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lundi 1 juin 2020

Géostratégie : Un exercice aéroporté russe d'importance en arctique...

Les forces russes ont mené un exercice aéroporté inédit dans l’Arctique

Le dérèglement climatique aidant, l’importance stratégique de l’Arctique ne pourra que s’amplifier dans les années à venir, dans la mesure où il sera possible d’y exploiter les ressources naturelles qu’elle recèle [notamment les hydrocarbures] et que de nouvelles routes maritimes y seront ouvertes. Et cela motive quelques différends territoriaux entre les pays de la région.

L’un d’eux porte sur la dorsale de Lomonossov, une chaîne de montagne immergée qui traverse l’océan Arctique des eaux sibériennes jusqu’à l’île canadienne d’Ellesmere. La Russie affirme qu’elle est une extension de son plateau continental, ce qui lui permet de revendiquer une surface de 1,2 millions de kilomètres carrés. Mais le Danemark et le Canada ont une autre interprétation. Selon ces derniers, cette dorsale se rattache aux plaques continentale de l’Amérique du Nord et du Groenland.

Quoi qu’il en soit, l’Arctique est une priorité pour la Russie depuis maintenant une dizaine d’années, avec la publication d’une stratégie dédiée à cette région en 2009. Depuis, Moscou y a consenti d’importants investissements et y a renforcé sa présence militaire, notamment via la construction de nouvelles bases [et la réhabilitation de celles qui avaient été abandonnées depuis la fin de la période soviétique] et le déploiement de capacités de déni et d’interdiction d’accès.

En 2018, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a estimé que « la concurrence dans l’Arctique pourrait conduire à un conflit potentiel ».

« Depuis la reprise en main de sa présence militaire dans l’Arctique […], Moscou a relancé les patrouilles de ses bombardiers stratégiques aux frontières de l’Otan. Comparée à la situation dans la Baltique ou en mer Noire, les détections de bombardiers russes par les radars de l’Otan restent peu fréquentes et bien inférieures au niveau de la Guerre Froide. Néanmoins, les risques d’une évaluation erronée pourraient conduire à une escalade des tensions, comme quand Moscou a simulé l’attaque des radars de Vardo, financés par les États-Unis, en territoire norvégien », souligne ainsi une récente note de l’Institut français des relations internationales [IFRI].

Cela étant, poursuit-elle, la « reconstitution par la Russie de ses capacités arctiques continue donc de s’inscrire dans une conception fondamentalement défensive, non seulement centrée sur le le contrôle de son propre territoire et de ses défis spatiaux et climatiques, mais aussi destinée à dissuader de potentielles velléités d’influence des pays voisins, membres de l’Otan. Cependant, le contexte actuel les rend propices à une interprétation plus offensive. »

Quoi qu’il en soit, les forces russes mènent régulièrement des exercices dans la région. Le dernier en date a pris la forme d’une opération aéroportée [OAP] – inédite selon Moscou – qui a mobilisé trois avions de transport Il-76, chacun pouvant embarquer 125 parachutistes.

« Pour la première fois dans l’histoire du monde, des parachutistes russes, au sein d’une unité mixte, ont effectué un saut en parachute à haute altitude à partir d’un avion Il-76 d’une hauteur de 10.000 mètres dans les conditions extrêmes de l’Arctique, dans la région de l’archipel François-Joseph », a en effet annoncé le ministre russe de la Défense, ce 26 avril.

Cette OAP a été ordonnée par Segueï Choïgou. Elle a également marqué le 90e anniversaire de la création des forces aéroportées russes. Selon le ministère, elle a exigé l’utilisation d’un « système de parachutage spécial de nouvelle génération » et permis de tester de nouveaux équipements, dont des tenues de combat développées pour les conditions extrêmes.

Une fois au sol, les parachutistes russes ont mené un exercice visant à « identifier et détruire un groupe de sabotage et de reconnaissance ennemi fictif », en relation avec la Flotte du Nord.

« Nous effectuerons des exercices similaires chaque année, dans différentes régions de l’Arctique, avec une composition différente des participants impliqués et à différents moments de la formation », a assuré Iounous-bek Evkourov, le vice-ministre russe de la Défense.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau


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vendredi 29 mai 2020

Algérie : La nouvelle Constitution autorisera-t-elle les interventions militaires extérieures ?

International : L’Algérie envisagerait de faire évoluer sa doctrine militaire

Jusqu'ici l'armée algérienne se concentrait exclusivement sur la défense du territoire national. Mais dans l’avant-projet de la nouvelle Constitution algérienne, divulgué la semaine dernière, elle aurait désormais la possibilité d’intervenir hors des frontières nationales.

Un changement constitutionnel et militaire de taille qui suscite le débat.

Plusieurs observateurs s’accordent à dire que l’article 95 de l’avant-projet de la nouvelle Constitution algérienne est le plus important parmi les amendements proposés. Il stipule que « le chef de l’État décide de l’envoi des troupes à l’étranger après approbation à la majorité des deux tiers par le Parlement. »

Pour beaucoup d’Algériens, cette proposition de l’article 95 marque un changement de la doctrine militaire. Akram Kharief, spécialiste des questions militaires et animateur du blog Menadefensa, trouve « cette décision totalement inopportune. Les Algériens s’interrogent beaucoup sur l’urgence d’une telle décision dans cette période de transition. »

Quant à l’expert stratégique Ismaïl Mearaf, il considère lui, que « l’Algérie se met ainsi au service des États-Unis pour aller en Libye ou même au Yémen ». Selon lui, le président mal élu « a besoin d’un soutien étranger pour acquérir la légalité que le peuple algérien ne lui a pas accordé. »

D’autres experts affirment que l’Algérie du président Tebboune se dirige vers une nouvelle approche pour participer à des projets internationaux. Elle « veut réacquérir une position qu’elle avait perdue » durant les dernières années de l’ère Bouteflika.

Source : RFI.fr / Afrique


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samedi 23 mai 2020

Turquie : Tension avec l'Union européenne sur fond de gisement gazier offshore

L’Union européenne accuse la Turquie d’aggraver les tensions en Méditerranée orientale

Étant donné la découverte, ces dernières années, d’importants gisements de gaz naturel en Méditerranée orientale, la République de Chypre a autorisé plusieurs groupes pétroliers et gaziers, comme Total, ENI et ExxonMobil, à explorer sa zone économique exclusive [ZEE], divisée en 13 blocs, en vue d’une éventuelle exploitation.

Seulement, la Turquie entend s’inviter dans ces activités, prétextant défendre les intérêts de la République turque de Chypre-Nord [RTCN], une entité créée après son intervention militaire de 1974 [opération Attila], lancée à la suite d’une tentative de coup d’État ayant cherché à rattacher Chypre à la Grèce [Énosis].

