FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Recherche - daesh

jeudi 5 décembre 2019

Ukraine : Refuge pour les jihadistes de l’État islamique ?!

Le 15 novembre 2019, le SBU, service de renseignement ukrainien, a annoncé l’arrestation d’un certain Al Bara Chichani [alias Cezar Tokhosashvili], un tchétchène d’origine géorgienne, connu pour avoir rejoint la Syrie en 2012 pour combattre au sein du groupe Jamaat Ahadun Ahad, avant de rallier l’État islamique [EI ou Daesh]. Et cela, à la suite d’une opération « spéciale » menée conjointement avec des « services spéciaux étrangers » dans la région de Kiev.

Le SBU a présenté Al Bara Chichani comme étant un cadre important de l’EI. Donné pour mort, il se serait établi en Turquie après l’élimination, en juillet 2016, d’Abou Omar al-Chichani [dit « Omar le Tchétchène »], le commandant militaire de l’organisation jihadiste, dont il aurait été l’adjoint. Puis, il s’est ensuite rendu en Ukraine, où il a vécu près de Kiev sans avoir été inquiété jusqu’à son interpellation.

Or, selon le quotidien The Independent, Al Bara Chichani ne serait pas le seul jihadiste de l’État islamique à avoir trouvé refuge en Ukraine, où d’après le SBU, il aurait continué à coordonner des actions terroristes.

Spécialiste de la mouvance jihadiste à l’Université de Harvard, Vera Mironova estime ainsi que des « centaines » d’anciens combattants de l’EI ont élu domicile en Ukraine, sans être inquiétés par les autorités locales.

« Arriver en Ukraine, c’est une opération en plusieurs étapes. Ceux qui y parviennent sont ceux qui sont véritablement dangereux », a souligné la chercheuse dans les colonnes du quotidien britannique.

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Ainsi, Philip Ingram, un ancien officier des services de renseignements britanniques, a souligné les failles dans le système judiciaire et sécuritaire ukrainien. Généralement, les premiers à en profiter sont « les réseaux du crime organisé ». Mais ce laxisme, teinté de corruption, n’aurait donc pas échappé aux jihadistes.

Ainsi, par exemple, si l’introduction des passeports biométriques, en 2015, a réduit la circulation de faux documents, il n’en reste pas moins qu’il est encore assez facile de s’en procurer via le Dark Net, pour 5.000 dollars en moyenne. « The Independent connaît au moins un exemple d’un ancien jihadiste ayant obtenu un passeport biométrique de cette manière », écrit le quotidien.

Le laxisme judiciaire et la corruption n’expliquent pas tout : l’Ukraine offre plusieurs avantages aux jihadistes de l’EI, en particulier pour ceux qui sont originaires du Caucase. Le pays est proche de la Géorgie et de la Tchétchènie, on y parle la langue russe, le risque d’extradition vers la Russie est faible et les services de sécurité manquent souvent de professionnalisme. Qui plus est, la priorité de Kiev est le Donbass, où ses forces font face à des séparatistes pro-russes. 

Seulement, cette présence présumée de jihadistes en Ukraine n’est pas sans conséquence pour l’Union européenne qui, en 2015, et malgré les réserves de la France et de l’Allemagne, a décidé d’exempter une les ressortissants ukrainiens disposant d’un passeport biométrique désireux de séjourner dans l’espace Schengen à demander un visa.

Cela étant, le SBU se défend de tout laxisme et dit être vigilant. Nous parlons aujourd’hui de quelques cas individuels, de personnes qui essaient de se cacher des autorités. Mais nous les trouvons tous » et les arrêtons, a fait valoir une porte-parole auprès du journal britannique.

« Le Conseil de sécurité de l’Ukraine coopère systématiquement et efficacement avec les agences spéciales et les forces de l’ordre partenaires pour détecter et neutraliser rapidement les menaces terroristes », insiste encore le SBU, sur son site Internet.

Source: ZONE MILITAIRE / Photo : SBU

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 1 décembre 2019

Terrorisme - Attaque de Londres : Le terroriste arrêté par des «héros ordinaires»

Au moins deux morts et plusieurs blessés, l'assaillant abattu par la police !

Un guide touristique, un chef cuisinier polonais, un policier hors service, un ancien condamné à la perpétuité…
Six hommes ont courageusement aidé à la neutralisation de l’assaillant du London Bridge.

Après avoir été maîtrisé par des passants, l'assaillant, porteur d'une fausse ceinture explosive, a été abattu par la police !

Le maire de Londres a commencé par saluer les forces de l'ordre. Mais aussitôt après, Sadiq Khan a dressé des louanges à ceux qui étaient sur le London Bridge ce vendredi : « Ce qui est remarquable sur les images que nous avons vues, a souligné l'édile, costume sombre et mine grave, c'est l'héroïsme à couper le souffle de ceux qui ont littéralement couru vers le danger, sans savoir ce qui les attendait. » La reine elle-même a salué ensuite « les braves individus qui ont mis leur vie en danger pour aider et protéger les autres, sans penser à eux-mêmes ».

Ces six hommes -qui ont réussi à mettre fin au parcours meurtrier d' Usman Khan, 28 ans, ex-prisonnier en liberté surveillée qui a poignardé à mort un jeune diplômé de Cambridge et une femme encore non identifiée ce samedi soir sur le London Bridge- sont les nouveaux héros de la Grande-Bretagne. Avaient-ils remarqué la ceinture d'explosifs du terroriste quand ils l'ont plaqué à terre (faux explosifs, apprendra-t-on plus tard)?

