FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

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jeudi 18 octobre 2018

Mali - Barkhane : un militaire français du 14e RISLP tué dans un accident

Un militaire de la force française Barkhane est mort dans mercredi 17 octobre au Mali dans des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées lors d'une conférence de presse consacrée à la mise en oeuvre du plan famille en faveur des armées. Âgé de 23 ans et célibataire, le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14e régiment d'infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse, a précisé le ministère dans un message publié sur Twitter.


    #EnDirect du #pointpresse, la ministre des Armées, @florence_parly, annonce le décès en opération extérieure du caporal Abdelatif RAFIK du #14RISLP au Mali. pic.twitter.com/SMBMOuLhj0
    — Ministère des Armées (@Defense_gouv) 18 octobre 2018

Dans un communiqué, l'armée de Terre indique que le caporal, déjà présent au Mali à l'été 2017, avait rejoint à nouveau Barkhane le 3 octobre dernier en tant que pilote de camion logistique. Il est mort mercredi à Gao à 18h50 (20h50 à Paris) lors d'une opération de maintenance. Un pneu d'un camion a explosé accidentellement, projetant le militaire au sol. "Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale", indique l'armée.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de la lutte contre les groupes jihadistes.

Source : francetvinfo.fr


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mercredi 17 octobre 2018

La marine marocaine tire sur des migrants en pleine mer : un mort et trois blessés

La marine royale marocaine a ouvert le feu ce mardi [ndlr: 25/09/2018] sur une embarcation de migrants en Méditerranée qui refusait de répondre à ses sommations. Les tirs ont fait un mort, une Marocaine de 22 ans, et au moins trois blessés. L’un d’entre eux est dans un état critique. Le pilote espagnol n'a pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.  

Selon les autorités locales, les soldats ont été « contraints » d'ouvrir le feu sur ce « go fast » - un terme généralement utilisé dans le vocabulaire du trafic de drogue désignant une puissante embarcation à moteur. Toujours selon le pouvoir, le navire était piloté par un Espagnol qui «refusait d'obtempérer » dans les eaux marocaines au large M'diq-Fnideq (nord). Quant aux passagers, ils « voyageaient couchés et n'étaient pas visibles», ont insisté les autorités. 

Une enquête est ouverte

Selon le président de l'Observatoire du nord pour les droits de l'Homme basé à Fnideq, Mohamed Benaïssa, quelque « 25 personnes naviguaient à bord du bateau, dont les passeurs qui sont espagnols ». La personne décédée avait 22 ans et était originaire de Tétouan (nord). Des deux blessés sont originaires de la même ville tandis que le troisième vient d'Al-Hoceïma, la capitale régionale du Rif (nord). C’est lui qui se trouve dans un « état critique, le bras amputé ». Il a été transféré à Rabat.

Le pilote espagnol n'a lui pas été touché par les tirs et a été arrêté. Une enquête a été ouverte.

Une route de plus en plus utilisée

Depuis début 2018, l'Espagne a enregistré plus de 38 000 arrivées par voie maritime et terrestre, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les autorités marocaines ont pour leur part indiqué avoir fait avorter 54 000 tentatives de passage vers l'Union européenne, depuis janvier. Ces tentatives ont concerné 7 100 Marocains à fin août 2018, selon des chiffres présentés jeudi dernier par le porte-parole du gouvernement marocain. 

Depuis début septembre, les réseaux sociaux marocains sont inondés de vidéos montrant des jeunes Marocains en route vers l'Espagne à bord de bateaux pneumatiques. Et dans la nuit de samedi à dimanche, la marine royale avait déjà « procédé à la poursuite d’une embarcation de très grande vitesse, qui tentait de rejoindre la plage de Martil pour récupérer des candidats à l’émigration clandestine », indiquaient alors les Forces armées royales (FAR) dans un communiqué.

Selon des statistiques officielles, le Maroc est marqué par de grandes inégalités sociales et territoriales, sur fond de chômage élevé chez les jeunes. Ceux-ci, qui représentent le tiers de la population, sont particulièrement touchés par l'exclusion sociale, avec 27,5% des 15-24 ans - soit près de 1,7 million de personnes - hors du système scolaire et sans emploi.  

Source : AFP

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dimanche 14 octobre 2018

Guerre d'Algérie : « Audin trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française » selon le général DARY...

Le général Dary, à la tête du Comité national d’entente des associations patriotiques, vient d’envoyer une lettre au président de la République.

A la suite de la récente initiative du président de la République concernant Maurice Audin, assassiné par l’armée française en 1957, le Comité National d’Entente (CNE) qui regroupe une quarantaine d’associations d’anciens combattants vient de réagir par la voie de son président, le général Bruno Dary, ancien Gouverneur militaire de Paris.

Il y exprime « l’étonnement », « le doute », « la colère » de ses membres, estimant que l’initiative présidentielle soulève « plus d’interrogations » qu’elle n’apportait « d’apaisements ». Le CNE estime que Maurice Audin était un traître, puisqu’il « trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ». Et que la bataille d’Alger a permis d’ « éradiqué le terrorisme » et évoque la « déchirure du putsch ». Il accuse enfin l’appel présidentiel à de nouvelles recherches d’être « à la limite de la délation ».

