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mardi 18 juin 2019

Afrique : Le Drian, les pays du Sahel ne doivent pas « rester dans le confort d’avoir Barkhane derrière eux »

« Barkhane ne peut pas tout faire »

Au Sahel, la situation prend une « dimension complexe », a estimé Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, le 28 mai. En effet, outre les actions « classiques » des groupes armés terroristes [GAT], il vient se greffer des affrontements interethniques ainsi que des attaques à « dimension religieuse », en particulier contre les communautés chrétiennes du Burkina Faso et du Niger. Et les organisations jihadistes en profitent pour accentuer leur influence.

« Cela nécessite de la part des pays concernés le renforcement de leurs mesures de sécurité internes et externes », a estimé M. Le Drian. Et cela passe, notamment, par la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dont la mise en place ne se fait pas « suffisamment vite », selon lui.

Cependant, les membres du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie] ne sont pas forcément à blâmer, l’aide financière qui leur avait été promise tardant à être débloquée. Ce qui, évidemment, a ralenti le déploiement de la FC-G5S, laquelle doit par ailleurs faire face à des déficits capacitaires importants [transmissions, logistique, appui ...].

« La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel », a souligné Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unis, dans le rapport sur la FC-G5S qu’il a récemment remis au Conseil de sécurité. Et de citer, notamment, « le manque de protection individuelle, de véhicules blindés et de moyens de transport, ainsi que l’absence de chaînes d’approvisionnement logistique permettant de transporter du carburant et des vivres. »

Reste que, pour M. Le Drian, « la force commune doit progressivement assumer ses responsabilités » car « Barkhane ne peut pas tout faire ». D’ailleurs, sur le ton de la confidence, il a estimé qu’il « ne faudra pas que les autorités des pays du Sahel restent dans le ‘confort’ d’avoir Barkhane derrière ».

Et d’ajouter : « C’est une tentation [pour eux] » mais il faut qu’on leur « dise que la sécurité des Africains se fera par les Africains eux-mêmes car Barkhane n’a pas vocation à rester une éternité. »

Selon le rapport de M. Guterres, les pays du G5 Sahel n’on guère avancé, ces derniers mois, sur « la mise en place, aux niveaux technique et politique, du Groupe de soutien de la Force conjointe, qui servirait de plateforme pour des échanges de vue sur l’opérationnalisation de la Force conjointe et pour la coordination avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, comme l’a préconisé le Conseil de sécurité dans sa résolution. »

Par ailleurs, pour le chef du Quai d’Orsay, le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] n’est pour le moment pas acquis. Or, cette dernière apporte un appui logistique à la FC-G5S au Mali…

En cause? Les États-Unis, qui ont estimé, en mars 2019 que la MINUSMA n’avait pas réussi à rétablir la paix au Mali et qu’il fallait par conséquent envisager son retrait partiel. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs. […] Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », avait martelé David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques.

« Les États-Unis exercent une pression pour réduire les coûts des forces de maintien de la paix et pourraient convaincre certains acteurs [pour limiter la mission, ndlr] », a expliqué M. Le Drian aux députés. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA se décidera – ou pas – en juin prochain.

Seulement, selon le rapport de M. Guterres, si elle « reste un élément essentiel d’un ensemble d’entités et de dispositifs de sécurité régionaux et internationaux visant à faire face aux groupes armés extrémistes au Sahel et à d’autres problèmes transfrontaliers », la force conjointe du G5 Sahel « ne peut, à elle seule, sécuriser le Sahel. »

Source : Zone Militaire - Photo : EMA


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samedi 15 juin 2019

Société : Vandalisme et profanation du monument aux morts en l'honneur du bataillon Berthier à Névache !

Monument aux morts tagué à Névache : Castaner réagit, les anarchistes aussi...

Lemonument aux morts du col de l'Echelle, à Névache, en l'honneur du bataillon Berthier a été vandalisé, tout comme la chapelle adjacente.

Les tags découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle, ainsi que sur la chapelle adjacente, n'en finissent pas de faire réagir. Après le Rassemblement national 05, ce dimanche, c'est au tour du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner puis des anarchistes.

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Samedi 8 juin, le délégué de circonscription Les Républicains et conseiller départemental (Briançon 1) Arnaud Murgia alertait et s'indignait, sur les réseaux sociaux, de telles inscriptions. Exprimant notamment sa “honte, au lendemain du 75e anniversaire du débarquement. Ceux qui insultent la France doivent savoir qu’un certain nombre d’entre nous se tiendront toujours en face d’eux”.

Ce dimanche 9 juin, c'est le Rassemblement national des Hautes-Alpes (RN 05) qui, à son tour, s'est indigné de ces profanations (lien abonnés), exprimant “la plus grande tristesse, mêlée de colère”.

Dans un communiqué, le parti d’extrême-droite a condamné "violemment, en plus de ses auteurs, le laxisme de l’État, de certains élus et d’associations qui encouragent ce genre d’exactions qui portent atteinte à la mémoire de notre terre et de nos morts".

Castaner veut que les auteurs "soient interpellés"

Dans la soirée ensuite, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a commenté ce fait divers, condamnant "avec force cette odieuse profanation qui souille la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous vivions libres". Le locataire de la place Beauvau a également assuré que "la gendarmerie est mobilisée pour que les auteurs de ces faits soient interpellés et ne restent pas impunis".

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Pour les anarchistes, les tags ont été commis par des "fascistes"

Et puis, ce lundi 10 juin, ce sont "des anarchistes du 05" qui ont réagi, de manière parfois fleurie, à ces inscriptions. Via un post Facebook relayé par le collectif Haute Durance en résistance (HDR 05), ils s'adressent à ceux "qui ont saccagé le monument à la mémoire des maquisards, libérateurs du joug fasciste dans le Briançonnais".

Ils accusent ainsi les auteurs des tags d'être "des fascistes. Plutôt que de faire des croix gammées, vous avez fait des A cerclés pour la première fois de votre vie. Vous avez écrit un "Refugees welcome" avec une faute d’orthographe. Vous vous êtes dits que ça pourrait être rigolo de faire passer les anarchistes pour des crétins dénués de conscience historique".

