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mercredi 22 novembre 2017

Argentine : L' ara san juan, sous-marin argentin, porté disparu depuis le 15 novembre...

Qu’est-il arrivé à l’ARA San Juan (S-42), l’un des deux sous-marins argentins de la classe TR-1700, livrés par le constructeur naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems dans les années 1980?

Parti de la base navale de Mar del Plata (400 km au sud de Buenos Aires) pour rejoindre Ushuaia (3.200 km plus au sud), ce sous-marin n’a plus fait signe...

« Nous n’avons pas encore pu le trouver ni avoir un contact, visuel ou par radar, avec l’ARA San Juan », a en effet déclaré Enrique Balbi, le porte-parole de la marine argentine, lors d’une conférence de presse donnée ce 17 novembre 2017.

Le sous-marin, avec 44 membres d’équipage à bord, venait de reprendre la mer après une escale de trois jours à Ushuaia.

La dernière communication avec ce sous-marin remonte au matin du 15 novembre, alors qu’il se trouvait près de Puerto Madryn, à 15 milles au large des côtes. Des recherches ont été lancées par la suite, avec un avion, un destroyer et deux corvettes. Menées au large de la Péninsule de Valdez, elles n’ont pour le moment rien donné en raison de « mauvaises conditions météorologiques dans la zone des opérations », a expliqué Enrique Balbi, qui se veut toutefois rassurant. Il faut être « prudent » car « on ne sait pas ce qui s’est passé, je ne veux pas dramatiser cette affaire », a-t-il dit.

Il est vrai que des rumeurs, évoquant un incendie à bord, ont vite fait le tour des rédactions. Mais la marine argentine privilégie pour le moment un « problème de batteries, par manque d’alimentation électrique », ce qui aurait affecté ses communications. Mais normalement, a précisé son porte-parole, le sous-marin aurait dû faire surface, selon « le protocole prévu. »

La marine argentine compte trois sous-marins, dont deux appartenant à la classe TR-1700 et un autre, de type 209, de conception plus ancienne.

Entré en service en 1986, l’ARA San Juan avait été immobilisé en 2008 afin de subir de lourdes opérations de maintenance censées prolonger sa vie opérationnelle pendant au moins une vingtaine d’années.

Source : Zone Militaire


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lundi 20 novembre 2017

Sarcelles : Un policier tue 3 personnes avec son arme de service avant de se suicider...

Un policier tue 3 personnes et en blesse 3 autres avant de se suicider...

Le drame s'est noué samedi soir 18 novembre 2017 dans cette commune du Val-d'Oise. 

Le policier de 31 ans a tué trois personnes et blessé trois autres. Il s'en est pris à sa petite amie, à sa famille, à des voisins, et même à un chien. «La rupture amoureuse semble la cause initiale» de ce drame, selon le parquet.

D'après les premiers éléments de l'enquête, ce fonctionnaire de police à Paris, qui était en instance de séparation avec sa petite amie, a tué trois personnes, dont son beau-père, et blessé sa belle-mère, sa compagne et la sœur de cette dernière. «La rupture amoureuse semble la cause initiale» de ce drame, a confié Eric Corbeaux, le procureur de la République de Pontoise au Figaro. Le pronostic vital de la fille et de la mère est engagé, a-t-il ajouté. 

Le drame s'est noué dans le vieux Sarcelles, à environ 300 mètres de la mairie de cette commune située au nord de Paris. Il est 20h45 quand Arnaud Martin, gardien de la paix au sein de la Compagnie de Sécurité et d'Intervention dans le XVIIe arrondissement, se rend après son service dans cette ville de grande banlieue parisienne. Comme convenu, il y retrouve sa petite amie de 25 ans, Amélie, «qui l'attendait pour discuter de leur séparation dans sa voiture», près du pavillon de ses parents, a indiqué dans un communiqué le procureur. Puis, «dans des circonstances à déterminer», le fonctionnaire sort son arme et la blesse au visage. La jeune femme était «consciente à l'arrivée des secours», précise le parquet. 

Deux passants auraient tenté de s'interposer...

Dans la foulée, Arnaud Martin abat deux personnes qui, selon les premiers éléments de l'enquête, auraient tenté d'intervenir. D'abord un homme âgé de 30 ans, qui écoutait de la musique dans sa voiture et qui «venait voir ce qui se passait», selon le procureur. Puis un second passant, âgé de 44 ans, dont le corps a également été retrouvé à proximité. Le procureur a confirmé au Figaro que ces deux personnes décédées étaient «à ce stade sans lien avec l'auteur des faits». 