Voici le courrier envoyé à l’Elysée :

« Monsieur le président de la République,

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice Audin, a surpris les membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, d’anciens de la Guerre d’Algérie ! Mais une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, de doute pour d’autres, voire de colère pour certains, et sans occulter la réalité des faits, il faut reconnaître que votre déplacement a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français évoque la Guerre d’Algérie, à travers un cas, à la fois particulier, sombre et sorti de son contexte, dans une guerre dont les plaies ne sont pas encore refermées au sein des communautés française et algérienne ?

Parmi toutes les missions ordonnées par le pouvoir politique à l’armée française pendant sept années en raison de l’incapacité des forces de sécurité à faire face au déferlement d’attentats aveugles, faut-il donner l’impression de ne retenir que la plus sombre ?

Faut-il laisser entendre par cette démarche que Maurice Audin, parce qu’il a été une victime, devienne un héros, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie, ses concitoyens et l’armée française ?

Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver des centaines d’innocents, de femmes et d’enfants ?

Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier les centaines de Français, civils et militaires, victimes du terrorisme, kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? Faut-il espérer qu’eux aussi figurent dans le futur Musée Mémorial du Terrorisme ?

Si cette démarche consistait à reconnaître les fautes de la France dans ce conflit, faut-il alors passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et enfin leur massacre par le FLN ?

Faut-il encore revenir sur la Guerre d’Algérie, qui reste une blessure vive dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 25.000 soldats morts pour une cause trahie, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses Harkis abandonnés en dépit des promesses faites, et la déchirure du putsch ?

Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, et oublier l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de la France dans ce pays ? Et faut-il engager un nouveau travail de recherche, en faisant appel aux Français et, en raison de sa nature, à la limite de la délation ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération et de toute notre fidélité.

Le général d’armée (2s) Bruno DARY »  
 

Source : FNCV - La rédaction

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vendredi 12 octobre 2018

Opex : Barkhane lance une OAP, les paras sautent au Mali...

Barkhane a lancé une opération aéroportée près de Menaka, avec deux Transall et un A400M.

L’État-major des armées [EMA] a annoncé, ce 27 septembre 2018, que la force Barkhane a lancé une opération aéroportée [OAP] dans la région de Ménaka, au Mali.

Il s’agit de « compléter le dispositif en place dans cette région » proche de la frontière avec le Niger, « où se trouvent déjà des forces maliennes et une compagnie de Barkhane », a indiqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA.

Dans le détail, 80 parachutistes ont été largués par 2 avions de transport tactique Transall C-160. Et, pour la première fois, un A400M « Atlas » a pris part à ce type d’opération sur un théâtre extérieur, en larguant 40 autres militaires.

Pour rappel, l’armée de l’Air a reçu ses deux premiers A400M ayant une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales en juin (MSN-19) et décembre 2015 (MSN-31).

« On combine différentes capacités pour créer un effet de surprise chez les groupes armés terroristes et pour montrer à la population qu’on est capable de venir rapidement », a expliqué le colonel Steiger.

Au cours de ces derniers mois, la force Barkhane a mené plusieurs opérations dans la région de Menaka, infligeant de sérieux revers à l’État islamique au grand Sahara [EIGS]. Cela étant, cette semaine, au moins 12 civils de la fraction Ibogolitane des Touareg ont été tués par un groupe armé près d’Inekar (45 km à l’ouest de Menaka). Pour le moment, les motivations de cette attaque ne sont pas connue. Si la piste jihadiste n’est pas exclue, celle d’un différend intercommunautaire n’est pas à écarter.

A priori, les militaire largués dans la région de Menaka sont des légionnaires du 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP). Ce dernier a relevé, en juin dernier, la 13e Demi Brigade de Légion étrangère [DBLE] avec son PC et ses 1ère et 2e compagnies.

Plus tôt, ce mois-ci, le Groupement Commando Parachutiste [GCP] de la 11e Brigade Parachutiste [BP] a effectué un saut opérationnel dans la région de Gao. « Armé notamment par la Section Commando Parachutiste (SCP) du 2e REP, il est composé de chuteurs opérationnels aguerris qui sont parachutés à haute altitude pour effectuer des missions à dominante action ou de renseignement afin de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes (GAT) », a récemment expliqué le régiment basé à Calvi.

Source : Zone Militaire


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mercredi 10 octobre 2018

Armée de terre : Championnat international du chien militaire de carrière...

Le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre organise un championnat international du chien militaire - Le 29-09-2018

En opération, les chiens militaires sont quasiment incontournables, ne serait que, par exemple, pour détecter des explosifs lors de patrouilles. Ainsi, au Sahel, les équipes cynophiles viennent systématiquement en appui des pelotons blindés et des sections d’infanterie. Aux côtés des sapeurs du Génie, elles contribuent à ouvrir et sécuriser les itinéraires ou encore aux fouilles d’opportunité.

Mais pas seulement. En effet, un récent article publié sur le site Internet du ministère des Armées a expliqué le rôle que peut avoir un chien militaire au sein d’un groupement de commandos parachutistes [GCP] pour détecter des individus et aider à les neutraliser grâce à leur « impact psychologique ».