Source : www.ledauphine.com - Crédit Photo Facebook Arnaud Murgia


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vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

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mardi 11 juin 2019

Armement : Nouvelle jumelle infrarouge Safran avec une fonction tireur d’élite longue distance

Atteindre du premier coup une cible lointaine, qui plus est durant la nuit, n’est pas à la portée de tout le monde. Même pour les excellents tireurs. D’où la nouvelle version de la jumelle infrarouge multifonction JIM Compact de Safran Electronics & Defense, qui, justement, intègre une fonction tireur d’élite longue distance.

Développée en partenariat avec le Commandement des opérations spéciales [COS], cette JIM Compact « TELD » a été dévoilée ce 2 avril 2019 à l’occasion du SOFINS, le salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [33].

Selon les explications données par l’industriel, cette fonction TELD augmente « significativement la probabilité d’atteinte au premier coup sur des cibles mobiles, conférant au tireur l’avantage de la surprise et réduisant également les risques de dommages collatéraux. » Les corrections sont faites automatiquement, ce qui réduit la charge cognitive du tireur tout en lui permettant d’engager très rapidement une cible en mouvement.

Très robuste et affichant une masse inférieure à 2 kg, cette jumelle infrarouge est dotée du système SWaP+ [Size, Weight and Power], qui lui offre de nouvelles fonctions, notamment en matière de communication sans fil. « Cet équipement optronique portable binoculaire multifonction combine une voie infrarouge refroidie à haute résolution, une voie TV, une capacité ‘see spot’ intégrée, un pointeur laser, un télémètre laser, une voie bas niveau de lumière (BNL), un compas magnétique digital ainsi qu’un récepteur GPS intégré », précise Safran.

Les forces spéciales françaises ont évalué ce nouvel équipement l’an passé. Et, visiblement, elle a donné pleinement satisfaction. « Les résultats obtenus sont excellents avec une appropriation de l’équipement en moins de 10 minutes par les personnels en formation de tireur d’élite pour de remarquables performances de coup au but sur cible mobile », a ainsi indiqué un officier du COS.

Toujours dans le domaine de l’observation à longue distance, l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [qui est sous tutuelle de la Direction générale de l’armement et BAAINBw allemand, ndlr], a présenté le VLD [vision longue distance], c’est à dire un équipement léger, compact et télé-opérable d’une portée d’environ 10 km.

« Grâce à son interface ergonomique de visualisation sur tablette tactile, l’opérateur affine la zone d’observation et accède aux outils d’enregistrement vidéo, de photographie et de stabilisation en temps réel des images », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire

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jeudi 6 juin 2019

6 juin 1944-2019 : Hommage aux commandos marine et SAS du débarquement...

Alors que deux opérateurs du Commando Hubert viennent de donner leur vie pour la liberté de quatre otages dont deux Français, Emmanuel Macron honorera le 6 juin les commandos marine de 1944 qui participèrent à la libération de la France. Et à travers eux, tous les militaires Français engagés dans la réussite du Débarquement de Normandie, il y a 75 ans, comme les SAS du 4e BIA (1), a rappelé la présidence, ce matin, qui veut l'hommage national œcuménique, même s'il se déroule sur le terrain de la marine.

L'Elysée a détaillé ce matin une partie du dispositif mémoriel qui sera déployé les 5 et 6 juin. Dans ces 48 heures, il faut retenir une imposante revue navale britannique le 5 juin à Portsmouth, à laquelle ne participera apparemment que la FREMM Bretagne. La même sera le lendemain en face des côtes normandes, notamment en face de Colleville-Montgomery où se tiendra la cérémonie française, en deux parties, autour de la cérémonie annuelle récurrente, de tradition, des fusiliers et commandos marine.

Cette dernière sera divisée en deux parties. La première distinguera les fusiliers marins tout juste intégrés, ainsi que la préparation militaire marine Kieffer. Des décorations seront également remises (Légion d'Honneur, Croix de la Valeur Militaire, Médialle Militaire). Le tout en présence de l'amiral Christophe Prazuck et de ses homologues américain, britannique, australien, canadien et norvégien.

Le président de la République doit alors rejoindre Colleville, et une quinzaine de commandos marine recevront leur béret vert, obtenu au terme de plusieurs semaines de stage commando éprouvant. C'est par là qu'étaient passés les premiers maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Il est probable que le président, qui doit prononcer un discours sur l'engagement des commandos marine en 1944, n'oubliera pas d'évoquer l'action tous azimuts de leurs descendants, 75 ans plus tard.

Le major de stage recevra son béret d'un des trois derniers vétérans du 1er BFMC, Léon Gautier. Les deux autres, Jean Morel et Hubert Faure ne seront pas, à priori, présents.

Un quatrième commando, Jean Masson, est mort le 28 février. Ses cendres seront dispersées, très tôt, le matin du 6 juin face à la plage où il avait débarqué, il y a 75 ans.

(1) on ne le rappellera jamais assez, les SAS français fixèrent à l'époque 150.000 Allemands en Bretagne, par des actions de sabotage et leur action au seins des maquis, dont celui de Saint-Marcel. C'est un SAS qui fut le premier mort français du 6 juin, peu après minuit : le caporal Emile Bouetard était appelé "Le Vieux" car il figurait parmi les plus anciens, à 29 ans.

Source : Xavier Guilhou


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mercredi 5 juin 2019

Religions : Prière islamique aux Invalides, des officiers militaires réagissent !

"100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides"

Lettre ouverte à Mgr de Romanet, évêque aux armées françaises.

« À force de tout voir l’on finit par tout supporter…
A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter…
A force de tout accepter l’on finit par tout approuver ! »
Saint Augustin

Monseigneur,

Pour la première fois de son histoire, et nous l’espérons ardemment, pour la dernière fois, l’appel à la prière islamique a été chanté dans la cathédrale des Invalides pour le vingtième anniversaire de la “paix” au Kosovo le mercredi 22 mai dernier.

L’Adnan sunnite a ainsi été chanté dans l’enceinte de l’Eglise des Soldats. En voici, pour mémoire, les paroles :

“Allah est le plus grand
J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah
J’atteste que Muhammed est le messager de Allah
Venez à la prière
Venez à la félicité,
La prière est meilleure que le sommeil.
Allah est le plus grand.
Il n’y a de vraie divinité hormis Allah.”

