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mercredi 20 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire attaqué au couteau par un déséquilibré au nom d'Allah

Agression à l’arme blanche contre un militaire de l’opération Sentinelle à Paris - Ce 15 septembre 2017, vers 6H15, un homme armé d’un couteau a tenté de s’en prendre à un militaire qui patrouillait à la station de métro de Châtelet-les-Halles, à Paris, aux côtés d’une équipe de la BRF (Brigade des Réseaux Ferrés).

L’agresseur, muni d’une lame de vingt centimètres, a visé le soldat à la gorge en criant « Allah Akbar, vous êtes des mécréants ». Rompu aux Techniques d’Interventions Opérationnelles Rapprochées (TIOR), le militaire visé a maîtrisé lui-même son agresseur, qui a été par la suite interpellé. Personne n’a été blessé.

A priori, cet individu n’avait, jusqu’à présent, jamais été impliqué dans une procédure judiciaire. Toutefois, selon BFMTV, il est connu des services de renseignement pour sa « proximité » avec les idées de l’islam radical. Mais il n’est ni fiché S, ni inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.

D’après LCI, l’agresseur aurait affirmé qu’il attendait la patrouille des militaires de Sentinelle depuis 5H30 et expliqué qu’il suivait un traitement médical pour des troubles psychiatriques. (ça n'a guère marché...) La Brigade criminelle de la Police judiciaire de Paris a été chargée de l’enquête. La section antiterroriste du Parquet ne s’est, du moins pour le moment, pas saisie de l’affaire.

Depuis le lancement de l’opération Sentinelle, en janvier 2015, plusieurs tentatives d’attaque contre des soldats ont eu lieu, comme encore le 23 août dernier, à Lyon, où un autre déséquilibré a tenté d’étrangler une militaire avant d’être rapidement maîtrisé.

Plus tard, le Parquet de Paris a annoncé que la section antiterroriste venait de se saisir de cette affaire, « au regard du mode opératoire et de la cible (…) visée ». Une enquête pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique, en relation avec une entreprise terroriste » est donc désormais en cours.

Source : Zone Militaire

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lundi 18 septembre 2017

Guyane : Les EDO du patrouilleur léger La Confiance arraisonnent des tapouilles à 35 noeuds...

Le patrouilleur léger guyanais La Confiance donne pleinement satisfaction

Officiellement entré en service le 27 avril 2017, le patrouilleur léger guyanais (PLG) « La Confiance », spécialement étudié et conçu pour opérer dans les eaux guyanaises par SOCARENAM a récemment mené sa première opération de police des pêches, appelée « Halicorne ».

Pour rappel, la pêche illicite est, avec l’orpaillage clandestin, l’un des fléaux qui affecte la Guyane, avec des milliers de tonnes de poissons prélevées illégalement dans ses eaux chaque année. Pour lutter contre ce phénomène, la Marine nationale dispose de patrouilleurs (uniquement des P-400 jusqu’à très récemment) et de l’embarcation remonte filet (ERF) « La Caouanne », dont la mission est de récupérer les filets dérivants laissés par les contrevenants afin de les frapper durement au portefeuille (un filet de 2.500 mètres de long coûte entre 10.000 et 12.000 euros).

Cela étant, aussi efficace soit cette ERF, la pêche illégale n’a pas été totalement découragée. D’où l’opération Halicorne. Ayant remplacé le patrouilleur « La Capricieuse », le PLG « La Confiance » a donc pu montrer l’étendue de ses capacités, lesquelles, avance l’État-major des armées, ont été « structurantes pour planifier et préparer » cette mission. Au total, 9 tapouilles ont été arraisonnées lors de patrouilles menées vers le Brésil (est) et le Suriname (ouest).

« Ses radars et ses capacités optroniques lui permettent de voir sans être vu, à longue distance, de jour comme de nuit. La propulsion électrique du patrouilleur garantit la discrétion de l’intervention, conduite en un temps record grâce au système de mise à l’eau rapide via la rampe arrière du patrouilleur », explique l’EMA.

Et d’ajouter : « Les équipes de contrôle sont ainsi projetées sans délai sur des embarcations d’intervention sur-motorisées qui garantissent un effet de surprise et laissent peu de chance aux tapouilles contrevenantes. »

Les embarcations en question sont des EDO [Embarcations de drome opérationnelle, ndlr] fournies par Zodiac Milpro. Longues de 7,6 mètres, elles sont propulsées par un moteur Volvo de 260 chevaux, ce qui leur permet de naviguer à la vitesse de 35 noeuds. Elles peuvent être armées d'une mitrailleuse de 7,62mm. Ce qui n’est pas anodin quand l’on sait que les rencontres avec les pêcheurs illégaux sont parfois mouvementées…

D’ailleurs, au niveau de l’armement, le PLG « La Confiance » dispose d’un système télé-opéré Narwhal (Nexter Systems), de 2 mitrailleuses de 12.7mm et d’un canon à eau. Automatisé au maximum (d’où le besoin d’un équipage de seulement 24 marins), ce bâtiment long de 61 mètres est doté du système optronique Sea Cobra, lequel va aussi équiper les frégates légères furtives de type La Fayette.

« Après l’embarcation relève-filets l’année dernière, on monte cette année encore d’un cran notre arsenal répressif avec les patrouilleurs légers guyanais », a commenté le général Pierre-Jean Dupont, commandant des Forces armées en Guyane (FAG). « Des moyens lourds sont mis en œuvre, les illégaux doivent faire le constat que venir pêcher dans nos eaux, ce n’est pas une opération rentable pour eux », a-t-il ajouté.

