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mercredi 5 juin 2019

Religions : Prière islamique aux Invalides, des officiers militaires réagissent !

"100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides"

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises.

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…
A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…
A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,

Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.

L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

“Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”

Certes, on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre  au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de  “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

 Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :

GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Louis-Marie CHEVRE, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GCA (2S) Dominique ROYAL, VA (2S) Joël BODARD, CG1 (2S) Philippe BEYRIES, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Yves LAFONTAINE, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Arnould d’ARGENT, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Arnauld BUISSON, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU,  GBR (2S) Michel DELABIE, GBR (2S) Frédéric DRION, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Patrice DUMONT-SAINT-PRIEST, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND, GBR (2S) Daniel SCHAEFFER, COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, COL (H) Jacques AMIOT, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Alain CORVEZ, COL (ER) Christophe DESCHARD, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, CRC1 (ER) Bruno ESPIEUX, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD,  COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Roger MARTIN, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, COL (ER) Jean-Charles SALIN, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT, LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (H) Jean BRULE, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Alain de CHANTERAC, LCL (ER) Sylvain CHELMINIAK, LCL (ER) Jean-Baptiste du CLOSEL, LCL (ER) Albert DEFRANCHI, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) Jean-Pascal DEY, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Philippe FRANCESCHI, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL (ER) Daniel MATTHEZ, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER)  Eric MORACHE, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (ER) Laurent RÉMUSAT, LCL (ER) Yves SALA, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Tristan TOUR ROBARDET, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CDT( RC) Pierre GAUTHIER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, CNE (ER) Serge DUMANOIR, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, CNE (R) Benoît LE CONTE, ADJ (ER) François-Charles BRION, CNE (ER) François PICHON, LV (H) Jean-Louis VENTURA, ADC (ER) Philippe GAMBA, MP ( ER) René ALLEGRE, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ (ER) Jean-Noël PISCEDDA, SGT (PDL) Alim A KRYLOV, CPLC François LEVÊQUE.

Paris le 1er juin 2019. Mise à jour 4 juin 2019.

Source :  BoulevardVoltaire.fr

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100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant
un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

Un concert commémorant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, organisé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a suscité l’indignation. L’œuvre en question, “L’homme armé, une messe pour la paix” de Karl Jenkins, comprend un appel à la prière islamique. Des militaires dénoncent une profanation dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire.
Le 22 mai, la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des militaires, accueillait un concert en commémoration des vingt ans de la fin de la guerre au Kosovo. Un évènement organisé par l’ambassade de la République du Kosovo, en présence de l’ambassadeur kosovar, pour rendre hommage aux soldats français, partie prenante au nom de l’OTAN de la guerre opposant l’armée yougoslave et l’armée de libération du Kosovo.
Allahu Akbar dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides

La commémoration consistait en un concert pour la paix, où était joué « L’homme armé, une messe pour la paix » de Karl Jenkins. Œuvre reconnue mondialement, cette composition a la particularité d’associer une messe catholique, des psaumes bibliques et un adhan : un appel à la prière islamique. Cette partie de l’œuvre de Karl Jenkins a suscité une vive polémique, du fait de l’endroit consacré où l’adhan a été prononcé, débutant par « Allahu Akbar » : « Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah. Venez vite vers la prière. Venez vite vers le succès Allah est le plus grand. Il n’y a pas de Dieu excepté Allah. »
Source : valeursActuelles.com

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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




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jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 avril 2019

Terrorisme : Eglises et hôtels attaqués au Sri Lanka pour Pâques !

Attaque terroriste au Sri Lanka ! Cellule de crise au Quai d'Orsay !

23/04/2019 - Le bilan s'alourdit : Plus de 300 morts et 500 blessés dans des hôtels de luxe remplis de touristes étrangers !...

Selon l'enquête ces attaques terroristes auraient été commises « en représailles à Christchurch », a révélé ce mardi le vice-ministre Sri-lankais de la Défense.

En Nouvelle-Zélande, les attaques commissent dans deux mosquées de la ville de Christchurch à la mi-mars, avait fait 50 morts !

Environ 40 personnes appartenant à un groupe islamiste radical le National Thowheeth Jama’ath (NTJ) ont été interpellées.

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Au moins 52 personnes ont été tuées dimanche dans une série d'explosions dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka où était célébrée la messe de Pâques, a annoncé la police.


On dénombre en outre des centaines de blessés, selon des sources hospitalières. Deux déflagrations se sont notamment produites dans l'église Saint-Anthony de Colombo et l'église Saint-Sébastien de Negombo, une localité au nord de la capitale.

Au moins 160 personnes blessées dans l'explosion de l'église Saint-Anthony ont été admises à l'Hôpital national de Colombo, a déclaré à l'AFP un de ses responsables. La police a précisé qu'au total six lieux avaient été le théâtre d'explosion et, dans la capitale, trois hôtels de luxe et une église.

Au moins une des victimes a péri dans le Cinnamon Grand Hotel de Colombo, situé près de la résidence officielle du Premier ministre, a indiqué à l'AFP un responsable de cet établissement, qui a précisé que l'explosion s'était produite dans un restaurant.

Outre l'église de Negombo, au nord de Colombo, une troisième église, située à Batticaloa (est), a également été prise pour cible. Un responsable de l'hôpital local a affirmé que 300 personnes avaient été blessées. "Attentat contre notre église, s'il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s'y trouvent", peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l'église Saint-Sébastien de Katuwapitiya, à Negombo.

