FNCV Infos et Actualités des Combattants Volontaires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 18 juillet 2019

Guyane: Mort de trois militaires dans une opération anti-orpaillage !

Lutte contre l'orpaillage clandestin : Trois militaires meurent accidentellement en Guyane !

Cinq autres militaires sont hospitalisés, dont un dans un état grave, après avoir été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie.

Mercredi, trois militaires sont morts accidentellement et cinq autres ont été blessés, dont un grièvement, dans une opération contre l'orpaillage clandestin en Guyane, a indiqué ce jeudi la ministre des Armées. «J'ai appris cette nuit avec beaucoup de tristesse la mort accidentelle de trois militaires français lors d'une mission dans le cadre de l'opération Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane», a indiqué Florence Parly.

«Alors que les militaires s'apprêtaient à disposer des charges explosives pour détruire les installations souterraines des orpailleurs, huit d'entre eux ont été victimes d'émanations toxiques au fond d'une galerie. Immédiatement évacués et pris en charge par les premiers secours, trois militaires sont décédés», a-t-elle précisé dans le communiqué. «Les cinq autres ont été évacués à Cayenne où ils ont été hospitalisés. L'un d'entre eux est dans un état grave», ajoute le texte.

L'armée de Terre en deuil

Ce jeudi matin, le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre, a exprimé sur Twitter sa «profonde tristesse» et a publié les photos des trois victimes, le sergent-chef Edgar Roellinger (27 ans), le caporal-chef de 1ère classe Cédric Guyot (31 ans) et le caporal-chef Mickaël Vandeville (30 ans). «Je reste préoccupé par l'état de santé de leurs cinq camarades blessés que j'assure de tout mon soutien», a aussi écrit le général Bosser.

De son côté, le général François Lecointre, chef d'état-major des armées, a adressé ses «pensées» à «la famille et aux frères d'armes» des trois militaires, membres du 19e régiment du génie à Besançon, qui effectuaient une mission de courte durée en Guyane.

132 sites aurifères illégaux

Le procureur adjoint de Cayenne, Jean-Claude Belot, avait confirmé à l'AFP mercredi soir (jeudi heure de Paris) une information du média local Guyane la 1ère faisant état de la mort de trois militaires. Jean-Claude Belot avait donné pour «certaine» la cause accidentelle. La zone du drame est une zone forestière isolée du sud-ouest guyanais, dans le secteur «Saint-Jean/Abounami», sans voie terrestre vers le littoral et sans réseau téléphonique, selon le parquet.

Ce secteur se situe au sein du Parc amazonien de Guyane, vaste espace protégé, où les chiffres disponibles montrent une forte présence de sites aurifères illégaux. Selon la dernière mission de survol du parc, effectuées sur plusieurs jours fin janvier dernier, 132 sites aurifères illégaux y avaient été identifiés (123 sites alluvionnaires et 9 sites d'extractions d'or primaires avec puits) soit dix de plus que fin août 2018, lors de la précédente mission aérienne. Il s'agit de l'un des chiffres les plus élevés de ces onze dernières années.

Plusieurs morts en Guyane ces dernières années

L'armée doit déplorer plusieurs décès en Guyane ces dernières années. En août 2018, un militaire du 3e régiment étranger d'infanterie est mort et treize autres ont été blessés, dont cinq gravement, dans un accident de la route

En décembre 2017, le sergent Alexandre Chan Ashing, de la 1ère compagnie du 9ème régiment d'infanterie de marine, a été mortellement blessé par un tir accidentel de sa propre arme alors qu'il regagnait en pirogue sa base de Saint-Jean-du-Maroni après une opération de lutte contre l'orpaillage dans le cadre de l'opération Harpie.


En juin 2012, lors d'une opération conjointe de l'armée et de la gendarmerie visant à lutter contre l'orpaillage - là aussi dans le cadre de l'opération Harpie -, deux militaires sont décédés après être tombés dans une embuscade. Trois gendarmes ont aussi été blessés, dont un grièvement.

Source : LeFigaro.fr / AFP

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 17 juillet 2019

Armement : Sous-marin Suffren, un bond technologique et capacitaire pour la FOST...

Le 12 juillet 2019 fut un grand jour pour la Marine nationale en général et la Force océanique stratégique [FOST] en particulier puisqu’il marquera le lancement officiel, à Cherbourg, du « Suffren », le premier des six sous-marins nucléaire d’attaque [SNA] prévus par le programme « Barracuda », lancé en 1998 par la Direction générale de l’armement [DGA] et dont le coût [développement et construction] est estimé à 9,5 milliards d’euros.

Ces sous-marins remplaceront les SNA de la classe Rubis, dont le premier exemplaire – le Rubis – a été mis en service en 1983. D’ailleurs, le SNA Saphir vient de rejoindre Cherbourg en vue de son désarmement.

Par rapport aux SNA de la classe Rubis, ceux de type Barracuda permettront à la FOST de faire un bond technologique et capacitaire, étant donné les innovations et les armes qu’ils embarqueront.

Ainsi, le « Suffren » sera deux fois plus imposant que le « Rubis », avec un déplacement en surface de 4.700 tonnes et de 5.300 tonnes en plongée. D’une longueur de 99 mètres [soit presque l’équivalent d’un terrain de football] pour un diamètre de 8,8 mètres, il sera mis en oeuvre par un équipage mixte de 65 marins. Pouvant rester en plongée à une profondeur supérieure à 300 mètres, son autonomie [70 jours] sera accrue de 25% par rapport aux SNA d’ancienne génération. En outre, son constructeur, Naval Group, assure que sa disponibilité sera de 270 jours par an grâce à une maintenance « optimisée ». L’industriel indique qu’une interruption pour entretien et réparation [IPER] sera toutefois nécessaire tous les 10 ans environ.

Pour évoluer dans les profondeurs, le « Suffren » est doté d’un réacteur nucléaire à eau pressurisée, qui, dérivé des chaufferies K-15 équipant le porte-avions Charles de Gaulle et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la classe Triomphant, utilise de même uranium faiblement enrichi que les centrales nucléaires françaises. À ce sujet, précise Naval Group, « 1 g d’uranium 235 permet de produire plus d’énergie qu’une tonne d’hydrocarbures ». Enfin, il dispose également de deux turbines de propulsion, de deux turbo-alternateurs et de deux moteurs électriques.

S’agissant des évolutions technologiques, l’intelligence artificielle [IA] sera présente à bord du Suffren. Certes, comme l’a souligné l’amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, le commandant de la FOST, lors d’une récente audition parlementaire, elle l’est déjà sur les sous-marins.

« C’est dans le contrôle commande des réacteurs qu’elle est tout d’abord apparue. Lors d’une avarie sur le réacteur, le ‘contrôle commande’ propose des options pour revenir à l’état sûr. Il peut y avoir également des actions correctrices automatiques dont l’opérateur suit le déroulement », a en effet expliqué l’amiral Morio de l’Isle. Et pour le Suffren, a-t-il précisé, l’IA « concernera aussi la sécurité plongée du bateau»

Le système d’exploitation du Suffren permettra « de commander et de surveiller, à distance, la totalité des installations [chaufferie, propulsion, électricité, sécurité plongée systèmes auxiliaires, stabilité] », explique Naval Group.