Ils ont, en tout cas, attaqué le terroriste et l'ont immobilisé, à coups d'extincteur, mais aussi à l'aide d'une corne de narval, ce cétacé au rostre particulièrement développé. Les images vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrent en effet l'agresseur aspergé de neige artificielle et attaqué à l'aide d'un objet longiligne d'1m50.

«Nous te devons tous une pinte aussi !»

Sur ces images qui n'ont cessé de tourner partout, un des passants semble s'éloigner de l'homme allongé à terre, il porte dans la main un grand couteau et intime aux autres badauds l'ordre de s'éloigner. Il s'agit en fait d'un officier en civil de la police des transports, qui aurait traversé le pont en trombe pour désarmer le terroriste aux prises avec d'autres passants. « Donnez à cet homme une médaille, lance un usager de twitter sur Internet. Nous te devons tous une pinte aussi ! Tu ne devrais jamais plus avoir à payer pour une boisson, mon ami ! »

« J'ai fait ce qu'aurait fait n'importe quel Londonien », assure de son côté Thomas Gray, un guide touristique de 24 ans, qui aurait, lui, forcé le suspect à lâcher l'un de ses couteaux. Quant à l'homme armé d'une défense de narval, il s'appelle Luksasz.

Ce chef cuisinier d'origine polonaise a été salué comme tel par le maire Sadiq Khan, dans une allusion -peut-être- au Brexit : « Ce que nous avons vu hier, ce sont des citoyens ordinaires, y compris des Londoniens d'origine polonaise, agissant d'une façon extraordinaire », a précisé l'élu. Cet homme aurait décroché cet objet époustouflant du mur du Fishmonger's hall, le bâtiment où se tenait une réunion de réinsertion de prisonniers. L'endroit où Usman Khan se trouvait et d'où il a démarré sa course meurtrière.

Attaque revendiquée par Daech

Parmi les courageux il y a aussi James Ford, 42 ans. Ce passant téméraire est un condamné qui finit de purger une peine à perpétuité pour le meurtre en 2004 d'une attardée mentale de 21 ans. « Il n'est pas un héros, il ne le sera jamais, a martelé la tante de sa victime d'alors, nous ne savions pas que cet homme avait été libéré. »

Une réaction qui vient modérer un peu l'enthousiasme vis-à-vis de tous ces héros ordinaires sans remettre en cause leur bravoure de vendredi. James Ford fréquentait, semble-t-il, la même réunion de réhabilitation des détenus qu'Usman Khan. Ce dernier, libéré il y a un an après six ans derrière les barreaux, avait pris part en 2012 à la préparation d'une attaque contre la London Stock Exchange, la Bourse de Londres. Il portait toujours un bracelet électronique. L'attentat a été revendiqué samedi soir par l'Etat islamique.

Source : Le parisien.fr / Par Marion L’Hour, correspondante à Londres (Royaume-Uni)

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 28 octobre 2019

Syrie : Le chef de l'état islamique DAECH abattu lors d'une opération des forces spéciales américaines

M. Trump, le chef de Daesh est « mort comme un chien » !

Pour Paris et Londres, le combat n’est pas terminé.

Ce 27 octobre 2019, lors d’une allocution suivie par une conférence de presse, le président Trump a confirmé la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’État islamique [EI ou Daesn], lors d’une opération héliportée des forces spéciales américaines, menée quelques heures plus tôt à Barisha, un village situé dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ainsi, selon les éléments donnés par le chef de la Maison Blanche, huit hélicoptères ont été utilisés pour ce raid, qu’il a qualifié d' »audacieux » et de « dangereux ».

« Nous devions survoler des zones contrôlées par la Russie. L’Irak a été excellent. Les combattants de l’EI sont détestés autant par les Russes qu’ils le sont par nous, ce qui explique, je crois, qu’ils peuvent faire le reste », a précisé M. Trump, qui a remercié la Syrie, la Turquie et un les Kurdes syriens.

Cependant, plus tôt, un responsable militaire américain avait confié à Newsweek que la Turquie n’avait pas été prévenue de cette opération contre le chef de Daesh.

« Nous savions que le bâtiment avait des tunnels. Nous avons atterri avec huit hélicoptères et avons fait exploser des murs sur le côté du bâtiment pour éviter les pièges. J’ai pu le voir depuis la Situation Room. C’était comme de regarder un film, très clair », a ensuite raconté le président américain.

Alors qu’il était pourchassé par les commandos américains et leurs chiens dans le bâtiment où il se trouvait, al-Baghdadi a « traîné trois de ses jeunes enfants avec lui » dans un tunnel sans issue, « gémissant et pleurant et criant tout du long », a poursuivi M. Trump.

« Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche [|…]Lors de l’opération de nos soldats, il a atteint le bout d’un tunnel, traqué par nos chiens. Il a déclenché son gilet d’explosifs, causant sa mort et celle de ses trois enfants. Son corps a été mutilé par les explosions et le tunnel s’est effondré sur lui », a précisé le président américain. « Le voyou qui a essayé d’intimider les autres a passé ses derniers instants dans une peur terrible, en panique et inquiétude totales, terrifié par les forces américaines qui s’abattaient sur lui », a-t-il insisté.

Par ailleurs, cette opération a permis de mettre la main sur de nombreux documents « précieux » de Daesh. Et, selon M. Trump, un « grand nombre » de jihadistes ont été tués et les forces spéciales américaines n’ont subi aucune perte.

Le chef de Daesh « est mort comme un chien, comme un lâche », a martelé M. Trump lors de son intervention. « Le monde est maintenant un lieu plus sûr », a-t-il estimé.