Le Sri Lanka est un pays à majorité bouddhiste, et les catholiques sont estimés à 1,2 million sur une population totale de 21 millions d'habitants. Le pays compte environ 70% de bouddhistes, 12% d'hindouistes, 10% de musulmans et 7% de chrétiens. Les catholiques sont perçus comme une force unificatrice car on en trouve chez les Tamouls comme chez la majorité cinghalaise. Certains chrétiens sont cependant mal vus parce qu'ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l'armée srilankaise contre les Tamouls pendant la guerre civile qui s'est achevée en 2009. Selon les Nations unies, le conflit de 1972 à 2009 a fait de 80.000 à 100.000 morts.

Vingt ans après Jean Paul II, le pape François avait réalisé une visite dans l'île en janvier 2015 au cours de laquelle il avait célébré une messe devant un million de participants rassemblés à Colombo. La police de la capitale, donnant le chiffre d'un million, avait estimé qu'il s'agissait de la foule la plus importante rassemblée lors d'une manifestation publique. Le Vatican avait parlé pour sa part de plus de 500.000 personnes. Dans son sermon, le pape avait insisté sur la liberté de croire sans contrainte dans un pays blessé par les tensions ethniques et interreligieuses.

Avant l'élection de François en mars 2013, le cardinal srilankais Malcolm Ranjith avait été cité comme un candidat possible au pontificat.

Source : clicanoo.re / AFP


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vendredi 8 mars 2019

Irak : Les FDS remettent des jihadistes français de l’EI aux autorités irakiennes

La question d’un éventuel « rapatriement », vers leur pays d’origine, des combattants étrangers de l’État islamique [EI ou Daesh] capturés par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] a suscité une vive polémique ces dernières semaines, les uns estimant cette hypothèse totalement inconcevable pendant que d’autres pensent qu’il vaut mieux une telle issue plutôt que de savoir ces jihadistes dans la nature.

La semaine passée, le président américain, Donald Trump, s’est invité dans le débat en demandant aux pays européens de rapatrier leurs ressortissants enrôlés sous la bannière noire de Daesh.

Toutefois, et afin de s’épargner des menaces futures, les gouvernements européens préféraient voir les combattants étrangers de Daesh capturés par les FDS être jugés sur place, même si cela est de nature à poser quelques complications juridiques, étant donné que le Kurdistan syrien, région de facto autonome, n’est pas un État reconnu.

Cela étant, le rapatriement des jihadistes n’est pas la seule piste à l’étude. Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, organisée à la mi-février, une autre option a été évoquée, d’après Didier Reynders, le ministre belge de la Défense et des Affaires étrangères.

Ainsi, selon ce dernier, la délégation américaine a soumis l’idée que ces jihadistes étrangers se trouvant actuellement en Syrie soient jugés… en Irak.

« Il n’est pas exclu que des pays comme l’Irak souhaitent juger » des combattants de l’EI, a affirmé M. Reynders, à l’issue d’un « conseil des relations extérieures », où cette question a été abordée avec Jean-Yves Le Drian et Jeremy Hunt, ses homologues français et britanniques. « Cela ne serait pas anormal. Nous avons bien un terroriste français [Nemmouche, NdlR] qui est jugé à Bruxelles car l’attentat a été commis en Belgique », a continué le ministre belge, cité par La Libre Belgique.

Et visiblement, M. Reynders a raison : l’Irak souhaite juger ses ressortissants ayant combattu dans les rangs de Daesh. En effet, soucieux de se débarrasser de prisonniers encombrants, les FDS ont remis à Bagdad 280 jihadistes de nationalité irakienne, la semaine passée. Mais pas seulement, a priori.

Ainsi, selon l’agence Reuters, des combattants étrangers de l’EI auraient également été transférés en Irak, dont 14 jihadistes français. Un officier irakien affecté près de la frontière syrienne a confié avoir supervisé ce transfert et assuré qu’une vingtaine d’étrangers avaient été remis à l’armée irakienne.

Dans la soirée du 24 février, les FDS ont confirmé avoir remis « 280 combattants irakiens » à Bagdad, sur les 500 qu’elles ont capturés en Syrie. Et une source gouvernementale irakienne a précisé à l’AFP que 14 jihadistes français ont fait partie du lot.

Selon Hisham al-Hashemi, un expert irakien sollicité par l’agence de presse française, ce transfert s’est fait « en coordination » avec la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. « Les individus transférés ne sont pas des hauts responsables de l’EI mais ils constituent une mine d’informations sur la structure de l’organisation terroriste en Europe, les réseaux jihadistes françaises et les cellules de recrutement », a-t-il dit. Et ils ont été envoyés en Irak par les FDS parce qu’ils avaient combattu à un moment donné les forces gouvernementales irakiennes, ce qui « pourrait ouvrir la voie à leur procès à Bagdad », a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, il y a peu de chance que la France les réclame… S’exprimant au sujet des jihadistes français détenus en Irak, lors d’un déplacement à Bagdad, le 8 février, la ministre des Armées, Florence Parly, avait rappelé que Paris avait « toujours dit que c’était aux autorités irakiennes d’en assurer le jugement ». Et d’ajouter : « Ce processus va se poursuivre. »

Cela étant, une troisième solution serait envisageable. « Il ne faut pas refiler de nouveaux problèmes à l’Irak […] Ce que nous voulons, c’est que ces gens soient jugés. Mais ce que nous ne voulons absolument pas, c’est que nous devions les ramener chez nous », a ainsi estimé Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération. D’où l’idée de mettre en place un tribunal international, qui pourrait s’appuyer sur la commission d’enquête des Nations unies sur les crimes commis en Irak par l’EI.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


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dimanche 24 février 2019

Syrie : Retour de jihadistes français par l’entremise des forces américaines ?