Et cela d’autant plus que le second Patrouilleur léger guyanais – « La Résolue » – est attendue à Dégrad des Cannes en août prochain afin de relever le patrouilleur P400 « La Gracieuse ».   

Source : Secret Défense

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vendredi 15 septembre 2017

Londres : Attentat terroriste à l'explosif dans le métro à Parsons Green

Londres : plusieurs blessés lors d’un acte « terroriste » dans le métro

L’incident s’est produit à la station de métro de Parsons Green, dans le sud-ouest de la capitale britannique. Le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence.
Plusieurs personnes ont été blessées vendredi 15 septembre à l’heure de pointe dans une station du métro londonien à la suite d’une explosion dans une rame qui a brûlé plusieurs personnes au visage.

L’attentat – le cinquième en six mois à Londres – s’est produit vers 8 h 20 (9 h 20, heure de Paris) dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de la capitale britannique.

Un acte « terroriste »

L’acte a été qualifié de « terroriste » par Neil Basu, un responsable de l’anti-terrorisme. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole de la police britannique Mark Rowley, a annoncé que l’attentat avait été commis avec un engin explosif artisanal. Des flammes avaient été aperçues par plusieurs témoins dans la rame de métro.

« J’étais dans l’avant-dernier wagon. J’ai entendu une sorte de détonation. J’ai levé les yeux et vu des flammes dans tout le wagon », a déclaré à l’agence Reuters un homme qui affirme avoir été présent dans la rame.

Dans la matinée, les environs de la station étaient bouclés par la police, qui a dressé un cordon de sécurité et posté des hommes équipés de fusils d’assaut. Les services d’ambulance et les pompiers se trouvaient également sur place, avec du personnel entraîné à intervenir dans des conditions dangereuses. Les autorités conseillent aux Londoniens d’éviter la zone.

Dix-huit personnes hospitalisées

« Plusieurs personnes ont été blessées », a déclaré la police dans un communiqué, et dix-huit sont hospitalisées, selon les secours. Plusieurs personnes souffrent de brûlures, selon une journaliste de la BBC sur place.

La première ministre britannique, Theresa May, qui présidera une réunion d’urgence de son cabinet dans l’après-midi, a réagi dans un communiqué :

« Je pense à ceux qui sont blessés à Parsons Green et aux secours qui, une fois de plus, réagissent rapidement et courageusement à un incident terroriste présumé. »

Peu après l’attentat, le maire de Londres Sadiq Khan a condamné les « individus ignobles qui tentent d’utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie ». « Mais nous nous laisserons jamais ni intimider ni battre par le terrorisme », a-t-il assuré.

Source : LeMonde.fr

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Ndlr : En france, un militaire de Sentinelle a été attaqué ce vendredi vers 6h30 à Paris, par un homme armé d'un couteau. Selon une source policière, l'homme serait un «marginal» et n'est a priori pas fiché. Une perquisition est en cours à son domicile, dans les Hauts-de-Seine. Il n'y aurait pas de blessé à déplorer.

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jeudi 14 septembre 2017

Philippines : Recrutement de 20.000 soldats pour lutter contre la menace jihadiste

Les forces armées philippines sont toujours à la peine face aux jihadistes d’Abu Sayyaf et du groupe Maute qui, liés à l’État islamique, occupent une partie de la ville de Marawi, située dans l’île méridionale de Mindanao, depuis le 23 mai 2017.

Début juillet, 1.500 bâtiments échappaient toujours aux forces gouvernementales. Et, selon un dernier bilan officiel publié le 5 août, les combats ont fait plus de 700 tués (dont 119 civils et 523 jihadistes). Quant aux troupes philippines, elles ont perdu 122 hommes et compte plus de 900 blessés et 60 disparus dans leurs rangs.

La difficulté qu’éprouvent les forces armées du pays à reprendre le contrôle de Marawi s’explique en grande partie par le fait qu’elles sont peu rompues au combat urbain. En outre, elles manquent de moyens, tant au niveau des matériels que des effectifs.

Le problème est que l’état-major philippin a dû dégarnir plusieurs régions où la situation sécuritaire est tendue à cause de la présence des rebelles communistes de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA), pour renforcer ses troupes à Marawi. Et, avec 165.000 militaires, les effectifs des forces philippines, déjà notoirement sous-équipées, sont clairement insuffisants.

D’où l’annonce faite le 6 août par Rodrigo Duterte, le président philippin. Ainsi, il a demandé au Congrès d’approuver le recrutement de 20.000 soldats supplémentaires.

« La demande présidentielle de 20.000 soldats supplémentaires entre dans le cadre de notre politique de sécurité pour protéger les parties du pays où les menaces pour la sécurité sont persistantes », a précisé Ernesto Abella, le porte-parole du président philippin. « Le déploiement de troupes à Marawi et d’autres sites de Mindanao doit être rééquilibré pour assurer une efficacité maximale », a-t-il ajouté.

Cet effort en matière de recrutement s’accompagnera, pour l’an prochain, d’une hausse de 5,5% des dépenses militaires, lesquelles seront portées à 145 milliards de pesos philippins (soit un peu plus de 2,4 milliards d’euros). Le budget de la Défense avait déjà annoncé en hausse de 18% cette année par rapport à 2016.