Avant d’être déployé sur un théâtre extérieur, un chien et son maître doivent passer par un certain nombre d’évaluations et obtenir un brevet de patrouille. Dans le cas d’une future intégration à un GCP, la préparation opérationnelle suppose aussi quelques sauts en tandem, ce qui nécessite un équipement particulier (coussinets de protection, muselière de saut, masque balistique).

Mais le quotidien d’un chien militaire ne se résume pas aux opérations. Ainsi, entre le 1er et le 5 octobre 2018, le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] organise un championnat du chien militaire à Suippes.

« La compétition interarmées et interministérielle prend cette année une dimension internationale avec l’invitation de pays étrangers : Allemagne, Belgique, Angleterre, Etats-Unis, Espagne, Liban, Pays-Bas, Italie, Norvège », explique le 132e BCAT.

« Regroupant plus d’une centaine de compétiteurs, les meilleures équipes cynotechniques de l’armée de Terre, de l’armée de l’Air, de la Marine Nationale et des pays invités vont s’affronter dans les épreuves de patrouilles, dressages, interventions et pistage », ajoute-t-il.

En tout, six épreuves auront lieu : patrouille, dressage, intervention, pistage initiation, pistage précision, pistage confirmation. « Pour l’édition 2018, de nouveaux exercices seront dédiés aux équipes cynotechniques spécialisées dans l’aide à la recherche de produits explosifs », précise le 132e BCAT.

Pour rappel, cette unité est responsable de l’achat des chiens destinés aux trois armées et à certains ministères (intérieur, finances avec les douanes).

Le cheptel des armées est constitué à 70% de bergers belges (malinois, tervuerens et groenendaels), lesquels sont, par rapport aux bergers allemands, plus faciles à dresser en raison de leur maturité précoce et de leur caractère plus souple. Et, comme l’expliquait un officier du 132e BCAT, en 2017, ils apprennent vite et « en cas d’erreur, il est possible de reprendre le dressage ».

En moyenne, la carrière d’un chien militaire dure 6 ans. Une fois qu’il est réformé, il peut être adopté par le maître avec lequel il a été en binôme. Certains d’entre-eux sont même devenus célèbres, comme le valeureux Fitas, décoré pour sa bravoure de la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile d’argent et honoré par une citation attribuée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, pour sa conduite en Afghanistan.

Source : Zone Militaire

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dimanche 7 octobre 2018

Plan mixité des Armées : La ministre des Armées veut 10% de femmes parmi les officiers généraux d’ici 2022...

Actuellement, les forces françaises sont les 4e plus féminisées au monde, avec cependant des disparités entre les armées et les services. Ainsi, l’armée de Terre compte 10,1% de femmes dans ses effectifs, soit quasiment deux fois moins que l’armée de l’Air (22,9%). La Marine nationale s’est donné comme objectif d’atteindre un taux de féminisation de 15% (contre 14,3% en 2017).

S’agissant des directions et des services, le Service de Santé des Armées [SSA] et les Affaires pénales militaires [APM, dont l’effectif est de seulement 70 militaires] sont les plus féminisés [respectivement 59,7% et 54,3%], suivi par le Service du commissariat des armées [SCA].

Cependant, là où les choses commencent à se compliquer, c’est au niveau de l’égalité professionnelle. En décembre 2017, il fut rapporté par le journal Le Monde que le ministère des Armées s’était fait épingler pour avoir manqué aux obligations imposées par la loi dite Sauvadet, laquelle prévoyait de réserver 40% des primo-nominations à des postes d’encadrement supérieur à des femmes.

D’où le volontarisme affiché par la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’une allocution prononcée le 18 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’association « Avec les femmes de la défense ».

« Je veux que le féminin de général ne soit plus femme de général. Je souhaite que chacun ait sa chance et puisse donner l’exemple. 10% d’officiers généraux féminins d’ici 2022, je crois que c’est un objectif que nous pouvons atteindre », a en effet affirmé Mme Parly.

« La fraternité, c’est cette solidarité qui lie tous les militaires. Elle exige un comportement exemplaire et qui permet d’affirmer que sous l’uniforme, il n’y plus de femmes, plus d’hommes, il n’y a que des militaires », avait-elle assuré un peu plus tôt.

L’objectif fixé par Mme Parly n’a en effet rien d’insurmontable. Selon les chiffres du dernier bilan social de la Défense, en 2017, sur les 630 officiers généraux en activité au sein des armées, des direction et des services (donc, en comptant les contrôleurs adjoints, contrôleurs et contrôleurs généraux des armées et les médecins chef des services), 49 étaient des femmes. Soit un peu moins de 8%. Du chemin a donc été parcouru depuis Valérie André, qui fut la première femme à avoir été nommée au grade de général, en 1976. Mais ce n’est donc pas suffisant.

« Les femmes doivent savoir que les armées sont ouvertes et accessibles, et qu’elles seront jugées en fonction de leur talent et de leur mérite, et en aucun cas en fonction de leur genre », avait répondu Mme Parly à une question lui venait de lui être posée à l’Assemblée nationale.

