FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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mercredi 16 mai 2012

France : Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense du gouvernement Ayrault

Jean-Yves Le Drian, un «Hollandais» de la première heure ministre de la Défense

Comme cela était prévu depuis des mois, le breton Jean-Yves Le Drian, 65 ans, vient d'être nommé ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement Ayrault. Né à Lorient en juin 1947, Jean-Yves Le Drian est président du conseil régional de Bretagne depuis 2004. Son expérience gouvernementale se limite à un poste de secrétaire d'Etat à la Mer dans le gouvernement Cresson (1991-92).

Issu d'un milieu ouvrier, il a fait ses premières armes à la Jeunesse Etudiante Chrétienne. Historien de formation, il adhère au PS en 1974. Il a été maire de Lorient de 1981 à 1998, et à ce titre, connait bien la Marine nationale. Il a également été député du Morbihan de 1978 à 2007 (sauf entre 1991 et 1997) et a alors siégé à la commission de la défense.

Voici ce qu'il disait durant la campagne présidentielle. > Lire...

Kader Arif est nommé ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants. Né à Alger en 1959, fils de harki, Kader Arif est député européen et responsable de la fédération PS de Haute-Garonne.

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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mardi 15 mai 2012

Tchad : Deux militaires français pris pour cible à N'Djamena

Un soldat tchadien tire sur deux militaires français de la Force Epervier à N'Djamena

Le matin du 9 mai 2012, un soldat tchadien a tiré quatre à quatre reprises sur deux militaires français qui sortaient de la base Hadji Kossei, à N’Djamena, à bord d’un véhicule civil doté de plaques militaires.

L’un d’entre eux a été touché au coude par une balle. Admis à l’antenne médicale française, ses jours ne sont pas en danger. Toutefois, il serait question de l’évacuer, selon une source proche de l’ambassade de France au Tchad interrogée par l’AFP.

L’auteur des coups de feu a pu être interpellé quelque temps après par la police tchadienne avant d’être remis aux renseignements militaires (deuxième bureau, B2) pour être interrogé. A ce stade, on ignore ses motivations.

Actuellement, les Elements Français au Tchad (EFT) de la Force Epervier comptent 950 hommes. Ils assument plusieurs missions, dont la protection les intérêts de la France ainsi que celle des ressortissants français résidant dans ce pays et le soutien logistique aux Forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

Source : Zone militaire

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dimanche 13 mai 2012

Algérie: Le FLN arrive en tête aux élections législatives, devant les islamistes !

Le FLN est devant les islamistes aux élections législatives algériennes

Le Front de libération nationale (FLN, parti présidentiel) a remporté vendredi 11 mai 2012 les élections législatives en Algérie, avec 220 des 462 sièges, et les islamistes ont subi un revers, en arrivant en troisième position avec 66 sièges, a annoncé le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia.

Le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia décroche la deuxième place, avec 68 sièges. Ces deux partis nationalistes membres de l'Alliance présidentielle sortante détiennent donc la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée.

Progression du FLN

Le FLN a amélioré sa performance passant de 136 à 220 sièges, dont 68 femmes, tandis que son allié Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a remporté six sièges supplémentaires, dont 23 femmes. Le nombre de sièges dans la nouvelle assemblée a été porté à 462 sièges, contre 389 auparavant.

Ces deux partis sont coalisés depuis 2004 dans une Alliance présidentielle que le parti islamiste Mouvement de la société pour la paix (MSP) avait quitté en janvier 2012 pour former l'Alliance de l'Algérie verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance).

Ces derniers n'ont remporté que 48 sièges. L'ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l'AVV, n'a récolté que 66 sièges.

"Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c'est un vote refuge en faveur du FLN", a déclaré le ministre. Il faisait allusion à la victoire promise au Front islamique du salut (FIS) aux élections de 1991 si elles n'avaient pas été interrompues par les militaires. Le pays a ensuite basculé dans une guerre civile qui a fait près de 200 000 morts.

Le taux de participation au scrutin de jeudi a été revu légèrement à la baisse à 42,36 % des 21 millions d'électeurs, contre 42,9 % annoncés jeudi soir. Ce taux avait atteint 35,67 % en 2007.

Source : Le Point.fr

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samedi 12 mai 2012

Marseille : Meurtre à la kalachnikov le 10 mai d'un multirécidiviste

L'homme tué jeudi soir 10 mai 2012 dans sa voiture d'une rafale de kalachnikov dans les Bouches-du-Rhône a été identifié par la police comme étant un multirécidiviste, connu de la justice notamment pour trafic de stupéfiants, a-t-on appris vendredi auprès du parquet d'Aix-en-Provence.

D'après les premiers éléments de l'enquête, 36 projectiles ont été retrouvés sur les lieux du crime à Châteauneuf-les-Martigues (et non comme indiqué précédemment sur la commune limitrophe de Gignac-la-Nerthe), une commune proche de l'étang de Berre, autour du véhicule de la victime.

Selon des sources concordantes, il s'agit d'Alioune Diagne, née à Dakar en 1976. Il aurait été atteint par une dizaine de projectiles. Une autopsie a été pratiquée vendredi dans la matinée, a indiqué par ailleurs le parquet d'Aix-en-Provence.

La victime est décédée malgré l'intervention des pompiers qui n'ont pas pu la ranimer. Le corps gisait sur le sol à l'extérieur du véhicule, immobilisé aux abords d'un rond-point, peu après minuit, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

Les tueurs étaient à bord d'une voiture quand ils ont ouvert le feu et non sur un deux-roues, a précisé une source proche du dossier. Un modus operandi qualifié de "rare et dangereux" par un spécialiste signalant que ce procédé avait été employé pour la dernière fois début mai à Marseille devant la cité des Micocouliers (14e).

Trafic de drogues ?

Onze personnes ont été tuées par balles depuis le début de l'année 2012 dans la région marseillaise, dans dix règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants, selon une source proche du dossier. 

Source : AFP

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vendredi 11 mai 2012

Le patrouilleur " Adroit " a reçu sa première mission

Mis à la disposition de la Marine nationale en octobre 2011, le patrouilleur hauturier «L’Adroit», développé sur fonds propres par DCNS, en a terminé avec sa phase d’essais et de prise en main.

En effet, après une escale effectuée au début du mois à Calvi, en Corse, et une ultime phase de qualification opérationnelle, le bâtiment a été admis officiellement au service actif à Toulon, le 19 mars 2012. Et il n’a pas tardé à recevoir sa première mission puisqu’il navigue actuellement en Méditerranée afin de surveiller le littoral français et assurer le contrôle des pêches.

L’Adroit a été confié à la Marine nationale par DCNS pour une durée de 3 ans, dans le cadre d’un protocole conclu en octobre 2010, à l’occasion du salon Euronaval. Cela permet ainsi à la Royale de disposer d’un patrouilleur supplémentaire – ce qui est plutôt bienvenu.

En échange, l’industriel verra son navire obtenir le certificat « sea proven », ce qui l’aidera à le vendre à l’exportation, voire qui sait, à convaincre le ministère français de la Défense d’en acquérir quelques exemplaires alors que les patrouilleurs P-400 sont en voie de disparition.

Conçu pour assumer plusieurs types de mission (police des pêches, surveillance, lutte contre la piraterie et les trafics, sauvetage, préservation de l’environnement, aide humanitaire), l’Adroit est mis en oeuvre par un équipe de seulement trente marins, grâce à son automatisation poussée.