Apparu, un fusil d’assaut dans les mains, dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh en novembre 2014, Quentin L. alias « Abou Ossama Al-Faranci », avait brûlé son passeport après avoir appelé ses co-religionnaires à rejoindre le « califat » autoproclamé. Moins de cinq ans plus tard, il pourrait faire partie des jihadistes français susceptibles d’être rapatriés de Syrie…

La question du retour de ces ressortissants français ayant pris les armes contre leur pays est devenue plus épineuse qu’elle l’était auparavant, notamment à cause de la perspective du retrait militaire américain – et donc de celui de la coalition anti-jihadiste – de Syrie.

Jusqu’à présent, la position des autorités françaises était simple, même si elle pouvait prêter le flanc à un recours en justice, comme celui déposé en janvier 2018 par les avocats d’Émilie König, une militante de Daesh, capturée par les Forces démocratiques syriennes [FDS].

« Si nous agissons dans le cadre de la légalité internationale, nous prenons en charge toute personne sur le territoire français, pour autant nous n’irons pas les chercher où ils sont », avait ainsi expliqué Nicole Belloubet, la ministre de la Justice.

« Beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d’affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé », avait ajouté Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien donné à Libération.

Seulement, le désengagement américain de Syrie, qui devrait être terminé d’ici avril prochain, change la donne, en ce sens que les FDS, auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, pourraient faire l’objet d’une offensive lancée par la Turquie dans le nord de la Syrie. Se pose le dilemme : rapatrier les jihadistes français et leurs familles, les laisser à eux-mêmes, quitte à ce qu’ils puissent échapper à tout contrôle et constituer ainsi une menace, ou bien encore les laisser aux mains d’un régime [syrien en l’occurrence] qui pourraient les utiliser comme moyen de pression?

Aussi, la première option est-elle privilégiée. Ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires [et à des débordements, dont l’ex-journaliste Nicolas Hénin, ancien otage de Daesh, a fait les frais…]. Or, d’après une information donnée par BFMTV et confirmée par l’AFP, l’un des scénarios envisagés serait de rapatrier les jihadistes français avec le concours des forces armées américaines.

« Les forces spéciales américaines, qui ont déjà rapatrié une dizaine de ressortissants américains sur leur territoire, vont donc extraire ces Français des camps détenus par les Kurdes, les regrouper et les mettre dans des avions. Les Américains les raccompagneront également jusqu’en France. A bord des appareils, aucune escorte française, mais des gendarmes du GIGN sur le tarmac pour les réceptionner », a en effet avancé BFMTV.

Ce plan prévoit le rapatriement de 150 individus, dont une cinquantaine de majeurs [hommes et femmes] et une centaine d’enfants, dont certains en bas âge. Et il pourrait se dérouler en deux temps. Ainsi, un premier avion transportant des figures « sensibles » de Daesh actuellement détenues par les Kurdes, ainsi que des combattants, devrait atterrir en France [sur la base aérienne de Villacoublay?] d’ici quelques semaines. Et il sera suivi par un second vol, qui, cette fois, concernerait les mineurs.

« Un fois sur le sol français, les majeurs qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront d’abord placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] à Levallois-Perret. La justice aura à charge d’évaluer, au cas par cas, les suites à donner dans chaque dossier », explique BFMTV.

Une source gouvernementale a confirmé l’existence d’un tel scénario auprès de l’AFP. Du moins a-t-elle indiqué qu’il est « fortement envisagée », même si aucune décision définitive n’a encore été prise. « Parmi les options possibles, il y a aussi le maintien [des jihadistes français] sur le territoire syrien », a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, et sans revenir sur les options en cours d’examen, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a une nouvelle fois assuré, depuis Dreux, ce 8 février, que tout jihadiste de retour en France « fera l’objet d’une interpellation, sera présenté à la justice, sera sanctionné. »

Source: Zone Militaire - Photo : Site Intelligence

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jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

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vendredi 15 février 2019

Syrie : Artilleurs et aviateurs français dans l’assaut final contre Daesh

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées a précisé que les artilleurs de la Task Force [TF Wagram], déployés avec 3 CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] en Irak, à deux pas de la frontière avec la Syrie, n’avaient effectué qu’une seule mission de tir entre le 30 janvier et le 5 février, en soutien des Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde, ndlr]. Et qu’aucune des 20 sorties aériennes assurées par les Rafale de la force Chammal ne donna lieu à une frappe.

Cette inactivité, inhabituelle, avait une raison : une pause opérationnelle des FDS devant permettre aux civils de fuir avant de lancer l’ultime assaut contre ce qui reste du « califat physique » de l’État islamique [EI ou Daesh] sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province syrienne de Deir ez-Zor.