« C’est la raison pour laquelle j’ai confié à l’amiral Anne de Mazieux la responsabilité de me proposer un vaste plan mixité, qui aura pour objet de consolider l’égalité professionnelle, de veiller à la conciliation entre vie familiale et engagement militaire et de poursuivre la lutte contre tous les comportements sexistes – car, en cette matière, mon mot d’ordre n’a pas changé : c’est ‘tolérance zéro’. Nos armées doivent donc donner l’exemple », avait-elle ajouté.

Cela étant, l’armée de Terre aura du mal à atteindre l’objectif donné par la ministre. En janvier 2018, sur les 78 nouveaux chefs de corps nommés, l’on ne comptait qu’une seule femme, désignée pour commander le 54e Régiment de Transmissions. Et cela pour une raison simple : les Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ont compté trop peu d’élèves féminins dans leurs rangs par le passé.

Source : Ministère des Armées

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jeudi 4 octobre 2018

Chammal en Syrie : Les artilleurs du CAESAR français font parler la poudre contre Daesh

Cela fait maintenant quatre ans que l’opération Chammal a été lancée contre l’État islamique [EI ou Daesh] qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, les forces françaises ont ainsi assuré la formation 9.500 soldats irakiens (via les TF Monsabert et Narvik) et 8.477 sorties aériennes et détruit 2.249 positions et objectifs ennemis.

Désormais, l’organisation jihadiste ne contrôle plus que 1% des territoires sur lesquels elle avait mis son emprise. Depuis une dizaine de jours, la coalition et l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes [FDS] ont lancé la dernière phase de l’opération Round up, qui vise à chasser Daesh de l’un de ses derniers fiefs en Syrie, plus précisément à Hajine, sur la rive orientale de l’Euphrate.

Comme l’on pouvait le supposer, les artilleurs français de la Task Force Wagram sont une nouvelle fois très sollicités. Ainsi, au cours de la semaine passée, indique l’État-major des Armées [EMA], ils ont assuré 22 missions de tirs avec leurs CAESAr [Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm].

Dans son compte-rendu, l’EMA souligne que les missions de tir de la TF Wagram se font « depuis le territoire irakien », ce qui coupe court aux rumeurs sur leur présence en Syrie. Pour rappel, Hajine se trouve à une trentaine de kilomètres de l’Irak, c’est à dire à la portée des canons français, laquelle peut être supérieure à 38 km.

Au total, depuis leur engagement en Irak, en septembre 2016, les artilleurs français ont effectué 1.911 missions de tirs (soit près de 12.000 obus tirés).

Ces missions peuvent être d' »aveuglement », de « neutralisation », de « semonce », « d’interdiction » des axes de circulation ou encore de « déception ».

« Couplés à des moyens ROEM, ROHUM et ROIM, des effets ont été proposés aux forces partenaires pour accompagner les opérations de ratissage et de sécurisation de la frontière irako syrienne lors des opérations de contre insurrection, s’adaptant, en milieu de mandat à un adversaire cherchant à reconstituer des zones sanctuaires ou à se fondre dans un terrain difficile », souligne, dans le dernier ArtiMag, le lieutenant-colonel Frédéric Jordan, chef de corps du 40e Régiment artillerie, qui a armé la TF Wagram entre octobre 2017 et février 2018.

Les CAESAr n’occupent pas toujours une position fixe, le colonel Jordan ayant par exemple évoqué un raid de près de 12 heures « en dehors de toute emprise sécurisée », avec des effets produits « très diversifiés ». En outre, ces missions de tir sont possibles grâce à un échelon logistique, qui assure un « flux de soutien remarquable ».

Cela étant, s’agissant de l’offensive en direction d’Hajine, les Rafale de l’armée de l’Air, basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, n’ont, pour le moment, pas été sollicités pour des missions d’appui. Selon le compte-rendu de l’EMA, « aucune frappe n’a été réalisée » au cours de la semaine écoulée. Toutefois, les avions de la force Chammal (Rafale, Atlantique 2, avion ravitailleur, et sans doute Transall C-160 Gabriel) ont effectué 19 sorties.

Après quatre ans d’opérations au Levant, l’EI a donc perdu la quasi totalité de son emprise territoriale. Pour autant, la menace qu’il incarne est loin d’avoir disparue. Elle est maintenant probablement plus complexe.

« À mesure que l’État islamique perdait du terrain, il est passé d’une structure de commandement et de contrôle centralisée à un modèle plus diffus. Il a expérimenté et utilisé de petits systèmes aériens sans pilote et des armes chimiques rudimentaires. Le groupe a encouragé les sympathisants à utiliser toutes les armes disponibles – comme les gros véhicules – contre les cibles molles et les espaces publics. De plus en plus, la responsabilité de décider où, quand et comment attaquer est dévolue aux terroristes locaux, inspirés ou habilités par l’EI, à mener des opérations loin de la zone de guerre », a ainsi relevé Nathan Sales en introduction du rapport annuel du département d’État américain sur le terrorisme.

Source : Zone Militaire - Image Defense.gouv.fr

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dimanche 30 septembre 2018

Serbie : Belgrade envisage de rétablir le service militaire obligatoire de 3 à 6 mois...

Le service militaire a décidément le vent en poupe...