Certes, on nous dira qu’il s’agissait d’un « concert pour la paix intitulé “L’homme armé, messe pour la paix” de Karl Jenkins, chanté par le chœur et l’orchestre de la « Philharmonic » du Kosovo, organisé à l’initiative de “l’ambassade de la république du Kosovo” pour marquer le vingtième anniversaire de la “fin” de la guerre  au Kosovo et “rendre hommage sans considération ethnique à la France et à l’armée française qui ont contribué à la paix dans les Balkans” selon les mots de  “l’ambassadeur du Kosovo” à Paris, M. Qëndrim Gashi. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une profanation, infiniment scandaleuse autant que douloureuse à nos cœurs d’officiers et sous-officiers français et chrétiens.

 Nous savons bien sûr que le Diocèse aux Armées est utilisateur et non affectataire de la cathédrale Saint Louis des Invalides. C’est le Musée de l’Armée qui en est l’affectataire et nous savons également que le Diocèse n’est pas décisionnaire des « concerts » qui s’y déroulent et n’a pas été associé au contenu du présent « concert » organisé sous l’égide de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Sans préjuger des responsabilités qui seront établies dans cette affaire, et notamment celles de l’autorité décisionnaire, sans insister sur le caractère douteux de la soirée de concert ainsi organisée par le représentant d’un État pour le moins controversé, certes reconnu par la France mais non reconnu par l’ONU, il apparaît aux signataires de cette lettre qu’il y a là un événement d’une gravité exceptionnelle : le coran psalmodié (en chaire !) dans une église catholique, et quelle église ! La Cathédrale des Soldats !

Par ailleurs, il nous semble indispensable qu’à l’avenir le Diocèse aux Armées soit désormais systématiquement saisi par les autorités décisionnaires de toute demande d’organisation de « concert » ou autre événement « artistique » dans ce haut lieu de la Foi chrétienne, si symbolique et important pour nos Armées françaises.

En espérant que vous nous ferez connaître les suites réservées à notre demande, nous vous prions, Monseigneur, de bien vouloir agréer l’assurance de notre très respectueuse considération.

Les officiers généraux, les officiers supérieurs, les officiers et sous-officiers soussignés :

GAR (2S) Frédéric BETH, GCA (2S) André-Marie d’ANSELME, GCA (2S) Claude ASCENSI, GCA (2S) Henry CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Bruno CLEMENT-BOLLEE, GCA (2S) Michel FRANCESCHI, GCA (2S) Bertrand de LA CHESNAIS, GCA (2S) Louis-Marie CHEVRE, GCA (2S) Maurice LE PAGE, GCA (2S) Dominique ROYAL, VA (2S) Joël BODARD, CG1 (2S) Philippe BEYRIES, GDI (2S) Philippe CHATENOUD, GDI (2S) Jacques DARCOS, GDI (2S) Michel FRUCHARD, GDI (2S) François GAUBERT, GDI (2S) Yves LAFONTAINE, GDI (2S) Jean MAURIN, VA (2S) François de PENFENTENYO, GDI (2S) Claude REGLAT, GDI (2S) Henri ROURE, GDI (2S) Jean-Pierre SOYARD, GBR (2S) Arnould d’ARGENT, GBR (2S) Yves BERAUD, GBR (2S) Arnauld BUISSON, GBR (2S) Dominique CHRISSEMENT, GBR (2S) Bernard COCHIN, GBR (2S) André COUSTOU,  GBR (2S) Michel DELABIE, GBR (2S) Frédéric DRION, GBR (2S) Roland DUBOIS, GBR (2S) Patrice DUMONT-SAINT-PRIEST, GBR (2S) Marc de FRITSCH, CA (2S) Claude GAUCHERAND, GBA Daniel GROSMAIRE, GBR (2S) Christian HOUDET, GBR (2S) Marc JEANNEAU, GBR (2S) Etienne LECLERE, GBR (2S) Bruno LE FLEM, GBR (2S) François LEGRIER, GBA (2S) Antoine MARTINEZ, GBR (2S) Jean-Paul MICHEL, GBR (2S) Marc PAITIER, GBR (2S) Jean-Bernard PINATEL, GBR (2S) Jacques RAYMOND, GBR (2S) Daniel SCHAEFFER, COL (ER) Jean ALLARD-MEEUS, COL (H) Jacques AMIOT, MC1 (ER) Patrick BARRIOT, COL (ER) Yannick BLEVIN, CV (ER) Jean BROCH, CV (H) Jean de CORBIERE, COL (ER) Alain CORVEZ, COL (ER) Christophe DESCHARD, COL (ER) Jean-Jacques DOUCET, COL (ER) Dominique DUVAL, CRC1 (ER) Bruno ESPIEUX, COL (ER) Jean-Baptiste de FONTENILLES, COL (ER) Jacques de FOUCAULT, CV (H) Xavier GUILHOU, MC1 (ER) Patrick GUYON, COL (H) Patrick HAYS, COL (ER) Jacques HOGARD,  COL (ER) Patrick LALLEMAND, COL (ER) Roger MARTIN, COL (ER) Xavier MASSON-REGNAULT, COL (ER) Philippe MIAILHES, COL (ER) Georges MICHEL, COL (ER) Jean-Jacques NOIROT, CRC1 Jean-Claude PHILIPOT, COL (ER) Frédéric PINCE, COL (ER) Philippe RIDEAU, COL (ER) Michel ROBARDEY, COL (ER) Henri de SAINT BON, COL (ER) Jean-Charles SALIN, CV (ER) François SAVY, COL (ER) Gildas SONNIC, CRC1 (ER) André SUTY, COL (ER) Gérard VANSTENNE, COL (ER) Patrick VAUGIEN, COL (ER) Thierry VINCENT, LCL (ER) Arnaud d’ANSELME, LCL (ER) Georges BENINTENDI, LCL (ER) Michel BOUZY, LCL (H) Jean BRULE, LCL (ER) Bernard CHAIN, LCL (ER) Alain de CHANTERAC, LCL (ER) Sylvain CHELMINIAK, LCL (ER) Jean-Baptiste du CLOSEL, LCL (ER) Albert DEFRANCHI, LCL (ER) Gilles DEMOL, LCL (ER) Jean-Pascal DEY, LCL (ER) William DUBOSQ, LCL (ER) Pierre-Marie FERRAN, LCL (ER) Philippe FRANCESCHI, LCL (ER) Alain GRANDJEAN, LCL (ER) Christian HYVERNAT, LCL (ER) Pierre LAMY, LCL (ER) Hervé LANCRENON, LCL (ER) Bruno de MARIGNAN, LCL (ER) Daniel MATTHEZ, LCL René MERCURY, LCL (ER) Gilles MICHEL, LCL (ER) Olivier MONTEIL, LCL (ER)  Eric MORACHE, LCL (ER) Jacky PEDEMONTE, LCL (H) Hervé de PENFENTENYO, LCL (ER) Benoit de RAMBURES, LCL (ER) Laurent RÉMUSAT, LCL (ER) Yves SALA, LCL (R) Frédéric SÉNÉ, LCL (ER) Frédéric TENAIRI, LCL (ER) Tristan TOUR ROBARDET, LCL (ER) Eric VALLETTE d’OSIA, LCL (ER) Patrick WOOMER, CDT( RC) Pierre GAUTHIER, CES (H) Laurent MORANDINI, Henri-Paul FAVALIGNA (Officier Honoraire des Troupes de Marine), Alexandre TROUBETZKOI (ancien du 24ème Bataillon de Chasseurs, CNE (ER) Serge DUMANOIR, CNE (ER) Gérard GRANDGEON, CNE (R) Benoît LE CONTE, ADJ (ER) François-Charles BRION, CNE (ER) François PICHON, LV (H) Jean-Louis VENTURA, ADC (ER) Philippe GAMBA, MP ( ER) René ALLEGRE, ADJ (R) Serge LANGLADE, ADJ (ER) Jean-Noël PISCEDDA, SGT (PDL) Alim A KRYLOV, CPLC François LEVÊQUE.