Or, les FDS ont annoncé, dans la soirée du 9 février, avoir lancé la « bataille finale » pour « éliminer » les jhadistes, repliés dans un secteur d’environ 4 km2, entre le village de Baghouz et la frontière irakienne. Selon Mustefa Bali, un porte-parole de l’alliance arabo-kurde cité par l’AFP, il y aurait encore « entre 500 et 600 terroristes » présents dans cette zone.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH] a fait état, ce 10 février, de « combats intenses » dans les environs de Baghouz.

« La bataille est en cours. Il y avait d’intenses combats ce matin, avec des explosions de mines », a en effet indiqué Rami Abdel Rhamane, son directeur. Et d’ajouter que la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, appuie les FDS via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie.

Pour les artilleurs français de la TF Wagram, actuellement armée par le 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique [RAA], qui sera prochainement relevé par le 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa], c’est le dernier coup de boutoir contre Daesh, après plus de deux ans et demi de présence au Levant. « Achevez le combat! », leur a lancé Florence Parly, la ministre des Armées, le 9 février.

« Aujourd’hui, nous sommes parvenus à un tournant. La destruction du califat physique est presque consommée. Il y a des à-coups mais la fin est proche. Avec votre aide, les contre-attaques ont été systématiquement neutralisées. Les terroristes sont sans chefs, sans communication, dans le désordre de la déroute », avait précédemment affirmé Mme Parly, après avoir rendu un hommage appuyé aux artilleurs français.

« À Fil Fayl, à Qayarrah, à Mossoul, à Al Assad, toujours, au plus près du combat, toujours, talonnant les terroristes. Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon », a souligné la ministre. « Vous déplaçant avec les combats, vous avez porté le fer au plus profond, y compris lorsque personne d’autre ne le pouvait. Certaines semaines, quand les tempêtes de sable ou la couverture nuageuse ne permettaient pas à l’aviation d’opérer, c’était à vous, et encore à vous, qu’on faisait appel pour pilonner Daesh », a-elle encore rappelé.

Au cours  de l’opération Roundup, qui a vu la prise de Hajine et dont l’assaut contre la poche de Baghouz est la dernière phase, la TF Wagram a déjà tiré pas moins de 3.500 obus. Depuis leur engagement contre Daesh, en septembre 2016, les artilleurs français ont assuré plus de 2.400 missions de tirs, ce qui représente 18.000 obus tirés.

Reste à voir combien de temps dureront les combats pour reprendre Baghouz et ses environs. Puis se posera la question du sort qui sera fait aux FDS, à la merci d’une offensive turque après le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

« Sans leur soutien, rien n’aurait été possible. Nous leur devons beaucoup. Le Président de la République et moi-même n’avons eu de cesse, dans nos discussions avec les Américains, d’insister sur ce point. Leur sacrifice nous oblige ; notre départ ne doit pas les placer en situation de vulnérabilité », a assuré Mme Parly aux artilleurs de la TF Wagram.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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vendredi 25 janvier 2019

Syrie : En décembre 2018, les forces françaises ont détruit une centaine de positions jihadistes

Le 14 décembre 2018, et après avoir repoussé de vigoureuses contre-attaques lancées par l’État islamique [EI ou Daesh] à la faveur de mauvaises conditions météorologiques ayant perturbé les opérations aériennes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes ont annoncé avoir chassé les jihadistes de la localité de Hajine, située sur la rive orientale de l’Euphrate, à une portée de canon de la frontière irakienne.

En outre, et alors que le président Trump venait d’annoncer le retrait des troupes américaines de Syrie, la coalition [opération Inherent Resolve, ou OIR] a visiblement accentué son action au profit des FDS, avec pas moins de 469 frappes [aviation et artillerie] contre Daesh entre le 16 et le 29 décembre. Soit quasiment autant que durant la période allant du 2 au 15 décembre.

Comme l’a expliqué l’État-major des armées, à Paris, dans son compte-rendu du 27 décembre, après les FDS ont poursuivi « leur offensive le long du fleuve et ont atteint la localité d’Abu Hassan où Daesh dispose toujours d’une forte capacité de résistance », après avoir « achevé la sécurisation de la ville d’Hajine. »

Si une très grande partie des frappes contre Daesh sont le fait des États-Unis, il n’en reste pas moins que la force française Chammal fait son maximum avec les moyens qui sont les siens, soit 10 Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis et trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] déployés en Irak, à la frontière syrienne, par la Task Force [TF] Wagram.

Ainsi, rien qu’en décembre 2018, la force Chammal a détruit « près d’une centaine de positions ennemies […] par les moyens terrestres et aériens » de son pilier « appui ». Ce qui inclut, précise l’EMA, une « cinquantaine de véhicules blindés ou piégés, des armes lourdes et des mitrailleuses ». Cette « attrition du potentiel de combat ennemi […] a contribué à faciliter la progression des FDS dans la poche d’Hajine », souligne-t-il.

Une fois encore, les CAESAr auront joué un rôle déterminant. « En décembre, des assauts ennemis ont tenté de percer les lignes défensives des FDS. Ces offensives de Daesh ont été repoussées avec l’appui notamment de l’artillerie française », explique l’EMA.

« Grâce à des matériels de haute technologie dotés d’une capacité de tirer six coups par minute, servis par des artilleurs aguerris par une expérience au combat unique, l’artillerie française s’est révélée aux côtés de ses homologues alliés de la coalition comme un un appui feu essentiel aux opérations terrestres, contribuant à la destruction du potentiel de combat de l’ennemi », insiste l’état-major français.

