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mardi 12 décembre 2017

PNOAP : Une base parachutiste de projection d'urgence à Toulouse

PNOAP, kezako ? Regrouper les moyens matériels et humains 

Toulouse, véritable carrefour de la brigade parachutiste depuis des années, a vu s’implanter au quartier Edme le pôle national des opérations aéroportées (PNOAP). Son objectif : regrouper au sein d’un même site les moyens matériels et humains nécessaires à une opération héliportée. 800 hommes, équipements compris pourront être projetés aux quatre coins du monde depuis la base toulousaine. A l’occasion de la visite du chef d’état-major de l’armée de Terre à Francazal, le général Collet à la tête de la 11e brigade parachutiste, nous explique l’importance de cet ambitieux pôle de projection.

Quel est l’objectif du PNOAP ?

Le pôle national des opérations aéroportées a pour ambition de regrouper sur le même site les moyens matériels et humains pour mener à bien une opération aéroportée, partout dans le monde, directement depuis la métropole toulousaine. Véritable base de départ pour la projection dans l’urgence des parachutistes de France, le quartier Edme à Francazal, pourra accueillir près de 800 hommes avec tout leur matériel, prêts à être projetés grâce notamment aux A400M. L’A400M nous offre en effet, des opportunités d’engagement supérieures. Son rayon d’action plus important, nous permet d’engager des opérations aéroportées depuis la France et jusqu’à 6 000 km.

Le PNOAP rassemblera sur le même site les moyens de commandement, les soutiens interarmées (SSA, DIRISI, SCA, SIMu, SEA..), l’appui à la projection et à la mise à terre (1er RTP), les moyens d’environnement immédiat des aéronefs de l’armée de l’Air, la formation (CFD LPA), l’entraînement (11e BP) et l’expérimentation (STAT).

Pourquoi choisir Francazal comme base de ce PNOAP ?

Toulouse a toujours été le centre névralgique et géographique de la brigade parachutiste. 

Francazal était une base aérienne jusqu’en 2010 et conserve une piste qui répond aux attendus. 

C’est aussi le quartier du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), spécialisé dans la livraison par air, qui consiste à acheminer et mettre à terre personnel et matériel depuis les aéronefs. Ce régiment de la brigade détient l’expertise de ce qui se passe dans la soute pour tous les types de largages. Il est pour la 11e BP, l’interface privilégiée avec l’armée de l’Air. Nous travaillons justement aujourd’hui, de concert avec l’armée de l’Air, pour adapter nos procédures en soute à l’arrivée des nouveaux aéronefs. 

Le quartier Edme avait la possibilité de renforcer et de densifier ses infrastructures pour accueillir les aéronefs nouvelle génération.

Le site est alors apparu comme une évidence.

L’implantation de ce pôle à haute valeur ajoutée, concrétise notre volonté de développer une synergie interarmées désormais indispensable, qui nous permettra d’être encore plus réactif et d’apporter une capacité d’intervention immédiate. 

Dès demain, nous pourrons engager la QRF TAP (quick reaction Force de l’échelon national d’urgence) en toute discrétion depuis le PNOAP, et avec le maximum d’efficience, en évitant les déplacements longs et fastidieux entre régiments et bases aériennes, incompatibles avec les délais restreints d’une alerte (concentration des moyens et liberté d’action).

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samedi 9 décembre 2017

Marine d'Outre Mer : Etat des moyens... Un 3ème PLG pour les Antilles...

Voici l’état de la situation en matière navale, selon l’état-major de la Marine.

Comme l’expliquait l’amiral Christophe Prazuck aux députés, le 26 juillet 2017, depuis 1982, « le format minimum pour chaque département ou territoire d’outre-mer » était composé de quatre bateaux par théâtre, soit « deux patrouilleurs, d’un bâtiment logistique – ce que l’on appelait auparavant bâtiment de transport léger (BATRAL) et que l’on appelle maintenant B2M – et d’une frégate de surveillance ».

Aujourd’hui, la situation se présente ainsi :

  • Nouvelle Calédonie : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 2 vieux patrouilleurs P400
  • La Réunion : 2 frégates de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Antilles : 2 frégates de surveillance, le Batral a désarmé en juin dernier - après avoir été déjà prolongé de trois ans - et ne sera remplacé par un B2M qu’ à l’été 2019. Il y a bien un « trou capacitaire ».
  • Tahiti : 1 frégate de surveillance, 1 B2M, 1 vieux patrouilleur
  • Guyane : 2 nouveaux patrouilleurs légers guyanais (PLG) à faible tirant d’eau, qui ont remplacé les 2 P400. Avec ces conditions spécifiques (faible fonds, port en eaux peu profondes), la Guyane a des besoins spécifique et le retour d’expérience de ces nouveaux patrouilleurs est jugé «bon » par la Marine.

La ministre des armées a récemment annoncé la commande d’un troisième PLG pour les Antilles, où il arrivera en 2019.

