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mardi 27 août 2019

Burkina Faso : Attaque jihadiste sur les Forces armées burkinabé, 24 soldats tués au combat !

Les tensions interethniques dont profitent les groupes armés terroristes, la faiblesses de ses forces armées ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux auprès des populations estimant avoir été délaissées par le pouvoir central font que le Burkina Faso est considéré comme étant le maillon faible de la lutte contre la mouvance jihadiste au Sahel.

Ces derniers mois, les attaques jihadistes se sont multipliées, notamment dans l’est et le nord du pays. Et la dernière en date, commise le 19 août contre le détachement militaire de Koutougou, localité située dans parte orientale de la province du Soum, a infligé de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso [FANBF].

« Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes. 

« En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a continué l’état-major, sans donne plus de détails sur les moyens engagés. Sans doute que la force française Barkhane a été sollicitée, comme le permet un accord signé par Paris et Ouagadougou en décembre 2018.

En décembre 2016, un groupe fort d’une quarantaine de jihadistes avait attaqué un poste militaire situé à une une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Douze militaires et gendarmes burkinabé y avaient laissé la vie. Depuis, l’état d’urgence a été instaurée dans cette région.

Les auteurs de cette attaque contre le détachement de Koutougou pourraient appartenir au groupe Ansarul Islam, fondé par le prédicateur Malam Dicko, tué lors d’un raid mené par force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, au Mali, en mai 2017 [opération Bayard]. Cette organisation est en effet très active dans la province du Soum, où les prêches de son ex-chef trouvèrent un terrain favorable parmi la population.

Bien qu’indépendant, Ansarul Islam cultive des liens étroits avec des formations ayant rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] d’Iyad Ag Ghali, comme la Katiba Serma et la Katiba Macina, dirigée par Amadou Koufa.

L’est du Burkina Faso est surtout le terrain du groupe État islamique dans le grand Sahara [EIGS], lui même affilié à l’ISWAP, c’est à dire la branche de Boko Haram reconnue par l’EI.

« Le Parc national du W, situé à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, est en train de devenir un nouveau bastion pour les groupes terroristes de la région, notamment l’État islamique du Grand Sahara, qui continue de coopérer avec JNIM au Mali et au Niger », expliquait un récent rapport des Nations unies, pour qui les « groupes terroristes implantés au Sahel empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. »

Le président burkinabé a décrété jeudi un deuil national de 72h après la mort des 24 soldats dans l'attaque d'un détachement militaire à Koutougou dans le nord du pays.

Le deuil national va du vendredi 23 août à 0h au dimanche 25 à minuit.

Ce décret tombe alors que mercredi une rumeur dans la capitale faisait état d'un mouvement d'humeur de soldats après l'attaque de Koutougou.

Dans les casernes des rumeurs avaient parlé d'une baisse du moral de la troupe à l'annonce de la tuerie de lundi.

C'est une réaction qualifiée de compréhensible qui n'entame en rien leur détermination à tenir haut le flambeau de la nation selon l'armée.

Mais dans un communiqué l'armée qui annonce avoir retrouvé vivants les cinq soldats disparus, parle d'une émotion normale et invite les populations à faire fi des rumeurs.

Les 24 soldats tombés au combat ont été inhumés à Dori, chef-lieu de la région.

Source : Zone Militaire

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samedi 30 mars 2019

Tchad : 23 soldats tchadiens tués dans une attaque de Boko Haram !

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Source  : VOA Afrique

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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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samedi 9 février 2019

Centrafrique : M. Le Drian dénonce la présence de mercenaires russes...

En juillet 2018, trois journalistes travaillant pour le Centre de gestion des investigations, financé par l’ex-oligarque et opposant en exil Mikhaïl Khodorkovski, furent assassinés alors qu’ils enquêtaient sur les activités de la société militaire privée [SMP] russe Wagner à Sibut, en Centrafrique.

Officiellement, ils auraient été victimes de « coupeurs de route ». Du moins, c’est ce qu’a toujours affirmé Moscou et ce qu’a récemment répété le Comité d’enquête russe, en réponse au média « Dossier », financé également par M. Khodorkovski. Selon cette publication, si ces trois reporters expérimentés ont été assassinés, c’est parce qu’ils s’intéressaient d’un peu trop près à la SMP Wagner…

Ces mercenaires sont arrivés en Centrafrique à la faveur de livraisons d’armes aux forces armées locales, pour lesquelles la Russie avait obtenu une dérogation à l’embargo imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Qualifiés « d’instructeurs militaires civils » par Moscou, ces « mercenaires » ne se contenteraient pas seulement de former les militaires centrafricains. En effet, d’après un rapport de l’ONU, ils assureraient des missions de sécurisation, allant même jusqu’à appuyer les forces centrafricaines si nécessaire. En outre, ils opèrent dans des secteurs où ont été attribuées des concessions minières à la société russe Lobaye Invest, une filiale de M Invest, un groupe fondé par Evguéni Prigojine.