L'homme de 44 ans, «sorti acheter des cigarettes», «s'apprêtait à souffler ses bougies d'anniversaire», a témoigné auprès de l'AFP sa belle-soeur Noria Madani, très affectée: «Il a dit à ses enfants qu'il revenait tout de suite et la police est venue dire qu'il ne reviendra plus jamais...». «Ce sont des gens du voisinage, je les connais bien car j'ai habité dix ans dans cette rue, ils n'avaient aucun lien» avec le policier, a affirmé pour sa part l'ex-maire de Sarcelles François Pupponi, présent sur place.

«Les gens ne comprennent pas qu'un policier ait pu faire ça»

Puis le fonctionnaire est entré dans le pavillon où habite la famille de sa petite amie et a tué le père de sa petite amie. Il a ensuite grièvement blessé la mère au thorax avant de tirer une balle dans le fémur de la sœur de la jeune femme. Le policier, qui a également abattu le chien de la famille, est finalement «retrouvé mort d'une balle dans la tête, son arme à la main, au fond du jardin», selon le parquet. 

Ce sont des riverains qui ont alerté les forces de l'ordre après avoir entendu des coups de feu. «C'est l'incompréhension d'une telle horreur, que ce soit un jeune policier qui ait commis ce drame», a réagi sur BFMTV François Pupponi. «Les gens ne comprennent pas qu'un policier ait pu faire ça». «Selon ses chefs de service, c'était un bon fonctionnaire, ancien gendarme mobile très rigoureux qui n'avait pas fait part de difficultés», a ajouté le procureur, après avoir confié l'enquête au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles. 

Recrudescence de suicides dans les forces de l'ordre ...

Depuis les attentats de 2015, les policiers avaient droit de porter leur arme hors service à condition que leur hiérarchie soit d'accord. En juin dernier, les règles ont toutefois été durcies. Depuis cette date, les agents doivent désormais avoir effectué au moins un entraînement de tir tous les quatre mois pour pouvoir bénéficier du port d'armes hors service, et non plus trois entraînements par an, que certains regroupaient sur une même période, selon Europe 1. Pour contenir toute polémique qui pourrait surgir de ce drame, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a déclaré ce dimanche que les policiers «resteraient armés» hors service. 

Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l'ordre. Depuis le début de l'année, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort, selon un décompte initial du ministère de l'Intérieur complété par l'AFP. Début novembre, les médias évoquaient une nouvelle vague de suicides intervenue dans la police depuis la fin de l'été. Parmi ces décès, celui de l'ancien chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, le commissaire de police Antoine Boutonnet, a particulièrement marqué les esprits. Dans la foulée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a demandé une «évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides parmi les forces de l'ordre». Après un pic en 2014, année noire au cours de laquelle 55 policiers (contre 40 en moyenne annuellement) et une trentaine de gendarmes avaient mis fin à leurs jours, le nombre de suicides parmi les forces de l'ordre avait décru en 2015 et 2016.

Source: AFP.FR

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dimanche 19 novembre 2017

Somalie : Les drones américains attaquent les milices Shebab liées à Daesh

Depuis juin 2017, les États-Unis ont effectué une quinzaine de frappes aériennes en Somalie, exclusivement contre les milices Shebab, affiliées à al-Qaïda. Jusqu’à présent, la branche somalienne de l’État islamique, dont les effectifs sont peu étoffés, avait échappé aux drones américains. Ce n’est plus le cas désormais.

En effet, le 3 novembre 2017, le Pentagone a dit avoir réalisé deux frappes contre l’État islamique dans le nord-est de la Somalie.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a précisé, via un communiqué, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique.

« Les forces américaines continueront à utiliser toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les Américains et pour neutraliser les menaces terroristes », a continué l’US AFRICOM « Cela inclut un partenariat avec l’AMISOM [Force de l’Union africaine en Somalie, ndlr] et les Forces de sécurité nationales somaliennes (FNS) » afin de « cibler les terroristes, leurs camps d’entraînement et leurs refuges partout en Somalie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il souligné.

Un drone a effectué une première frappe vers minuit (heure locale) tandis que la seconde a eu lieu en fin de matinée, le 3 novembre. A priori, la cible était une « base » de l’EI implantée près du village de Buqa, situé au sud de Qandala, ville de la région semi-autonome du Puntland, brièvement occupée par l’organisation jihadiste en 2016.

La présence de l’EI en Somalie se concentre essentiellement dans la région montagneuse de Qandala. Le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies relatif à la Somalie ne s’y est pas attardé, se bornant seulement à souligner que le groupe jhadiste avait poursuivi « ses actions » au cours des semaines ayant précédé sa publication. Parmi ces dernières, il y aurait au moins un attentat suicide et l’attaque d’un hôtel.

La branche somalienne de l’EI est commandée par un certain Abdulqadir Mumin, un cadre dissident du mouvement Shebab. Le niveau de ses effectifs n’est pas connu. Selon les sources, il varie entre 70 et 300 combattants. En outre, elle disposerait d’un camp d’entraînement, lequel a très probablement été visé par les frappes américaines.