A noter que, selon la Marine, « les B2M sont des bâtiments multi-missions avec une forte capacité logistique, très adaptés à des missions de ravitaillement. Ils remplacent les batral mais n’ont pas de capacité de plageage. C’est une série de quatre dont trois sont en service ».

La Marine rencontre des « difficultés » avec ses patrouilleurs : ils sont vieux et seront prochainement désarmés, alors que leurs successeurs, les Batsimar, se font attendre. « L’une de mes priorités est donc d’accélérer le programme « Bâtiment de surveillance et d’intervention », indiquait l’amiral Prazuck aux députés.

Source : Jean Dominique MERCHET - Secret Défense


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jeudi 7 décembre 2017

France : Hommage national pour Johnny Hallyday « héros français »

Johnny Hallyday « héros français »

Après les hommages nombreux et unanimes mercredi ayant suivi l'annonce de la mort de la star, l'heure est désormais aux préparatifs d'une cérémonie d'adieu à la hauteur de celui que le président Macron a qualifié de « héros français ».

Après une journée de mercredi où toute la France en deuil a rendu hommage à la star nationale Johnny Hallyday, mort à 74 ans des suites d'un cancer du poumon dans la nuit de mardi à mercredi dans sa maison de Marnes-la-Coquette, près de Paris, sa proche famille devrait décider ce jeudi des détails de la cérémonie d’adieu.

Selon nos informations, cette cérémonie nationale pourrait prendre la forme d’un cortège funéraire qui descendrait samedi les Champs-Elysées avant une cérémonie en l'Eglise de la Madeleine.

Source : LeParisien.fr - Crédit photo image du clip vidéo 'Marie' (c) Johnny Hallyday

Ndlr : Pour cet artiste qui restera longtemps encore, en tant que tel, dans le cœur de bon nombre de Français, ne rentrons pas dans de vaines polémiques.
        Ecoutons simplement cette chanson : Marie...



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mercredi 6 décembre 2017

Mali : Un guetteur de 10 ans tué par un hélicoptère de la force Barkhane

La force Barkhane n’a commis aucune faute lors de la mort d’un guetteur qui s'est révélé être un mineur. 

En décembre 2016, des médias maliens affirmèrent qu’un enfant de 10 ans, envoyé chercher des ânes par ses parents, avait été tué par un hélicoptère de la force française Barkhane lors d’une opération à Tigabaten, dans le nord du Mali.

Devant la pression médiatique (et la mise en avant de cet incident par l’hebdomadaire Jeune Afrique), l’État-major des armées (EMA) publia deux communiqués pour expliquer que, au moment des faits, un « réseau de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armée terroriste […] échangeait des informations relatives à un convoi logistique […] approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français. »

Après avoir rappelé que ce mode opératoire avait été utilisé lors d’une attaque ayant coûté la vie, un mois plus tôt, à l’adjudant Fabien Jacq, l’EMA expliqua que « la force Barkhane avait alors décidé l’intervention d’une patrouille d’hélicoptères afin de faire cesser cette menace », ce qui aboutit à « la neutralisation d’un de ces guetteurs, qui s’est avéré être un mineur. » Et de préciser qu’une enquête de commandement avait été ouverte.

Les conclusions de cette dernière ont été présentés un an plus tard par Valérie Lecasble, la porte-parole du ministère des Armées. « Le décès de ce mineur est regrettable », a-t-elle admis. Mais, a-t-elle continué, « l’enquête n’a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l’usage de la force. »

La force Barkhane avait attaqué « un groupe de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé organisé à caractère terroriste », qui «échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l’armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français», a expliqué Mme Lecasble. Et si l’un de ces guetteurs « s’est avéré être un mineur », il « apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile » dans le contexte opérationnel d’alors, a-t-elle fait valoir.

Cela étant, il est désormais question d’une autre affaire, relative cette fois à une opération contre un groupe armé dans la région d’Abeïbera, fin octobre. Au moment des faits, l’EMA affirma que 15 terroristes avaient été neutralisés, dont un lieutenant du chef jihadiste Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d’Ansar Dine.

Seulement, selon Bamako, 11 soldats maliens faits prisonniers lors d’attaques précédemment menées par les jihadistes auraient été tués au cours de l’opération française. Or, pour Barkhane, ces hommes n’étaient pas des « otages » dans la mesure où ils avaient « été retournés » par les terroristes. Dans un communiqué, l’EMA avait assuré que les éléments alors disponibles avaient permis « la caractérisation formelle de ce campement et son identification sans erreur possible comme un camp d’entraînement terroriste, du fait d’un travail précis de renseignement militaire. »

Reste que Bamako campe sur ses positions. Ainsi, le président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, a réaffirmé que les 11 soldats maliens étaient bien des otages.

