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vendredi 23 février 2018

Laïcité : Rapport Clavreul - Des mesures chocs pour lutter contre intégrisme et radicalisation religieuse !?

Un document exclusif dont nous fait part LeFigaro.fr...

Alors que le premier ministre présente son plan de lutte contre la radicalisation vendredi, un rapport administratif commandé par Beauvau fait état de nombreuses dérives identitaires et de remises en cause de la laïcité et préconise des mesures fortes.

C'est un document explosif, un rapport d'une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l'Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

1 - Conditionner le soutien de l'État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

Estimant qu'il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l'État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l'engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l'Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l'examen de subvention ou d'un emploi aidé à l'engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d'«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un événement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République' dans un document partenarial».

2- Former tous les agents de l'État à la laïcité «d'ici à 2020»

Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l'État d'ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l'égalité des territoires. Il envisage donc d'«élargir encore l'assiette des publics formés pour l'année en cours», en «réévaluant» à la hausse l'objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l'emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

3 - Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l'un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d'aptitude à la fonction d'animateur (Bafa) et au brevet d'aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l'agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

4 - Cartographie des «situations problématiques»

Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s'agit d'établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d'une part, et dans le milieu sportif d'autre part», pour réduire les «zones d'ombre» en matière de connaissance des dérives.

5 - Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s'agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l'ordre administratif».

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Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s'est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l'État. Son constat est clair: les «manifestations d'affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires - agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines - des «contestations de la laïcité».

Ces troubles sont majoritairement le fait d'un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes».

Ils ont été identifiés dans le cadre d'activités scolaires, culturelles et sportives.

Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l'enfant au père, le cas d'auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l'organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l'existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

«Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l'effet d'une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d'une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans'». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

«L'adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l'inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.
Le choix d'un auteur clivant

L'auteur du rapport n'est pas n'importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l'Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd'hui les combats. C'est d'ailleurs ce dernier qui l'avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu'au changement de majorité.

Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s'est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l'un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s'inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l'Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d'ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (...) et la méconnaissance d'actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

Lire l'intégralité du Rapport Clavreul, 15 propositions - Février 2018 : Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société Des principes à l’action


Source : LeFigaro.fr

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L’Observatoire de la laïcité "déçu" :
Le rapport Clavreul, "ne répond pas vraiment à la demande initiale"

Interview Europe1.fr - 07:15 23/02/2018


Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, estime que le rapport du préfet Gilles Clavreul dresse un constat qui "n'est pas nouveau" et regrette que la plupart des mesures proposées soient en réalité déjà mises en place.
INTERVIEW

C'est un rapport qui fait déjà débat. Celui du préfet Gilles Clavreul, commandé par le ministère de l'Intérieur, et qui, sur des dizaines de pages, fait un état des lieux du respect de laïcité en France. Mais aujourd'hui, l’Observatoire de la laïcité, à l'origine du projet, se dit "déçu", car "le document ne répond pas vraiment à la demande initiale", comme l'explique Nicolas Cadène, rapporteur général de l'organisme dans Europe 1 Bonjour vendredi.

"Le rapport ne répond pas vraiment à nos questions". "C'est l’Observatoire de la laïcité qui a demandé à ce que des études et un examen des situations soient effectués pour améliorer la coordination entre les administrations de l'Etat et les collectivités locales sur les questions de laïcité", souligne Nicolas Cadène. "Le problème, c'est que le rapport ne répond pas vraiment à cette question". Ce qui explique aujourd'hui l’accueil très mitigé de l'organisme concernant le document. Le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité va même plus loin, en soulignant que les constats sont datés et ne prennent pas en compte certaines actions, développées ces dernières années.

Des manifestations identitaires qui ont "plutôt tendance à reculer que s'affirmer". Ainsi, selon ce fameux rapport, publié par Le Figaro, "les manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient", avec par endroits des "contestations de la laïcité". "Bien sûr que cela existe, mais là encore, ce n'est pas nouveau et cela a plutôt tendance à reculer que s'affirmer", indique Nicolas Cadène. Le constat du recul de la laïcité dans certaines zones "date d'une décennie, (...) mais il y a eu beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années, notamment dans l'Education nationale", affirme le spécialiste.

Des mesures qui ne font que reprendre "des choses déjà mises en oeuvre". Dans son rapport, Gilles Clavreul propose cinq mesures, avec notamment la mise en place d'une cartographie des "situations problématiques". "C'est déjà fait", constate avec déception Nicolas Cadène. "Finalement, sur toutes les propositions, il y en a deux qui vont dans le sens de notre demande initiale, mais qui sont très discutables, et pour le reste, ça ne fait que reprendre, essentiellement, des choses que l'on a déjà mises en oeuvre".

Source : Europe1.fr

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"Beaucoup de choses mises en œuvre ces cinq à dix dernières années,
notamment dans l'Education nationale" pour affirmer la laïcité...
Crédit image Chimulus

mercredi 21 février 2018

Mali - Barkhane : Deux soldats français tués et un blessé par l’explosion d’une mine artisanale !

Deux soldats français de l’opération « Barkhane » tués au Mali dans l’explosion d’un IED*

* IED (Improvised Explosive Device, bombe ou mine artisanale)

Les deux militaires sont morts alors que leur véhicule blindé venait de heurter une mine artisanale. Un 3ème soldat a été blessé lors de l'explosion.

AFP - Deux soldats français de l’opération Barkhane au Mali ont été tués, et un autre blessé, ce mercredi 21 février a annoncé une source militaire à l’Agence France-Presse. Les militaires ont été touchés par l’explosion d’une mine artisanale.

La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali, d’abord sous le nom d’opération « Serval » puis sous celui d’opération « Barkhane », pour chasser les groupes djihadistes du pays.

Près de 4 000 soldats français sont toujours engagés dans le pays. Ce nouveau décès porte à vingt-et-un le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.

Source : AFP - LeMonde.fr

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COMMUNIQUÉ DE FLORENCE PARLY, MINISTRE DES ARMÉES
 
C’est avec douleur que j’ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Emilien Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt du 1er régiment de Spahis de Valence. Je m’associe à la douleur de leurs familles, de leurs camarades de l’opération Barkhane et de leurs frères d’armes ; je les assure tous de mon soutien personnel.
 
Nos Spahis sont tombés dans l’accomplissement de leur mission alors qu’ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger.
 