La question de Marawi est essentielle dans la mesure où l’EI peut se servir de cette ville (et plus largement, de l’île de Mindanao) comme d’un point d’appui pour élargir son recrutement à l’ensemble de la région.

Or, pour le moment, les forces philippines se trouvent relativement seules, même si elles sont conseillées par les forces spéciales américaines et que les États-Unis ainsi que l’Australie leur fournissent des capacités ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance). Á noter que Manille et Jarkarta ont mené des patrouilles maritimes conjointes le long de la mer de Célèbes afin d’empêcher l’infiltration de jihadistes.

Source : Zone Militaire

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mardi 12 septembre 2017

Sentinelle : Un militaire de la Légion étrangère retrouvé mort dans la vallée de la Roya... Suicide ?

L'homme, de nationalité italienne, s'est vraisemblablement suicidé avec son arme de service.

Un militaire de l'opération Sentinelle a été retrouvé mort dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 septembre, dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), a appris france info auprès du procureur de la République de Nice et de la gendarmerie des Alpes-Maritimes, confirmant une information d'Europe 1. "Dans la nuit, ses collègues ont entendu un coup de feu et l'ont retrouvé mort, son Famas à côté de lui", précise le procureur Jean-Michel Prêtre, se refusant, pour l'instant, à parler formellement de suicide.

C'est toutefois la thèse privilégiée. Les faits se sont déroulés lors d'une patrouille près de Fanghetto, à la frontière franco-italienne. L'homme, âgé de 24 ans, était en patrouille avec trois militaires quand "il s'est détaché de la troupe", précise la gendarmerie. Ce soldat de nationalité italienne, engagé dans la Légion étrangère, était membre du  2e régiment étranger du Génie de Saint-Christol (Vaucluse).
Contrôle de migrants

"La brigade judiciaire de Menton est sur place et des vérifications sont en cours, avec des techniciens de l'identité judiciaire", ajoute le procureur de Nice. 

Fanghetto est situé à moins de 10 km de là où habite Cédric Herrou, figure la plus connue des militants qui viennent en aide aux migrants dans cette vallée où les contrôles se sont multipliés au cours des derniers mois.

Un suicide en août

La frontière est fermée depuis 2015 dans le cadre de la lutte anti-terroriste mais, les contrôles visent pour beaucoup les migrants qui ont fui l'instabilité dans leur pays et se pressent depuis trois ans à Vintimille, souvent via la Libye.

Fin août, un soldat de l'opération Sentinelle, âgé de 26 ans, s'était donné la mort avec son arme de service dans sa chambre située dans une enceinte militaire à Paris.

Source : Franceinfo.fr

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dimanche 10 septembre 2017

Corée du Nord : Quelles options face à l’arme nucléaire et aux provocations ?

Dans le film « Le Crabe Tambour », de Pierre Schoendoerffer, le commandant (interprété par Jean Rochefort) estime que « le choix de l’homme n’est pas entre ce qu’il croit le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien ». Que dirait-il dans le cas de la Corée du Nord, pour lequel aucune option ne paraît satisfaisante ?

Ainsi, au mépris des résolutions des Nations unies (dont l’objectif est d’obtenir la dénucléarisation de la péninsule coréenne) et des sanctions internationales, malgré les remontrances (feintes ou réelles) de la Chine, sa plus proche alliée, la Corée du Nord a réalisé des progrès aussi rapides qu’étonnants dans la mise au point d’un missile balistique intercontinental et le développement d’une arme nucléaire. Le dernier essai qu’elle a réalisé, le 3 septembre 2017, montre a l’évidence qu’elle a franchi un nouveau palier dans ce domaine, la puissance dégagée par une bombe thermonucléaire présumée (ou à fission dopée) ayant été estimée à 50/120 kilotonnes.

Du coup, c’est l’équilibre stratégique de la région qui s’en trouve renversé, avec une Corée du Sud directement menacée (l’armistice de 1953 ayant été dénoncé par Pyongyang). Et l’on ne parle pas du Japon, régulièrement brocardé par la Corée du Nord (comme, d’ailleurs, par la Chine). Face à cette situation « explosive », susceptible de conduire à une « catastrophe planétaire » (dixit Vladimir Poutine, le président russe), que faire ?

1- L’option militaire

Quand l’on avance que « toutes les options sont sur la table », cela veut généralement dire que l’intervention militaire n’est pas exclue. Ces derniers temps, les États-Unis n’ont cessé de le sous-entendre, voire de le dire clairement, comme l’a fait le président Trump, en promettant «le feu et la colère » à la Corée du Nord en réponse à ses menaces de s’en prendre aux bases américaines de l’île de Guam. Et son conseiller à la sécurité nationale, le général HR McMaster, a même évoqué une « guerre préventive ».

Seulement, ce serait mettre le doigt dans un engrenage dangereux. Si, sur le papier, l’avantage militaire est évidemment du côté des forces américaines et sud-coréennes, il ne faut pas croire que la partie sera facile dans la mesure où l’armée nord-coréenne opposera la force de la quantité (2 millions de soldats endoctrinés et des moyens en artillerie conséquents). Et Pyongyang ne manquerait pas de riposter, y compris avec des moyens non-conventionnels (avec, par exemple, des armes chimiques).