Source : Zone Militaire

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jeudi 16 novembre 2017

CEMAT: Mise au point « On ne peut avoir d’ambition sans effectif » ...

« Dans cet environnement qui remet en cause les certitudes et les repères de trois décennies, seule une France forte, maîtresse de son destin, peut apporter des réponses aux grandes crises contemporaines, promouvoir ses valeurs et faire valoir ses intérêts . Cette ambition ne peut se passer d’une diplomatie et d’une défense de premier plan, soutenues par une grande armée, forte et crédible, capable d’agir face à toutes les menaces et dans tous les espaces », a écrit le président Macron, dans la préface de la Revue stratégique.

Tel est donc l’objectif affiché. Quant aux moyens pour l’atteindre, ils feront l’objet de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui sera soumise au Parlement l’an prochain. Mais avant cette étape, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a demandé à ses états-majors de mener une réflexion pour définir les critères pour que l’armée qu’il commande puisse être la première d’Europe. A priori, c’est un exercice inédit. « On ne l’a jamais fait », a-t-il en effet affirmé lors d’une audition au Sénat.

Le premier critère donné par le CEMAT aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées va de soi : il s’agit de «pouvoir bénéficier d’un modèle d’armée complet ou presque complet » afin d’être capable « d’entrer en premier, de durer et d’affronter tout type d’ennemi. »

Le second, tout aussi évident que le premier, porte sur les effectifs (le général Bosser parle de « disposer d’une masse »). Depuis 2015, ceux de la Force opérationnelle terrestre (FOT) ont été revus à la hausse, passant de 66.000 à 70.000 soldats. Mais, visiblement, c’est encore insuffisant aux yeux du CEMAT s’il faut mener de front des opérations intérieures comme Sentinelle et intervenir sur trois, voire quatre théâtres extérieurs. « Il faut du monde. On ne peut avoir d’ambitions sans effectif », a-il souligné. D’autant que cette masse est aussi « une nécessité pour avoir un effet d’entraînement vis-à-vis de nos partenaires », a-t-il ajouté.

« On peut aussi comprendre ce critère de masse comme le fait d’être capable de créer des volumes de forces à un moment et en un lieu donnés grâce à une agilité accrue », a expliqué le général Bosser. Cela étant, selon lui, cette « masse, c’est une armée de Terre d’au moins 100.000 militaires, soit un petit peu plus que les 97 000 dont on dispose aujourd’hui. » Voilà ce qui tord le cou à l’idée selon laquelle la technologie permet de réduire les effectifs tout en garantissant l’efficacité des troupes.

« L’inflation technologique […] se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique » et elle « ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération », avait ainsi expliqué le général (2S) Vincent Desportes.

Disposer d’effectifs importants ne suffit évidemment pas. Une armée de 100.000 ou 200.000 hommes mal entraînés et dont les règles d’engagement lui imposent de rester l’arme au pied la plupart du temps est aussi utile qu’une valise sans poignée. Aussi, le troisième critère défini par le général Bosser est celui de l’aguerrissement. Un thème dont il a été beaucoup question dans ses récentes interventions.

« Il s’agit de pouvoir disposer de soldats capables de gagner des combats de plus en plus difficiles, dans des milieux de plus en plus complexes », a précisé le CEMAT. Mais pas seulement puisqu’il s’agit aussi, a-t-il continué, d’avoir la capacité « à durer, à supporter des pertes et à payer le prix du sang. »

Or, cela ne va pas toujours de soi avec les autres armées européennes. « Il n’est pas toujours facile d’évoquer ce sujet avec nos alliés : on peut partager beaucoup de choses dans le domaine de la formation initiale, ou de celle des démineurs » mais « quand il s’agit d’engager des soldats et de prendre le risque de perdre des vies, le dialogue est souvent plus délicat », a relevé le général Bosser.

Voilà de quoi donner du grain à moudre pour arriver à la « culture stratégique commune » que le président Macron souhaite donner à l’Union européenne… Et qui peut compliquer un autre critère donné, sans plus de précision, par le général Bosser : celui concernant la « capacité à générer ou à soutenir des coopérations ».

Là, on devine que son propos ne portait pas uniquement sur les coopérations européennes, mais plus sur la capacité à encourager et à soutenir les initiatives de pays africains, comme par exemple la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Enfin, et ce n’est pas non plus une surprise, un dernier critère porte sur le matériel. Il s’agit de « posséder des équipements de quatrième génération », a insisté le CEMAT, c’est à dire d’engins « dotés d’un niveau de protection de haute qualité », d’être capable de pratiquer un combat interarmes info-valorisé » et de garder un temps d’avance dans la course à l’innovation. » Et « c’est tout l’enjeu du programme Scorpion», a-t-il souligné.