Je salue leur engagement mené au nom de la France et de ses valeurs pour lutter contre le fléau des groupes armés terroristes au Sahel. Leur sacrifice renforce notre détermination à poursuivre ce combat.
 
C’est toute la communauté militaire, aujourd’hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien.

MINISTÈRE DES ARMÉES
DÉLÉGATION À L'INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE
Paris, le mercredi 21 février 2018

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lundi 19 février 2018

Nord Mali : Assauts héliportés de la Force Barkhane contre le groupe jihadiste Ansar Dine

Le dernier raid de la force Barkhane dans le nord du Mali a porté un « coup significatif » aux groupes jihadistes

Dans la nuit du 13 au 14 février 2018, les forces françaises engagées au Sahel (celles de Barkhane et les forces spéciales de la TF Sabre) ont conduit une opération sur trois positions occupées par des groupes armés terroristes dans le nord du Mali, précisément entre Boughessa et Tin-Zaouatène, près de la frontière avec l’Algérie.

Cette opération a commencé par des frappes aériennes, lesquelles ont été suivies par des assauts héliportés, appuyés par des hélicoptères d’attaque Tigre. Dans un premier temps, l’État-major des armées (EMA), à Paris, a fait état d’un bilan provisoire d’une vingtaine de jihadistes mis hors de combat (tués ou capturés), de 3 véhicules détruits et de la saisie d’un « grand nombre de documents. »

Ce raid a visé plus particulièrement le groupe jihadiste Ansar Dine, qui, dirigé par Ilyad Ag Ghaly, fait partie du Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, GSIM), une organisation qui réunit notamment des katibas d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune (dont le chef, Mokhtar Belmokhtar a très probablement été tué en novembre 2016, lors d’une frappe française effectuée en Libye).

Source : Zone Militaire

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vendredi 16 février 2018

Etats Unis : Le président Trump veut un défilé militaire pour la fête nationale américaine

« Un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. »

Invité par son homologue français, Emmanuel Macron, à assister au défilé militaire du 14 Juillet 2017, le président américain Donald Trump, a été impressionné par ce qu’il a vu. « Je dois dire que c’était un des plus beaux défilés que j’ai jamais vus. C’était deux heures de puissance militaire. […] Les gens ne savent pas quels grands guerriers il y a en France », ira-t-il jusqu’à affirmer, en septembre.

Aussi, M. Trump voudrait que les forces américaines puissent également défiler sur Pennsylvania Avenue, à Washington, lors du Jour de l’Indépendance (Independance Day), le 4 juillet. Ce que la Maison Blanche a confirmé, le 7 février, après la publication d’un article sur ce sujet par le Washington Post.

« Le président Trump est complètement solidaire des militaires qui risquent leur vie chaque jour pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d’étudier la création d’une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance », a en effet affirmé Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

Source : Zone Militaire

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mardi 13 février 2018

US Navy : Des Rafale M prochainement embarqués à bord du PA George H. Bush

Le porte-avions Charles de Gaulle étant immobilisé à Toulon pour son second arrêt technique majeur jusqu’à l’été 2018, les pilotes de l’aéronautique navale ont à préparer la remontée en puissance du groupe aéronaval. D’où l’idée, avancée dès mars 2016, d’une coopération avec l’US Navy à cette fin.

« Apponter n’est pas un sport de masse (…) Il faut maintenir ce savoir-faire », avait souligné, à l’époque, le contre-amiral René-Jean Crignola, alors commandant du groupe aéronaval français lors du déploiement Arromanches 2.

Depuis l’immobilisation du Charles-de-Gaulle, des Rafale M ont été déployés en Jordanie afin de prendre part aux opérations aériennes de la force Chammal au Levant. Leur mission a pris fin en décembre dernier. En outre, ils ont également participé à la posture permanente de sûreté aérienne à Lann-Bihoué.

Mais, comme l’avait dit l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM) en octobre 2017, les pilotes de la chasse embarquée doivent faire « leurs gammes d’appontage ». « Les États-Unis ont mis à leur disposition à cet effet un de leurs porte-avions pendant plusieurs jours », avait-il ajouté.

L’attaché naval français en poste à Washington, le capitaine de vaisseau Jean Emmanuel Roux de Luze, a donné quelques détails, rapportés par le site spécialisé USNI News.

Ainsi, dans le cadre d’un accord conclu en décembre par l’amiral Prazuck et le chef des opérations navales de l’US Navy, l’amiral John Richardson, 350 marins français, des Rafale M et un avion de guet aérien E-2C Hawkeye de la flottille 4F prendront la direction de la base aéronavale d’Oceana, à Virginia Beach, en avril 2018.

Puis, après une phase d’exercices à terre avec leurs homologues américains, les équipages de Rafale M et de l’E-2C Hawkeye ainsi que le personnel technique embarqueront à bord du porte-avions USS George H.W Bush, vraisemblablement en mai. Ils seront intégrés à une escadre aérienne embarquée américaine.

Selon le capitaine de vaisseau Roux de Luze, il s’agit de démontrer la capacité de l’aéronautique navale française à opérer au sein d’un environnement opérationnel américain. « Nous voulons montrer que nous faisons l’entretien, démontrer que nous pouvons charger des armes », a-t-il dit. « Aujourd’hui, nous sommes interopérables à 95% » mais « notre préoccupation est de savoir si nos marines seront capables de travailler ainsi dans 10 ans, dans 15 ans », a-t-il ajouté.

La coopération entre la Marine nationale et l’US Navy dans le domaine aéronaval est ancienne, d’autant plus que les porte-avions français et américains fonctionnent de la même manière (ce sont les seuls à être en configuration dite CATOBAR, c’est à dire qu’ils sont dotés de catapultes et de brins d’arrêt).

La recherche d’une interopérabilité étroite est une constante. Ainsi, en 2010, pour la première fois, une équipe technique de la Flottille 12F avait changé un des deux moteurs d’un Rafale M F3 à bord de l’USS Harry S. Truman tandis que des F/A-18 effectuaient une série de « touch and go » sur le pont du Charles-de-Gaulle.

Cette coopération a même atteint un niveau inédit lors de la mission Arromanches 2. Alors que l’US Navy n’était pas en mesure de disposer d’un porte-avions dans la zone des opérations, le groupe aéronaval français avait pris la tête d’une « task force » américaine afin d’assurer la permanence de la capacité aéronavale de la coalition anti-État islamique (EI ou Daesh).