Entre le 28 novembre 2018 et le 1er janvier 2019, et si l’on se réfère aux points de situation publiés durant cette période, les artilleurs français ont ainsi assuré 88 missions de tir de destruction contre des cibles jihadistes. Et, pour la première fois en opération, la TF Wagram a mis en œuvre l’obus BONUS [BOfors NUtating Shell] pour détruire 8 blindés utilisés par Daesh, ce qui a permis de disloquer une colonne ennemie constituée par une quarantaine de véhicules.

Pour rappel, l’obus BONUS a été conçu pour détruire des véhicules blindés par le toit, qu’ils soient à l’arrêt ou en mouvement. Doté de capteurs et d’un dispositif de reconnaissance de cible, il peut détruire plusieurs véhicules en un seul tir. « À n’en pas douter, l’emploi réussi de l’obus Bonus fera date et va modifier la perception encore trop répandue d’une artillerie ‘arrosant’ le champ de bataille », avait commenté, à l’époque, le colonel commandant la TF Wagram.

D’une portée de près de 40 km, les CAESAr ont la capacité de fournir en permanence, et à court préavis, plusieurs effets lors d’une manœuvre d’ensemble : tirs de destruction, de barrage ou d’interdiction et tirs d’éclairement ou visant à créer des rideaux fumigènes temporaires afin de masquer la progression des troupes amies aux forces ennemies.

Quant aux Rafale, leurs opérations ont été rendues plus compliquées en raison des conditions météorologiques. Cependant, ils ont effectué 33 raids en appui des FDS durant la même période, dont 13 pour la seule semaine allant du 19 au 25 décembre.

Lors de ses vœux aux Armées, le 17 janvier, le président Macron a indiqué que la France resterait militairement engagée au Levant, son objectif « stratégique » étant « d’éradiquer Daesh en privant cette organisation terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence. »

Source : Zone Militaire

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lundi 14 janvier 2019

Turquie : Menace voilée, si la France protege les milices YPG kurdes de Syrie, ça « ne sera bénéfique pour personne »...

Menace voilée de la Turquie - Si Paris persiste à protéger les milices kurdes syriennes, alors ce « ne sera bénéfique pour personne »...

Si le ministère des Armées rechigne à le reconnaître officiellement en raison de la confidentialité qui entoure leurs missions [*], les forces spéciales françaises sont présentes aux côtés des milices kurdes syriennes, qui sont à la pointe du combat contre l’État islamique [EI ou Daesh]. Cette présence a été attestée par un certain nombre de photographies et de vidéos diffusés via les réseaux sociaux et même confirmée par James Mattis, le chef du Pentagone, qui a démissionné de son poste après l’annonce de M. Trump visant à mettre un terme aux opérations militaires américaines en Syrie.

Cette décision est un feu vert donné à la Turquie pour mener une nouvelle offensive dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, considérées comme « terroristes » à Ankara, à cause de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK].

D’où l’embarras des membres de la coalition anti-jihadiste, dirigée par les États-Unis, et dont la France fait évidemment partie. « Un allié se doit d’être fiable », a ainsi commenté le président Macron, critiquant ainsi la décision du chef de la Maison Blanche.

La France « partage l’inquiétude des forces kurdo-arabes », fit savoir, plus tôt, la présidence française. La décision de M. Trump « revient, si on la prend à la lettre, à livrer à elles-mêmes les troupes arabo-kurdes et les populations » mais elle « ne saurait être le prélude à une offensive turque », avait ajouté l’Élysée.

Déjà, en mars 2018, alors que M. Trump avait ouvertement évoqué un retrait américain de Syrie, le président Macron avait assuré les Forces démocratiques syriennes, dont les milices kurdes constituent l’épine dorsale, du « soutien de la France, en particulier pour la stabilisation de la zone de sécurité au nord-est de la Syrie, dans le cadre d’une gouvernance inclusive et équilibrée, pour prévenir toute résurgence de Daesh dans l’attente d’une solution politique au conflit syrien. »

En réponse, l’agence de presse semi-officielle turque Anadolu avait alors publié une carte sur laquelle étaient désignées les positions présumées des forces spéciales françaises en Syrie. Ce qui avait été vu comme une possible « mise en garde » des autorités turques à l’égard de la France.

Ce 25 décembre, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a adressé une menace voilée à Paris. « Ce n’est un secret pour personne que la France soutient les YPG [milices kurdes syriennes, ndlr]. [M.] Macron a rencontré leurs représentants », a-t-il commencé par rappeler, selon l’agence Anadolu.

« Nous n’avons pas d’information sur l’envoi de nouveaux soldats [français] mais ils maintiennent leur présence actuelle. S’ils restent pour protéger les YPG, cela ne sera bénéfique pour personne », a ensuite affirmé le chef de la diplomatie turque.

Une éventuelle offensive turque contre les FDS détournera inévitablement ces dernières du combat contre Daesh… Et elle risque de provoquer la libération des jihadistres faits prisonniers au cours de ces derniers mois… Avec tout ce que cela peut impliquer au niveau sécuritaire.