« Il s’agissait bel et bien d’otages des terroristes et il ne faudrait pas qu’il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous», a affirmé M. Keïta dans un entretien donné à Jeune Afrique. « C’est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d’opération. On doit l’admettre et ne pas chercher d’autres raisons qui n’existent pas », a-t-il insisté.

Source : Zone Militaire - Photo : État-major des armées

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dimanche 3 décembre 2017

ALAT : Amélioration progressive de la disponibilité des hélicoptères

Il y a un an, la faible disponibilité des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) était au centre des débats. Alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ne cachait pas sa colère face à cette situation, laquelle qui fit l’objet d’un rapport bien documenté, rédigé par l’ex-député François Lamy.

Devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, avait livré quelques chiffres. Avec « 70% des voilures tournantes du ministère [des Armées] », l’ALAT est « la plus grande entreprise d’hélicoptères lourds d’Europe » et « 100 seulement décollent au quotidien pour un contrat opérationnel de 149 machines », avait-il indiqué.

Plusieurs raisons furent avancées pour expliquer cette situation : des crédits pour le Maintien en condition opérationnelle (MCO) insuffisants, la cohabitation entre des appareils de différentes générations, le surengagement de l’ALAT, dans des conditions souvent difficiles, l’accentuation du poids des normes et des réglementations, les relations avec les industriels ou encore le manque de personnels qualifiés pour assurer l’entretien des hélicoptères.

Source: Zone Militaire

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jeudi 30 novembre 2017

Armement : Futurs drones tactiques de l’armée de Terre armés

Quand, en septembre 2017, il fut annoncé que la France allait se doter de drones armés, l’on pensait que cette décision ne concernerait que les MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air. D’autant plus que la communication du ministère des Armées ne porta que sur ces derniers. Mais l’armée de Terre sera également concernée.

Actuellement, le 61e Régiment d’Artillerie met en oeuvre des systèmes de drones tactiques intérimaires (SDTI), lesquels, avec leurs capacités limitées, ont fait leur temps. D’où le choix, pour les remplacer, du drone Patroller, présenté par Sagem, aux dépens du Watchkeeper de Thales UK, longtemps favori.

Lors de cette annonce, il n’était nullement question d’armer ces futurs drones tactiques, dont les performances peuvent, par certains côtés, les classer dans la catégorie MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), comme les Reaper de l’armée de l’Air.

À l’époque, c’est à dire en janvier 2016, le ministère de la Défense avait justifié la commande de 14 Patroller en soulignant leurs performances «accrues en termes d’endurance, de qualité des images produites et d’empreinte logistique.» En outre, leur capacité de recherche promettait d’être « plus efficace » grâce à une « une approche multi-capteurs. »

Le futur système de drones tactiques ( SDT) « aura une capacité d’emport simultané de deux charges utiles optique/infrarouge/laser et radar dans un premier temps, une charge utile de guerre électronique pouvant dans un second temps se substituer au radar) », précisait encore le ministère de la Défense, sans jamais évoquer une capacité d’emport d’armements.

De son côté, Sagem indiquait, lors de la signature de la commande, que la « conception modulaire » du Patroller lui permettait « l’emport et l’exploitation d’une charge de renseignement multi-capteurs de plus de 250 kg en cellule ou en nacelles (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de classe 20 heures et jusqu’à une altitude de 20 000 pieds. » Mais là encore, il n’ était pas question d'armement. Pas plus d’ailleurs que dans la fiche de présentation de cet appareil.

Pourtant, le Patroller aurait la capacité d’emporter deux Missiles Moyenne Portée (MMP), conçus par MBDA ainsi que des roquettes guidées laser. Étant donné que l’armée de l’Air pourra armer ses Reaper, pour l’armée de Terre: ne pourrait-elle pas en faire autant?

Lors de son audition par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, a répondu à cette question alors qu’elle était interrogée sur les Reaper.

« Vous m’avez […] interrogée sur les drones armés. Nous commanderons mi-2018 des Reaper. En préalable à cette commande, nous avons demandé début octobre 2017 aux États-Unis de pouvoir armer ces drones. Par ailleurs, j’ai rappelé à mon homologue, le général Mattis, la nécessité d’instruire rapidement cette demande afin que nous puissions en bénéficier le plus rapidement possible », a dit Mme Parly.

Et d’ajouter : « Même si aujourd’hui notre priorité reste le Reaper, nous avons également l’intention d’armer les drones Patroller. »

Pour rappel, le Patroller est le fruit d’une coopération franco-allemande puisqu’il a été conçu à partir de la cellule du motoplaneur allemand Stemme S-15. En outre, il disposera du radar PicoSAR AESA, fourni par l’italien Leonardo.

Source : Zone Militaire


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mardi 28 novembre 2017

Bundeswehr : Seulement 95 chars de combat opérationnels !

L’armée allemande ne dispose que de 95 chars de combat opérationnels !