« Atteindre ce niveau d’interopérabilité au point que le groupe aéronaval du Charles-de-Gaulle puisse prendre le commandement de la Task Force 50 – c’était la toute première fois qu’un bâtiment non-américain prenait le commandement d’une de nos task-forces – illustre notre partenariat et la capacité d’exécuter des missions du plus haut niveau », avait commenté, en juin 2016, l’amiral John Richardson.  

Source : Zone Militaire

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dimanche 11 février 2018

Israël : Un F-16 de Tsahal s’est écrasé après un raid contre des cibles iraniennes en Syrie

Vers 4 heures (ndlr: 10/02/2018), un hélicoptère de combat israélien – a priori un AH-64 Apache – a intercepté un drone de conception iranienne qui, lancé depuis la Syrie, s’était infiltré dans l’espace aérien d’Israël, à la hauteur du lac de Tibériade.

Dénonçant une « grave violation de sa souveraineté », Tsahal a lancé immédiatement une opération devant viser la base d’où avait décollé le drone en question.

Ces frappes ont visé « la défense antiaérienne syrienne et des cibles iraniennes en Syrie. Douze cibles, dont trois batteries de défense antiaériennes et quatre cibles militaires iraniennes ont été attaquées. Des missiles antiaériens ont été tirés vers le nord d’Israël, déclenchant l’alarme », a ensuite expliqué Tsahal.

Parmi les cibles visées, a précisé le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, un porte-parole de Tsahal, figuraient « des systèmes de contrôle iraniens qui avaient envoyé le drone dans l’espace aérien israélien. »

Côté syrien, l’agence officielle SANA, citant une source militaire, a confirmé ce raid israélien en indiquant que « l’ennemi sioniste » avait « mené à l’aube une nouvelle agression contre l’une des bases militaires dans le centre du pays », laquelle serait vraisemblablement celle de Tiyas, près de Palmyre. Et d’ajouter que « plus d’un avion » de Tsahal avait été touché par la défense aérienne syrienne.

Source : Zone Militaire

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Taper sur Israël est excellent pour tenter de rassembler le monde musulman...

Israël a mené samedi 10 février une série d'attaques aériennes en Syrie, frappant des cibles militaires syriennes mais aussi iraniennes au cours du plus sévère accès de tensions impliquant les trois pays depuis des années. C'est aussi la première fois depuis longtemps qu'Israël perd un F-16 au combat. Interrogé dimanche sur franceinfo, Frédéric Encel, spécialiste du Moyen-Orient estime que cet épisode est loin d'être anodin.

Cet épisode est-il à prendre extrêmement au sérieux ?

Frédéric Encel : Oui, il est à prendre très au sérieux. On parle d'une escalade entre Israël et l'Iran. Or, l'Iran est la grande puissance chiite montante dans la région, rivale de l'axe sunnite. À la faveur de la cruelle guerre civile qui prévaut en Syrie depuis six ans, nous avons une implication plus importante encore de l'Iran dans cette région. Outre le Hezbollah au Liban, l'Iran se déploie à travers plusieurs autres groupes chiites et à travers le pouvoir de Bachar al-Assad. Du côté israélien, on craint une espèce de continuum qui irait de Téhéran à la Méditerranée, en passant par toute la frontière septentrionale de l'État hébreu.

Sait-on avec précision qui a abattu cet appareil israélien ?

Ce sont soit des techniciens iraniens, soit des techniciens du Hezbollah installés en Syrie. Mais finalement, que ce soit des gens du Hezbollah ou des soldats iraniens, cela ne change pas grand-chose, dans la mesure où ce sont de toute façon des missiles apportés là par l'Iran. C'est une certitude. Toutes les capacités balistiques dont dispose aujourd'hui Assad en Syrie ou le Hezbollah au Liban proviennent de l'Iran. C'est la raison pour laquelle les Israéliens considèrent que c'est plus dangereux que ce qui se passait auparavant.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a récemment accusé l'Iran de vouloir "détruire" l'État hébreu. Pensez-vous que c'est réellement l'objectif de Téhéran ?

Non, je ne le crois pas. Je crois qu'on est dans une dimension rhétorique. Les ultra-conservateurs à la tête du régime iranien depuis 1979 considèrent que taper Israël sur le plan rhétorique est excellent pour tenter de ramener une grande partie du monde musulman derrière eux. Mais fondamentalement, sur le terrain, de 1979 à aujourd'hui, si l'on excepte la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, il n'y a pas eu directement de mise en application des menaces de destruction d'Israël par l'Iran.

Source : FranceTVinfo.fr

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jeudi 8 février 2018

France : Le SMV, Service Militaire Volontaire, maintenu, voire développé dans les années à venir...

On ignore encore quelle forme prendra le « service national universel » auquel est attaché le président Macron, comme il l’a rappelé lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier. L’on sait juste que son coût n’aura – du moins en théorie – aucun impact sur la prochaine Loi de programmation militaire (LPM).

En théorie car, même si plusieurs ministères seront concernés par l’instauration de ce nouveau service national, on ignore quelle sera l’implication des armées. En juin 2017, un rapport du Sénat avait donné une évaluation haute en avançant que 16.000 à 18.000 militaires pourraient être sollicités pour encadrer 600.000 jeunes. « Il s’agirait d’un effort colossal en termes de ressources humaines, dont on peut craindre qu’elle absorbe l’énergie des armées », avaient mis en garde les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Daniel Reiner.

D’autant plus que les armées sont déjà à la manœuvre pour le Service militaire volontaire (SMV), né d’une suggestion faite peu avant les attentats de janvier 2015 par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Inspiré par le Service militaire adapté (SMA) en vigueur dans les départements et territoires d’outre-Mer, le SMV vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté. Actuellement, il existe six centres : Brétigny-sur-Orge, Montigny-lès-Metz, La Rochelle, Châlons-en-Champagne pour l’armée de Terre, Brest pour la Marine et Ambérieu-en-Bugey pour l’armée de l’Air.

Le SMV a été lancé à titre expérimental, avec une enveloppe de 35 millions d’euros financée par le ministère des Armées.

« Le problème est que nous sommes victimes de notre succès : ce système donne tellement satisfaction que, d’une certaine manière, il est devenu la référence alors que c’est en quelque sorte de l’artisanat et qu’il est censé déboucher sur l’emploi. Aujourd’hui, plus de 75 % des jeunes accèdent à l’emploi à l’issue de leur service militaire volontaire, c’est vraiment une réussite pour nous, et d’autant plus que ce SMV est une sorte de dernier recours : si ces jeunes échouaient au service militaire volontaire, il n’y aurait plus rien pour eux, et j’ignore vraiment de quelle manière ils se comporteraient dans la société de demain », avait expliqué, en juillet dernier, le général Bosser.