Paris le 1er juin 2019. Mise à jour 4 juin 2019.

Source :  BoulevardVoltaire.fr

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100 officiers et sous-officiers signent une tribune dénonçant
un chant musulman à la cathédrale Saint-Louis des Invalides

Un concert commémorant les vingt ans de la fin de la guerre du Kosovo, organisé dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, a suscité l’indignation. L’œuvre en question, “L’homme armé, une messe pour la paix” de Karl Jenkins, comprend un appel à la prière islamique. Des militaires dénoncent une profanation dans une tribune publiée par Boulevard Voltaire.
Le 22 mai, la cathédrale Saint-Louis des Invalides, l’église des militaires, accueillait un concert en commémoration des vingt ans de la fin de la guerre au Kosovo. Un évènement organisé par l’ambassade de la République du Kosovo, en présence de l’ambassadeur kosovar, pour rendre hommage aux soldats français, partie prenante au nom de l’OTAN de la guerre opposant l’armée yougoslave et l’armée de libération du Kosovo.
Allahu Akbar dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides

La commémoration consistait en un concert pour la paix, où était joué « L’homme armé, une messe pour la paix » de Karl Jenkins. Œuvre reconnue mondialement, cette composition a la particularité d’associer une messe catholique, des psaumes bibliques et un adhan : un appel à la prière islamique. Cette partie de l’œuvre de Karl Jenkins a suscité une vive polémique, du fait de l’endroit consacré où l’adhan a été prononcé, débutant par « Allahu Akbar » : « Allah est le plus grand. Je témoigne qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah. Je témoigne que Mohammed est le messager d’Allah. Venez vite vers la prière. Venez vite vers le succès Allah est le plus grand. Il n’y a pas de Dieu excepté Allah. »
Source : valeursActuelles.com

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mardi 4 juin 2019

Débarquement du 6 juin 1944 : L’histoire oubliée des deux SAS français en Normandie...

Pas moins de 3.000 soldats, aviateurs et marins français participèrent, de près ou de loin, aux opérations menées dans le cadre du Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. L’action des 177 fusiliers-marins du commando Kieffer, si elle fut pendant un temps, mise sous le boisseau, est désormais largement connue. De même que celle du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes [4e SAS] en Bretagne.

En outre, plusieurs navires et unités aériennes des Forces françaises libres [FFL] appuyèrent le débarquement des troupes alliées sur les plages normandes. Comme par exemple le Groupe de bombardement léger Lorraine, qui, avec ses Douglas Mc IIIA Boston, eut la délicate mission de répandre un rideau de fumée pour aveugler les défenses allemandes à l’aube du 6 juin. Ou encore comme les croiseurs « Georges Leygues » et « Montcalm », qui accompagnèrent la progression des soldats américains à Omaha Beach.

Pourtant, 75 ans après, l’opération Overlord continue de révéler des détails passés sous silence. Auteur d’une biographie remarquée du commandant Philippe Kieffer, Benjamin Massieu s’est attaché à les sortir de l’oubli, en se basant sur des découvertes inédites dans les archives militaires françaises et britanniques.

Dans son livre « Les Français du jour J », ce spécialiste de la France Libre et de la Libération décrit avec précision, heure par heure, les opérations conduites par les FFL lors du 6 juin 1944, sans oublier le rôle qu’y tint la Résistance.

C’est ainsi qu’il a mis au jour un fait « inédit » : l’envoi de deux SAS français en Normandie. « C’est sans doute la participation française au Jour J la plus oubliée », écrit-il. « Si l’action des sticks parachutés en Bretagne est assez connue aujourd’hui, celle de ces hommes isolés a été quasiment oubliée ».

Source : Zone Militaire


Deux SAS français en Normandie

Le 6 juin 1944, sur une base aérienne du sud de l'Angleterre. L'aspirant Rémi Dreyfus, officier français intégré au Special Air Service (SAS) britannique demande: où est mon parachute? Réponse : pas de parachute, vous partez en planeur.

Si l'Histoire a retenu les 177 fusiliers marins français du commando Kieffer, qui ont débarqué le D-Day sur la plage de Sword Beach, d'autres Français ont pris part au débarquement.

Parmi eux, Rémi Dreyfus qui, à cent ans, dans son appartement proche du Panthéon, raconte en souriant, un éclair de malice au fond de ses yeux bleus clair, ses missions de reconnaissance dans le bocage normand, entre Caen et l'embouchure de l'Orne.

"Un planeur... Je n'avais jamais mis les pieds dans un planeur", dit-il. "Mais bon, c'était parti. Nous étions une quinzaine à bord. Nous décollons le 6 dans l'après-midi, je n'ai jamais su depuis quelle base aérienne, on ne nous l'a pas dit".