Or, il se trouve que ce dernier est aussi le financier et l’actionnaire de la SMP Wagner, fondée par Dmitri Outkine, un ancien du GRU, le renseignement militaire russe. En outre, il est un proche de Vladimir Poutine, le chef du Kremlin. Ce même Evguéni Prigojine serait également à l’origine de l’Internet Research Agency [IRA], la fameuse « usine à trolls » basée à Saint-Petersbourg et citée dans l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine.

Cela étant, les sociétés militaires privées sont interdites en Russie. Enfin presque… Car elles permettent à Moscou d’intervenir militairement dans certaines zones de conflit sans avoir à se mouiller, comme en Ukraine, en Syrie et donc en Centrafrique. « En ce qui concerne leur présence quelque part à l’étranger, je répète que s’ils n’enfreignent pas la loi russe, alors ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde », a fait valoir, en décembre, M. Poutine, alors que des ex-mercenaires venaient de déposer une plainte devant le Tribunal pénal international de La Haye pour « crimes de guerre » et « non-reconnaissance de leurs droits. »

Quoi qu’il en soit, lors d’une audition au Sénat, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a élevé le ton face à la présence de la SMP Wagner en Centrafrique.

« Il y a une présence active de la Russie, récente, significative, antifrançaise dans les propos, dans les réseaux [sociaux] », a ainsi relevé M. Le Drian. « Ce n’est pas vraiment l’armée (mais) des supplétifs qui agissent sous l’autorité d’un Monsieur qui s’appelle M. Prigojine », a-t-il ensuite souligné, en évoquant les employés de la « force Wagner ». Et de prévenir : « S’il m’entend là, au-delà de cette salle, qu’il sache qu’on le connaît bien! »

Ce n’est pas la première fois que M. Le Drian dénonce les actions de la Russie en Centrafrique.

« La Centrafrique n’est pas un terrain de jeu. Ce n’est pas un terrain de compétition. Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de Centrafrique, c’est […] la sécurité de ce pays et son développement, et non pas utiliser potentiellement les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s’implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées », avait-il affirmé, en novembre 2018, à l’occasion d’un déplacement à Bangui.

Par ailleurs, la Centrafrique n’est pas le seul pays africain où les SMP russes sont actives. Récemment, le quotidien britannique « The Times » a assuré que des « mercenaires russes » étaient impliqués dans la répression [sanglante] des manifestations contre le gouvernement soudanais.

Le 23 janvier 2019, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé la présence de « sociétés russes de sécurité privée » mais démenti leur participation à la répression des manifestants.

« Selon nos informations, des représentants de sociétés russes de sécurité privée qui n’ont rien à voir avec les organes de l’Etat opèrent au Soudan », a ainsi déclaré Mme Zakharova. « Leur tâche se limite à la formation du personnel des forces armées et des forces de l’ordre de la République du Soudan », a-t-elle précisé.

Source : Zone Militaire

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jeudi 30 août 2018

Mali : 50 militaires estoniens sont arrivés à Gao pour renforcer la force française Barkhane

Après les quatre hélicoptères de transport CH-47 Chinook de la Royal Air Force, un détachement de 50 militaires estoniens est arrivé à Gao, au Mali, le 6 août 2018, afin de renforcer la force française Barkhane.

« Concrétisation de la volonté de l’État balte d’assister la France dans sa lutte contre les groupes armés terroristes, les soldats ont été accueillis par le colonel Jean de Monicault, commandant le groupement tactique désert infanterie [GTD-I] ‘Altor’ auquel ils seront rattachés », a précisé l’État-major des armées [EMA] dans son dernier compte-rendu des opérations en cours.

Le détachement estonien est issu du bataillon d’infanterie légère « Scoutspataljon » de Paldiski. Dans un premier temps, ces soldats vont s’acclimater aux conditions maliennes (avec la saison des pluies et les fortes températures). Puis il entameront leur mission qui vise à protéger les installations de la force Barkhane à Gao. Pour cela, ils sont dotés de quatre véhicules blindés Patria Pasi XA-188.

Le déploiement, pour un mandat d’un an, de ce détachement du « Scoutspataljon » a été décidé « à l’invitation du Mali, en liaison avec la France.

Même si ses moyens militaires sont restreints par rapport à d’autres membres de l’Union européenne et de l’Otan, Tallin s’affirme comme un allié sur lequel il est possible de compter. En 2014, alors que l’opération Sangaris battait son plein en Centrafrique, l’Estonie avait été l’un des rares pays européens à fournir un détachement à l’opération européenne EUFOR RCA, alors que la génération de forces n’avait pu être bouclée que grâce à une importante contribution de la Géorgie [non membre de l’UE, ndlr].

