FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 31 août 2016

Détroit d'Ormuz : Incidents navals entre marine US et pasdarans iraniens

Le 25 août 2016, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient a dénoncé le comportement « dangereux » et « non professionnel » de quatre navires appartenant aux Gardiens de la Révolution iraniens (Pasdarans) dans le détroit d’Ormuz. Ces derniers s’étaient en effet approchés à moins de 300 mètres du destroyer USS Nitze, lequel a dû, selon le communiqué « changer de cap pour éviter une éventuelle collision » alors que « ses possibilités de manœuvre étaient limitées » en raison de la présence de plateformes pétrolières dans le secteur.

Le lendemain, d’autres incidents du même genre se sont produits. Ainsi, un autre navire iranien des Pasdarans a manœuvré autour de des USS Squall et USS Tempest, deux patrouilleurs de l’US Navy, dans les eaux internationales du Golfe arabo-persique (GAP).

Malgré les avertissements lancés par radio et hauts-parleurs, le bateau iranien s’est approché jusqu’à environ 200 mètres des deux patrouilleurs américains. « Cette situation présentait un risque accru de collision et le navire iranien a refusé de manœuvrer conformément aux règles maritimes reconnues au niveau international, ignorant les messages radio ainsi que les avertissements visuels et sonores des deux navires américains », a expliqué le capitaine de frégate Bill Urban, un porte-parole de la 5e Flotte de l’US Navy.

« Finalement, le Squall s’est résolu à tirer trois coups de semonce avec son canon de calibre 50, ce qui a poussé le vaisseau iranien à faire demi-tour », a-t-il affirmé.

Plus tôt, trois autres bateaux iraniens avaient traversé le sillage de l’USS Tempest à au moins trois reprises, à une distance d’environ 600 mètres.

Enfin, le troisième incident de la journée a concerné le destroyer USS Stout. Ce dernier a aussi été obligé de changer de cap alors qu’un des navires iraniens impliqués dans les deux précédentes actions tentait de s’en approcher « d’assez près ».

Reste à voir les raisons qui ont conduit les Pasdarans à mener ces actions probablement coordonnées. Pour le moment, il faudra se contenter des explications fournies par Hossein Dehghan, le ministre iranien de la Défense. « Les unités navales (iraniennes) ont le devoir d’assurer la sécurité du pays en mer et dans le Golfe Persique » et « si un navire étranger entre dans nos eaux, nous lui donnons un avertissement », a-t-il dit.

Source : Zone Militaire

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dimanche 28 août 2016

Syrie - Irak : Bientôt 40 Rafale pour des frappes aériennes contre Daech

Même si cela ne durera que le temps du déploiement du Charles-de-Gaulle, qui doit démarrer en septembre, la France va déployer, pendant plusieurs semaines, pas moins d'une petite quarantaine de Rafale contre Daech.

Plus des deux tiers seront amenés par le groupe aérien embarqué (GAé), désormais en mode 100% Rafale Marine, et le reste, par l'armée de l'air, depuis deux bases : aux Etats Arabes Unis et en Jordanie. C'est la première fois qu'un tel nombre de Rafale sera simultanément déployé en opérations. Conséquence : aucun exercice majeur n'est prévu à l'extérieur des frontières en septembre et octobre 2016.

Car incidemment, cette dispersion des plots opérationnels amène quelques soucis logistiques : il faut trois stocks différents de rechanges, de pods Damoclès et Reco-NG. Et aussi trois dépôts de munitions puisant désormais dans un stock unique (Scalp-EG, AASM, GBU-12/24) tandis que d'autres munitions ne peuvent être utilisées (GBU-16/49/58).

En y ajoutant les quatre Mirage 2000 qui commencent bientôt leur permanence opérationnelle au profit de l'OTAN, les quatre Mirage 2000-5 à Djibouti, les quatre Mirage 2000 (NK3 et 2000C) au Niger, on arrive donc à une cinquantaine de jets en opérations, soit plus de 20% du parc chasse air/marine. On n'en mesure que mieux les efforts des forces aériennes au profit des opérations extérieures.