Lors de la campagne électorale qui le mena à l’Élysée, le président Macron avait proposé de le remettre au goût du jour, avant d’y renoncer (du moins, sous la forme qu’il souhaitait). En Autriche et en Suisse, les électeurs, consultés sur son avenir, ont voté pour le conserver. En Suède, il a été rétabli tandis qu’au Maroc, il est question d’en faire autant. Même en Allemagne, l’on s’interroge, la CDU, l’un des partis membre de la coalition gouvernementale, voulant en faire un objet de débat, 7 ans après sa suspension.

Justement, la Serbie avait également renoncé à la conscription au même moment. « Nous voulons une armée mieux payée, hautement motivée et superbement équipée selon les normes de l’Otan. La réponse, c’est la professionnalisation », avait expliqué, à l’époque, un haut responsable militaire serbe.

Mais le président serbe, Aleksandar Vucic, a remis en cause cette décision, lors d’une visite effectuée à la base aérienne de Batajnica [près de Belgrade, ndlr] pour réceptionner deux avions de combat MiG-29 cédés par la Russie.

« La Serbie pourrait réintroduire le service militaire obligatoire, pour contribuer à l’amélioration de la préparation au combat de son armée », a en effet déclaré M. Vucic. Cette décision pourrait être motivée par les tensions récurrentes qui agitent les Balkans occidentaux.

L’idée serait donc de réinstaurer un service militaire obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois après 2020. « Nous pensons toujours à cela … Cela dépendra des finances », a précisé le président serbe. « Les jeunes appelés auraient un avantage au moment de chercher un emploi dans le secteur public », a-t-il ajouté, sans préciser sa pensée.

Cela étant, le projet de rétablir la conscription est régulièrement avancé par des élus serbes. Sans succès jusqu’à présent, les experts militaires estimant, comme en France, que cela serait trop coûteux et inefficace pour assurer la défense du pays, surtout si la période que chaque conscrit devra passer sous les drapeaux est si courte.

Les dépenses militaires serbes s’élèvent à 606 millions d’euros en 2018, ce qui représente 1,39% du PIB. Ces derniers temps, Belgrade a fait un effort pour équiper ses 40.000 militaires, en se procurant 6 MiG-29 (donnés par la Russie) et 9 hélicoptères H145M (dont 4 équipés du système HForce) auprès d’Airbus.

Pour rappel, la Serbie a adhéré au Partenariat pour la paix de l’Otan (qu’elle ne souhaite pas rejoindre) en 2006. Affichant une neutralité militaire, elle est également proche de la Russie pour des raisons historiques et culturelles.

Source : Zone Militaire

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vendredi 28 septembre 2018

Aviation : La brigade parachutiste allemande saute du Noratlas

Depuis de nombreuses années, le Noratlas de Provence est jumelé avec le LTG63, escadron de l'actuelle LUFTWAFFE qui a été équipé de NORD 2501. Chaque année, deux missions conduisent 'la Grise" en Allemagne. Elle est traditionnellement invitée à HOHN, garnison du LTG 63, et se produit lors d'un des nombreux meetings aériens qui ont lieu dans ce pays de fanas de l'aviation ancienne.

C'est au cours d'une de ces visites que le contact fut établi avec un officier de la 1ère Brigade parachutiste allemande demandant les conditions et procédures pour parachuter les parachutistes allemands du 105 en SOCR comme en SOA à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de la Brigade.

Rendez-vous fut pris en mars 2018 sur la base du Noratlas de Provence à MARIGNANE où l'officier TAP de la Brigade et leur spécialiste technique vinrent pendant 2 journées étudier la faisabilité de la mission ainsi que les CR, vidéos et photos des essais au sol et en vol effectués en 2010 pour le T10, le MC1 et ses dérivés.

Après avis techniques, le Général commandant la brigade validait la mission et la venue du Noratlas pour des parachutages en OA et OR à l'occasion de cet anniversaire.

Le Jeudi 16 Août 2018, comme souvent, c'est juste après le lever du soleil que le 105 quittait Marignane pour l'Allemagne.

Après un peu moins de 3 heures de vol et un passage vertical l'aérodrome de SAARLOUIS DÜREN l'atterrissage se faisait sur l'aéroport de SAARBRÜKEN dont la piste est compatible avec les contraintes du Noratlas.

Aussitôt débarqué le lot de soute, l'équipe de parachutage allemande prenait possession de la soute pour intégrer les procédures de parachutage en SOA et SOCR du Noratlas.

Cette phase, qui ne s'adresse qu'aux personnels qualifiés chef largueur et largueur sur gros et moyen porteurs, n'est qu'une extension de leur qualification leur permettant après deux heures d'information et de répétition des procédures de pratiquer le parachutage sur Noratlas.

Toute l'après midi fut ensuite consacrée à la présentation de l'avion aux parachutistes et aux répétitions des procédures pour les sautants.

Le vendredi 17 Août vers 09H30 le 105 décollait avec 20 parachutistes militaires allemands heureux de suivre leurs aînés qui pendant des années avaient franchi les portes des Noratlas appelés "NORA" dans l'Armée allemande.

S'en suivit dans la journée 5 autres décollages qui permirent à 130 parachutistes d'effectuer un saut du Noratlas de Provence sur la zone de sauts de DÜREN (dem Absetzplatz Saarlouis-Düren) située au SUD de l'aérodrome de SAARLOUIS dans un ciel bleu et un vent de 2 à 3 m/s.