Long de 87 mètres pour un déplacement de 1.400 tonnes en charge, il dispose d’une autonomie de 8.000 miles nautiques, ce qui peut lui permettre de rester plus de 3 semaines en haute mer tout en ayant la possibilité de pousser des pointes de vitesse jusqu’à 21 noeuds. Armé d’un canon de 20 mm, de mitrailleuses et de canons à eau, l’Adroit dipose d’une embarcation rapide de type Zodiac, d’un hélicoptère et d’un drone de type Camcopter S-100.

Selon la Marine nationale, l’Adroit pourra passer plus de 220 jours en opérations par an, d’où la nécessité de lui affecter deux équipages qui embarqueront à son bord par alternance, tous les 4 mois. 

Source : Zone Militaire

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mercredi 9 mai 2012

8 mai : Une cérémonie "républicaine"

8 mai 2012, les présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande réunis pour un symbole républicain

Une fois déjà, deux présidents s'étaient retrouvés dans une situation similaire : François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995.

Le président sortant a proposé. Le président entrant a accepté. Nicolas Sarkozy et François Hollande ont donc été tous deux, mardi matin à 11 h 15, aux cérémonies commémorant l'armistice du 8 mai 1945, au pied de l'Arc de triomphe.

Le président élu était arrivé sur place peu avant 11h. Le président sortant, lui, est arrivé vers 11h10, a passé en revue les troupes puis s'est dirigé vers la tribune où il a salué brièvement François Hollande avant de l'inviter à le suivre pour la cérémonie proprement dite.

Les deux hommes ont alors déposé la gerbe et rallumé la flamme sur la tombe, avant d'écouter, côte à côte, La Marseillaise, puis le Chant des partisans, entonné par les chœurs de l'armée française. Tous deux ont ensuite salué d'anciens combattants.

À la fin de cette courte cérémonie, l'élu et le sortant ont échangé quelques mots en souriant, avant d'aller saluer les personnalités et anonymes. Ils se sont séparés après une dernière poignée de main, sans faire de déclaration officielle.

Complicité présidentielle

Nicolas Sarkozy s'est peut-être remémoré qu'en 2007, il n'avait pas donné suite à l'invitation de Jacques Chirac de célébrer avec lui les cérémonies du 8 Mai. Il était parti pour Malte sur un yacht, poursuivant après la soirée au Fouquet's une période «bling bling» qui lui fut tellement reprochée.

Une fois déjà, deux présidents s'étaient retrouvés dans une situation similaire: François Mitterrand et Jacques Chirac, en 1995. Il s'agissait d'une cérémonie d'un faste particulier, en présence de nombreuses têtes couronnées européennes, cinquante ans après la victoire sur l'Allemagne nazie. Jacques Chirac s'y était distingué par sa galanterie: lorsque le vent avait fait s'envoler l'écharpe jaune de Danièle Mitterrand, il avait promptement mis le genou droit à terre pour ramasser ladite écharpe et la remettre à l'épouse du président.

Le 13 mai, l'entrant et le sortant s'étaient à nouveau retrouvés, cette fois dans la tribune du Parc des Princes, pour la finale de la Coupe de France de football entre Paris-Saint-Germain et Strasbourg. Le PSG l'avait emporté.

Les deux présidents, après s'être si longtemps combattus, avaient en ces deux occasions pris un malin plaisir à faire éclater aux yeux de tous une complicité très présidentielle. Le vieux président socialiste, malade, n'était peut-être pas mécontent de voir le leader de la droite l'emporter, plutôt que le socialiste Lionel Jospin, tant il semblait douter de la capacité d'un autre socialiste que lui à conquérir l'Élysée.

Source : LeFigaro.fr

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samedi 5 mai 2012

Afghanistan : Un retrait anticipé serait un manquement à l'honneur de la France !

Nicolas Sarkozy « En Europe et dans le monde, la France a un rôle exceptionnel à jouer »

Lors du débat ayant opposé, le 2 mai 2012, les deux finalistes de l’élection présidentielle, il aura fallu attendre la fin pour que soient enfin abordées les questions internationales, dont celle concernant l’engagement militaire de la France en Afghanistan.

Le candidat du Parti socialiste, François Hollande, a réaffirmé son intention de rapatrier les troupes françaises d’Afghanistan d’ici la fin de l’année 2012, soit deux ans avant le terme fixé lors du sommet de l’Otan, organisé à Lisbonne en novembre 2010. Cela étant, entreprendre un retrait anticipé dans de bonnes conditions de sécurité s’avère compliqué à mettre en oeuvre sur le plan logistique, d’autant plus que les éventuelles voies de sorties sont, au pire, fermées (Pakistan), au mieux, très coûteuses. Ce que le député corrézien semble avoir admis. « S’il doit y avoir des difficultés matérielles, j’y répondrai. C’est effectivement un problème d’évacuation. Je ne prendrai aucun risque pour nos soldats » a-t-il ainsi affirmé.

Toute autre est la position de Nicolas Sarkozy. Dans le cadre de la stratégie fixée à Lisbonne, l’armée française a récemment confié la responsabilité du district de Surobi, dont elle avait la charge, à son homologue afghane. Ce qui a permis de diminuer les effectifs français présents dans le pays. Reste maintenant la question de la province de Kapisa, laquelle devrait prochainement passer sous contrôle afghan.

Aussi, pour le président sortant, qui a par ailleurs décidé de retirer les forces combattantes françaises d’Afghanistan d’ici la fin 2013 (et non celles chargées de la formation des soldats afghans), « le travail n’est pas terminé parce qu’il nous reste une région à transmettre à nos amis afghans ». Et d’insister : « Je n’ai pas l’intention d’accepter que l’armée française, après tous ses sacrifices, parte avant que le travail ne soit terminé. Nous l’avons fait à Kaboul, nous l’avons fait dans une première région, nous avons une dernière région. L’armée française tiendra ses engagements, et la France tiendra sa parole ».

Le lendemain, lors d’un meeting à Toulon, Nicolas Sarkozy est revenu à la charge sur cette question. « Dans ce qu’il va se passer demain et après-demain, en Europe et dans le monde, la France a un rôle exceptionnel à jouer » a-t-il lancé.

« Pendant 5 ans, j’ai pu mesurer combien la voix de la France est importante, combien elle compte pour beaucoup de pays qui attendent d’elle qu’elle parle pour eux » a-t-il poursuivi. « Mais la France ne peut pas jouer ce rôle singulier que l’histoire lui a façonné si elle ne respecte pas sa parole, si elle ne tient pas ses engagements » a encore expliqué le président sortant.

« Si l’on détruit la confiance que nous font nos alliés, que resterait-il de la capacité d’influence d’une France qui se retrouverait affaiblie politiquement, économiquement et moralement? », s’est interrogé Nicolas Sarkozy. D’où l’importance, à ses yeux, de l’affaire afghane.

« J’ai engagé la France aux côtés de nos alliés américains et européens pour libérer l’Afghanistan du cancer du terrorisme. Je n’accepterai pas que la France renonce à sa parole et parte piteusement alors que le travail n’est pas fini là où nous nous sommes engagés » a-t-il ajouté.

« La France quittera l’Afghanistan avec ses partenaires en bon ordre, quand elle aura fini le travail et qu’elle puisse rendre aux Afghans la responsabilité de leur sécurité. Partir avant, c’est un renoncement, c’est une lâcheté, c’est un manquement à la parole de la France et donc à l’honneur de la France » a-t-il fermement déclaré.