Si on y ajoute les 8 chasseurs de la permanence opérationnelle, et un nombre classifié de chasseurs tenant la posture de dissuasion nucléaire, on visualise l'effort actuel sur la flotte de chasseurs... disponibles. Tandis qu'il faut, aussi avec ces mêmes types d'appareils, former les pilotes en transformation (on crée actuellement un deuxième escadron Rafale Nuc et une troisième flottille) et assurer l'entraînement courant des pilotes affectés, ainsi que la préparation opérationnelle de ceux qui vont partir en opérations.

Source : Jean Marc Tanguy

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jeudi 25 août 2016

Armée de l'air : Commandos parachutistes de l'Air - Réorganisation, suite...

En 2015, avec la dissolution de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic, il avait été décidé de transférer le Commando Parachutiste de l’Air (CPA) 20 vers la BA 115 d’Orange-Caritat. Et une partie des effectifs de cette unité devait prendre la direction de la BA 123 d’Orléans-Bricy, où est implanté le CPA 10, rattaché au Commandement des opérations spéciales (COS).

Cette réorganisation n’est pas encore terminée car les dernières mesures de restructuration du ministère de la Défense, qui viennent d’être diffusées, font état de la « création d’un commando spécialisé issu du transfert du Commando Parachutiste de l’Air n° 30 de la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac vers la base aérienne 123 d’Orléans. »

Mais tous les personnels du CPA 30 n’ont pas vocation à rejoindre Orléans puisque certains retrouveront leurs camarades du CPA 20 sur la base aérienne d’Orange, au sein d’un « commando de force protection », et que d’autres seront affectés à la BA 120 de Cazaux, où l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées, spécialiste des missions de recherche et de sauvetage au combat (ReSCO) a ses quartiers.

L’objectif de cette réorganisation est de doter le CPA 10 d’un « réservoir de force » constitué par les personnels des CPA 20 et CPA 30 disposant des qualifications nécessaires pour certaines missions. D’où la création d’un « commando spécialisé ».

Constitué de trois commandos (Aramis, Athos et d’Artagnan) et de cellules spécialisées, le CPA 30 assure des missions ReSCO mais aussi d’appui aérien rapproché. Il est aussi sollicité pour les mesures actives de sûreté aérienne (MASA) et la protection des bases aériennes projetées.

Le 6 juillet 2016, le CPA 30 a reçu, pour un an, la garde du drapeau du Groupement des Commandos Parachutistes de l’Air (GCPA), jusqu’alors confié au CPA 10.

« C’est le signe fort et symbolique de l’attention particulière portée à une unité lourdement engagée en opération et qui se trouve à la croisée des chemins puisqu’elle est impactée par la réorganisation des unités d’intervention de la BAFSI », a commenté, lors de la cérémonie, le général David Pincet commandant la brigade des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI) du commandement des forces aériennes.

Source : Zone Militaire

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mardi 23 août 2016

Sécurité : Menace terroriste sur les école, adaptation du dispositif Sentinelle...

Le dispositif de l’opération Sentinelle va s’adapter pour la rentrée

Alors que l’État islamique (EI ou Daesh) recule en Irak, en Syrie et même en Libye, le retour éventuel des jihadistes français dans l’Hexagone est « un sujet que nous essayons d’anticiper », aurait affirmé, en privé, le président Hollande, selon Le Parisien. « La coalition anti-EI se donne entre six mois et un an avant de remporter la bataille sur le terrain. Nous devons nous projeter dans l’après », aurait-il ajouté.

En effet, si ces individus reviennent en France – certains ont déjà été visés par des frappes aériennes pour les « neutraliser », avance Le Parisien – alors ils constitueront une grave menace dans la mesure où, lors de leur séjour en Irak ou en Syrie, ils se seront aguerris et auront acquis des compétences utiles pour commettre des attentats.

Aussi, le défi sera de les identifier afin, éventuellement, de les envoyer en prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste (Gilles Le Guen, le jihadiste d’AQMI, a ainsi été condamné à 8 ans de prison pour ce motif) voire pour crimes de guerre, à condition de disposer de preuves, ce qui sera compliqué…

En attendant, la menace terroriste reste à un niveau élevé et, en conséquence, les dispositifs de sécurité seront « adaptés » afin de « permettre un niveau de sécurité toujours plus important », a affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, à l’issue d’un nouveau Conseil de défense, ce 18 août 2016.