Il sera ainsi le « premier sous-marin à proposer un tel niveau d’automatisation », l’équipage étant en mesure de « conduire » le navire et de « gérer la vie à bord, à distance », depuis deux pupitres, dont « le poste de conduite propulsion [PCP], dédié à la conduite de l’usine électrique, de la chaufferie et de la propulsion, et le « poste central navigation opérations » [PCNO], dédié au contrôle et au commandement du sous-marin.

Doté d’un système de combat entièrement digitalisé, le Suffren sera dépourvu d’un équipement jusqu’alors considéré comme étant une caractéristique des sous-marins. Exit, donc, le périscope… remplacé par un mât optronique de veille et un mât optronique d’attaque non-pénétrant, munis de caméras jour haute définition, infrarouge et à intensification de lumière. Cela lui permettra d’observer la surface de jour comme de nuit.

Doté de liaisons de données tactiques assurant son interopérabilité et transmises par un système de communications modernisé, ce système de combat « intègre de nombreux sous-systèmes [sonar, radar, navigation, armes] assurant des capacités de veille et de lutte au-dessus et au-dessous de la surface de la mer », assure Naval Group. Enfin, le Suffren aura une manoeuvrabilité accrue, grâce aux barres en X de son « appareil à gouverner ».

Ces évolutions technologiques ouvrent le champ des possibles en matière capacitaire. La discrétion étant fondamentale dans le combat sous-marin, le Suffren, malgré sa masse et sa longueur, sera aussi bruyant qu’un banc de crevettes, grâce à un système de « pompe hélice ». En clair, il sera dix fois plus silencieux que les SNA de la classe Rubis. Dans le même temps, la performance de ses sonars sera quintuplée… Un atout de taille quand on sait que les sous-marins en service sont toujours de plus en plus nombreux [il y en aurait 450 aujourd’hui] tout en étant plus performants.

Le Suffren sera aussi optimisé pour les opérations spéciales, grâce à son « Dry Deck Shelter » [hangar de pont], qui est une sorte de sas où sera logé le propulseur sous-marin de troisième génération [PSM3G] qui, utilisé par le commando marine Hubert, peut emporter une dizaine de nageurs de combat, pilote compris.

Imaginé il y a plus de 10 ans par le commando Hubert et produit par ECA Group, le PSM3G permettra d’infiltration discrète de nageurs de combat. « C’est un véritable outil anti-déni d’accès. […] Il y a très peu de nations qui possèdent ce type de vecteur et maîtrisent la capacité globale du triptyque PSM-DDS-SNA. Les capacités opérationnelles du PSM3G sont révolutionnaires par rapport à l’actuel PSM2G », assurait, en décembre 2017, la Marine nationale.

Par ailleurs, ce « Dry Deck Shelter » autorisera la mise en oeuvre de drones sous-marins.

Mais le bon capacitaire le plus important concerne l’action vers la terre, avec les missiles de croisière navals [MdCN] que pourra emporter le Suffren, ce qui fera de lui le premier sous-marin français à être dotée d’une « capacité stratégique de frappe dans la profondeur ». En outre, pouvant emporter deux fois plus de munitions qu’un SNA de la classe Rubis, il sera en mesure de mettre en oeuvre des torpilles lourdes F-21 et des missiles anti-navires SM-39 Exocet.

Le développement et la construction du Suffren [qui compte 700.000 composants], aura exigé plus de 70 millions d’heures de travail à Naval Group et à TechnicAtome ainsi qu’à la centaine de sous-traitants et PME impliqués dans ce programme. Sans oublier le travail effectué par la DGA et la Direction des Applications Militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique [CEA].

D’ailleurs, la complexité d’un tel sous-marin a donné lieu à quelques retards… le Suffren devait initialement être lancé en 2017. Ce qui a contraint la Marine nationale à prolonger la vie opérationnelle du Rubis. Il y a trois ans, Laurent Collet-Billon, alors Délégué général pour l’armement, avait évoqué un « problème de qualité du travail » pour expliquer ce contre-temps.

Quoi qu’il en soit, le Suffren entamera ses essais au premier semestre 2020. Et sa mise en service fera entrer la FOST dans une nouvelle ère… qui devrait durer une bonne quarantaine d’années.

Source: Zone Militaire - Images Naval Group - Marine nationale

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 13 juillet 2019

Armement : Le Griffon, le nouveau blindé multi-rôles de l’armée de terre... Bientôt sur les Champs ;-)

L’armée de Terre a reçu ce jeudi 4 juillet les trois premiers Griffon. Ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB). Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées.

L’armée de Terre française se modernise.

La ministre des Armées Florence Parly s’est rendue en personne à Satory (Yvelines) pour la livraison des trois premiers griffons de l’armée de Terre. Comme le précise BFMTV, ces véhicules blindés multi-rôles lourds doivent à terme remplacer les 2.700 vieux véhicules de l’avant-blindé (VAB) actuellement en service. Ils défileront le 14 juillet prochain sur les Champs-Élysées. Les trois premiers véhicules sont destinés aux 3e régiment d'infanterie de Marine (Rima) de Vannes.

Ce sera ensuite le tour du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Barby, du1er Régiment d'infanterie de Sarrebourg, du 21e régiment d'infanterie de Marine de Fréjus et du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de Marine (Rpima) de Carcassonne d’être équipés. Ces nouveaux Griffon sont de très haute technologie. Son tourelleau est en effet équipé d'armes pilotables depuis la cabine (mitrailleuse 12,7 ou 7,62 mm et lance-grenades automatiques) et de capteurs et de brouilleurs radio et infrarouge pour alerter de la présence de l’ennemi.

Le véhicule blindé a en outre été créé en plusieurs modèles : combat, transport de troupes et poste sanitaire, de commandement ou d’observation. Il a été développé par les industriels français Nexter, Arquus et Thales, dans le cadre du programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat terrestre.
Savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre

Florence Parly s’est félicitée sur Twitter du "savoir-faire unique et l'excellence de l'industrie terrestre et des ingénieurs français". Selon elle, le programme "Scorpion = plusieurs milliers d'emplois consolidés pour livrer 3400 véhicules blindés d'ici 2030". L’armée de Terre devrait en effet disposer de 936 Griffon d’ici fin 2025.


Source : Capital.fr

* * *

Le GRIFFON est un véhicule blindé multi-rôles (VBMR), un engin robuste, bien protégé et mobile. Il a pour missions de transporter et d’appuyer le groupement tactique interarmes (GTIA) dans la zone des contacts.

Caractéristiques:

    Dimensions : 7,58 m de longueur ; 2,54 m de largeur et 3,50 m de hauteur ;
    Masse : 24,5 tonnes de poids total autorisé en charge ;
    Vitesse maximale route et tout terrain : 90 km/h ;
    Protections : balistique, anti-mines, engin explosif improvisé (EEI), incendie, risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).

