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dimanche 24 mars 2019

Tchad : Des frappes françaises détruisent des pick-up « hostiles » venus de Libye

En février 2019, l’État-major des armées [EMA] avait indiqué que, la veille, des Mirage 2000 engagés au titre de l’opération Barkhane avait effectué, dans le nord du Tchad et à la demande de N’Djamena, deux frappes pour stopper une colonne d’une quarantaine de véhicules considérés hostiles en provenance de Libye.

Et l’EMA d’ajouter que cette intervention des Mirage 2000, réalisée en coordination avec les forces armées tchadiennes, avait permis « d’entraver cette progression hostile et de disperser la colonne » qui « s’infiltrait profondément en territoire tchadien ».

« La colonne avait été repérée depuis au moins 48h. L’armée de l’air tchadienne avait déjà procédé à des frappes pour les stopper », avant de solliciter l’intervention française, a ensuite expliqué le colonel Patrik Steiger, le porte-parole de l’EMA, auprès de l’AFP. Les faits se sont exactement produits « entre le Tibesti et l’Ennedi », à 400 km à l’intérieur du territoire tchadien.

Plus tard, on a appris que cette colonne « hostile » était celle de l’Union des forces de résistance [UFR], un groupe rebelle tchadien, probablement contraint de quitter la Libye pour échapper à une offensive lancée par l’Armée nationale libyenne du maréchal Haftar.

À N’Djamena, le porte-parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermendoa Agouna, a assuré que la « colonne de mercenaires et terroristes » avait été « neutralisée et mise hors d’état de nuire par nos forces aériennes appuyées par les forces Barkhane. » Puis, a-t-il assuré, les « frontières tchadiennes sont sous contrôle et totalement sécurisées. »

Ce qu’a démenti Youssouf Hamid, le porte-parole de l’UFR. « On progresse toujours, on est prêt à [affronter] tout ce qui est devant nous, tout ce qui va se placer devant nous. On n’a pas peur des frappes aériennes françaises », a-t-il dit à l’AFP, après avoir dénoncé le « tournant dangereux pris par la France en s’impliquant militairement dans les « affaires internes » tchadiennes.

Visiblement, le « show of force » et les frappes des Mirage 2000 français n’auront pas été suffisants pour persuader les rebelles tchadiens de rebrousser chemin. D’où de nouvelles frappes effectués par l’aviation française.

« Partie de Libye, la colonne armée, forte initialement d’une cinquantaine de pick-up, n’a pas répondu aux avertissements dissuasifs et aux frappes des forces aériennes tchadiennes les 1er et 2 février puis des forces aériennes françaises le 3 février. Face à cette situation, les autorités tchadiennes et françaises ont décidé de nouvelles frappes, conduites par des Mirage 2000 les 5 et 6 février », a ainsi raconté l’EMA.

Prenant soin de souligner que les interventions des avions de l’armée de l’air ont été « conduites de façon proportionnée, graduée et précise » afin de « signifier à cette colonne la détermination des autorités tchadiennes et françaises à la voir stopper sa progression », l’EMA a indiqué que l’action des Mirage 2000, appuyés par un drone MQ-9 Reaper, a « permis au total de mettre hors de combat une vingtaine de pick-up. »

Pour Paris, qui n’a officiellement pas d’accord de défense avec N’Djamena [seulement un accord de coopération technique signé en 1976, ndlr], ces interventions sont justifiées par le fait que le « raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays », dont les forces armées sont un partenaire « essentiel » de la France dans la lutte contre le terrorisme.

Source : Zone Militaire

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jeudi 21 mars 2019

Marine nationale : Mission CLEMENCEAU - Le porte-avions Charles de Gaulle appareille de Toulon...

Cela faisait plus de deux ans que le porte-avions Charles de Gaulle n’avait plus quitté Toulon et ses environs en raison d’un arrêt technique majeur [ATM], qui aura permis de moderniser son système de combat et ses installations aéronautiques ainsi que de recharger ses chaufferies nucléaires et de vérifier plusieurs points critiques [usine électrique, les catapultes, les lignes d’arbre, et les ailerons de stabilisation].

Désormais, le porte-avions est doté de nouveaux capteurs : le radar SMART-S a remplacé les DRBJ-11B et deux tourelles optroniques EOMS NG pour la surveillance, l’acquisition et la poursuite de cible complètent désormais le système ARTEMIS, qui permet d’assurer une surveillance permanente à 360° des menaces conventionnelles et asymétriques.

Si les radars DRBV-26D [veille air lointaine en bande D, avec portée de 500 km] et l’Arabel [utilisé pour désigner les cibles aux missiles Aster 15, en bande X et d’une portée de 100 km] ont été conservés, les deux DRBN-34 ont été démontés pour mettre à la place des Terma Scanter 6000 pour la navigation.

La fibre optique a remplacé les fils de cuivre et le système d’exploitation naval des informations tactique [SENIT-8] repose sur le protocole IP. Le central opérations a été modernisé avec le remplacement des vieilles consoles par des interfaces dignes de l’époque [écrans plats, claviers, etc…]. Des écrans géants fixés sur les cloisons permettent de suivre la situation en temps réel, de même qu’une table traçante numérique tactile.