Ainsi, le ministre a une nouvelle fois indiqué que la priorité sera donnée aux « gardes dynamiques », en lieu et place des « gardes statiques ». Car, a-t-il continué, « dès lors que les terroristes peuvent frapper de façon indéterminée, à tout moment et en tout lieu, il est important d’avoir des patrouilles dynamiques circulant sur l’ensemble du territoire national qui soient susceptibles de mettre fin à ces actes terroristes s’ils devaient se produire. »

S’agissant de l’opération Sentinelle, ses effectifs resteront à leur plus haut niveau (10.000 soldats). Mais « nous allons procéder à quelques adaptations », a indiqué Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

« D’abord parce que les grands événements de l’été seront passés, donc il y aura un rééquilibrage entre les effectifs de Sentinelle affectés à la province et ceux affectés à Paris. Ensuite, parce que sur l’ensemble des forces de Sentinelle, il y aura une disponibilité d’une force de 3.000 militaires qui pourront à tout moment venir en soutien de telle ou telle demande qui serait faite par le ministère de l’Intérieur », a expliqué M. Le Drian.

« Enfin, nous avons décidé de renforcer la dynamique de la mobilité, pour permettre des îlots de sécurité renforcés, en particulier sur la capitale, afin d’assurer dans les meilleures conditions la sécurité des Françaises et des Français, dès la fin du mois d’août », a ajouté le ministre de la Défense.

Enfin, des mesures spécifiques seront prises pour la protection des établissements scolaires. Le détail en sera donné le 24 août par M. Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale. Pour rappel, dans sa revue de propagande francophone Dar al-Islam, l’EI avait menacé les écoles françaises, accusées de « faire partager les valeurs de la République. »

Source : Zone Militaire


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lundi 22 août 2016

JO de Rio 2016 : La France bat son record avec 42 médailles olympiques, dont 10 en or...

Aux Jeux olympiques de Rio, l’équipe de France olympique a battu son précédent record de médailles – depuis l’après-guerre – établi à Pékin en 2008 (41). Les Bleus, emmenés par le judoka Teddy Riner, leur porte-drapeau, ont particulièrement brillé en athlétisme et en boxe, autant par leurs performances que par leur état d’esprit.

Christophe Lemaitre, vendredi 19 août, qui se jette sur la ligne d’arrivée du 200 m et arrache une improbable médaille de bronze. La pugnacité récompensée du sprinteur d’Aix-les-Bains (26 ans) apparaît comme un symbole de la réussite des Bleus aux Jeux olympiques de Rio.

Ambitieuse, la délégation tricolore rêvait de dépasser son record de médailles depuis l’après-guerre – 41 –, établi à Pékin en 2008 (1). Elle l’a fait, avec 42 médailles et une provisoire 7e place, avant même la fin des épreuves, prévue dans la nuit de dimanche à lundi 22 août.

S’il y a quatre ans à Londres, les nageurs (sept médailles dont quatre en or) et les judokas (sept médailles dont deux en or) avaient largement abondé la collection tricolore, à Rio, le bilan français a été rehaussé par les excellents résultats des Bleus en athlétisme, en boxe et en équitation.

Cohésion et solidarité

Au sein de ces disciplines, les équipes de France ont aussi brillé par leur état d’esprit et leur cohésion, loin des dissensions affichées en natation (deux médailles d’argent en bassin) et au tennis (aucune médaille).

Sur la piste du stade olympique de Rio, les athlètes tricolores ont conquis six médailles (trois en argent et trois en bronze). Si le bilan manque d’or – le perchiste Renaud Lavillenie a dû se contenter de l’argent – il faut remonter aux Jeux de 1948 pour trouver une meilleure moisson (huit médailles dont deux en or) ! À l’image de Christophe Lemaitre, revenu au sommet, après des années de vache maigre, les Bleus ont bousculé la hiérarchie mondiale.

Surtout, ils ont affiché une belle solidarité. Le décathlonien Kévin Mayer, qui a pu compter sur les conseils avisés de Renaud Lavillenie pour son épreuve de perche, a vibré pour la médaille de bronze de Christophe Lemaitre. « Moi j’ai toujours cru en lui, ça me fait vraiment plaisir parce que Christophe Lemaitre, c’est un chic type, a-t-il expliqué après la course de son compatriote. Tout ce qui lui arrive, il le mérite. ».