Le lendemain ce fut au tour des chuteurs de l'équipe de démonstration de la Brigade qui en 2 rotations réalisèrent à partir du 105 les sauts de précision d'atterrissage devant les autorités militaires et civiles participantes aux cérémonies du 60ème anniversaire de la création de la Brigade Parachutiste de la Bundeswehr.

L'équipage fut ensuite invité à la kermesse typiquement allemande qui se tenait dans les immenses espaces verts du quartier des parachutistes à SAARLOUIS ponctués de tentes de présentation des matériels et savoir faire des unités de la brigade.  

Source : Ange FILETI 

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lundi 24 septembre 2018

Iran : Un attentat revendiqué par l’EI, lors d’une parade militaire... Au moins 24 morts !

Ce 22 septembre 2018, une parade militaire organisée à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran, à l’occasion de la « Journée nationale des forces armées », a été la cible d’un attentat qui a fait au moins 24 tués et plus d’une cinquantaine de blessés. Selon les éléments disponibles, quatre hommes en treillis ont ouvert le feu sur la foule, avant d’être neutralisés.

« Le nombre des martyrs tués dans l’attaque terroriste s’élève à 24, dont des femmes et des enfants parmi les spectateurs, et ce bilan pourrait empirer dans la mesure où les blessés sont dans un état critique », a indiqué l’agence officielle Irna.

Selon le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iranienne, « sur les quatre terroristes, trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l’attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l’enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures. »

Plus tard, dans la matinée, Daesh [État islamique ou EI], via son agence Amaq, a revendiqué cet attentat, en affirmé que ses combattants avaient attaqué « un rassemblement des forces iraniennes dans la ville de Ahvaz. »

En 2017, l’organisation jihadiste (sunnite) avait menacé l’Iran pour des considérations religieuses mais aussi pour son soutien aux milices chiites à travers le Moyen-Orient et son implication en Syrie. En juin de cette année-là, elle avait revendiqué deux attentats commis à Téhéran, l’un contre le Parlement, l’autre contre le mausolée de l’imam Khomeiny.

Cela étant, la responsabilité de l’EI dans l’attaque d’Ahvaz doit encore être établie avec certitude dans la mesure où, ces derniers temps, il a fait plusieurs revendications opportunistes.

D’autant plus que les autorités iraniennes n’ont fait aucune référence à l’EI pour désigner les responsables de l’attaque. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les assaillants seraient des « terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger. » Et d’ajouter : « L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement [séparatiste] al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, un porte-parole des Gardiens de la Révolution, cité par l’agence Isna. « Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il accusé.

La province du Khouzestan, dont Ahavaz est capitale, est peuplée majoritairement par des arabes [ces derniers représentent 15% de la population iranienne, ndlr]. L’État islamique s’était justement adressé à cette minorité en l’appelant à s’insurger contre le régime iranien, comptant sur le fait qu’elle se dit marginalisée par Téhéran.

Source : Zone Militaire

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vendredi 21 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Légion d'honneur et reconnaissance pour une vingtaine de harkis

Macron élève des anciens combattants harkis dans l'ordre de la Légion d'honneur et du Mérite

Emmanuel Macron a promu une vingtaine de harkis dans l'ordre de la Légion d'Honneur et l'ordre du Mérite par décret du 20 septembre paru au JO du 21 septembre selon une publication.

Six anciens combattants harkis et la cofondatrice d'une association de harkis sont promus au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Quatre personnes sont promues au grade d'officier de l'ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d'associations ou fédération.

Ce geste intervient une semaine après la reconnaissance de l'utilisation de la torture sur le mathématicien Maurice Audin, grâce à un "système légalement institué" par l'Etat français, un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d'Algérie. Cette décision qui avait levé un tabou officiel, avait été unanimement saluée par les historiens, mais également par les autorités algériennes.

La Journée nationale d'hommage aux harkis doit également se tenir mardi 25 septembre.

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Des réparations exigées

A la fin de la guerre d'Algérie (1954-1962), quelque 60.000 des Algériens recrutés comme auxiliaires de l'armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres - entre 55.000 et 75.000 selon les historiens - avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes qui les considéraient comme des traîtres.

Un groupe de travail, lancé à l'initiative du chef de l'État, avait préconisé en juillet de créer un "fonds de réparation et de solidarité" de 40 millions d'euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.

Début septembre, la communauté harkie avait appelé le président de la République à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d'Algérie, rappelant le soutien qu'elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l'humanité.

Quelques jours plus tard, le Comité national de liaison des harkis (CNLH) avait réitéré sa volonté de se battre "jusqu'au bout" et d'aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s'il n'obtenait pas satisfaction auprès de l'État.

Source : huffingtonpost.fr

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mercredi 19 septembre 2018

Maroc : Un service militaire universel et obligatoire va être rétabli...Reste à le financer...

Établi en 1966, sous le règne du roi Hassan II, le service militaire que devait effectuer chaque jeune marocain pour une durée de 18 mois, tomba progressivement en désuétude. Réduit à une année en 1999, il fut finalement peu appliqué en raison de contraintes budgétaires. Puis il fut supprimé quarante ans après avoir été instauré. À l’époque, l’une des raisons avancées était qu’il fallait empêcher l’infiltration d’extrémistes dans les rangs de l’armée.

