autorités expliquent-elles ces bugs à répétition ? La ministre des Armées Florence Parly invoque le secret-défense sur cette opération militaire. "Nous n'avons pas l'habitude de commenter ce que nous faisons, se défend la ministre. Ce sont des informations classifiées." Pas question pour l'armée de donner des informations à l’adversaire. Malgré nos sollicitations, ni la Marine nationale, ni Naval group (l’industriel français qui construit les frégates), ni MBDA (leader européen de la fabrication de missiles) n'ont donné suite à nos demandes d'interviews.

Difficile dans ce contexte de pouvoir apporter une réponse précise sur ce qui s'est réellement passé cette nuit-là. Mais plusieurs sont évoquées pour tenter de d'expliquer ces ratés.

Les nouveaux missiles MdCN ont-ils suffisamment été testés ?

"Il n'y a eu qu'un seul test officiel effectué pour ces missiles, relève Vincent Groizeleau rédacteur en chef du magazine Mer et Marine. Ce n'est peut-être pas assez, mais cet essai a très bien fonctionné". Généralement, plusieurs essais sont réalisés avant la mise en service opérationnelle. "On a considéré que ce système était valide, constate le journaliste. L'armée a décidé qu'il n'y avait pas besoin de faire d'autres tests."

Ces bugs à répétition ont-ils été causés par un piratage russe ? "Dans la zone où sont positionnées les frégates françaises, la présence de sous-marins russes a été relevée, affirme un parlementaire membre de la commission de la Défense nationale. Les russes semblent avoir retrouvé d'importantes capacités militaires." De là à penser qu'il y a pu avoir piratage ? "C'est une question pour l'heure sans réponse."

D’autres experts considèrent que cette hypothèse ne tient pas la route. "Cela me parait peu probable, explique le chercheur Corentin Brustlein, responsable du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales. Les systèmes de tirs de ces frégates ne communiquent pas avec l'extérieur. Un sous-marin peut faire des écoutes, ou tenter de gêner le déploiement des bateaux, mais en l'occurrence les russes préfèrent rester discrets plutôt que dévoiler leurs positions et risquer de ne plus pouvoir remplir leurs missions."

Conséquences commerciales et industrielles

L’hypothèse la plus probable reste donc un problème technique. Mais en continuant d'invoquer le secret-défense, le ministère des Armées ne protègerait-t-il pas les intérêts des industriels qui fabriquent ces missiles ?

Dans cette histoire, l’enjeu est de taille pour ces derniers. Un missile MdCN coûte environ un million d’euros pièce. La France en a commandé 150 à l'entreprise MBDA, et compte potentiellement en vendre à l’étranger, mais ce type d’incident technique peut avoir des conséquences commerciales sérieuses. "La crédibilité technique et opérationnelle d'un système est importante pour convaincre des acheteurs potentiels, estime le chercheur Corentin Brustlein. On l'a vu au moment de la mise en service du Rafale, les nombreux tests effectués à l'époque ayant permis de démontrer sa valeur stratégique." Une raison qui pourrait expliquer la réticence de l'État français à communiquer autour des résultats des tirs de missiles en Syrie.

Est-ce pour autant un bon calcul de taire ces éventuels dysfonctionnements ? "Il va falloir donner une réponse, sinon l'arme risque de ne pas être déployée, prévient Jean-Marc Tanguy, du magazine Raid. Une arme qui n'est pas fiable ne peut pas être utilisée, ce qui serait une mauvaise affaire pour la défense française." Un sujet d'autant plus sensible qu'il n'y a déjà que peu de clients susceptibles d'investir dans l'achat de ces missiles.

Le secret-défense est-il pour autant nécessaire dans cette affaire ?

"Il y a des opérations qui doivent rester secrètes, comme lorsque les soldats risquent leur vie, affirme Jacques Gautier, ancien vice-président Les Républicains de la commission de Défense du Sénat. Mais lorsqu'une opération est achevée et que des dysfonctionnements sont constatés, il vaut mieux être les premiers à réagir, plutôt que d'attendre que les journalistes fassent des hypothèses. Le ministère doit réfléchir en amont à sa communication."