Le risque cyber a évidemment été pris en compte, comme l’explique le commandant des opérations [COMOPS] du navire dans les colonnes de la revue Air Fan.

« Les serveurs du porte-avions ont été rénovés et un système de surveillance a été installé pour contenir les cyber-attaques. Il est scindé en plusieurs centres de surveillance armés par des spécialistes formés à détecter et contrer ce type d’attaque. Nous sommes résolument entrés dans une logique de développement de la cyber-résilience à tous les niveaux. Nous avons un noyau de personnes affectées à différents services du bord. Ils s’attachent à vérifier que tous nos systèmes demeurent étanches aux éventuelles tentatives d’intrusion et de perturbation en utilisant des outils spécifiques, des sauvegardes et des techniques avancées », a confié le COMOPS.

Étant que la prédominance des systèmes informatiques, cet accent sur la défense « cyber » d’un navire tel qu’un porte-avions montre que les menaces auxquelles il s’expose désormais ne se limitent plus à une torpille bien envoyée ou à une attaque aérienne…

Après sa sortie du bassin, ses essais en mer et la qualification du groupe aérien embarqué [GAé], le porte-avions Charles de Gaulle, avec 30 Rafale à bord, a terminé sa remontée en puissance en prenant part, en février, à l’exercice FANAL, au cours duquel près de 250 catapultages et appontages ont été effectués.

Désormais fin prêt pour reprendre les opérations, le « Charles de Gaulle a donc appareillé de Toulon, ce 5 mars, pour une mission de 4 mois, appelée « Clemenceau ». Cette dernière, détaille le ministère des Armées, doit lui « permettre de participer aux opérations aéro-maritimes en Méditerranée orientale et au Levant, d’accroître la connaissance des zones traversées, de renforcer la coopération européenne et de nourrir les partenariats stratégiques que la France entretient au Proche et Moyen-Orient, ainsi qu’en océan Indien. »

Malgré la demande de Tokyo de le voir faire une escale au Japon, le groupe aéronaval français ne devrait pas s’aventurer dans les eaux de la mer de Chine méridionale. Du moins n’est-ce pas « prévu »… Il faut dire que cela froisserait Pékin…

En effet, le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a ainsi récemment reconnu que l’annonce faite par Gavin Williamson, son collègue de la Défense, au sujet d’un déploiement à venir du porte-avions Queen Elizabeth en mer de Chine méridionale avait rendu plus compliquées encore les relations entre Londres et Pékin, alors que les échanges commerciaux sino-britanniques ont atteint un niveau record en 2017.

Quoi qu’il en soit, le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte auront un programme assez chargé, avec une participation à l’opération Chammal au Levant [alors que le califat auto-proclamé par l’État islamique vit ses dernières heures] ainsi qu’à plusieurs manoeuvres aéronavales [Ramsès en Égypte, « Varuna » en Inde et un exercice avec la marine japonaise dans l’océan Indien]. Enfin, il est prévu une escale à Singapour, à l’occasion de la tenue du Shangri-La Dialogue, en juin.

Pour ce déploiement, le « Charles de Gaulle » dispose de 20 Rafale Marine, de 2 E2C Hawkeye [pour le guet aérien], de 2 Dauphin Pedro et d’un hélicoptère NH-90 NFH Caïman. Son escorte [Task Force 743] se compose de la frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », de la frégate multi-missions [FREMM] « Provence », du Bâtiment de commandement et de ravitaillement [BCR] « Marne » et d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. Deux autres frégates – l’une danoise [Niels Juel], l’autre portugaise [Corte Real] – complètent ce dispositif.

Car, en effet, la TF 473 accueillera, au fil de ce déploiement, d’autres navires, notamment européens. Elle « pourra en effet s’appuyer, en son sein et au cours de différents moments de la mission Clemenceau, sur des bâtiments issus de plusieurs marines étrangères. Ce sont le Portugal, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Australie et les Etats-Unis qui nous rejoignent dans le déploiement du groupe aéronaval », souligne le ministère des Armées.

« C’est d’abord un message européen. Car chaque frégate alliée qui se joint au GAN, chaque hélicoptère qui apponte sur le Charles de Gaulle, c’est une des étoiles de notre drapeau européen. Celles qui, ensemble forment ce cercle parfait, symbole d’unité et de coopération », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées, en s’adressant à l’équipage du porte-avions.

Source : Zone Militaire

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lundi 18 mars 2019

Protection des lieux de culte : Incendie de l'église Saint Sulpice à Paris...

Incendie d'un lieu de culte chrétien... Sous protection ?

Un incendie s'est déclaré ce dimanche 17 Mars 2019 à la mi-journée dans l'église Saint-Sulpice, située dans le VIe arrondissement de Paris.

Les pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes qui embrasaient la porte d'entrée. L'édifice, classé monument historique, a dû être évacué. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer. 

Pour l'heure les circonstances de ce départ de feu restent inconnues. 

Source : Huffington Post

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L'église Saint-Sulpice est une grande église du quartier de l'Odéon dans le 6e arrondissement de Paris. Elle est située place Saint-Sulpice. Elle a pour adresse postale le 2, rue Palatine. Elle est dédiée à Sulpice le Pieux, archevêque de Bourges au VIIe siècle.  