Pour rappel, et outre la présence de forces spéciales aux côtés des milices syriennes, le dispositif militaire français pour la Syrie s’appuie sur des moyens d’artillerie [TF Wagram], déployés à la frontière irako-syrienne, ainsi que sur des capacités aériennes, lesquelles reposent notamment sur des Rafale basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

[*] Toutefois, Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées [mai/juin 2017], avait vendu la mèche sur les ondes d’Europe1

Source : Zone Militaire


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jeudi 10 janvier 2019

Syrie : Donald Trump déclare que les alliés ne « profiteront » plus des États-Unis... Une désertion « en coordination » ?

La décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie – et donc de mettre un terme à leurs opérations contre l’État islamique [EI ou Daesh] qu’il juge vaincu alors que ce n’est pas encore le cas – a provoqué du désarroi parmi les alliés des États-Unis… Et la démission de James Mattis, le chef du Pentagone.

Dans la lettre adressée à M. Trump pour justifier son départ, l’ex-général des Marines a estimé qu’il fallait « traiter les alliés avec respect ». Chose que le chef de la Maison Blanche s’est gardé de faire depuis le début de son mandat, notamment en critiquant vertement les membres de l’Otan pour la faiblesse de leurs dépenses militaires (NDLR : ce qui n'est pas totalement inexact), ou encore en prenant des décisions sans la moindre concertation préalable.

« Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés » et « être allié, c’est combattre épaule contre épaule », a d’ailleurs fait valoir le président Macron, après avoir dit « regretter très profondément » la décision de son homologue américain au sujet de la Syrie.

L’attitude de M. Trump indispose même jusque dans les rangs du Parti républicain. « Je suis juste triste pour notre pays. Je suis triste pour les relations abîmées avec les pays qui ont été avec nous », a ainsi commenté Bob Corker, le chef de la commission sénatoriale des Affaires étrangères du Sénat. Ténor du Grand Old Party [GOP], le sénateur Lindsey Graham a parlé de « tache sur l’honneur des États-Unis ».

Pour autant, ces commentaires ne sont pas de nature à faire ciller M. Trump. « Aux quelques sénateurs qui pensent que je n’aime pas ni apprécie être allié avec d’autres pays, ils ont tort, J’AIME BIEN », a-t-il fait savoir, via Twitter, le 24 décembre. « Ce que je n’aime pas en revanche, c’est quand nombre de ces mêmes pays profitent de leur amitié avec les États-Unis, à la fois pour la Protection militaire et le Commerce », a-t-il ajouté.

« Le général Mattis ne voyait pas ça comme un problème. Moi si, et c’est en train d’être réglé », a encore affirmé M. Trump.

Lors du dernier sommet de l’Otan, à Bruxelles, en juillet dernier, le président américain avait demandé si les Alliées allaient « rembourser les États-Unis » pour la protection que ces derniers leur avait donné depuis près de 70 ans… Est-ce à dire que cette question va encore revenir sur le tapis en 2019?

Pour rappel, et jusqu’à présent, seuls les États-Unis ont fait jouer la clause de défense collective de l’Otan [article 5], après les attentats du 11 septembre 2001. Et depuis près de 30 ans, de nombreux Alliés ont été de toutes les coalitions dirigées par Washington… Enfin, M. Trump oublie aussi que l’industrie américaine de l’armement profite pleinement de ce jeu d’alliances, avec un chiffre d’affaires de 226,6 milliards de dollars en 2017, soit 57% du marché mondial.

Source : Zone Militaire

Un retrait en coordination avec nos alliés

Récemment, début janvier, un responsable du département d’État a précisé le retrait annoncé par Donald Trump fin décembre 2018.

«Nous n’avons aucun délais pour le retrait de nos troupes de Syrie. Le Président a pris la décision de retirer nos militaires, mais cela sera fait d’une manière pesée et en étroite coordination avec nos alliés et partenaires»

Les États Unis souhaitent maintenir une certaine pression sur l'EI et éviter de créer un vide pour les terroristes de Daech encore présent sur le terrain.

Ce 10 janvier, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo en voyage au Caire, interrogé par un journaliste l'AFP sur le retrait de Syrie, déclare que l’armée américaine a commencé à procéder à un retrait de matériel de Syrie : « Je peux confirmer le déplacement de matériel de Syrie. Pour des raisons de sécurité, je ne vais pas donner davantage de détails pour l’instant ».

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dimanche 23 décembre 2018

Syrie : Avec l’appui de la coalition, les Forces démocratiques syriennes ont chassé l’EI

Au cours de ces dernières 24 heures, l’opération Roundup, menée par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance de groupes armés arabo-kurdes, nldr] avec le soutien de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a connu une avancée majeure.

Une semaine après avoir brisé les lignes de défense mises en place par l’État islamique [EI ou Daesh] autour de la ville de Hajine, son dernier bastion important en Syrie, situé sur la rive orientale de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor, les combattants des FDS ont rapidement progressé, malgré le danger des mines disséminées par les jihadistes.

Ainsi, le 13 décembre 2018, Mustefa Bali, un porte-parole des FDS, a indiqué que le « centre-ville et la grande mosquée » d’Hajine avaient été « libérés ». « Désormais les éléments de l’EI sont présents dans des tunnels, mais aussi à l’extrémité Est de la ville », a précisé ensuite l’Observatoire syrien des droits de l’Homme [OSDH], qui dispose d’un réseau d’informateurs dans le pays.