Que deviendra ce SMV dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire ? Lors de ses vœux pour l’année 2018, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de Florence Parly, la ministre des Armées, a indiqué qu’il serait maintenu dans les années à venir.

« Devant ce succès, l’expérimentation du Service Militaire Volontaire a été prolongée jusqu’à la fin de l’année 2018. Nous avons décidé qu’elle sera maintenue dans son format actuel dans la prochaine loi de programmation militaire », a en effet affirmé Mme Darrieussecq.

Enfin, s’agissant du Service national universel voulu par le président Macron, la secrétaire d’État a précisé que, en relation avec Mme Parly, elle travaille « à identifier le rôle des armées dans ce projet de société. »

« Ce futur Service National Universel s’annonce comme un élément essentiel du lien armées-nation et de l’esprit de défense », a-t-elle dit. «Tout le monde semble impatient de connaitre ce projet en cours de réflexion et d’élaboration. L’essentiel n’est pas la rapidité mais plutôt le sens qu’on veut lui donner, la structuration solide. L’année 2018 sera l’occasion de développer tout cela », a-t-elle ajouté.

Source: Zone Militaire

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lundi 5 février 2018

LPM - Loi de programmation militaire : Renouvellement des blindés de l'armée de Terre accéléré

Selon le général Bosser, la Loi de programmation militaire prévoit d’accélérer le renouvellement des blindés de l’armée de Terre.

Après avoir gagné la « bataille des effectifs », le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) vient d’en gagner une autre, également très importante : l’accélération du programme SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] dans le cadre de la prochaine Loi de programmation militaire [LPM].

Pour rappel, selon les plans actuels, le programme SCORPION prévoit la livraison de 1.668 Véhicules blindés multi-rôles de type « Griffon » et de 248 Engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) de type « Jaguar » afin de remplacer les Véhicules de l’avant blindé (VAB) qui ont largement fait leur temps ainsi que les chars AMX-10RC et ERC-90 Sagaie.

En outre, le premier Groupement tactique interarmes (GTIA) « SCORPION » est prévu pour être projetable à partir de 2021, et la première brigade « SCORPION » en 2023. Accélérer le ce programme permettrait à l’armée de Terre de disposer, d’ici 2025, de 1.310 Griffon au lieu de 800 et de 143 Jaguar au lieu de 110.

Lors de ses vœux au personnel de l’armée de Terre, diffusé via Twitter (où, a-t-il dit, il a l’intention d’intervenir très régulièrement à l’avenir), le général Bosser a estimé que cette future LPM serait « exceptionnelle », en étant à la fois à « hauteur d’homme et de haute technologie. »

« Nous devrions moderniser nos équipements, accélérer les livraisons de SCORPION et du [fusil d’assaut] HK-416F, par exemple, et donc favoriser la modernisation notamment du segment médian », a annoncé le général Bosser.

L’accélération du programme SCORPION était l’un des chevaux de bataille du CEMAT. Et c’est une mesure de bon sens. En effet, maintenir en service des véhicules très éprouvés par le rythme opérationnel auquel ils ont été soumis pendant des années ne peut faire qu’augmenter les dépenses pour leur maintien en condition opérationnelle (MCO), sans pour autant régler les problèmes d’obsolescence et d’usure.

Dans ces conditions « retaper » un VAB selon les exigences de SCORPION coûterait ainsi 1,4 million d’euros alors que l’accélération des livraisons des Griffon, même si elle est plus coûteuse dans l’immédiat (188 millions d’euros de plus), est cependant plus avantageuse sur le long terme.

En effet, comme l’a expliqué le député Thomas Gassiloud dans un récent rapport, « au regard des coûts d’entretien et des durées d’amortissement de chacun de ces matériels, la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé ».

Qui plus est, et comme l’a souvent souligné le général Bosser lors de ses auditions au Parlement, accélérer la livraison des Griffon permettrait d’améliorer grandement la protection et l’efficacité de ses troupes.

Par ailleurs, le CEMAT a également indiqué que « l’amélioration des conditions de vie du soldat et des familles » est prévue par la prochaine LPM. De même qu’un effort sur les « petits équipements », dits de « cohérence ». Ces derniers (lunettes de vision nocturne, protection, etc) ont souvent été négligés par le passé étant donné qu’ils n’ont pas la même visibilité que les grands programmes d’armement. Seulement, ils restent nécessaires pour « surclasser » l’adversaire.

Enfin, le général Bosser a également évoqué un « effort dans le domaine nouveau de l’innovation », pour lequel « l’armée de Terre a énormément de projets ». Il ne les a évidemment pas cités… Mais il pourrait être question de lancer des études sur un nouveau char de combat appelé à succéder au Leclerc, du « Système commun de feux indirects » (CIFS, pour Common Indirect Fire System) qui permetrait de remplacer à la fois le CAESAr et le Lance-roquettes unitaire (LRU) ou encore du programme système futur sol-air en basse couche (SABC).

Source : Zone Militaire

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vendredi 2 février 2018

Var : Crashs de deux hélicoptères de l'armée de terre près du lac de Carcès, au moins 5 morts !

Crash de 2 hélicoptères de l' EALAT dans le Var !

09h40 - 02/02/2018 - Tweet de la préfecture du Var :

« Deux hélicoptères de l’Ecole de l’aviation légère de l’Armée de terre (EALAT) du Cannet des Maures se sont écrasés sur le secteur de Cabasse/Carcès faisant plusieurs victimes »

Au moins cinq personnes sont mortes dans les crashs de deux hélicoptères école de l'armée de terre de type Gazelle entre Carcès et Cabasse dans le Var un peu avant 9 heures ce matin.

Les secours, pompiers et militaires sont sur place. Les causes du drame, qui a eu lieu aux environs du lac de Carcès (Var 83) non loin d'une station d'épuration Véolia,  ne sont pas connues à cette heure.
Un hélicoptère de recherche de la gendarmerie et 2 Dragons de la Sécurité Civile sont sur place près du lac de Carcés. Les recherches ont pour objectif de retrouver la 6e personne qui était à bord de l'un des deux appareils.