L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 mai 1915. Plusieurs personnalités se sont mariées dans cette église, comme Victor Hugo avec Adèle Foucher le 12 octobre 1822 ou Camille et Lucile Desmoulins avec Robespierre parmi les témoins, ou y ont été inhumés.

On trouve ainsi dans les caveaux de la crypte en sous-sol ou dans des monuments funéraires de nombreux ecclésiastiques, simples curés ou prélats, mais aussi des laïcs tels Madame de La Fayette, Mademoiselle de Champmeslé, Armande Béjart ou le maréchal de Lowendal. L'église a également servi de cadre aux funérailles religieuses d'Alexis Simon Belle le 22 octobre 1734, de Félix Barthe le 31 janvier 1863, de Richard Descoings le 11 avril 2012, d'Albert Jacquard le 19 septembre 2013, de Patrice Chéreau le 16 octobre 2013, de Christophe de Margerie le 27 octobre 2014, de Sylvie Joly le 9 septembre 2015, de Michel Delpech le 8 janvier 2016. 

Source : Wikipedia

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dimanche 17 mars 2019

Manifestation des Gilets jaunes : Violences, pillages et saccages aux Champs Elysées à Paris !

Les commerçants de la plus belle avenue de France ont demandé, ce dimanche 17 Mars 2019, à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe

Au lendemain de l'acte XVIII des Gilets jaunes, les commerçants de l'avenue des Champs-Élysées constatent les dégâts. Quatre-vingts enseignes ont été touchées, dont une vingtaine pillées ou victimes de départs d'incendie lors du saccage samedi des Champs-Élysées, ont ainsi estimé ces commerçants. Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Édouard Philippe. «  Il y a eu un déferlement de violence, on se remet du chaos. On tente de rassurer les salariés, et puis on pense aux habitants, bien sûr  », a déclaré à l'Agence France-Presse Jean-Noël Reinhardt, président du Comité Champs-Élysées, une association de promotion qui revendique 180 adhérents, en grande partie des commerces.

«  On a demandé un rendez-vous au Premier ministre, pour lui faire part de notre exaspération et lui présenter nos doléances. Il faut que les pouvoirs publics mettent un terme à cette situation  », a-t-il poursuivi avant d'ajouter : «  En cumulé, on a eu 35 samedis et dimanche marqués par des perturbations.  »

«  Trop, c'est trop  »

Samedi, l'acte XVIII de la mobilisation des Gilets jaunes a été marqué par une flambée de violences à Paris, en particulier sur les Champs-Élysées, théâtre d'affrontements, de pillages et de départs de feu. Parmi les boutiques et commerces les plus touchés : la brasserie huppée le Fouquet's, des enseignes de prêt-à-porter (Celio, Lacoste, Hugo Boss), le chocolatier Jeff de Bruges, mais aussi le magasin du fabricant chinois de smartphones Xiaomi, inauguré mi-janvier, ainsi que de modestes kiosques à journaux.

«  Trop, c'est trop. Et ce samedi était le samedi de trop  !  » a tempêté pour sa part dans un communiqué Bernard Stalter, président de CMA France, réseau national des chambres de métiers et de l'artisanat. Interpellant les ministres de l'Intérieur et de l'Économie et des Finances, lui aussi demande «  à être reçu avec une délégation d'artisans dès cette semaine afin de trouver ensemble les solutions qui permettront de mettre un terme à une situation devenue aussi explosive qu'inacceptable  ». 

Source : Le Point.fr


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vendredi 15 mars 2019

Mali : Les forces armées vont réintégrer des déserteurs qui avaient rejoint les rebelles touareg

En janvier 2012, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad lancèrent les hostilités dans le nord du Mali, en attaquant plusieurs garnisons militaires avec le concours de déserteurs des forces armées maliennes [FAMa] et de groupes jihadistes qui avaient flairé le bon coup.

Puis, après avoir pris le contrôle de Kidal et de Tombouctou, ces derniers rompirent leur alliance avec les rebelles touaregs en les chassant de Gao, où le MNLA avait établi son quartier général. La suite est connue : Bamako demanda l’assistance militaire de la France, qui lança les opérations Serval [janvier 2013 – août 2014] et Barkhane.

Il était alors estimé qu’environ un millier de soldats des FAMa avaient rejoint les rangs des rebelles touareg en 2012. Et on aurait pu penser que leur choix de tourner leurs armes vers leurs camarades allait être définitif et qu’aucune mesure de mansuétude allait leur être appliquée. Finalement, ce ne sera pas le cas.

En effet, les autorités maliennes ont indiqué, le 5 février dernier, que 5.000 membres de milices et de groupes armés implantés dans le centre du pays avaient rejoint le processus « Désarmement, Démobilisation et Réinsertion » [DDR], prévu par les accords de paix d’Alger.

« À la date butoir du 31 janvier fixée par le premier ministre, 5.000 combattants ont été enregistrés comme détenant des armes de guerre, dont 600 ont déjà déposé une arme », a ainsi affirmé, auprès de l’AFP, Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, Démobilisation et Réinsertion.