L’appétit d’Ankara explique son soutien au gouvernement d’union nationale libyen [GNA], avec lequel elle a signé un mémorandum d’accord sur ses frontières maritimes. Ainsi, ce texte lui permettrait d’étendre la superficie de son plateau de continental de plus de 30% et de « torpiller » le projet gazoduc EastMed qui, orienté vers l’Europe, est porté par la Grèce, la République de Chypre et Israël.

En attendant, la Turquie envoie régulièrement des navires dans la ZEE de la République de Chypre afin d’y mener des forages, malgré les avertissements de l’Union européenne [UE] et des États-Unis.

En juillet 2019, l’UE a sanctionné la Turquie en réduisant de 145,8 millions d’euros les fonds européens qui lui étaient destinés en 2020. Cette décision a été sans effet… Comme celle ayant consisté à geler les avoirs et interdire l’entrée à deux ressortissants turcs impliqués dans les opérations de forage dans la ZEE de la République de Chypre. Pour calmer les ardeurs européennes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se plaît à rappeler que son pays accueille plusieurs millions de migrants prêts à se rendre sur le Vieux Continent…

Et, depuis la fin du mois d’avril, le navire turc Yavuz croise de nouveau au large de Chypre. « La Turquie poursuit ses activités de forage et sismiques […] dans l’est de la Méditerranée sans aucune interruption », a fait valoir Fatih Donmez, expliqué le ministre turc de l’Energie, auprès de l’agence Anadulu.

D’où la déclaration faite par les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 15 mai.

« Conformément aux conclusions précédentes du Conseil, l’UE est pleinement solidaire de Chypre et rappelle que des mesures concrètes doivent être prises pour créer un environnement propice au dialogue. Les questions liées à la délimitation des zones économiques exclusives et du plateau continental devraient être traitées par le dialogue et la négociation de bonne foi, dans le plein respect du droit international et du principe des relations de bon voisinage », ont d’abord rappelé les ministres des 27.

« À cet égard, nous nous félicitons une fois de plus de l’invitation du gouvernement chypriote adressée à la Turquie pour négocier de bonne foi la délimitation maritime entre leurs côtes concernées », ont-il ajouté.

« Malheureusement, les actions les plus récentes de la Turquie vont dans la direction opposée. Nous déplorons que la Turquie n’ait pas encore répondu aux appels répétés de l’Union européenne à cesser ces activités et réitérons notre appel à la Turquie de faire preuve de retenue, de s’abstenir de telles actions et de respecter la souveraineté et les droits souverains de Chypre, conformément au droit international », ont ensuite fait valoir les ministres, qui ont également condamné les « violations par la Turquie de l’espace aérien national grec, y compris les survols de zones habitées et de la mer territoriale, en violation du droit international. »

Comme on pouvait s’y attendre, Ankara a rejeté l’appel de l’Union européenne.

« La déclaration des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur la situation en Méditerranée orientale constitue le dernier exemple d’un discours répétitif et stérile qui ne sert à rien. Cette attitude, qui reste indifférente aux initiatives sincères de la Turquie, est un sous-produit des revendications injustes et illégales de la Grèce et de l’administration chypriote grecque [ACG] et n’a aucune chance de contribuer à la paix et à la stabilité régionales », a répondu Hami Aksoy, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

Quoi qu’il en soit, parmi les membres de l’Union européenne, la France est sans doute l’un des pays les plus actifs dans cette affaire [hormis, évidemment, les principaux intéressés]. Ainsi, en janvier, le président Macron a annoncé la mise en place d’un « partenariat stratégique de sécurité » entre Paris et Athènes. Partenariat qui se traduira notamment par une présence accrue de navires de la Marine nationale en Méditerranée orientale.

Le 11 mai, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a évoqué la situation en Méditerranée orientale.

« En ce qui concerne la Grèce, […] je suis en contact permanent avec mon homologue grec. Nous avons des moyens de la Marine nationale […] mobilisés en Méditarranée orientale qui peuvent contribuer à sécuriser, si l’en était besoin, la zone économique exclusive de Chypre, qui est une zone dans laquelle il y a des contestations régulières de la part de la Turquie », a en effet assuré la ministre.

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau

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mercredi 20 mai 2020

Coronavirus : Des pression de la Chine auprès de Union Européenne pour adoucir un rapport sur le Covid-19 ?

La Chine aurait fait pression sur l’UE pour édulcorer un rapport sur la désinformation relative au Covid-19

« Il y a manifestement des choses qui se sont passée qu’on ne sait pas. Il appartient à la Chine de les dire », a lancé le président Macron dans un entretien publié la semaine passée par le Financial Times, au sujet de l’épidémie de Covid-19. Mais il y a peu de chances que l’on sache vraiment comment tout a commencé.

En effet, le mot d’ordre des autorités chinoises est « circulez, il n’y a rien à voir ». Ainsi, le 20 avril, Pékin a fermement rejeté l’idée d’une enquête internationale sur l’origine du SARS Cov-2 [le coronavirus à l’origine du Covid-19] proposée par l’Australie, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères ayant répondu qu’une telle proposition méconnaissait « les efforts et sacrifices du peuple chinois » pour enrayer l’épidémie, qui aurait a priori débuté en décembre 2019 à Wuhan, alors que le confinement de la ville ne sera décrété que le 23 janvier…. Et dans ces conditions, il n’est pas question de « remettre en cause la transparence de la Chine dans la prévention et le contrôle de la situation épidémique », a-t-il ajouté.

Pourtant, la gestion de l’épidémie par Pékin soulève des questions. À commencer par le nombre de morts à Wuhan, et, plus largement à l’échelle de la Chine. À ce sujet, le livre de la romancière Fang Fang, qui sera publié en septembre par les éditions Stock [« Wuhan, ville close »], permettra sans doute d’en savoir plus. Décrivant le quotidien des Wuhanais durant le confinement, elle écrit : « Un ami docteur m’a dit : ‘nous les médecins savons tous depuis un moment qu’il y a une transmission interhumaine de la maladie, nous avons rapporté ça à nos supérieurs, mais pourtant personne n’a averti les gens' ». Ce qui lui vaut déjà les foudres de ses compatriotes, qui l’accusent de « trahison ».

Cela étant, ce manque de transparence permet à Pékin de vanter les qualités de son modèle dans le cadre d’une guerre informationnelle. Guerre qui repose notamment sur ce que l’on appelle « le blame game », une pratique consistant à accuser les autres pour se laver de ses propres manquements. C’est ainsi, que par exemple, un porte-parole de la diplomatie chinoise a sous-entendu que le SARS Cov-2 était une arme biologique américaine… Ce qui lui est revenu comme un boomerang, quand certains médias ont commencé s’intéresser aux laboratoires P4 et P2 de Wuhan…

Le narratif de Pékin consiste aussi à se poser en « sauveur » des autres pays affectés par l’épidémie, en ne mégotant pas sur la diffusion de fausses informations [infox ou « fake news »].