Actuellement, l’armée allemande dispose officiellement de 244 chars lourds de type Leopard 2 en service. Mais si la situation internationale se dégrade subitement et qu’elle doit faire manœuvrer ses unités blindés, la Bundeswehr ne pourrait en aligner que 95 aptes au combat, soit l’équivalent de deux bataillons (et un taux de disponibilité de 38%).

Cette information, communiquée au comité de la Défense du Bundestag (Chambre basse du Parlement allemand), a fait les choux gras de la presse d’outre-Rhin, il y a quelques jours. Mais aussi provoqué des réactions indignées parmi les députés, dont Wolfgang Hellmich, pour qui cette « situation est catastrophique ».

« Comment nos troupes pourraient-elles s’entraîner, être prêtes à être déployées, alors qu’un tiers de la flotte [de Leopard 2 ne peut pas être réparé? », a demandé M. Hellmich.

Dans le détail, 53 chars sont indisponibles car ils sont en train d’être modernisés, 7 servent à des essais ou à des représentations commerciales et 89 sont inutilisables en l’état.

Le problème se situe au niveau du maintien en condition opérationnelle (MCO) des Leopard 2. Plus précisément, la cause est dû à une défaillance dans l’approvisionnement en pièces détachées. Une lacune « bien connue », qui fait que la plupart des chars se trouvent à l’atelier, dans l’attente d’être réparés, résume l’hebdomadaire Stern.

Cette situation a été aggravée par la multiplication des manœuvres depuis 2014, dans le cadre des mesures de réassurance prises par l’Otan au bénéfice des pays baltes de la Pologne, après l’annexion de la Crimée par la Russie. « Apparemment, on a oublié que le mouvement des chars entraîne également un besoin accru d’entretien », ironise Stern.

Pour rappel, la Bundeswehr va voir ses capacités augmenter au cours des prochaines années puisqu’il est prévu de la doter de 328 Leorpard 2 portés au standard 2A7V (V pour « Verbessert »).

La situation en France est meilleure pour les chars Leclerc, leur taux de disponibilité variant, selon le ministère des Armées, de 65 à 74% pour les années 2015 et 2016.

Source : Zone Militaire


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vendredi 24 novembre 2017

Egypte : Attentat terroriste dans une mosquée Soufi du nord Sinaï. Plus de 235 morts !

L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.

L’attaque a eu lieu pendant la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawdah, dans la ville de Bir Al-Abed, à 40 kilomètres d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse, les assaillants ont encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et ils ont ensuite posé une bombe à l'extérieur du bâtiment. Après qu'elle a explosé, les hommes armés ont fauché les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Une mosquée fréquentée par des adeptes du soufisme
 
La mosquée Al-Rawdah, qui a été visée par une attaque vendredi faisant au moins 235 morts dans le Nord-Sinaï en Egypte, était notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que l'organisation Etat islamique (EI) considère comme hérétique. Voici le décryptage du journaliste du Monde, Madjid Zerrouky, spécialiste de l'EI.
 
"En décembre, l'émir de la Hisba, "police islamique" de l'EI dans le Sinaï, (l'une des plus hautes fonctions dans l'organisation djihadiste) menaçait les soufis dans l'hebdomadaire du groupe, Al-Naba  : "Nous disons à toutes les [confréries], cheikhs et partisans soufis à l'intérieur et à l'extérieur du Sinaï que nous ne permettrons pas la présence d'ordres soufis au Sinaï ou en Egypte". A l'appui de ces menaces, la décapitation de deux personnes pour appartenance au soufisme, dont le cheikh Soleiman Abou Heraz une figure soufie pour avoir « professé la connaissance de l’occulte ».
 
Dans le numéro 5 du mensuel du groupe, Rumiyah : l'émir est interrogé le long de 7 pages qui sont presque intégralement consacrées aux soufis : "Notre objectif principal est de mener une guerre contre les manifestations de l’idolâtrie, y compris le soufisme, la sorcellerie, la prédiction et le culte des tombes." Il citait nommément la confrérie Al-Rawdah - du nom de la mosquée ciblée. "Dans le Sinai, il y a celle d'Al-Rawdah, à laquelle beaucoup d'autres sont affiliées". 

Les soufis sont considérés par les djihadistes comme des hérétiques, des idolâtres et polythéistes à cause de leurs hommages aux saints : leurs tombeaux deviennent des lieux de pèlerinage. Du Mali à l'Afghanistan, en passant par Mossoul, Rakka, ils ont dynamité des dizaines de mausolées soufis."

Source : Le Monde Afrique.fr

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mercredi 22 novembre 2017

Argentine : L' Ara San Juan, sous-marin argentin, porté disparu depuis le 15 novembre...

Qu’est-il arrivé à l’ARA San Juan (S-42), l’un des deux sous-marins argentins de la classe TR-1700, livrés par le constructeur naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems dans les années 1980?