Et tous ne sont pas d’anciens membres de milices d’autodéfense ou de groupes armés favorables à l’indépendance de l’Azawad. « Parmi eux, il y a d’anciens jihadistes », a en effet précisé M. Ould Sidy Mohamed.

Quatre jours plus tard, le président de la commission « DDR » a indiqué que sur « un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents » à un appel invitant les anciens militaires à se faire connaître et enregistrer. Et, visiblement, c’est une bonne nouvelle pour l’état-major des FAMa.

« Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation [APR] issu du processus d’Alger, des personnels anciennement membres des FAMa, mais qui avaient déserté, regagnent la famille des FAMa », s’est-il en effet réjoui. Sont concernés les officiers, les sous-officiers et les militaires du rang.

Cependant, précise l’état-major malien, ces anciens déserteurs « suivront un recyclage avant leur redéploiement. »

Pour M. Ould Sidy Mohamed, « c’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix. » Et, a priori, d’autres déserteurs pourraient prendre le même chemin. « Certains de la CMA [Coordination des mouvement de l’Azawad, ndlr] ont répondu à l’appel. Et d’autres militaires qui sont encore tapis dans les groupes armés ont déjà annoncé qu’ils arrivaient. C’est vraiment très bon signe pour le processus », a-t-il ajouté.

Cependant, la CMA regroupe des formations qui jouent un double-jeu. Tel est le cas du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad [HCUA], qui compte dans ses rangs des membres se disant en rupture de ban avec le groupe jihadiste Ansar Dine.  »

Le HCUA « est un des groupes signataires des accords d’Alger mais en même temps, clairement, il n’hésite pas à afficher une forme de proximité avec Iyad Ag Ghali et Ansar Dine, que ce soit une proximité sur le fond ou d’hommes », avait-on dénoncé au ministère français des Armées, en juin 2016. De quoi laisser craindre, dans le cas où des mesures précautions seraient insuffisantes ou incorrectement appliquées, des incidents de type « green on blue », une expression utilisée pour les cas où des soldats sont attaqués par l’un des leurs.

Source : Zone Militaire

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lundi 11 mars 2019

Justice : «Mur des cons» Françoise Martres retoquée - Condamnée pour injure contre le général Schmitt

L'ancienne présidente du Syndicat de la magistrature Françoise Martres a été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis pour injure publique dans l'affaire du "Mur des cons" uniquement au préjudice d'un père de victime, Philippe Schmitt, mais relaxée s'agissant des hommes politiques qui la poursuivaient. Elle écope aussi de 5000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros à lui verser au titre des frais de justice

Le tribunal correctionnel a notamment estimé que le délit est bien constitué et que les faits n'étaient pas prescrits, mais a débouté les politiques de droite ou d'extrême droite qui poursuivaient Mme Martres pour des motifs de forme. Ce trombinoscope affiché dans les locaux du syndicat avait suscité une vive polémique en 2013.

Une vidéo filmée discrètement par un journaliste de France 3 de passage avait révélé que des dizaines de photos de politiques, essentiellement de droite, magistrats ou journalistes, y étaient accrochées sur un "Mur des cons".

Le tribunal correctionnel a estimé que Françoise Martres, "éditrice" du "Mur" car présidente du syndicat à cette époque, a bien commis une injure publique, et que les faits n'étaient pas prescrits, contrairement à l'appréciation du parquet et de sa défense. Mais, pour des motifs de forme, il a relaxé Françoise Martres s'agissant des poursuites engagées par des politiques de droite et d'extrême droite dont les portraits étaient épinglés sur ce panneau. Robert Ménard et le Rassemblement national ont été déboutés car leurs plaintes étaient incomplètes.

Neuf élus ou ex-élus de droite comme Patrick Balkany et Eric Woerth ont pour leur part été déboutés car leurs plaintes visaient des faits d'injure publique "envers un membre de l'Assemblée nationale" quand le tribunal n'a pu déterminer si l'injure était dirigée contre eux en raison de leurs fonctions ou si elle visait leurs personnes privées.

Les tardives constitutions de partie civile de Nadine Morano, Dieudonné, Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan ont été déclarées irrecevables. Le général Philippe Schmitt, dont la fille avait été assassinée par un récidiviste dans un RER, est donc seul à avoir obtenu pleine satisfaction. Pour injure publique contre lui, Françoise Martres a été condamnée à 500 euros d'amende avec sursis, ainsi qu'à lui verser 5000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros au titre des frais de justice.

Source : Le Figaro.fr avec AFP

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Ndlr :
10 ans après, la gifle de Bayrou... Le petit "faiseur de poche" condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg...

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vendredi 8 mars 2019

Irak : Les FDS remettent des jihadistes français de l’EI aux autorités irakiennes

La question d’un éventuel « rapatriement », vers leur pays d’origine, des combattants étrangers de l’État islamique [EI ou Daesh] capturés par les Forces démocratiques syriennes [FDS, alliance arabo-kurde] a suscité une vive polémique ces dernières semaines, les uns estimant cette hypothèse totalement inconcevable pendant que d’autres pensent qu’il vaut mieux une telle issue plutôt que de savoir ces jihadistes dans la nature.