Source : Zone Militaire

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vendredi 4 mai 2012

Marseille : Un automobiliste abattu à la Kalachnikov dans les quartiers Nord

Règlements de comptes à la Kalachnikov à Marseille

Un homme a été tué mardi soir 1er Mai vers 22H00 par une rafale de Kalachnikov alors qu'il circulait en voiture dans les quartiers nord de Marseille, à proximité de la cité des Micocouliers (14e arrondissement), a-t-on appris auprès des pompiers et de source policière.

Les secours n'ont pu que constater le décès de cet homme à leur arrivée, chemin St Joseph, dans le quartier de St Marthe situé dans le 14e arrondissement de Marseille, ont indiqué les marins-pompiers.

Selon une source proche de l'enquête, il a été visé et atteint par une rafale de Kalachnikov alors qu'il conduisait. Après les tirs, il a eu un accident de la route dans lequel il était le seul véhicule impliqué, selon les premiers éléments de l'enquête.

L'enquête a été confiée par le parquet de Marseille à la police judiciaire déjà en charge de plusieurs affaires de règlements de comptes qui ont fait, depuis le début de l'année au moins dix morts.

Lundi, le corps d'un homme partiellement calciné a été retrouvé par un garde forestier dans une zone boisée de la commune de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), sans que l'on sache pour l'heure s'il a été victime d'un règlement de comptes.

Le 25 décembre 2011, trois jeunes gens, dont deux habitant la cité marseillaise des Micocouliers, avaient été retrouvés carbonisés dans une voiture découverte en flammes sur un chemin de pinède de la commune des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) dans la région marseillaise.

Le contrôle du trafic de drogue dans cette cité, connue pour être un haut lieu de la vente de stupéfiants, est à l'origine de plusieurs règlements de comptes dans la cité phocéenne ou sa région.  

Source : LeParisien.fr

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mercredi 2 mai 2012

Grenoble : Violente agression d'un medecin de l'hopital Michallon !

La racaille a encore frappé : Médecins attaqués et blessés à l'hôpital Michallon de Grenoble !

Une scène invraisemblable s’est produite dimanche 29 avril 2012 en fin d’après-midi au service des urgences de l’hôpital Michallon, à Grenoble. Une bande de malfrats a attaqué le personnel soignant et a semé la dévastation, frappant violemment à la tête un médecin et blessant trois autres membres du personnel venus à son secours.

Selon Françoise Carpentier, directrice des urgences, ces quatre personnes -dont deux font l’objet d’une ITT (Incapacité temporaire totale) supérieure à huit jours-, ont déposé plainte pour agression lundi auprès des services de police, qui ont ouvert une enquête.

Ils lui reprochent de ne pas prendre suffisamment soin d’une proche !

Ce déchaînement de violence s’est produit vers 18 heures : cinq à sept personnes, dont une femme, se sont introduits aux urgences sans se présenter à l’entrée du service, mais en passant par celle du CHU, lieu où les allées et venues ne sont pas filtrées. L’un des médecins travaillait dans son bureau lorsque le groupe a fait irruption dans la pièce en hurlant. Selon Françoise Carpentier, les agresseurs auraient reproché au médecin de ne pas avoir pris suffisamment soin d’une proche, hospitalisée dans le service. Ils n’auraient cependant pas donné d’élément d’identification précis, le personnel ayant ensuite fait lui-même le rapprochement avec une patiente qui s’était plainte d’avoir été placée dans un lieu du service qui ne lui convenait pas…

Une voiture faussement immatriculée

Frappé violemment à la tête une première fois, le médecin était en train de se faire littéralement lyncher lorsqu’un aide-soignant a pénétré dans le bureau à son tour et a ceinturé l’un des malfrats pour l’empêcher d’abattre une chaise sur le crâne du praticien !

Deux brancardiers se sont ensuite joints à l’aide-soignant, les agresseurs prenant la fuite… à bord d’une voiture faussement immatriculée, poursuivis par les vigiles du CHU. Selon la direction du service, le médecin souffre actuellement d’un important déficit d’audition à une oreille à la suite d’un coup reçu à la tête ; par ailleurs, l’un des brancardiers est blessé aux côtes, les deux autres intervenants se plaignant quant à eux de contusions multiples.

“Nous avions déjà été victimes d’agressions, mais pas aussi graves que celle-là”, explique, atterrée, la directrice des urgences. “Le personnel est très choqué : nous ne sommes pas là pour nous faire frapper mais pour soigner, avec les moyens dont nous disposons. La patiente en question n’était pas un cas grave et elle était prise en charge normalement”.   

Source : Le Dauphiné Libéré

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mardi 1 mai 2012

Tarif SNCF : Le prix "quart de place" des billets de train pour les militaires est préservé

Le prix des billets de train à 25% est reconduit pour les militaires

Critiqué l’an passé par la Cour des comptes, qui estimait alors ce dispositif trop généreux et sujet à de nombreuses fraudes, le tarif des billets de train dit « quart de place » pour les militaires a été reconduit pour une période de 5 ans après un accord trouvé entre le ministère de la Défense et la SNCF.

« La signature de ce contrat a été formellement validée par les ministères des transports et du budget et marque la volonté de maintenir une contrepartie indispensable à la mobilité imposée aux militaires et à leurs ayants droit » a affirmé le général Philippe Pontiès, le numéro deux de la délégation à l’information et à la communication de la défense (DICOD), lors de conférence de presse du 26 avril 2012.

L’accord « reconduit en l’état les prestations que prévoyait l’ancienne convention concernant à la fois les bénéficiaires et le tarif consenti au titre de ces contraintes statutaires » a-t-il précisé.

Ce qui signifie que le « quart de place » ne sera pas considéré comme un avantage en nature imposable pour les voyages à caractère personnel, comme l’avait préconisé la Cour des comptes l’an passé.

Le coût de ce dispositif, qui ne grève pas les comptes de la SNCF dans la mesure où l’Etat le prend entièrement à sa charge, n’a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années pour atteindre les 200 millions d’euros. La réforme de la carte militaire, dont l’une des conséquences aura été d’éloigner de leur famille beaucoup de militaires – on les appelle les « célibataires géographiques » – explique en partie cette évolution.

Une autre raison est due à la fraude : il est estimé qu’un millier de cartes SNCF de militaires sont perdues ou volées chaque année. Pour éviter qu’elles soient utilisées à mauvais escient, ces documents seront à l’avenir dotés d’une puce.

Par ailleurs, la carte qui permet aux membres de la famille d’un militaire de bénéficier de réductions allant de 25 à 50% quand ils voyagent avec lui a été également maintenue.

Depuis 2008, et lorsqu’un soldat est engagé dans une opération extérieure, sa conjointe (ou son conjoint) peut profiter de ce tarif réduit pendant 6 mois. Cette période a été étendue à 1 ans par ce nouvel accord en cas de blessure du militaire.

Infos FNCV

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dimanche 29 avril 2012

Marine nationale : Le capitaine Philippe Ebanga à la tête du Sirpa-Mer

Le capitaine Philippe Ebanga nommé à la tête du Sirpa-Mer en mai 2012

Le capitaine de vaisseau Philippe Ebanga, 46 ans, devrait être nommé porte-parole de la Marine et chef du service de communication (sirpa) le 1er mai prochain. Surnommé "Obama" par ses camarades, le commandant Ebanga est le premier officier issu de ce qu'il est convenu d'appeler de manière peu élégante "les minorités visibles" à accèder à de grandes responsabilités dans l'institution.