"Des planeurs, il y en avait partout, des trains de planeurs. Très vite, nous survolons des milliers de bateaux, protégés par des centaines d'avions de chasse qui tenaient tout l'espace aérien. Aucun avion allemand ne pouvait approcher. Le sentiment que j'ai eu, c'est que nous étions invincibles... C'est ça: j'étais dans le camp des invincibles".

Le planeur de Rémi Dreyfus et de ses compagnons du 3rd SAS se pose sans encombres près du village de Ranville, au nord-est de Caen. Son clocher atypique, détaché du corps de l'église, sert de repère aux aviateurs.

"C'est tout à fait calme, pas de combats, pas de coups de feu. Ma mission officielle est de servir d’interprète au général (Richard) Gale, mais je m'aperçois bien vite qu'il n'a pas besoin d’interprète", dit-il en souriant. "Alors je commence par me promener, quelques jours, dans ce petit morceau de France libérée".

Des blindés dans un petit bois

Il est rejoint par Paul Jarrige, un autre Français incorporé dans les prestigieux commandos de l'air de Sa Majesté.

"Là, nous inventons le rôle utile que nous pouvons jouer : nous nous donnons pour mission d'explorer le no man's land, environ dix kilomètres entre les lignes anglaises et allemandes. Départ à la nuit, vers dix heures, retour vers quatre heures du matin".

Les deux Froggies partent en mission de renseignement dans le bocage. "Il faut faire attention: ne pas s'approcher de trop près des lignes allemandes, pour ne pas se faire prendre. Il faut savoir ne pas aller trop loin. C'est très subtil", dit-il.

"Nous en avons fait quatre ou cinq, de ces missions de reconnaissance. Lors de l'une d'elles, j'ai repéré une vingtaine de blindés allemands cachés dans un petit bois, bien reconnaissable sur la carte. Je suis rentré, j'ai signalé l'existence de ce petit bois et de ce qu'il cachait: les bombardiers ont été les détruire à dix heures du matin", ajoute-t-il, en rangeant sur la table de son salon ses quatre décorations, dont la Légion d'Honneur et celle à laquelle il est le plus attaché, la croix de Lorraine de la France Libre.

Dans ses patrouilles clandestines, l'aspirant Dreyfus rencontre des Français, la plupart ravis à la vue de la cocarde bleu-blanc-rouge sur l'épaule de ce soldat en uniforme anglais. "Mais certains l'étaient moins, ceux qui avaient perdu du bétail dans les bombardements, par exemple", se souvient Rémi Dreyfus.

Après la prise de Caen et le début de la débâcle allemande, il demande à rentrer en Angleterre. Il rejoint les SAS. Prochaine mission, à la mi-août: empêcher les Allemands de remonter leurs forces du sud vers le nord de la France.

"Trente équipes de dix parachutistes, pour bloquer 20 à 25 axes routiers, sur une ligne allant de La Rochelle à Belfort : pas mal comme ordre de marche pour un bataillon de trois cents personnes, non ?" dit-il. "J'ai été parachuté en Saône-et-Loire le jour du débarquement en Provence: j'avais 400 km d'avance sur eux".

Protégés par les résistants français du maquis du Charolais, qui avaient coupé les routes, "nous devions attaquer les Allemands aussi souvent que possible... Ce qui n'était pas toujours évident", dit-il.

En septembre, la campagne de France de Rémi Dreyfus, fils de banquier, diplômé d'HEC au printemps 1939, s'achève. Il revient "avec joie" à la vie civile et entre dans une chaîne de grands magasins, dont il dirigera les centrales d'achats pour le reste de sa vie professionnelle.


Source : FranceSoir.fr


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samedi 1 juin 2019

France Etats-Unis : Échange inédit de généraux entre l’armée de Terre et l’US Army...

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril 2019. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de « commandant adjoint chargé de l’état de préparation. »

Cette 3e Division d’infanterie américaine a été surnommée le « Rocher de la Marne » [Rock of the Marne] pour sa participation à la Seconde bataille de la Marne, en 1918.

Cet échange se fera dans le cadre du Military Personnel Exchange Program [MPEP], qui vise à « renforcer les liens d’amitié, de compréhension et d’interopérabilité entre les pays et leurs organisations militaires respectives. »

Actuellement chef de l’état-major de la Force de la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], le général Hubert Couttereau a été désigné pour être affecté à Fort Stewart. Et c’est le général Todd R. Wasmund, commandant adjoint chargé du soutien de la 1ère Division d’Infanterie de Fort Riley que l’US Army a choisi pour rejoindre la 3e Division de l’armée de Terre.

Cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit.

Selon l’US Army, les affectations au titre du MPEP durent de deux à trois ans. Le général Wasmund prendra ses fonctions à Marseille en 2020 tandis que le général Couttereau est attendu à Fort Stewart à partir de l’été prochain.

Cela étant, pour l’armée de Terre, ce genre de pratique n’est pas nouveau. En 2016, le général Nicholas Nottingham fut affecté à la 1ère Division, dont l’état-major est implanté à Besançon tandis qu’un général français devait traverser la Manche pour rejoindre la 1st Division de la British Army.

Source : Zone Militaire / Photo : US Africa Command

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mercredi 29 mai 2019

FINUL Liban : Mort pour la France, décès d'un soldat du 501e régiment de chars de combat

Un chasseur de première classe au sein du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, est décédé. Le jeune homme, âgé de 23 ans et originaire de Senlis, avait été blessé au sud du Liban en février 2018 dans un accident en véhicule blindé léger, alors qu'il était en opération au sein du contingent français de la FINUL (ONU) dans le Spanbatt.


Erwan Potier avait été rapatrié et admis en service de réanimation à l'hôpital militaire de Percy, puis transféré dans un autre hôpital en juin 2018. Il a succombé à ses blessures le 21 mai dernier. «Toujours volontaire, il a, au-delà de sa mission, participé à la vie de groupe et du peloton avec rigueur et spontanéité. Ses chefs comme ses pairs saluent en lui le soldat très professionnel, le camarade attachant et le frère d’armes fidèle», écrit le 501e régiment de chars de combat sur les réseaux sociaux.

Un hommage militaire lui sera rendu ce mercredi, au sein de son régiment.