La semaine passée, le président américain, Donald Trump, s’est invité dans le débat en demandant aux pays européens de rapatrier leurs ressortissants enrôlés sous la bannière noire de Daesh.

Toutefois, et afin de s’épargner des menaces futures, les gouvernements européens préféraient voir les combattants étrangers de Daesh capturés par les FDS être jugés sur place, même si cela est de nature à poser quelques complications juridiques, étant donné que le Kurdistan syrien, région de facto autonome, n’est pas un État reconnu.

Cela étant, le rapatriement des jihadistes n’est pas la seule piste à l’étude. Lors de la conférence de Munich sur la sécurité, organisée à la mi-février, une autre option a été évoquée, d’après Didier Reynders, le ministre belge de la Défense et des Affaires étrangères.

Ainsi, selon ce dernier, la délégation américaine a soumis l’idée que ces jihadistes étrangers se trouvant actuellement en Syrie soient jugés… en Irak.

« Il n’est pas exclu que des pays comme l’Irak souhaitent juger » des combattants de l’EI, a affirmé M. Reynders, à l’issue d’un « conseil des relations extérieures », où cette question a été abordée avec Jean-Yves Le Drian et Jeremy Hunt, ses homologues français et britanniques. « Cela ne serait pas anormal. Nous avons bien un terroriste français [Nemmouche, NdlR] qui est jugé à Bruxelles car l’attentat a été commis en Belgique », a continué le ministre belge, cité par La Libre Belgique.

Et visiblement, M. Reynders a raison : l’Irak souhaite juger ses ressortissants ayant combattu dans les rangs de Daesh. En effet, soucieux de se débarrasser de prisonniers encombrants, les FDS ont remis à Bagdad 280 jihadistes de nationalité irakienne, la semaine passée. Mais pas seulement, a priori.

Ainsi, selon l’agence Reuters, des combattants étrangers de l’EI auraient également été transférés en Irak, dont 14 jihadistes français. Un officier irakien affecté près de la frontière syrienne a confié avoir supervisé ce transfert et assuré qu’une vingtaine d’étrangers avaient été remis à l’armée irakienne.

Dans la soirée du 24 février, les FDS ont confirmé avoir remis « 280 combattants irakiens » à Bagdad, sur les 500 qu’elles ont capturés en Syrie. Et une source gouvernementale irakienne a précisé à l’AFP que 14 jihadistes français ont fait partie du lot.

Selon Hisham al-Hashemi, un expert irakien sollicité par l’agence de presse française, ce transfert s’est fait « en coordination » avec la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis. « Les individus transférés ne sont pas des hauts responsables de l’EI mais ils constituent une mine d’informations sur la structure de l’organisation terroriste en Europe, les réseaux jihadistes françaises et les cellules de recrutement », a-t-il dit. Et ils ont été envoyés en Irak par les FDS parce qu’ils avaient combattu à un moment donné les forces gouvernementales irakiennes, ce qui « pourrait ouvrir la voie à leur procès à Bagdad », a-t-il expliqué.

Quoi qu’il en soit, il y a peu de chance que la France les réclame… S’exprimant au sujet des jihadistes français détenus en Irak, lors d’un déplacement à Bagdad, le 8 février, la ministre des Armées, Florence Parly, avait rappelé que Paris avait « toujours dit que c’était aux autorités irakiennes d’en assurer le jugement ». Et d’ajouter : « Ce processus va se poursuivre. »

Cela étant, une troisième solution serait envisageable. « Il ne faut pas refiler de nouveaux problèmes à l’Irak […] Ce que nous voulons, c’est que ces gens soient jugés. Mais ce que nous ne voulons absolument pas, c’est que nous devions les ramener chez nous », a ainsi estimé Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération. D’où l’idée de mettre en place un tribunal international, qui pourrait s’appuyer sur la commission d’enquête des Nations unies sur les crimes commis en Irak par l’EI.

Source : Zone Militaire

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mardi 5 mars 2019

Prison d’Alençon-Condé : Deux surveillants poignardés par un détenu radicalisé !

Un détenu blesse gravement deux surveillants puis se retranche dans une unité de vie familiale avec sa compagne !

Un détenu radicalisé blesse gravement au couteau deux surveillants à la prison d’Alençon-Condé et se retranche à la prison de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne

Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Le RAID est sur place.

Un détenu de la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, a agressé mardi 5 mars à 9h45 deux surveillants pénitentiaires avec un couteau en céramique, a appris franceinfo de source proche du dossier. Les deux victimes ont été transportées à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. Le détenu s'est retranché avec sa compagne dans l'unité de "vie famille".


Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, l'agresseur présumé a également écopé d'un an de prison pour apologie du terrorisme.

Les équipes de recherches et d'intervention spécialisées ainsi que le parquet ont été saisis. Une cellule de crise a été mise en place.

Le RAID sur place

Des agents du RAID, l'unité d'élite de la Police Nationale, sont actuellement présents en renfort de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité) de Rennes mobilisée depuis mardi matin.

La section antiterroriste du parquet de Paris a également été saisie. Le procureur Rémy Heitz est actuellement en route pour se rendre sur les lieux. Un point presse aura lieu à 13h30 dans le 19e arrondissement de Paris.