Dans un tel scénario, il faudra rechercher un effet de sidération. Et encore, ce ne sera pas un gage de succès. Si les rampes de missiles et les canons nord-coréens ne sont pas neutralisés rapidement, alors Séoul, située à 50 km de la zone démilitarisée, sera sous le feu, avec probablement à la clé des milliers de morts côté sud-coréen. En clair, une telle intervention militaire ne pourra pas se limiter aux seuls infrastructures nucléaires nord-coréennes.

En outre, il y aura immanquablement des réactions internationales, à commencer par celle de la Chine, liée à la Corée du Nord par un accord de défense. Que ferait Pékin dans ce cas?

Un autre scénario consisterait à éliminer Kim Jong-un et ses lieutenants. Mais rien ne dit que cela conduirait à l’écroulement du régime nord-coréen. Et comme on sait toujours ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne, cette solution radicale pourrait ne pas en être une.

Qui plus est, il faudra anticiper la suite. Si le régime nord-coréen s’effondre, que se passera-t-il? Ira-t-on vers une réunification des deux Corée, dont le coût serait de 2.000 milliards de dollars au minimun (en incluant les dépenses liées à l’option militaire)? La Chine refuse une telle perspective. Et puis il n’est pas exclu de voir l’armée nord-coréenne vaincue se livrer à des actions de guérilla (avec une discret appui chinois). Bref, ce serait remettre une pièce dans la machine en revenant à une situation d’avant 1953.

2- Renforcer le régime des sanctions

Après le dernier essai nucléaire nord-coréen, la Corée du Sud et le Japon ont été parmi les premiers pays à réclamer un renforcement des sanctions prises par les Nations unis à l’égard de Pyongyang. Sanctions par ailleurs déjà renforcées en août 2017… Et cela pour la septième fois depuis 2006. L’idée serait d’aller encore plus loin en interdisant à la Corée du Nord d’importer des hydrocarbures. Mais la Chine y est hostile, de même que la Russie. Pour le président Poutine, ce serait même « inutile et inefficace ».

Il est vrai que les sanctions, renforcées de résolution en résolution, n’ont nullement empêché la Corée du Nord de réaliser des progrès considérables dans les domaines du nucléaires et des missiles balistiques. Mais voter de telles mesures est une chose… Les faire appliquer en est une autre. Là est toute la difficulté… Certains pays (ou acteurs non-étatiques) ayant à coeur de voir d’abord leurs intérêts.

3- Le dialogue

Dialoguer avec Pyongyang, telle est la solution prônée par la Chine et la Russie (ainsi que l’Iran). Seulement, encore faut-il savoir sur quoi on peut négocier. D’autant que Kim Jong-un ne paraît pas très partant pour discuter avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, pourtant favorable à une issue (du moins était-ce le cas avant son élection).

L’objectif d’un tel dialogue serait d’arriver à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Des discussions à cette fin ont eu lieu dès 1994, déjà, quand la nature militaire du programme nucléaire nord-coréen a été mise au grand jour.

À l’époque, le président américain, Bill Clinton, qui avait déjà évoqué l’option militaire contre Pyongyang, avait négocié l’arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord en échange d’une aide économique et de la fourniture de centrales à eau légère ne pouvant être utilisées qu’à des fins civiles. Seulement, la Corée du Nord ne mit pas pour autant un terme à ses activités, ce qui déboucha, en décembre 2002, sur sa décision d’expulser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et de se retirer du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

En 2007, après le premier essai nucléaire nord-coréen (et une séquence où Pyongyang lança plusieurs missiles, des pourparlers à six (États-Unis, la Russie, la Chine, Japon et les deux Corées) aboutirent à l’accord de Pékin, avec l’engagement de la Corée du Nord à suspendre «temporairement» ses activités nucléaires en échange de la livraison de pétrole, de la promesse de discussions bilatérales et de la levée de sanctions financières. On connaît la suite…

En effet, estimant que les négociations n’allaient pas assez vite, Pyongyang se livra à de nouvelles provocations militaires (comme avec le bombardement de l’île sud-coréenne de Yeon Pyeong, en novembre 2010, sans parler du naufrage de la corvette Cheonan), après avoir procédé à son second essai nucléaire (le 25 mai 2009).

Alors, dialoguer. Mais pour quel but ? D’après le président russe, l’attitude de la Corée du Nord s’explique par le fait qu’elle se sent menacée. Les Nord-Coréens « sont prêts à manger de l’herbe s’ils ne se sentent pas en sécurité », a-t-il dit, lors du sommet du groupe des BRICS, le 5 septembre 2017. Dans ces conditions, on voit mal comment Pyongyang pourrait renoncer à son arsenal nucléaire, même si les États-Unis décidaient de retirer leurs troupes de Corée du Sud. (Car après, il faudrait qu’ils en fassent de même au Japon, voire à Guam).

Pourtant, dans la déclaration commune publiée le 19 septembre 2005 par le groupe des six, les États-Unis avaient confirmé qu’ils n’avaient pas « d’armes nucléaires dans la péninsule coréenne [la dernière avait été retirée en 1991] et qu’ils n’avaient « pas l’intention d’attaquer ou d’envahir » la Corée du Nord « avec des armes nucléaires ou conventionnelles. »

4- Accepter le fait accompli

Maintenant que l’on sait que la Corée du Nord a testé une arme nucléaire d’une puissance inégalée et qu’elle est susceptible d’être en mesure de menacer le territoire américain (voire d’autres) avec des missiles intercontinentaux, l’on pourrait être tenté par le statu quo…

Dans ce cas, il faudrait miser sur la logique de la dissuasion, étant donné que, comme la survie de son régime est son objectif principal, Kim Jong-un ne se risquerait pas à lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis, la Corée du Sud ou le Japon s’il sait qu’il expose son pays à la destruction. C’est d’ailleurs tout le sens des discussions entre Washington et Séoul, au cours desquels il a été décidé de lever les restrictions concernant la charge militaire et la portée des missiles balistiques sud-coréens.