« Pour moi, cette équipe est comme une deuxième famille »

Une notion de groupe que les Bleus ont pu cultiver durant un stage à Sao Paulo avant le début des épreuves d’athlétisme. « C’est bien d’être avec tout le groupe, a indiqué Christophe Lemaitre. On a pu vivre 4-5 jours ensemble, ça crée une très belle ambiance. Cet esprit de groupe, c’est important pour le mental, on ne se sent pas isolé. » Même Yohann Diniz, au terme d’un 50 km marche qu’il s’est obstiné à terminer (8e) à bout de force et de souffrance, a senti cette solidarité dans les témoignages de réconfort envoyés par dizaines par des membres de l’équipe de France.

Cet état d’esprit a aussi porté la boxe tricolore, six fois sur le podium pour dix athlètes engagés. « Notre grosse force, c’est qu’on est solidaires, a assuré Mathieu Bauderlique, médaillé de bronze dans la catégorie des poids mi-lourds. Pour moi, cette équipe est comme une deuxième famille. »

Pour dépasser le cap des 41 médailles, la France a aussi pu compter sur la réussite de l’équitation (trois médailles dont deux en or), le renouveau des escrimeurs (trois médailles dont une en or) et la confirmation des judokas français (cinq médailles dont deux en or).

Des médailles historiques

Parmi eux, Teddy Riner, le porte-drapeau de la cérémonie d’ouverture, a montré la voie en conservant son titre de champion olympique comme l’avait fait son aîné David Douillet. Sa médaille d’or autour du cou, le colosse a pu donner de la voix. On l’a vu encourager avec passion les basketteurs, les handballeurs ou les boxeurs.

Et comme dans tous Jeux olympiques, il y a les belles histoires et ceux que l’on n’attendait pas sur le podium. La judoka (+ de 78 kg) Émilie Andéol, les larmes coulant sur ses joues pendant La Marseillaise, restera comme l’un des visages de la vague bleue à Rio. Les Françaises, qui ont décroché la première médaille olympique du handball féminin tricolore (l’argent), ont aussi marqué l’histoire.

Et, durant ces Jeux de Rio, le souvenir de deux champions français présents à Londres en 2012, le boxeur Alexis Vastine et la nageuse Camille Muffat, disparus l’an dernier dans un accident d’hélicoptère en Argentine durant le tournage de l’émission « Dropped », auront accompagné les athlètes tricolores et apporté un supplément d’âme pour un record.

Les pionnières du sport français

Parmi les médailles françaises à Rio, certaines ont un goût d’inédit. L’équipe de France de handball féminin, battue en finale par la Russie (19-22) a décroché, samedi, la première médaille olympique de son histoire. Estelle Mossely est, elle, devenue la première championne olympique de l’histoire de la boxe française après son sacre dans la catégorie des moins de 60 kg. Autre première en pentathlon moderne, Élodie Clouvel, vice-championne du monde de la discipline, a remporté la première médaille olympique individuelle pour la France (argent) dans un sport au programme des Jeux depuis 1912 (une épreuve féminine a été ajoutée en 2000).

Source : LaCroix.fr - Arnaud Bevilacqua (à Rio de Janeiro)

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jeudi 18 août 2016

Société : Manuel Valls comprend les maires qui interdisent le burkini, maillot de bain archaïque et projet politique !

Manuel Valls «comprend» les maires qui interdisent le burkini

Le Premier ministre dénonce lui aussi une tenue «profondément archaïque» mais ne souhaite pas qu'on légifère sur le sujet.

Alors que huit maires ont désormais pris un arrêté anti-burkini sur leurs plages, Manuel Valls se mouille dans le débat polémique de l’été : faut-il ou non interdire ce maillot islamique ? Pour le Premier ministre, il n’y a pas à tergiverser. «Les plages, comme tout espace public, doivent être préservées des revendications religieuses», affirme-t-il dans une interview au quotidien la Provence.

Loin de reléguer cette tenue qui couvre le corps et la tête des baigneuses à «une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode», Valls y voit «la traduction d’un projet politique, de contre-société». «Je n’accepte pas cette vision archaïque », prévient encore le Premier ministre. Il y a l’idée que, par nature, les femmes seraient impudiques, impures, qu’elles devraient donc être totalement couvertes.» De là à approuver les maires qui ont pris des arrêtés municipaux interdisant le burkini ?