Source : FranceTVinfo.fr


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samedi 2 mars 2019

Mali : Une frappe française élimine une quinzaine de jihadistes dans la région de Mopti

Ces derniers jours ont été mouvementés au Mali. Après l’élimination de l’algérien Djamel Okacha [alias Yahia Abou al-Hamman], le numéro deux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM], la mort de trois Casques bleus guinées près de Bamako lors d’une attaque attribuée à des « bandits » et un attentat ayant échoué contre le camp Boubacar Sada Sy, qui abrite les instructeurs militaires de l’EUTM Mali à Koulikoro, on apprend que la force française Barkhane a une nouvelle fois frappé la Katiba Macina, le 23 février 2019, dans la région de Mopti.

Comme cela fut le cas dix jours plus tôt au même endroit, une « manoeuvre de renseignement » a d’abord permis de repérer et d’identifier un rassemblement de jihadistes dans le secteur de Dialloubé [ou Dialoubé], situé au sud-ouest de Tombouctou. Puis, l’état-major de Barkhane a décidé d’intervenir, en envoyant une patrouille de Mirage 2000, appuyée par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9 Reaper sur les lieux de cette concentration de terroristes, appartenant à la Katiba Macina.

Résultat : la frappe aérienne effectuée par les avions de combat français a permis de mettre « hors de combat » une « quinzaine » de jihadistes, a indiqué, ce 25 février, l’État-major des armées. Ce dernier précise, comme la dernière fois, que cette opération a été conduite en coordination avec les Forces armées maliennes [FAMa].

« Ce nouveau succès, qui s’inscrit dans la continuité d’opérations menées dans cette même zone au cours des dernières semaines, cherche à réduire toujours plus le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger », fait encore valoir l’EMA.

À noter que cette opération a été menée par Barkhane alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre des Armées, Florence Parly, se trouvaient au Mali pour y rencontrer notamment les militaires français déployés à Gao.

« Soldats de Barkhane, vous obtenez des résultats opérationnels remarquables, décisifs. […] Vous êtes parvenus à détruire leurs moyens de combat, à intercepter leurs flux logistiques, à tarir leurs ressources. Nous devons le répéter : chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance », a ainsi affirmé M. Philippe.

« De nombreux chefs et membres des différents groupes terroristes ont été mis hors de combat », a continué le Premier ministre, avant d’estimer que « si la menace djihadiste n’a pas disparu », elle « est désormais contenue, endiguée ». Ce qui fait que le « combat n’est pas terminé », a-t-il ajouté.

Quant aux frappes françaises effectuées également dans le secteur de Dialloubé, le 13 février dernier, les FAMa ont précisé plus tard qu’elles avaient éliminé « plus d’une dizaine de terroristes » de la katiba Macina et permis « la libération de deux otages de CARE-Mali ».

La force Barkhane tient particulièrement à l’oeil cette formation jihadiste, affiliée au GSIM. Son chef, Amadou Koufa, a en effet été éliminé en novembre dernier, lors d’une opération ayant mobilisé des moyens importants.

Source : Zone Militaire

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mercredi 27 février 2019

Société : Hijab de running, Decathlon renonce à le commercialiser en France...

Décathlon lève le voile sur son hijab de course !

Nouveau revirement pour l'équipementier sportif : après avoir plaidé l'erreur, il a assumé la commercialisation de son hijab de running. Avant de se dédire. 

Le Community Manager de Decathlon n'aura pas ménagé ses efforts. Tout l'après-midi, il a patiemment répondu aux détracteurs du « hijab de running » que l'enseigne annonçait vouloir bientôt commercialiser en France. Lundi pourtant, Decathlon hésitait et plaidait l'erreur, expliquant que le produit, déjà vendu au Maroc, n'aurait jamais dû se retrouver sur son site français. Ce mardi, volte-face : le groupe français affirmait « assumer complètement » sa commercialisation prochaine, à un prix encore inconnu, tandis que l'équipementier sportif Nike propose déjà un « hijab pour femme », en noir, gris ou blanc, au prix de 30 euros.

« Nous assumons complètement le choix de rendre le sport accessible pour toutes les femmes dans le monde. C'est presque un engagement sociétal, si cela permet à des coureuses de pratiquer la course à pied, nous l'assumons avec sérénité, expliquait Xavier Rivoire, responsable de la communication externe de Decathlon United, soulignant que « ce couvre-tête laissait le visage libre et visible ». Mais en fin de journée, nouveau revirement : selon RTL, l'enseigne renonce jusqu'à nouvel ordre.