Le mouvement s’est ensuite accéléré car, ce 14 décembre, l’OSDH a annoncé que, « au bout d’une semaine de combats acharnés et de raids aériens, les FDS sont parvenues à chasser l’EI de Hajine. » Et d’ajouter : « L’opération s’est achevée à l’aube. »

Pour autant, tout n’est pas terminé étant donné qu’il reste encore « quelques poches de résistance » qui devraient être « nettoyées » dans les prochaines heures et que des combattants de l’EI seraient encore « confinés » dans un réseau de tunnels et à la lisière de Hajine, localité située à une trentaine de kilomètres de la frontière irakienne. D’après l’OSDH, Daesh tiendrait encore les villages de Soussa et d’al-Chaafa.

D’après ce qu’affirmé le commandant en chef des FDS, Mazloum Kobani, à l’agence Reuters, il resterait encore 5.000 jihadistes dans la région, dont 2.000 combattants étrangers. Ce qui est impossible à confirmer (ou à infirmer), l’évaluation des effectifs réels de l’EI ayant toujours été compliquée.

L’opération Roundup a connu de nombreuses difficultés. En octobre, la menace d’une intervention militaire turque dans le nord de la Syrie, contre les milices kurdes syriennes, avait conduit les FDS à suspendre leur offensive [et cette menace est de nouveau d’actualité, ndlr]. En outre, ces dernières ont dû faire face à des contre-attaques de l’EI, facilitées par des conditions météorologiques favorables et menées par des jihadistes à la fois expérimentés et déterminés.

La décision s’est faite après le déploiement massif de troupes des FDS aux portes de Hajine, associé avec un soutien important de la coalition, via des frappes aériennes et des tirs d’artillerie depuis la frontière irakienne.

Ces derniers jours, et alors qu’ils n’avaient jusqu’alors effectué que peu de missions d’appui au sol (une à deux par semaine), les Rafale de la force française Chammal « ont été significativement engagés dans l’appui aux FDS puisque les équipages ont conduit 7 frappes […] permettant de neutraliser 9 objectifs ennemis », a indiqué l’État-major des armées [EMA], dans son dernier compte-rendu des opérations.

Les trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] de la Task Force française Wagram, déployée à la frontière irakienne aux côtés d’une unité américaine [la batterie « bravo » du 3rd Cavalry Regiment, ndlr] ont connu une intense activité.

« En trois semaines, Wagram a fourni un effort important pour stopper les contre-attaques de Daesh puis appuyer les opérations des FDS qui reprennent l’initiative dans les derniers réduits tenus par l’organisation terroriste. Ainsi, depuis le 21 novembre, 161 missions de tir ont été réalisées et près de 1000 obus ont été tirés », a ainsi souligné l’EMA. Rien que pour la semaine passée, les artilleurs français ont assuré 38 missions de tir, dont 20 d’éclairement et 18 de destruction.

Cela étant, ayant anticipé la disparition du califat qu’il avait proclamé en juillet 2014 en renouant avec la clandestinité, l’État islamique reste encore une organisation dangereuse, d’autant plus que l’on ignore où se trouve Abu Bakr al-Baghdadi, son chef, et que les conditions d’un règlement politique de la situation, tant en Irak qu’en Syrie, n’ont pas encore été réunies.

« L’EI avait anticipé sa défaite sur le champ de bataille, la perte de son califat, et s’était préparé en conséquence. Des centaines de combattants jihadistes ont pu fuir la Syrie, ont soudoyé des garde-frontières pour entrer en Turquie et, de là, ont disparu. Sous la surface, l’EI a toujours joué le temps long », a ainsi résumé, auprès de l’AFP, Bruce Hoffman, professeur à l’université Georgetown.

Le 28 novembre, Massoud Barzani, l’ex-président du gouvernement régional du Kurdistan irakien a estimé que « Daesh n’est pas vaincu et ne le sera pas aisément ». Et d’ajouter : « Ils étaient sur terre, maintenant ils sont sous terre. […] Ils sont revenus dans de nombreux endroits bien plus forts qu’avant ».

D’après des chiffres compilés par le Center for Strategic and International Studies [CSIS], le nombre d’attaques attribuées à l’EI a quasiment doublé dans certaines provinces irakiennes, par rapport à l’an passé. Dans celle de Kirkouk, la moyenne est de 75 attaques par mois…

Les conclusions d’un rapport intitulé « La seconde résurgence de l’État islamique » et publié en octobre dernier par l’Institute for the Study of War (ISW), incitent à la prudence. Ainsi, écrivent ses auteurs, Brandon Wallace et Jennifer Cafarella, l’EI a « trouvé de nouvelles sources de revenus et a reconstruit un système de contrôle et de commandement sur ce qui lui reste de forces afin de se préparer à une future insurrection à grande échelle, à la fois en Irak et en Syrie. » En outre, il est parvenu à exfiltrer une partie de son trésor de guerre pour l’investir dans des pays de la région, via un réseau de « sociétés écran » comprendrait notamment « des vendeurs de voitures, des magasins d’électronique, des pharmacies et des bureaux de change ».

Source : Zone Militaire - Photo : TF Wagram (c) EMA


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vendredi 14 décembre 2018

Strasbourg : Cherif Chekatt abattu par la police. Terroriste de Daech ?