Né au Cameroun en 1966, de nationalité française, il appartient à la promotion 1986 de l'Ecole navale. Il a une très grande expérience opérationnelle dans la marine de surface et  est diplômé de l'US Naval War College. Après avoir commandé le BPC Tonnerre durant l'opération en Libye, il a pris la responsabilité du recrutement dans la marine, menant à bien la dernière campagne. Il avait servi auparavant comme officier de communication à la Préfecture maritime de Toulon.

Souvent moquée comme traditionaliste, la "Royale" offre aujourd'hui une image bien plus ouverte que beaucoup d'autres institutions civiles ou militaires, privées ou publiques : un officier noir porte-parole, une femme-amiral, un officier d'active auquel on donne sa chance pour se présenter aux élections. Ce n'est pas là l'image d'une armée frileuse. Les esprits chagrins n'y verront que de la com'. Mais qui contestera les qualités des officiers en question ?

Source : Zone Militaire - Photo : Var matin

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vendredi 27 avril 2012

Armement : L'Arabie Saoudite commande 73 blindés de reconnaissance Aravis

Le PDG de Nexter, Philippe Burtin, a confirmé, ce 29 février 2012, l’existence d’une commande passée par l’Arabie Saoudite portant sur 73 véhicules blindés de reconnaissance Aravis. Ce contrat avait été évoqué la semaine dernière par Laurent Collet-Billon, le Délégué général à l’armement (DGA). Traditionnellement, le royaume saoudien est une chasse gardée des industriels anglo-saxons, et en particulier américains.

« Nous avons enregistré la semaine dernière une commande ferme de 73 Aravis », a ainsi déclaré Philippe Burtin, lors de la conférence de presse concernant la présentation des résultats de son groupe pour l’année 2011. « C’est la seule commande entrée en carnet » a-t-il ajouté. Du moins pour le moment car des discussions sont en cours pour « répondre à de nouveaux besoins ». Il serait question de 191 véhicules supplémentaires.

Le montant du contrat saoudien n’a pas été précisé. Cela étant, si l’on se base sur la commande de 20 millions d’euros pour 15 Aravis passée en 2009 par la DGA afin d’équiper les unités du Génie de l’armée de Terre, on peut l’estimer à près de 100 millions d’euros.

Développé sur fonds propres, l’Aravis a été présenté pour la première fois à l’occasion de l’édition 2008 du salon Eurosatory. Ce véhicule multimissions 4×4 de 12,5 tonnes a été conçu pour résister aux projectiles de 14,5 mm et aux engins explosifs improvisés. Doté d’un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse 12,7 mm, il est monté sur une châssis Unimog avec un moteur Mercedes. Aérotransportable, il est équipé de 7 caméras périphériques.

Source : Zone Militaire

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mercredi 25 avril 2012

Libye... La Marine nationale accusée de non secours en Méditerranée !

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La Marine nationale accusée de n'avoir pas secouru des migrants en difficulté en Méditerranée !

Suite au rapport établi au nom de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par l’élue néerlandaise Tineke Strik au sujet de la mort de 63 migrants sur les 74 partis de Tripoli en mars 2011 à bord d’une embarcation légère pour fuir les combats en Libye, une plainte contre X a été déposée auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris pour « non assistance à personne en danger » par plusieurs organisations non gouvernementales, dont le Groupe français d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti).

En fait, cette plainte vise surtout l’armée française, plus précisément la Marine nationale, laquelle est ainsi accusée de n’avoir rien fait pour porter secours à ces migrants qui, le moteur de leur embarcation étant tombé en panne, ont dérivé en Méditerranée avant de s’échouer sur les côtes libyennes.

« La connaissance par les militaires français du bateau en péril est avérée » indique le texte de cette plainte, déposée au nom de 4 des 11 rescapés. Pour étayer cette affirmation, il y est écrit qu’un avion de patrouille français a survolé l’embarcation – alors qu’elle n’était pas en difficulté – et pris un cliché qui aurait été ensuite transmis aux garde-côtes italiens.

Le rapport de l’APCE évoque également l’existence de cette photographie mais selon Tineke Strik, les autorités françaises n’ont donné aucune précision concernant le type de l’appareil en question.

Quoi qu’il en soit, c’est en appelant, via un téléphone satellitaire, un prêtre installé à Rome que le centre de coordination des secours (MRCC) italien a été informé des difficultés rencontrées par les migrants. Ces derniers ont par la suite été survolés par un hélicoptère militaire, qui, portant l’inscription « Army », leur a largué des vivres et de l’eau.

« Il est probable mais pas certain, que l’appel de détresse et l’intervention de l’hélicoptère aient été liés » nuance le rapport de l’APCE, qui évoque la présence, près de la zone où était située l’embarcation en détresse, d’une frégate espagnole, le Mendez Nunez, et de deux navires de guerre italiens, les ITS Borsini et Etna, ce dernier se trouvant alors le plus loin, ainsi que des bateaux civils.

En outre, les survivants ont affirmé avoir croisé, au 10ème jour de leur périple, un « très grand navire militaire – peut-être un porte-avions ou tout au moins, un vaisseau équipé d’installations pour hélicoptères, avec des hélicoptères et peut-être aussi des avions de chasse ». Et selon le compte rendu qui a été reproduit par le rapport de Tineke Strik, « le navire était de couleur blanc cassé ou gris clair, et assez proche pour y distinguer à bord des personnes portant des uniformes militaires de différentes couleurs ». Seulement, ce bâtiment n’a pas pu être identifié.

D’où les soupçons du Gisti et des autres ONG à l’égard de la marine française, qui était alors très présente en Méditerranée pour mener des opérations militaires en Libye.

« Les militaires français ont sillonné et survolé la Méditerranée de façon permanente et ce, à compter de la mi-mars 2011. En effet, les forces militaires françaises furent associées à l’opération ‘Unified Protector’ à compter du 23 mars 2011; leur participation fut réalisée dans le cadre de l’opération dite ‘Harmattan’,donc sous mandat français, à compter du 19 mars 2011. » fait valoir le texte de la plainte, qui, chose assez surprenante toutefois, précise que le Commandant suprêmet allié transformation « était un militaire français, Stéphane Abrial ». Pourquoi le nom de l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air est-il cité ?
Mystère…

En attendant, le ministère de la Défense, par la voix de son porte-parole, Gérard Gachet, a rejeté catégoriquement cette accusation, estimant même qu’elle est « totalement infondée », notamment au regard, justement, du rapport de l’APCE. « Celui-ci ne met à aucun moment en cause la France. Et, comme l’a écrit le ministre Gérard Longuet à son auteur, aucun bâtiment français n’opérait à ce moment-là dans la zone concernée » a-t-il expliqué.

Et le fait est, les navires français déployés en Méditerranée dans le cadre de l’opération Harmattan avaient pris position dans le golfe de Syrte. Et pour une raison évidente de sécurité, le porte-avions Charles de Gaulle, cité par un article du quotidien The Guardian pour être le bâtiment imposant vu par les naufragés, et son escorte, naviguaient à 150 milles nautiques des côtes libyennes.