Valls dit «comprendre les maires qui, dans ce moment de tension, ont le réflexe de chercher des solutions, d’éviter les troubles à l’ordre public». Une référence au principal motif (risque d’attroupements, d’échauffourées, etc.) que les maires mettent en avant pour justifier la prohibition du burkini, le principe de laïcité ne suffisant pas à interdire ce vêtement dans l’espace public.

Huit municipalités concernées

Après Cannes et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) fin juillet, puis Sisco (Haute-Corse) et Le Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais) mardi, quatre nouvelles municipalités ont à leur tour pris de telles mesures ou annoncé, ce mercredi, leur intention de le faire: il s'agit de Leucate (Aude), du Cap d’Ail et de Mandelieu-La Napoule dans les Alpes-Maritimes, ainsi que d'Oye-Plage (Pas-de-Calais). Selon La voix du Nord, la maire de Calais envisagerait de les suivre en fin de semaine prochaine.

Le Premier ministre ne va pas pour autant jusqu’à souhaiter qu’on légifère sur le sujet : «La réglementation générale des prescriptions vestimentaires ne peut être une solution.»

Polémique inflammable

Cette prise de position est conforme à la ligne de Manuel Valls, tenant depuis toujours d’une laïcité «sans concession» et qui avait été l'un des rares députés socialistes à voter la loi contre le voile intégral en 2010. Mais le fait que le chef du gouvernement choisisse d’embrayer, au cœur de l’été, sur une polémique aussi inflammable, peut sembler étonnant.

D’autant que sa ministre notamment en charge des Droits des femmes, Laurence Rossignol, s’était déjà exprimée lundi. Tout en condamnant elle aussi une tenue «profondément archaïque», celle-ci s’était montrée plus réservée sur la pertinence des arrêtés municipaux et avait mis en garde contre «les arrière-pensées politiques» que pouvaient masquer de telles interdictions. Une nuance que Valls a également souhaité apporter, disant soutenir ces maires «s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble sans arrière-pensée politique».

Manuel Valls n’a, sans surprise, convaincu ni la gauche de la gauche ni la droite. Où, tout en approuvant ses propos, les élus restent sur leur faim. La tentation est forte de piéger le chef du gouvernement en lui demandant de passer aux actes. C’est ce qu’ont réclamé Eric Ciotti et Eric Woerth sur Twitter.

  • .@ManuelValls prend une position courageuse sur le #burkini mais les paroles ne peuvent suffire pour combattre le communautarisme.
    Eric Ciotti (@ECiotti) 17 août 2016
  • #burkini. #Valls soutien les maires..mais ne prend aucune décision en ce sens...
    — Eric Woerth (@ericwoerth) 17 août 2016


A l'inverse, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s’est étranglé ce matin sur France info, l’accusant de jouer «un jeu très dangereux», «en suivant les pas d’une droite très radicalisée qui court après le Front National».

«Il faut que l’islam accepte la discrétion»

Ferme sur la question de la laïcité, Valls avait déjà pris son camp à rebrousse-poil, en exprimant, en avril, dans un entretien à Libération, son envie personnelle de légiférer sur le voile à l’université : «Il faudrait le faire, mais il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile», avait-il précisé. Dans l’interview de ce matin à la Provence, il donne aussi raison à Jean-Pierre Chevènement. Pressenti pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, l’ex-ministre de l’Intérieur n’avait pas hésité à appeler les musulmans «à la discrétion». Pour le Premier ministre, «il faut que l’islam, comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses».

Source : Laure Equy - Liberation.fr

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lundi 15 août 2016

Corse : Un groupe clandestin du FLNC donne un avertissement aux terroristes jihadistes...

« Cette confrontation, je pense qu’elle va avoir lieu. Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements inter-communautaires », affirmait Patrick Calvar, le Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, en mai 2016.

Depuis, il y a eu l’attentat de Nice et l’assassinat d’un prêtre dans son église. Deux actions revendiquées par l’État islamique (EI ou Daesh).