La ministre des Armées Florence Parly est attendue le 27 juin 2018 pour s'expliquer devant la commission à l’Assemblée nationale. Et selon nos informations, les industriels et militaires doivent quant à eux rendre un rapport exhaustif cet été sur ce qu’il s’est vraiment passé. Un rapport qui sera sans doute lui aussi classé secret-défense.

Source : francetvinfo.fr - Cellule investigation de franceinfo, Nathalie Hernandez - Radio France

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mardi 12 juin 2018

Syrie : Task Force WAGRAM - Les artilleurs français dans l’offensive contre l’EI...

Depuis le 1er mai2018, et avec l’appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis [Inherent Resolve, ndlr], les Forces démocratiques syriennes [FDS], une alliance formée par les milices kurdes syriennes et des groupes arabes armés, mène l’opération « Roundup » qui vise à réduire les dernières positions tenues par l’État islamique [EI ou Daesh] dans l’est de la Syrie, plus précisément dans la moyenne vallée de l’Euphrate [MERV].

En outre, cette opération se fait en coordination avec les Forces de sécurité irakiennes (FSI), positionnées en « interdiction » de l’autre côté de la frontière.

En deux semaines, les FDS ont ainsi repris 30 km2 de terrain à l’EI. Et, il y a quelques jours, elles ont chassé les jihadistes de la localité de Baghuz, située au sud-est de celle d’Abou Kamal, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram, dotée de quatre CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] sont visiblement très impliqués dans l’opération Roundup. L’État-major des armées (EMA) n’a pas précisé leur localisation précise, si ce n’est qu’ils opèrent dans les environs d’al-Qaïm, localité située en territoire irakien, à environ 40 km au sud de Baghuz.

Entre le 1er et le 22 mai, la TF Wagram a ainsi effectué 84 missions de tirs en appui des FDS, dont 34 lors des 7 derniers jours. Dans son compte-rendu hebdomadaire des opérations, l’EMA ne précise pas la nature de ces missions, qui peuvent être d’interdiction, de destruction ou d’éclairement.

Si l’on se fie au nombre moyen de tirs par mission (6,7), l’on peut avancer que les CAESAr français ont au minimum fait feu à 560 reprises depuis le début de ce mois.

Les artilleurs de la TF Wagram ne sont pas les seuls à prendre part à l’opération Roundup étant donné qu’ils opèrent aux côtés d’une unité d’artillerie de l’US Marine Corps.

Comme la bande de Baghuz a été reprise à Daesh par les FDS, l’activité des artilleurs français pourrait baisser d’intensité dans les prochains jours. En effet, le prochain objectif de l’opération Roundup est désormais la localité de d’Hajin, située à une cinquantaine de kilomètres d’al-Qaïm. Or, leur portée étant de 37 km, les CAESAr ne devraient pas être concernés, sauf à les redéployer au plus près de la frontière irako-syrienne.

A priori, de nombreux cadres de l’EI seraient présents à Hajin, ville encerclée par les FDS. Des F-16 irakiens y ont effectué un nouveau raid, ce 25 mai, contre, selon Bagdad, un « QG de dirigeants » de Daesh ainsi que sur un « dépôt d’explosifs ». Ce raid irakien est le troisième à avoir été mené en un mois.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de l’opération Chammal, les avions français (Rafale, Atlantique 2 et Transall C-160 Gabriel, dont une photographie a été diffusée par la page Twitter d’Inherent Resolve) ont assuré 12 sorties entre le 16 et le 22 mai, en appui des FDS. Aucune frappe n’a été réalisée.

Contrairement aux artilleurs, les aviateurs français semblent moins sollicités. Cependant, dans la nuit du 14 au 15 mai, deux Rafale de la base H5 [Jordanie] ont détruit un « bâtiment logistique » de Daesh dans le cadre d’une frappe « planifiée ».

Source : Zone Militaire

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