    Autonomie : 800 km à 60 km/h ;
    Capacité de protection du personnel ;
    Capacité de combat collaboratif au niveau GTIA ;
    Armement principal : tourelle télé-opérée mitrailleuse 12,7 mm ou MAG 58 (calibre 7,62 mm) ou lance-grenades automatique 40 mm ;
    Système de lance-grenades de type GALIX.

Présentation : Le Griffon arrive... (vidéo Armée de terre)


Source : Armée de Terre

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 12 juillet 2019

France : Victoire de l'équipe de foot d'Algérie... On saccage, on pille et on tue

Une violence loin de l'esprit sportif et du foot !

La victoire de l'équipe de football d'Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) jeudi 11 juillet 2019 au soir a été suivie par de graves débordements en France. 

A Montpellier: Une famille a été fauchée par un supporter. La mère a été tuée. 

Un supporter de l'Algérie qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille à Montpellier, tuant la mère et blessant gravement sa fille et son bébé. Il roulait "à vive allure" selon une source proche du dossier. L'homme a été placé en garde à vue. Le bébé, polytraumatisé, a été transporté en urgence absolue à l'hôpital. Quant à la jeune fille de 17 ans, elle a eu les membres inférieurs fracturés.

A Paris: Pillages près des Champs-Elysées

Dans la même soirée, deux magasins situés à proximité des Champs-Élysées à Paris ont été pillés par plusieurs dizaines de personnes en marge d'un rassemblement festif.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées autour de 21 heures sur la célèbre avenue parisienne pour célébrer la victoire des Fennecs sur la Côte d'Ivoire et donc l'accession de l'équipe en demi-finale de la CAN.  

Des magasins de motos visés

Peu avant minuit, des groupes s'en sont pris à trois magasins de motos situés sur l'avenue de la Grande-Armée tandis qu'à quelques mètres d'autres continuaient à faire la fête. Une fois la vitrine cassée, plusieurs dizaines de personnes ont pillé deux magasins, dont une enseigne Ducati, s'emparant des accessoires - casques, gants... - mais aussi de motos avant que les forces de l'ordre n'interviennent.  

D'autres vitrines ont été brisées et, quelque temps plus tard, peu avant 1 heure du matin des échauffourées ont éclaté et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène notamment autour de la place de l'Etoile pour repousser des groupes qui leur lançaient des projectiles.  

Une interpellation au moins

Au moins une personne a été interpellée par la police. La tension est finalement retombée autour de 1h30 même si le concert de klaxons se poursuivait. L'avenue parisienne est le lieu où se retrouvent traditionnellement les supporters de foot pour les grandes victoires. Dès la fin du match, la foule s'était retrouvée sur les Champs-Elysées dans un brouhaha de chants, de klaxons et aux cris de "One, two, three, viva l'Algérie". 

Au Vieux Port, à Marseille

Quelque 6000 supporters de l'équipe algérienne s'étaient aussi rassemblés sur le Vieux-Port dès le coup de sifflet final pour fêter la victoire et la police a dû faire usage de quelques grenades lacrymogènes pour contenir la foule.  

Source :  AFP et L'EXPRESS


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 10 juillet 2019

Libye : Le maréchal Haftar menace les navires et intérêts turcs

Commandée par le maréchal Haftar et relevant du gouvernement de Tobrouk qui tire sa légitimité des élections législatives de juin 2014, l’Armée nationale libyenne [ANL] a été [et reste] à la pointe du combat contre les groupes jihadistes présents dans l’est et le sud de la Libye, avec le soutien de l’Égypte et des Émirats arabes unis.

Or, début avril 2019, l’ANL a lancé une offensive en direction de Tripoli, où est installé le gouvernement d’unité nationale [GNA] de Fayez el-Sarraj, formé sous l’égide des Nations unies et reconnu [officiellement] par la communauté internationale. Plus encore, ce dernier est soutenu par la Turquie et le Qatar, ce qui pose la question de l’influence de la confrérie des Frères musulmans sur les milices qui le soutiennent.

Ces milices « sont plus ‘anti-Haftar’ que ‘pro-Sarraj' » et cela « pose au passage la question de l’ambiguïté qu’entretiennent certains groupes liés l’islamisme politique avec des groupes jihadistes », a récemment souligné, à ce propos, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, dans un entretien donné au Figaro.

Seulement, les troupes du maréchal Haftar peinent à atteindre leur objectif. Pire : elles ont même subi un important revers, le 26 juin, en perdant le contrôle de la ville de Gharyan, située à une centaine de kilomètres au sud de Tripoli.

Située en bordure du djebel Nefoussa, cette ville est un verrou stratégique sur la voie menant vers la capitale libyenne. D’ailleurs, l’ANL y avait installé son centre de commandement pour son offensive en direction Tripoli et elle utilisait l’aérodrome pour son ravitaillement.

Selon un porte-parole du GNA, Moustafa al-Mejii, cette prise de Gharyan a été soutenue par « huit raids aériens » et aidée par « une rébellion interne ». C’est à dire des « cellules dormantes ».

Suite à ce revers, et considérant que l’appui d’Ankara aux milices pro-GNA, via des livraisons de matériels militaires, a permis à ces dernières de s’emparer de Gharyan, le maréchal Haftar a résolument durci le ton. Ainsi, il a ordonné à ses troupes de s’attaquer aux navires et aux intérêts turcs et d’interdire tous les vols depuis et vers la Turquie.

Des « ordres ont été donnés aux forces aériennes pour prendre pour cible les navires et embarcations turcs dans les eaux territoriales libyennes », a en effet déclaré le général Ahmad al-Mesmari, le porte-parole de l’ANL.

« Les sites stratégiques turcs, les compagnies et les projets appartenant à l’Etat turc [en Libye] sont considérés comme des cibles légitimes par les forces armées », a continué le général al-Mesmari. « Tout ressortissant turc sur les territoires libyens sera arrêté » et « tous les vols depuis et vers la Turquie seront interdits », a-t-il aussi prévenu.

Le porte-parole de l’ANL a même sous-entendu que la Turquie était impliquée militairement aux côtés des milices pro-GNA étant donné qu’il a accusé Ankara d’intervenir « dans la bataille de façon directe : avec ses soldats, ses avions et ses navires par la mer. »

Il est vrai que les milices pro-GNA ont récemment reçu des véhicules blindés de type Kirpi [produits par le constructeur turc BMC], a priori arrivés à bord du cargo Amazon Giurgiulesti qui, battant pavillon moldave, venait s’assurer une liaison entre le port de Samsun [Turquie] et la Libye. Et cela, en totale violation de l’embargo sur les armes décrété par les Nations unies.

Cela étant, l’ANL bénéficie aussi d’une aide militaire directe et indirecte, notamment de la part des Émirats arabes unis, lesquels lui ont fourni des capacités aériennes.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

dimanche 7 juillet 2019

Armée de Terre : Des noms de régiments dissous pour insuffler « l’esprit guerrier »

D’ici septembre 2019, plusieurs unités de l’armée de Terre auront changé d’appellation afin de faire revivre les traditions de régiments qui ne purent échapper aux « restructurations » successives de ces dernières années.