Cela étant, la mort d’al-Baghdadi ne signifie pas pour autant la fin de l’organisation jihadiste. C’est un « moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daesh n’est pas encore terminée », a souligné Boris Johnson, le Premier ministre britannique.

« Nous travaillerons avec nos partenaires de la coalition pour mettre un terme aux activités meurtrières, barbares de Daech une bonne fois pour toute », a encore affirmé le locataire du 10 Downing Street.

« Al-Baghdadi ne manquera pas au monde », a réagi Ben Wallace, le ministre britannique de la Défense. « L’EI est l’organisation terroriste la plus meurtrière de notre génération. Leurs chefs ont tordu l’islam pour rallier des milliers de gens à leur cause maléfique », a-t-il fait valoir, en saluant le succès de l’opération américaine.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a souligné que la fin d’al-Baghdadi ne signifie pas la fin de son organisation. « Nous poursuivrons le combat sans relâche contre Daech, avec nos partenaires, en nous adaptant aux nouvelles circonstances régionales », a-t-elle assuré. Et d’ajouter : « Je félicite nos alliés américains pour cette opération. J’ai aussi aujourd’hui une pensée particulière pour toutes les victimes de la folie de Baghdadi et des criminels qui l’ont suivi. »

« La mort d’al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daesh, mais ce n’est qu’une étape », a commenté, plus tard, le président Macron. « Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l’organisation terroriste soit définitivement défaite. C’est notre priorité au Levant », a-t-il ajouté.

Quant aux Forces démocratiques syriennes [FDS], auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, elles s’attendent à des représailles.

« Les cellules dormantes vont venger Baghdadi. Donc on s’attend à tout, y compris des attaques contre les prisons » où sont détenus les combattants jihadistes, a dit le général Mazloum Abdi, le général [kurde] des FDS. Peu après l’intervention de Donald Trump, ce dernier a évoqué une « coopération de renseignement sur le terrain » et une « véritable surveillance » ayant duré cinq mois, soit jusqu’à la réussite de l’opération « commune » ayant abouti à la mort d’al-Baghdadi.

Cependant, et alors que le président Trump a remercié la Russie, lors de sa conférence de presse, le ministère russe de la Défense a exprimé des doutes sur la mort d’al-Baghdadi.

« Le ministère de la Défense russe ne dispose pas d’informations fiables sur les actions de l’armée américaine dans la zone de désescalade d’Idleb […] concernant une énième mort » d’al-Baghdadi, a en effet déclaré le général , Igor Konachenkov, son porte-parole, via un communiqué. Selon lui, il y aurait des « détails contradictoires » qui « soulèvent des questions légitimes et des doutes sur la réalité et, surtout, sur le succès de cette opération américaine ».

Source: ZONE MILITAIRE

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 23 octobre 2019

Offensive turque en Syrie : Macron craint « une situation humanitaire insoutenable »

Le chef de l'État français va réunir un conseil de défense restreint ce dimanche à 22 heures pour faire le point sur la situation en Syrie. 13/10/2019 -  

« Notre volonté commune est que cette offensive cesse », a déclaré le président français, qui recevait la chancelière allemande ce dimanche à l'Elysée.

La rencontre entre Emmanuel Macron et Angela Merkel s'est déroulée ce dimanche sous le signe de la gravité, alors que la Turquie mène depuis mercredi une offensive sanglante contre les Kurdes. Cette opération en Syrie risque de créer une « situation humanitaire insoutenable » et d'aider l'État islamique « à réémerger dans la région », a déclaré le chef de l'État français à l'Élysée alors qu'il recevait la chancelière allemande.

« Nous avons échangé, qui avec le président (américain) Trump, qui avec le président (turc) Erdogan, et nous avons passé le message clair de notre volonté commune que cette offensive cesse », a ajouté le président français, avant un dîner des deux dirigeants européens à l'Élysée. « Notre conviction est que cette offensive prend le risque d'une part, et nous le constatons d'ores et déjà sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et, d'autre part d'aider Daech à réémerger dans la région », a ajouté Emmanuel Macron, qui a convoqué dimanche à 22 heures un conseil restreint de défense sur la Syrie.

Ce Conseil de défense réunira notamment le Premier ministre Édouard Philippe, les ministres de la Justice, des Affaires Étrangères, des Armées et de l'Intérieur, ainsi que le chef d'état-major des armées, l'Amiral Rogel. « J'ai parlé une heure avec le président Erdogan, nous devons tenir compte des intérêts et de la sécurité de la Turquie. Mais nous pensons aussi qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, car il y a des raisons humanitaires et on ne peut pas accepter cette situation contre les Kurdes », a ajouté Angela Merkel.

Emmanuel Macron appelle les Européens à « s'unir »

« Face à cette situation, nous resterons très coordonnés, comme nous l'avons été pour signifier aux Turcs la fin de toutes nos ventes d'armes, mais également sur les initiatives à prendre dans les prochaines heures et les prochains jours », a conclu le président français. Il a aussi appelé les Européens à s'unir dans « ce moment, européen et international difficile et parfois inquiétant ». « Nous ne pouvons nous permettre ni de vision ni aveuglement ni faiblesse », a-t-il ajouté, « l'Europe ne peut s'offrir le luxe de vaines querelles, de petites disputes ou d'ajouter des crises internes aux tensions du monde qui nous affectent déjà ».

Au 5e jour de leur attaque, les forces turques et leurs alliés locaux ont avancé en profondeur en Syrie dimanche, semblant en passe d'achever la première phase de leur offensive contre les forces kurdes, lâchées par Washington qui a annoncé le retrait de près de 1 000 soldats du nord syrien. Les autorités kurdes ont annoncé la fuite de près de 800 proches de jihadistes de l'État islamique d'un camp de déplacés.