Polémique et appel au boycott

Il faut dire que l'annonce de cette commercialisation avait déclenché une véritable bronca, notamment de personnalité politique. Sur Twitter, Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains, s'est attaquée à l'enseigne.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a pour sa part déclaré : « J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles vivent dans un pays où la place des femmes dans la société régresse comme en Arabie saoudite. J'appelle au boycott de la marque Décathlon. » Valérie Rabault, la présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, a elle aussi demandé sur Twitter le « boycott » de la marque française. Quant à Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, elle assène : « Le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. Ceux qui tolèrent les femmes dans l'espace public uniquement quand elles se cachent ne sont pas des amoureux de la liberté. »

Source : Le Point.fr - Image : (c)Decathlon Kalenji

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mardi 26 février 2019

France - Qatar : Un accord de « dialogue stratégique »

En froid avec l’Égypte et les monarchies sunnites du golfe arabo-persique, dont l’Arabie Saoudite, qui est par ailleurs actuellement sous le feu des critiques pour son rôle au Yémen ainsi que pour l’assassinat, en Turquie, du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le Qatar cherche la moindre occasion pour rompre son isolement diplomatique. D’où, sans doute, sa frénésie d’achats d’équipements militaires que la nécessité d’assurer la sécurité de la prochaine coupe du monde de football, en 2022, ne suffit pas à expliquer.

Ainsi, après avoir pris livraison du premier des 36 avions Rafale qu’il a commandés, le Qatar a signé avec la France, ce 11 février, un accord de « dialogue stratégique », à l’occasion de la 19e visite à Doha du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

D’après les dirigeants qataris, cités par l’AFP, il s’agirait du « premier accord de ce type » signé entre l’émirat et un pays européen.

« Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme […] de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a expliqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avant d’évoquer une « nouvelle phase » dans les relations entre Doha et Paris.

Source : Zone Militaire

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dimanche 24 février 2019

Syrie : Retour de jihadistes français par l’entremise des forces américaines ?

Apparu, un fusil d’assaut dans les mains, dans une vidéo de propagande diffusée par Daesh en novembre 2014, Quentin L. alias « Abou Ossama Al-Faranci », avait brûlé son passeport après avoir appelé ses co-religionnaires à rejoindre le « califat » autoproclamé. Moins de cinq ans plus tard, il pourrait faire partie des jihadistes français susceptibles d’être rapatriés de Syrie…

La question du retour de ces ressortissants français ayant pris les armes contre leur pays est devenue plus épineuse qu’elle l’était auparavant, notamment à cause de la perspective du retrait militaire américain – et donc de celui de la coalition anti-jihadiste – de Syrie.

Jusqu’à présent, la position des autorités françaises était simple, même si elle pouvait prêter le flanc à un recours en justice, comme celui déposé en janvier 2018 par les avocats d’Émilie König, une militante de Daesh, capturée par les Forces démocratiques syriennes [FDS].

« Si nous agissons dans le cadre de la légalité internationale, nous prenons en charge toute personne sur le territoire français, pour autant nous n’irons pas les chercher où ils sont », avait ainsi expliqué Nicole Belloubet, la ministre de la Justice.

« Beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d’affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé », avait ajouté Florence Parly, la ministre des Armées, dans un entretien donné à Libération.

Seulement, le désengagement américain de Syrie, qui devrait être terminé d’ici avril prochain, change la donne, en ce sens que les FDS, auxquelles les milices kurdes syriennes fournissent le gros des troupes, pourraient faire l’objet d’une offensive lancée par la Turquie dans le nord de la Syrie. Se pose le dilemme : rapatrier les jihadistes français et leurs familles, les laisser à eux-mêmes, quitte à ce qu’ils puissent échapper à tout contrôle et constituer ainsi une menace, ou bien encore les laisser aux mains d’un régime [syrien en l’occurrence] qui pourraient les utiliser comme moyen de pression?

Aussi, la première option est-elle privilégiée. Ce qui donne lieu à beaucoup de commentaires [et à des débordements, dont l’ex-journaliste Nicolas Hénin, ancien otage de Daesh, a fait les frais…]. Or, d’après une information donnée par BFMTV et confirmée par l’AFP, l’un des scénarios envisagés serait de rapatrier les jihadistes français avec le concours des forces armées américaines.

« Les forces spéciales américaines, qui ont déjà rapatrié une dizaine de ressortissants américains sur leur territoire, vont donc extraire ces Français des camps détenus par les Kurdes, les regrouper et les mettre dans des avions. Les Américains les raccompagneront également jusqu’en France. A bord des appareils, aucune escorte française, mais des gendarmes du GIGN sur le tarmac pour les réceptionner », a en effet avancé BFMTV.

Ce plan prévoit le rapatriement de 150 individus, dont une cinquantaine de majeurs [hommes et femmes] et une centaine d’enfants, dont certains en bas âge. Et il pourrait se dérouler en deux temps. Ainsi, un premier avion transportant des figures « sensibles » de Daesh actuellement détenues par les Kurdes, ainsi que des combattants, devrait atterrir en France [sur la base aérienne de Villacoublay?] d’ici quelques semaines. Et il sera suivi par un second vol, qui, cette fois, concernerait les mineurs.

« Un fois sur le sol français, les majeurs qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international seront directement présentés à un magistrat du pôle antiterrorisme afin d’être mis en examen. Les autres seront d’abord placés en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure [DGSI] à Levallois-Perret. La justice aura à charge d’évaluer, au cas par cas, les suites à donner dans chaque dossier », explique BFMTV.