Pour autant, selon Me Maugendre, l’avocat qui a rédigé le texte de la plainte (dans laquelle on apprend que des Mirage 2000D ont opéré depuis le Charles de Gaulle!), cela n’exonère en rien l’armée française. « Quel que soit le lieu où se trouvaient les bateaux, ou les avions ou les sous-marins français qui avaient connaissance de cet appel de détresse, le fait de ne pas avoir dévié sa route pour aller porter secours à ces personnes-là, c’est une non assistance à personne en danger » a-t-il déclaré à la presse.

Source : Zone Militaire

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lundi 23 avril 2012

Abandon des harkis en 1962 : Reconnaissance officielle de la responsabilité de la France

Le président Sarkozy reconnaît officiellement la responsabilité historique de la France

C’était une promesse de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Et il aura fallu attendre 5 ans pour qu’elle soit tenue. En effet, en déplacement à Perpignan, ce 14 avril, le président sortant a officiellement reconnu la responsabilité historique de la France dans l’abandon des Harkis, ces soldats musulmans qui combattirent au sein de l’armée française lors des évènements en Algérie.

« La France devait protéger les harkis de l’histoire, elle ne l’a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l’histoire, c’est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy.

« La France doit, comme elle l’a toujours fait, regarder son Histoire en face et assumer les erreurs qu’elle a pu commettre. En l’occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l’abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France, a-t-il ajouté, lors d’un discours prononcé après la visite du camp de Rivesaltes, qui accueillit de nombreux Harkis à leur arrivée en France en 1962.

Il est difficile de savoir avec exactitude le nombre de Harkis ayant pu venir en France avec leur famille après les accords d’Evian. Une étude du service central des rapatriés l’avait estimé à 66.000 mais d’autres publications plus récentes ont donné d’autres chiffres. Ces anciens supplétifs de l’armée française et leurs descendants représenteraient, actuellement, une communauté de 500.000 personnes.

Quant à ceux qui n’ont pas pu rejoindre la France et qui ont subi des exactions après l’indépendance de l’Algérie, leur nombre varie selon les estimations. Diverses sources estiment qu’entre 60.000 et 80.000 Harkis en ont été victimes, d’autres parlent de 150.000.

Cela étant, la loi du 11 juin 1994, promulguée par François Mitterrand, indique que « la République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu’ils ont consentis ». Ce texte a été complété par le décret du 31 mars 2003, lequel a instauré une « Journée nationale d’hommage aux Harkis », fixée au 25 septembre de chaque année. Mais il n’était jusqu’à présent pas question d’une quelconque reconnaissance de la responsabilité de la France.

Par ailleurs, le 19 janvier dernier, et à l’initiative du sénateur UMP Raymond Couderc, le Sénat a adopté à l’unanimité, à l’exception des élus communistes, une proposition de loi visant à pénaliser les propos diffamatoires et injurieux susceptibles d’être tenus à l’égard des Harkis.

Source : Zone Militaire

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samedi 21 avril 2012

Armement : Quel sera le successeur du fusil Dragunov de l'armée russe ?

L’armée russe cherche à remplacer les fusils de précision Dragunov


Conçu par Evgueni Dragunov pour les besoins de l’armée soviétique qui cherchait alors à doter ses sections d’infanterie de fusils de précision, le Snaïperskaïa Vintovka Dragounova, ou SVD, est en service depuis près de 50 ans. Mais, d’après La Voix de la Russie, les jours de cette arme seraient comptés au sein des forces russes.

En effet, le ministère russe de la Défense estimerait que les performances du fusil Dragunov seraient insuffisantes par rapport aux standards occidentaux. Sa portée, notamment, qui est de 800 mètres, est jugée trop courte pour assurer la sécurité du tireur d’élite. Et son calibre, qui est 7,62 mm, ne conviendrait plus.

Par exemple, en novembre 2009, en Afghanistan, un soldat de la British Army a touché une cible distante de 2.473 mètres avec un fusil L115A3 Long Range Rifle produit par la société britannique Accuracy International. Et ce record n’a pas été dépassé depuis.

Cela étant, et comme l’indique la radio publique russe, le successeur du Dragunov ne devrait pas être étranger. En effet, l’usine « Ijmach » qui le fabrique travaille sur une arme de nouvelle génération basée sur le SVD, mais avec un calibre de 8,61mm, une fonction de chargement automatique et un chargeur pouvant contenir deux fois plus de cartouches qu’un fusil du même type occidental.

Source : Zone Militaire

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vendredi 20 avril 2012

Guerre d'Algèrie : A propos du film TROU-FION

Troufion en Algérie :(

Car ce sont bien des « troufions » que l’on nous a complaisamment présentés à la télévision pour témoigner de leur guerre d’Algérie.

Sans aller jusqu’à rappeler l’origine étymologique de ce terme qui s’apparente plus à «trou-du-cul» qu’au sympathique ami bidasse, on notera que le discours de ces grands-pères repentants (à l’exception de celui qui, ayant perdu une jambe, aurait eu de bonnes raisons de critiquer la guerre qu’on lui a fait faire….) était uniformément convenu et que l’on entendait sans surprise leur témoignage, tant il était manifestement le fruit d’une restitution.

L’un citant le général de Bollardière (combien de soldats ont entendu parler de lui en Algérie ?), l’autre évoquant l’exploitation des algériens et la richesse des colons….
Et inévitablement, chacun évoque la torture et les viols qui ont été, bien entendu, l’activité permanente des soldats du contingent en Algérie, en dehors des scènes de beuverie qui doit accompagner, dans l’esprit des réalisateurs, toute image de l’armée.

Mais, bizarrement, ces témoignages sonnent faux !

Comme s’ils étaient le résultat d’une leçon bien apprise, que l’on récite avec des regards faux-fuyants, en employant les termes que 50 ans de matraquage médiatique ont fini par imposer aux mémoires défaillantes, occultant notamment tout ce que les soldats de français ont réalisé dans ce pays. La pacification est citée, mais uniquement de manière ironique.  Pas un de ces témoins n’a rencontré un médecin dans les douars et un seul évoque son rôle d’instituteur.
On y parle en revanche des « soldats » du FLN, alors que le terme couramment employé dans la troupe était les « fells » ou les « fellouzes ». On y parle aussi d’armée d’occupation imposant sa violence à des résistants.

On y parle de baignoire…sous la tente, dans le djebel. Pour faire sérieux, on évoque d’un air entendu les « bidons » de napalm. Et dans tout cela, on se demande où étaient les cadres de ces « troufions »  livrés à eux-mêmes ?

L’on n’épargne même pas au spectateur le long plan final d’un homme vaincu, cherchant ses larmes en baissant la tête, comme s’il récitait son acte de contrition.

Triste image que celle donnée par ces hommes qui, au soir de leur vie, se sont laissés influencer pour dénoncer une guerre qu’ils n’ont en fait jamais acceptée (mais dont ils se font remettre volontiers les décorations) et dont ils n’ont tiré aucun motif de fierté, pas même celle de leur engagement au service de la France.

Il est vrai qu’ils ont combattu pour rien, puisque la France a perdu et ne peut justifier  les sacrifices accomplis par ceux qui, eux, ne sont pas revenus.

Heureusement, tous les soldats français en Algérie n’ont pas ressemblé à ceux-là. On attend que MM. Demaizière et Teurlai leur donnent la parole, car ils auraient aussi beaucoup à dire….