Source : AFP et Le Point International

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 16 octobre 2019

Syrie - Offensive turque : Retrait des forces spéciales américaines... Macron réunit un conseil de défense...

Malgré la résistance que leur opposent les milices kurdes syriennes [YPG], et selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], les forces turques et leurs supplétifs syriens ont conquis la ville frontalière de Tal Abyad, au cinquième jour de l’opération « Source de paix », lancée justement après le retrait des forces spéciales américaines de cette localité, sur ordre du président Trump.

Ce dernier, estimant que le combat contre l’État islamique [EI ou Daesh] était terminé alors que des opérations des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] étaient encore en cours dans le secteur de Baghouz, avait annoncé le retrait de Syrie des forces américaines. Ce qui, à l’époque, avait donné lieu à une vive polémique et provoqué le départ de James Mattis, alors chef du Pentagone.

Pour autant, la portée de la décision de M. Trump avait été par la suite atténuée, dans la mesure où il était question, selon ses propres mots, d’un retrait devant se faire à un « rythme adapté » et de « façon prudente. »

Mais, désormais, il n’est plus question de prudence, alors même que, comme l’a souligné un récent rapport des Nations unies, l’EI « renforce les conditions propices à son éventuelle résurgence ». En outre, le Pentagone a estimé de son côté qu’un désengagement de la coalition de Syrie serait prématuré étant donné que les FDS n’ont pas encore les capacités suffisantes pour mener des opérations de contre-guérilla.

En effet, le chef du Pentagone, Mark Esper, a annoncé le retrait de jusqu’à 1.000 soldats américains actuellement présents dans le nord de la Syrie, « sur ordre » de Donald Trump.

« Nos forces peuvent se retrouver prises en étau entre deux armées opposées qui avancent et c’est une situation intenable », a justifié M. Espert, sur la chaîne de télévision CBS, ce 13 octobre.

« Dans les dernières 24 heures, nous avons appris que [les Turcs] ont probablement l’intention d’étendre leur offensive plus au sud que ce qui était prévu à l’origine et à l’ouest », a encore affirmé M. Esper. « Nous avons également appris dans les dernières 24 heures que […] les FDS cherchent à conclure un accord, si vous voulez, avec les Syriens et les Russes pour riposter contre les Turcs dans le Nord », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient quelques heures après que le Pentagone a confirmé que des tirs d’artillerie turcs avaient eu lieu à proximité d’une base américaine située à Kobané, ville kurde qui, normalement, n’est pas concernée par l’opération « Source de paix ».

Ce retrait pose la question du maintien, sur place, des forces spéciales françaises [dont l’agence officielle turque Anadolu avait publié les emplacements qu’elles occupaient en mars 2018] et britanniques, qui appuient les Forces démocratiques syriennes face à l’État islamique.

D’après le quotidien The Times, il aurait été préalablement décidé que les commandos britanniques quitteraient le nord de la Syrie en cas de retrait américain. En revanche, on ignore ce que décidera Paris pour ses forces spéciales…

« L’offensive turque en Syrie est au cœur de nos préoccupations. […] Nous avons échangé avec les présidents Trump et Erdogan. Notre objectif est que cette offensive cesse. Cette offensive crée des situations humanitaires insoutenables et permet à Daesh de se renforcer », a fait valoir, en attendant, le président Macron, qui doit réunir, dans la soirée, un conseil restreint de défense.

Par ailleurs, et selon l’agence Sana, Damas se prépare à envoyer des troupes dans le nord de la Syrie afin de « contrer l’agression de la Turquie. » Mais elle n’a pas donné de détails sur le volume des forces qui seront mobilisées. « Toutes les options sont étudiées face à l’offensive turque, le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour affronter l’agression », a commenté un responsable kurde, sous le couvert de l’anonymat.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 5 octobre 2019

Radicalisation : Attaque islamiste au couteau à la préfecture de police de Paris - Le parquet antiterroriste saisi de l’enquête !

Le 3 octobre 2019, muni d’un couteau de cuisine en céramique qu’il venait d’acheter le jour même, Mickaël H, un fonctionnaire de 45 ans originaire de la Martinique, affecté au service informatique de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris [DRPP], a tué deux policiers [le major Damien E., 50 ans et le gardien de la paix Anthony L., 39 ans] ainsi qu’un adjoint administratif [Brice L., 38 ans] et un agent du soutien opérationnel la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne [Aurélia T., 39 ans].

Puis il a blessé une employée des ressources humaines et un autre fonctionnaire avant d’être abattu par un jeune agent de police.

Selon les informations données par la presse, Mickaël H. travaillait au service informatique de la DRPP depuis 2003, en qualité d’adjoint administratif employé de catégorie C. Et il était jusqu’alors décrit comme étant un « fonctionnaire modèle ».

Il n’avait « jamais présenté de difficultés comportementales », a ainsi assuré Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Ce qu’ont confirmé plusieurs syndicats de police. « Ça ressemble vraiment à un acte de folie », a commenté Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, auprès de France Info.

Seulement, l’hypothèse de l’acte de « folie » s’est dissipée au fil des investigations. Marié et père de deux enfants, Mickaël H., converti à l’islam, aurait entretenu des liens avec des personnes appartenant à la mouvance salafiste, a envoyé plusieurs SMS à son épouse [qui a été placée en garde à vue] accréditant la thèse d’un acte prémédité.