Mais cette logique n’aurait aucun effet sur ce sentiment d’insécurité des Nord-Coréens qu’a décrit M. Poutine. Les troupes américaines seraient toujours présentes dans la péninsule, avec des moyens de défense antimissile (ce qui, au passage, n’arrangerait ni les affaires de la Russie, ni celles de la Chine). Et puis la Corée du Sud pourrait, à son tour, vouloir disposer de telles armes. Des voix se sont déjà élevées, à Séoul, pour le demander.

En outre, en tolérant que la Corée du Nord puisse se doter de l’arme nucléaire, l’on enverrait un mauvais signal à d’autres pays qui ont cette tentation. Pourquoi, en effet, l’Iran, voire la Syrie (pays avec lesquels Pyongyang a des liens étroits) accepteraient de se voir priver d’un tel arsenal ? L’Arabie Saoudite pourrait avoir la même réflexion. Pour le coup, ce serait donner le signal à une course aux armements et aller vers un monde encore plus dangereux qu’il ne l’est déjà...

Source : Zone Militaire

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jeudi 7 septembre 2017

Yémen : Des forces spéciales US engagées contre Al Qaïda dans la péninsule arabique

Depuis le début de cette année, les forces spéciales américaines ont mené au moins deux raids contre al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP), la filiale sans doute la plus dangereuse de l’organisation terroriste, dont un qui, conduit le 29 janvier 2017, a prêté le flanc à la polémique en raison de victimes civiles supposées et de la mort d’un Navy Seal.

En outre, depuis le 28 février, l’aviation américaine a effectué pas moins de 80 frappes aériennes dans ce pays, essentiellement contre des cadres d’AQAP mais aussi en soutien des forces émiraties de la coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite afin de soutenir les troupes du président Abdrabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Mais l’engagement des États-Unis au Yémen ne s’arrête pas là. En effet, le 4 août, le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone, a indiqué que des membres des forces spéciales américaines avait été déployés auprès des forces émiraties et yéménites, alors engagées, depuis la ville de Moukalla, dans une opération visant à chasser AQAP de la province stratégique de Chabwa [sud-est du pays].

Ainsi, selon le capitaine de vaisseau Davis a précisé que l’objectif de cette opération, lancée le 1er août, visait à « détruire » les capacités de l’organisation jihadiste à préparer des attaques. « Cela implique un très petit nombre de soldats américains sur le terrain qui sont avant tout là pour faciliter le flux des informations », a-t-il souligné, tout en admettant qu’ils pouvaient être toujours être pris dans des combats.

Par ailleurs, le porte-parole a pris soin de préciser que le navire d’assaut amphibie Bataan, qui compte, à son bord, plusieurs centaines de soldats du corps des Marines, n’était pas impliqué dans l’offensive.

Finalement, cette opération n’aura duré que quelques jours. Hormis un attentat suicide commis lors de son premier jour contre les soldats yéménites (lesquels ont eu 7 tués), les combattants d’AQAP ont été fidèles à leur habitude, c’est à dire qu’ils ont esquivé le combat pour se réfugier dans la province voisine d’Abyane, située plus à l’ouest. Des témoins ont en effet dit avoir vu une colonne jihadiste de 45 véhicules se diriger vers cette région.

« Les combattants d’Al-Qaïda évoluaient en toute liberté en l’absence de l’armée et des forces de l’ordre », a raconté un civil à l’AFP. « Mais ils sont partis, certains dans des zones désertiques environnantes et d’autres dans la province proche d’Abyane », a-t-il ajouté.

Le contrôle de la province de Chabwa était un objectif prioritaire pour le gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi dans la mesure où elle abrite plusieurs gisements d’hydrocarbures et le terminal gazier de Belhaf, qui est la plus importante installation énergétique du Yémen. Jusqu’en 2015, il était géré par le groupe français Total.  

Source : Zone Militaire

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mardi 5 septembre 2017

Sentinelle : Un soldat du 1er RTir d'Epinal se suicide avec son fusil...

Selon une information du quotidien « Le Parisien », confirmée par LCI, un soldat du 1er Régiment de Tirailleurs d’Épinal s’est donné la mort, vers 23H40, le 25 août 2017, avec son arme de service, en l’occurrence un fusil d’assaut.

Le drame a eu lieu dans des locaux de la Marine nationale, rue Saint-Dominique, dans le VIIe arrondissement de Paris. Le militaire, âgé d’une vingtaine d’années, était seul dans une chambre située au 2e étage du bâtiment quand il a commis son geste fatal. Ses camarades ont tenté de le ranimer quand ils l’ont découvert. Malheureusement, son décès a été constaté une heure plus tard par le médecin du Samu.

D’après le Parisien, ce jeune soldat appartenait à la 5e compagnie de combat du 1er Régiment de Tirailleurs (RTir). Une enquête est actuellement conduite par la Gendarmerie.

Le 1er RTir, qui vient par ailleurs de percevoir ses premiers fusils HK-416 avec lesquels il a défilé le 14-Juillet dernier, a déployé 350 hommes à Paris, pour les besoins de l’opération Sentinelle.