« Tous ces critères n’ont de sens que si le cadre général de notre action est robuste. Selon moi, pour ce faire, il est nécessaire d’assumer notre spécificité militaire et que la condition des personnels soit à la hauteur de ce qu’on en attend », a estimé, pour conclure, le général Bosser.

Source : Zone Militaire

 
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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 novembre 2017

Meylan, Isère : Nouvel incendie volontaire dans une caserne de la gendarmerie

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2017, un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de la caserne de gendarmerie de Meylan (Isère). Plusieurs véhicules ont été détruits et les façades de bâtiments où sont logés les militaires et leurs familles ont été endommagées par les flammes.

« À 3h35, les gendarmes ont été réveillés par des odeurs de fumée qui venaient de dessous les bâtiments où sont logées les familles », a raconté le colonel Yves Marzin, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

Les familles ont alors été rapidement évacuées et l’incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Aucune victime n’est à déplorer.

Cet incendie, apparemment volontaire, est le troisième à s’être déclaré sur un site de la Gendarmerie.

Le 19 septembre, cinq véhicules garés sur un parking de la caserne Jourdan, qui abrite le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, à Limoges, avaient été détruits par les flammes.

Les dégâts furent plus importants encore quand, deux jours plus tard, le feu ravagea les locaux techniques du groupement de gendarmerie de l’Isère, à Grenoble.

Dans les deux cas, la mouvance liée à l’extrême-gauche est suspectée d’être à l’origine de ces incendies, qui coïncident avec ceux ayant visé la société Enedis, qui installe les compteurs électriques Linky, à Grenoble et à Limoges.

Au moment des faits, le quotidien « Le Figaro » avait indiqué que la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) s’inquiétait du risque de dérives de certaines factions de l’ultra-gauche et redoutait un scénario analogue à celui qui vit la formation du groupe terroriste Action Directe.

En attendant, l’incendie ayant visé la caserne de Meylan est différent par rapport aux deux précédents dans la mesure où, cette fois, les familles des gendarmes ont, semble-t-il, été directement visées.

« Les véhicules visés sont des véhicules civils, qui appartiennent aux familles. C’est un nouveau cap qui est franchi », a en effet déclaré le colonel Marzin. « On s’attaque directement aux familles », a-t-il insisté, sur les ondes de France Info.

Source : Zone Militaire

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mardi 7 novembre 2017

Régiment du Train : Deux militaires gravement blessés dans un accident de VAB au camp de La Courtine

Des manœuvres menées par le 511e Régiment du Train (RT) ont mal tourné, le 26 octobre 2017, au camp militaire de La Courtine. Alors qu’un exercice visant à simuler l’évacuation de blessés touchait à sa fin, un Véhicule de l’Avant Blindé (VAB) a fait une sortie de route, avant de se retourner.

Parmi les cinq militaires qui se trouvaient à bord, deux ont été gravement blessés. Ils ont été transportés par des hélicoptères de la Gendarmerie et de la Sécurité civile vers les hôpitaux de Limoges et de Clermont-Ferrand.

Les blessés ont rapidement été pris en charge par les équipes sanitaires qui étaient déjà sur place pour les besoins de l’exercice. Une enquête a été confié, comme il est d’usage en pareil cas, à la gendarmerie.  

Source : Zone Militaire

 
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samedi 4 novembre 2017

OPEX : Deux militaires français blessés par un drone armé de l’État islamique

En octobre 2016, on apprenait que deux aviateurs du Commando Parachutiste de l’Air 10 (CPA 10) de la Task Force Hydra avaient été gravement blessés par l’explosion d’un drone piégé par l’État islamique (EI ou Daesh), alors qu’ils se trouvaient à Erbil (Kurdistan irakien). Mais ils n’ont pas été les seuls à avoir été touchés par ce mode d’action.

En effet, lors d’une audition au Sénat, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a révélé, sans donner de date, que deux militaires du 13e Régiment de Dragons Parachutistes (RDP) ont été « blessés dans une colonne des forces irakiennes par un drone que l’on trouve dans le commerce, sur lequel une caméra et une griffe permettant d’emporter une sous-munition avaient été ajoutées. » Et d’ajouter que cet engin aurait presque réussi à « renverser le rapport de force. »

« La qualité de nos instructeurs a permis à l’armée irakienne de réinvestir Mossoul, et on subit des pertes causées par un drone de 250 euros! », s’est insurgé le CEMAT, qui entend tirer les enseignements de cette affaire.

Source : Zone Militaire

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mercredi 1 novembre 2017

Etats-Unis : Attaque terroriste à la camionnette, huit morts à New York !

" Un acte terroriste au nom de l'organisation Etat islamique "

Le chauffeur a fauché des cyclistes mardi dans le sud de l'île de Manhattan, faisant huit morts et au moins 11 blessés dans un acte qualifié de terroriste par les autorités.