On ignore encore les circonstances précises du drame.
Complément d'information à venir...

Source : PC


13h37 - 02/02/2018

« Les hélicoptères se sont percutés... »

Deux hélicoptères de l'armée se sont écrasés, vendredi 2 février au matin, près du lac de Carcès (Var), à une dizaine de kilomètres de Brignoles. Au moins cinq personnes sont mortes dans l'accident, a appris franceinfo. "Les hélicoptères se sont percutés, il y avait trois personnels dans l'un et deux dans l'autre, tous sont morts", a détaillé une source de la compagnie de gendarmerie de Brignoles à l'AFP. La ministre des Armées, Florence Parly, sera sur place en début d'après-midi. Suivez la situation en direct.

  Les causes de l'accident sont inconnues. "Le premier appareil s'est écrasé sur une route départementale et l'autre dans une zone boisée", a expliqué Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, sur France Bleu Provence. "Un hélicoptère est complètement disloqué. Le deuxième a brûlé", a détaillé le préfet ajoutant qu'à l'intérieur, se trouvaient "des moniteurs et des stagiaires". Pour l'instant, les causes de l’accident ne sont "pas identifiables", a précisé Jean-Luc Videlaine.

Emmanuel Macron adresse ses condoléances. Dans un communiqué, Emmanuel Macron a exprimé son "profond respect pour l’engagement de ces officiers qui s’entrainaient afin de se préparer à leurs futures missions." Le chef de l'Etat a adressé ses "très sincères condoléances aux familles et aux proches de ces militaires ainsi qu'à leurs camarades. Il les assure de la pleine solidarité de la Nation en ces douloureuses circonstances."

Des hélicoptères d'une école d'aviation militaire. Les hélicoptères militaires impliqués dans l'accident sont deux appareils de l'Ecole de l'aviation légère de l'Armée de terre (Ealat) du Cannet-des-Maures, a précisé la préfecture du Var dans un communiqué.

Source : Franceinfo.fr


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mercredi 31 janvier 2018

Mali : Au moins 14 soldats maliens tués lors d'une attaque près de Tombouctou

Deux jours après la mort de 26 civils, tués par l’explosion d’une mine près de Boni, entre Mopti et Gao, dans le centre du Mali, camp des forces armées maliennes (FAMa) a été la cible d’une attaque ce 27 janvier 2018.

En effet, il était environ 4h00 quand le camp de Soumpi, situé dans la région de Tombouctou, a été attaqué par un groupe armé non encore identifié. L’effet de surprise a été total puisque les FAMa déplorent au moins 14 tués et 18 blessés dans leurs rangs.

Selon les premiers éléments disponibles (qui restent à confirmer), les assaillants ont d’abord tiré des roquettes en direction du camp. Puis, ils ont avancé vers l’enceinte en faisant usage d’armes automatiques. Une source militaire étrangère a parlé d’une « attaque complexe ». Un témoin a confié à France24 que les soldats ont « abandonné leur position » et que « l’ennemi a emporté du matériel ».

Il s’agit de la quatrième attaque en trois jours contre les forces de sécurité maliennes. Le 26 janvier 2018, les soldats maliens ont repoussé une attaque d’hommes armés à Youwarou dans la région de Mopti. Selon un communiqué des FAMa, qui ont déploré deux tués, 7 terroristes ont été « neutralisés » et des équipements abandonnés par les assaillants, ont pu être récupérés.

Le même jour, une autre attaque a visé une position des FAMa à N’Gomancoura dans la région de Ségou. Il s’agissait du poste abandonné, la semaine passée, par les 36 gendarmes mis aux arrêts pour désertion. Selon une source malienne, les assaillants ont, là aussi, été repoussés.

Enfin, la veille, deux douaniers ont été tués par des terroristes présumés à Toubacora, localité située à 200 km au nord de Bamako. Un des assaillants a été neutralisé. « Les jihadistes sont venus armés et à motos, il y a eu une grande panique dans le village », a raconté une source sécuritaire malienne.

Deux groupes sont actifs au Mali : le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM) et l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Ces deux organisations ont récemment noué une alliance opérationnelle. La première concentre ses opérations dans le nord et le centre du Mali tandis que la seconde est surtout active dans la région frontalière avec le Niger et le Burkina Faso.

Dans son dernier compte-rendu des opérations, l’État-major des armées (EMA) a fait état d’une « situation sécuritaire dégradée au centre du Mali, avec des groupes armés terroristes qui y poursuivent leurs exactions, tentant ainsi d’augmenter leur influence sur la population de la région. »

En revanche, la force française Barkhane et celle du G5 Sahel ont maintenu leur effort dans la zone des trois frontières afin d’en déloger l’EIGS. «Plusieurs terroristes ont été capturés et remis aux autorités maliennes», a indiqué l’EMA, pour qui les résultats dans ce secteur sont « d’ores et déjà probants » avec « aucun évènement sécuritaire notable » depuis plusieurs semaines, à « l’exception de l’attaque suicide contre un véhicule deBarkhane le 11 janvier dernier. »

Source : Zone Militaire


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dimanche 28 janvier 2018

Histoire : Le mystère de la disparition du sous marin La Minerve au large de Toulon...

Il y a 50 ans disparaissait le sous-marin La Minerve, fleuron de la Marine française...

Jeudi 2 février 1968, à Toulon. Les opérations de sauvetage du sous-marin La Minerve sont suspendues. Cinq jours après la disparition du submersible, l’espoir de retrouver des survivants s'est évanoui. "Dès le début de l’opération de sauvetage, on n’y croyait pas trop de toute façon", se rappelle Georges Kévorkian. A l'époque, ce jeune ingénieur de la Direction des constructions navales avait été chargé de mener les secours à partir du lundi 29 janvier, deux jours après la dernière communication enregistrée avec le sous-marin.

La Minerve et son équipage ne seront jamais retrouvés. Et cinquante ans après le drame, le mystère plane toujours. Comment le sous-marin a-t-il coulé ? Avarie ? Erreurs humaines ? Problèmes techniques ? Une conjonction des trois ? Les familles des victimes, qui commémorent le 50e anniversaire de la disparition à Toulon le 27 janvier 2018, attendent encore les réponses. Visée, l'armée n'a jamais levé les zones d'ombre qui entourent ce drame. Un silence suspect, selon certains.