« Sur le plan international, nous assistons au développement d’une stratégie d’influence particulièrement active de la Chine, tendant à occulter ses erreurs dans la gestion initiale de l’épidémie, sous un ‘narratif’ vantant l’efficacité du modèle chinois de surveillance généralisée et le bienfondé de son organisation sociale pour réduire l’épidémie. La Chine insiste également sur sa générosité par la mobilisation de ses capacités industrielles recouvrées au service des autres États, pour les aider à surmonter la crise, démontrant de façon de moins en moins implicite son caractère de ‘puissance indispensable' », ont ainsi récemment résumé les sénateurs Olivier Cadic et Rachel Mazuir.

Évidemment, une telle activité ne peut pas passer inaperçue chez ceux qui, justement, sont chargés de lutter contre la propagation d’infox. Comme l’East StratCom Task Force du Service européen pour l’action extérieure [SEAE], c’est à dire le service diplomatique de l’Union européenne.

Cet organisme devait publier un rapport sur les opérations d’influence menées autour de l’épidémie de Covid-19 le 21/22 avril. Mais il l’a finalement été rendu public le 24 avril. Selon l’agence Reuters, qui s’appuie sur quatre sources diplomatique, ce délai s’explique par des pressions exercées par des « représentants chinois » ayant pris connaissance de la teneur de ce document évoqué le 20 avril par le site Politico.eu, qui en a fait un article plus étoffé le lendemain.

Ainsi, avance Reuters, qui cite une correspondance diplomatique européenne, un « haut représentant chinois a alors contacté des représentants européens à Pékin le jour même pour leur dire que, ‘si le rapport est tel que décrit et qu’il est publié aujourd’hui, cela sera très mauvais pour la coopération' ».

Toujours selon le même document, le ministère chinois des Affaires étrangère a fait valoir que la publication de ce rapport mettrait Pékin « très en colère » et a accusé les Européens de « chercher à contenter quelqu’un d’autre » [comprendre : les États-Unis].

Ce mode de défense est habituel pour les autorités chinoises. Dans son livre « France-Chine : les liaisons dangereuses », Antoine Izambard, journaliste à l’hebdomadaire Challenges, cite un ancien cadre de la DGSE au sujet d’une affaire de cyberespionnage attribuée à Pékin. « La Chine a différentes attitudes lorsqu’elle est accusée d’avoir commis une cyberattaque. Elle peut nier et menacer le pays de rétorsion. Ou bien, lorsque les faits sont accablants, certifier à son accusateur que les hackers sont des cybercriminels sans lien aucun avec l’État chinois », a-t-il confié. Visiblement, cette affaire d’infox relève du premier cas.

Cependant, un représentant de l’UE sollicité par l’agence britannique a démenti que le contenu du rapport de l’East StratCom Task Force ait été édulcoré… En tout cas, il a, semble-t-il, été modifié.

Ainsi, selon Reuters et Politico.eu, ce rapport affirmait, dès sa première page, que « la Chine a continué d’organiser une campagne mondiale de désinformation pour détourner les reproches sur la propagation de l’épidémie et améliorer son image internationale. Des tactiques manifestes et clandestines ont toutes deux été observées. »

Or, cette mention n’y figure plus à la première page de la version du rapport publiée le 24 avril. Elle a été remplacée par celle-ci : « Malgré leur impact potentiellement grave sur la santé publique, des sources officielles et soutenues par l’État de divers gouvernements, y compris la Russie et – dans une moindre mesure – la Chine, ont continué de cibler largement les récits de complot et la désinformation à la fois auprès du public de l’UE et du voisinage dans son ensemble. »

Plus loin, il est écrit : « Dans le même temps, nous constatons des efforts continus et coordonnés de la part de certains acteurs, y compris des sources chinoises, pour détourner tout blâme de l’apparition de la pandémie et mettre en évidence l’assistance bilatérale. De nombreux rapports confirment un haut niveau de coordination entre les différentes parties du système chinois dans la messagerie et l’amplification des messages dans différentes langues et canaux de communication, y compris l’utilisation de tactiques manifestes et secrètes. »

Les opérations chinoises dont détaillées à la fin du rapport, dans le chapitre intitulé « Autres activités sélectionnées signalées », lequel vient après une longue partie décrivant les « infox » diffusées par des sites pro-Kremlin. Cela étant, dans ce passage, il est seulement affirmé qu’il « existe également des preuves significatives d’opérations secrètes chinoises sur les réseaux sociaux. »

Pour illustrer son propos, l’East StratCom reprend les conclusions d’un rapport de l’Australian Strategic Policy Institute [ASPI] et se garde de citer celui récemment publié par le Global Engagement Center, un organisme chargé de lutter contre la désinformation outre-Atlantique. Histoire de ne pas « contenter quelqu’un d’autre »?

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau


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samedi 16 mai 2020

Corona virus : Dépistage systématique de tout militaire avant un départ en OPEX

Un dépistage Covid-19 des militaires sera systématiquement effectué avant tout départ en OPEX

Le 17 avril, après entendu Mme le médecin général des armées [MGA] Maryline Gygax Généro, la Directrice centrale du service de santé des armées [SSA] et alors qu’il était fait grand cas de la contamination des marins servant à bord du porte-avions Charles de Gaulle [et de la frégate Chevalier Paul], la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées avait réclamé le dépistage systèmatique d’éventuels cas de Covid-19 parmi les militaires appelés à prendre part à une opération extérieure.

« À l’heure où le président de la République demande aux armées de poursuivre leur intense activité opérationnelle en France et en OPEX, il n’est pas compréhensible que les militaires ne bénéficient pas de tests avant leur départ en mission, pour leur sécurité mais aussi pour l’efficacité opérationnelle », avait plaidé Christian Cambon, le président de cette commission.

Seulement, les tests sérologiques et PCR [polymerase chain reaction] faisant sans doute défaut, cette demande ne fut pas exaucée. Pour éviter de possibles contaminations, les militaires concernés furent seulement mis à l’isolement pendant 14 jours. Par ailleurs, sur les théâtres extérieurs, comme au Sahel, des mesures spécifiques furent prises, selon le principe « tester, isoler, traiter ».

Cela étant, le 24 avril, les sénateurs lancèrent un nouvel appel en faveur d’un dépistage systématique, alors qu’il était alors avancé qu’au moins « 50 cas de contaminations » avaient été recensés sur « la totalité en OPEX » [opération extérieure] depuis le début de la crise sanitaire.

« Chacun comprend bien qu’on ne peut pas traiter les forces combattantes avec les mêmes « mesures barrière » que le reste de la population! Je demande à nouveau au Gouvernement, au nom de la commission des affaires étrangères et de la défense, qu’à partir d’aujourd’hui, 100 % des forces projetées en opérations, équipages en partance et relèves d’OPEX, soient testées avant leur départ! ». avait lancé M. Cambon.

Finalement, cette demande a été exaucée près d’un mois plus tard. En effet, à l’occasion de la présentation aux sénateurs des conclusions des enquêtes lancées à la suite de la contamination du groupe aéronaval, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé que, dorénavant, un dépistage systématique serait assuré auprès des militaires devant partir en OPEX.