Un sondage, réalisé par l’IFOP et publié au lendemain de l’attaque de Nice par Atlantico, a confirmé les craintes de M. Calvar. En effet, 73% des personnes interrogées ont dit penser « qu’il y aurait des actes de représailles contre la communauté musulmane en cas de nouvel attentat islamiste. »

Et c’est en Corse que des signes précurseurs de cette confrontation redoutée par le DGSI ont pu être contrastés. Ainsi, en avril dernier, la mosquée de Mezzavia a été incendiée. Plus tôt, en décembre 2015, à Ajaccio, un guet-apens tendu à des pompiers donna lieu à des manifestations au cours desquelles une salle de prière musulmane, située à proximité des Jardins de l’Empereur, où les soldats du feu avaient été agressés, fut saccagée.

Dans un message envoyé à la rédaction de Corse Matin, le mouvement clandestin nationaliste du FLNC du « 22 octobre » a évoqué les incidents d’Ajaccio en affirmant qu’il s’agissait d’une «stratégie mise en place plusieurs jours, voire plusieurs semaines, auparavant pour tester la réaction du peuple corse » et d’une opération « orchestrée par quelques pseudo-penseurs malfaisants aidés de petites crapules sans envergure. »

Mais ce message du FLNC du 22 octobre vise surtout à adresser une mise en garde aux « islamistes radicaux de Corse ». Toute attaque de leur part donnera lieu à « une réponde déterminée, sans aucun état d’âme », prévient en effet le mouvement clandestin.

« La volonté des salafistes est clairement de mettre en place chez nous la politique de Daesh et nous nous y sommes préparés », ajouté le groupe. « Votre philosophie moyenâgeuse ne nous effraie pas. L’amalgame n’existe que dans l’esprit des faibles et le peuple corse est fort (…) de choix politiques difficiles qui ne nous ont jamais fait basculer comme vous dans la barbarie », insiste-t-il, avant d’affirmer qu’un attentat a été déjoué en juin, « dans un lieu fréquenté par le public » sur l’Île de Beauté.

S’adressant aux « musulmans de Corse », le groupe clandestin les appelle à « prendre position » en dénonçant l’islamisme radical, en signalant les « dérives chez des jeunes désœuvrés tentés par la radicalisation » et n »affichant pas de signes religieux ostentatoires. « Si l’Etat islamique revendiquait des actions sur notre sol, nous ne pourrons vaincre qu' ensemble », estime le FLNC du 22 octobre.

À ce propos, le 20 juillet 2016, 6 prédicateurs du courant salafiste piétiste ont été refoulés d’une plage, à Bodri, en Haute-Corse, après avoir tenté de faire une prière sur le sable. Ces prêcheurs, qui ne font pas l’unanimité parmi les imams locaux, « font toujours l’objet d’un contrôle discret des services de sécurité » et « se signalent d’ailleurs au commissariat de Bastia à chaque arrivée » avant de faire le tour des principaux lieux de culte insulaires pour porter leur vision de l’islam », a précisé France3 Corse.

Enfin, le groupe clandestin, qui avait annoncé récemment sa démilitarisation, s’est adressé aux autorités françaises. « Si un drame devait se produire chez nous », l’État aurait une responsabilité importante « car il connaît les salafistes en Corse », prétend-il. Et d’ajouter : « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol. »

Source : Zone Militaire

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samedi 13 août 2016

Daesh : Le chef de l'EI en Afghanistan tué par un drone américain

Le chef de l'organisation Etat islamique (EI) pour l'Afghanistan et le Pakistan a été tué le 26 juillet par un tir de drone américain en territoire afghan, a déclaré un représentant du Pentagone.

L'ambassadeur afghan au Pakistan avait auparavant déclaré qu'un drone américain avait tué Hafiz Saeed Khan mais la coalition internationale stationnée à Kaboul avait refusé de confirmer l'information. La frappe a eu lieu dans le district de Kot, dans la province afghane de Nangarhar, a précisé la source américaine.

La mort d'Hafez Saïd, qui constitue un sérieux revers pour le groupe djihadiste qui tente de s'implanter au Pakistan et en Afghanistan, est intervenue pendant des opérations conjointes des forces spéciales américaines et afghanes contre l'EI dans le sud de la province en juillet, a expliqué vendredi Gordon Trowbridge, porte-parole adjoint du Pentagone.

"Les forces américaines ont mené une frappe visant Hafez Saïd (...) dans le district d'Achin, dans la province de Nangarhar le 26 juillet, entraînant sa mort", a-t-il détaillé. Ce chef de l'EI "était connu pour participer directement aux attaques contre les forces américaines et de la coalition, et les activités de son réseau terrorisaient les Afghans, particulièrement dans le Nangarhar", a estimé Gordon Trowbridge.