Dernière plongée de "La Minerve", sous-marin français disparu le 27 janvier 1968.
A 7h55, "La Minerve" plonge dans le silence


En ce début d’année 1968, les eaux de la Méditerranée sont agitées. Le mistral souffle à 100 km/h. C’est dans ces conditions que La Minerve s’apprête à effectuer un exercice avec un avion. "Le premier qui voit l’autre a gagné", éclaire Georges Kévorkian. Le sous-marin plonge alors que le Bréguet Atlantic, qui a décollé quelques minutes plus tôt de la base aéronavale de Nîmes-Garons, arrive sur zone à 7h15. Un premier contact entre les deux appareils est pris quatre minutes plus tard. Mais les conditions climatiques rendent les communications difficiles. A 7h45, l’avion annonce qu’il renonce à sa dernière vérification radar, raconte Libération. Dix minutes plus tard, réponse de La Minerve par la voix du second maître Nicolas Migliaccio, en charge des liaisons radio :

    Je comprends que vous annuliez cette vérification. M'avez-vous entendu ?
    Nicolas Migliaccio, second maître à bord de La Minerve


Ce sera le dernier signe de vie du sous-marin.

La suite ? Mystère. A terre et dans l’avion, en raison de la météo, on ne s’inquiète pas vraiment de ce silence. La Minerve doit rentrer au port au plus tard dimanche 28 janvier, à 1 heure du matin. A l’heure fatidique, toujours rien. Georges Kévorkian raconte la scène dans son livre, Accidents de sous-marins français 1945-1983 (éd. Marines) : "Chef, j’ai vu des matafs [matelots] ce matin... qui m’ont dit que La Minerve était perdue : elle n’est pas retournée à la base comme prévu", rapporte un ouvrier.

Les recherches sont officiellement lancées à 2h15. Soit 18 heures et 25 minutes après la dernière communication du sous-marin. La Minerve dispose d'une centaine d'heures d'oxygène, le temps presse. Le matériel à l’époque ne permet pas de sonder les fonds marins très profondément. Or, au large de Toulon, ils peuvent atteindre 2 000 m. C’est justement dans ce secteur, au sud du cap Sicié, que La Minerve menait son exercice. Malgré la vingtaine de bateaux venus aider pour les recherches, des hélicoptères, des avions et même la soucoupe plongeante du commandant Cousteau, le submersible reste introuvable.

    'La Minerve' a probablement coulé par 1 000 m de profondeur. La seule trace visible du naufrage fut une tache d'huile en surface.
    Le Service d'informations et de relations publiques des armées (Sirpa)


Présent sur le porte-avions Clémenceau mobilisé pour les recherches, Joël Lannuzel, 30 ans au moment du drame, raconte avoir "fait des tours et des tours en Méditerranée". "On n’a jamais entendu parler d’une seule tache d’huile", soutient-il. Second maître radio sur La Minerve de mars 1962 à octobre 1965, il connaissaît le bâtiment "comme sa poche". Pour lui, seul un "abordage avec un autre navire" a pu couler La Minerve. Une hypothèse parmi d’autres.

La soucoupe plongeante du commandant Cousteau, mobilisée lors de l'opération de recherche de "La Minerve" le 31 janvier 1968.

Une vérité qui n'émerge jamais

Comment ce monstre de 800 tonnes a-t-il pu disparaître sans laisser la moindre trace ? Le flou demeure un demi-siècle plus tard. "Pendant huit, dix jours, on a dit tout et n’importe quoi, se rappelle Thérèse Scheirmann-Descamps, veuve du second maître Jules Descamps. On m’avait même demandé de ne pas lire les journaux." On peut y voir fleurir des théories farfelues comme un coup de force russe. D’autres sont plus plausibles.

La plus répandue ? Un problème de "schnorchel". Il s'agit en fait de deux tubes, l'un alimente en air le sous-marin, l’autre permet de rejeter les gaz d’échappement. Quand le bâtiment est en immersion périscopique, c'est-à-dire à quelques mètres de la surface, ces tuyaux sortent et de l’eau peut y rentrer. En temps normal, un clapet se referme pour empêcher l’inondation. Ce 27 janvier 1968, un incident a pu empêcher ce clapet de bien fonctionner, La Minerve s’est alors remplie et a coulé irrémédiablement.

Ce sous-marin de type Daphné pouvait plonger jusqu’à 525 m. Au-delà, la coque ne peut résister à la pression. En coulant dans cette zone au large de Toulon, La Minerve est descendu bien plus bas et a dû imploser. Dans son livre, Georges Kévorkian fait état d’un "signal susceptible de résulter de l’écrasement brutal vers 700 m de profondeur d'un 'récipient' contenant environ 600 m3 d’air à la pression atmosphérique". Une description qui pourrait correspondre au sous-marin disparu. Ce signal a été enregistré par différentes stations sismologiques "à 7 heures 59 minutes et 23 secondes, à quelques secondes près". Soit quatre minutes après la dernière communication de La Minerve.

Cette théorie du schnorchel est toutefois repoussée par l’écrivain puisque "quelques minutes avant sa disparition, il n’est pas avéré que le sous-marin naviguait au schnorchel". La thèse de l’abordage, défendue par Joël Lannuzel, a également été envisagée. Le secteur était largement emprunté par des bateaux commerciaux. Mais là encore, ce n’est resté qu’une possibilité parmi d’autres.

    On a pensé bien sûr à une collision. Mais contre quoi ? A-t-on retrouvé un bateau ou un quelconque objet ?
    Le Sirpa


Reste l’erreur humaine, que tout le monde réfute. Les regards se sont tournés vers le commandant André Fauve. Aurait-il pu engager une manœuvre trop périlleuse, comme le sous-entend Georges Kévorkian ? L’amiral Thierry d’Arbonneau, jeune officier au moment de l’accident, a été un des élèves du capitaine Fauve. Sa description d'un homme "hyper-compétent" rend peu probable cette hypothèse. "C’était notre officier de manœuvre, il nous apprenait à naviguer. Il avait une aura évidente, il était jeune, calme, pondéré", explique l'amiral. Pourtant, malgré un capitaine "respecté et reconnu", un équipage entraîné et un bâtiment en bon état, La Minerve n'est jamais remontée.

L’impossible deuil des familles

En coulant au large de Toulon, La Minerve a laissé derrière elle 52 familles endeuillées, 28 orphelins et 17 veuves. Martine Coustal est l’une d’elles. Elle avait 18 ans à l’époque et devait se marier avec Marcel Coustal, électromécanicien embarqué à bord, quelques jours après le retour du sous-marin. Cinquante ans après, cette femme à l’accent chantant du sud de la France n'a rien oublié. "On y pense toujours, souffle-t-elle, mais le plus émouvant, c’est d’être sur les lieux de la commémoration."