« Nous veillerons, en complément des quatorzaines, et en fonction des règles des pays de destination de nos forces, à ce que l’autorité médicale utilise les tests virologiques et sérologiques », a ainsi affirmé la ministre.

Au passage, répondant à une question posée par le sénateur Cédric Perrin, cette dernière a précisé que, au 11 mai, 1.771 cas confirmés et 5.400 cas probables avaient été recensés au sein des Armées [groupe aéronaval inclus] depuis le début de l’épidémie.

Par ailleurs, s’agissant des 1.081 marins du porte-avions Charles de Gaulle testés positifs au Covid-19 [dont 545 symptomatiques], tous ont été déclarés guéris, à l’exception d’un officier marinier récemment sorti du service de réanimation de l’hôpital d’instruction des armées [HIA] Sainte-Anne, de Toulon.


Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau - Image Armée de terre


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mardi 12 mai 2020

Armement : De nouvelles lacunes graves sur le F-35 de Lockheed-Martin

Le Pentagone a réglé cinq lacunes graves du F-35 mais en a trouvé quatre nouvelles

L’an passé, le magazine Defense News avait révélé que le F-35, l’avion de 5e génération développé par Lockheed-Martin, présentait pas moins de 13 lacunes classées dans la catagorie CAT-1B, c’est à dire qu’elles étaient susceptibles d’avoir un « impact » sur les missions pour lesquelles il a été conçu.

« Tous ces problèmes, à l’exception de quelques-uns, ont échappé au contrôle intense du Congrès et des médias. D’autres ont été brièvement mentionnés dans des rapports de groupes de surveillance du gouvernement. Mais la majorité d’entre eux n’ont pas été révélés publiquement, ce qui dénote un manque de transparence s’agissant du système d’armes le plus coûteux et le plus prestigieux » du Pentagone fit valoir Defense News à l’époque.

Outre les défauts d’ALIS [Autonomic Logistics Information System], un programme informatique qui, comptant une dizaine de millions de lignes de code, permet de gérer la maintenance et l’approvisionnement en pièces détachées des F-35, il était question de pics de pression dans le cockpit susceptibles de provoquer des barotraumatismes aux pilotes, de températures pouvant influer sur les performances de l’avion, de « cloques » sur le revêtement « furtif » dès que la vitesse dépassait Mach 1,2 [surtout pour les F-35B et F-35C], d’une caméra de vision nocturne affichant des stries vertes, ou encore un moteur qui, par temps chaud, était susceptible de ne pas donner toute la puissance nécessaire pour maintenir un F-35B en suspension [d’où le risque d’atterrissage « brutal »].

Moins d’un an plus tard, le bureau du Pentagone chargé de gérer le programme F-35 a avancé. S’il a été décidé d’arrêter les frais avec le système ALIS, qui sera remplacé par le logiciel « ODIN », cinq de ces 13 lacunes de catégorie CAT-1B ont été réglées. Et cinq autres ont été classées dans une catégorie de déficience inférieure.

En revanche, quatre nouveaux défauts de CAT-1B ont été découverts, ce qui peut encore sembler surprenant au regard de l’avancée du programme. Ce qui veut dire qu’il reste encore sept déficiences à régler au plus vite.

« Le bureau du programme F-35 Lightning II [F-35 Lightning II Joint Program Office, ou JPO] est parfaitement conscient de ces lacunes de catégorie 1 et se concentre sur l’élaboration ainsi que sur la mise en oeuvre de solutions le plus rapidement possible », a fait valoir le Pentagone auprès de Defense News.

Quant à la nature de ces quatre déficiences identifiées, il n’est pas possible d’en savoir plus pour le moment : elles sont en effet « classifiées ». Cependant, JPO a assuré que des mises à jours logicielles devraient permettre d’y remédier rapidement d’ici la fin de cette année. Ce qui, avec la crise liée à l’épidémie de Covid-19, est sans doute un peu optimiste.

Ainsi en est-il du problème relatif aux pics de pression. Un nouveau système de régulation de la pression dans le cockpit a été mis au point. Et s’il fonctionne en laboratoire, il reste encore à le tester en vol. Ce qui devrait être fait à la mi-2020. Le souci des « stries vertes » de la caméra de vision nocturne fera l’objet d’une amélioration logicielle. Des essais en vol sont également au programme pour la valider cette solution.

Cela étant, a admis le JPO, il est « probable que certaines lacunes de faible priorité ne seront jamais réglées car leur impact sur les opération est mineur et elles ne justifient pas le coût de leur solution ».

Mais cela vaut aussi, a priori, pour des problèmes plus importants, comme les problèmes constatés quand les F-35B et F-35C volent à une vitesse supérieure à Mach 1.2… Il avait été expliqué, l’an dernier, qu’il y avait une chance « extrêmement faible » pour qu’ils se produisent en opération.

Quoi qu’il en soit, le directeur du JPO, le général David Abba, a relativisé la situation. « Lorsque nos disons : ‘J’ai besoin que cela fonctionne exactement comme ça’, je trace une ligne dans le sable. Si je suis à un demi-degré d’un côté de cette ligne par rapport à l’autre, est-ce vraiment si différent? C’est là que l’art entre en jeu », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Nous devons en quelque sorte nous dépasser un peu et reconnaître que nous ne mettons jamais sur le marché des systèmes d’armes parfaits. […] Ce qui importe, c’est la gravité de ces lacunes et la garantie que nous ayons un processus solide entre le gouvernement et l’industrie pour les trier et les traiter de manière appropriée. »

Source : zonemilitaire.fr par Laurent Lagneau - Image Wikipedia


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vendredi 8 mai 2020

8 Mai : Des commémorations confinées en France et dans toute l'Europe au temps du coronavirus...

Pour que la mémoire ne s'éteigne pas !

Malgré l'épidémie de coronavirus, ce 8 Mai sera historique, car pour la première fois, l'Allemagne se joint à la célébration de la fin de la guerre.

Des commémorations du 8 mai sans grandes pompes mais, pour la première fois, avec l'Allemagne. L'Europe commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 75 ans. D'ordinaire, l'Allemagne ne célèbre pas les anniversaires du 8 mai 1945, date de la capitulation du régime nazi face aux Alliés. Cette fois, la ville de Berlin a décidé de déclarer férié ce jour synonyme de défaite, mais aussi de libération du national-socialisme et des camps de concentration. Du jamais-vu.

À l'origine, le chef de l'État Frank-Walter Steinmeier avait prévu d'organiser une grande cérémonie officielle allemande, avec 1 600 invités, mais avait dû l'annuler en raison de la pandémie. Une telle célébration pour le 8 Mai n'avait eu lieu qu'une fois en Allemagne, en 1995. À la place, il déposera avec la chancelière Angela Merkel une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de la guerre et de l'Holocauste, qui a coûté la vie à 6 millions de Juifs, et prononcera un discours en milieu de journée. Un geste symbolique en forme de rappel à l'ordre dans un pays qui connaît une résurgence de l'antisémitisme et où le devoir de mémoire est régulièrement remis en cause par le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), entré il y a trois ans au Parlement.