Après l'attaque de Manhattan, Trump ordonne le renforcement du contrôle des étrangers

C'est la première fois depuis le 11 septembre 2001 qu'un attentat fait des morts à New York. Un homme, au volant de son véhicule, a fauché des cyclistes dans le sud de l'île de Manhattan, mardi 31 octobre. Le dernier bilan fait état de huit morts et d'une douzaine de blessés. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque qualifiée "d'acte de terrorisme" par le maire de New York, Bill de Blasio.

Que s'est-il passé ?

Les faits se sont déroulés vers 15h15 (20h15 à Paris) sur la grande artère de West Houston Street, où se pressaient beaucoup de passants en cette journée ensoleillée et où beaucoup s'apprêtaient à fêter Halloween. La camionnette, qui avait été louée auprès du loueur Home Depot, a d'abord emprunté la piste cyclable sur près d'un kilomètre, renversant plusieurs cyclistes, avant d'entrer dans un bus de ramassage scolaire et d'être obligée de s'arrêter, a expliqué le chef de la police, James O'Neill.

Le chauffeur est alors sorti de son véhicule de location, armé d'un fusil à air comprimé et d'un fusil de paint-ball. C'est à ce moment-là que les policiers lui ont tiré dessus et l'ont appréhendé. L'homme a été touché à l'abdomen et a dû être hospitalisé, sans qu'on sache la gravité de son état.

Qui sont les victimes ?

Au total, huit passants ont été tués par le conducteur du véhicule, et selon les pompiers, 11 personnes ont été blessées et hospitalisées, dans un état "grave" mais sans que le pronostic vital soit engagé. Cinq touristes argentins et une femme  belge ont été tués. Les Argentins, originaires de Rosario, "fêtaient le 30e anniversaire de la fin de leurs études", selon un communiqué officiel venant de Buenos Aires. Un sixième Argentin, membre de ce groupe, figure parmi les blessés. La femme belge tuée, originaire de Roulers, visitait New York en compagnie de sa sœur et de sa mère.

Comme le véhicule a emprunté une piste cyclable, il semble que bon nombre des victimes circulaient à vélo. De nombreuses photos et vidéos montrent des cadres de vélos tordus et écrasés. 

Que sait-on de l'auteur de cette attaque ?

Il s'agit d'un homme de 29 ans, dont l'identité n'a pas été révélée. La police l'a blessé par balle, au niveau de l'estomac, avant de l'interpeller. Selon plusieurs médias, dont le New York Post et le Daily News, l'homme aurait crié "Allah Akbar" en sortant de la camionnette. La chaîne NBC s'est procuré une vidéo filmée par un témoin, dans laquelle on aperçoit un homme tenant à la main ce qui semble être une arme.

"Sur la base des informations immédiatement disponibles, c'était un acte de terrorisme", a déclaré le maire démocrate Bill de Blasio. Une attaque qui ressemble à celles de Nice et de Barcelone.

Selon la chaîne de télévision CNN et le quotidien New York Times, les enquêteurs ont découvert une note laissée par le suspect dans laquelle il dit avoir agi au nom de l'organisation Etat islamique (EI).

Comment réagissent les autorités ?

La sécurité va être renforcée dans les villes durant les prochaines heures, ont annoncé le maire de la ville, le gouverneur et chef de la police de New York lors de leur conférence de presse. Mais pas question d'annuler le défilé d'Halloween dont l'arrivée est prévue à moins deux kilomètres du lieu de l'attaque. Le correspondant à New York de BFMTV précise sur Twitter que la sécurité autour du marathon de New York, qui aura lieu le 5 novembre, sera également renforcée.

Source : FranceTVinfo.fr

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mardi 31 octobre 2017

Législation : Fin de l'état d'urgence, remplacé par la loi antiterroriste...

Deux ans après son instauration, l'état d'urgence prendra fin mercredi 1er novembre 2017 pour être remplacé par une loi antiterroriste qui doit assurer "pleinement la sécurité" des Français selon Emmanuel Macron.

Pour marquer solennellement cette étape, le chef de l'Etat a signé en direct lundi, devant les caméras, cette loi qui pérennise plusieurs mesures de l'état d'urgence instauré au soir des attentats du 13 novembre 2015 (130 morts).  

C'est mercredi à minuit que l'état d'urgence laissera place à la loi, comme l'avait promis Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. 

"Cette loi nous permettra de sortir de l'état d'urgence à compter du 1er novembre tout en assurant pleinement la sécurité de nos concitoyens", a déclaré le président au cours d'une courte allocution, entouré du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.  

"Elle sera évaluée d'ici deux ans" et ce qui devra être modifié "le sera", a-t-il promis. 

Votée le 18 octobre 2017 à une large majorité, cette loi renforce les pouvoirs de l'exécutif pour assigner quelqu'un (non plus à résidence, mais dans un périmètre au minimum égal à la commune) et réaliser des perquisitions à domicile. Il peut aussi fermer un lieu de culte où se diffuseraient des idées incitant au terrorisme ou effectuer des contrôles d'identité près des frontières et des gares ou aéroports. Le tout sans feu vert judiciaire, perquisitions exceptées. 