Une source gouvernementale a confirmé l’existence d’un tel scénario auprès de l’AFP. Du moins a-t-elle indiqué qu’il est « fortement envisagée », même si aucune décision définitive n’a encore été prise. « Parmi les options possibles, il y a aussi le maintien [des jihadistes français] sur le territoire syrien », a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, et sans revenir sur les options en cours d’examen, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a une nouvelle fois assuré, depuis Dreux, ce 8 février, que tout jihadiste de retour en France « fera l’objet d’une interpellation, sera présenté à la justice, sera sanctionné. »

Source: Zone Militaire - Photo : Site Intelligence

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jeudi 21 février 2019

Syrie : Le jihadiste français de Daech, Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne !

Le jihadiste Fabien Clain "voix du 13 novembre" est mort !
Son frère Jean-Michel est gravement blessé...

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi lors d'une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion du groupe Etat islamique en Syrie, Daech.

"C'est une bonne nouvelle", réagit le président d'une association de victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris.


Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi 20 février, dans l'après-midi, en Syrie, par une frappe de la coalition internationale et son frère, Jean-Michel, est gravement blessé, révèle franceinfo jeudi 21 février. Fabien Clain a été tué par une frappe aérienne à Baghouz, dernier bastion de l'organisation terroriste État islamique en Syrie. Le gouvernement français attend encore une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Les frères Clain sont les voix qui avaient été rapidement identifiées dans la revendication du groupe État islamique après les attentats du 13-Novembre à Paris. Fabien Clain, 40 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Repérés il y a plusieurs jours à Baghouz

Vétérans du jihad, ils étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13-Novembre, les juges d'instruction ont émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie : Fabien et Jean-Michel avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région.

Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain est condamné à 5 ans de prison, aux côtés de Thomas Barnouin, dans l'affaire dite de la filière d'Artigat. Fabien Clain était devenu la "voix officielle" du groupe État islamique en français, traduisant les communiqués de l’organisation. Il avait réussi à quitter la France avec sa famille pour la Syrie en mars 2015. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Source : FranceTVinfo.fr

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mercredi 20 février 2019

Commandant "Sophie" : Première femme pilote d'essais d'hélicoptères à la DGA

La DGA « Essais en vol » accueille la première femme pilote d’essais française d’hélicoptères dans ses rangs

Elle n’est pas la première femme française à devenir pilote d’essais, Jacqueline Auriol l’ayant ainsi précédée dans les années 1950. En revanche, elle est une pionnière dans son domaine, c’est à dire celui des hélicoptères.

Officier pilote de l’armée de l’Air, le commandant « Sophie » va en effet rejoindre les rangs du centre « Essais en vol » de la Direction générale de l’armement [DGA] en janvier 2019, après avoir obtenu son brevet à l’Empire Test Pilots’ School [ETPS], l’école britannique des pilotes d’essais, implantée à Boscombe Down. Une première.

Déjà diplômée de l’École nationale supérieure l’aéronautique et de l’espace [en 2003], le commandant « Sophie » a rejoint l’armée de l’air en qualité de pilote d’hélicoptère. Affectée à l’escadron 01.067 « Pyrénées », à Cazaux, elle a effectué plus d’une centaine de missionS en Afghanistan, aux commandes d’un EC-725 Caracal. Elle a ensuite piloté un Super Puma au sein de l’escadron de transport ET60, basé à Villacoublay.

Comme Jacqueline Auriol en son temps, elle a réussi le concours d’entrée de l’École du personnel navigant d’essais et de réception [EPNER] en 2017. C’est dans le cadre d’un échange avec l’ETPS britannique qu’elle est donc devenue la première femme française pilote d’essais d’hélicoptères.

« Pendant une année, elle a été formée aux techniques des essais en vol nécessaires à l’évaluation des performances, des qualités de vol et des systèmes embarqués sur hélicoptères. Elle a ainsi eu l’occasion de voler sur différents aéronefs tels que l’Agusta A109, le Bell 412, la Gazelle, le H125 ou encore l’AH-64 Apache. Elle totalise à ce jour plus de 2.000 heures de vol », précise la DGA.

En outre, le taux de féminisation de la DGA est actuellement de 25% [sur un effectif de 9.619 personnels]. Sur 100 officiers généraux au total, 14 sont des ingénieures générales de l’armement.

Source : Zone Militaire - Photo : DGA

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samedi 16 février 2019

Société : Amendement du 4e Commandement de Dieu - Désormais, tu honoreras parent 1 et parent 2

Formulaire scolaire : “parent 1 et parent 2” remplacent “père et mère”

Un amendement adopté par les députés supprime la mention du genre des parents dans les formulaires scolaires

L’homoparentalité est désormais reconnue pour les formulaires scolaires. L’Assemblée a adopté en première lecture mardi 12 février 2019 un amendement qui supprime les mentions « père » et « mère », et les remplace par « parent 1 » et « parent 2 », rapporte le Parisien.

« Du politiquement correct qui ne correspond pas à la réalité »

Ce vote est passé dans le cadre du projet de loi « l’école de la confiance ». « Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la députée Valérie Petit (LREM), à l’origine du texte. « On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a défendu dans l’hémicycle sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM).

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, et la rapporteure (Ndlr: rapporteuse ;-) du projet de loi, Anne-Christine Lang (LREM), ont donné un avis défavorable à cet amendement, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

Source : Valeurs actuelles


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