Source : LeFigaro.fr

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dimanche 26 mai 2019

Irak : Trois jihadistes Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

Trois Français ont été condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a annoncé à l'AFP un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, dimanche 26 mai. C'est un verdict inédit pour des ressortissants français dans ce pays. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février. Selon la loi irakienne, qui prévoit la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non, les trois hommes ont trente jours pour faire appel.

Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint le groupe terroriste en Irak : Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous trois ont été condamnés à la prison à perpétuité, équivalente à vingt ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Ces nouveaux verdicts pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes, qui suscitent un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

Un avocat dénonce "une justice expéditive"

Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe lors de l'audience de dimanche, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Il a fait partie, au début des années 2000, des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat, Nabil Boudi, a dénoncé une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'une série d'interrogatoires passés dans des geôles de prison à Bagdad", a-t-il affirmé. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient tous droit à un procès équitable, même en Irak", a-t-il encore dit à l'AFP alors que les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables".

La toile jihadiste, de Raqqa à Mossoul

Entré illégalement en Syrie via la Turquie, selon ses dires, Kévin Gonot a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane a affirmé avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, le fief du groupe jihadiste en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Quant à Salim Machou, 41 ans, il a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité du groupe Etat islamique menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques", a compté jusqu'à "trois cents membres", selon les autorités américaines. Salim Machou a hébergé à Raqqa Jonathan Geffroy, selon le CAT, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf Français doivent encore être jugés en Irak

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de cinq cents étrangers – hommes et femmes – pour appartenance au groupe Etat islamique, s'est proposé de juger également le millier d'étrangers actuellement aux mains des Kurdes en Syrie. L'Irak demande pour cela à leur Etats d'origine une somme de deux millions de dollars par personne.

Lors de sa visite en France au mois de février, le président irakien, Barham Saleh, avait déclaré que treize Français, remis par les forces arabo-kurdes de Syrie et soupçonnés d'être des combattants du groupe terroriste, seraient "jugés selon la loi irakienne". On ne sait pas si les trois noms concernés faisaient partie de ce contingent. Emmanuel Macron, quant à lui, avait déclaré qu'il revenait aux autorités irakiennes "de décider souverainement si [les jihadistes devaient] faire l'objet de procédures judiciaires sur place".

Le président français avait également ajouté que Paris s'assurerait "que les droits de la défense [soient] bien assurés" et demanderait que les éventuelles peines de mort soient commuées "en une peine à la perpétuité", que la France reconnaît.

Source : FranceTVinfo.fr /AFP

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vendredi 24 mai 2019

Lyon : Explosion d'un colis piégé. Saisine du parquet antiterroriste

« Une attaque » au colis piégé en plein centre ville de Lyon

L’explosion a eu lieu à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, dans le centre-ville de Lyon. Au moins treize personnes ont été blessées.

Une explosion est survenue vendredi 24 mai, vers 17 h 30, devant une boulangerie, à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la rue Sala, en plein le centre-ville de Lyon. L’explosion a fait treize blessés légers, d’après une source proche du dossier. Selon nos informations, un homme suspecté d’avoir déposé à vélo un colis piégé est recherché par la police. La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Le maire du IIe arrondissement de la ville, Denis Broliquier, a déclaré que le suspect avait pu être filmé par les caméras de vidéosurveillance. « Une petite fille de 8 ans a été blessée (…). On est plutôt rassurés puisque visiblement il n’y a pas de blessé grave mais en revanche on a une certitude, c’était un engin explosif », a-t-il ajouté.

Un témoin a raconté au Monde avoir vu des vis dispersées sur la chaussée. Une source policière a confirmé à l’Agence France-Presse que le colis piégé contenait « des vis ou des boulons ».

Un périmètre de sécurité a été mis en place et la préfecture demande d’éviter le secteur.

Renforcement des sites accueillant du public

L’exécutif n’a pas tardé à réagir. Emmanuel Macron, interviewé en direct sur une chaîne YouTube ce vendredi soir, a évoqué « une attaque ». Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place et a annoncé le renforcement de « la sécurité des sites accueillant du public et des événements sportifs, culturels et cultuels ». De son côté, le premier ministre, Edouard Philippe, a annulé sa participation au dernier meeting de la majorité pour les élections européennes.

Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, est également attendu sur place dans la soirée.

La préfecture a par ailleurs mis en garde sur des « rumeurs (qui) circulent sur d’autres explosions à Lyon » : « Le préfet dément ces informations et demande à ne pas véhiculer de fausses informations sur les réseaux sociaux »

« La menace n’a pas disparu »

Lors de son dernier meeting de campagne à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a eu « une pensée pour la dizaine de personnes blessées à Lyon dans un attentat terroriste ». Quelques minutes auparavant, sur Twitter, elle estimait : « Toute la lumière devra être faite sur les circonstances de cet attentat terroriste. »

Raphaël Glucksmann, tête de liste du Parti socialiste et de Place publique aux élections européennes, a eu « une pensée pour les blessés et leurs proches ».

« Ce que montre cette attaque, c’est que nous avons tendance à l’oublier mais la menace n’a pas disparu et qu’elle doit nous trouver unis et soudés. Nous devons marquer notre solidarité en tant que peuple, en tant que nation, et en tant que république. »

« Je voudrais que nous ayons tous une pensée pour les victimes », a lancé Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, en introduction du dernier meeting de la majorité à la Mutualité, à Paris. Avant d’enchaîner : « Rien ne doit arrêter la démocratie mais la démocratie doit toujours avoir les yeux ouverts sur les risques qu’elle court et le rôle de la démocratie, c’est de protéger tous ses enfants. »

Source : LeMonde.fr / AFP




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mercredi 22 mai 2019

Armement : Une entreprise française présente au SOFINS le prototype d’un fusil d’assaut des forces spéciales...

le Phantom HVT MULTICALLors de la dernière édition du SOFINS, le salon dédié aux forces spéciales organisé par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [Gironde], l’entreprise française Sunrock a présenté un nouveau fusil d’assaut qu’elle compte bientôt mettre sur le marché. Puis elle a diffusé une photographie de cette arme via le réseau social Instagram, sans donner de détails, si ce n’est son nom : Phantom HVT MULTICAL.

Créée en 2007, la société Sunrock fit parler d’elle au moment de l’appel d’offres relatif à l’Arme individuelle future [AIF], pour lequel l’armurier allemand Heckler & Koch s’était imposé avec son HK-416F, destiné à remplacer le FAMAS. Pour ce marché, l’entreprise française s’était associée avec le croate HS Produkt pour proposer le fusil VHS-2.