Parti de la base navale de Mar del Plata (400 km au sud de Buenos Aires) pour rejoindre Ushuaia (3.200 km plus au sud), ce sous-marin n’a plus fait signe...

« Nous n’avons pas encore pu le trouver ni avoir un contact, visuel ou par radar, avec l’ARA San Juan », a en effet déclaré Enrique Balbi, le porte-parole de la marine argentine, lors d’une conférence de presse donnée ce 17 novembre 2017.

Le sous-marin, avec 44 membres d’équipage à bord, venait de reprendre la mer après une escale de trois jours à Ushuaia.

La dernière communication avec ce sous-marin remonte au matin du 15 novembre, alors qu’il se trouvait près de Puerto Madryn, à 15 milles au large des côtes. Des recherches ont été lancées par la suite, avec un avion, un destroyer et deux corvettes. Menées au large de la Péninsule de Valdez, elles n’ont pour le moment rien donné en raison de « mauvaises conditions météorologiques dans la zone des opérations », a expliqué Enrique Balbi, qui se veut toutefois rassurant. Il faut être « prudent » car « on ne sait pas ce qui s’est passé, je ne veux pas dramatiser cette affaire », a-t-il dit.

Il est vrai que des rumeurs, évoquant un incendie à bord, ont vite fait le tour des rédactions. Mais la marine argentine privilégie pour le moment un « problème de batteries, par manque d’alimentation électrique », ce qui aurait affecté ses communications. Mais normalement, a précisé son porte-parole, le sous-marin aurait dû faire surface, selon « le protocole prévu. »

La marine argentine compte trois sous-marins, dont deux appartenant à la classe TR-1700 et un autre, de type 209, de conception plus ancienne.

Entré en service en 1986, l’ARA San Juan avait été immobilisé en 2008 afin de subir de lourdes opérations de maintenance censées prolonger sa vie opérationnelle pendant au moins une vingtaine d’années.

Source : Zone Militaire


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lundi 20 novembre 2017

Sarcelles : Un policier tue 3 personnes avec son arme de service avant de se suicider...

Un policier tue 3 personnes et en blesse 3 autres avant de se suicider...

Le drame s'est noué samedi soir 18 novembre 2017 dans cette commune du Val-d'Oise. 

Le policier de 31 ans a tué trois personnes et blessé trois autres. Il s'en est pris à sa petite amie, à sa famille, à des voisins, et même à un chien. «La rupture amoureuse semble la cause initiale» de ce drame, selon le parquet.

D'après les premiers éléments de l'enquête, ce fonctionnaire de police à Paris, qui était en instance de séparation avec sa petite amie, a tué trois personnes, dont son beau-père, et blessé sa belle-mère, sa compagne et la sœur de cette dernière. «La rupture amoureuse semble la cause initiale» de ce drame, a confié Eric Corbeaux, le procureur de la République de Pontoise au Figaro. Le pronostic vital de la fille et de la mère est engagé, a-t-il ajouté. 

Le drame s'est noué dans le vieux Sarcelles, à environ 300 mètres de la mairie de cette commune située au nord de Paris. Il est 20h45 quand Arnaud Martin, gardien de la paix au sein de la Compagnie de Sécurité et d'Intervention dans le XVIIe arrondissement, se rend après son service dans cette ville de grande banlieue parisienne. Comme convenu, il y retrouve sa petite amie de 25 ans, Amélie, «qui l'attendait pour discuter de leur séparation dans sa voiture», près du pavillon de ses parents, a indiqué dans un communiqué le procureur. Puis, «dans des circonstances à déterminer», le fonctionnaire sort son arme et la blesse au visage. La jeune femme était «consciente à l'arrivée des secours», précise le parquet. 

Deux passants auraient tenté de s'interposer...

Dans la foulée, Arnaud Martin abat deux personnes qui, selon les premiers éléments de l'enquête, auraient tenté d'intervenir. D'abord un homme âgé de 30 ans, qui écoutait de la musique dans sa voiture et qui «venait voir ce qui se passait», selon le procureur. Puis un second passant, âgé de 44 ans, dont le corps a également été retrouvé à proximité. Le procureur a confirmé au Figaro que ces deux personnes décédées étaient «à ce stade sans lien avec l'auteur des faits». 

L'homme de 44 ans, «sorti acheter des cigarettes», «s'apprêtait à souffler ses bougies d'anniversaire», a témoigné auprès de l'AFP sa belle-soeur Noria Madani, très affectée: «Il a dit à ses enfants qu'il revenait tout de suite et la police est venue dire qu'il ne reviendra plus jamais...». «Ce sont des gens du voisinage, je les connais bien car j'ai habité dix ans dans cette rue, ils n'avaient aucun lien» avec le policier, a affirmé pour sa part l'ex-maire de Sarcelles François Pupponi, présent sur place.