Son chef de file Alexander Gauland, qui a déjà fait scandale en qualifiant la période hitlérienne entre 1933 et 1945 de « pipi de chat » dans la « grande histoire » allemande, a déclenché de nouveau une controverse autour du 8 Mai. Il a critiqué la célébration selon lui d'une « défaite absolue » pour le pays, caractérisée par la perte pour l'Allemagne d'autonomie pour « façonner son avenir ». Pour l'Afd, le jour est « ambivalent », car il signifie aussi la perte de territoires en Europe orientale et la mort de centaines de milliers de civils allemands lors des bombardements alliés.
Cérémonies perturbées à travers l'Europe

Ailleurs en Europe, la pandémie du coronavirus a aussi contrarié les projets initiaux de célébrations de l'anniversaire. À Moscou, où le « jour de la victoire » est fêté le 9 mai, le grand défilé militaire sur la place Rouge auquel étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, dont le président français Emmanuel Macron, a été reporté au nom de la sécurité sanitaire, seule la partie aérienne étant maintenue. Le président Vladimir Poutine doit s'adresser aux Russes qui attendent surtout des décisions pour l'après-11 mai, quand s'achève le confinement décrété depuis plus d'un mois pour empêcher la propagation du coronavirus.

À Londres, la reine Elizabeth II s'exprimera ce vendredi aux Britanniques dans un message aux Britanniques diffusé sur BBC One à 20 heures, soit « l'heure exacte où son père, le roi George VI, s'était exprimé à la radio en 1945 », a indiqué un communiqué du gouvernement. En raison de la pandémie, les fêtes de rue et autres processions de vétérans ont dû être annulées. À la place, le gouvernement encourage la population à célébrer à la maison, en leur proposant des idées de jeux ou de recettes de cuisine.

Cérémonies restreintes en France aussi, où Emmanuel Macron doit déposer une gerbe devant la statue du général de Gaulle à Paris, puis devant la tombe du Soldat inconnu. À Prague, les responsables politiques iront eux aussi déposer une couronne sur la tombe du Soldat inconnu, un par un, à dix minutes d'intervalle.

Source : LePoint.fr / AFP


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jeudi 7 mai 2020

Coronavirus : MakAir, un respirateur d'urgence économique soutenu par l' Agence de l’innovation de Défense

Covid-19 : L’Agence de l’innovation de Défense soutient un collectif ayant mis au point un respirateur peu coûteux

La semaine passée, la cellule « investigation » de Radio France a avancé que les 10.000 respirateurs commandés par l’État auprès d’Air Liquide, associé à PSA, Valeo et Schneider Electric, allaient être inadaptés, du moins pour la plupart, aux malades atteints de Covid-19 placés en réanimation.

En effet, les 8.500 respirateurs « Osiris 3 », vendus à prix coutant, seraient utiles « que dans les cas de transports les plus simples, mais pas pour une salle de réanimation où sont traités les malades à risques. »

Cependant, le gouvernement n’a pas manqué de réagir à cette information. « Il s’agit de respirateurs d’urgence et de transport, bénéficiant de toutes les certifications utiles par les agences sanitaires, dont le marquage CE. Leur usage en service de réanimation, en cas d’indisponibilité de respirateurs plus lourds et en dernier recours, avait été validée par la société française d’anesthésie et de réanimation et la société de réanimation de langue française », a-t-il fait valoir à propos des modèles Osiris 3.

Quoi qu’il en soit, une autre solution pour doter les services de réanimation de respirateurs adaptés aux malades de Covid-19 et à bas coût a vu le jour, grâce à l’implication de « Makers for Life« , un collectif ayant vu le jour à Nantes au début de la crise sanitaire et réunissant 250 entrepreneurs, industriels, chercheurs ou professionnels de santé nantais… et à un financement du ministère des Armées, via l’Agence de l’innovation de Défense [AID], et de la région Auvergne Rhône Alpes.

Étant donné qu’un respirateur traditionnel dispose d’un large éventail de fonctionnalités pour prendre en charge des pathologies diverses, l’idée du collectif Makers for Life a été de garder que les seules qui sont utiles pour les patients atteints de Covid-19.

À l’initiative de Quentin Adam, un jeune entrepreneur de 31 ans, ce collectif a rapidement fédéré plusieurs compétences autour de lui, avec l’appui du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, du CHU de Nantes et de l’Université de Nantes. Ce qui a donc permis de mettre au point « MakAir », un respirateur robuste, simple à produire et ne coûtant pas plus de 1.000 euros [soit 10 à 40 fois moins que les modèles actuels].

Développer un nouveau respirateur ne se fait pas en claquant des doigts. Les 250 membres du collectif ont travaillé d’arrache-pied, en mode « start-up », pour concevoir le « MakAir ». Ce projet a été l’un des 2.550 reçus par l’AID à l’occasion de son appel lancé le 26 mars dernier.

Le concept ayant fait mouche, l’AID a donc décidé de le financer à hauteur de 426.000 euros. « Cette contribution couvre la production de prototypes, la conduite d’essais cliniques et la documentation nécessaire à l’obtention d’un agrément par l’Autorité nationale de sécurité du médicament [ANSM] », a précisé le ministère des Armées, via un communiqué.

« MakAir vise le développement, dans des délais courts, d’un respirateur pour le traitement d’urgence des patients en détresse respiratoire aigüe, infectés par le Covid-19. La conception de ce respirateur s’inspire de celle des respirateurs légers déjà utilisés dans les hôpitaux. Il est pensé pour être simple, facile à produire et le moins onéreux possible, tout en étant éligible à l’agrément de l’ANSM », poursuit le ministère, qui souligne que, à très court terme, « plusieurs centaines d’unités pourraient être fabriquées par jour, en France comme à l’international. » Renault, Michelin, le groupe Seb et Legrand sont sur les rangs pour en assurer la production.

Pour rappel, l’AID a déjà accordé deux autres financements, dans le cadre de son appel à projets. Ainsi, une enveloppe d’un million d’euros a débloquée au profit de NG Biotech, pour un test sérologique permettant de détecter rapidement si une « personne est infectée par le virus depuis quelques jours seulement et reste contagieuse, ou si elle l’a été, est guérie et donc immunisée ». Et l’entreprise BforCure a reçu 1,8 millions d’euros  pour son automate mobile, modulaire et connecté, capable d’effectuer en moins de 30 minutes un dépistage d’une infection au coronavirus SRAS-Cov-2 [responsable du Covid-19, ndlr].

Source : ZoneMilitaire.com /Photo : collectif Makers for Life


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lundi 4 mai 2020

Mort pour la France : Un légionnaire de Barkhane a été "tué au combat" au Mali

"Grièvement blessé par balle à la tête", lundi, Kévin Clément a succombé à ses blessures après son évacuation vers Gao, selon l'armée de terre.