Par ailleurs, en 2017, la France a envoyé un sous-groupement tactique interarmes en Estonie, dans le cadre de la mission Lynx et de la présence avancée renforcée de l’Otan sur le flanc oriental. Actuellement, quatre Mirage 2000-5 de l’EC 1/2 Cigognes assurent la surveillance de l’espace aérien estonien depuis la base d’Amari.

Source: Zone Militaire - Photo : EMA

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mercredi 9 mai 2018

République Centrafricaine : Des Spetnasz à BANGUI... La Russie étend son influence !

Malgré la présence de près de 13.000 Casques bleus de la MINUSCA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine, le contexte sécuritaire demeure tendu en Centrafrique.

Ainsi, le 10 avril 2018, et pour la première fois depuis 2016, une vingtaine de personnes ont été tuées lors d’affrontements entre une patrouille de la MINUSCA et une milice « d’autodéfense » autoproclamée au quartier musulman PK5 à Bangui.

Deux semaines plus tard, les Casques bleus ont été contraints d’intervenir pour arrêter la progression d’un nouveau groupe armé, appelé « Siriri », en direction de la localité de Gamboula, dans le sud-ouest du pays. Ce qui a donné lieu à de nouveaux combats ayant fait plusieurs morts parmi les rebelles.

Entre-temps, deux autres groupes armés issus de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, à savoir le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front Populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC, dirigé par Noureddine Adam), ont mis en place une « coordination militaire » n’excluant pas de « descendre sur Bangui » depuis Kaga-Bandoro, à 330 km au nord.

Une autre organisation, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), pourrait se joindre à ce mouvement alors qu’il y a peu, son chef, Ali Darass, était encore en froid avec certains dirigeants de l’ex-Séléka. Ces différents groupes armés forment des alliances au gré de leurs intérêts et comptent mettre la main sur les ressources naturelles du pays, sur fond d’influences extérieures. Ainsi, le FPRC a été choisi par le groupe chinois Poly Technologies pour la protection des activités de prospection en hydrocarbures dans le nord-est de la République centrafricaine.

Mais un autre pays entend accroître son influence en Centrafrique. Alors que le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a récemment réclamé un nouveau renforcement de la MINUSCA, il se murmure que la Russie serait prête à envoyer des Casques bleus à Bangui. Du moins, c’est qu’a assuré une source diplomatique à l’AFP, le 25 avril.

Cependant, cela fait déjà maintenant plusieurs semaines que la Russie a une présence « militaire » à Bangui… Tout a commencé en octobre 2017, lors d’une rencontre entre le président centrafricain et Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. À l’issue, Moscou a demandé une dérogation à l’embargo sur les armes imposés à la Centrafrique auprès du Conseil de sécurité des Nations unies.

Et, après quelques tergiversations, dues à des réticences françaises [ex-puissance coloniale, la France avait lancé l’opération Sangaris en décembre 2013 pour éviter un massacre à Bangui], le feu vert a été donné à la Russie pour livrer aux forces armée centrafricaines (FACa) « 900 pistolets Makarov, 5.200 fusils d’assaut, 140 armes de précision, 840 fusils mitrailleurs, 270 lance-roquettes et 20 armes anti-aériennes ».

Ces armes ne sont pas arrivées seules à Bangui car elles ont été accompagnées par près de 200 instructeurs russes, dont on ignore exactement le statut officiel. Pour certains, ce seraient des mercenaires employés par les sociétés privées Sewa Security Services et Lobaye Ltd? Pour d’autres, ils feraient parties des Spetnasz, les forces spéciales russes. En tout cas, ces hommes à « l’allure militaire», ont pris possession du domaine de Bérengo (40 hectares), qui fut autrefois celui de l’empereur autoproclamé Bokassa.

Depuis la livraison de ces armes, les Russes ont accru leur influence à Bangui, au point que la sécurité rapprochée du président Touadera n’est plus assurée par des Casques bleus [rwandais] de la MINUSCA mais par une quarantaine d’hommes présentés comme étant des membres des forces spéciales russes.

« Nous avons jugé nécessaire de renforcer la sécurité autour du président et les Russes, avec qui nous entamons une coopération militaire, sont les mieux placés », a ainsi expliqué une source de la présidente centrafricaine à Jeune Afrique. En outre, le président Touadera aurait désormais un «conseiller-sécurité russe» auprès de lui, en la personne d’un certain Valeri Zakarov.

Et lors des heurts du 10 avril dernier, à Bangui, un « militaire russe » a été vu dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine au PK5. Ce qui a suscité des interrogations parmi les habitants. Aussi, il y a deux jours, sans doute pour s’attirer leurs bonnes grâces, des « ressortissants russes », en civil, ont distribué de l’aide alimentaire à 11 chefs de quartier.