Le Centre de Formation Initiale des Militaires du rang [CFIM] de la 11e Brigade Parachutiste a récemment ouvert le bal en se voyant attribuer l’appellation CFIM 11e BP – 6e RPIMa. Dernièrement, il a été décidé que le 132e Bataillon cynophile de l’armée de Terre [BCAT] prendrait le nom de « 132e Régiment d’Infanterie Cynotechnique » [RIC].

Mais d’autres formations vont suivre. En effet, tous les CFIM porteront le nom d’un régiment disparu de l’ordre de bataille de l’armée de Terre.

Ainsi, les traditions du 135e Régiment du Train [CFIM de la logistique], du 18e Régiment des Transmissions [CFIM de Dieuze], des 3e et 12e Régiments de Chasseurs d’Afrique [CFIM des 7e et 2e Brigade Blindée], du 1er Régiment du Matériel [CFIM du matériel], du 151e Régiment d’Infanterie [CFIM du renseignement], du 6e Bataillon de chasseurs alpins [CFIM de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne], des 4e et 22e RIMa [CFIM de 6e Brigade légère blindée et de 9e Brigade d’Infanterie de Marine] et du 1er Régiment d’artillerie de Marine [CFIM de la 9e BIMa à Coëtquidan] sont concernées.

Les 2e et 6e Régiments d’Hélicoptères de Combat [RHC] donneront leur nom respectivement aux écoles de l’aviation légère de l’armée de Terre [EALAT] du Cannet des Maures et de Dax.

Même les Groupements recrutement et selection [GRS] se verront accoler le nom d’un régiment dissous, dont le 8e Bataillon de chasseurs pied [GRS Île-de-France], le 8e Régiment d’artillerie [GRS Nord-Est], le 7e RIMa [GRS Sud-Ouest] et les 41e et 99e Régiments d’Infanterie [GRS Nord-Ouest et Sud-Est].

Développer davantage l’esprit guerrier

Les formations qui changeront d’appellation ont déjà, pour la plupart, la garde des étendards et drapeaux des régiments dont elles prendront le nom. Mais il s’agit donc d’aller encore plus loin car, pour le  général Jean-Pierre BOSSER, chef d’état-major de l’armée de Terre, ces changements de noms ont « pour vocation de développer davantage l’esprit guerrier dans les formations non régimentaires. »

« Une nouvelle dénomination change également la façon dont les soldats affectés dans ces organismes de recrutement et de formation vivent leur militarité. Le personnel permanent trouve une nouvelle histoire, qu’il peut faire vivre quotidiennement. Une fois la filiation reconnue, ce changement s’incarnera dans le port des attributs du régiment dissous », fait valoir l’armée de Terre.

Évidemment, précise-t-elle, « la mission première des unités, les formations qu’elles dispensent ou les informations qu’elles délivrent, ainsi que leurs infrastructures ne sont pas amenées à changer. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 3 juillet 2019

Barkhane : Incroyable sauvetage, un Tigre sauve une Gazelle...

Lors de l’opération Aconit, menée par la force française Barkhane dans le Liptako malien, entre les 9 et 19 juin 2019, un hélicoptère d’attaque Gazelle engagé en appui a été contraint à faire un atterrissage d’urgence. En réalité, l’appareil a fait un « posé dur ». Et les trois membres de son équipage [pilote, co-pilote, tireur d’élite], blessés, ont été évacués vers un hôpital militaire en France par mesure de précaution.

L’État-major des armées [EMA] ne s’est jusqu’à présent pas attardé longuement sur cet incident. Au plus comprend-on qu’il s’est produit à un moment où les combats contre le groupe armé terroriste [GAT] visé par l’opération Aconit étaient acharnés.

Toutefois, on en sait plus grâce aux informations de RFI. Informations que l’EMA ne souhaite ni infirmer, ni confirmer, selon l’AFP.

Ainsi, d’après Olivier Fourt, de RFI, cet hélicoptère Gazelle a été touché par des tirs de mitrailleuse 7,62 mm, lesquels ont provoqué un début d’incendie. Perdant de la puissance, l’appareil a donc été obligé de faire un atterrissage forcé près des combats, dans des conditions difficiles, la visibilité du pilote ayant été réduite par le nuage de poussière soulevé par le rotor.

Le tireur d’élite qui se trouvait en place arrière a ensuite extrait de l’appareil le pilote et le co-pilote, alors plus gravement blessés que lui. Et cela, sous la surveillance d’au moins un hélicoptère d’attaque Tigre.

Dans ce genre de situation, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] met en œuvre une procédure appelée IMEX [Extraction immédiate], qui consiste à sécuriser le périmètre où a atterri l’appareil touché [ou victime d’une avarie] en déployant des commandos au sol, débarqués d’un hélicoptère de manœuvre. Et la récupération de l’équipage se fait sous la protection d’un hélicoptère d’attaque.

Mais selon RFI, il a fallu trouver un autre mode d’extraction pour l’équipage de la Gazelle… Ainsi, son pilote et son chef de bord ont chacun été sanglés sur une ailette d’un hélicoptère EC-665 Tigre. Et le tireur d’élite a fait « sauter » l’hélicoptère accidenté avant de s’exfiltrer « dans un autre appareil».

Un tel mode d’extraction peut sembler incroyable… En tout, ce récit éclaire, sans doute, la photographie diffusée sur le compte Twitter du chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. En effet, on y voit un pilote de l’ALAT juché sur un aileron d’un EC-665 Tigre pendant qu’un capitaine donne des explications aux général Jean-Pierre Bosser.

Par ailleurs, Mars Attaque a déniché [ce qui n’a pas dû être simple…] deux illustrations montrant ce que pourrait être une IMEX avec un EC-665 Tigre. Deux modes sont possibles pour récupérer un pilote : la première en l’installant sur une ailette, la seconde en le sanglant sur le marche-pied situé à l’avant du train.

Source: Zone Militaire - Photos : Armée de Terre


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 29 juin 2019

Armée de Terre : Recrutement d’officiers contractuels plus important dans le futur ?

Selon son chef d’état-major [CEMAT], le général Jean-Pierre Bosser, l’armée de Terre attire d’autant plus que nos jeunes concitoyens sont à la recherche de sens et de valeurs », ce qui fait qu’elle n’a pas trop de peine à atteindre ses objectifs en matière de recrutement.

« L’armée de terre est la seule des trois armées à avoir atteint ses objectifs de recrutement en 2018. Certes, cela ne veut pas dire que tous les postes sont pourvus, mais nos taux de sélection sont satisfaisants », a ainsi fait valoir le général Bosser, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

« S’agissant des engagés volontaires de l’armée de Terre, nous n’avons pas tout à fait retrouvé le ratio de deux candidats pour un poste que nous connaissions avant 2015, mais presque. En outre, tout ce que nous avons mis en place pour faciliter le recrutement a beaucoup de succès, notamment autour des réseaux sociaux », s’est félicité le CEMAT.