Aussi, au vu de ces éléments, le Parquet national antiterroriste [PNAT] s’est saisi de cette affaire. Et l’enquête a été reprise sous les qualifications « d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « d’association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Reste que la présence d’un individu apparemment radicalisé au sein de la préfecture de police de Paris interroge. D’autant plus que la DRPP a notamment la mission de lutter « contre les extrémismes à potentialités violentes et le terrorisme, en particulier l’islamisme radical » et que les investigations qu’elle conduit « visent principalement à déjouer les projets d’attentats et à démanteler les filières d’acheminement des jeunes vers les zones de combat. Les recherches portent également sur le soutien logistique et financier que certains groupes ou individus sont susceptibles d’apporter à des structures terroristes et sur le prosélytisme en faveur du djihad exercé par certains. »

À ce titre, et comme l’a indiqué Didier Lallement, le préfet de police de Paris, Mickaël H était « habilité au secret défense » et il était « en règle avec les obligations inhérentes à ce type d’habilitations.

« Comment se fait-il que dans le cœur de la lutte antiterroriste, quelqu’un qui est radicalisé, n’a pas été détecté? » a demandé Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat de police Unité-SGP-FO.

Pourtant, la loi du 30 octobre 2017, dite SILT [Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme] a modifié l’article L114-1 du Code de la sécurité intérieure afin d’autoriser des enquêtes administratives « en vue de s’assurer que le comportement des personnes physiques ou morales concernées n’est pas devenu incompatible avec les fonctions ou missions exercées. »

Le rapport des députés Éric Diard et Éric Poulliat, publié en juin dernier et intitulé « Les services publics face à la radicalisation« , donne quelques chiffres.

La détection des individus radicalisés se concentre d’abord sur le recrutement. Mais, notent les députés, « en raison d’une dissimulation toujours possible, il n’existe pas de garantie absolue qu’une personne radicalisée ne puisse pas être recrutée. »

En outre, ajoutent-ils, une « radicalisation peut intervenir postérieurement à l’entrée dans la police, en particulier à la suite d’une conversion. » Pour faire face à cette menace « post-recrutement », l’Inspection générale de la police nationale [IGPN] a mis en place, en 2016, une cellule spéciale chargée de surveiller les policiers soupçonnés de radicalisation.

« Une réunion trimestrielle rassemblant la DGSI, le Renseignement territorial, la direction de la formation de la Police nationale et l’IGPN permet d’évoquer les personnes sources de préoccupation. Ce sont généralement les services de renseignement qui alertent sur l’existence de signes de radicalisation [fréquentation d’une mosquée de tendance salafiste, par exemple] », explique le rapport parlementaire.

Ainsi, au niveau de la Police nationale, il y aurait eu 28 cas de radicalisation constatés parmi les 150.000 fonctionnaires de police.

« Ces cas de radicalisation concerneraient essentiellement des policiers de la sécurité publique, celle-ci comptant les effectifs les plus nombreux. Ils se répartiraient en quatre catégories : agents réputés en lien ou en contact avec des milieux islamistes radicalisés, agents ayant des pratiques religieuses ostentatoires, agents ayant des prises de position publiques ou manifestant un intérêt soutenu pour l’islamisme radical et agents dont le comportement se serait radicalisé », avance le rapport.

S’agissant de la préfecture de police de Paris, la DRPP, où travaillait donc Mickaël H. a recensé une quinzaine de cas, sur plus de 43.000 agents.

Source : ZONE MILITAIRE - Photo : © Préfecture de police de Paris


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 6 septembre 2019

Syrie : La Russie dénonce la frappe américaine de chefs jihadistes liés à al-Qaïda

On aurait pu penser que la Russie et la Syrie allaient se féliciter – sans le dire – de la frappe qui, menée par les forces américaines le 31 août, a visé une réunion de chefs jihadistes liés à al-Qaïda près de la ville d’Idleb. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] ce raid, confirmé depuis par le Pentagone, aurait fait une quarantaine de tués parmi des membres de Tanzim Hurras ad-Din, d’Ansar al-Tawhid et d’autres formations extrémistes.

« Cette opération a visé les dirigeants d’al-Qaïda en Syrie [AQ-S] », a affirmé le lieutenant-colonel Earl Brown, un porte-parole de l’US Centcom, le commandement américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale. En outre, a-t-il ajouté, la destruction des installations visées « davantage leur capacité à mener de futures attaques et déstabilisera la région ». Et de souligner que le « le nord-ouest de la Syrie reste un refuge » où les jihadistes « coordonnent activement les activités terroristes dans la région et dans l’ouest. »

Or, la veille, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie avait annoncé l’instauration d’un cessez-le-feu concernant la province d’Idleb, où les forces pro-Damas ont lancé une offensive pour en chasser les groupes rebelles syriens, dont le Hayat Tahrir Al-Cham [ex-Front al-Nosra, qui a rompu avec al-Qaïda] et ceux affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Turquie.

Par le passé, les accords de cessez-le-feu précédemment annoncés ne concernaient pas les formations jihadistes. D’où la surprenante réaction de la Russie à cette frappe américaine, relayée par les agences de presse russes.

« Les pertes et les destructions sont nombreuses dans les zones peuplées touchées par [la frappe conduite par] les États-Unis », a commenté le Centre russe pour la réconciliation en Syrie. Cette opération a été menée « en violation de tous les accords précédents, dans la mesure où "les forces américaines n’ont pas notifié à la partie russe ou turque les actions prévues", a-t-il dénoncé.