La présence russe en Centrafrique n’est pas désintéressée : l’idée de Moscou est d’avoir un accès aux ressources naturelles du pays, dont l’uranium, des contrats de prospection minière ayant été conclus avec Bangui.

Reste à voir ce que fera la France dans ce jeu d’influence en Centrafrique, qui intéresse aussi les États-Unis, ces derniers ayant débloqué 10,4 millions d’euros pour équiper les FACa en véhicules et autres matériels de communication. L’Union européenne est aussi présente, via la mission EUFOR RCA, qui vise à former des bataillons centrafricains.

Source : Zone Militaire

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samedi 27 mai 2017

Armée de terre : En 2018 la Légion étrangère va retrouver ses effectifs de 1998

La décision prise après les attentats de janvier 2015 de recruter 11.000 soldats supplémentaires pour les besoins de la Force opérationnelle terrestre (FOT) aura été bénéfique pour la Légion étrangère, laquelle représente actuellement environ 7% des effectifs de l’armée de Terre.

L’effort visant à porter les effectifs de la FOT de 66.000 à 77.000 soldats s’est traduit par la création de 33 unités élémentaires nouvelles, dont 12 pour la seule Légion étrangère (soit un tiers).

Le transfert de la 13e Demi-Brigage de Légion étrangère (DBLE) vers le plateau du Larzac explique, pour un grande partie, ces chiffres, dans la mesure où cette unité, appelé à (re)devenir un régiment d’Infanterie, verra ses effectifs passer de 60 à 1.300 légionnaires d’ici 2018.

Au total, la Légion étrangère comptera, d’ici l’année prochaine, 8.900 hommes, contre 6.700 en 2015 (soit une hausse de 33%). Elle aura ainsi «retrouvé ses effectifs d’il y a 20 ans», a souligné lieutenant-colonel Jean-Philippe Bourban, du commandement de la Légion étrangère (COM.LE), lors du dernier point-presse du ministère de la Défense.

Évidemment, cette remontée en puissance pose un défi en matière de recrutement et de formation. Cela étant, en raison de l’attrait qu’elle exerce, la Légion étrangère n’a pas trop de mal à attirer les candidats : 8.300 recrues potentielles (et « crédibles ») ont poussé la porte d’un bureau de recrutement en 2016. Aussi, le taux de sélection est de l’ordre de 20%.

Près de 160 nationalités sont représentées au sein de la Légion étrangère, laquelle reste ouverte « à tous ceux qui réussissent les tests de sélection sur simple déclaration d’identité». Mais seuls les meilleurs pourront prétendre à porter le képi blanc.

Source : ZONE MILITAIRE

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jeudi 9 mars 2017

Niger : La France renforce son soutien militaire

Le Niger est confronté à une double menace jihadiste : il doit en effet faire face aux groupes armés liées à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et à l’ouest ainsi qu’à Boko Haram (dont une partie est affiliée à l’État islamique) au sud. Qui plus est, sa position géographique en fait une place tournante de tous les trafics possibles et imaginables.

Ces menaces se traduisent par des incursions meutrières de ces groupes armés sur son territoire. Ainsi, le 22 février 2017, une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), près du Mali. Le bilan définitif fait état de 16 soldats tués et de 17 blessés.

La région de Ouallam est située à une centaine de kilomètres au nord de Niamey. Elle est la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, attribuées généralement à al-Mourabitoune, un groupe formé en 2013 par l’alliance du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des « Signataires par le sang » du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

En octobre, à Tazalit (ouest de Ouallam), un groupe d’une quarantaine d’hommes armés avait donné l’assaut contre un camp de réfugiés maliens, protégé par la Garde nationale nigérienne. Là aussi, le bilan avait été lourd, avec 22 tués parmi les militaires. Cette attaque n’a jamais été revendiquée.

Le mois suivant, une nouvelle attaque, menée selon le même mode opératoire observé à Tazalit, visa un poste de la Garde nationale nigérienne à Bani Bangou. Cette fois, les assaillants, suspectés d’appartenir au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, furent mis en déroute par l’intervention d’un Mirage 2000C et d’un Mirage 2000D français, basés à Niamey au titre de l’opération Barkhane.

La France a déployé des capacités militaires relativement importantes au Niger. Ainsi, elle dispose d’une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, ainsi que d’une base avancée à Madama, dans le nord du pays. En outre, face à Boko Haram, elle a envoyé un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) à Diffa, dans le sud.

Après l’attaque contre les FAN à Tilwa, l’appui militaire français va être revu à la hausse. « À la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO est en train de se constituer à Tillabéri au profit de nos camarades nigériens », a annoncé, le 24 février, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Selon une source militaire française citée par l’AFP, ce DLAO doit être armé par 50 à 80 commandos des forces spéciales, lesquels seront déployés « dans trois jours ». D’après RFI, ce détachement aura notamment « pour mission de combattre la faction du groupe État islamique d’al-Sahraoui. ».