S’agissant du recrutement des officiers, l’École Spéciale Militaire [ESM] et l’École militaire interarmes [EMIA] ont visiblement la cote, avec une nouvelle hausse – certes modeste – du nombre de candidats de 1%. « Je tiens à souligner aussi que, cette année, neuf polytechniciens choisiront l’armée de terre à l’issue de leur scolarité : c’est une véritable révolution! », s’est encore réjoui le général Bosser.

Cela étant, le développement du programme SCORPION, avec les avancées technologiques qu’il suppose, fera certainement évoluer le recrutement de l’armée de Terre. Notamment pour celui des officiers, lequel se fait actuellement par voie directe [30%], par promotion interne [50%] et par voie contractuelle [20%].

Alors que le système de promotion interne concernant les officiers va être revu avec la disparition des recrutements « rang » et « semi-direct tardif » au profit d’un « concours professionnel » qui s’appellera « Voies des officiers de domaines de spécialités », le recrutement d’officiers contractuels pourrait bien prendre de l’ampleur dans les années qui viennent.

« La guerre de demain crée de nouveaux besoins de compétences, notamment dans le domaine de l’espace, de la cybernétique ou du renseignement. Ce sont là des compétences d’importance majeure, que nous devons avoir à l’esprit dans nos politiques de recrutement », a souligné le général Bosser.

Aussi, a-t-il continué, le « modèle de recrutement généraliste […] n’est certainement pas celui de demain. »

« Pour l’heure, dans les spécialités que j’évoquais, nous recrutons beaucoup d’officiers sous contrat, tout l’enjeu consistant à conserver ces spécialistes aussi longtemps que nous en avons besoin » car « je ne crois pas que ce soit à l’armée de Terre de former des spécialistes dans certaines matières, comme la cybernétique et, qu’à ce titre, un recrutement sous contrat pour une durée donnée me paraît pertinent », a expliqué le CEMAT.

Aussi, a-t-il estimé, « c’est dans ce sens qu’évolue le mode de recrutement des officiers et qu’il continuera à évoluer, c’est-à-dire que cette évolution est moins déterminée par les règles de gestion des personnels que par les besoins de l’armée de Terre. »

Cela étant, ce qui est valable pour les officiers ne l’est pas forcément pour les sous-officiers.

« S’agissant du recrutement de sous-officiers, à Saint-Maixent [ENSOA, ndlr], il est satisfaisant tant en qualité qu’en quantité. Nous avons d’ailleurs ouvert des classes spécialisées pour former des étudiants dans les spécialités pour lesquelles la concurrence au recrutement est vive », a indiqué le général Bosser.

Quoi qu’il en soit, et une hausse significative du format de la Force opérationnelle terrestre [+11.000 soldats], le général Bosser a assuré que l’armée de Terre se « tient prête » à en faire encore davantage « pour le cas où le ministère pourrait accroître encore ses effectifs d’ici la fin de l’année et où les autres armées ne réussiraient pas à recruter autant que prévu. »

Étant donné qu’il a fallu pousser les murs des casernes pour accueillir les recrues supplémentaires de ces dernières années, on voit mal comment l’armée de Terre pourrait augmenter encore ses effectifs. D’autant plus que le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires était le maximum qu’elle pouvait faire, selon les propos tenus par le même général Bosser, lors d’une audition parlementaire précédente.

Toutefois, le CEMAT n’est « pas demandeur de militaires du rang supplémentaires. » En revanche, il est favorable « à ce qu’on amplifie le recrutement d’officiers. » En effet, a-t-il expliqué, « l’ambition qui est la nôtre de peser dans les états-majors internationaux se heurte à une insuffisance de capitaines et de commandants. »

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mercredi 26 juin 2019

Niger : Les jihadistes récemment neutralisés par Barkhane étaient liés à l’embuscade meurtrière de Baley Beri

Le 17 juin 2019, l’État-major des armées [EMA] a publié un communiqué pour annoncer que, quatre jours plus tôt, dans le Liptako malien, la force Barkhane venait de mettre hors de combat un groupe armé terroriste [GAT] fort d’une vingtaine de combattants liés à l’État islamique au grand Sahara [EIGS].

Il aura fallu attendre quelques jours de plus pour en savoir davantage. Ainsi, appelée « Aconit », l’opération qui a permis ce résultat a été planifiée et conduite avec « un très faible préavis », à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou, en réponse à l’embuscade qui, tendue par l’EIGS à Baley Beri [Niger], fit plus d’une vingtaine de tués parmi les forces armées nigériennes [FAN], le 13 mai dernier.

Cette opération a été mené en partenariat avec les Forces armées maliennes [FAMA] et nigériennes. La coordination entre les différents acteurs a été primordiale étant donné que plusieurs secteurs, situés de part et d’autre de la frontière séparant le Mali et le Niger, ont été concernés par cette intervention [comme les villages d’Akabar, In Taglal, Kosseye, Tongo Tongo, Tabarkone, Zongo Dey et In Foukareteine].

Au total, la force Barkhane a engagé la quasi-totalité de ses composantes et fourni le gros des troupes, avec 400 militaires et près d’une centaine de véhicules du Groupement tactique désert [GTD] « Edelweiss », dont des AMX-10RC qui ont eu à faire parler la poudre. À cela, il faut ajouter les groupes commandos, le groupe tactique « aérocombat » Hombori 22, des Mirage 2000 du détachement Chasse de Niamey, des drones MQ-9 Reaper et un avion Atlantique 2 de la Marine nationale.

« À leurs côtés, les forces armées maliennes et nigériennes ont respectivement engagé une section et une compagnie, combattant aux côtés de Barkhane sur leurs territoires respectif », a précisé l’EMA.

Tout s’est joué grâce à l’exploitation rapide des renseignements fournis par les FAN. Dès que la présence du groupe jihadiste a été confirmée dans la forêt d’Azambara, une « série d’actions dans la profondeur a été lancée […], mêlant héliportage de commandos, frappes aériennes par les hélicoptères du GTD aérocombat ‘Hombori 22’ ainsi que par les Mirage 2000, opération de bouclage – ratissage par le GTD ‘Edelweiss' », raconte l’EMA.

« Cette rapidité d’exécution et la rapidité de la manœuvre ont permis de créer un effet de choc sur le groupe armé terroriste clairement identifié, appartenant à l’Etat islamique au Grand Sahara, et de le contraindre à l’affrontement », fait-il encore valoir.

Lors de cette opération, un hélicoptère d’attaque Gazelle a dû faire à un atterrissage d’urgence. Et son équipage [trois militaires] a été évacué vers la France par « mesure de précaution ». Dans les explications qu’il a données ce 20 juin, l’EMA ne revient pas sur cet incident. Comme il passe aussi sous silence certaines affirmations du gouvernement nigérien, lequel a évoqué un « soutien du partenaire américain », via un communiqué publié ce 20 juin.

Par ailleurs, le ministère nigérien de la Défense a donné le bilan de « 18 terroristes neutralisés » et de « 5 terroristes, dont trois Nigériens, faits prisonniers. »

Quoi qu’il en soit, ce groupe armé terroriste était certainement lié à l’embuscade de Baley Beri.