Le légionnaire Kévin Clément, tué au combat le 4 mai 2020 au Mali.

Un légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) a été "tué au combat", lundi 4 mai, "lors d'une opération de lutte contre les groupes armés terroristes au Mali", annonce l'Elysée. Né à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Kévin Clément était âgé de 21 ans, célibataire et sans enfant, selon l'armée de terre.

Ce "légionnaire très prometteur" avait été déployé au Mali au sein de la force Barkhane en février dernier, selon l'Etat-major. Ce lundi, il a été "pris à partie" et "grièvement blessé par balle à la tête" lors d'une "action de combat contre les groupes armés terroristes dans le Liptako malien", la région proche des frontières avec le Burkina Faso et le Niger. Il a succombé à ses blessures après son évacuation vers Gao.

Emmanuel Macron "adresse ses très sincères condoléances à sa famille et à ses frères d’armes, de la légion étrangère et de l’armée de terre, déjà endeuillés par le décès vendredi dernier du brigadier Martynyouk, du même régiment", précise l'Elysée.

Source : FranceTVinfo.fr

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samedi 2 mai 2020

Mort pour la France : Décès du brigadier Dmytro Martynyouk de la Légion étrangère

L'Elysée annonce la mort d'un légionnaire blessé au Mali

Le brigadier Dmytro Martynyouk avait été blessé par l'explosion d'un engin explosif improvisé [IED] dans une opération contre des groupes armés terroristes.

Le Président de la République a annoncé samedi 2 mai le décès du brigadier Dmytro Martynyouk, le 1er mai à l'hôpital militaire de Percy de Clamart, des suites des blessures infligées par l'explosion d'un engin explosif improvisé, lors d'une opération contre les groupes armés terroristes, le 23 avril dernier au Mali.

Le communiqué de l'Elysée ajoute que le chef de l'Etat «s'incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie». «Il adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches et les assure de la solidarité de la France dans ces douloureuses circonstances.», poursuit le communiqué.

Le ministère de la Défense ajoute dans un communiqué à part que les faits ont eu lieu le 23 avril en fin d'après-midi. «Un camion-citerne militaire de la force Barkhane a été atteint par un engin explosif improvisé dans le Liptako malien alors que l'unité auquel il appartenait était engagée dans une opération contre des groupes armés terroristes.», dit le texte. Deux militaires ont été blessés dans cette attaque, dont Dmytro Martynyouk.

Le brigadier était né en Ukraine, il avait 29 ans. Il était célibataire, sans enfant.

Source : LeFigaro.fr / AFP - Photo CEMA

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jeudi 30 avril 2020

Biscarosse : Deux militaires sont mort lors d'un exercice héliporté dans les Landes

C'est la deuxième fois en seulement deux semaines qu'un militaire succombe à un accident en France. Les circonstances restent à établir.

Un militaire a été tué mercredi et un autre blessé au cours d'un exercice dans le sud-ouest de la France, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly, deux semaines après un accident pendant un vol d'entraînement qui avait déjà coûté la vie à deux soldats. Une source proche du dossier a de son côté évoqué « un problème de filin » et une « chute de très haut » des deux hommes au cours de l'exercice, en début d'après-midi. Les « deux militaires ont chuté au sol dans des circonstances qui restent à établir », a dit Florence Parly dans un communiqué. Selon le colonel Cyrille Duvivier, le porte-parole de l'armée de l'air, l'accident est survenu à environ cinq kilomètres au sud-ouest de la commune de Biscarosse, dans les Landes.

Le sergent Pierre Pougin, sauveteur plongeur héliporté de l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées de la base aérienne 120 de Cazaux, en Gironde, est décédé, selon le communiqué. Un infirmier du service de santé des armées (SSA) a été pris en charge par les secours et se trouvait dans la soirée dans « un état grave ».

Mission de sauvetage

L'entraînement à une mission de sauvetage (Search and Rescue) était réalisé par un hélicoptère de transport militaire Caracal de l'escadron Pyrénées. Cet escadron a notamment été engagé ces dernières années au sein de l'opération anti-djihadiste Barkhane au Sahel, avec des vocations de soutien aux forces, de reconnaissance, de recherche et de sauvetage au combat. Sa mission lui a aussi valu de s'illustrer lors de sauvetages civils. Comme en février 2014, lors du sauvetage spectaculaire par hélitreuillage, dans une houle de 6 à 8 mètres, de 11 membres d'équipage d'un cargo espagnol échoué sur une digue à Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques.

« Grâce à un entraînement constant, à des savoir-faire exigeants et à leur engagement sans faille, ces militaires portent secours à leurs concitoyens et sauvent des vies depuis le ciel, en métropole comme en outre-mer, a déclaré Mme Parly dans le communiqué. Soldat, marin, aviateur, ils sont chaque jour des milliers à veiller sur les Français, avec discrétion et abnégation. »

Le 15 avril déjà, deux militaires avaient été tués et cinq blessés dans l'accident lors d'un vol d'entraînement d'un appareil du 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau. L'appareil s'était crashé dans un champ agricole, au cœur d'une zone vallonnée et boisée, avant de prendre feu. Aucun élément de l'enquête n'a été divulgué depuis.

Fin novembre, la base militaire de Pau-Uzein et le 5e régiment d'hélicoptères de combat avaient déjà été endeuillés par la perte de sept des leurs, décédés dans un accident d'hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à treize militaires français, la plus importante perte de l'armée en opération depuis 1983. Mercredi, la ministre a fait état de son « immense tristesse ». Elle a exprimé « toutes (s)es condoléances aux familles, aux proches, ainsi qu'aux frères d'armes » du militaire décédé et a adressé son « soutien dans cette épreuve à l'infirmier blessé ».

Source : LePoint.fr / AFP


Florence Parly, ministre des Armées, a appris avec une profonde émotion le décès de l’infirmier en soins généraux de premier grade Quentin LE DILLAU. Infirmier de la 186ème antenne médicale de Cazaux (Gironde), il avait été pris en charge par les secours à la suite de l’accident d’hélicoptère intervenu le 29 avril, qui a coûté la vie au sergent Pierre POUGIN. Il a succombé à ses blessures ce matin.
 
Les deux militaires ont chuté au sol au cours d’un entraînement à la mission permanente de Search and Rescue dans la journée du mercredi 29 avril, dans les environs de Biscarosse, dans les Landes. Les circonstances de cet accident restent à établir.
 
La ministre des Armées exprime toutes ses condoléances à sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes. Elle apporte tout son soutien aux médecins, infirmiers et aides-soignants de la 186ème antenne médicale de Cazaux. A l’entraînement, en opérations, sur le territoire national, le dévouement inlassable des femmes et des hommes du service de santé des armées est entier.
 
La ministre rend hommage à tous les militaires qui assurent avec professionnalisme et abnégation leur mission au service des Français. Toute la communauté de défense est en deuil.