S’agissant du Phantom HVT MULTICAL, il aura fallu attendre la sortie de « l’Éclaireur« , la lettre bimensuelle de veille prospective publiée par le Centre de doctrine et d’enseignement du commandement [CDEC] de l’armée de Terre.

Ainsi, on apprend que cette arme, conçue pour les opérations spéciales, présente un encombrement « extrêmement réduit », avec une longueur de 49 cm pour une masse de 2,2 kg. Le modèle présenté par Sunrock était chambré en 5,56×45 300.ACC blackout, c’est à dire une munition ayant une bonne capacité de perforation et une grande précision au-delà de 300 mètres. Cependant, le canon est « interchangeable avec d’autres calibres ».

Toujours selon « l’Éclaireur », le Phantom HVT MULTICAL présente une « nouveauté intéressante », avec son « l’arrêtoir de culasse est repositionné au niveau de la détente ». Ainsi, explique-t-il, le tireur presse la détente, renvoie sa culasse vers l’avant après un changement de chargeur d’urgence ou le règlement d’un incident de tir et décroche son chargeur uniquement avec l’index. »

La crosse de ce fusil d’assaut est « ajustable, rabattable et se retire d’un seul tenant et sans outils ». Autre intérêt : il est possible d’intégrer à cette arme des systèmes de visée déportée ou anti‐drones, un viseur point rouge, une lampe et un réducteur de son.

Le prototype du Phantom HVT MULTICAL a été développé par Sunrock en collaboration avec un armurier déjà en relation avec les commandos marine. L’Éclaireur indique que ce dernier a « intégré les contraintes propres aux nageurs de combat. »

Source : Zone Militaire

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dimanche 19 mai 2019

Histoire et Symboles : Le Centre de formation initiale des militaires du rang de la 11e Brigade Parachutiste prend le nom du 6e RPIMa

Un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil

Évoquer le 6e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] fait immanquablement penser à la guerre d’Indochine et au général Marcel Bigeard. Sous les ordres de ce dernier, cette unité, alors appelée « 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux » [BPC] participa aux combats de Tu Lê, en octobre 1952, lors d’une offensive du Vietminh sur Nhia Lo, et s’illustra notamment lors de l’opération Hirondelle qui, menée en juillet 1953, consista à détruire des dépôts d’approvisionnement ennemis à Lang Son.

Mais la grande affaire du 6e BPC/RPIMa sera la bataille de Dien Bien Phu. Toujours sous les ordres du commandant Bigeard, la bataillon fut sollicité une première fois pour prendre le contrôle de la « cuvette » lors de l’opération Castor… Et une seconde fois, le 16 mars 1954, pour la défendre, au prix de combats héroïques et de lourdes pertes. Dissous, il fut recréé sous le nom de 6e Régiment de Parachutistes Coloniaux [RPC] à Marrakech, en 1955, avant d’être transféré en Algérie, où il prendra notamment part à aux opérations « Kabylie 16 » et « Jumelles » ainsi qu’aux violents combats du secteur de Djelfa-Bou Saâda.

En 1961, sous l’appellation de 6e RPIMa, le régiment s’installa à Mont-de-Marsan. Pouvant être projeté sur des théâtres extérieurs avec des appelés du contingent, il fut engagé au Liban, au Cambodge et en ex-Yougoslavie, où il fut déployé sur l’aéroport de Sarajevo.

Avec la fin annoncée du service national, prise en 1996, le 6e RPIMa fut de nouveau dissous. Mais un régiment ne meurt jamais : il est seulement mis en sommeil.

En 2017, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, décida de confier la garde d’étendards d’unités dissoutes aux Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM]. Et, presque naturellement, celui de la 11e Brigade Parachutiste, installé à Caylus, reçut le drapeau du 6e RPIMa.

« Symboles de valeurs et de passé prestigieux, ces emblèmes serviront de guide qui nourrira le quotidien du personnel qui y sert ou y est formé », avait expliqué l’armée de Terre, à l’époque.

Pour l’anecdote, le sous-officier qui mit « sous cloche » le drapeau du 6e RPIMa au moment de sa dissolution, en 1998, fut le même qui le récupéra pour le remettre au CFIM/11e BP de Caylus.

Mais le CEMAT, il s’agissait d’aller encore plus loin. Ainsi, il a décidé d’associer chaque CFIM au nom d’un régiment dissous. D’où la nouvelle appellation de celui de la 11e BP, qui porte désormais le nom de 6e RPIMa. Cette décision a été annoncée dans l’ordre du jour n°18, signé par le général Patrick Collet, le commandant de la 11e Brigade Parachutiste.

« Sur ordre du général Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, je déclare que le CFIM de la 11e BP porte désormais le nom de 6e RPIMa. En ce lieu, en cet instant, les paras du 6, ceux de Mao Khé, de Tulé [Tu Lê, ndlr], de Dien Bien Phu, des Aurès, du Liban, du Cambodge, du Tchad, de Sarajevo… reprennent pleinement leur place dans nos rangs », lit-on dans cet ordre du jour.

Source : Zone Militaire - Photo : Armée de Terre


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jeudi 16 mai 2019

Irak : Mission accomplie, le détachement d’artillerie français de la TF Wagram est officiellement dissous

Depuis septembre 2016, et de Mossoul à Baghouz, les artilleurs français de la Task Force [TF] Wagram ont pris une part active aux opérations militaires qui ont abouti à la fin du « califat » autoproclamé par le chef de l’État islamique [EI ou Daesh], Abou Bakr al-Baghdadi, lequel a fait une apparition via une vidéo diffusée le 29 avril.

« Vos déploiements successifs, c’est la liste des défaites de Daesh, à portée de canon « , avait d’ailleurs résumé Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant aux militaires de la TF Wagram, lors d’un déplacement en Irak.

Une semaine après l’annonce du succès obtenu par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] à Baghouz, l’État-major des armées avait indiqué que la mission de la TF Wagram et de ses trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] était désormais terminée. Et que son désengagement d’Irak serait rendu public quand il aura pris fin.