« L’opération ACONIT aura permis de neutraliser plus d’une vingtaine de terroristes et de saisir un volume conséquent de ressources comprenant des armes de petits calibre, un lance-roquette, une vingtaine de motos et des moyens de communication. Le matériel saisi a permis de confirmer le lien entre ce groupe terroriste et l’attaque contre les FAN du 14 mai 2019 à Baley Beri. En particulier, des moyens optiques dérobés au FAN à cette occasion ont été retrouvés », a en effet indiqué l’EMA.

Source : Zone Militaire - Photos : État-major des armées


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

lundi 24 juin 2019

OTAN : Exercice Swift Response 2019 - Mort d’un parachutiste canadien...

Organisé par le commandement de l’US Army en Europe et se déroulant depuis le 8 juin 2019 en Bulgarie, en Croatie et en Roumanie, l’exercice Swift Response vise à améliorer l’interopérabilité dans le domaine des opérations aéroportées [OAP] parmi les alliés de l’Otan. Et il mobilise 5.600 militaires [dont près de 1.500 parachutistes] venus notamment de France, d’Italie, d’Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Espagne.

Dans la nuit du 17 au 18 juin, le caporal [bombardier] Patrick Labrie, du 2e Régiment de la Royal Canadian Horse Artillery, s’est gravement blessé lors d’une « opération de saut aérien des forces d’intervention rapide dans le cadre de l’exercice Swift Response », au niveau de de l’aérodrome de Tchechniguirovo, près de Plovdiv, dans le sud de la Bulgarie. Malheureusement, le soldat canadien a succombé à ses blessures.

Selon des informations de la presse bulgare, l’accident s’est produit lors d’un saut de nuit à basse altitude. Trois autres parachutistes, dont un autre Canadien et deux Américains, se seraient également blessés après « avoir sauté trop près les uns des autres ». Mais leur état ne susciterait pas d’inquiétude.

« Je suis profondément attristé par la perte du bombardier Patrick Labrie. Non seulement sa mort est une douloureuse perte pour sa famille et ses amis, mais sa disparition est ressentie dans toute l’Armée canadienne et la communauté militaire. En notre nom et au nom des militaires de tous grades de l’Armée canadienne, l’adjudant-chef Stu Hartnell [le sergent-major] et moi offrons nos sincères condoléances à la famille et aux amis du Bombardier Labrie », a commenté le lieutenant-général Jean-Marc Lanthier, le commandant de l’Armée canadienne.

Le ministère canadien de la Défense a indiqué qu’une enquête a été confié à la police militaire. « Aucune autre information n’est disponible à l’heure actuelle », a-t-il conclu.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *

vendredi 21 juin 2019

Armement : Le Guépard Hélicoptère interarmées léger en service avec deux ans d’avance

La Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 ne prévoit pas la commande d’hélicoptères interarmées léger [HIL], appelés à remplacer plusieurs types d’appareils actuellement en service au sein de l’aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], de la Marine nationale et de l’armée de l’Air. Ce qui a contraint à prendre des mesures pour y remédier.

Ainsi, pour l’armée de Terre, il n'est plus question plus de faire durer davantage ses « irremplaçables » hélicoptères d’attaque Gazelle. Quant à la Marine nationale, la solution trouvée a consisté à louer des appareils auprès de prestataires privés afin de remplacer ses Alouette III. Et, s’agissant de l’armée de l’Air, l’urgence concerne davantage le remplacement de ses vieux Puma que celui de ses Fennec, utilisés pour les missions actives de sûreté aérienne.

Pourtant, depuis 2017, on sait que le HIL sera une déclinaison militaire du H160 d’Airbus Helicopters. Et, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait exprimé son souhait visant à accélérer les livraisons de ce nouvel appareils aux armées. Ce que la LPM en vigueur n’a pas gravé dans le marbre, évoquant seulement le lancement de ce programme en 2022.

Finalement, la ministre des Armées, Florence Parly, a décidé d’anticiper le mouvement et même de revoir à la hausse le nombre d’appareils à livrer aux armées.

« Le programme HIL sera donc lancé dès 2021, avec un an d’avance sur les prévisions de la loi de programmation militaire. Et ceci permettra une mise en service du HIL dans nos forces avec deux ans d’avance, dès 2026! », a en effet déclaré Mme Parly, lors d’une visite de l’usine d’Airbus Helicopters, implantée à Marignane, ce 27 mai.

« Choisir de recevoir plus tôt des matériels neufs avec des capacités opérationnelles renforcées et accélérées, c’est pouvoir retirer nos vieilles flottes du service avant que leur entretien ne mène à des coûts démesurés ou que des problèmes de sécurité apparaissent », a fait valoir la ministre. Et cette dernière a fait une autre annonce : ce nouvel hélicoptère s’appellera désormais le « Guépard ».

D’après le ministère des Armées, le retrait anticipé des flottes anciennes d’hélicoptères devrait permettre d’économiser une centaine de millions d’euros par an sur le Maintien en condition opérationnelle [MCO]. D’autant plus que le soutien des Guépard, utilisés par les trois armées, sera optimisé grâce à l’effet d’échelle sur l’approvisionnement en pièces détachées.

Reste la question du financement, qui n’est pas prise en compte par la trajectoire budgétaire de la LPM… « Le fait de décaler de deux ans le programme génère chez Airbus un appel de liquidités d’à peu près 150 millions sur la loi de programmation militaire », a expliqué le cabinet de Mme Parly à l’agence Reuters.

Airbus Helicopters va prendre 10% de cette somme à sa charge. Le reste, « ce sera du pré-financement, une sorte de prêt que l’État contracté auprès de l’industriel, avec des intérêts de 6 à 7 millions d’euros », a précisé la même source. Ainsi, les Guépard seront « payés sur la LPM suivante ». « C’est tout à fait représentatif de ce qu’on veut instaurer comme relation entre l’Etat et l’industrie », assure-t-on.

Si le constructeur est prêt à mettre la main à la poche et à consentir de telles facilités, c’est qu’il y espère y trouver son compte sur le marché à l’export, évalué à environ 400 appareils entre 2025 et 2030. « Et donc plus tôt ils ont une référence ‘armée française’, plus ils sont susceptibles de vendre », fait valoir le cabinet de la ministre. « Une mise en service au plus tôt, dès 2026, par les forces françaises sera décisive pour l’exportation », a même précisé Mme Parly.

Polyvalent, moderne, incroyablement rapide, le Guépard équipera les trois armées : Terre, Air et Marine. Premières livraisons en 2026. 

« Le lancement du programme HIL sécurise l’activité industrielle du site de Marignane pour les prochaines années. C’est un programme qui irriguera toute la filière aéronautique française, notamment ses PME sur l’ensemble du territoire, puisque 80% des fournisseurs du H160 sont installés en France, principalement dans le sud. Au total, ce sont plus de 2.000 emplois qui seront durablement alimentés en France par l’Hélicoptère Interarmées Léger et ses dérivés à l’export », a aussi souligné la ministre lors de son allocution prononcée sur le site d’Airbus Helicopters.