La "Grande Muette" se tait

Cinquante ans plus tard, avec l’amélioration des techniques, de nouvelles recherches auraient pu être menées, mais rien n’a jamais été entrepris. "On aurait pu les relancer, s’insurge Patrick Meulet. Dire qu’on ne peut pas le retrouver, c’est choquant, d’autant qu’on connaît le secteur où il est censé être." Le président de l’AGASM est entré dans la marine un an, jour pour jour, après le drame de La Minerve et accompagne le désir de vérité des familles.

Comment ? Pourquoi ? Où ? Voilà les questions qui résonnent dans les têtes.
"Pourquoi un tel mutisme ?" s’interroge Thérèse Scheirmann-Descamps. Des choses seraient-elles cachées ? "Comment voulez-vous expliquer un accident alors que l'on n'a jamais rien retrouvé ?" se défendait le Service d'informations et de relations publiques des armées en 2000.

    Les autorités ne pouvaient décemment pas répéter éternellement 'nous ne savons rien'. A quoi cela aurait-il servi ? Mais elles n'ont pas cherché à cacher quoi que ce soit.
    Le Sirpa


Dix-huit ans plus tard, le discours n'a pas changé. Le capitaine Bertrand Dumoulin, porte-parole de la Marine nationale, confirme que "les causes de l'accident n'ont jamais pu être élucidées".

"L'Eurydice a bien été retrouvé alors qu’on est descendu à 1 000 m", conteste Patrick Meulet. Il sait de quoi il parle. Patrick Meulet était à bord du submersible, un autre sous-marin de type Daphné, trois mois avant son naufrage, le 4 mars 1970. Avant de couler en Méditerranée, l'Eurydice avait d'ailleurs servi pour l'hommage national rendu à l'équipage de La Minerve par le général De Gaulle, le 8 février 1968.

L'Eurydice et La Minerve, deux "Daphné", faisaient le prestige de la marine française – et il y aurait pu avoir un troisième drame mais le Flore a évité le naufrage le 19 février 1971 (le schnorchel avait été clairement mis en cause et des améliorations avaient été faites dans la foulée pour éviter de nouveaux accidents). Entre 1965 et 1975, une dizaine de submersibles de type Daphné ont été vendus à l’Afrique du Sud, au Pakistan ou encore à l’Espagne. Les intérêts économiques ont-il dicté le silence de l’armée ? "Clairement, non ! répond Bertrand Dumoulin. Si la cause de l'accident était connue, il eut été absurde de ne pas la communiquer à nos partenaires étrangers."

    Vingt ans après le drame, on nous a dit d’attendre. A trente et quarante ans aussi. Il y a des limites, ça commence à bien faire.
    Thérèse Scheirmann-Descamps


Elle espère. Car l’armée pourrait très bien taire d'éventuelles réponses. Et justifier une fois de plus son surnom de "Grande Muette". Patrick Meulet soupire : "On espère qu’au bout de cinquante ans, on va réussir à la faire parler."

Source : Franceinfo.fr

Ndlr : Nous vous invitons à retrouver l'intégralité de ce passionnant article de Benoît Jourdain, sur Franceinfo.fr...

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samedi 27 janvier 2018

Qatar : Poursuite des contrats d'armement avec la France

L’émirat va acheter 12 Rafale supplémentaires et négocie l’acquisition de près de 400 VBCI. Après la Belgique et les EAU, c’est le troisième succès de l’équipe Macron-Parly.

Joli succès pour les exportations françaises au Qatar, notamment dans l’armement. A l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron, l’émirat a confirmé son intention d’acheter 12 Rafale supplémentaires,après les 24 acquis en 2015. Le contrat serait supérieur à un milliard, alors que le Qatar a pris une nouvelle option pour 36 nouveaux appareils. Avec les précédents contrats égyptien et indien, l’avion de combat de Dassault s’est donc déjà exporté à 96 exemplaires.

Ce chiffre est à comparer avec la commande de 180 appareils par la France, dans l’attente d’une dernière tranche qui permettrait d’atteindre l’objectif affiché de 225. L’Egypte pourrait, elle aussi, lever prochainement son option sur 12 Rafale supplémentaires. Plusieurs autres prospects existent, notamment en Malaisie. La Suisse va relancer un appel d’offres pour un avion de combat. Enfin la Belgique est fortement courtisée par la France mais « ne sait pas comment dire non aux Américains », indique un proche du dossier.

Parallèlement au Rafale, le Qatar a signé une lettre d’intention pour l’achat de véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), un engin construit par Nexter et qui n’avait, jusqu’à présent, pas trouvé de client à l’exportation. Le Qatar envisage d’en acquérir pas moins de 490 (à titre de comparaison, 630 ont été livrés à l’armée de terre française). Le VBCI, qui a été engagé en Afghanistan et au Mali, est un blindé à roues (8 X 8) d’une trentaine de tonnes. 

Avec le Qatar, les discussions restent ouvertes sur la tourelle qui doit équiper l’engin, qui sera différente du modèle français. La version qatarie (T40), plus lourde, aurait un canon de 40mm et pourrait tirer des missiles antichar américains Javelin.

Source : Secret Defense

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mercredi 24 janvier 2018

Suggestion d'un responsable du Pentagone : "Tuer les jihadistes à coups de pelle s’ils ne se rendent pas..."

Une suggestion extrême, à la question : Que faire des jihadistes ?

Le « Senior Enlisted Advisor to the Chairman » (SEAC) occupe une place particulière au sein du Pentagone. 

Ayant le grade de « Command Sergeant Major » (ce qui correspond à celui de major en France), ce sous-officier a pour mission de conseiller le chef d’état-major interarmées ainsi que le secrétaire à la Défense. Actuellement, ce poste est occupé par le Command Sergeant Major John Wayne Troxell.

Ce dernier a-t-il lu cet article du Daily Star Sunday, qui raconte l’histoire (impossible à vérifier, d’où quelques réserves sur sa véracité) de ce SAS britannique qui, faute de munitions, aurait décapité un jihadiste de la branche afghane de l’État islamique (EI) avec une pelle?