Fin de traque. Jeudi soir vers 21 heures, au terme de 48 heures de traque, Chérif Chekatt a été tué par des policiers, dans un entrepôt situé Plaine des bouchers.
Chérif Chekatt avait fait mardi au moins trois morts et 13 blessés à Strasbourg dans le quartier du marché de Noël de Strasbourg. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, arrivé quelques heures plus tôt dans la capitale alsacienne, a confirmé que le terroriste de 29 ans avait été "neutralisé" par des hommes de la Brigade spécialisée de terrain (BST) de la ville.

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ENQUÊTE – Jeudi 13 décembre, les forces de l’ordre ont abattu Cherif Chekatt à Strasbourg, mettant fin à sa cavale.
Des raisons de sa folie meurtrière à son élimination par la police, plusieurs zones d’ombre subsistent. On fait le point.

Dès les premiers signalements en début d’après-midi, jeudi 13 décembre, la ville de Strasbourg a été bouclé par les forces de l’ordre. Lesquelles avaient été alertées qu’un suspect correspondant au signalement de Cherif Chekatt déambulait dans la ville, hagard et sanguinolent. Et après plusieurs interventions infructueuses, des policiers ont finalement identifié vers 21 heures le tireur présumé du marché de Noël. Alors qu’ils s’apprêtaient à l’interpeller, l’individu a ouvert brusquement le feu, entraînant une riposte immédiate des membres de la brigade spécialisée de terrain (BST) qui l'ont abattu. Un dénouement qui laisse toutefois en suspens plusieurs questions.

Qu’est-ce qui a provoqué son passage à l’acte ?

Cherif Chekatt était fiché S pour radicalisation depuis 2016. D’après nos informations, il était notamment proche de la mouvance islamiste radicale installée dans le quartier de La Meinau à Strasbourg. Selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, il n’avait toutefois "jamais été connu pour des délits liés au terrorisme" mais plutôt pour des faits de droit commun, ayant été notamment condamné à 27 reprises. "Ce n'était pas un religieux", juge un de ses amis d'enfance, quand son avocat allemand n'avait pas repéré de signe de radicalisation chez lui.


Soupçonné d’avoir participé à un braquage ponctué d’une tentative d’homicide, Cherif Chekatt était activement recherché par les forces de l’ordre. Lesquelles ont procédé à une perquisition de son domicile mardi matin, le jour de la tuerie. Perquisition vaine puisqu’il ne se trouvait pas chez lui, probablement averti de l’arrivée des gendarmes. Voyant l’étau se resserrer, l’individu est tout de même resté à Strasbourg, attendant que la nuit tombe pour ouvrir le feu sur la foule.

La perquisition menée mardi matin a-t-elle été l'élément déclencheur de son passage à l’acte ? Avait-il fomenté son attaque depuis longtemps ? Autant de questions que l’enquête tentera de résoudre dans les jours suivants.


Etait-il un "soldat" de Daech ?

Si Daech s’est empressé de revendiquer l’attentat à la suite de l’annonce de son décès – sans en apporter toutefois la preuve formelle -, aucun signe d’allégeance au groupe Etat islamique n’a pour le moment été retrouvé par les enquêteurs. Le Parisien affirme toutefois que des "sourates guerrières" du Coran ont été identifiées dans l’un de ses cahiers. Et qu’il avait installé tout récemment Telegram, la messagerie sécurisée très prisée par les terroristes. Selon des sources policières, il avait en outre fait du prosélytisme religieux lors de ses peines de prison, ayant même accroché une affiche de Ben Laden dans sa cellule.

Comme nous l’expliquons dans cet article, la stratégie actuelle de l’organisation Etat islamique est de revendiquer les attaques qu’elle estime dignes de sa doctrine. Ainsi, même s’il s’avère que Cherif Chekatt n’avait pas formellement épousé la cause de Daech, ses actes font foi aux yeux de l’organisation terroriste. L’allégeance par le sang, en somme. 

Avait-il des complices ?

Selon nos informations, Cherif Chekatt a vécu comme un sans-abri lors de sa cavale. Déposé par un taxi dans le quartier du Neudorf, il ne l'a pas quitté pendant les plus de deux journées qu'a durée sa traque. Il était, d’après les enquêteurs, complètement reclus, errant de cages d'escalier en cages d'escalier, sans personne pour l’aider. D’autant que cinq de ses proches - dont deux fichés S - avaient été placés en garde à vue. Trois d'entre eux ont été mis en examen et écroués, ce jeudi,  soupçonnés d’avoir participé au braquage dont l’enquête avait conduit à la perquisition de l’appartement de Cherif Chekatt, le matin de son passage à l'acte. Sur ce point précis, les enquêteurs s'interrogent également sur la raison pour laquelle il n'était pas présent à son domicile.

L’enquête déterminera si l’homme de 29 ans avait des complices. Selon les premiers éléments, il semble toutefois qu’il ait agi seul, dans la précipitation. En témoigne notamment l’absence de moyens logistiques mobilisés lors de sa cavale en solitaire. A noter que sa mère, son père, deux de ses frères ainsi qu’un ami sont à cette heure toujours en garde à vue. En l'absence de complicité évidente, reste la question éventuelle du mentor. On pense alors à son frère aîné, lui aussi fiché S pour radicalisation et interpellé en Algérie, a appris Le Parisien.

Source : LCI.fr - Image C.Hartmann/REUTERS

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