Par ailleurs, il était à un moment question que les Puma de l’armée de l’Air soient remplacés par des Guépard. Visiblement, ce n’est plus d’actualité puisque la ministre n’a pas évoqué cette éventualité [mais celle du remplacement des Alouette III, Panther, Dauphin, Gazelle et autres Fennec]. Il faut dire que les aviateurs n’y étaient pas très favorables, estimant que des hélicoptères de manœuvre plus imposants conviendraient mieux. Leur ancien chef d’état-major, le général André Lanata, avait ainsi mis en garde contre « un risque afférent à la logique d’homogénéisation des parcs d’hélicoptères » qui reviendrait à « faire un mouton à cinq pattes, sur mesure et coûteux, pour lequel on multiplierait le nombre de kits. »

Pour rappel, lancé en 2009, sous le nom de X4, avec la volonté de développer un appareil susceptible de marquer une « rupture technologique », le H160 bénéficie de 68 innovations technologiques. D’une masse de 5,5 à 6 tonnes, il sera plus silencieux (réduction de 50% du bruit extérieur), plus facile à piloter et moins gourmand en carburant, grâce à l’Arrano 1,100-shp du motoriste Safran Helicopter Engines.

Pour faire du H160 un Guépard, la Direction générale de l’armement [DGA] mène actuellement un travail visant à « préciser les performances et caractéristiques attendues de ce nouvel hélicoptère. » En outre, précise le ministère des Armées, « des études amont, menées en parallèle, devraient faire progresser les technologies spécifiques à certains besoins militaires, dans les domaines de l’avionique et du radar notamment. »

Source : Zone Militaire - Photo : ministère des Armées

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

mardi 18 juin 2019

Afrique : Le Drian, les pays du Sahel ne doivent pas « rester dans le confort d’avoir Barkhane derrière eux »

« Barkhane ne peut pas tout faire »

Au Sahel, la situation prend une « dimension complexe », a estimé Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, le 28 mai. En effet, outre les actions « classiques » des groupes armés terroristes [GAT], il vient se greffer des affrontements interethniques ainsi que des attaques à « dimension religieuse », en particulier contre les communautés chrétiennes du Burkina Faso et du Niger. Et les organisations jihadistes en profitent pour accentuer leur influence.

« Cela nécessite de la part des pays concernés le renforcement de leurs mesures de sécurité internes et externes », a estimé M. Le Drian. Et cela passe, notamment, par la Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S], dont la mise en place ne se fait pas « suffisamment vite », selon lui.

Cependant, les membres du G5 Sahel [Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie] ne sont pas forcément à blâmer, l’aide financière qui leur avait été promise tardant à être débloquée. Ce qui, évidemment, a ralenti le déploiement de la FC-G5S, laquelle doit par ailleurs faire face à des déficits capacitaires importants [transmissions, logistique, appui ...].

« La Force conjointe continue de se heurter à un manque important de formation, de moyens et de matériel », a souligné Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unis, dans le rapport sur la FC-G5S qu’il a récemment remis au Conseil de sécurité. Et de citer, notamment, « le manque de protection individuelle, de véhicules blindés et de moyens de transport, ainsi que l’absence de chaînes d’approvisionnement logistique permettant de transporter du carburant et des vivres. »

Reste que, pour M. Le Drian, « la force commune doit progressivement assumer ses responsabilités » car « Barkhane ne peut pas tout faire ». D’ailleurs, sur le ton de la confidence, il a estimé qu’il « ne faudra pas que les autorités des pays du Sahel restent dans le ‘confort’ d’avoir Barkhane derrière ».

Et d’ajouter : « C’est une tentation [pour eux] » mais il faut qu’on leur « dise que la sécurité des Africains se fera par les Africains eux-mêmes car Barkhane n’a pas vocation à rester une éternité. »

Selon le rapport de M. Guterres, les pays du G5 Sahel n’on guère avancé, ces derniers mois, sur « la mise en place, aux niveaux technique et politique, du Groupe de soutien de la Force conjointe, qui servirait de plateforme pour des échanges de vue sur l’opérationnalisation de la Force conjointe et pour la coordination avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, comme l’a préconisé le Conseil de sécurité dans sa résolution. »

Par ailleurs, pour le chef du Quai d’Orsay, le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] n’est pour le moment pas acquis. Or, cette dernière apporte un appui logistique à la FC-G5S au Mali…

En cause? Les États-Unis, qui ont estimé, en mars 2019 que la MINUSMA n’avait pas réussi à rétablir la paix au Mali et qu’il fallait par conséquent envisager son retrait partiel. « Nous sommes déçus face à l’absence de progrès significatifs. […] Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali », avait martelé David Hale, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques.

« Les États-Unis exercent une pression pour réduire les coûts des forces de maintien de la paix et pourraient convaincre certains acteurs [pour limiter la mission, ndlr] », a expliqué M. Le Drian aux députés. Le renouvellement du mandat de la MINUSMA se décidera – ou pas – en juin prochain.

Seulement, selon le rapport de M. Guterres, si elle « reste un élément essentiel d’un ensemble d’entités et de dispositifs de sécurité régionaux et internationaux visant à faire face aux groupes armés extrémistes au Sahel et à d’autres problèmes transfrontaliers », la force conjointe du G5 Sahel « ne peut, à elle seule, sécuriser le Sahel. »

Source : Zone Militaire - Photo : EMA


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

samedi 15 juin 2019

Société : Vandalisme et profanation du monument aux morts en l'honneur du bataillon Berthier à Névache !

Monument aux morts tagué à Névache : Castaner réagit, les anarchistes aussi...

Lemonument aux morts du col de l'Echelle, à Névache, en l'honneur du bataillon Berthier a été vandalisé, tout comme la chapelle adjacente.

Les tags découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle, ainsi que sur la chapelle adjacente, n'en finissent pas de faire réagir. Après le Rassemblement national 05, ce dimanche, c'est au tour du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner puis des anarchistes.

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Samedi 8 juin, le délégué de circonscription Les Républicains et conseiller départemental (Briançon 1) Arnaud Murgia alertait et s'indignait, sur les réseaux sociaux, de telles inscriptions. Exprimant notamment sa “honte, au lendemain du 75e anniversaire du débarquement. Ceux qui insultent la France doivent savoir qu’un certain nombre d’entre nous se tiendront toujours en face d’eux”.

Ce dimanche 9 juin, c'est le Rassemblement national des Hautes-Alpes (RN 05) qui, à son tour, s'est indigné de ces profanations (lien abonnés), exprimant “la plus grande tristesse, mêlée de colère”.

Dans un communiqué, le parti d’extrême-droite a condamné "violemment, en plus de ses auteurs, le laxisme de l’État, de certains élus et d’associations qui encouragent ce genre d’exactions qui portent atteinte à la mémoire de notre terre et de nos morts".

Castaner veut que les auteurs "soient interpellés"

Dans la soirée ensuite, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a commenté ce fait divers, condamnant "avec force cette odieuse profanation qui souille la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous vivions libres". Le locataire de la place Beauvau a également assuré que "la gendarmerie est mobilisée pour que les auteurs de ces faits soient interpellés et ne restent pas impunis".

Les inscriptions au col de l'Echelle, à Névache, font, ce lundi 10 juin, toujours réagir. Des tags ont, en effet, été découverts sur la stèle érigée au sommet du col de l’Échelle en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain.