Source : Zone Militaire

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dimanche 5 mars 2017

Centrafrique : Action militaire de la MINUSCA à BAMBARI

Cela fait plusieurs semaines que trois anciennes factions de l’ex-coalition rebelle de la Séléka s’affrontent, au prix de combats parfois violents, pour s’assurer du contrôle de la ville stratégique de Bangari, située au centre de la République centrafricaine.

D’un côté, l’on trouve le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), dirigé par le chef de guerre Noureddine Adam et allié Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’Al Katim. De l’autre, il y a le groupe « Unité du peuple centrafricain » (UPC) qui, commandé par le « général » Ali Darass, tient la ville de Bambari, où il a mis en place une administration parallèle.

Pour éviter de nouvelles exactions à Bambari, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité de la République centrafricaine (MINUSCA) a fixé une ligne rouge qui, passant par la localité d’Ippy, est censée dissuader les combattants du FRPC et du MPC de progresser en direction de Bambari.

C’est ainsi que, à la mi-février, une colonne du FRPC a été stoppée par l’intervention d’un hélicoptère d’attaque Mil Mi-35 du contingent sénégalais de la MINUSCA. Le groupe armé y a même perdu le général Joseph Zoundéko, l’un de ses chefs militaires les plus en vue.

Depuis, la Mission des Nations unies a renforcé sa présence dans la zone en y envoyant l’unité de réaction rapide portugaise ainsi que des forces spéciales bangladaises, et obtenu le départ d’Ali Darass de Bambari. « C’est une mesure pour protéger la population civile, pour éviter une guerre dans la seconde ville de la République Centrafricaine. L’objectif c’est aussi de faire de Bambari une zone sans groupes armés et d’y rétablir la présence de l’État », avait expliqué, le 22 février 2017, Vladimir Monteiro, le porte-parole de la mission des Nations unies.

Pour autant, les hommes de Nouredine Adam n’ont pas renoncé à leur objectif. Ce qui a contraint la MINUSCA à intervenir à nouveau pour arrêter une colonne du FPRC à seulement 5 km de Bambari.

« Une quarantaine d’éléments de la coalition dirigée par le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des AK47 et des RPG , ont été localisés dimanche 26 février  2017 au matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari », a fait savoir la Minusca, via un communiqué diffusé le 26 février.

Et d’ajouter : « La Minusca est intervenue entre 08h00 et 10h00 (07h00 et 09h00 GMT) pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n’est pas encore connu. »

Dans son communiqué, la MINUSCA rappelle que « Bambari a été déclarée ‘ville sans groupes armés’ suite au départ du chef de l’UPC et autres chefs de groupes armés tels que Gaétan et Tarzan » et souligne qu’un « déploiement conjoint décidé par les autorités légitimes centrafricaines est en cours afin d’établir l’autorité de l’État à Bambari. »

Aussi, a-t-elle continué, « il ne saurait y être toléré toute autre force que celle voulue par l’État centrafricain » et, par conséquent, « la présence des éléments de la coalition du FPRC à Bambari constituerait une violation flagrante du droit national et international. »

Source : Zone Militaire

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vendredi 25 novembre 2016

Centrafrique : Deux légionnaires à l'honneur

Le compte-rendu hebdomadaire des opérations publié chaque semaine par l’État-major des armées (EMA) évoque les dernières actions effectuées par les forces engagées ainsi que leurs résultats. Mais il ne s’attarde pas sur la façon dont ces derniers ont été obtenus. Ce n’est que plus tard que, parfois, les actes de courage qu’ils ont exigés des militaires sont connus.

Ainsi en est-il de deux caporaux du 2e Régiment Étranger d’Infanterie (REI), qui viennent d’être mis à l’honneur par l’armée de Terre pour leurs actions en Centrafrique, dans le cadre de l’opération Sangaris, dont la fin a été officiellement prononcée le 31 octobre par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Si une amélioration de la situation a été observée en Centrafrique, avec notamment le rétablissement des institutions politiques, il n’en demeure pas moins que le pays connaît encore de grandes difficultés au niveau sécuritaire, des affrontements entre d’anciennes composantes de la coalition rebelle de la Séléka et des milices anti-balaka étant encore réguliers.

En outre, certains groupes ont cherché à faire dérailler le processus de normalisation politique en soufflant sur les braises et en instrumentalisant les tensions intercommunautaires.

Dans ce contexte, la Force Sangaris a donc été contrainte d’intervenir face à des individus déterminés, qui n’ont pas hésité à la prendre à partie.

Cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze, le caporal Pavels s’est ainsi particulièrement distingué sous le feu « ennemi » dans les environs de l’aéroport M’Poko et dans le 5e arrondissement de Bangui ainsi qu’à Sibut.

« Gardant son sang-froid lors de chaque prise à partie », le caporal Pavels « a commandé son équipe en dépit de l’intensité des attaques, pour riposter par un feu nourri et contrôlé jusqu’à neutralisation des adversaires », indique l’armée de Terre, sur sa page Facebook. Voilà ce qui témoigne de la réalité des opérations en Centrafrique…

Et cela vaut aussi pour les actions du caporal Jiri, qui, cité à l’ordre de la brigade, a également été décoré de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

À Bambari, nous apprend sa hiérarchie, cet auxiliaire sanitaire n’a pas hésité à « monter à l’assaut sur les positions de l’adversaire », dans la nuit du 11 au 12 août. Mais l’on n’en saura pas plus sur ce épisode. Puis, le 1er octobre, il a « repoussé une offensive ennemie contre les forces de l’ONU » [MINUSMA, ndlr] et contribué ainsi « à restaurer la sécurité dans certains quartiers de Bambari et à protéger la population en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi. »

Pour rappel, en janvier dernier, deux autres légionnaires du 2e REI avaient aussi été distingués pour leurs actions en Centrafrique, lesquelles leur valurent d’être décorés de la Croix de la valeur militaire.

Source : Zone Militaire

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jeudi 11 août 2016

Centrafrique : Fin de l'Opération Sangaris en octobre 2016

Le président François Hollande a annoncé récemment que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en octobre 2016.

« En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris », a déclaré le chef de l'État lors d'une réception au ministère de la Défense. La France qui avait lancé l'opération Sangaris dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, ne compte plus que 350 soldats sur place, contre plus de 2 000 au plus fort de la crise. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours "en danger", avec des "régions entières" sous le contrôle de groupes armés.

Le relais passe à la Mission des Nations unies

En avril 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déjà annoncé la fin de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année. Faustin-Archange Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé. Les 12 000 soldats de la Minusaca déployés dans le pays sont aujourd'hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation - encore lointaine - d'une armée centrafricaine.

Plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l'Ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements, dans l'est cette fois, à Bambari. 

Source : AFP

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jeudi 16 juin 2016

Niger : Le Tchad envoie 2.000 soldats pour traquer les jihadistes de Boko Haram

Quelques jours après l’attaque menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram contre la ville nigérienne de Bosso (et où la situation demeure encore confuse), le Tchad a envoyé, le 8 juin 2016, 2.000 soldats.

Cette décision a été prise alors que le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a, deux jours plus tôt, fait une brève visite à N’Djamena pour y rencontrer Idriss Déby Itno, son homologue tchadien.

« Les premiers soldats tchadiens, à bord d’une trentaine de véhicules tout-terrain lourdement armés, sont déjà arrivés à Bosso. Ils ont traversé la frontière (tchado-nigérienne) vers 16h30 locales (14h30 GMT) », a confié, à l’AFP, une source sécuritaire nigérienne.

Selon un source militaire tchadienne, le contingent envoyé par N’Djamena dans le sud du Niger a pour mission de « traquer partout les Boko Haram ». En février 2015, le Tchad avait également déployé des troupes relativement importantes à Bosso et à Diffa, afin de lancer une offensive contre le groupe jihadiste qui multipliait les incursions dans ces localités à l’époque.

Cette opération, conjuguée aux actions menées par l’armée nigériane, avait permis de faire reculer Boko Haram alors contraint de se replier vers la forêt de Sambisa, l’un de ses derniers fiefs.

Pour autant, le groupe jihadiste, qui a fait allégeance à l’État islamique (EI ou Daesh), n’a pas encore perdu sa capacité de nuisance. Ses incursions au Niger et dans l’extrême nord du Cameroun continuent et il commet régulièrement des attentats suicides, dont quelques uns ont été perpétrés – pour la première fois – au Tchad.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée des militaires tchadiens au Niger a été accompagnée par une intense activité aérienne à Diffa (à 140 km à l’ouest de Bosso). Un témoin, rapporte l’AFP, a dit y avoir observé un « balai aérien d’avions de chasse ». Ce qu’a confirmé la radio privée Anfani, selon qui « les avions militaires vont et viennent entre la zone du Lac Tchad et l’aéroport de Diffa. »

Ces mouvements de troupe se font alors qu’une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) a été mise en place sous l’égide de l’Union africaine, avec 8.500 soldats fournis Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin, afin de lutter contre Boko Haram.

Pour rappel, la France apporte un soutien aux opérations menées contre le groupe jihadiste, via des détachements de liaison et de contact au Niger et au Cameroun et une cellule de coordination et de liaison a été adossée au PC de l’opération Barkhane, installé à N’Djamena. Cette aide concerne notamment le renseignement. Les États-Unis sont également présents dans la région, avec des drones MQ-1 Predator non armés.