S’appuyant sur l’article 38 de la Constitution, qui stipule que « tous les citoyens et les citoyennes contribuent à la défense de la patrie et de son intégrité territoriale contre toute agression ou menace », le gouvernement marocain a adopté, le 20 août, le projet de loi n°44-18, lequel vise à rétablir la conscription pour tous les jeunes âgés de 19 et 25 ans. Femmes et hommes compris. La durée de ce service militaire a été fixée à 12 mois.

Ce projet de loi, qui doit encore être approuvé par les deux chambres du Parlement, a pour objectif de « renforcer le sens de citoyenneté chez les jeunes, dans le cadre d’une corrélation entre les droits et les devoirs de citoyenneté » et de leur ouvrir « la voie de l’intégration dans la vie professionnelle et sociale, notamment pour ceux qui font montre de compétences et de sens de citoyenneté et de discipline, particulièrement en termes d’intégration dans les différentes forces militaires et de sécurité. »

Ce rétablissement du service militaire a annoncé en même temps qu’une réforme de l’éducation, laquelle prévoit de scolariser les enfants à partir de 4 ans, de rendre l’enseignement obligatoire jusqu’à 16 ans (contre 15 ans actuellement) et d’instaurer un « nouveau modèle pédagogique » censé être plus performant. Il s’agit ainsi de « mettre en place des mécanismes garantissant l’accès de tous à l’éducation, de mettre fin à la déperdition scolaire, et garantir la pérennisation de l’apprentissage en vue d’éradiquer l’analphabétisme. »

« Nous ne devons plus accepter que notre système éducatif fonctionne comme une machine à fabriquer des légions de chômeurs », a fait valoir le roi Mohammed VI, lors d’un discours prononcé le 20 août 2018.

S’agissant du service militaire, le projet de loi relatif à son instauration fixe les cas de dispenses et d’exemptions ainsi que des mesures «découlant de cessation du motif de dispenses jusqu’à l’âge de 40 ans. » Et en seront exclus, tant qu’ils ne seront pas réhabilités, les individus «condamnés à une peine criminelle ou à une peine d’emprisonnement ferme supérieure à six mois. »

Cela étant, ce projet suscite un certain scepticisme dans la mesure où rien n’est prévu, à l’heure actuelle, pour le financer. A priori, il est à l’étude depuis longtemps.

« Une décision aussi lourde de conséquences économiques et sécuritaires ne se prend pas du jour au lendemain. La ré-instauration de service militaire obligatoire nécessite un travail minutieux et une préparation de plusieurs années », a résumé une source gouvernementale dans les colonnes du quotidien marocain Libération, lequel souligne que, « financièrement », cette mesure « coûter énormément aux finances publiques», ne serait que pour accueillir, habiller, héberger, former et nourrir les conscrits.

« L’armée ne pourra pas le faire avec son budget actuel. Il en faudra plus, voire le double », ont estimé des sources citées par le journal.

Source : Zone Militaire - Photo :  Forces armées royales marocaines

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lundi 17 septembre 2018

Japon : Pour la première fois, une femme a été brevetée pilote de chasse

Si de nombreuses forces aériennes offrent la possibilité aux femmes de devenir pilotes de chasse, le Japon y a longtemps été réticent. Et ce n’est qu’en novembre 2015 qu’il s’est ouvert à cette possibilité, ce qui a permis au lieutenant Misa Matsushima de profiter de cette opportunité pour réaliser un « rêve d’enfance ».

En effet, cette jeune femme de 26 ans vient d’être « macaronée » pilote de chasse, ce 23 août. Et elle est donc la première à marcher dans les pas de Kiyotaké Shigeno, un des pionniers de l’aviation militaire japonaise qui a fait ses première armes en France, lors de la Première Guerre Mondiale.

Initialement, Misa Matsushima se destinait à devenir pilote de transport au sein des Forces aériennes d’autodéfense japonaise. Alors qu’elle avait entamé sa formation à cette fin, le ministère de la Défense décida de lever l’interdiction faite aux femmes de postuler pour devenir pilote de chasse. Elle a donc saisi l’occasion "au vol".

Et c’est ainsi que, dans les prochains jours, Misa Matsushima rejoindra la base aérienne de Nyutabaru et la 5e escadre aérienne pour piloter un F-15. Mais avant de prendre l’alerte opérationnelle, elle aura encore à effectuer un stage de quelques semaines.

« J’espère qu’elle deviendra un modèle pour les femmes qui aspirent à devenir des pilotes de chasse », a commenté Osamu Uemori, l’un de ses instructeurs, rapporte Kyodo News.

Actuellement, le taux de féminisation des forces d’autodéfense japonaises n’est que de 6,4% (sur 228.000 militaires). Et trois autres femmes suivent une formation pour devenir également pilotes de chasse.

Source : Zone Militaire

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vendredi 14 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin ?!

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, mathématicien, membre du parti communiste algérien, militant de l’indépendance de l’Algérie.

Maurice Audin apportait son aide aux poseurs de bombes qui ensanglantaient la ville d’Alger et aux rebelles algériens du FLN qui combattaient la France et son armée.