«Les gens ne comprennent pas qu'un policier ait pu faire ça»

Puis le fonctionnaire est entré dans le pavillon où habite la famille de sa petite amie et a tué le père de sa petite amie. Il a ensuite grièvement blessé la mère au thorax avant de tirer une balle dans le fémur de la sœur de la jeune femme. Le policier, qui a également abattu le chien de la famille, est finalement «retrouvé mort d'une balle dans la tête, son arme à la main, au fond du jardin», selon le parquet. 

Ce sont des riverains qui ont alerté les forces de l'ordre après avoir entendu des coups de feu. «C'est l'incompréhension d'une telle horreur, que ce soit un jeune policier qui ait commis ce drame», a réagi sur BFMTV François Pupponi. «Les gens ne comprennent pas qu'un policier ait pu faire ça». «Selon ses chefs de service, c'était un bon fonctionnaire, ancien gendarme mobile très rigoureux qui n'avait pas fait part de difficultés», a ajouté le procureur, après avoir confié l'enquête au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Versailles. 

Recrudescence de suicides dans les forces de l'ordre ...

Depuis les attentats de 2015, les policiers avaient droit de porter leur arme hors service à condition que leur hiérarchie soit d'accord. En juin dernier, les règles ont toutefois été durcies. Depuis cette date, les agents doivent désormais avoir effectué au moins un entraînement de tir tous les quatre mois pour pouvoir bénéficier du port d'armes hors service, et non plus trois entraînements par an, que certains regroupaient sur une même période, selon Europe 1. Pour contenir toute polémique qui pourrait surgir de ce drame, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a déclaré ce dimanche que les policiers «resteraient armés» hors service. 

Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l'ordre. Depuis le début de l'année, au moins 46 policiers et 16 gendarmes se sont donné la mort, selon un décompte initial du ministère de l'Intérieur complété par l'AFP. Début novembre, les médias évoquaient une nouvelle vague de suicides intervenue dans la police depuis la fin de l'été. Parmi ces décès, celui de l'ancien chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, le commissaire de police Antoine Boutonnet, a particulièrement marqué les esprits. Dans la foulée, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a demandé une «évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides parmi les forces de l'ordre». Après un pic en 2014, année noire au cours de laquelle 55 policiers (contre 40 en moyenne annuellement) et une trentaine de gendarmes avaient mis fin à leurs jours, le nombre de suicides parmi les forces de l'ordre avait décru en 2015 et 2016.

Source: AFP.FR

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dimanche 19 novembre 2017

Somalie : Les drones américains attaquent les milices Shebab liées à Daesh

Depuis juin 2017, les États-Unis ont effectué une quinzaine de frappes aériennes en Somalie, exclusivement contre les milices Shebab, affiliées à al-Qaïda. Jusqu’à présent, la branche somalienne de l’État islamique, dont les effectifs sont peu étoffés, avait échappé aux drones américains. Ce n’est plus le cas désormais.

En effet, le 3 novembre 2017, le Pentagone a dit avoir réalisé deux frappes contre l’État islamique dans le nord-est de la Somalie.

« En coordination avec le gouvernement fédéral de Somalie, les forces armées américaines ont mené deux frappes aériennes contre l’EI dans le nord-est de la Somalie, tuant plusieurs terroristes », a précisé, via un communiqué, l’US AFRICOM, le commandement militaire américain pour l’Afrique.

« Les forces américaines continueront à utiliser toutes les mesures autorisées et appropriées pour protéger les Américains et pour neutraliser les menaces terroristes », a continué l’US AFRICOM « Cela inclut un partenariat avec l’AMISOM [Force de l’Union africaine en Somalie, ndlr] et les Forces de sécurité nationales somaliennes (FNS) » afin de « cibler les terroristes, leurs camps d’entraînement et leurs refuges partout en Somalie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il souligné.

Un drone a effectué une première frappe vers minuit (heure locale) tandis que la seconde a eu lieu en fin de matinée, le 3 novembre. A priori, la cible était une « base » de l’EI implantée près du village de Buqa, situé au sud de Qandala, ville de la région semi-autonome du Puntland, brièvement occupée par l’organisation jihadiste en 2016.

La présence de l’EI en Somalie se concentre essentiellement dans la région montagneuse de Qandala. Le dernier rapport du secrétaire général des Nations Unies relatif à la Somalie ne s’y est pas attardé, se bornant seulement à souligner que le groupe jhadiste avait poursuivi « ses actions » au cours des semaines ayant précédé sa publication. Parmi ces dernières, il y aurait au moins un attentat suicide et l’attaque d’un hôtel.

La branche somalienne de l’EI est commandée par un certain Abdulqadir Mumin, un cadre dissident du mouvement Shebab. Le niveau de ses effectifs n’est pas connu. Selon les sources, il varie entre 70 et 300 combattants. En outre, elle disposerait d’un camp d’entraînement, lequel a très probablement été visé par les frappes américaines.