Source : Zone Militaire

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dimanche 15 mai 2016

Nigeria : Attaque d'une plateforme pétrolière offshore de Chevron

Un groupe rebelle nigérian a attaqué une plateforme pétrolière du groupe Chevron

Pendant près d’une vingtaine d’années, le Nigéria a été confronté à une rébellion incarnée par le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND). Ce dernier revendiquait un meilleur partage des recettes issue de l’exploitation pétrolière (le pays étant le principal producteur d’or noir en Afrique).

À partir de 2009/2010, après une ultime flambée de violences, pas moins de 30.000 rebelles ont fini par déposer les armes en échange d’une amnistie et d’une reconversion tandis que d’autres se sont orientés vers la piraterie maritime. Seulement, ce programme d’aide arrivera à son terme en 2018 et le président nigérian, Muhammadu Buhari, a annoncé qu’il ne le reconduirait pas. D’où l’apparition de nouvelles tensions dans le sud du pays, où se concentrent les sites pétroliers.

Et c’est ainsi que, dans la soirée du 5 mai 2016, une plateforme offshore exploitée par la filiale nigériane du groupe pétrolier américain Chevron a été la cible d’une attaque, au large de l’État de Delta.

« Des rebelles ont utilisé des explosifs pour faire sauter la plateforme Okan, une installation qui sert à la collecte du pétrole et du gaz destinés au terminal Escravos », a expliqué Chris Ezekobe, un porte-parole de la marine nigériane. A priori, mais cela reste à confirmer, l’attaque n’aurait fait aucune victime.

L’attaque a été confirmée par Chevron Nigeria Limited. « L’installation est fermée pour l’instant, le temps d’évaluer les dégâts », a indiqué la filiale du groupe américain, qui a également assuré mettre tout en oeuvre pour contenir une fuite de pétrole (sans toutefois en préciser l’empleur). « CNL continue à surveiller la situation et reste engagée à remplir ses obligations professionnelles, notamment la protection des personnes et de l’environnement », a-t-elle insisté.

Cette action a été revendiquée par les « Vengeurs du Delta du Niger », un groupe qui n’a jamais jusqu’à présent fait jamais parler de lui. Cependant, la marine nigériane n’exclut par l’implication d’anciens rebelles du MEND, dont l’un des anciens chefs, Government Ekpemupolo (alias Tompolo) fait l’objet d’un avis de recherche pour vol, détournement et blanchiment d’argent.

Quoi qu’il en soit, une reprise des violences dans le delta du Niger serait une très mauvaise nouvelle pour le Nigéria, qui subit déjà de plein fouet la baisse des cours du pétrole.

Source : Zone Militaire

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samedi 7 mai 2016

Nigéria : L'armée nigériane mise en cause dans la disparition de 347 musulmans chiites...

L’armée nigériane accusée d’avoir massacré 347 musulmans chiites
 
Voici une affaire qui risque de rendre plus compliqués les efforts de certains pays occidentaux pour aider le Nigéria à combattre le groupe jihadiste Boko Haram dans la mesure où leur législation interdit tout soutien à des forces armées s’étant livrées à des violations des droits de l’Homme et à des exactions.

Tout commence le 12 décembre 2015. Ce jour-là, le Mouvement islamique du Nigéria (IMN), une formation pro-iranienne influente au sein de la petite communauté de musulmans chiites établie dans le pays, organise une procession religieuse dans son fief de Zaria (État de Kaduna, nord) sur la route que devait emprunter passer le convoi du général Tukur Yusuf Buratai, le chef d’état-major des armées nigérianes.

À partir de là, les versions divergent. Selon l’armée nigériane, les partisans de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai. Ce que le mouvement chiite a démenti. Mais une chose est sûre : cette situation a donné lieu à de violents affrontements.

Ainsi, les soldats nigérians ont attaqué les militants chiites et détruit une mosquée ainsi que la maison du chef de l’IMN, cheikh Ibrahim Zakzaky, alors défendue par une centaine de sympathisants. Dans un premier temps, le bilan des affrontements a été difficile à établir. Mais, l’enquête menée sur ces incidents à fait état 347corps enterrés dans une fosse commune.

Ce bilan a corroboré celui avancé par l’ONG Human Rights Watch, qui avait estimé le nombre de tués à « au moins 300″. Un chiffre alors jugé « sans fondement » par l’armée nigériane… Dans le même temps, l’IMN a indiqué être sans nouvelles de 730 de ses militants.

Dans un rapport publié ce 22 avril et intitulé « Révélons la vérité sur les assassinats et la dissimulation de masse à Zaria », une autre ONG, Amnesty International, a enfoncé le clou en accusant l’armée nigériane de s’être livrée à un massacre et d’avoir cherché à en dissimuler les traces.