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’un tel drame a lieu. En juin 2016, un soldat engagé dans l’opération Sentinelle s’était aussi donné la mort avec son arme, au 2e sous-sol des Galerie Lafayette, dans le IXe arrondissement de Paris.

Source : Zone Militaire

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dimanche 3 septembre 2017

Irak - Bataille de Tal Afar : La TF Wagram en soutien de l'armée irakienne avec ses canons Caesar

Située à environ 70 km à l’ouest de Mossoul, Tal Afar est une enclave turkmène qui reste le dernier bastion de l’État islamique (EI ou Daesh) dans la province de Ninive (nord de l’Irak). Cette ville comptait environ 200.000 habitants avant de tomber sous le joug des jihadistes, le 16 juin 2014. En outre, de nombreux cadres de l’organisation terroriste en seraient originaires.

Bien avant la fin officielle de la bataille de Mossoul, la Task Force française Wagram, qui met en oeuvre quatre CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm) dans le cadre de l’opération Chammal, a appuyé la progression de la 15e Division irakienne vers Tal Afar. L’objectif était alors de permettre « d’élargir la zone sous contrôle » des forces de sécurité.

Puis, on en était resté là jusqu’au 15 août. Ce jour-là, un porte-parole du ministère irakien de la Défense, Mohammed al Khodari, a indiqué qu’une campagne aérienne était en cours à Tal Afar et qu’une offensive terrestre serait lancée par la suite. Dans le même temps, des unités de blindés et des troupes d’élite ont fait mouvement en direction de ce bastion de l’EI.

D’après le compte-rendu de l’État-major des armées, la TF Wagram a participé à la préparation de cette offensive. Elle « a mené […] 13 missions de tir en appui de la 15e division à l’ouest de Mossoul vers Tal Afar. En particulier, les artilleurs ont fourni des feux de harcèlement et d’éclairement pour interdire aux combattants de Daesh de mener des actions au sol ou de réaliser des tirs indirects contre les positions irakiennes », a-t-il en effet indiqué.

L’activité des artilleurs français devrait probablement gagner en intensité au cours des prochains jours puisque le Premier ministre irakien, Haider el-Abadi, a annoncé, le 19 août 2017, que l’offensive terrestre pour chasser l’EI de Tal Afar venait d’être lancée.

« Je dis aux [hommes de] Daesh qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se rendre ou d’être tués », a prévenu M. el-Abadi, dans une allocution télévisée. Environ 1.000 jihadistes seraient encore présents dans la ville.

Par ailleurs, le chef du gouvernement irakien a a également précisé que, outre les forces de sécurité (armée, police fédérale locale), les « Hached Al-Chaabi », c’est à dire les « unités de mobilisation populaire » dominées par les milices chiites soutenues par l’Iran, prendraient part aux opérations.

Source : Zone Militaire

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jeudi 31 août 2017

Bruxelles : Deux militaires attaqués à l'arme blanche au nom d'Allah. Le terroriste a été abattu !

Comme en France, avec l’opération Sentinelle, les militaires belges sont sollicités pour une mission de sécurité intérieure qui, appelée Vigilant Guardian, est régulièrement prolongée en fonction de l’état de la menace terroriste.

Et c’est dans le cadre de cette dernière que le 25 août 2017, vers 20H15, dans le centre de Bruxelles, deux soldats ont été attaqués à l’arme blanche par un homme ayant crié « Allah Akbar » à deux reprises au moment de passé à l’acte. La riposte a été immédiate : l’assaillant a été mortellement blessé par des tirs. Les militaires agressés souffrent de blessures légères au visage et à la main.

Un témoin a dit avoir vu un « militaire qui saignait de la main et un homme à terre », qui « portait la barbe et une capuche ». D’après les médias d’outre-Quiévrain, l’assaillant serait âgé d’une trentaine d’années et d’origine somalienne.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque terroriste », a indiqué une porte-parole du parquet fédéral belge, citée par l’AFP. Le Centre de crise belge a quant à lui précisé que la situation était « sous contrôle ». Enfin, le maire de Bruxelles, Philip Close, a évoqué, d’après les premiers éléments, qu’il s’agissait d’un « incident isolé ».

Source : Zone Militaire

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Ndlr : Un « incident isolé »... Parmi de nombreux autres...

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mercredi 30 août 2017

Honneurs militaires : Jean Vilalta soldat français tué en Algérie, a été rapatrié en France...

Tué en 1956 lors du conflit avec l'ex-territoire français, Jean Vilalta a reçu les honneurs militaires lors de ses obsèques officielles ce samedi dans les Pyrénées-Orientales.

C'est une première depuis 1962. Un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Les autorités algériennes avaient autorisé en juin dernier le rapatriement du corps du sergent Jean Vilalta, tué en juillet 1956, pendant la guerre d'Algérie.

Les honneurs militaires lui ont été rendus samedi matin par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) à la cathédrale d'Elne, près de Perpignan. La famille du défunt était accompagnée de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

«C'est une première et certainement une dernière», selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. «Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'État algérien et de l'État français», a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

400 soldats français inhumés en Algérie

Jean Villalta est âgé de seulement 22 ans quand il est mobilisé sur le front algérien, en mars 1956. Quatre mois plus tard, il succombe à une décharge de chevrotine et est enterré au cimetière national militaire du Petit Lac à Oran. À partir du milieu des années 70, la famille du militaire fait plusieurs demandes de rapatriement de sa dépouille à la présidence de République, au cabinet du ministre de la Défense, puis à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre d'Alger.