Source : Centre media du ministère des Armées - 30/04/2020 14:23


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mardi 28 avril 2020

Allemagne : Vente forcée de chasseur US F-18 à la Luftwaffe... Une exigence des américains de l'OTAN !

Contrainte d'acheter le chasseur américain F-18, l'Allemagne subit le diktat yankee au sein de l'Otan

La ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, a annoncé ce mardi 21 avril que l'Allemagne prévoyait l'achat, en remplacement de ses vieux avions de chasse Tornados de fabrication européenne, de 93 avions Eurofighter, eux aussi made in Europe, et de 45 F-18 américains.

Les Américains leur ont fait une offre qu’ils ne pouvaient pas refuser. La ministre de la Défense allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer, a annoncé ce mardi 21 avril que son pays prévoyait l'achat, en remplacement de ses vieux avions de chasse Tornados de fabrication européenne, de 93 avions Eurofighter, eux aussi made in Europe, et de… 45 F-18 américains. Un compromis défavorable à l’industrie aéronautique allemande, dicté par les exigences des yankees au sein de l’Otan.

Bien que les dernier mot sur cette achat revienne aux députés allemands, qui ne se prononceront pas avant la prochaine législature, en 2021, l’Allemagne devrait donc acquérir 30 F-18 Super Hornet et 15 EA-18G Growler chargés des missions “SEAD” de destruction des défenses antiaériennes ennemies et de guerre électronique - brouillage des radars, interception de données.


Délais de certification

Pourquoi avoir privilégié l’avion de McDonnell Douglas plutôt que celui fabriqué en partie par Airbus, issu d’un programme commun (concurrent du Rafale) à l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni ? Parmi les missions dévolues au Tornado, lui-même né d’un partenariat entre l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, au sein de la Luftwaffe (l’armée de l’air allemande) figure la participation de l’Allemagne à la “posture nucléaire” de l’Otan. Pour remplir cette mission, les Allemands ont recours à une vingtaine de bombes nucléaires américaines B-61, stockées en Allemagne à Büche.

Désireux de remporter ce juteux marché - le coût unitaire d’un F-18 est évalué à une trentaine de millions de dollars -, les Etats-Unis ont fait comprendre au gouvernement que l’Eurofighter Typhoon ne recevrait pas avant belle lurette la certification nécessaire pour emporter sous ses ailes les bombes américaines, évoquant un délai de trois à cinq ans. Une attente impossible pour l’Allemagne, dont les avions à bout de souffle pourraient entraîner, d’ici 2030, des coûts d’entretien avoisinant les 9 milliards d’euros.

De sorte que, si nos voisins voulaient conserver leur participation à la dissuasion nucléaire au sein de l’Otan sans se saigner aux quatre veines, ils n’avaient finalement pas le choix. Et ce contre toute logique logistique, la maintenance des avions et la formation des pilotes étant beaucoup plus simple dans une armée ne comptant qu’un petit nombre de types d’avions différents. Quant aux missions SEAD, Airbus Defence & Space a présenté le Typhoon ECR SEAD, sans parvenir à convaincre la Luftwaffe.

Des partenaires mécontents

Cet achat est loin de faire l’unanimité en Allemagne: le syndicat IG Metall a fait valoir dans une lettre ouverte que l’acquisition de F-18 mettrait en danger “l’avenir de l’aérospatiale militaire en Allemagne”. L’Eurofighter est en effet assemblés à Manching, et de nombreux composants sont fabriqués à Augsbourg, Munich, Ulm ou encore Kiel. Le SPD est également loin d’être enchanté par cette décision : désireux d’amorcer un virage à gauche sur les dossiers de défense, plusieurs députés sociaux-démocrates remettent en cause la participation de l’Allemagne à la dissuasion nucléaire atlantiste.

Si Berlin s’est trouvé prisonnier de sa dépendance nucléaire envers l’Otan, le pire a toutefois été évité dans ce marché : il a en effet été envisagé d’acquérir en remplacement des Tornado les coûteux F-35 américains, que plusieurs pays européens ont déjà acquis malgré sa conception calamiteuse. Mais Paris a fait valoir qu'une telle option obérerait le développement du Système de combat aérien futur (SCAF), projet franco-allemand attendu à l’horizon 2040 pour remplacer le Rafale et l’Eurofighter. Reste que, depuis le retrait du service des derniers Phantom américains, la Luftwaffe avait réussi à se débarrasser de la tutelle de l'oncle Sam.

Source : Marianne.net / Louis Nadau


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samedi 25 avril 2020

Coronavirus : Trump et Pompeo, de sérieux doutes sur la transparence chinoise !

Coronavirus : Mike Pompeo s'en prend de nouveau à la Chine

Les Etats-Unis multiplient les critiques envers Pékin. Cette fois-ci, le chef de la diplomatie américaine l’accuse d’avoir détruit des échantillons et d’avoir faire de la rétention d’informations
 
Le gouvernement des Etats-Unis est en colère contre la Chine et tient à le faire savoir. Mercredi 22 avril, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo s’en est de nouveau pris à Pékin pour sa gestion du coronavirus. S’exprimant lors d’un point de presse, il a déclaré que les États-Unis avaient la ferme conviction que la Chine n’avait pas fait état dès que possible de l’apparition de l’épidémie, en violation des règlements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et s’était gardée de rapporter la transmission d’humain à humain du virus « pendant un mois, jusqu’à ce qu’il soit dans toutes les provinces » de Chine continentale.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi accusé Pékin d’avoir suspendu les tests de nouveaux échantillons du virus, « détruit des échantillons existants » et de n’avoir pas partagé les échantillons avec le reste du monde, « rendant impossible le suivi de l’évolution de la maladie ».

« Désinformation » chinoise ?

L’administration Trump a multiplié les critiques sur la gestion par Pékin de l’épidémie apparue en fin d’année dernière dans le centre de la Chine, à Wuhan, avant de se propager dans le monde. Même après que les autorités chinoises ont notifié l’OMS du nouveau virus, Pompeo a déclaré que la Chine « n’a pas partagé toutes les informations qu’elle avait ». Au lieu de cela, a poursuivi le représentant américain, « elle a caché à quel point la maladie était dangereuse ».

Donald Trump a annoncé la semaine dernière la suspension du financement américain de l’OMS, accusant l’agence onusienne d’avoir encouragé la « désinformation » chinoise au sujet de l’épidémie. Des représentants de l’OMS ont rejeté ces accusations et fait savoir que la Chine avait fait preuve de transparence. Le président américain a mis en doute le bilan de l’épidémie rapporté de Chine et prévenu que celle-ci ferait face à des « conséquences » s’il était avéré qu’elle était « sciemment responsable » du nouveau virus.

Source : Lopinion.fr  avec Reuters - 23 Avril 2020 à 07h17


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Coronavirus : Quel déconfinement géostratégique ?