Source : Zone Militaire

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jeudi 16 novembre 2017

CEMAT: Mise au point « On ne peut avoir d’ambition sans effectif » ...

« Dans cet environnement qui remet en cause les certitudes et les repères de trois décennies, seule une France forte, maîtresse de son destin, peut apporter des réponses aux grandes crises contemporaines, promouvoir ses valeurs et faire valoir ses intérêts . Cette ambition ne peut se passer d’une diplomatie et d’une défense de premier plan, soutenues par une grande armée, forte et crédible, capable d’agir face à toutes les menaces et dans tous les espaces », a écrit le président Macron, dans la préface de la Revue stratégique.

Tel est donc l’objectif affiché. Quant aux moyens pour l’atteindre, ils feront l’objet de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui sera soumise au Parlement l’an prochain. Mais avant cette étape, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, a demandé à ses états-majors de mener une réflexion pour définir les critères pour que l’armée qu’il commande puisse être la première d’Europe. A priori, c’est un exercice inédit. « On ne l’a jamais fait », a-t-il en effet affirmé lors d’une audition au Sénat.

Le premier critère donné par le CEMAT aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées va de soi : il s’agit de «pouvoir bénéficier d’un modèle d’armée complet ou presque complet » afin d’être capable « d’entrer en premier, de durer et d’affronter tout type d’ennemi. »

Le second, tout aussi évident que le premier, porte sur les effectifs (le général Bosser parle de « disposer d’une masse »). Depuis 2015, ceux de la Force opérationnelle terrestre (FOT) ont été revus à la hausse, passant de 66.000 à 70.000 soldats. Mais, visiblement, c’est encore insuffisant aux yeux du CEMAT s’il faut mener de front des opérations intérieures comme Sentinelle et intervenir sur trois, voire quatre théâtres extérieurs. « Il faut du monde. On ne peut avoir d’ambitions sans effectif », a-il souligné. D’autant que cette masse est aussi « une nécessité pour avoir un effet d’entraînement vis-à-vis de nos partenaires », a-t-il ajouté.

« On peut aussi comprendre ce critère de masse comme le fait d’être capable de créer des volumes de forces à un moment et en un lieu donnés grâce à une agilité accrue », a expliqué le général Bosser. Cela étant, selon lui, cette « masse, c’est une armée de Terre d’au moins 100.000 militaires, soit un petit peu plus que les 97 000 dont on dispose aujourd’hui. » Voilà ce qui tord le cou à l’idée selon laquelle la technologie permet de réduire les effectifs tout en garantissant l’efficacité des troupes.

« L’inflation technologique […] se traduit in fine par la contraction des formats et déflation des effectifs, une logique perverse… La technologie est utile. Cependant, l’hyper-sophistication produit des armées excellentes dans la bataille, au niveau technique, mais médiocres dans la guerre, au niveau stratégique » et elle « ne confère pas hélas le don d’ubiquité qui serait fort utile vu la multiplicité de nos théâtres d’opération », avait ainsi expliqué le général (2S) Vincent Desportes.

Disposer d’effectifs importants ne suffit évidemment pas. Une armée de 100.000 ou 200.000 hommes mal entraînés et dont les règles d’engagement lui imposent de rester l’arme au pied la plupart du temps est aussi utile qu’une valise sans poignée. Aussi, le troisième critère défini par le général Bosser est celui de l’aguerrissement. Un thème dont il a été beaucoup question dans ses récentes interventions.

« Il s’agit de pouvoir disposer de soldats capables de gagner des combats de plus en plus difficiles, dans des milieux de plus en plus complexes », a précisé le CEMAT. Mais pas seulement puisqu’il s’agit aussi, a-t-il continué, d’avoir la capacité « à durer, à supporter des pertes et à payer le prix du sang. »

Or, cela ne va pas toujours de soi avec les autres armées européennes. « Il n’est pas toujours facile d’évoquer ce sujet avec nos alliés : on peut partager beaucoup de choses dans le domaine de la formation initiale, ou de celle des démineurs » mais « quand il s’agit d’engager des soldats et de prendre le risque de perdre des vies, le dialogue est souvent plus délicat », a relevé le général Bosser.

Voilà de quoi donner du grain à moudre pour arriver à la « culture stratégique commune » que le président Macron souhaite donner à l’Union européenne… Et qui peut compliquer un autre critère donné, sans plus de précision, par le général Bosser : celui concernant la « capacité à générer ou à soutenir des coopérations ».

Là, on devine que son propos ne portait pas uniquement sur les coopérations européennes, mais plus sur la capacité à encourager et à soutenir les initiatives de pays africains, comme par exemple la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S).

Enfin, et ce n’est pas non plus une surprise, un dernier critère porte sur le matériel. Il s’agit de « posséder des équipements de quatrième génération », a insisté le CEMAT, c’est à dire d’engins « dotés d’un niveau de protection de haute qualité », d’être capable de pratiquer un combat interarmes info-valorisé » et de garder un temps d’avance dans la course à l’innovation. » Et « c’est tout l’enjeu du programme Scorpion», a-t-il souligné.