« L’armée russe note que les États-Unis ont compromis le maintien du cessez-le-feu dans la zone de désescalade d’Idlib et l’ont « frustré » dans un certain nombre de domaines », relève l’agence Tass. En outre, le Centre russe pour la réconciliation en Syrie estime que de « telles actions américaines dans le contexte des accusations américaines incessantes sur l’utilisation prétendument aveugle des moyens aériens dans la zone de désescalade d’Idleb sont déconcertantes. »

« Malgré les bombardements américains, les troupes syriennes maintiennent un moratoire sur la conduite des hostilités dans l’intérêt d’un règlement pacifique rapide de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib », a encore fait valoir la partie russe.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 31 août 2019

Lyon : Un mort et huit blessés lors d’une agression au couteau à Villeurbanne !

Un assaillant a été interpellé, un autre est en fuite en direction du parc de la Feyssine !

Une violente agression au couteau, ce samedi 31 août après-midi vers 16 h 25, a fait au moins un mort, huit blessés, dont un en urgence absolue, à la station de métro Laurent-Bonnevay à Villeurbanne (ndlr: Banlieue de Lyon).

Plus d’une trentaine de sapeurs-pompiers ont été dépêchés sur place pour venir en aide aux victimes qui se trouvent aussi bien en sous-sol dans la station que sur son parvis.

Les lignes de bus et de métro sont impactées par l’intervention policière. Les militaires et le RAID sont sur place, la station est bloquée.

Source : Le Progres.fr

Ce samedi après-midi, à Villeurbanne, près de Lyon, une violente attaque au couteau a fait au moins un mort et six blessés, dont un en urgence absolue, rapportent plusieurs médias locaux. L'attaque s'est produite à 16 h 25 à la station de métro Laurent-Bonnevay à Villeurbanne. Le Raid a été déployé sur place, le quartier a été bouclé.

Selon les informations du Progrès, une trentaine de sapeurs-pompiers ont également été dépêchés sur place pour venir en aide aux victimes, à l'intérieur de la station et sur le parvis. L'un des deux individus, qui s'est dit originaire d'Afghanistan, selon nos informations, aurait été maîtrisé par la foule peu après l'attaque.

Source : Le Point.fr


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 21 août 2019

Syrie : La Turquie dénonce l’attaque d’un de ses convois par les forces syriennes et russes...

À l’été 2018, les forces gouvernementales syriennes ne cachèrent pas leur intention de lancer une offensive en direction de la province d’Idlib, alors dominée aux deux tiers par l’organisation jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham [HTS, ex-branche syrienne d’al-Qaïda] et, pour le tiers restant, par des groupes rebelles affiliés au Front national de libération [FNL], soutenu par la Ankara.

Or, cette province d’Idleb faisait partie des quatre régions qualifiées de « zones de désescalade » par l’accord d’Astana qui, conclu en septembre 2017 par la Turquie, la Russie et l’Iran, ne concernaient pas les entités jihadistes, comme l’État islamique [EI ou Daesh] et le HTS. Et les forces turques y installèrent, à la périphérie, des « postes d’observation ».

La Turquie chercha donc à empêcher une offensive des forces syriennes dans cette région. Offensive alors soutenue par la Russie, qui parlait de « vider l’abcès » terroriste qui s’y était développé à cause, d’ailleurs, de la stratégie suivie par Damas et Moscou.

« Chaque fois que le régime de Bachar-al-Assad, appuyé par les Russes, parvient à résorber une poche, il le fait en permettant l’évacuation et le regroupement des mouvements terroristes les plus durs dans cette poche d’Idleb », avait ainsi rappelé le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA]. Et d’ajouter : « Cette poche devient problématique dès lors qu’elle peut être le lieu de la reconstitution d’une base à partir de laquelle ces mouvements terroristes n’auront d’autre souci que d’organiser des actions en Europe et en France en particulier. C’est pour cette raison qu’il est souhaitable que cette poche soit résorbée. »

Seulement, avec près de 3 millions d’habitants, une opération visant la région d’Idleb risquait de donner lieu à de graves problèmes humanitaires. D’ailleurs, la Turquie insista sur cette éventualité, craignant de devoir accueillir un flux trop important de réfugiés sur son sol. Mais il s’agissait aussi pour Ankara de protéger les groupes rebelles syriens qui lui étaient favorables.

D’où un nouvel accord trouvé avec la Russie en septembre 2018. Accord qui ne fut que partiellement appliqué, les organisations jihadistes ayant refusé de se retirer d’Idleb.

Puis, en janvier, le HTS passa à l’offensive contre contre le Jabhat Tharir Souriya, une formation radicale qui, née de la fusion d’Ahrar al-Cham avec le Harakat Nour al-Din al-Zenki, rejoignit le Front national de libération en août 2018.

Le succès du HTS dans la poche d’Idleb changea la donne. Fin avril, les forces gouvernementales syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, passèrent à l’action. Depuis, 400.000 civils auraient fui les combats, selon les Nations unies.

Quoi qu’il en soit, le 18 août 2019, soit après environ trois mois de combats et de bombardements, les forces favorables au régime syrien sont entrées dans la ville de Khan Cheikhoun [qui fut le théâtre d’une attaque chimique en 2017, nldr]. Une première depuis 2014…

Les objectifs de Damas [et de Moscou] sont de s’assurer le contrôle de l’autoroute stratégique qui relie Damas à Alep et d’imposer un siège au nord de Hama, notamment vers la ville de Morek, où un poste d’observation turc est installé.

Mais la Turquie a réagi à cette avancée majeure des forces pro-Damas, avec l’envoi, en direction de Maaret al-Noomane, à 15 kilomètres au nord de Khan Cheikhoun, d’un convoi d’une cinquantaine de véhicules, dont, selon un correspondant de l’AFP, des blindés et au moins cinq chars.