« L’armée nigériane a brûlé vifs plusieurs personnes, rasé des bâtiments et jeté les corps dans des fosses communes », écrit Amnesty International, selon qui les soldats nigérians ont aussi tiré « à l’aveugle » sur des civils désarmés.

« La raison pour laquelle l’armée a lancé une telle opération militaire n’est pas claire dans une situation de simple maintien de l’ordre public », peut on également lire dans le rapport. Le document relève également que l’état-major nigérian « n’a fourni aucune preuve alimentant ses allégations selon lesquelles les protestataires de l’IMN auraient tenté d’assassiner le général Buratai.

Enfin, le rapport d’Amnesty International avance que des preuves du carnage ont été «méticuleusement détruites». Et d’ajouter : « Les corps ont été emmenés, le site rasé, les gravats déblayés, les traces de sang nettoyées, les balles et les douilles ôtées des rues. »

De son côté, l’armée nigériane assure qu’elle a agi de façon « appropriée » à Zaria et qu’elle a respecté ses règles d’engagement. Son porte-parole, le général Rabe Abubakar, a trouvé « injuste » le rapport de l’ONG. « S’ils ont des preuves, qu’ils les montrent pour que tout le monde les voie », a-t-il dit, avant d’assurer que les forces nigérianes ne s’en prenaient pas à ceux qui « respectent la loi ». « Ceux que nous avons affrontés [à Zaria] devaient être des criminels ou des ennemis de l’État », a-t-il fait valoir.

Quoi qu’il en soit, et bien que le président nigérian, Muhammadu Buhari, s’est engagé à ouvrir des enquêtes sur de tels faits, Amnesty International déplore que, « à ce jour, aucune mesure concrète n’a été prise pour mettre fin à l’impunité face à de tels crimes. »  

Source : Zone Militaire

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jeudi 4 février 2016

Forces spéciales : Elles sont "au taquet" selon le général de Villiers du CEMA

À mesure qu’une solution politique s’éloigne, la perspective d’une éventuelle – et nouvelle – opération militaire se rapproche en Libye. En tout cas, il en est de plus en plus question. En effet, les rivalités libyennes, avec deux gouvernements – dont l’un est reconnu par la communauté internationale – qui s’affrontent, profitent à la branche libyenne de l’État islamique (EI ou Daesh) ainsi qu’à d’autres organisations jihadistes.

Si elle persiste, cette situation pourrait déstabiliser les pays voisins, déborder sur la bande sahélo-saharienne jusque dans le nord du Nigéria, où Boko Haram, un groupe jihadiste ayant fait allégeance à l’EI, reste très actif. En outre, entre Syrte et Palerme (Sicile), il n’y a que la Méditerranée à traverser…

En outre, même si la priorité reste encore l’obtention d’un accord entre les factions libyennes, le président Obama a prévenu que les États-Unis iraient traquer les jihadistes jusqu’en Libye si nécessaire. Par ailleurs, Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, a assuré, au Corriere della Sera, que « les puissances occidentales se préparaient à combattre l’EI même en cas d’échec des négociations politiques ».

En cas d’opération militaire, la France pourrait-elle y participer ? De l’aveu du général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), cela semble compliqué pour le moment.

« Nous sommes au taquet de nos contrats opérationnels », a en effet affirmé le CEMA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense, dont Reuters a fait un compte-rendu. Et ce n’est pas le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui le contredira : en février 2015, il avait utilisé la même expression alors qu’il était l’invité de l’émission « Le grand rendez-vous », d’Europe1 et du quotidien Le Monde.

Aussi, pour le général de Villiers, pour prendre part à une nouvelle opération militaire, il n’y aurait que « deux solutions », à savoir « se désengager de quelque part ou bien augmenter le budget (de la Défense), ce qui demande du temps. »

Actuellement, les forces françaises sont engagées au Levant (Chammal), au Sahel (Barkhane), au Liban (Daman), en Centrafrique (Sangaris) et, bien évidemment, sur le territoire national (Sentinelle). Pour le moment, seul un désengagement de République centrafricaine peut être envisagé.

Cela étant, le général de Villiers ne semble pas très chaud à l’idée d’une intervention en Libye. «Ouvrir un théâtre, ça dépend : pour quoi faire ?», a-t-il demandé. « Avant tout engagement militaire, il faut une stratégie globale avec un effet final recherché (…) Faire une guerre pour faire une guerre n’apporte pas la paix, on a des exemples récents, la Libye, l’Irak », a-t-il ajouté. « Il faut une réflexion globale, l’évaluation stratégique est en cours, ce n’est pas très facile », a-t-il fait valoir.

Source : Zone Militaire


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