« Tous ces critères n’ont de sens que si le cadre général de notre action est robuste. Selon moi, pour ce faire, il est nécessaire d’assumer notre spécificité militaire et que la condition des personnels soit à la hauteur de ce qu’on en attend », a estimé, pour conclure, le général Bosser.

Source : Zone Militaire

 
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mardi 14 novembre 2017

Barkhane : Quinze jihadistes mis hors de combat par les militaires français dans le nord du Mali

« Aucun n’a pu s’échapper », a dit le colonel Patrick Steiger, le porte-parole de l’État-major des armées, à propos des membres d’un groupe jihadiste récemment repérés dans le secteur d’Abeïbara, au nord du Mali. C’est ainsi que l’officier a donné le bilan d’une opération dite « d’opportunité », conduite par la force Barkhane, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à 100 km au nord-est de Kidal, près de la frontière avec l’Algérie.

« La découverte d’une katiba terroriste dans la région d’Abeïbara a entraîné le déclenchement d’une action combinée entre les forces spéciales françaises et des soldats de l’opération Barkhane », a en effet raconté le colonel Steiger.

Ce renseignement confirmé, une opération a rapidement été décidée. Cette dernière a commencé par une frappe aérienne, effectuée par des Mirage 2000. Puis des hélicoptères d’attaque Tigre sont intervenus pour accompagner les forces terrestres envoyées sur les lieux.

Au total, 15 jihadistes ont été « mis hors de combat », ce qui veut dire qu’ils ont été soit tués, blessés ou capturés. L’opération a également permis de récupérer et de détruire des armes et des munitions, dont des fusils d’assaut, des grenades et de nombreux chargeurs.

Source : Zone Militaire

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vendredi 10 novembre 2017

Meylan, Isère : Nouvel incendie volontaire dans une caserne de la gendarmerie

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2017, un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de la caserne de gendarmerie de Meylan (Isère). Plusieurs véhicules ont été détruits et les façades de bâtiments où sont logés les militaires et leurs familles ont été endommagées par les flammes.

« À 3h35, les gendarmes ont été réveillés par des odeurs de fumée qui venaient de dessous les bâtiments où sont logées les familles », a raconté le colonel Yves Marzin, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Isère.

Les familles ont alors été rapidement évacuées et l’incendie a été rapidement maîtrisé par les pompiers. Aucune victime n’est à déplorer.

Cet incendie, apparemment volontaire, est le troisième à s’être déclaré sur un site de la Gendarmerie.

Le 19 septembre, cinq véhicules garés sur un parking de la caserne Jourdan, qui abrite le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, à Limoges, avaient été détruits par les flammes.

Les dégâts furent plus importants encore quand, deux jours plus tard, le feu ravagea les locaux techniques du groupement de gendarmerie de l’Isère, à Grenoble.

Dans les deux cas, la mouvance liée à l’extrême-gauche est suspectée d’être à l’origine de ces incendies, qui coïncident avec ceux ayant visé la société Enedis, qui installe les compteurs électriques Linky, à Grenoble et à Limoges.

Au moment des faits, le quotidien « Le Figaro » avait indiqué que la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) s’inquiétait du risque de dérives de certaines factions de l’ultra-gauche et redoutait un scénario analogue à celui qui vit la formation du groupe terroriste Action Directe.

En attendant, l’incendie ayant visé la caserne de Meylan est différent par rapport aux deux précédents dans la mesure où, cette fois, les familles des gendarmes ont, semble-t-il, été directement visées.

« Les véhicules visés sont des véhicules civils, qui appartiennent aux familles. C’est un nouveau cap qui est franchi », a en effet déclaré le colonel Marzin. « On s’attaque directement aux familles », a-t-il insisté, sur les ondes de France Info.

Source : Zone Militaire

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mardi 7 novembre 2017

Régiment du Train : Deux militaires gravement blessés dans un accident de VAB au camp de La Courtine

Des manœuvres menées par le 511e Régiment du Train (RT) ont mal tourné, le 26 octobre 2017, au camp militaire de La Courtine. Alors qu’un exercice visant à simuler l’évacuation de blessés touchait à sa fin, un Véhicule de l’Avant Blindé (VAB) a fait une sortie de route, avant de se retourner.

Parmi les cinq militaires qui se trouvaient à bord, deux ont été gravement blessés. Ils ont été transportés par des hélicoptères de la Gendarmerie et de la Sécurité civile vers les hôpitaux de Limoges et de Clermont-Ferrand.

Les blessés ont rapidement été pris en charge par les équipes sanitaires qui étaient déjà sur place pour les besoins de l’exercice. Une enquête a été confié, comme il est d’usage en pareil cas, à la gendarmerie.  

Source : Zone Militaire

 
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