Toujours est-il que, via les réseaux sociaux, le SEAC a publié un message dans lequel il a prévenu les jihadistes de l’EI qu’ils pourraient être «achevés à coups de pelle» s’ils ne se rendaient pas aux forces de la coalition en Irak et en Syrie.

Les combattants de l’EI « doivent comprendre qu’ils n’ont que deux options quand ils se retrouvent face à nous : se rendre ou mourir! », a lancé le command sergeant major Troxell, via Twitter. « S’ils choisissent de ne pas se rendre, nous les tuerons avec une grande violence », a-t-il ajouté, alors que son message était illustré par une pelle articulée utilisée par les militaires américains.

Source : Zone Militaire

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dimanche 21 janvier 2018

Armement : TRA-C, une entreprise lyonnaise qui innove en matière de soudage de blindés légers

La France a la chance de pouvoir compter non pas des « start-up » (ce mot étant souvent utilisé à tort et à travers) mais des PME qui ont su s’imposer rapidement grâce à leur capacité d’innovation. Tel est le cas de TRA-C, une société créée en 2001, désormais leader européen de la conception, de la fabrication et de l’installation mécanique.

Et la solution innovante que propose cette PME lyonnaise a de quoi intéresser particulièrement la Direction générale de l’armement (DGA) dont l’un des axes de travail vise à renforcer la structure des véhicules blindés tout en réduisant leur masse. « Un défi permanent », dit-elle.

Surtout que les véhicules militaires sont soumis à rude épreuve étant donné qu’ils évoluent dans des conditions extrêmes (comme au Sahel par exemple) tout en étant soumis à la menace des engins explosifs improvisés (IED). Or, il apparaît que les zones de soudage constituent un point faible.

D’où l’intérêt de la solution de TRA-C, qui consiste à souder deux pièces sans ajout de matière. Pour cela, elle utilise un procédé complexe appelé FSW (Friction Stir Welding). Pour faire simple, il permet d’assembler des éléments par « friction malaxage ». D’après la DGA, ce procédé permet d’obtenir des soudures plus résistantes et des « conceptions en moyenne 30% plus légères. » C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a soutenu cette PME via son dispositif RAPID (Régime d’Appui pour l’Innovation Duale).

Le procédé utilisé par TRA-C remplace le traditionnel joint de soudage par un « pion métallique » qui évolue à grande vitesse entre deux pièces à assembler. Il va ainsi « frictionner » et « malaxer » les matériaux à réunir en les faisant passer dans état mi-liquide, mi-solide afin de les mélanger et, donc, de les souder.

« Avec ce procédé révolutionnaire, le soudage est beaucoup plus résistant car il permet de préserver 95% des propriétés mécaniques de la matière, contre 60% avec un procédé traditionnel », explique la DGA, qui a mis en avant TRA-C lors de son dernier Forum dédié à l’innovation, organisé le 7 décembre 2017.

Mais ce n’est pas tout : avec cette solution, il est possible d’assembler des matériaux qui ne pouvaient pas l’être (ou difficilement, du moins) avec les techniques classiques de soudage.

Actuellement, TRA-C est la seule entreprise en Europe à être en mesure de souder en série, via ce procédé, des pièces de plus de 4 cm d’épaisseur. « un prérequis essentiel pour assembler des pièces de structures de véhicules blindés », souligne la DGA. Et cela rapidement puisqu’en réussissant à souder 2m/min, la production de la PME est 10 fois plus rapide qu' un soudage classique.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’entreprise lyonnaise a été retenue pour la fabrication du treillis moteur du Véhicule blindé multi-rôles (VBMR, Griffon) et celle du châssis principale de la tourelle téléopérée ARX25 de Nexter.

Dans le domaine civil, TRA-C a déjà remporté plusieurs marchés, dont l’un visant à produire des pièces pour le projet ITER (le réacteur de recherche à fusion nucléaire situé à Cadarache) et autre pour développer des éléments de satellites, en soudant des pièces de fabrications additives (obtenues par impression 3D).

Source : Zone Militaire - Illustration : armée de Terre

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jeudi 18 janvier 2018

Barkhane : Attaque par véhicule piégé, trois militaires français blessés

La date de cette attaque ne doit rien au hasard. Le 11 janvier 2018, cinq ans après le début de l’opération Serval, au Mali, un véhicule de l’avant blindé (VAB) français a été la cible d’un VBIED (Vehicle Borne Improvised Explosive Devices) alors qu’il faisait partie d’un convoi circulant entre Ménaka et Indélimane, près de Gao.

L’explosion a fait trois blessés parmi les occupants du VAB, dont un sérieusement touché. Ce dernier a été rapatrié dans la nuit pour être admis dans un hôpital d’instruction des armées (HIA). Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Le mode opératoire de cette attaque, vraisemblablement commise soit par le Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans – GSIM), qui réunit plusieurs groupes jihadistes sous l’autorité de Ilyad ag Ghaly, soit par l’État islamique pour le grand Sahara (EIGS), est plutôt rare au Mali.

Selon les données disponibles, et avant celle contre Barkhane, la dernière attaque ayant utilisé un VBIED remonte au 18 janvier 2017. Ce jour-là, un véhicule rempli d’explosif avait visé, à Gao, le Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), c’est à dire l’organisme chargé d’organiser les patrouilles conjointes entre les ex-rebelles touareg et les miliciens pro-gouvernementaux prévues par l’accord de paix d’Alger. Cet attentat, qui fit plus de 60 tués, avait été revendiqué par le groupe al-Mourabitoune, intégré désormais au GSIM.

Quoi qu’il en soit, cette attaque contre la force Barkhane est survenue au lendemain de l’arrestation, à Menaka, de plusieurs « membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger » par les militaires français.

« Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région », a expliqué l’État-major des armées.

Source : Zone Militaire

Finalement, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) a envoyé, le 12 janvier 2018, un communiqué à l’agence de presse mauritanienne ANI pour « proclamer sa responsabilité » de l’attaque ayant visé les militaires français ainsi que de celle menée en octobre dans la région de Tongo Tongo (Niger), au cours de laquelle 4 commandos des forces spéciales américaines avaient été tués. Cette dernière n’avait jusqu’à présent pas été revendiquée.

« Les soldats du califat ont attaqué hier jeudi 11 janvier au petit matin une colonne de l’armée française avec un véhicule piégé », a ainsi affirmé l’EIGS, qui a, par la même occasion, revendiqué plusieurs autres attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger.


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