Mais faute d'informations précises sur l'emplacement de sa tombe, les requêtes restent sans suite... jusqu'en 2015. Cette année-là, la sœur du défunt trouve par hasard une lettre sur laquelle est inscrit dessus le rang, le carré mais aussi le numéro de la tombe de son frère. La famille contacte alors l'Ambassade de France à Oran pour savoir si Jean Vilalta était bien enterré à cet emplacement là-bas». Après deux ans d'attente et plus de 3500 euros déboursés pour le transport de la dépouille, le rapatriement a enfin lieu le 21 juin 2017.

«Il est possible que cela entraîne d'autres familles à réclamer les dépouilles de leurs proches. Pour l'instant, moins d'une dizaine de demandes de ce type ont été référencées par nos services», précise au Figaro la Capitaine Marie Pérochain, officier de presse au Ministère des Armées. De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour combattre sur le sol algérien. 

Selon les chiffres officiels de l'armée française, plus de 20.000 soldats sont morts lors des combats ou attentats et environ 400 seraient inhumés en Algérie. 

Source : Le Figaro.fr

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dimanche 27 août 2017

Police - Douanes : Armes de guerre et drogue saisis dans une cité de Saint Denis...

Un lance-roquettes, des explosifs, du matériel de police, plusieurs kilos de cannabis : un arsenal a été saisi jeudi dans une cité de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et au moins un gardien a été entendu par les autorités, a-t-on appris dimanche auprès d'élus locaux.

La saisie a eu lieu dans la cité Jacques-Duclos, minée par le trafic de drogue, a déclaré à l'AFP Stéphane Peu, le député (PCF-LFI) de la circonscription, confirmant une information du Parisien.

Outre le lance-roquettes anti-char et trois pains d'explosif tolite, les policiers ont mis la main sur deux fusils à pompe, des munitions de calibre 12 et 9 mm, 40 kg de résine de cannabis, de l'argent liquide, des gyrophares de police et des gilets pare-balles, selon le quotidien, qui ajoute que deux hommes, de 30 et 40 ans, ont été mis en examen et écroués pour trafic d'armes et de stupéfiants, samedi à Paris. 

"Plusieurs personnes ont été entendues", dont un gardien d'immeuble, âgé de 40 ans, et récemment recruté par Plaine commune habitat, a de son côté indiqué Stéphane Peu.

"Si des charges devaient être retenues contre lui, une procédure de licenciement serait immédiatement lancée", a souligné le bailleur dans un communiqué. Plaine commune habitat, qui gère plus de 18.000 logements sur sept communes de Seine-Saint-Denis, a ajouté avoir alerté la préfecture à "maintes reprises" sur la "situation grave" de cette cité.

L'opération de jeudi est "l'arbre qui cache la forêt" à Saint-Denis où plusieurs cités sont "gangrénées" par le trafic, a regretté auprès de l'AFP Madjid Messaoudene, un élu de la ville en charge de la lutte contre les discriminations, réclamant des renforts policiers. "Par rapport au nombre d'habitants, il manque 200 policiers à Saint-Denis si l'on compare avec Paris", a-t-il affirmé.

La saisie de jeudi est la deuxième saisie d'importance en quelques mois sur la commune. En novembre, un camion transportant 500 kg de cannabis en provenance d'Espagne avait été intercepté par les douanes au moment où il entrait dans un local municipal de Saint-Denis. Trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic, et dont l'un travaillait pour la mairie, ont été mis en examen et écroués.

Source : AFP et Le Point

Ndlr : La FNCV s'associe à la douleur de la famille et des compagnons du Président Guy Duchesne. Hommage au président et à l'ancien combattant.

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vendredi 25 août 2017

Irak : Deux soldats américains de la coalition anti-jihadiste tués au Nord

Le commandement de l’opération Inherent Resolve (OIR) – nom de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, a indiqué, le 13 août 2017, que deux militaires américains venaient de perdre la vie dans le nord de l’Irak et que cinq autres avaient été blessés. Et de préciser, sans donner plus de détails, qu’une enquête était en cours pour en déterminer les raisons.

« Selon les premières informations, l’incident n’est pas dû à un contact avec l’ennemi », a toutefois précisé la coalition dans son communiqué.

Cela étant, le même jour, l’État islamique (EI ou Daesh) a revendiqué une attaque contre les forces américaines à l’ouest de Mossoul. Via un communiqué, l’organisation jihadiste a affirmé avoir tiré des roquettes Grad à l’est de Tal Afar, une localité restée encore sous son contrôle.

« Toute la coalition anti-EI adresse ses plus sincères condoléances aux familles, amis et coéquipiers de ces héros », a affirmé le général américain Stephen J. Townsend, le commandant de l’opération Inherent Resolve.

« Il n’y a pas de mots pour décrire le respect que j’ai pour vous et le chagrin que j’ai pour votre perte. J’espère que l’on trouvera un peu de réconfort en pensant que leur perte a un sens pour notre pays et pour toutes les nations de la coalition alors que ces personnels se battaient pour vaincre un ennemi vraiment maléfique pour protéger nos patries. » a ajouté le général Townsend.

Selon un bilan mis à jour le 11 août 2017, 42 militaires américains ont été tués en Irak et en Syrie, dont 11 « en action » (KIA), les autres morts ayant été accidentelles.