Arrêté le 11 juin 1957, sur ordre du gouvernement de l’époque qui avait donné aux armées les pouvoirs les plus étendus pour prendre toutes les mesures exceptionnelles commandées par les circonstances, en vue du rétablissement de l'ordre, de la protection des personnes et des biens et de la sauvegarde du territoire et mener ce qui a été appelé la « Bataille d’Alger » Maurice Audin, a disparu sans laisser de traces.

Après l’indépendance de l’Algérie plus de 500 militaires français ont été enlevés par l’armée algérienne et n’ont jamais été retrouvés. D’autres, des harkis notamment, ont été torturés à mort alors qu’ils étaient sans défense.

Même si le Président de la République ne s’estime pas dans l’autoflagellation, force est de constater qu’il oublie de se replacer dans le contexte de l’époque.

Nous attendons donc qu’il exige réciproquement des autorités algériennes la reconnaissance des exactions commises par leur armée envers ces militaires, disparus alors que la guerre était terminée.

Fédération Nationale des Combattants Volontaires - La Rédaction

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jeudi 13 septembre 2018

Guerre d'Algérie : Le président Macron va reconnaître la responsabilité de l'Etat dans la mort de Maurice Audin...

Affaire Maurice Audin : Le président Macron aurait l'intention de
reconnaître la responsabilité "d'un système légalement institué" en Algérie

Maurice Audin, né le 14 février 1932 en Tunisie et mort à Alger en 1957, est un mathématicien français, assistant à l’université d’Alger, membre du Parti communiste algérien (PCA) et militant de l'indépendance algérienne. 

Après son arrestation le 11 juin 1957 au cours de la bataille d'Alger, il meurt à une date inconnue. 

Pour ses proches ainsi que pour nombre de journalistes et d'historiens, il serait mort pendant son interrogatoire par des parachutistes. Cette thèse a longtemps été rejetée par l'armée et l'État français, qui affirmait qu'il s'était évadé.En juin 2014, le président Hollande a pour la première fois déclaré officiellement que Maurice Audin était mort en détention, sans toutefois rendre publics les documents le confirmant. 

Maurice Audin faisait partie de la minorité anticolonialiste des Français d'Algérie, pour qui l'indépendance de l'Algérie était une évidence, ce qui  était aussi la position du PCA. Ce dernier fut interdit le 13 septembre 1955 et devint une organisation clandestine, complice du FLN ; la famille Audin participe à certaines opérations terroristes liées à cette situation. 

Quelques jours après l'attentat du Casino de la Corniche qui fit 8 morts et 92 blessés le 3 juin 1957,  Maurice Audin disparut dans des circonstances controversées. Son corps n'ayant pas été retrouvé, son acte de décès fut établi par jugement du tribunal de grande instance d’Alger à la date du 21 juin 1957. 

Depuis lors, les médias, certains hommes politiques tels que Nicolas Sarkozy et François Hollande, ainsi que le "comité Audin", se sont exprimés sur la disparition de Maurice Audin. Des actions ont été engagées devant les tribunaux, mais les faits sont amnistiés et l'affaire Audin ne connaîtra donc aucune suite judiciaire.

Plus récemment, dès l'élection du président Macron, un groupe de personnalités comprenant des historiens, des artistes, des journalistes demandent au chef de l'État de mettre à disposition les documents mentionnés dans un message de François Hollande de juin 2014. 

Le 12 janvier 2018, Cédric Villani a dit qu’après avoir parlé de l’affaire Audin avec le président Macron, il pouvait annoncer que: « Maurice Audin a été exécuté par l’Armée française », tout en reconnaissant qu'il n'y avait aucune trace d'une telle exécution dans les archives. 

Le 14 février 2018, les deux députés Cédric Villani et Sébastien Jumel appellent à une reconnaissance officielle de l'assassinat de Maurice Audin par l'armée française, en présence de Josette Audin et son fils Pierre.

Emmanuel Macron va "reconnaître la responsabilité de l'Etat", "c'est un moment historique" assure Cédric Villani. Le député LREM salue la décision d'Emmanuel Macron de reconnaître la responsabilité de l’État dans la mort de Maurice Audin.     

Article FNCV d'après Wikipédia - FranceInter.fr


NDLR :
Les soldats français qui ont combattu en Algérie n'ont pas oublié les indicibles atrocités commises par certains membres du FLN, tant sur des populations civiles que sur des militaires français tombés vivants entre leurs mains.

Ils ne peuvent que ressentir une vive indignation devant ce qui apparaît comme un nouveau procès fait à  notre armée, et aux combattants qui ont agi avec les moyens dont ils disposaient pour mettre hors de nuire les assassins et leurs complices, afin de ramener la paix en Algérie. Cette mission a été accomplie, avec honneur.

Les donneurs de leçons d'aujourd'hui, installés dans leur confortable ignorance et affectant un angélisme de façade, ne savent pas ce qu'est la guerre et son cortège d'horreurs. Nous demandons à nos correspondants de bien vouloir s'exprimer avec autant de calme et de modération qu'ils le pourront sur ce sujet toujours douloureux, resté gravé à jamais dans leur mémoire et dans leur chair. PC FNCV

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