« Des véhicules turcs chargés de munitions […] ont pris la direction de Khan Cheikhoun pour secourir les terroristes […], ce qui confirme encore une fois le soutien apporté par le régime turc aux groupes terroristes », a immédiatement dénoncé une source au ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l’agence officielle Sana. « Ce comportement hostile du régime turc n’affectera en aucun cas la détermination de l’armée syrienne », a-t-elle ajouté.

Et, visiblement, les forces syriennes et russes ont empêché la progression de ce convoi turc. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], des frappes aériennes ont été effectués non loin de ce dernier afin de le stopper.

Un véhicule appartenant au Faylaq al-Chamn un groupe rebelle soutenu par la Turquie, aurait été visé par un raid russe, alors qu’il ouvrait la voie au convoi turc aux abords de Maaret al-Noomane. D’où la réaction d’Ankara.

Ainsi, le ministère turc de la Défense a indiqué, via un communiqué, que la Russie avait été informée de l’envoi de ce convoi, lequel devait « ravitailler l’un des postes d’observation » installé par les forces turques à Idleb.

« Nous condamnons fermement cette attaque qui est en contradiction avec les accords existants, la coopération et le dialogue avec la Russie », a ainsi dénoncé le ministère turc. « En dépit d’avertissements répétés que nous avons adressés à la Russie, les opérations militaires menées par les forces du régime continuent à Idleb, en violation des mémorandums existants et des accords passés avec la Russie afin de maintenir les voies d’approvisionnement ouvertes, d’assurer la sécurité de notre poste d’observation et d’empêcher de nouvelles pertes de vies civiles / innocentes dans la région », a-t-il encore fait valoir. Et de conclure : « Sans préjudice de nos droits de légitime défense, nous espérons que les mesures nécessaires seront prises pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. ».

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 13 août 2019

Terrorisme : Sept ans de prison pour une jeune femme radicalisée qui projetait un attentat "banal"...

Un attentat juste "banal"...

Janna C. avait été interpellée en 2016. Alors âgée de 18 ans, elle envisageait de commettre un attentat en France au nom de l'organisation État islamique. 

Lors de l'audience, la jeune femme avait reconnu que, à l'époque de son projet, elle considérait un attentat comme "banal".

Aujourd'hui âgée de 21 ans, Janna C. passera les sept prochaines années de sa vie en prison. La jeune femme, radicalisée, avait été arrêtée en 2016, alors qu'elle n'avait que 18 ans. Elle avait pour projet de commettre un attentat sur le sol français au nom des djihadistes de l'État islamique. Or, le tribunal correctionnel de Paris a décidé, mercredi, de la condamner à une peine de sept ans de prison, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Il a également prononcé son maintien en détention et ordonné un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Le 12 juillet 2019, le parquet avait requis la peine maximale de dix ans d'emprisonnement, à l'encontre de la jeune femme. Abreuvée de la propagande de l'EI, elle avait été interpellée le 10 août 2016 dans un jardin public de Clermont-Ferrand, après avoir évoqué un projet d'attentat dans des messages et auprès de sa famille. Cette jeune radicalisée (comme on dit) avait la veille recherché sur Internet « comment fabriquer une ceinture explo » (sic) ou la technique de « fabrication du TATP », un explosif artisanal très instable prisé des djihadistes. Sur Snapchat, elle avait donné « rendez-vous dans le paradis éternel ».

Le tribunal retient un « projet d'action violente »

À l'époque, « j'étais dans mon délire, (...) dans ma bulle » et commettre un attentat était « banal », avait expliqué la jeune femme à l'audience. L'enquête avait débuté après un appel à commettre des attentats en France par le propagandiste français de l'EI Rachid Kassim, relayé sur une chaîne du réseau social Telegram. Les enquêteurs avaient repéré Janna C. en remontant ses échanges avec la créatrice de cette chaîne, alors mineure, poursuivie dans un dossier distinct. Elle était aussi jugée pour avoir incité cette mineure à commettre un attentat et pour avoir envisagé de se rendre en Syrie, ce qu'elle nie.

Le tribunal a retenu un « projet d'action violente » à l'explosif contre Janna C., mais pas de volonté de départ en Syrie. Une autre radicalisée, Djelika S., 25 ans, qui était très proche de Janna sur Internet et qui comparaissait à ses côtés, a, elle, été condamnée à six ans d'emprisonnement. Jeune femme à la personnalité instable, Djelika s'était accusée devant les policiers, indiquant que Janna et elle, avaient prévu deux attaques au couteau pour « tuer le maximum de personnes »; des déclarations faites sans avocat et qui n'ont jamais été corroborées par l'enquête, a souligné le tribunal. Les juges l'ont par conséquent uniquement condamnée pour des velléités de départ en Syrie. Huit ans avaient été requis à son encontre. 

Sources : AFP et Le Point.fr


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 5 juin 2019

Religions : Prière islamique aux Invalides, des officiers militaires réagissent !

"100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides"

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises.

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…
A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…
A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,

Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.