Général (2S) Henry-Jean FOURNIER

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mercredi 18 avril 2012

Lutter contre l'ennemi intérieur... Une garde nationale !

Un groupe de militaires propose la création d'une garde nationale, composée de cadres d'active et de réservistes. 

Depuis plusieurs mois, le groupe Janus réfléchit en toute discrétion à l'avenir des forces armées françaises. Il part du postulat, partagé par la plupart des cadres de l'institution militaire, selon lequel le nouveau quinquennat présidentiel sera marqué par une réduction significative du format des armées. Ce qui ne lui pose pas de problème majeur, dès lors que Janus évoque "l'adaptation nécessaire et envisageable de l'outil militaire".

Ce groupe est composé de militaires en activité ou non de toutes les armées, renforcé par des chercheurs, et réfléchit en dehors de toute orientation hiérarchique et de tout parti politique. Ceci se comprend d'ailleurs à travers ses propositions, dont celle emblématique de leur projet, portant sur la création d'une garde nationale. Cette mesure est particulièrement en prise avec l'actualité, puisque la mise en place du plan Vigipirate
écarlate va contraindre les armées à déployer de nouveaux effectifs dans les villes françaises. Le groupe Janus a pris contact avec nous, et nous connaissons plusieurs de ses membres. Il nous a paru utile de publier le texte qu'il nous a remis. Seuls les intertitres sont de la rédaction.

Voici la tribune du groupe JANUS

Dans un contexte de renouvellement politique, de refonte du Livre blanc de la défense, de crise économique, mais aussi de réformes et de transformation de l'outil militaire, il peut sembler utile pour tous de prendre part au débat citoyen et d'apporter un avis. En tout état de cause, 15 ans après le début de la professionnalisation des armées, il apparaît nécessaire de prendre en compte les aspirations de la jeunesse à l'effort collectif et à la solidarité, tout en travaillant sur les cohérences géographique et organique du système de défense.

Cette professionnalisation, globalement réussie, a réellement initialisé l'interarmisation du commandement et du soutien, la rationalisation des circuits de commandement et logistique. L'armée s'est modernisée en tenant compte des besoins nouveaux dans le renseignement, le spatial, les appuis robotisés tout en développant les aptitudes préexistantes indispensables.

Trois armées réduites

Les axes de réflexion de Janus visent à prendre en compte la baisse inéluctable des budgets avec en cible une armée française à l'effectif inférieur à 180 000 personnes renforcée d'une garde nationale (GN) de 75 000 hommes. Les armées devront donc amplifier les réformes en cours pour mettre en œuvre ce grand projet. La marine nationale pourrait voir une partie de ses missions passer à la GN tout en réfléchissant aux coûts représentés par 4 SNLE. L'armée de l'air serait limitée à 6 plateformes aériennes (en dehors de l'outre-mer) et verrait, comme la marine, une partie de ses missions passer à la garde nationale. Une réflexion sur la composante nucléaire aérienne peut être envisagée. Les gains en effectifs peuvent s'évaluer à 10 000 hommes.

L'armée de terre appuyée et soutenue par une force d'appui et une brigade logistique de 7.500 hommes chacune reste articulée autour de huit brigades interarmes et d'une brigade de forces spéciales (5 500 hommes pour chaque brigade en maintenant la capacité infanterie). 70 000 hommes constitueront le socle opérationnel de cette force terrestre. Un effectif de 100 000 hommes pour l'armée de terre semble être une cible raisonnable compte tenu du contexte. Le personnel détaché dans des administrations sera strictement contraint.

Un projet de garde nationale

À côté des trois armées, une garde nationale interarmées de 75 000 hommes relevant de l'état-major des armées pourrait monter en puissance. Les objectifs de cette création sont multiples et visent à répondre à la demande des jeunes Français volontaires pour des actions au profit de la collectivité, à valoriser ce volontariat, à compenser les pertes en effectifs des armées, à avoir une organisation et les forces effectives pour de nouvelles missions comme la protection civile (catastrophes naturelles, accident nucléaire, etc.), les actions humanitaires de tous types, l'assistance aux forces de sécurité en cas d'événements importants, la mission Vigipirate mais aussi la présence dans les banlieues, la formation des jeunes et la participation à la chaîne de reconversion. Éventuellement, cette force pourra être considérée comme un vivier de forces disponibles pour des opérations militaires.

La GN devrait monter progressivement à un effectif de 75 000 hommes et femmes se répartissant en personnels issus des armées (15 000 personnes) et gardes nationaux. Les gardes nationaux, non d'active, auront un statut de civils faisant des périodes entre 30 et 100 jours par an rémunérés au taux de leur grade. Ils pourront bénéficier de certains avantages fiscaux, de stages et d'emplois "réservés", mais aussi de possibilités d'intégration rapide au sein des forces d'actives. Dans tous les cas, cette activité pourra être considérée comme un emploi même temporaire et sera un outil supplémentaire de lutte contre le chômage, des jeunes particulièrement. Une loi organique devra accompagner cette création.

Un corps autonome

La garde nationale sera un corps autonome avec un uniforme distinct des trois autres armées. L'ossature d'active (15 à 20 % du personnel) viendra indistinctement des trois armées et sera issue des cadres militaires mutés, de civils travaillant pour la défense, de personnel affecté à leur demande mais aussi de militaires d'active préparant un stage ou une reconversion. Les bases de défense actuelles appartiendront à la garde nationale et soutiendront les trois autres armées. Toutes les spécialités seront ouvertes aux gardes nationaux (pilote d'hélicoptère, permis mer, permis de conduire, brevet de parachutisme, qualification montagne, cursus officiers, sous-officiers et officiers mariniers, spécialistes, etc.). Une partie de la formation se tiendra dans les écoles actuellement existantes (terre, air et mer).

Divisions territoriales

La garde nationale sera organisée en divisions territoriales de 10 000 hommes pour le nord-est, le sud-est, le nord-ouest et le sud-ouest du pays. L'Ile-de-France sera dotée de 20 000 hommes et les Dom-Tom de 15 000 hommes. La brigade franco-allemande pourra être intégrée à cet ensemble. Les divisions territoriales seront commandées par des officiers généraux issus des trois armées à l'instar du système de commandement outre-mer. Le commandement de la GN sera tournant entre les trois armées.

Les missions de la GN pourraient être en première approche : - la participation aux actions de défense, - la protection civile (catastrophes naturelles, pollution maritime, accident aérien et nucléaire, etc.), - l'action humanitaire, - l'aide aux forces de sécurité (Vigipirate, événements attirants des foules, etc.), - les gardes-côtes et le renforcement de la SNSM, - la protection dans et à l'extérieur des ports et aéroports civils et militaires, - le soutien aux forces avec les bases de défense, - l'aide à la reconversion et à l'entrée dans le monde du travail (un régiment du service civique dans chaque division). Enfin ce projet structurant devra mettre en place de vraies conditions de sous-traitance ou d'externalisation des missions qui pourront aller de la formation au soutien, du gardiennage à la logistique même en opération, de l'appui au renseignement à l'accompagnement en mission extérieure.  

Source : Le Point.fr

NDLR FNCV : l'Histoire est un perpétuel recommencement: La Garde nationale est une milice armée née pendant la Révolution française et composée de simples citoyens chargés de maintenir l'ordre dans leur ville et leur quartier. Officiellement supprimée en 1827, la Garde nationale avait été rétablie en 1830 au moment des Trois Glorieuses.