Quelles réalités révélées par cette pandémie ?
De quoi s’agit-il : urgence sanitaire, crise, catastrophe ou fin du monde ?
Si l'objectif  principal est de sauver des vie, il faut  pour autant raison se garder...

Quels scénarios envisageables sur le plan géostratégique ?
Aux faiblesses et fragilités de notre monde globalisé, quelles évolutions possibles ?
Une radicalisation ou une renonciation des États-Unis, un rééquilibrage en zone d’influence...

Quelles conséquences sur nos modèles de vie et de gouvernance ?
Devenir des organisions internationales, de l'OMS, parole des États, souveraineté, frontières, traçage des populations...
Ce sont autant de questions !

Xavier Guilhou,
Président de la Section du Finistère de la FNCV

Spécialiste international reconnu dans les domaines de la prévention des risques, du pilotage de crises, et l’aide à la décision stratégique, actuel,Xavier Guilhou apporte des réponses adossées à son expérience  de plus de 40 ans.

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jeudi 23 avril 2020

8 mai 1945 : Commémoration - Confinés, tous aux balcons !

JOURNÉE NATIONALE DU 8 MAI 2020 RELATIVE A LA COMMÉMORATION DE LA VICTOIRE DE 1945

Confinement : Fleurir et pavoiser balcons et fenêtres...

Compte-tenu de la situation exceptionnelle liée à l’état d’urgence sanitaire et aux mesures de confinement [ndlr: épidémie de coronavirus], Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, indique que les cérémonies du 8 mai 2020 se dérouleront selon les modalités suivantes :

•    Une cérémonie, présidée par le Président de la République, aura lieu le matin à Paris, à l’Arc de triomphe, en présence d’un nombre restreint d’autorités civiles et militaires.
Cette cérémonie nationale ne sera pas ouverte au public mais sera retransmise en direct à la télévision.

•    Dans l’ensemble des départements ainsi que dans les territoires d’outre-mer, les Préfets et Hauts-Commissaires organiseront une cérémonie au monument aux morts de la commune chef-lieu dans un format restreint et en respectant strictement les mesures de distanciation. Cette cérémonie ne sera pas ouverte au public.

•    Dans les communes, les maires pourront organiser, en format très restreint et en respectant strictement les mesures de distanciation, un dépôt de gerbe au monument aux morts. Cette cérémonie ne sera pas ouverte au public.

•    Afin de manifester leur participation à cette journée nationale, le Président de la République demande aux Françaises et aux Français qui le souhaitent de pavoiser leur balcon aux couleurs nationales.


Source : Secrétariat d’État auprès de la ministre des Armées Genviève DARRIEUSSECQ/ Image Slate.fr


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lundi 20 avril 2020

Coronavirus : Où en est l’application de traçage «StopCovid» ?

Où en est l’application de traçage «StopCovid» ? La mise au point de l’Inria

Dans une longue note, Bruno Sportisse, le PDG de l’Inria, apporte des précisions sur l’application qui pourrait être mise en place en France.

Rarement une application aura autant fait parler d’elle avant même d’avoir vu le jour. Depuis que le ministre de la Santé et le secrétaire d’État au numérique ont évoqué sa possible mise en place, StopCovid suscite de nombreuses réactions. En France, l’institut national de recherche pour les sciences et technologies du numérique (Inria) est en tête de file pour le développement de cette application. Son PDG, Bruno Sportisse, fait le point dans une note.

Il précise d’abord qu’une telle application «n’est pas une application de ’ tracking’». Elle n’est pas non plus une application de surveillance: elle est totalement anonyme. Elle n’est pas non plus une application de délation: dans le cas où je suis notifié, je ne sais pas qui est à l’origine de la notification.

On parle bien d’une application de tracing (traçage), c’est-à-dire, capable de dire avec quelles personnes un individu a été en contact au cours des deux ou trois dernières semaines. Pendant les épidémies, les recherches des contacts que les malades ont pu avoir dans les jours ou semaines précédant la déclaration de la maladie sont généralement effectuées «à la main». Une application de traçage ou de tracing permet d’avertir automatiquement les personnes concernées....

Crypto-identifiant

Parmi les questions le plus souvent soulevées par les détracteurs d’une telle application figure le respect de la vie privée et des libertés individuelles. Peut-on, dans une démocratie, accepter que nos contacts soient suivis? Peut-on faire confiance à une application, validée par l’État, qui certifierait respecter la vie privée et les libertés individuelles?

Dans sa note, Bruno Sportisse détaille la façon dont les informations liées au smartphone sont traitées, pour que les identifiants du terminal ne puissent pas être utilisés pour identifier son propriétaire. «Dans tous les projets respectueux du cadre européen de protection de la vie privée (le RGPD, sous le contrôle des autorités indépendantes comme la CNIL en France), les informations circulent sous la forme de «crypto-identifiants», des données pseudonymisées, en général générées de manière éphémère (typiquement, pour une période de 15 minutes) et associées à un terminal et non à une personne», explique-t-il.

Le rapprochement entre les crypto-identifiants des contacts et ceux des personnes déclarées positives permet de déterminer si le détenteur du smartphone a été exposé et risque d’être à son tour contaminé. La procédure à suivre en cas de contamination n’est à ce jour pas définie. Sur le serveur central, il n’y a que des crypto-identifiants. «Dans le smartphone de mon voisin, il n’y a aucune donnée concernant mon diagnostic médical, aussi encrypté soit-il. Il y a une liste des crypto-identifiants de tous les smartphones rencontrés». Ce mode de fonctionnement doit permettre de préserver l’anonymat des personnes concernées.

Autorité de santé

«Les paramètres du modèle de transmission et les données statistiques anonymes sont entre les mains de l’autorité de santé qui fixe l’utilisation de ce système. Pas d’une compagnie privée, aussi innovante soit-elle», ajoute Bruno Sportisse. Ce qui pourrait rassurer quant à l’utilisation des données.

Toutefois, avec cette application, ni l’État, ni l’Inria et ses partenaires ne prétendent apporter de solution miracle. «En tout état de cause, aucune équipe travaillant sur ces sujets n’oublie que le «proximity tracing» n’est qu’une composante d’un ensemble plus vaste de mesures, dans le cadre d’une approche pilotée par une politique de santé. Je ne connais personne qui croie au solutionnisme technologique en la matière», ajoute Bruno Sportisse

StopCovid pourrait donc être un des éléments du dispositif de déconfinement, sachant que cette application ne sera en rien obligatoire, qu’une fois installée, elle pourra être désinstallée, que ces utilisateurs peuvent aussi choisir de couper le Bluetooth de leur smartphone et de la rendre inopérante. De nombreuses voix s’élèvent déjà pour contester l’éventuelle mise en place de StopCovid. Le risque zéro n’existe pas, dans le numérique pas plus qu’ailleurs.

Mais on peut aussi s’interroger: est-il plus judicieux d’accepter une application de tracing ou de continuer à renoncer à la liberté de se déplacer ?

Source : LeFigaro.fr / image BBCNews


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