Hafiz Saeed Khan est le deuxième responsable d'un groupe armée islamiste tué par l'armée américaine dans la région en quelques mois: en mai, un drone américain avait en effet tué le chef de file des taliban afghans, le mollah Akhtar Mansour, au Pakistan.

Hafiz Saeed Khan, un ancien membre de la branche pakistanaise des taliban rallié à l'EI, avait déjà été donné pour mort l'an dernier mais son décès n'avait jamais été confirmé.

Source : Lefigaro.fr / Reuters

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jeudi 11 août 2016

Centrafrique : Fin de l'Opération Sangaris en octobre 2016

Le président François Hollande a annoncé récemment que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique en octobre 2016.

« En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris », a déclaré le chef de l'État lors d'une réception au ministère de la Défense. La France qui avait lancé l'opération Sangaris dans l'urgence en décembre 2013 sur fond d'affrontements intercommunautaires, ne compte plus que 350 soldats sur place, contre plus de 2 000 au plus fort de la crise. Le président Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours "en danger", avec des "régions entières" sous le contrôle de groupes armés.

Le relais passe à la Mission des Nations unies

En avril 2016, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déjà annoncé la fin de l'opération Sangaris d'ici la fin de l'année. Faustin-Archange Touadéra s'était alors inquiété du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). "Ces deux entités se complètent dans leurs actions", avait-il estimé. Les 12 000 soldats de la Minusaca déployés dans le pays sont aujourd'hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation - encore lointaine - d'une armée centrafricaine.

Plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l'Ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements, dans l'est cette fois, à Bambari. 

Source : AFP

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lundi 8 août 2016

Mali : Les LRU du 1er RA de Belfort déployés dans l’Adrar des Ifoghas, tapent dans le mille

18 tirs et 18 coups au but pour les trois lance-roquettes unitaires (LRU) déployés au Mali.

En février 2016, trois Lance-roquettes unitaires (LRU) ont été débarqués à Abidjan pour ensuite rejoindre Tessalit, dans le nord du Mali, via Gao. Il s’agissait alors du premier déploiement opérationnel de ces systèmes, entrés en service en 2014 et mis en oeuvre par le 1er Régiment d’Artillerie (RA) de Belfort.

Il s’agissait alors de renforcer les capacités d’appui-feu du Groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane tout en remédiant au départ des Mirage 2000C de Niamey. Disposant d’une portée maximale de 84 km, le LRU est en effet une arme capable de détruire des objectifs hostiles dans la profondeur, grâce aux roquettes guidées à charge explosive de 90 kg. Le tout avec une précision de 4 mètres, ce qui limite grandement les risques de dommages collatéraux.

Pour être mis en oeuvre, un LRU a besoin d’une trentaine de personnels. Outre son équipage (un pupitreur-tireur, un pilote et un chef lanceur), ce système est accompagné par des équipes de transmissions longue distance, de commandement, de reconnaissance et de soutien.

Le premier des trois LRU n’a pas tardé à entrer en action. Début mars, l’État-major des armées (EMA) annonçait la destruction d’un camp jihadiste repéré dans l’Adrar des Ifoghas. L’ordre de tir fut donné depuis le QG de l’opération Barkhane, situé à N’Djamena (soit à 2.000 km de distance). Deux minutes plus tard, l’objectif visé était détruit…

Au total, entre le 14 février et le 16 mai 2016, date à laquelle ils ont été retirés du Mali, les trois LRU ont effectué 18 tirs à des distances allant de 50 à 71 km. Et tous ont atteint la cible qui leur avait été désignée. L’EMA a indiqué que ces frappes ont visé des « plots logistiques des Groupes armés terroristes (GAT) situés dans l’Adrar des Ifoghas », sans plus de précision.

Le LRU « est désormais complémentaire des moyens d’appui-feu susceptibles d’être déployés sur les théâtres d’opérations », souligne l’EMA. En effet, il vient s’ajouter aux mortiers de 120 mm (portée de 15 km), au CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie, portée de 40 km), aux hélicoptères d’attaques Tigre et à l’appui aérien fourni par les avions de combat.

Source : Zone Militaire

Source : Zone Militaire

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