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lundi 16 avril 2012

Afghanistan : Six offensives suicide des talibans

Les talibans ont déclenché six attaques suicide concomitantes dimanche 15 avril 2012 en Afghanistan pour marquer, selon eux, le début de leur traditionnelle "offensive de printemps", dont trois en plein cœur de Kaboul ayant notamment visé le Parlement, un vice-président et des ambassades.

Les hivers afghans, très rigoureux, sont d'ordinaire mis à profit par les insurgés islamistes pour se "reposer", mais les offensives des talibans, dont la guérilla gagne en intensité et s'étend à tout le pays ces dernières années, reprennent généralement de plus belle au début du printemps.

En fin d'après-midi, ces assauts n'avaient pas fait de morts selon les premiers bilans qui ne parlent que de quelques blessés, et le gouvernement a assuré qu'au moins trois des kamikazes avaient été abattus dans Kaboul, trois autres ayant péri dans l'explosion de leurs bombes dans l'est. En début de soirée, les tirs et les explosions retentissaient encore dans le centre-ville, mais par intermittence alors qu'ils étaient très soutenus en début d'après-midi, selon les journalistes de l'AFP dont le bureau est situé au cœur du quartier des ambassades.

Tout a commencé vers 14 heures par des explosions et des tirs d'armes automatiques dans le quartier de l'enclave diplomatique où est située notamment l'ambassade des États-Unis. Au même moment, des kamikazes équipés de gilets remplis d'explosifs tentaient de pénétrer dans l'enceinte du Parlement, mais les forces de sécurité les ont repoussés selon la police. Les assaillants se sont retranchés dans un immeuble adjacent d'où ils résistaient. Dans un autre quartier, des kamikazes se sont emparés d'un bâtiment jouxtant un grand hôtel nouvellement construit, le Kabul Star Hôtel, à moins de 100 m de l'entrée fortement sécurisée d'une succession d'ambassades -dont celle de la France- et d'une base de la force internationale de l'Otan (Isaf).

Lance-roquettes

Les assaillants ont utilisé des armes automatiques et des lance-roquettes. L'enceinte des ambassades d'Allemagne et du Japon a été endommagée par des roquettes, mais personne n'a été touché. L'Isaf a assuré que les représentations diplomatiques américaine, britannique et allemande avaient été prises pour cibles. À l'ambassade de France, le personnel s'est réfugié dans les sous-sols aux murs blindés et en est sorti en fin d'après-midi à la faveur de l'accalmie, a déclaré au téléphone un diplomate français.

L'ambassade des États-Unis a fait résonner ses sirènes d'alerte dès les premiers tirs et a confiné son personnel, "sain et sauf", a indiqué son porte-parole. Les services de renseignement afghans ont assuré que l'un des deux vice-présidents du pays, Mohammad Karim Khalili, avait été la cible d'un des groupes d'assaillants, selon les aveux de trois d'entre eux capturés. Au même moment, des kamikazes ont pris d'assaut des bâtiments du gouvernement, de la police et une base américaine dans la province de Logar, juste au sud de Kaboul, selon la police qui n'a pas fourni de bilan.

Quelques minutes plus tard, plusieurs personnes ont été blessées quand trois kamikazes ont fait exploser leurs bombes à l'entrée de l'aéroport de Jalalabad, dans l'est, qui abrite l'une des plus importantes bases aériennes de l'Isaf. Enfin, à Gardez, également dans l'est, plusieurs talibans ont attaqué un centre d'entraînement de la police, blessant au moins quatre civils, selon la police locale. "Le gouvernement de Kaboul et les forces d'invasion avaient dit il y a quelque temps que les talibans seraient incapables de lancer l'offensive de printemps, or les attaques d'aujourd'hui marquent le début de l'offensive de printemps", a déclaré au téléphone Zabihullah Mujahed, porte-parole des talibans, revendiquant toutes les attaques du jour et assurant que "de nombreux kamikazes y avaient pris part".

Bourbier afghan

Les insurgés ont multiplié ces dernières années les attaques de plus en plus audacieuses en plein coeur de Kaboul, capitale pourtant transformée en véritable camp retranché au terme de plus de 10 ans d'une nouvelle guerre. Ces actions en disent long, notent les experts, sur l'intensification et l'extension à tout le territoire de la guérilla de ces talibans chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les États-Unis, à la suite des attentats du 11-Septembre.

En septembre dernier déjà, les talibans avaient déclenché des attaques coordonnées dans la capitale, ayant notamment visé l'ambassade des États-Unis et une base militaire de l'Otan, et des combats ayant duré 19 heures avaient fait 14 morts. La force de l'Otan compte encore quelque 130 000 soldats, américains pour plus des deux tiers. Mais l'Otan et les Etats-Unis ont entamé un processus de retrait de leurs troupes combattantes censé s'achever fin 2014, face à des opinions publiques occidentales de plus en plus réticentes au maintien de leurs militaires dans ce que les experts qualifient volontiers de bourbier afghan.

Sur la chaîne de télévision américaine CNN, l'ambassadeur des États-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, a plutôt vu dimanche un "signe clair des progrès" des forces afghanes, "capables", maintenant, de repousser de telles attaques "par leurs propres moyens".

Source : AFP et Le Point.fr

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samedi 14 avril 2012

Société : Débat sur la double nationalité

En France, c’est un véritable pavé dans la marre qu’a récemment lancé l’UMP avec un rapport du député Claude Goasguen.

Ayant pris connaissance de ce rapport parlementaire, le quotidien « Libération » est tout de suite monté au créneau, en annonçant que l'aile droite de l'UMP avait tout bonnement l'intention de supprimer la double nationalité. Une proposition gênante y compris certains de ses partenaires de la majorité : Christian Jacob, le patron des députés UMP, a par exemple douté de la «faisabilité» de ces propositions. 

Claude Goasgen a donc été contraint de faire machine arrière et de retirer de son rapport les propositions contestées sur la suppression de la binationalité (prônée également par Marine Le Pen). En revanche celles concernant l’acquisition de la nationalité, sont maintenues au grand dam de la gauche. Le député recommande rien moins que le retour de la loi Pasqua de 1993 : les enfants nés en France de parents étrangers devront faire une démarche d'adhésion pour acquérir la nationalité française.

Mêmes arguments des deux côtés du Rhin

Cette démarche a été justifiée par un chiffre : celui des naturalisations. 135.000 en France par an, c’est « trop » pour Claude Goasgen, un argument d’ailleurs assez souvent avancé par la droite allemande car cette question fait aussi débat outre-rhin. La situation y est quelque peu différente : la possibilité d’avoir la double nationalité existe, mais elle est limitée dans le temps. Les jeunes nés en Allemagne de parents étrangers doivent choisir au plus tard à l’âge de 23 ans entre leur carte d’identité allemande et étrangère. Et le débat politique autour du caractère obligatoire de ces dispositions s’est récemment réveillé en Allemagne. Roland Koch, de la CDU, en avait même fait son cheval de bataille en 1999, ce qui lui avait permis de remporter les élections du Land de Hesse.