La France aura connu 23 mois d'état d'urgence ininterrompu, soit un record pour ce régime d'exception créé en 1955, durant la guerre d'Algérie. Depuis ont eu lieu plusieurs attentats, dont celui de Nice qui a fait 86 morts. 

L'état d'urgence a en revanche permis de "saisir 625 armes dont 78 armes de guerre et de déjouer des attaques importantes dont l'une contre un meeting pendant la campagne présidentielle", a souligné Gérard Collomb. Depuis deux ans, plus de 4.300 perquisitions ont été menées et 600 assignations prononcées, selon le ministère de l'Intérieur.  

Le ministère étudiera cas par cas la situation des 41 personnes actuellement assignées et des 11 lieux de cultes fermés, afin de décider de leur sort sous le nouveau régime. Certaines des personnes assignées pourront avoir l'option d'un bracelet électronique pour se déplacer dans une zone plus large. 

La loi "fait très largement consensus" dans l'opinion et dans les groupes politiques, a fait valoir M. Collomb devant la presse, rappelant qu'elle avait été votée à l'Assemblée par 415 voix sur 577. Emmanuel Macron a estimé qu'elle avait fait l'objet de débats "riches et nourris" au Parlement. 

Des députés LR avaient dénoncé "une loi de désarmement" et demandé une prolongation de l'état d'urgence un an supplémentaire, quand la présidente du FN Marine Le Pen avait dénoncé un "sous-état d'urgence" ne s'attaquant pas "à l'idéologie islamiste". 

Le texte a suscité relativement peu de controverse dans l'opinion, qui reste traumatisée par les attentats jihadistes ayant fait 241 morts depuis 2015. Elle a été en revanche dénoncée comme "liberticide" par ses opposants notamment d'extrême gauche, et critiquée par des experts de l'ONU. 

Mais, pour Gérard Collomb, le texte offre un "juste équilibre entre sécurité et liberté" et "une réponse durable à une menace devenue durable". 

L'ancien ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, soucieux des libertés publiques du fait de la succession de cinq textes sécuritaires depuis 2015, s'est montré critique dans un tweet: "l'histoire retiendra qu'une loi modifiant le code de procédure pénale fut signée par le Chef de l'Etat en présence que de ..." 

Les Français sont plus de la moitié (57%) à soutenir le texte, même si 62% d'entre eux estiment aussi qu'il aura "tendance à détériorer leurs libertés", selon un récent sondage Fiducial/Odoxa. 

Emmanuel Macron avait précisé début octobre qu'il ne comptait pas la déférer devant le Conseil constitutionnel, comme l'avait suggéré l'ex-Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve en raison de craintes d'atteintes aux libertés. 

M. Macron doit prononcer mardi devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg un discours où il défendra cette loi. 

Source: AFP

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dimanche 29 octobre 2017

Armement USA : La moto furtive hybride tout terrain SilentHawk

Le Pentagone commande deux autres prototypes de la moto « furtive » SilentHawk.

Le 14 septembre 2017, l’entreprise Logos Technologies a annoncé avoir obtenu, auprès de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence de recherche et de développement du Pentagone, un second contrat visant à développer deux nouveaux prototypes de la motocyclette tout terrain SilentHawk.

Pour ce projet, Logos Technologies s’est associé avec Alta Motors, le constructeur californien de la moto tout-terrain électrique RedShift MX.

La SilentHawk dispose d’une batterie lithium-ion d’une capacité de 5,8 kWh, ce qui lui donne une autonomie de 2 heures en mode silencieux.

Sa particularité est qu’elle est dotée d’un « range-extension genset », c’est à dire d’une sorte de groupe électrogène embarqué pouvant fonctionner avec tous les types de carburant (essence, gazole et même kérozène), afin de pouvoir recharger ses batteries et ainsi porter son autonomie à plus de 270 km.

D’une masse inférieure à 160 kg, la SilentHawk pourrait atteindre la vitesse de 130 km/h en pointe, tout en présentant d’excellentes capacités tout terrain. En outre, le bruit qu’elle émet en mode silencieux (donc électrique) serait de 55 décibels, soit le niveau qu’atteint une conversation de bureau. Quand son « range-extension genset » est en marche, elle produit autant de bruit qu’un aspirateur.

Le nouveau contrat attribué par la Darpa prévoit la mise au point d’un prototype avec un « range-extension genset » détachable. Quant au second, qui ne sera pas équipé du groupe électrogène auxiliaire, il doit permettre d’optimiser le système de traction avant de la moto.