Environ 450 militaires américains ont été affectés auprès des troupes irakiennes à titre de conseillers. En outre, des unités d’artillerie ont été déployées par l’US Marine Corps dans la région de Mossoul, afin d’y appuyer les opérations menées contre les jihadistes.

Si, officiellement, les conseillers militaires américains ne sont pas censés combattre en première ligne, il arrive qu’ils soient pris pour cible, comme l’a indiqué, en février, le porte-parole de la coalition. « Ils ont essuyé des tirs en différentes occasions. Ils ont riposté en différentes occasions, dans et autour de Mossoul », avait-il expliqué à l’époque.

Source : Zone Militaire

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mercredi 23 août 2017

Attentats Barcelone - Cambrils : Un ancien militaire de la Légion espagnole a abattu 4 terroristes

Le soir du 17 août 2017, une Audi A3 avec 5 jihadistes à bord fonce sur des passants à Cambrils, station balnéaire située à 120 km de Barcelone, où un attentat venait d’être commis sur l’avenue « Les Ramblas ». Puis le véhicule percute une voiture de police, blessant un agent des Mossos d’Esquadra (police catalane).

Les terroristes, munis d’armes blanches et de fausses ceintures d’explosifs, sortent de leur véhicule et se dirigent vers les policiers. L’un d’eux n’hésite pas : il sort son arme, ouvre le feu et tue quatre assaillants. Ayant réussi à prendre la fuite, le cinquième jihadiste parvient à poignarder une femme au visage avant d’être abattu par un autre agent des Mossos.

Or, les policiers qui ont neutralisé les assaillants ne font pas partie d’une unité d’élite. Habituellement, leur mission relève de la « police de proximité », c’est à dire qu’ils surveillent les événements culturels et autres rassemblements festifs, font de la prévention et vont même donner des conférences dans les écoles. Aussi, la réaction de l’agent qui a empêché le pire à Cambrils sort du commun.

Pour des raisons évidentes de sécurité, peu de détails sur ce dernier ont été donnés, si ce n’est qu’il est père de famille et qu’il a un passé militaire. Le « héros de Cambrils possède une compétence technique extraordinaire dans le maniement des armes et pour prendre rapidement des décisions. Il a été formé dans l’une des unités d’élite de l’armée espagnole, en particulier dans la Legión [Española], ce qui a été décisif dans sa réaction face à un risque mortel », a en effet écrit le quotidien El Mundo.

Source : Zone Militaire

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samedi 19 août 2017

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires italiens qui seraient déployés dans les eaux territoriales libyennes

Le 2 août, le Parlement italien a autorisé une mission de la Marina Militara dans les eaux territoriales libyennes afin de répondre à une sollication du gouvernement d’union nationale (GNA) qui, conduit par Fayez al-Sarraj, est reconnu par la communauté internationale. Et, dans la foulée, le patrouilleur Comandante Borsini a mis le cap vers Tripoli.

Seulement, cette mission italienne, qui doit apporter un appui aux gardes-côtés relevant de l’autorité du GNA contre les réseaux de passeurs de migrants, n’est pas du goût du gouvernement établi à al-Bayda, dans l’est de la Libye, et dont le maréchal Khalifa Haftar est l’un des personnages-clé, puisqu’il commande l’Armée nationale libyenne (accessoirement, c’est lui qui parle en lieu et place du Premier ministre, Abdallah al-Thani).

Ainsi, le maréchal Haftar a tout simplement ordonné à ses troupes d’empêcher l’accès des eaux libyennes à tout navire étranger. Évidemment, cela vise le patrouilleur italien et tous les autres bâtiments de la Marine Militare qui viendront appuyer les gardes-côtes du GNA.

« Le maréchal Khalifa Haftar a donné des ordres à l’état-major de la marine d’empêcher l’entrée de tout navire étranger dans les eaux territoriales libyennes sans autorisation de l’ANL », a ainsi indiqué, le 3 août, Khalifa al-Obeidi, porte-parole du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL).

« Les ordres ont effectivement été donnés aux bases navales de Tobrouk, Benghazi » dans l’est du pays, et à celle « de Ras Lanouf » au centre, a ajouté M. Al-Obeidi. Et de confirmer que « le maréchal Haftar a donné ces directives en réaction à l’annonce par l’Italie de son intention de déployer des navires jusque dans les eaux nationales libyennes. »

Reste à voir si l’ANL a vraiment les capacités pour inquiéter la marine italienne. Avant la révolution de 2011, la base navale de Benghazi abritait la frégate Al Hani (classe Koni) et la corvette Tariq-Ibn Ziyad. La première avait été envoyée à Malte pour y être réparée et la seconde a été coulée. En outre, 2 patrouilleurs de classe Osa II et le dragueur de mines Ras Al Massad avaient rallié la capitale de la Cyrénaïque. Mais on ignore dans quel état ils se trouvent actuellement. Cela étant, les troupes du maréchal Haftar disposent de quelques avions de combat (MiG-21 et MiG-23) et d’hélicoptères, ce qui peut constituer la seule menace sérieuse pour les marins transalpins si jamais ils devaient s’aventurer au-delà de Misrata.

Quoi qu’il en soit, les ordres donnés par le maréchal Haftar, soutenu par la France (discrètement) pour son opération anti-jihadiste « Dignité », rendent de plus en plus incertaine l’application de la feuille de route qu’il avait « agréée » avec le chef du GNA à La Celle-Saint-Cloud, sous le parrainage du président Macron. 

Source : Zone Militaire

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