Des graffitis anti-frontière et anti-police, accompagnés du "A" anarchiste, ont également été inscrits sur la chapelle adjacente au monument aux morts érigé entre Bardonecchia (Italie) et Névache.

Pour les anarchistes, les tags ont été commis par des "fascistes"

Et puis, ce lundi 10 juin, ce sont "des anarchistes du 05" qui ont réagi, de manière parfois fleurie, à ces inscriptions. Via un post Facebook relayé par le collectif Haute Durance en résistance (HDR 05), ils s'adressent à ceux "qui ont saccagé le monument à la mémoire des maquisards, libérateurs du joug fasciste dans le Briançonnais".

Ils accusent ainsi les auteurs des tags d'être "des fascistes. Plutôt que de faire des croix gammées, vous avez fait des A cerclés pour la première fois de votre vie. Vous avez écrit un "Refugees welcome" avec une faute d’orthographe. Vous vous êtes dits que ça pourrait être rigolo de faire passer les anarchistes pour des crétins dénués de conscience historique".

Source : www.ledauphine.com - Crédit Photo Facebook Arnaud Murgia


CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

vendredi 14 juin 2019

Royal Navy Cocaïne : Des sous-mariniers britanniques encore contrôlés positifs à la drogue...

C’est une nouvelle affaire embarrassante pour la Royal Navy : selon la presse d’outre-Manche, trois marins servant à bord du HMS Vengeance, l’un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] britanniques, ont été contrôlés positifs à la cocaïne sur la base de tests urinaires effectués lors d’une escale en Floride. Le résultat des analyses n’a été connu qu’une fois le navire reparti en mission.

Cette information, révélée par l’édition dominicale du Daily Mail, a été confirmée par un porte-parole du ministère britannique de la Défense [MoD]. Ce dernier a ainsi assuré qu’une « action interne contre les individus concernés » était « en cours ». Estimant qu’il serait « inapproprié de commenter davantage » cette affaire, il a rappelé les règles dans ces circonstances.

Le MoD a une « politique de tolérance zéro en matière de drogue et il n’en tolère pas l’usage par le personnel de service, sous quelque forme que ce soit et à tout moment. Tout le personnel pris en train de prendre de la drogue sera renvoyé », a rappelé ce porte-parole.

Seulement, le problème est que des affaires de ce type tendent à se répéter depuis quelque temps. Ainsi, par exemple, 9 sous-mariniers du SNLE HMS Vigilant avaient été contrôlés positifs à la cocaïne, à l’automne 2017. Ce qui conduisit la Royal Navy à reprendre fermement en main l’équipage de ce navire. Et, à l’époque, le commandant et le second de ce dernier avaient été relevés de leurs fonctions pour avoir eu des relations intimes avec deux officiers féminins du bord.

Plus récemment, soit en avril dernier, 7 membres de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] HMS Talent [classe Trafalgar, ndlr], ont également été sanctionnés pour avoir absorbé de la cocaïne lors d’une soirée « débridée ».

Ces affaires liées à la consommation de cocaïne font d’autant plus désordre qu’elles concernent des sous-marins affectés à la dissuasion nucléaire du Royaume-Uni.

Pour rappel, la cocaïne est un psycho-actif qui donne l’impression de donner des effets stimulants, physiques et cognitifs, et désinhibants. Cette drogue, explique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé [INPES] « accélère le fonctionnement du cerveau et le fait ‘tourner en surrégime’ en faisant disparaître certains signes d’alerte qui l’avertissent habituellement de la fatigue, du sommeil, de la douleur et de la faim. »

Les sensations que cette substance donne sont de courte durée. « Quand elles disparaissent, le retour à la réalité (la ‘descente’) est pénible, la fatigue accumulée se fait lourdement sentir… Le consommateur peut alors se sentir irrité, déprimé par cette impression ‘d’être au ralenti’, et avoir envie de reprendre immédiatement de la cocaïne pour se sentir à nouveau ‘à fond' », poursuit l’INPES. Et le tout s’accompagne d’effets indésirables, parfois dangereux : effet « parano », anxiété, épisode dépressif, hallucinations.

Ces récentes affaires ayant touché la Royal Navy donne le sentiment que seuls ses sous-mariniers seraient concernés par la consommation de cocaïne. Cela étant, d’après une enquête réalisée en 2015 par Paris Match sur la base de données publiques, 5.000 soldats ont été exclus des forces armées britanniques, entre 2000 et 2008, pour s’être drogués.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.


* * *

mardi 11 juin 2019

Armement : Nouvelle jumelle infrarouge Safran avec une fonction tireur d’élite longue distance

Atteindre du premier coup une cible lointaine, qui plus est durant la nuit, n’est pas à la portée de tout le monde. Même pour les excellents tireurs. D’où la nouvelle version de la jumelle infrarouge multifonction JIM Compact de Safran Electronics & Defense, qui, justement, intègre une fonction tireur d’élite longue distance.

Développée en partenariat avec le Commandement des opérations spéciales [COS], cette JIM Compact « TELD » a été dévoilée ce 2 avril 2019 à l’occasion du SOFINS, le salon des forces spéciales organisé tous les deux ans par le Cercle de l’Arbalète au camp de Souge [33].

Selon les explications données par l’industriel, cette fonction TELD augmente « significativement la probabilité d’atteinte au premier coup sur des cibles mobiles, conférant au tireur l’avantage de la surprise et réduisant également les risques de dommages collatéraux. » Les corrections sont faites automatiquement, ce qui réduit la charge cognitive du tireur tout en lui permettant d’engager très rapidement une cible en mouvement.

Très robuste et affichant une masse inférieure à 2 kg, cette jumelle infrarouge est dotée du système SWaP+ [Size, Weight and Power], qui lui offre de nouvelles fonctions, notamment en matière de communication sans fil. « Cet équipement optronique portable binoculaire multifonction combine une voie infrarouge refroidie à haute résolution, une voie TV, une capacité ‘see spot’ intégrée, un pointeur laser, un télémètre laser, une voie bas niveau de lumière (BNL), un compas magnétique digital ainsi qu’un récepteur GPS intégré », précise Safran.

Les forces spéciales françaises ont évalué ce nouvel équipement l’an passé. Et, visiblement, elle a donné pleinement satisfaction. « Les résultats obtenus sont excellents avec une appropriation de l’équipement en moins de 10 minutes par les personnels en formation de tireur d’élite pour de remarquables performances de coup au but sur cible mobile », a ainsi indiqué un officier du COS.

Toujours dans le domaine de l’observation à longue distance, l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [qui est sous tutuelle de la Direction générale de l’armement et BAAINBw allemand, ndlr], a présenté le VLD [vision longue distance], c’est à dire un équipement léger, compact et télé-opérable d’une portée d’environ 10 km.

« Grâce à son interface ergonomique de visualisation sur tablette tactile, l’opérateur affine la zone d’observation et accède aux outils d’enregistrement vidéo, de photographie et de stabilisation en temps réel des images », explique le ministère des Armées.

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *

- page 1 de 152