A l’époque, il avait lancé une pétition sur le thème « OUI à l’intégration, NON à la binationalité », chassant ainsi résolument sur les terres de l’extrême-droite. Bien sûr, tout le monde lui était tombé dessus en l’accusant de xénophobie : le SPD, les Verts, les syndicats et de nombreux médias ne lui avaient pas fait de cadeaux. Toutefois, force est de constater que Roland Koch avait su toucher la corde sensible de son opinion publique : après des années au pouvoir à Francfort, la coalition rouge-vert a dû passer la main à un ministre-président CDU. Et la pétition initiée par Roland Koch a eu des conséquences bien au-delà du Land de Hesse, elle a nettement influencée le débat sur la réforme du droit à la nationalité en Allemagne. 

L'Allemagne opte pour l'obligation de choix

En effet, le gouvernement rouge-vert de Gerhard Schröder voulait donner à tous les enfants de parents étrangers la possibilité d’acquérir la nationalité allemande. Mais suite à l’action du trublion Roland Koch, Schröder a dû faire marche arrière. Pour la Droite allemande, l’opinion publique n’était pas encore prête pour une telle libéralisation du droit à la nationalité allemande. Suite à des débats houleux, on finit par s’accorder sur la règle de « l’obligation de choix ».

En clair, les enfants de parents étrangers peuvent avoir la double nationalité, jusqu’à l’âge de 23 ans : c’est là au plus tard qu’ils doivent décider de garder seulement l’une ou l’autre citoyenneté. Et s’ils ne communiquent pas leur décision dans les temps à l’état-civil, la nationalité allemande leur est automatiquement retirée. Cette clause prévoit une exception pour les ressortissants de l’UE, les immigrés de culture allemande issus de la dernière vague d’immigration et les enfants issus de mariages binationaux : dans ces cas-là, la binationalité est autorisée. 

L’obligation de choix violemment critiquée

Et c’est justement cette clause de l’obligation de choix qui fait l’objet d’une violente critique : beaucoup la considèrent comme un déni de l’intégration. Sur son site Internet, l’initiative citoyenne « Contre l’obligation de choix » déclare : " Il est important pour la politique d’intégration de notre pays que les enfants qui ont grandi ici sachent qu’ils font partie de la société allemande, quelle que soit leur origine "  Lors de sa convention du mois de mai, le SPD exige que l’on mette enfin à jour la politique d’intégration, demandant implicitement la réforme de la législation sur la double nationalité. De plus, il semble que l’obligation de choix soit difficile à gérer, aussi bien pour les personnes concernées que pour l’état-civil. En effet, c’est en 2018, 18 ans après la réforme de la législation, qu’arrivera le premier « contingent » : plus de 40.000 jeunes adultes devront se présenter devant l’état-civil pour exprimer leur choix.

Différents partis politiques tels les Verts et Die Linke sont d'ailleurs en train de fourbir leurs armes pour faire tomber cette clause. Il suffit d’ailleurs de jeter un œil sur les statistiques : voilà qui devrait calmer les ardeurs des pourfendeurs de la binationalité en Allemagne qui annonçaient une vague d’immigration sans précédent. En effet, depuis la nouvelle loi sur la binationalité, le nombre de naturalisations est en baisse! Par contre, les statistiques allemandes ne donnent pas d’information sur le nombre de citoyens titulaires de la double nationalité.

Source : Arte.fr

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vendredi 13 avril 2012

La face cachée de Raymond Aubrac, agent communiste

L'historien du communisme, Stéphane Courtois, décrit la face cachée du résistant.

Directeur de recherches au CNRS, l'historien Stéphane Courtois est un spécialiste du communisme. Elève d'Annie Kriegel, il a été le maître d’œuvre du Livre noir du communisme. Ses derniers livres sont "le Bolchevisme à la française" (Fayard)  et, sous sa direction, "Sortir du communisme, changer d'époque" (PUF). Historien engagé, mais grand connaisseur des archives, il nous décrit la face cachée d'un personnage aujourd'hui encensé.

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Qui était vraiment Raymond Aubrac ?

Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour les services d'espionnage de l'Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste si l'on veut ; en tout cas, beaucoup plus qu'un agent d'influence. Un homme comme lui avait évidemment un correspondant à Moscou.

En a-t-on des preuves ?

Nous n'avons pas de documents, comme par exemple dans le cas de l'ancien ministre radical Pierre Cot. Toutefois, l'ancien dissident tchèque Karol Bartosek avait découvert dans les archives du PC à Prague des documents qui montrent qu'Aubrac y était reçu par Klement Gottwald, le chef historique du PC tchécoslovaque, qui fut aussi un agent du Komintern.

Mais Aubrac a toujours expliqué qu'il n'avait jamais été membre du PCF ?

(Rire). C'est exact, formellement, mais tout cela est cousu de fil rouge. Il faisait partie de ce qu'on appelle les "hors-cadres", des gens de haut niveau dont le PCF n'avait pas besoin qu'ils prennent leur carte. Ils leur étaient plus utile à l'extérieur. Aubrac était un ingénieur, sorti de l'Ecole des Ponts et Chaussées, et le PCF ne voulait pas le mettre en avant. Ce qui ne l'empêchait pas de participer à des réunions de cellules comme "observateur". Avant guerre, sa future épouse Lucie était elle-même communiste, proche d'André Marty - qui fut représentant du PCF au Komintern.

Ses biographes le présentent comme une sorte d'industriel à la tête d'une entreprise d'urbanisme. Qu'en est-il ?

La société qu'il dirigeait était le Berim - le Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne. Placé sous la responsabilité de Jean Jérôme, l'un des hommes les plus importants et les plus secrets du PCF - cette société servait aussi de pompe à finances au Parti. C'est, par elle, que passait une partie des financements en provenance de l'Est - sous la forme de contrats plus ou moins bidons. Même chose avec les maires communistes.

On apprend qu'il était à Saïgon lors de l'arrivée des chars du Nord-Vietnam en 1975. Qu'y faisait-il ?

Aubrac a joué un rôle très particulier dans l'affaire du Vietnam. Lorsque le dirigeant communiste Hô Chi Minh vint en France en 1946, il fut hébergé par les Aubrac à la demande de Jacques Duclos. Puis il servit de contact entre l'appareil communiste international et Henry Kissinger lui-même. Du sérieux, on le voit.

Son rôle durant la Résistance a fait l'objet de polémiques. On se souvient d'un procès contre l'historien Gérard Chauvy et d'une table ronde organisée en 1997 par Libération. Qu'en pensez-vous ?

Pendant longtemps, Aubrac et son épouse Lucie ont raconté qu'il s'était évadé à la suite d'une opération de la Résistance. Or, Arthur Kriegel - qui a participé à cette action commando - assurait qu'Aubrac n'était pas là quand elle eut lieu. Puis Aubrac a reconnu dans la biographie "autorisée" que Pascal Convert lui a récemment consacrée qu'il ne s'était pas évadé, mais qu'il avait été libéré.

Un autre épisode pose problème. A la Libération, il est commissaire régional de la République à Marseille. Or De Gaulle va le virer sans ménagement et sans explication.  A Marseille, il avait créé des CRS (Compagnies républicaines de sécurité) dont on découvrit plus tard qu'elles étaient entièrement infiltrées par le PCF.

Quant à la table ronde de Libération, une anecdote est significative : Aubrac s'est mis en colère au moment même où Daniel Cordier lui a demandé d'avouer enfin qu'il était communiste. Jusqu'au bout, il l'aura nié. C'était un gros poisson de l'appareil, très bien camouflé, en particulier derrière l'image de son épouse Lucie Aubrac.

Source : Secret défense - Jean-Dominique Merchet

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