« Notre objectif est de réaliser un prototype opérationnel avec une architecture modulaire, qui permettra à l’utilisateur de le configurer, avec ou sans le « range-extension genset », afin de répondre aux exigences spécifiques de chaque mission », a expliqué Dale Turner, le responsable du programme SilentHawk.

Outre cette moto silencieuse, l’armée américaine cherche également à mettre au point un pick-up « furtif », en transformant un Chevrolet Colorado en véhicule électrique.

Source : Zone Militaire


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mercredi 25 octobre 2017

Armée : 60% des militaires de carrière envisagent de quitter les rangs...

Entre la vocation, le désir de servir et de s’engager pour les autres, la recherche de valeurs, les envies d’ailleurs, la soif d’aventures, l’opportunité d’avoir une première expérience professionnelle, la tradition familiale ou encore le prestige de l’uniforme, les raisons qui poussent un jeune homme (ou une jeune femme) à se rendre dans un centre de recrutement (CIRFA) sont à la fois nombreuses et variées.

Cela étant, une fois que le contrat d’engagement signé, il faut veiller à éviter les désillusions, qui surviennent quand la réalité n’est pas conforme à ce qu’avait imaginé la recrue. Ainsi, dans son rapport sur la Fonction militaire, le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) constate un niveau élevé du taux de dénonciation des contrats, en particulier chez les militaires du rang, au cours de la période probatoire de 6 mois (renouvelable une fois, sous certaines conditions).

Ce taux de dénonciation de contrat concerne davantage l’armée de Terre (entre 20 et 28% depuis 2005) que la Marine nationale et l’armée de l’Air (entre 10 et 20%).

« Cette réalité est préoccupante pour les gestionnaires. Une part n’en demeure pas moins naturelle. Rejoindre une unité militaire revient à découvrir un monde en soi, dont les modes de fonctionnement et de rapport aux autres sont marqués par de fortes particularités qui peuvent désorienter une jeune recrue », explique le HCECM.

L’armée de Terre s’est donné pour objectif de réduire ce taux de dénonciation de contrat à 15%. Ce qui est « très souhaitable mais sans doute difficile à atteindre », note le rapport, qui appelle à prendre des mesures pour prendre en compte l’évolution de la société française afin de «prévenir tout creusement d’écart rédhibitoire entre la fonction militaire et les jeunes qui pourraient être appelés à la rejoindre. »

Quant à ceux qui n’ont pas dénoncé leur contrat au terme de la période probatoire, ils sont nombreux à envisager de quitter l’armée, même si le statut militaire, la participation active à la défense du pays, l’impression d’être utile, les valeurs, les rapports humains et l’esprit de cohésion sont de « puissants leviers » pour y rester.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 octobre 2017

Finance : Transport aérien stratégique - Enquête du Parquet financier

Étant donné que les moyens de l’armée de l’Air en matière de transport aérien stratégique sont plus que limités et que les besoins ne cessent de croître dans ce domaine, le ministère des Armées a recours des sociétés privées, généralement russes et ukrainiennes, qui disposent d’avions gros porteurs de type N-124, IL-76 et AN-225.

Deux types de procédures pour l’affrètement aérien existent : celle basée sur le contrat SALIS, dans le cadre de l’Otan, et celle dite « à bons de commande », dont le marché a été attribué à la société International Chartering Systems (ICS), qui, elle-même, fait appel à des sous-traitants (Transaviaexport, Ukraine Air Alliance, Flight Unit 224 – TTF Air 224 TH et Aviacon Zitotrans). Ce qui représente une charge importante au niveau financier.

S’agissant des affrètements via le dispositif SALIS, il n’y a pas de surprise. En 2017 comme en 2016, le coût de l’heure de vol (38.600 euros tout de même) n’a pas changé. En revanche, il en va tout autrement pour la procédure à bons de commande, la société ICS ayant augmenté ses tarifs de 37% en un an, ce qui fait qu’une heure de vol est facturée 67.500 euros au lieu de 49.000 euros.

De quoi faire tousser les magistrats de la Cour des Comptes, lesquels ont saisi, nous apprend le quotidien Le Monde, le Parquet national financier (PNF) avant l’été. Ce qui pose problème est l’opacité qui entoure le marché attribué à ICS. Un point qui avait déjà été souligné par la rue Cambon en octobre 2016, qui avait constaté des « anomalies. »

Puis, en mars, le député François Cornut-Gentille s’était interrogé sur ce recours « privilégié » des Armées à ICS depuis plusieurs années. Recours qui, selon lui, « défie la logique financière ». Autre élément qui a troublé le parlementaire : le ministère paie les factures de cette société via un compte à Singapour, ce qui est toutefois légal. D’après Le Monde, il a adressé une nouvelle question écrite pour interpeller Mme le ministre des Armées, Florence Parly, sur ce dossier.

Source : Zone Militaire

 
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jeudi 19 octobre 2017

Police - Gendarmerie : Le nombre de gendarmes et policiers blessés en mission augmente...

Selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 18.721 gendarmes et policiers ont été blessés en mission ou durant les heures de service en 2016. Par rapport à l’année précédente, ce chiffre est en recul de 1,7%. Mais à y regarder de près, il couvre des réalités fort différentes.

Ainsi, dans le détail, 5.767 policiers et 4.079 gendarmes ont été ou se sont blessés lors d’une intervention, ce qui fait une hausse globale de 4% si l’on considère les statistiques de 2015. En revanche, le nombre de personnels blessés en service affiche une une baisse de 7,4%.

Pour ce qui concerne plus particulièrement la gendarmerie, l’ONDRP indique que 49% des gendarmes blessés lors d’une mission de police (soit 1.984 militaires) l’ont été à la suite d’une agression, ce qui fait une hausse – conséquente – de 10% sur un an.

S’agissant des policiers, il a été constaté une très forte hausse des blessures par arme chez les policiers (+60% en un an). « Parmi les policiers blessés en mission de police, 70 % assuraient des missions liées à la sécurité publique et 21 % étaient affectés au sein de la préfecture de police de Paris », détaille l’étude de l’ONDRP .

En outre, 1.919 gendarmes ont été blessés « en environnement opérationnel lors d’opération ou de mission de police en dehors des agressions et des ACCR » [accident de la route, ndlr], note l’étude. Cela représente 47% des gendarmes blessés en mission. « Par rapport à 2015, le nombre de personnels blessés dans ces circonstances a connu une augmentation de 10 % (1.743 blessés en 2015), souligne l’ONDRP.

Enfin, le seul cas où le nombre de gendarmes blessés baisse est celui des « accidents corporels de la circulation routière », qui représente 4% de l’ensemble des miliaires blessés au cours d’une mission de police en 2016. « Cette catégorie enregistre une baisse de l’ordre de 26 % entre 2016 et 2015 (239 gendarmes victimes en 2015 contre 176 en 2016) », précise l’Observatoire.

Par ailleurs, le nombre de gendarmes et de policiers tués dans l’exercice de leur fonction a fortement augmenté en 2016. Au total, 18 militaires de la gendarmerie ont trouvé la mort, dont 14 lors d’une opération de police.

« Parmi ces décès, 2 sont consécutifs à des agressions physiques, 6 résultent d’accidents corporels de la circulation routière (ACCR) survenus tandis que les personnels étaient en intervention et 6 ont eu lieu en environnement opérationnel, c’est-à-dire lors d’opération de police dans d’autres circonstances que celles des agressions et des ACCR. Le nombre élevé de victimes en 2016 est donc essentiellement dû à des événements tragiques accidentels », précise l’ONDRP. 

Source : Zone Militaire

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mardi 17 octobre 2017

Kenya : Askari Storm, bientôt un exercice militaire franco-britannique

Ne serait-ce qu’avec Djibouti, l’armée de Terre ne manque pas de terrains d’entrainement pour l’aguerrissement de ses soldats en milieu désertique. D’autant moins que ces derniers ont l’habitude d’évoluer dans des conditions particulièrement exigeante avec l’opération Barkhane, au Sahel.

Pour autant, en novembre 2017, des unités françaises partiront au Kenya pour se joindre au 3e Bataillon du Parachute Regiment de la British Army et prendre ainsi part à l’exercice Askari Storm, dont le thème portera sur la « prévention de l’instabilité » et la « propagation de l’extrémisme violent ».

Telle est, en effet, l’annonce que vient de faire le ministère britannique de la Défense (MoD), après la rencontre, le 31 août, de Florence Parly, la ministre française des Armées, avec Michael Fallon, son homologue d’outre-Manche.

L’exercice Askari Storm se déroulera à Archers Post, dans la réserve nationale de Samburu (centre du Kenya), qui sert de terrain d’entraînement à la British Army depuis plus de 60 ans.

Mais avant la tenue de cet exercice, la 11e Brigade Parachutiste (BP) et la 16 Air Assault Brigade participeront ensemble à des manoeuvres de l’Otan, qui auront bientôt lieu en Bulgarie, Hongrie et Roumanie.

Dans un entretien donné à l’agence Reuters, M. Fallon a assuré que la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) « n’aura pas d’impact sur les liens avec la France en matière de défense ». Et d’insister : « C’est une relation forte qui ne sera pas affectée par Brexit. »

Membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et puissances nucléaires, la France et le Royaume-Uni ont engagé des programmes d’armement communs (missiles et Système de combat aérien futur) ainsi qu’une coopération dans le domaine de la physique expérimentale afin de garantir le bon fonctionnement de leur arsenal stratégique (projet EPURE). En outre, les deux pays ont mis sur pied une force expéditionnaire conjointe (Combined UK and French Joint Expeditionary Force, CJEF).

Source : Zone Militaire

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