Les effectifs de la TF Wagram étaient répartis en quatre endroits différents, à savoir sur une base d’appui feux située à la frontière irakienne, c’est à dire au plus près des combats livrés par les FDS sur la rive orientale de l’Euphrate, une base tactique avancée qui, implantée à al-Qaim, s’occupait de l’approvisionnement en munitions et en vivres de la première, à al-Assad Air Base [3AB] où l’échelon de soutien national avait pris ses quartiers et, enfin, à Bagdad, qui accueillait le groupe de commandement.

Le désengagement de la TF Wagram aura été un « défi » dans la mesure où il s’agit d’une « opération complexe et délicate » comptant un « volet tactique et un volet technique », souligne l’EMA.

« Au cours du premier volet, purement tactique, nous avons mené une manœuvre rétrograde afin de désengager tout le matériel et les hommes des différents points d’appui avancés de la Task force », explique le commandant de la TF Wagram.

Le lendemain de la descente des couleurs à la base d’appui feux, le 30 mars, un premier mouvement vers la base d’al-Qaïm a été amorcé, avec « cinq convois intégrés aux mouvements américains et escortés par les forces de protection irakiennes ». Puis les CAESAr ont rejoint la base d’al-Assad au terme de sept heures de route.

Ensuite, la phase « technique » a commencé, avec le regroupement de l’ensemble de l’effectif vers 3AB. « Toutes les énergies ont été mobilisées pour ’empoter’ et ‘coliser’ un nombre important de matériel », précise l’EMA. Ce qui aura pris un mois et nécessité « sept convois successifs pour faire le bond » vers 3AB et « acheminer 35 véhicules et une centaine de containers. »

Et, le 29 avril, même si le « désengagement » n’est pas encore terminé,  une cérémonie a été organisée à al-Asad pour marquer la dissolution de la TF Wagram… et donc le plus important engagement des canons CAESAr français en opération extérieure, avec plus de 2.500 missions de tirs, ce qui représente environ 18.000 obus tirés.

« Les 130 hommes et femmes de la Task Force ici présents, auxquels doivent être associés tous les mandats précédents, peuvent être particulièrement fiers. Ce magnifique bilan collectif est autant celui des artilleurs que des logisticiens qui auront permis, pour leur part, l’acheminement des obus vers les positions de tirs et le ravitaillement de la Task Force déployée au plus près des combats », a fait valoir le général [air] Jean-Marc Vigilant, le commandant de la force Chammal.

Au cours des huit mandats de la TF Wagram, qui a compté jusqu’à 4 CAESAr jusqu’en juin 2018, 1.100 artilleurs ont été déployés en Irak.

« La TF Wagram a ainsi démontré au cours des huit mandats la souplesse d’emploi singulière et la précision des canons CAESAr, par l’utilisation de tirs de neutralisation, de harcèlement, d’éclairement ou encore la création de rideaux fumigènes », relève l’EMA. Et d’ajouter : « L’utilisation de l’ensemble des possibilités offertes par les canons français a démontré une capacité opérationnelle de haut niveau et s’est inscrite dans l’engagement complet de la Coalition à lutter contre l’emprise territoriale de Daesh. »

Source : Zone Militaire

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lundi 13 mai 2019

PASSEX en Mer Rouge : Exercice d'interaction entre les porte-avions Charles de Gaulle et SS John Stennis...

Après avoir renforcé la force Chammal au Levant au titre de la mission Clemenceau, le groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulles [Task Force 473] a quitté les eaux de la Méditerranée orientale pour celles de la mer Rouge. Et, une fois le Canal de Suez passé, il a retrouvé le porte-avions américain USS John Stennis et son escorte, pour un « PASSEX », c’est à dire un « exercice d’interaction » d’autant plus aisé à mener que la Marine nationale et l’US Navy cultivent une forte proximité dans le domaine des opérations aéronavales.

« Nous avons effectué un échange d’officiers, leur commandant des opérations [COMOPS] et leur amiral [le contre-amiral Olivier Lebas, le commandant de la TF 473, nldr] ont passé du temps à bord du John C. Stennis et notre amiral s’est rendu à bord du Charles de Gaulle. […] Nous avons également échangé des officiers d’appontage [comme] les deux porte-avions ont un équipement similaire [catapultes et brins d’arrêt, ndlr] », a expliqué le capitaine de frégate Desobry Bowens, le « CAG-Ops » du porte-avions américain.

Outre ces échanges, ce PASSEX a surtout consisté en une série d’exercices conjoints. Ainsi, les Rafale M et les F/A-18 Super Hornet ont « mené un entraînement au combat et au ravitaillement en vol ». Et les avions français ont également effectué des touch and go sur le pont de l’USS John C. Stennis. Des exercices de nuit ont aussi été au programme.

« Ce PASSEX avec le groupe du John C. Stennis, quelques jours seulement après son entrée en mer Rouge, souligne le retour du Charles de Gaulle à son plus haut niveau », a déclaré le capitaine de vaisseau de Saint Germain, le « pacha » du porte-avions français. « Ce type d’interaction est le meilleur moyen d’accroître notre interopérabilité avec nos allié américain », a-t-il dit, selon le site de l’US Navy.

« Nous ne sommes pas juste deux porte-avions qui se croisent en mer, nous travaillons ensemble », a-t-on fait valoir côté américain.

Ce PASSEX n’est pas le premier de la mission Clemenceau. Début mars, soit peu après avoir appareillé de Toulon, la TF 473 avait en effet rencontré le groupe aéronaval formé autour du porte-avions italien ITS Garibaldi. Pendant deux jours, les deux forces navales « ont réalisé des manœuvres opérationnelles dans de nombreux domaines de lutte ».

Un sous-marin de la Marina Militara tenta de prendre en défaut les capacités anti-sous-marines du groupe aéronaval français tandis que des avions AV-8B Harrier se mesurèrent aux Rafale M dans les airs. Enfin, des exercices impliquèrent la frégate Carabiniere.

« Cette coopération d’opportunité, menée alors que le GAN français poursuit son déploiement, permet de renforcer encore la connaissance mutuelle et l’interopérabilité avec l’Italie, partenaire essentiel de la France et acteur majeur en Méditerranée. Avec les frégates danoise Niels Juel et portugaise Corte Real intégrées au groupe aéronaval français, cette rencontre met en exergue la capacité de partenaires européens à œuvrer ensemble en mer », avait alors souligné la Marine nationale.

Source : Zone Militaire

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