L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

“Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”

Certes, on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre  au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de  “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

 Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :

GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Louis-Marie CHEVRE, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GCA (2S) Dominique ROYAL, VA (2S) Joël BODARD, CG1 (2S) Philippe BEYRIES, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Yves LAFONTAINE, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Arnould d’ARGENT, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Arnauld BUISSON, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU,  GBR (2S) Michel DELABIE, GBR (2S) Frédéric DRION, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Patrice DUMONT-SAINT-PRIEST, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND, GBR (2S) Daniel SCHAEFFER, COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, COL (H) Jacques AMIOT, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Alain CORVEZ, COL (ER) Christophe DESCHARD, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, CRC1 (ER) Bruno ESPIEUX, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD,  COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Roger MARTIN, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, COL (ER) Jean-Charles SALIN, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT, LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (H) Jean BRULE, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Alain de CHANTERAC, LCL (ER) Sylvain CHELMINIAK, LCL (ER) Jean-Baptiste du CLOSEL, LCL (ER) Albert DEFRANCHI, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) Jean-Pascal DEY, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Philippe FRANCESCHI, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL (ER) Daniel MATTHEZ, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER)  Eric MORACHE, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (ER) Laurent RÉMUSAT, LCL (ER) Yves SALA, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Tristan TOUR ROBARDET, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CDT( RC) Pierre GAUTHIER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, CNE (ER) Serge DUMANOIR, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, CNE (R) Benoît LE CONTE, ADJ (ER) François-Charles BRION, CNE (ER) François PICHON, LV (H) Jean-Louis VENTURA, ADC (ER) Philippe GAMBA, MP ( ER) René ALLEGRE, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ (ER) Jean-Noël PISCEDDA, SGT (PDL) Alim A KRYLOV, CPLC François LEVÊQUE.

Paris le 1er juin 2019. Mise à jour 4 juin 2019.

Source :  BoulevardVoltaire.fr

* * *

100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant
un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

Un concert commémorant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, organisé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a suscité l’indignation. L’œuvre en question, “L’homme armé, une messe pour la paix” de Karl Jenkins, comprend un appel à la prière islamique. Des militaires dénoncent une profanation dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire.
Le 22 mai, la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des militaires, accueillait un concert en commémoration des vingt ans de la fin de la guerre au Kosovo. Un évènement organisé par l’ambassade de la République du Kosovo, en présence de l’ambassadeur kosovar, pour rendre hommage aux soldats français, partie prenante au nom de l’OTAN de la guerre opposant l’armée yougoslave et l’armée de libération du Kosovo.
Allahu Akbar dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides

La commémoration consistait en un concert pour la paix, où était joué « L’homme armé, une messe pour la paix » de Karl Jenkins. Œuvre reconnue mondialement, cette composition a la particularité d’associer une messe catholique, des psaumes bibliques et un adhan : un appel à la prière islamique. Cette partie de l’œuvre de Karl Jenkins a suscité une vive polémique, du fait de l’endroit consacré où l’adhan a été prononcé, débutant par « Allahu Akbar » : « Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah. Venez vite vers la prière. Venez vite vers le succès Allah est le plus grand. Il n’y a pas de Dieu excepté Allah. »
Source : valeursActuelles.com

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 21 avril 2019

Terrorisme : Eglises et hôtels attaqués au Sri Lanka pour Pâques !

Attaque terroriste au Sri Lanka ! Cellule de crise au Quai d'Orsay !

23/04/2019 - Le bilan s'alourdit : Plus de 300 morts et 500 blessés dans des hôtels de luxe remplis de touristes étrangers !...

Selon l'enquête ces attaques terroristes auraient été commises « en représailles à Christchurch », a révélé ce mardi le vice-ministre Sri-lankais de la Défense.

En Nouvelle-Zélande, les attaques commissent dans deux mosquées de la ville de Christchurch à la mi-mars, avait fait 50 morts !

Environ 40 personnes appartenant à un groupe islamiste radical le National Thowheeth Jama’ath (NTJ) ont été interpellées.

* * *

Au moins 52 personnes ont été tuées dimanche dans une série d'explosions dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, a annoncé la police.


On dénombre en outre des centaines de blessés, selon des sources hospitalières. Deux déflagrations se sont notamment produites dans l'église Saint-Anthony de Colombo et l'église Saint-Sébastien de Negombo, une localité au nord de la capitale.

Au moins 160 personnes blessées dans l'explosion de l'église Saint-Anthony ont été admises à l'Hôpital national de Colombo, a déclaré à l'AFP un de ses responsables. La police a précisé qu'au total six lieux avaient été le théâtre d'explosion et, dans la capitale, trois hôtels de luxe et une église.

Au moins une des victimes a péri dans le Cinnamon Grand Hotel de Colombo, situé près de la résidence officielle du Premier ministre, a indiqué à l'AFP un responsable de cet établissement, qui a précisé que l'explosion s'était produite dans un restaurant.

Outre l'église de Negombo, au nord de Colombo, une troisième église, située à Batticaloa (est), a également été prise pour cible. Un responsable de l'hôpital local a affirmé que 300 personnes avaient été blessées. "Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent", peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien de Katuwapitiya, à Negombo.

Le Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants. Le pays compte environ 70% de bouddhistes, 12% d'hindouistes, 10% de musulmans et 7% de chrétiens. Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise. Certains chrétiens sont cependant mal vus parce qu'ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l'armée srilankaise contre les Tamouls pendant la guerre civile qui s'est achevée en 2009. Selon les Nations unies, le conflit de 1972 à 2009 a fait de 80.000 à 100.000 morts.

Vingt ans après Jean Paul II, le pape François avait réalisé une visite dans l'île en janvier 2015 au cours de laquelle il avait célébré une messe devant un million de participants rassemblés à Colombo. La police de la capitale, donnant le chiffre d'un million, avait estimé qu'il s'agissait de la foule la plus importante rassemblée lors d'une manifestation publique. Le Vatican avait parlé pour sa part de plus de 500.000 personnes. Dans son sermon, le pape avait insisté sur la liberté de croire sans contrainte dans un pays blessé par les tensions ethniques et interreligieuses.

Avant l'élection de François en mars 2013, le cardinal srilankais Malcolm Ranjith avait été cité comme un candidat possible au pontificat.

Source : clicanoo.re / AFP


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 13